Le Grand Jeu

Ville de Seikusu, Kyoto, Japon, Terre => Complexe d'études secondaires et supérieures => Discussion démarrée par: Em le dimanche 13 septembre 2026, 04:29:46

Titre: Les problèmes n'arrivent jamais seuls [Alysse Evans]
Posté par: Em le dimanche 13 septembre 2026, 04:29:46
Vive les classes du soir, quand même. Et vive les faux-papiers.

Y'a vraiment que dans des coins tarés comme Seikusu où un ministre de l'éducation s'est dit "hé, on pourrait faire tourner l'université 24/24, 7/7" et se dire "Tout va bien aller". Bande de cons, franchement. Mais faut croire que ca ne déplait pas à tout le monde, et mieux encore, c'est que c'est que c'est tout fait pour moi. Encore heureux qu'il n'y aucun autre connard de suceur d'hémoglobine qui s'est intéressé à l'université jusqu'à maintenant. Manquerait plus que d'avoir un putain de conflit de territoire.

Oui, oui, je sais, vous vous demandez "Mais comment Em a réussi à entrer à l'université? Je croyais que c'était un p'tit con!". Eh bien, déjà, je vous emmerde, j'suis pas un p'tit con, j'ai fait trois fois l'université, d'abord, et deuxièmement... avec des faux papiers, bien sûr! Mais pas n'importe quel genre de faux papiers. Nan nan, là, on parle du top du top, une identité fabriquée de toute pièce, avec des témoins à la carte et même des faux parents pour faire bonne mesure. C'est ainsi qu'Emiko Seto, la petite garce résidant dans la banlieue de Seikusu, a fait son entrée pour la... errr... quatrième fois?... à l'Université.

Et maintenant, la question à 100 balles. Pourquoi est-ce qu'Em se fait passer pour une étudiante d'université? Eh bah, parce que ce qui est très marrant avec l'Université Universelle de Seikusu, AUTRE que le fait que déjà, ils font absolument tout, de la faculté de droits à la médecine à la politique, mais en plus... bah, c'est Seikusu, hein. Y'a du richard, y'a du plebe, y'a du fils de politicien et du délinquant à la pelle. C'est probablement l'un des rares universités où plus de la moitié des étudiants sont des gaijins en visite (vous direz "comme Em", mais Em, ça fait 30 ans qu'il se fait chier à apprendre le japonais, allez-vous faire foutre). Et ce que tous ces cons ont en commun, c'est qu'ils sont tous à la recherche d'une façon de s'échapper de leur petit train-train journalier. Tous à la recherche de la bonne daube pour s'éclater l'esprit et donner à papa-maman des bonnes raisons de se rendre compte que, finalement, l'avortement, c'était peut-être la bonne chose à faire.

Donc, j'fais ma petite routine. Je rentre en classe, je fais les cours, je fais semblant de faire partie de l'environnement. Et putain, être entouré de ces explosions de testostérones, plein de vie et plein de pulsions incontrôlables... c'est presque assourdissant. Je n'ai presque qu'à sourire pour qu'un de ces p'tits débiles de jocks se prenne la grosse tête et se laisse tenter par une petite rencontre "romantique" dans les vestiaires. Et vous pourriez croire que y'a que les mecs, mais NOPE! Même les nanas tombent dans le panneau; rien de tel que de leur proposer quelque chose qui scandaliserait leurs ancêtres pour s'assurer qu'elles feraient tout ce que vous voulez.

... enfin, j'exaggère. À peine.

Ces derniers temps, ma principale fascination, c'est la petite ingénue de la classe. Alysse Evans. Alors, je sais ce que vous pensez ; "Gaijin-alert". Mais vous n'auriez qu'à moitié raison. Si vous en croyez son histoire, bien entendu.

Honnêtement, c'est presque la victime parfaite. Elle a de bonnes notes, les gens la trouvent généralement charmante et de bonne nature, son copain a trois piges de plus qu'elle et en voie de faire médecine. Honnêtement, on pourrait croire qu'elle n'a aucun problème.

Mais elle en a deux.

Le premier, c'est que son charmant petit copain a un secret. Un secret qui pourrait ruiner ses chances de terminer ses classes; un petit, tout petit, problème d'addiction aux narcotiques. Rien de bien significatif, juste qu'il ne peut pas se passer de sa dose bi-quotidienne.

Le deuxième, c'est qu'il a une ardoise, et que je sais pertinemment qu'il n'a pas le fric pour payer, parce que personne n'accumule une dette de près d'un million de yen s'il a les moyens de le payer. Et pour cela, y'a toujours une conséquence. Et pour lui, la conséquence est relativement simple.

"Alysse-chaaaaan!~"

Caricactural, vous direz? Peut-être. Un, deux, trois pas et je suis déjà sur elle, bras autour de ses épaules, penché par-dessus son dossier de chaise.

Voilà trois mois déjà que je me tape l'incruste dans leur petit couple. Malheureusement pour Axel, il se trouve que sa copine a une excellente personnalité et une bonne volonté. Bonne nature, polie, travailleuse, académiquement performante, sinon manquant de discernement. Certains pourraient simplement la décrire comme "facile à exploiter", mais ça fait des mois que je bosse dessus, et tout récemment que j'arrive à l'arracher, au moins de temps en temps, à son abruti de petit copain.

Mais cette fois, c'est la bonne.

"On va à la p'tite fête, ce soir?"

Les petites fêtes. Tous les étudiants vont, à l'occasion, à une "petite fête". Toutes les petites cliques se forment, des petits intellos jusqu'aux abrutis qui sont à une commotion cérébrale de voir leur carrière (et leur espérance de vie) partir en fumée. Pour ces jeunes, c'est une façon de se détendre, considérant la pression parentale simplement inhumaine qu'ils doivent supporter, mais aussi de faire des liens. Et, pour des gens comme moi, de faire un peu de business.

"Allez, quoi ~ Même ton copain, il y va ~"