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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: This is (not) the end [PV]  (Lu 1467 fois)
Kyle Macross
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« le: Décembre 01, 2012, 01:53:38 »




"[...] nouvelle est tombée il y a quelques minutes à peine, mettant de nombreux médias sur le pied de guerre : le super-héros occidental vivant au Japon et répondant au pseudonyme de Sentinel Prime aurait été emporté en début de soirée par l'explosion d'une raffinerie de pétrole dans le sud du pays [...] Prime, qui était accouru quelques heures auparavant afin d'aider les secours à  faire évacuer les installations, aurait cherché à contenir la puissante déflagration à l'aide de ses pouvoirs lorsque le point critique aurait été atteint. Le souffle aurait effectivement été très limité et les dégâts collatéraux réduits, mais aucune trace du corps du jeune homme n'aurait été retrouvée, à part un important morceau de sa tunique moulante. [...] laisse sûrement en deuil des amis proches, une compagne et -qui sait ?- des enfants. Sur le net, des messages de soutien à sa famille fleurissent. Toute la rédaction se joint à moi afin de saluer celui qui aura tant fait pour le Japon, souhaitant qu'il trouve la paix qu'il aura toujours cherché à apporter au monde. Et maintenant, dans l'actualité internationale [...]"


***

Alors, c'est ça ?
Ce n'est pas si terrible, en fait... Je ne pensais pas que j'aurai le temps de réaliser, quand ça m'arriverait. Je me sens chuter, même si je n'ai plus la sensation d'avoir un corps. L'explosion, peut-être ? Ca a été rude, même pour moi. Je me suis sur-estimé, sur ce coup là. Ou alors, c'est que j'avais la tête ailleurs. Quand j'ai compris que quelque chose allait déraper,  je n'ai plus pensé qu'à elles. Hitomi, Donna, Marie, Ciara. Susan, aussi. Et maman. Surtout elle. Merde... J'aurai voulu la revoir rien qu'une fois, pour la serrer dans mes bras. Pardon, maman. J'ai oublié la règle numéro 1 : ne penser qu'à ce qu'on est entrain d'accomplir. Si je m'étais concentré, j'aurai pu rentrer à la maison et les revoir toutes. Maintenant... C'est trop tard. Je tombe, tombe, tombe, tombe. Sans pouvoir m'arrêter. Ça ressemble à une fin absolue, pas de retour à l'épisode suivant.

Alors, c'est ça ?
J'en suis là, après tout ce que j'ai traversé ? J'en ai bavé, merde ! J'ai subi la colère des dieux, j'ai voyagé dans le temps, j'ai affronté des créatures de cauchemar et des situations de crise pour ÇA ? Non, non ! J'ai aimé, haï, souffert et ris. J'aime encore, je veux continuer à aimer !  Retrouver la fliquette, continuer à faire le con avec Donna, vivre ce que j'ai à vivre avec Hitomi. Je veux continuer à être Kyle, qui veut continuer à être SP ! Et je veux revoir ma mère ! Je REFUSE de crever comme ça ! Je tombe, hein ? Je chute, hein ? RIEN-A-FOUTRE, je suis un homme volant, à la base ! Alors 1, 2, 3 et....



***


La lumière bleuâtre avait brillé d'un éclat puissant alors qu'elle avait percé le ciel au-dessus de la baie, dans cette fin d'après-midi. Elle avait eu quelque chose de divin, de surnaturel. Comme si un ange avait ouvert ses ailes et que l'immaculé s'était étendu, l'espace d'un instant, à tout le bleu du ciel.
Puis elle avait chuté, cette lumière. A une vitesse folle, elle avait filé jusqu'à la surface de la terre comme si elle avait voulu la meurtrir, la brûler et l'entendre crier. Pourtant, le choc n'avait pas été aussi violent que ça, bien qu'il y eut une sorte d'explosion. Un peu semblable à celle d'un tir de gros canon d'artillerie. Le sable avait jailli très haut, mais il s'était figé en une vague étincelante couleur azur, comme si la lumière qui était tombée avait été plus chaude que l'enfer et qu'elle l'avait tranformé instantanément en verre.

