Le Grand Jeu

Ville de Seikusu, Kyoto, Japon, Terre => Zone Sous-Marine => Le Parc d'attraction => Discussion démarrée par: Bunny McAllistair le vendredi 23 octobre 2026, 11:30:21

Titre: Lequel des deux est le gros lot ? (Pv JAKE GRIMWOOD)
Posté par: Bunny McAllistair le vendredi 23 octobre 2026, 11:30:21

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vous connaissez le compte d’Alice au pays des merveilles ou le petit lapin blanc passe son temps à courir après le temps perdu il est en retard en retard en retard toujours en retard ici c’était exactement la même chose mais notre petite lapine aux oreilles toutes blanches ne cesse de courir mais pour survivre voilà maintenant plusieurs semaines qu’elle avait été séquestrée dans le manoir d’un noble pour être à son service il n’y avait pas eu de violence ni quoi que ce soit mais une sensation qui venait oppresser la petite femelle qui savait que tôt ou tard elle allait sûrement passer à la casserole c’était donc la sonnerie du petit réveil de cette montre à gousset qui vient tintinnabuler à ses oreilles pour prendre la fuite

Comme l’on peut s’en douter le noble n’était pas prêt à laisser passer l’hybride entre ses mains venant à lâcher ses sous fifres qui n’avaient aucune allure dans des costards trop serrés à essayer de courir ou de retrouver la trace d’une petite fugueuse, elle n’avait même pas pris le temps de se changer ni quoi que ce soit dans cette tenue un petit haut noir et simplement un petit bas qui laisse en évidence son magnifique pompom… et pas que… elle qui ne voulait pas tirer les regards c’était plutôt mal barré mais aller se cacher de nouveau dans une ruelle facilement repérable sans aucune aide possible il fallait trouver autre chose il fallait de la foule des magasins de quoi dérober quelque chose à se mettre sur le dos, quoi de mieux que d’aller faire un petit tour au parc d’attractions

C’est avec que le souffle court quel dévit son chemin bien plus loin que les guichets d’entrée elle pouvait entendre au loin les bruits de RADIO qui fritturaient, sûrement pour donner acte de l’avancée des recherches, la petite lapine tout de même assez agile décide d’escalader la clôture du parc pour facilement retomber sur ses petits pieds derrière un chapiteau, elle aurait très bien pu rester assise prostrée derrière en se tenant les oreilles vers le bas mais ce n’était pas le moment car si elle était rentrée illégalement, les deux autres gorilles avaient pris le temps tout de même d’acheter un billet pour être libre de tout leurs mouvements.

C’est à quatre pattes qu’elle soulève le tissu du chapiteau c’était un petit stand de tir le forain était en train de faire son numéro à deux petits garçons à qui expliquer le fonctionnement de la carabine pas bête comme idée surement très offensif mais c’était toujours ça, elle qui n’avait rien, elle vient alors remuer son pompon frénétiquement essayant de se faire discrete elle vient tendre la main vers une carabine posée sur le côté avec quelques cartouches de caoutchouc dans une sacoche qu’elle vient mettre autour d’elle. Àssise en tailleur elle essaye de comprendre comment recharger c’était quand même assez paradoxal de voir un lapin avec une carabine dans la main peut-être même hilarant.

Elle décide alors de changer d’emplacement alors qu’elle tient fermement l’objet de défense contre son poitrine elle décide de se offrir un chemin dans la foule avant de voir les deux têtes de gorille dépassé pas très loin d’où elle était, venant à baisser ses oreilles elle recule doucement sans faire de gestes brusques essayant de suivre le mouvement de la foule






Titre: Re : Lequel des deux est le gros lot ? (Pv JAKE GRIMWOOD)
Posté par: Jake Grimwood le vendredi 23 octobre 2026, 11:34:46
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J'ai connu des endroits où les journées s'étirent tellement qu'on finit par compter les fissures au plafond pour éviter d'compter les heures. Des endroits où l'on apprend vite à reconnaître le bruit d'une porte, la démarche d'un connard et le moment précis où faut serrer les poings. Alors, forcément, quand ma vieille m'propose une sortie au parc d'attractions, j'ai un peu l'impression qu'on m'a refilé une journée d'essai dans un monde dont j'connais pas les règles.

Y a des gosses qui braillent, des types qui s'engueulent pour une place dans une file d'attente, des musiques qui se chevauchent et des odeurs de sucre qui vous collent au pif. Mettez vous à la plan d’un Lycan pour imaginer le bordel que c’est. Un bordel sans nom. Et au milieu de tout ça, j'me retrouve à marcher avec ma mère accrochée à mon bras, ses churros dans une main, parfaitement tranquille, comme si l'idée d'avoir un fils capable d'faire de l'ombre à la moitié du parc était la chose la plus naturelle du monde.

J'baisse les yeux vers elle, puis vers sa bouffe.

« T'en as partout. »

C'est faux. Enfin, presque. Elle a surtout l'air de se régaler, et j'ai pas vraiment l'intention d'aller lui chercher des noises pour quelques miettes de sucre. Elle resserre simplement sa main autour de mon bras et continue son chemin à son rythme. J'm'adapte. Avec mes jambes, j'pourrais traverser le parc en trois coups de cuillère à pot, mais c'est pas le but de la journée.

J'ai rien à chasser. Personne à retrouver. Pas de contrat à remplir, pas de compte à régler, pas de porte à défoncer parce qu'un pauvre type a décidé qu'il avait quelque chose à m'apprendre. Pour une fois, j'ai pas besoin d'garder un œil sur la sortie toutes les trente secondes.

C'est presque suspect.

« Tu sais, »dit-elle en levant les yeux vers les attractions, « y a des gens qui passent leur vie sans avoir l'occasion de faire ça. »

J'la regarde de nouveau. Elle ne me fait pas la leçon. Elle ne cherche pas à m'expliquer comment le monde fonctionne, ni à me vendre une philosophie de comptoir avec son sucre plein les doigts. Elle me dit à sa façon comme elle pourrait m'indiquer qu'il va pleuvoir.

« Faire quoi ? Bouffer des bouts d'pâte frits à prix d'or ? »

Elle rit doucement, et j'sens son bras bouger contre le mien.

« Profiter d'une journée sans avoir à penser au lendemain. »

J'reste silencieux un moment. Y a pas grand-chose à répondre à ça. J’ai rien qui me vient, peut-être essayer de sortir une connerie, prétendre que j'ai connu des loisirs plus passionnants ou que les manèges, c'est bon pour ceux qui aiment payer pour avoir la gerbe. J'en ai même quelques-unes en réserve, des bien grasses, qui feraient probablement leur petit effet.

Mais j'la regarde, elle, qui profite de sa journée, et ça me suffit.

Alors j'me contente de hausser les épaules.

« Ouais. Bah, profite. J'te préviens, si tu m'embarques sur un machin qui tourne la tête en bas, j'te laisse expliquer aux pompiers pourquoi ton fils ressemble à un sac de ciment éventré. »

Elle serre un peu plus mon bras, toujours avec son sourire, et j'la laisse faire.

C'est pas grand-chose, une journée comme ça. Des manèges, des gosses qui gueulent, des churros trop chers et des gens qui ont l'air d'avoir oublié qu'ils ont des factures à payer. Mais j'commence à piger ce qu'elle veut dire. Le luxe, sort de l’horizon du matérialisme ou du capitalisme. Bien au-delà de ça et de pouvoir passer quelques heures sans attendre que quelque chose vienne vous tomber sur le coin de la gueule.

Jusqu'à ce que quelque chose vienne justement me tomber sur le coin de la gueule. Pas littéralement.

J'les remarque d'abord sans vraiment savoir pourquoi. Deux types en costard, là-bas, qui circulent dans la foule avec la délicatesse de deux armoires qu'on aurait forcées à apprendre la politesse. Leurs fringues tirent sur les coutures, leurs tronches sont fermées et leurs yeux balayent les passants sans s'arrêter sur personne plus d'une seconde. Y en a un qui porte une radio. L'autre regarde derrière lui, échange quelques mots avec son collègue et reprend sa progression.

J'connais ce genre de manège. Pas les attractions, hein. L'autre.

Les types qui cherchent quelqu'un ne regardent jamais vraiment les gens. Ils cherchent une silhouette, un détail, une gueule qui correspond à ce qu'on leur a raconté. Le reste, c'est du décor. Et ces deux-là n'ont pas payé leur entrée pour admirer les auto-tamponneuses.

J'ralentis légèrement, sans m'arrêter pour autant. Ma mère continue de marcher à côté de moi. J'garde mon bras à sa disposition, mais mon attention vient de changer de trottoir.

Un mouvement dans la foule attire alors mon regard. Une petite silhouette blanche qui se faufile entre les visiteurs, les oreilles basses, le corps tendu comme un ressort qu'on aurait trop remonté. Elle avance, recule, change de direction, et serre contre sa poitrine un objet qui ressemble sacrément à une carabine de stand de tir.

Bon.

Ça, c'est déjà une journée qui prend une drôle de tournure.

J'observe la scène sans bouger davantage. La petite regarde les deux types, puis cherche à se fondre dans le mouvement des visiteurs. Elle n'a pas l'air de savoir où aller, et sa façon de tenir son arme me laisse penser qu'elle serait probablement capable de se tirer dans le pied avant même de réussir à menacer qui que ce soit.

J'sais pas ce qu'elle a fait. J'sais pas ce que ces deux connards lui veulent. Et j'ai pas l'intention d'inventer une histoire pour remplir les blancs. Mais j'ai vu assez de types courir après des gens pour savoir qu'il existe une sacrée différence entre chercher quelqu'un et traquer quelqu'un.

Parce que j’suis moi-même un prédateur, payé grassement pour traquer des gens, ou des bestioles.

J'inspire lentement par le nez. Un des costards vient de changer de direction. Il se rapproche de la lapine, l'œil fixé sur elle, et son collègue commence à contourner le flot des visiteurs pour lui couper la route. La petite n'a pas beaucoup de marge. Encore quelques secondes et ils vont lui tomber dessus.

Merde. J'm'arrête net.

« M'man. Tu vas derrière le stand, là-bas. Tu t'mets à l'abri et tu m'attends. »

Ma voix a changé. Plus basse, plus ferme. On est loin d'un fils qui demande à sa mère si elle veut bien lui rendre service. Bonjour le type qui vient de repérer un danger et qui n'a pas l'intention de perdre du temps à négocier. J'lui lâche le bras, puis j'pose une grosse main sur son épaule pour l'orienter vers l'endroit que j'ai désigné, à l'écart du passage. J'la regarde droit dans les yeux.

« Maintenant. Et tu reviens pas tant que j'te l'ai pas dit. »

J'aime pas lui parler comme ça. Encore moins après ce petit moment tranquille qu'on venait de partager. Mais j'aime encore moins l'idée qu'elle se retrouve au milieu d'une embrouille dont j'ignore tout. Elle connaît ma gueule, elle connaît ma voix. Elle sait faire la différence entre mes grognements habituels et les moments où j'ai vraiment besoin qu'elle m'écoute.

J'attends juste assez pour m'assurer qu'elle s'éloigne de la trajectoire des deux hommes, puis j'me retourne.

Le premier costard a presque rejoint la lapine. Il tend déjà le bras vers elle, la bouche ouverte pour lui balancer quelque chose que j'entends pas dans le vacarme ambiant. L'autre arrive sur le côté, prêt à lui barrer le passage.J'ai pas besoin d'en savoir davantage pour comprendre qu'ils sont en train de la coincer.