Il fallait s'approcher pour voir le coeur du spectacle. Comme prisonnier d'un cocon de cristal né du sable qui s'y mêlait d'ailleurs un peu, un corps se trouvait là. Une forme masculine, humaine. Les muscles étaient saillants mais par endroits abîmés par le feu et ses membres n'étaient que très peu couverts par des lambeaux d'une tenue d'un bleu foncé mâtiné de rouge,  portée extrêmement près du corps.

L'homme respirait. Faiblement, son corps ensanglanté couché en chien de fusil tressaillait lors d'inspirations difficiles, mais au moins était-il en vie.
Encore un peu.
« Dernière édition: Décembre 01, 2012, 02:23:51 par Sentinel Prime » Journalisée

Enora
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« Répondre #1 le: Décembre 03, 2012, 03:05:03 »

D'une foulée légère et régulière, Enora courait avec agilité vers les landes dévastées où elle avait provisoirement et récemment établi un campement. La région pullulait en possibilités de contrats et ni son katana, ni son pistolet n'avaient eu l'occasion de s'ennuyer pour l'instant.
Un lourd cerf reposait sur ses épaules tandis que le corps tressautait au rythme des foulées de la ESP.er, laissant un filet de sang plonger dans son corsage de façon un peu chaotique.
Le temps était absolument magnifique. Sur ces terres à l'apparence parfois apocalyptique, il arrivait quelquefois que le ciel prennent brusquement une beauté à couper le souffle, presque irréaliste. D'un bleu pur presque translucide, le soleil irradiait tant de chaleur que de lumière, à tel point qu'il fallait parfois presque clore les yeux en regardant à l'horizon afin de ne pas se brûler la rétine. A l'ouest, au-dessus de la mer, le ciel irréel se déclinait en violet, mauve et tirait sur le rose, certaines zones touchaient à l'orange et au vert, comme une aurore boréale, sans que l'on puisse toutefois identifier un tel phénomène. Non, il n'y avait pas de noms pour qualifier pareille beauté, c'était simplement les talents d'Aphrodite et surtout, c'était... Terra.
En pensant à Aphrodite, Enora se souvint brusquement de son entrevue avec Hera. Il lui semblait qu'une éternité s'était écoulée depuis le jour où elle avait menacé la déesse. C'était quelques temps après le massacre qu'elle avait infligé sur son oncle et ses acolytes. Depuis, le rejeton de la déesse avait vu le jour, Enora avait visité la prison Eternum, elle avait été la prisonnière d'une bande de malfrats, avait découvert que tout, sur ces terres, n'était pas nécessairement mauvais et à abattre sur le champ. Mais ça, cela restait plus que rare aux yeux de la mercenaire. Jouer du katana au moindre mouvement restait et resterait sa marque de fabrique, son réflexe, ce qui lui permettait de survivre.

Brusquement, un éclair zébra et déchira le ciel. Le portail. Elle ne sourcilla même pas, habituée à le voir s'ouvrir et se fermer. Il était même de plus en plus utilisé. Les créatures de Terra étaient nombreuses à sillonner la ville humaine, de l'autre côté du portail. Enora n'avait aucune envie d'y foutre un pied. Les humains avaient l'air plus cons que cons. Et il y avait déjà beaucoup à faire ici, à Terra, niveau cons et autres créatures à saigner, purement et simplement.

Il faisait bon, il faisait beau. Aussi la jeune femme se décida-t-elle à couper par la plage plutôt que par les vastes et désertes étendues de terre. Accélérant sa course, elle descendit à toute allure la pente abrupte et rocheuse qui donnait sur la plage. Dangereux, ça l'était, car les pierres sur lesquelles elle appuyait chacun de ses pas risquaient de rouler, de s'écrouler, bref, de la faire choir, sans compter les innombrables trous dans lesquels elle pouvait se casser chevilles, genoux, la jambe entière. Avec un dernier petit bond qui lui tira un sourire, elle atteint enfin le sable. Sous ses bottes de cuir, on entendait les grains crisser.
Le roulis des vagues produisait un bruit apaisant et, quoi que trottinant toujours, elle ralentit l'allure afin de profiter tant de cette marine mélopée que de la vue splendide qui s'offrait à elle : deux impressionnantes falaises encadraient la petite plage, l'eau s'y heurtait avec virulence et relançait la charge à grands renforts d'eau bouillonnante d'écume. Les embruns imprégnaient ses cheveux d'iode qui lui cinglaient le visage. D'un mouvement de tête, elle les fit tous passer sur son épaule gauche, évitant ainsi de les avoir dans la figure.

Soudain, elle s'immobilisa.
Etendu sur le sol, se soulevant de façon irrégulière et presque imperceptible, il y avait un corps. Il était à une trentaine de pas d'Enora.
Lâchant le cerf qui retomba sourdement, la mercenaire avala les pas qui la séparaient de ce corps. Elle se laissa tomber sur le sable, dérapant sur les derniers centimètres pour se retrouver penchée au-dessus de ce qui se trouva être un homme.
Un homme couvert de haillons, du sang un peu partout, le sable s'incrustant comme un parasite sur les plaies ouvertes. Avec douceur, elle fit basculer le corps de l'inconnu sur le dos, dévoilant un visage sublime aux yeux de la jeune femme. Son cœur rata un battement et elle sursauta presque. Passant une main douce sur la joue éraflée du bel inconnu, elle laissa échapper un sourire attendrit.
Il empestait la poudre, la chair brûlée, le sang et le feu. De temps à autre, ses lèvres s'agitaient comme pour former des mots, mais on ne pouvait les saisir, ils ressemblaient davantage à un gargouillement souffreteux. Il n'y avait pas un instant à perdre.
Mobilisant son pouvoir, la ESP.er entreprit de refermer les plaies, de restructurer les lambeaux de peau arrachés ou calcinés, et bientôt, quoi que laissant à certains endroits quelques cicatrices, le bel inconnu eut de nouveau une peau belle et lisse comme un petit bébé.
Relevant sa tête avec une de ses mains, Enora saisit une gourde pendant à sa ceinture de l'autre. La dévissant avec les dents, elle la porta aux lèvres du blessé.
Avec une toux sèche, il s'éveilla brusquement.
Aussitôt, la mercenaire l'aida à s'asseoir.


_Doucement, doucement.. Certaines côtes sont encore fragiles, j'améliorerais ça tout à l'heure, mais d'abord doucement...  chuchota-t-elle.

Malgré la faiblesse du blessé, elle glissa une de ses mains sur la garde de son katana... Certains énergumènes de Terra n'hésiteraient pas à monter une telle stratégie pour prendre au piège leurs proies...
Imperceptiblement, elle bascula son centre de gravité sur sa jambe droite, histoire d'être prête à bondir... au moindre mouvement.
« Dernière édition: Décembre 03, 2012, 03:24:41 par Enora » Journalisée

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« Répondre #2 le: Décembre 03, 2012, 06:14:41 »

Bien qu'évanoui, l'homme râla péniblement lorsqu'on le fit bouger. La douleur de ses plaies ouvertes par la chute lui vrillait les nerfs, sa peau brûlée flattée par le vent iodée lui envoyait des signaux intolérables et plusieurs de ses os gémissaient au moindre mouvement. Ses côtes brisées l'empêchaient de respirer correctement, lui coupant le souffle tant c'était parfois intolérable lorsque sa poitrine se soulevait doucement au rythme de sa respiration quelque peu sifflante. Son esprit, bien qu'éteint, était éclairé par de violents flashs qui brisaient la noirceur de l'absence de réflexion pour l'amener péniblement vers le redémarrage.
Après quelques temps, la douleur sembla calmée. Ses griffes étaient toujours plantées dans la chair de l'homme qui gisait sur le sable transformé en cristal et dont une partie du corps reposait contre celui de l'inconnue qui venait de lui sauver indiscutablement la vie. Il ne bougeait toujours pas, mais son souffle était plus court et agréable, ses traits déformés par ce qui avait été de la peur mêlée à de la douleur ayant reprit une apparence plus paisible et tranquille.
Meurtri, son être ne l'était plus. De ce qui lui était arrivé tout comme de sa chute il ne restait plus que des vestiges, son corps aux lignes musculeuses simplement tâché ça et là de traces de sang, d'un peu de cendres et de sable. Sa curieuse tenue ne couvrait plus qu'un de ses bras et une partie de ses jambes, un lambeau déchiré chargeant de lui préserver une intimité un tant soit peu digne.