Alors j'avance.

Pas en courant. Pas besoin. J'fends la foule à grandes enjambées, et les quelques personnes qui se trouvent sur ma route ont suffisamment de jugeote pour s'écarter quand elles voient arriver un morceau de viande comme moi. J'atteins le premier type au moment où il s'apprête à poser la main sur la petite. J'me glisse entre eux et j'bloque son mouvement d'un simple déplacement d'épaule, suffisamment pour lui couper l'accès sans le bousculer contre les visiteurs. Puis j'me plante devant lui, les deux pieds bien ancrés au sol.

Il lui faut lever la tête pour me regarder.

J'croise les bras sur mon torse. Avec le bruit des attractions et les cris des gosses autour de nous, j'ai presque l'impression d'être revenu dans une cour de promenade, en prison, sauf qu'ici les murs sont remplacés par des stands de barbe à papa et que les détenus portent des chaussures cirées.

Un sacré progrès.

« Y a un problème, les gars ? »

J'baisse les yeux vers le premier, puis vers son collègue qui vient de s'arrêter à quelques pas. Mon regard passe brièvement sur leurs costards, leurs mains, la radio. J'enregistre les détails sans me presser.

« Parce que vous avez l'air de faire chier quelqu'un qui cherche juste à passer sa journée tranquille. »

Ma voix reste calme. Presque lasse. J'ai pas haussé le ton, j'ai pas menacé qui que ce soit. J'leur laisse même l'occasion de m'expliquer pourquoi ils sont en train de courir après une lapine au milieu d'un parc rempli de familles.

Mais j'bouge pas d'un centimètre.

Et derrière moi, la petite a maintenant un peu plus d'espace pour respirer.

Pour l'instant, ça suffira.

Gagner. Du. Temps.
Titre: Re : Lequel des deux est le gros lot ? (Pv JAKE GRIMWOOD)
Posté par: Bunny McAllistair le vendredi 23 octobre 2026, 11:35:15


(https://i.postimg.cc/GhKjckyx/Copie-de-Pentahouss.png)



Le moment était plutôt critique les temps étaient en train de se resserrer la chasse allait peut-être prendre fin plus vite que prévu elle n’aurait pas couru très longtemps mais juste assez pour se dire qu’elle aurait peut-être pu trouver d’autres options un autre endroit plutôt que celui-ci elle savait à l’odeur que quelque chose ne tournait pas rond elle était complètement perdue car si elle va à droite il y en a un qui va arriver elle va à gauche peut-être que l’autre a eu la même idée elle pis de manière nerveuse sur la carabine il n’y avait que cinq cartouches dans le réservoir avant de devoir recharger elle s’assure qu’elle avait bien fait tout ce qu’il fallait

Elle remue son pompon frénétiquement certains regards se posent sur elle car il fallait tout de même avouer qu’elle n’avait pas un physique qui passe inaperçu et sa tenue non plus n’était pas vraiment adéquate dans un endroit où il y avait des enfants des familles tout son corps était en train de trembler des pheromones s’échappent malgré elle alors qu’elle pouvait sentir une énorme présence de Iron elle se retourne prête à dégainer mais s’arrête aussitôt

Ce n’était pas la carrure d’un gorille du noble qui se trouve devant elle et qui lui tourne le dos mais quelqu’un de bien plus imposant qui faisait barrage elle penche légèrement la tête sur le côté effectivement quelqu’un était bel et bien à son aide mais elle n’avait pas le temps de tergiverser elle se tourne avant de voir l’autre gorille avancer Évian se coller contre la masse imposante avant de tirer 23 cartouches vers l’homme dont une vient ta clé l’arcade le plus beau de chance qu’elle pouvait faire

G1 : bordel de merde cette garce m’a tirée dans l’œil choque-la qu’est-ce que tu attends mec ! On a des …

Le gorille voyait du sang couler sur son visage et son œil l’arcade était un endroit plutôt fragile au moindre choc puis il voit son collègue qui n’avait pas du tout de loisirs de Maître la main sur l’animal de compagnie et d’ailleurs celui-ci déglutis en voyant Seyki qui était en train de se mettre au travers de leur route

G2 : ouais y a un problème je vais vous demander de nous laisser passer si vous ne voulez pas avoir de problème c’est de la lapine on doit la ramener et vous avez aucune autorité donc dégage tocard

Bunny comment à se sentir mal et à plutôt peur que les deux gorilles ne viennent mettre à mal celui qui avait de bonnes intentions envers elle mais d’un côté elle lui aussi un doute en envoyant la carrure est-ce que ce n’était pas le moment de filer alors qu’elle était collée contre son dos ou du -1 partie vu qu’il était bien plus grand mais une chose était sûre c’est qu’il devait sûrement bien sentir son postérieur rebondit à nu contre lui elle commence à remuer ses oreilles de manière très agitée ainsi que son pompon qui était un peu écrasé

Elle essaye de réfléchir aux solutions si elle est trop dans les pattes de l’homme d’ailleurs qui avait une odeur bien particulière qui vient d’ dilater ses pupilles elle ne ferait peut-être que le gêner si les choses dégénère ce qui est certainement probable et qu’elle allait gâcher la journée de quelqu’un qui allait sûrement se faire jeter du parc pour avoir déclenché une rixe

BUNNY : je vous en prie ne vous mettez pas en danger

L’autre Garde qui avait l’arcade en continu son avancée vers elle elle reprend sa carabine vers lui et cette fois-ci décharge larmes au niveau des parties génitales l’homme fini à genoux prix de panique car ce n’était pas vraiment sa tasse de thé d’utiliser des arbres certains passants c’était écartés voyant la situation de généré elle commence à courir dans la foule trébuchant pour se retrouver à quatre pattes elle se met à marcher comme ça avant de se remettre debout