Puis il y eu l'eau. Un filet léger et frais qui coula dans sa bouche et sa gorge déjà encombrée par un peu de sang. Cela le fit réagir, tousser violemment. Et l'action acheva de renvoyer son esprit à la conscience, commençant par cracher l'eau teintée de sang sur la personne la plus proche.


***

Des... Des mots ? O-oui... Il me semble bien avoir entendu une voix s'adresser à moi. Une voix douce et attentionnée, aux intonations féminines. Je... non, il ne me semble pas la connaître... Mais j'ai la tête embrumée, encore. Je tousse, tousse encore et remue pour m'écarter de la présence que je sens contre moi. Faible comme je suis, mes mouvements ne riment à rien mais au moins je parviens à reprendre conscience de mon corps peu à peu. C'est une drôle de sensation, un peu comme si j'enfilais une tenue dont je n'avais pas l'habitude. Doucement, je clignais des yeux et la lumière m'aveugla. Je détournais instinctivement la tête pour laisser mon visage reposer sur une surface quelque peu molle et rebondie, mais je n'y prêtais pas vraiment attention. Il me fallut encore quelques essais pour parvenir à faire le point, réussissant à distinguer les contours d'un visage qui me semblait penché vers moi. Plus ma vision acceptait de s'affiner plus je pouvais voir des traits agréables, baignés dans la lumière d'un ciel superbement azuré.
...Putain, je crois que je n'avais jamais rien vu d'aussi beau.


- Vous êtes... un ange ? Faiblement, presque timidement, ma main se leva pour se poser sur sa joue. C'était une caresse délicate, même si le geste n'en était qu'une parodie. Vous êtes v-vraie...

Un sourire de satisfaction, avant que je me ne crispe tandis que je réalisais ce que ça voulait dire. Mes doigts glissèrent mollement de son visage pour tomber sur mon torse, tandis que je détournais le regard. J'étais donc...

- Mort... Merde !

D'un poing que je n'étais pas parvenu à serrer tout à fait, je frappais le cristal sous moi. Ca n'avait rien de convaincant vu que j'étais complètement vidé, mais l'idée générale était bien là et expliquait peut-être les larmes qui montaient à mes yeux et que je ne cherchais pas réellement à contenir.
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« Répondre #3 le: Décembre 03, 2012, 08:12:39 »

Enora était restée figée lorsque cette main molle de fatigue avait atterri sur sa joue. Elle retint sa respiration, comme terrorisée.
Un ange ? Enora ? Un... ange... Les pensées de la mercenaire restèrent comme bloqués sur ces mots et elle se figea plus encore, tous ses muscles tendus. Ce fut l'apparente conclusion de l'homme qui la surprit davantage. Elle recula presque avec violence, laissant la tête de l'inconnu heurter le sol
.

_Je ne suis pas... Un ange. Je ne l'ai jamais été.

Sa main toujours serrée sur la garde de son katana, elle se releva, le regard dur. Elle vrillait ses yeux vairons sur l'inconnu, méfiante.

_Je t'ai simplement sauvé la vie. Maintenant si tu ne veux pas mourir pour de bon, dis-moi vite qui tu es.

Sa prise se raffermit sur son arme. Pourquoi avait-il parlé d'un ange, savait-il pour Gwenaëlle ? Etait-ce un ancien ami de Baltrog qui aurait échappé à son massacre et qui cherchait à se venger ? Mais cela n'avait aucun sens ! Il était trop faible pour prétendre pouvoir la tuer, là, maintenant. Mais peut-être cela faisait-il partie du plan... ? Peut-être voulait-il l'attendrir par un comportement délirant afin de mieux la trahir par la suite. Ne jamais faire confiance à personne, jamais.
Des larmes de panique lui montèrent aux yeux, une panique comme elle n'en avait plus ressentie depuis qu'elle s'était échappée de cette cage, laissant derrière elle le corps à jamais inanimé de sa sœur. Morte. Pour toujours plus jamais.
Mais l'homme ne répondait toujours pas, et un cri tremblant de cette panique échappa à la jeune femme en même temps qu'elle tirait cette fois sa lame de son fourreau, la pointant sur la gorge du blessé :


_Putain mais t'es qui et qu'est ce que tu fous sur Terra !?

Elle pouvait sentir à quel point il était faible, il ne demanderait presque aucun effort à la ESP.er de l'achever sur-le-champ, comme elle pouvait lui insuffler une nouvelle énergie en augmentant l'afflux sanguin dans son corps. Elle n'en fit rien. S'il était un ennemi, il valait mieux le laisser aussi faible que possible.
Scrutant cet intrus, elle tenta d'identifier son visage, mais, rien à faire, il ne ressemblait à rien ni personne qu'elle ait pu voir avant.
Le menaçant toujours de sa lame, elle ramassa un des pans de tissus qui avait atterri sur le sol. Ce tissu ne correspondait à rien qu'elle ait pu jamais voir. Il ne fallait pas s'en étonner. Cet hurluberlu venait de Terre, les dieux seuls savaient à quel point ils pouvaient être fous par là bas...

Mais l'inconnu ne répondait pas assez rapidement :


_Bordel, réponds moi ou je te jure que je te saigne comme un porc... Pourquoi m'as-tu dit que j'étais un ange, pourquoi tu crois que t'es mort, et qui tu es au nom des dieux de l'Olympe ?

Cette fois, elle paniquait pour de bon.
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« Répondre #4 le: Décembre 03, 2012, 09:09:01 »

Et blam ! A peine m'avait elle sauvé de la mort que cette conne manquait de me filer une commotion cérébrale. Ma tête était retombée sur le sol dans un bruit sourd, se cognant contre la surface cristalline en m'arrachant un gémissement plaintif que je ne fus pas capable de terminer par l'insulte que j'avais pourtant sur le bout de la langue. C'était tentant, mais j'étais trop faible et je voyais déjà trente-six chandelles. Pendant que je grommelais mollement en me passant une main sur le visage, je l'entendais me dire que non, elle n'était pas un ange. Qu'elle eut été vexée par la méprise me semblait presque plausible, mais qu'elle semble prendre la mouche de cette façon n'avait rien de logique pour moi. Merde, c'était plutôt un compliment d'être comparé à un putain d'ange, non ? Parvenant à me remettre enfin du choc, je dardais mon regard bleu dans ses yeux dépareillés et ne pus que constater, impuissant, la sévérité que j'y lisais sans pouvoir la comprendre.
Je n'étais certes pas spécialement malin, mais n'importe qui aurait saisi que la situation pouvait à présent déraper à n'importe quel moment. Et certainement pas à mon avantage, vu le sabre qu'elle tenait fermement. En temps normal, ce n'est pas la perspective de cette pauvre lame qui m'aurait inquiété. Seulement là, dans mon état, j'avais l'impression que le simple fait de me cracher à la gueule aurait suffi à me péter une cervicale. Aussi allais-je devoir être prudent et peser mes mots.


Tout à mes réflexions qui s'éternisaient dans mon esprit encore un peu embrumé, je ne parvins pas à répondre rapidement. Mauvaise pioche, puisque mon silence fut accueillit par des yeux brillants de larme et la pointe du katana qui vint me lécher la gorge après qu'un petit cri paniqué ait résonné entre elle et moi. Ainsi menacé, l'adrénaline commençait à être pompée par mon coeur et j'en profitais pour reprendre mes derniers esprits encore fugitifs. Mon coeur battant à tout rompre dans ma poitrine, j'estimais mes chances de survie immédiates pour me rendre compte qu'elles flirtaient dangereusement avec le zéro.
Qui j'étais. Ce que je foutais sur... Terra ? Hein ?


- Terra ? C'est quoi, Terra ?