Ses mains venaient tirer ses oreilles vers le bas pour ne pas que celles-ci dépassent au-dessus des têtes il fallait profiter du mouvement de panique des gens autour de l’homme baraqué qui venait de faire diversion pour aller à se faufiler sous un stand remarcher à quatre pattes pour sortir à l’arrière et lorsqu’elle se débat de cette situation elle vient s’asseoir en respirant fortement avant de tourner la tête et de tomber nez face à une jeune femme avec des oreilles de chat qui était en train de manger des Churros elle ouvre Grand les yeux en restant bouche bée puis elle vient poser son index sur sa propre bouche pour lui demander de ne pas faire de bruit pendant que les deux gorilles étaient en train de se dépatouiller

G1 : elle s’est tiré !! Defonce le gars ! Et va la chercher !!!

Le garde face au colosse range sa radio et serre le poing il était prêt à découdre avant d’entendre à sa radio une voix beaucoup plus soignée mais par contre qui bug comme un putois de ramener son jouet à la maison le mec en costard des sœurs ses doigts et balance à l’armoire à glace qu’il n’avait pas le temps avec lui va pour tourner les talons pour partir dans la Direction que son collègue toujours à terre se tenant les parties génital était en train de pointer
Titre: Re : Lequel des deux est le gros lot ? (Pv JAKE GRIMWOOD)
Posté par: Jake Grimwood le vendredi 23 octobre 2026, 11:35:51
Putain. Y a vraiment pas moyen de passer une journée tranquille.

J'ai à peine le temps de me retourner que la petite lapine vient se coller dans mon dos. J'sens son mouvement, sa présence qui disparaît presque derrière ma carcasse. Elle est minuscule, bordel. À côté de moi, elle pourrait presque se planquer dans mon ombre. J'ai pas le temps de lui demander ce qu'elle fout. Elle me balance qu'elle m'en prie, que j'devrais pas me mettre en danger.

J'arque un sourcil.

« Hein ? »

Deux détonations claquent dans la foulée.

Le premier gorille porte les mains à son arcade en gueulant comme un porc qu'on égorge. Le deuxième se plie en deux après avoir reçu sa dose, et j'comprends assez vite que la petite a décidé de régler ses problèmes avec une délicatesse toute personnelle.

« Ah, putain... »

J'ai même pas le temps de me retourner pour vérifier qu'elle va bien. Elle profite du bordel pour se tirer, et j'la vois disparaître dans la foule, les oreilles rabattues, sans demander son reste. Bon. Au moins, elle a compris qu'il fallait pas rester au milieu.

Le problème, c'est que les deux connards sont toujours là.

Le premier gueule des ordres à son collègue. Le second se redresse, range sa radio et vient se planter devant moi, les poings serrés. J'vois son regard glisser vers l'endroit où la lapine s'est enfuie, puis revenir sur ma gueule.

« Quoi ? Tu veux la remplacer ? »

Il avance. J'bouge pas. Son épaule part avant son poing. Crochet du droit, trajectoire large, menton trop exposé. J'incline la tête, laisse son bras passer dans le vide et pivote sur ma jambe d'appui. Ma droite lui rentre dans la mâchoire. Sec. Direct. Sans fioritures. Sa tête part de côté. Son pied recule pour retrouver l'équilibre. J'avance avant qu'il ait le temps de se remettre d'aplomb, lui plante un coup au sternum et le suis dans son mouvement. Il se plie, cherche à reprendre son souffle.

Mon coude lui cueille le flanc.

Il grogne, tente de me repousser. J'attrape son bras, accompagne son mouvement et lui fauche l'appui d'un coup de talon. Son poids bascule. Il s'écrase sur le bitume. Un grondement remonte dans ma poitrine. L'autre a fini par lâcher son arcade. Il me fonce dessus, la gueule déformée par la rage. J'pivote vers lui, dévie son premier coup de l'avant-bras et lui rentre dedans avant qu'il puisse enchaîner. Mon poing lui coupe net l'envie de gueuler. Il recule, trébuche, revient quand même.

Putain, qu'il est con.

J'le cueille au ventre, puis le repousse contre le poteau d'un stand. Le bois tremble sous le choc. Il essaie de se redresser, mais j'lui colle un dernier coup au corps et ses jambes finissent par lui faire défaut. Cette fois, il reste au sol. J'reste planté là, les poings serrés, le souffle lourd. Un grondement rauque roule encore dans ma gorge. Mes mâchoires se contractent, mes lèvres se retroussent légèrement sur mes dents. Quand je relève les yeux, l'ambre de mes iris s'illumine sous les néons, brillant d'un éclat franchement pas naturel.

J'fixe les deux types à terre. La voix déformée par la malédiction d’un Loup-Garou consentant.

« Fallait pas insister. »

Autour de nous, les visiteurs se sont écartés. Certains détalent, d'autres restent plantés là à regarder. J'leur accorde pas la moindre attention. Mon regard repart vers les stands, là où la petite a disparu. J'ai pas oublié sa tronche. Ses oreilles rabattues. Sa façon de trembler en tenant cette carabine. Et surtout, sa manière de s'inquiéter pour moi alors qu'elle était elle-même en train de se faire traquer.

Ça colle pas avec l'image d'une simple voleuse qu'on viendrait récupérer. J'inspire profondément. Le grondement s'apaise, mais mes yeux conservent encore leur éclat doré.

« Hé, la lapine. »

J'parle assez fort pour porter jusqu'aux stands, sans hurler comme un abruti.

« C'est bon. Tu peux sortir. »

J'jette un coup d'œil aux deux gorilles, puis à la foule.

« Tes deux connards sont plus en état de courir après personne. »

J'reste à distance des cachettes, sans chercher à aller la débusquer. Elle a déjà assez flippé comme ça. Si elle veut sortir, elle sortira. Mais j'ai quelques questions à lui poser. J'croise les bras, puis laisse échapper un soupir.

« Et maintenant, va falloir m'expliquer pourquoi deux armoires à glace te courent après dans un parc d'attractions. »

Mon regard se durcit légèrement.

« Parce que, franchement, un petit lapin avec une carabine, ça m'inspire pas vraiment l'histoire d'une journée ordinaire. »

J'jette un dernier regard aux deux types étalés au sol.

« Et j'étais venu bouffer des churros, moi. »

Des churros qui coûtent une burne et demi, en plus.
Titre: Re : Lequel des deux est le gros lot ? (Pv JAKE GRIMWOOD)
Posté par: Bunny McAllistair le vendredi 23 octobre 2026, 11:38:12


(https://i.postimg.cc/KzjPx4y7/IMG-5700.png)
Tout se passe à une vitesse fulgurante et là avait réussi à trouver sa cachette à côté d’une chat ou d’une louve elle était pas très bonne avec les oreilles d’animaux surtout quand certains se ressemblent mais elle reste sur ses genoux pour glisser la tête sur le côté du stand afin de pouvoir observer la scène et bien évidemment elle redresse immédiatement ses oreilles et ouvre les yeux lorsque l’homme qui avait décidé de venir l’aider ne fait qu’une bouchée des deux gorilles sont pompon commence à remuer frénétiquement et une sorte d’excitation voire un male charismatique agir de la sorte n’importe quelle femme pourrait tomber amoureuse.

Bien évidemment la petite lapine secoue la tête pour essayer de faire évaporer ce genre d’idées. À chaque fois que l’homme donnait des coups elle faisait des petits sursaut avec la tête accompagné parfois par des petits ouille, aie, bien pour ta gueule…

La situation commence clairement à se calmer les deux gorilles étaient à terre il ne restait plus que Superman Triphon que la foule laisse passer pour se rapprocher de l’Direction vers laquelle s’était enfui mais au lieu d’essayer de la chercher il décide tout simplement de la faire sortir. Bunny attrape une de ses oreilles pour la machine nerveusement si il avait voulu lui faire du mal jamais il serait venu à son cours elle pouvait donc bien sortir de son trou

BUNNY - Ici

C’était le seul mot qu’elle avait réussi à lâcher avant de se relever et de sortir de sa cachette elle avait un bras en dessous de sa poitrine puante et l’autre qui avait attrapé l’extrémité de son oreille qu’elle l’avait replié pour jouer avec nerveusement elle s’avance vers l’homme maintenant avec un peu plus de discernement elle penche la tête sur le côté pour regarder dans quel état était les deux Schtroumpfs puis elle reporte son regard vers l’homme

BUNNY - je ne sais pas comment vous remercier pour m’avoir aidé je n’ai pas d’argent sur moi j’espère que vous n’avez pas été blessé je suis tellement confuse d’avoir sûrement gâché votre soirée… si j’ai peut-être de quoi vous payez des Churros comme vous l’avez mentionné par contre je crois que ce sera qu’une petite portion

Elle avait les joues rouges et elle vient écarter le décolleté de son haut pour sortir un petit billet qu’elle avait réussi à garder pour sa fuite jusqu’au moment où elle s’approche un peu plus de lui en remuant ses oreilles elle vient lui tendre le billet avant de s’arrêter nette

Son petit museau commence à remuer avant de sentir ses pupilles se dilater, son souffle commençait lourd elle connaît ce genre d’odeur qui lui inspire d’aimer à la fois fascination elle n’a jamais été comme le reste de ses congénères en général quand on dit gare au loup tout le monde décale en courant mais la jeune lapine a toujours été très curieuse de la vie. Et sans faire attention elle ne contrôle pas non plus ces phéromones

BUNNY - si…si si vous ne voulez pas prendre ce billet alors laissez-moi vous accompagner au stand pour vous en acheter… je sais ça fait un peu… infantile… mais… je ne sais pas comment vous remercier autrement est-ce que vous venez de faire là ce n’est pas rien… pour tout vous dire il voulait me ramener auprès d’un homme abjecte… qui n’a aucun droit sur moi il ne m’a ni acheté ni côté quoi que ce soit simplement qui kidnappé pour son bon plaisir… putain de connard en somme

Même si elle avait gagné sa liberté elle savait très bien que le noble n’allait pas s’arrêter là pour la traquer il fallait donc qu’elle trouve un moyen de persuasion ou une bonne planque quitter le pays mais avec quel argent avec quel fringue ça fuit était clairement spontané mais peut-être que la solution se trouve devant elle encore une fois elle a les devoirs embarquer quelqu’un dans ses histoires à la con mais elle avait envie elle avait envie que ce soit lui et personne d’autre pourquoi son odeur peut-être quelque chose qui vient à la titille et qui vient gratter son échine jusqu’à son bas-ventre.

 Elle ne voudra pas le laisser partir et comment le persuader d’être entre guillemets sans Garde du corps sans être payé qui plus, sur entretenir AUX un premier temps car penser à être embauché dans un job c’est s’exposer à ce qu’on la retrouve quelle personne normalement constituée pourrait accepter une telle chose peut-être quelqu’un avec une âme table le temps de trouver une solution et pour le moment elle tenait vraiment elle lui offrir cette Churros. Bunny agit de frénétiquement sans pompon le bas qu’elle porte forrme simplement un string alors que le haut est un mélange entre la brassière et le soutien-gorge joliment dessiné pour mettre bien en évidence sa poitrine.

Titre: Re : Lequel des deux est le gros lot ? (Pv JAKE GRIMWOOD)
Posté par: Jake Grimwood le vendredi 23 octobre 2026, 12:05:44
(https://zupimages.net/up/26/43/bov9.png)

J'la regarde sortir de sa cachette avec ses oreilles qui gigotent dans tous les sens, une main coincée sous sa poitrine et l'autre occupée à malmener l'une de ces longues appendices blanches. Elle a l'air aussi nerveuse qu'un voleur qui vient de découvrir qu'il a piqué le portefeuille d'un flic. Ses yeux font la navette entre ma gueule et les deux connards étalés par terre. Au moins, elle a l'air entière.

C'est déjà ça.

« Ici !
- Ouais, j'avais remarqué. »

J'essuie mes mains sur mon pantalon en jetant un dernier coup d'œil aux deux types. Le premier se tient toujours l'arcade, l'autre respire comme un soufflet percé. Ils sont vivants, ils peuvent encore parler, et pour l'instant, ça me suffit.

La petite se met à me remercier. Elle bafouille, s'excuse, parle d'argent, de churros et de la soirée qu'elle aurait gâchée. Puis elle commence à fouiller dans son décolleté pour en sortir un billet.

J'baisse les yeux sur le papier, puis sur elle.

« Range ça. »

J'ai pas besoin de son fric. Encore moins de celui qu'elle a probablement réussi à sauver en se tirant d'un endroit où elle n'aurait jamais dû se trouver.

« J't'ai pas sorti de là pour te piquer ton pognon, hein. »

Elle insiste, propose de m'accompagner au stand pour m'en acheter. J'la laisse finir, les sourcils légèrement froncés. C'est presque touchant, cette manière de vouloir rembourser une dette qui n'existe pas. Comme si quelques churros pouvaient suffire à solder une paire de types en costard et une carabine volée.

« Garde tes churros. On verra ça plus tard. »

Puis elle se met à parler de cet homme. Un noble, apparemment. Un connard qui l'a kidnappée pour son bon plaisir et qui n'a aucun droit sur elle. Le mot tombe, et le reste de ma gueule se ferme.

Kidnappée.

J'regarde ses oreilles, ses mains, sa façon de rester près de moi tout en ayant l'air prête à détaler au moindre geste de travers. Ça commence à donner un sens à sa panique, à ces deux gorilles et à la façon dont ils la désignaient comme leur propriété.

Un grondement sourd remue dans ma poitrine. Celui-là, j'le ravale avant qu'il remonte jusqu'à ma gueule.

« Un noble, hein... »

J'ai connu des types qui pensaient que leur fric leur achetait le droit de pisser sur le monde. Des types qui confondaient le pouvoir avec une permission permanente d'être des ordures. Le titre change, les fringues aussi. Le fond du problème reste le même.

J'ai pas le temps d'en demander davantage. Un mouvement attire mon attention sur le côté : la sécurité du parc vient de débarquer. Deux agents s'occupent des gorilles pendant qu'un troisième s'approche de moi, le regard partagé entre les types à terre et ma carrure. Il me demande ce qui s'est passé. J'lui résume la version courte. Deux hommes qui poursuivaient une fille, une arme, des coups, puis une bagarre.

Il regarde les blessés, puis moi.

« Vous allez devoir quitter les lieux. Si ça continue, on appelle la police. »

J'le fixe un instant. J'veux pas retourner en taule.

« Ouais. C'est probablement une bonne idée. »

J'ai pas envie de passer le reste de la soirée à expliquer pourquoi deux armoires à glace ont fini sur le carrelage d'un parc d'attractions. Encore moins avec ma mère qui m'attend quelque part et une inconnue qui vient de m'annoncer qu'un noble la traque.

J'me tourne vers la petite.

« Bouge pas. J'reviens. »

J'fais quelques pas dans la foule, en gardant un œil sur les agents qui extraient les deux types. Ma mère est toujours à l'écart, là où j'lui ai demandé de se mettre. Quand j'arrive à sa hauteur, j'vois tout de suite qu'elle a compris que la journée avait pris un tournant auquel aucun de nous ne s'attendait.

« Bon. La sortie est annulée. »

J'sors mes clés de voiture et les lui tends.

« Tiens. Tu rentres à la maison. J'te rejoindrai plus tard. »

J'attends qu'elle prenne les clés avant d'ajouter, plus doucement :

« Tout va bien, m'man. J'te raconterai. »

J'lui laisse le temps de me regarder, de vérifier par elle-même que j'ai pas une oreille en moins ou un couteau planté dans le dos. Puis j'l'embrasse sur le front, j'lui demande de m'envoyer un message quand elle arrive et j'la regarde s'éloigner.

Ça me fait chier de la laisser rentrer seule après cette journée qu'on devait passer ensemble. Mais j'peux pas non plus faire comme si j'avais rien entendu. La petite est en cavale, deux types viennent d'essayer de la récupérer de force et leur patron a suffisamment de moyens pour les envoyer la chercher.

J'retourne vers elle. Elle est toujours là, avec ses grandes oreilles, son billet et sa proposition de churros. J'secoue la tête, dépité.

« Bon. Viens. »

J'lui désigne la sortie d'un mouvement du menton.

« On va se poser quelque part. T'as besoin de souffler, et j'ai besoin de comprendre ce bordel. »

J'prends la direction de la rue sans chercher à lui attraper le bras ni à la pousser devant moi. Elle me suit si elle le veut. J'vais pas lui imposer ma présence après ce qu'elle vient de traverser. Un peu plus loin, on tombe sur un petit diner encore ouvert. Pas le genre d'établissement qui cherche à impressionner qui que ce soit : des banquettes en skaï, des tables propres, une lumière chaude et une machine à café qui fait un boucan de tracteur. Parfait.

J'lui tiens la porte, puis j'lui laisse choisir sa place avant de m'installer en face d'elle. J'appelle la serveuse, commande un chocolat chaud pour elle et un café pour moi. J'finis par remarquer un détail que l'urgence de la situation m'avait généreusement épargné.

Putain.

Le haut, d'abord. Difficile de passer à côté. Puis le bas, ou plutôt le manque flagrant de bas. Un string, sérieusement. La petite se balade avec un string pour seul rempart contre le monde, et elle vient de traverser un parc d'attractions avec une carabine dans les pattes.

J'détourne les yeux en me raclant la gorge. Du calme, champion. Elle vient de se faire enlever, pas de participer à un concours de beauté. J'ai beau avoir passé des années à apprendre à encaisser les coups, personne m'a jamais appris à encaisser une situation pareille sans avoir l'air d'un con.

J'dénoue mon sweat autour de la taille et le lui tends.

« Tiens. Enfile ça si t'as froid. En ville, c’est pas tellement l’ambiance de se balader les miches à l’air. »

J'la regarde un instant. Sa tenue, ses oreilles, sa manière de se tenir. J'ai pas besoin de lui faire un dessin pour comprendre qu'elle est pas exactement habillée pour passer une soirée tranquille en famille. Elle a froid, elle est en cavale et j'ai un vêtement en trop. Le calcul est pas compliqué.

Le problème, c'est que son odeur me revient par vagues. Quelque chose de doux, de chaud, qui vient gratter un coin de mon instinct que j'aurais préféré laisser tranquille. Mes mâchoires se contractent. J'attrape ma tasse pour m'occuper les mains. Super. Maintenant, même le chocolat chaud va finir par prendre une raclée.

Quand les boissons arrivent, j'attends que la serveuse reparte avant de reprendre.

« Bon. Maintenant, tu vas m'expliquer. »

J'enroule mes doigts autour de ma tasse, sans la porter tout de suite à mes lèvres.

« Pourquoi toi ? Qu'est-ce qu'il te veut, ce noble ? Et qu'est-ce qu'il t'a fait pour que tu préfères te balader avec une carabine volée plutôt que de retourner chez lui ? »

Ma voix reste basse, posée. J'essaie pas de la brusquer. Mais j'ai besoin de savoir à quoi j'ai affaire si j'veux éviter qu'elle se retrouve à nouveau dans les pattes de ces deux connards.

« Et son nom, il a assez de fric ou de relations pour nous attirer des emmerdes si on lui met des bâtons dans les roues ? »

J'bois une gorgée de café. Il est brûlant, amer, et franchement dégueulasse. J'le repose sans commentaire.

« J’suis pas flic. J'veux juste savoir si j'ai affaire à un gros porc qui se croit tout permis ou à un type suffisamment puissant pour faire disparaître les problèmes avec ceux qui les posent. »

J'm'adosse à la banquette. Mes yeux restent sur elle, attentifs à ses réactions, sans chercher à lui arracher une réponse avant qu'elle soit prête à la donner.

Puis j'pose la dernière question, plus simplement.

« T'as un endroit où dormir, ce soir ? »

Parce qu’elle a l’air d’être totalement la définition pure de l’oisillon égaré.
Titre: Re : Re : Lequel des deux est le gros lot ? (Pv JAKE GRIMWOOD)
Posté par: Bunny McAllistair le vendredi 23 octobre 2026, 14:58:12


(https://i.postimg.cc/L5zQ1Vw1/IMG-6204.png)

Comment réagir, quelle était la meilleure option pour remercier l’homme qui s’était interposé  ? Tellement de choses dont elle ne connaissait pas encore les usages et la belle lapine, voit clairement qu’il n’était pas intéressé par son pauvre petit billet, d’un côté c’était peut-être un peu insultant ? avec un certain aplomb l’homme refuse catégoriquement l’argent et les pâtisseries. Ses petits doigts reviennent délicatement glisser l’argent dans son décolleté.

Alors qu’elle s’apprête à apporter une autre réponse à l’homme, très vite, ils furent interrompus par les égards de la sécurité du parc. Instinctivement elle vient agripper ses mains au débardeur de l’homme en restant dans son dos, elle pouvait largement être cachée par sa carrure, finalement la cachette parfaite. Elle écoute attentivement le discours des hommes, elle venait de lui gâcher la soirée c’était une certitude car il se devait de quitter le parc.

Un mouvement de panique vient submergé la petite femelle, elle allait être abandonnée encore une fois, livrée à elle-même, car il est clair qu’elle serait toujours traquée tant qu’elle aurait le museau dehors.

BUNNY - je…

Elle n’a pas eu le temps de finir sa phrase qui lui intime l’ordre de ne pas bouger, elle fait un signe de la tête en restant silencieuse et elle le voit partir un peu plus loin dans la foule jusqu’à disparaître derrière des stands. Mais très vite elle perd la situation de vue avec la foule qui se rassemble de nouveau comme si de rien n’était. Sauf elle, encore perdu elle croise ses bras devant elle comme pour cacher un peu sa plastique bien trop dévoilée. Elle était en train de répéter cette tête qu’il fallait qu’il revienne.

Et en effet c’est ce qui arrive, et apparemment contre toute attente il n’avait pas l’intention de la laisser seul mais qu’elle était libre ou non de le suivre suivant son bon vouloir. Il ne fallait pas beaucoup de temps de réflexion à la petite lapine qui lâche un petit couinement suave, elle s’empresse de trottiner derrière lui de manière très rapprochée pour bien montrer qu’elle était en sa compagnie, même si de nombreux regards prennent de nouveaux sur eux. Sa tenue des notes complètement et reste inappropriées pour les lieux publics, mais pour le moment l’important c’était de partir d’ici en compagnie de cet homme.

BUNNY - je suis vraiment désolée pour votre soirée…

Alors qu’elle était sur le point de demander où est-ce qu’ils allaient, très vite elle voit la devanture d’un café encore ouvert à cette heure-ci pour pénétrer, prendre place sur une des banquettes rouge au velours un peu délabré. Elle baisse légèrement la tête pour jouer avec ses doigts, car durant le trajet même si elle n’était pas collée à lui, elle pouvait clairement sentir son odeur masculine, imposante, chaude. Des choses qui ne laissent pas indifférente une femelle comme elle.

Ne s’attendait pas du tout à ce qu’il soit aussi bienveillant, personne ne l’est gratuitement, normalement, elle reste un peu sur la défensive. Mais d’une manière vraiment très discrète car elle ne voulait pas non plus insulter l’homme qui vient de commander des boissons chaudes. Dans le café, des odeurs de mare froid planent, c’était assez prenant pour elle mais ça n’allait pas s’en plaindre loin de là. Un lourd silence se pose autour de la table, et un en profite pour le détailler de haut en bas cette fois-ci de face.

Les mains sous la table, elle vient serrer ses petits doigts les uns contre les autres, il était tout simplement magnifique, son regard peu avenant au premier abord était tout simplement électrisant. Il y avait quelque chose dans son regard qui pouvait presque aspirer littéralement la petite lapine si elle s’attarde bien trop dans ses pupilles. En tout cas c’était le sentiment qui ressort clairement et très vite elle détourne le regard. Enfin les questionnements tombent. Elle vient tapoter son index sur le bout de ses lèvres pulpeuses délicatement, le regard légèrement vers espèce de luminaire vintage au-dessus de la table.

BUNNY - mmmmh … franchement… par où commencer… ah oui… donc oui en effet je me suis fait kidnapper par un espèce de noble gâteux. Car malheureusement l’accessoire qui est autour de mon cou me permet de cacher mes attributs de lapin. Mais malheureusement depuis plusieurs jours il est complètement vide en terme de batterie. Ne me demandez pas le fonctionnement, c’est une technologie qui vient de ce qu’on appelle Terra… je vous avoue je sais pas trop ce que ça veut dire mais mes parents ont bien été clair là-dessus à l’époque…

Elle vient secouer sa petite main devant elle pourra arrêter de tergiverser sur l’origine réelle avant de toucher de manière machinal la petite clochette sur le collier

BUNNY - je sortais tranquillement de mon lieu de travail avant que l’effet ne se Disip jusqu’à ce que des gorilles me tombent dessus et je me retrouve pouf ! Dans une demeure complètement insensée, j’aurais dû être heureuse, être contente, un luxe pas possible. Mais forcément l’objectif était beaucoup moins louable que de devenir héberger une lapine en mauvaise posture financière. Vous croyez pas… dans un premier temps ce n’était que de l’exhibition pour le plaisir de ce gros con… tant que j’avais l’apparence d’une simple humaine

Elle s’arrête un peu dans son récit pour boire une gorgée du chocolat chaud - ouch - chocolat CHAUD ! Elle vient lâcher un petit couinement suave avant de tirer légèrement la langue et de l’éventer délicatement avec sa main. Elle se rend compte un peu de sa non gêne et range tout de suite son appendice buccal. Mettant ces quatre doigts devant la bouche comme pour la cacher. Elle attend quelques minutes en regardant la tasse et décide finalement de prendre avec son doigt la petite crème fouettée dessus, pour porter ce joli agrément dans sa bouche.

BUNNY - mmmmh excusez-moi je disais donc… que tout était que exhibition mais lorsque mon collier a cessé de fonctionner… tout est parti en sucette il a découvert qu’il avait mis la main sur une hybride… très certainement et je ne pense pas que l’on soit monnaie courante du moins j’en ai jamais vu auparavant d’autres comme moi… et là il m’était impossible de rester dans cette demeure à cause des…

Elle s’arrête de nouveau et vient tirer délicatement sur son oreille une pression qui témoigne qu’elle n’avait vraiment pas envie de lâcher le morceau sur ce qu’elle avait vécu. D’ailleurs elle se demande encore comment est-ce qu’elle avait pu garder encore sa Virginité… maintenant qu’elle avait déclaré une certaine partie le reste des sévices elle préfère les garder pour elle, il fallait maintenant qu’elle pense à la suite comment se cacher, comment recharger ce putain de collier. Alors qu’elle réessaye de boire le chocolat, cette fois-ci en testant délicatement avec sa langue, avant de boire une gorgée, une légère marque de crème sur le rebord de ses lèvres. Il lui a suffit que d’un coup de langue discret pour la récupérer, avec un petit soupir d’Aise. Mets très vite elle vient ouvrir les yeux lorsque l’homme lui demande où est-ce qu’elle allait dormir, ça c’était réellement une bonne question. Évidemment, il était inutile qu’elle retourne dans le foyer où elle était. Car très certainement c’était la première chose que les ravisseurs feraient.

BUNNY - malheureusement non, je n’ai nulle part où dormir, mes parents adoptifs sont morts, il n’y a plus la maison familiale, où j’avais ma chambre je pense que c’est inutile d’y penser… et puis trouver un endroit associatif…mmmh non…à oublier…

Elle vient laisser un long soupire  s’échapper de ses lèvres, alors que de temps à autre elle vient remonter le pull bien trop grand ses épaules, mais celui-ci ne semble pas vouloir encadrer de manière optimale son petit gabarit. Il retombe instinctivement, avant qu’elle ne décide de laisser tomber tant qu’ elle était assise.

BUNNY - j’ai une petite question… pourquoi est-ce que vous avez décidé de m’aider… parmi toute la foule qui était là vous êtes le seul à avoir repéré la problématique. Si vous n’êtes plus pas flic, vous êtes relativement bon observateur…