J'en avais vaguement entendu parler et au final, j'avais mis Terra dans mon dossier légendes urbaines, en compagnie de "Jésus m'a sodomisé avec du gravier" et "mon chien est un transformers gay". Donc, j'étais sur Terra ? Comment et pourquoi ? Je n'avais pas les réponses et ce que je venais de dire n'avait pas l'air d'être ce que ma sauveuse attendait. Elle avait ramassé un morceau de mes collants et y avait jeté un regard dédaigneux. Merde. En tant normal, cette seule ouverture m'aurait été profitable. Alors que dans mon état de fatigue, je ne parvins même pas à réaliser qu'elle m'avait offert une ouverture en or. Et voilà qu'elle s'énervait sérieusement, invoquant les dieux de l'Olympe et menaçant de me saigner comme un porc. D'accord. Encore une situation de crise que j'allais devoir gérer, alors que je ne demandai qu'à pouvoir me reposer quelques heures.
Heureusement pour moi, avec le temps et les soucis causés par des forcenés, j'avais appris à garder mon calme même quand ça commençait à chier sérieusement. Ce fut donc un regard des plus déterminés que je vissais dans le sien.


- Si tu me saigne sans avoir eu tes réponses, les dieux que tu invoques pourraient bien t'en vouloir, tu ne crois pas ? Considère bien cet aspect de la chose et calme toi un peu. Franchement, même si je voulais te faire du mal, je ne pourrai pas grand'chose. Tu es en position de force sur de nombreux tableaux et je n'irais pas contester ça. Tu gagnes, d'accord. Alors calme toi. Et vire cette merde de devant moi ! Un vrai katana, ça ne se tire que pour un coup unique et décisif. Une fois dégainé, ton sabre est à moitié mort.

Lui faire la leçon n'était peut-être pas la meilleure idée que j'avais eue jusque là, mais j'avais besoin qu'elle croit en moi. Ne serait-ce que pour atténuer la menace immédiate et pouvoir commencer à discuter sérieusement. Mon ton avait été un peu impérieux, mais je gageais qu'il aurait son effet quand même. Il DEVAIT faire son effet, pour m'éviter de finir en service deux-pièces.
Ne la lâchant pas du regard, je continuai.


- Je m’appelle Sent... Kyle. Kyle Macross. Et je suis sur Terra... Pour... je ne sais pas pourquoi, en fait. Mon dernier souvenir concerne la Terre, où je tentais de combattre un incendie. Mais ça a mal tourné et tout a explosé. C'est pour ça que je t'ai prise pour un ange : je pensais être mort et au Paradis. C'est tout ce que je peux te dire, miss.

Quoique, non. Il me restait une ultime chose à ajouter, par laquelle j'aurai d'ailleurs du commencer. Mon sourire étira chaleureusement mes lèvres malgré la menace qu'elle faisait toujours pointer sur ma gorge, et quelques mots supplémentaires lui furent adressés.

- Merci de m'avoir sauvé la vie. Merci beaucoup.
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« Répondre #5 le: Décembre 04, 2012, 01:58:26 »

Voilà que l'imprudent prenait des grands airs avec Enora... Erreur, grossière erreur, erreur fatale ! Les yeux qui luisaient jusque là de panique et de sévérité s'envenimèrent au point que le bleu de son œil gauche semblait pareil à la mer démontée en pleine tempête et le vert tirait dangereusement sur le noir. La mercenaire le laissa toutefois finir sa petite et médiocre présentation. Elle devinait au ton impérieux et assuré qu'il avait pris, malgré la situation, qu'il était un personnage sans doute respecté sur Terre. Peu importait, il était désormais sur Terra, dans une des régions les moins hospitalières, face à une des tueuses les plus dangereuses et avides de sang de tout le territoire.
Elle grimaça de dégoût face à son sourire reconnaissant. Sans un mot elle rengaina son katana, et resta un moment silencieuse. Même son arme rangée elle conservait son incroyable domination sur lui. Qu'il la sente ou non, ça, elle s'en foutait. Elle lui montrerait.


_Bien... Kyle. Plusieurs choses, d'abord. Je vais commencer par répondre à ta question non-formulée et je me présenterais à mon tour, c'est de la plus simple des courtoisies, mh... ? Malgré ses paroles et son ton calmes, on devinait comme un je-ne-sais-quoi de terriblement menaçant dans sa voix, comme une épée de Damoclès qui serait en train de se positionner idéalement avant de s'abattre sur sa cible. Donc. Tu es sur Terra, monde créé par Aphrodite. Tu es sans doute arrivé ici par accident, le souffle d'une explosion a dû te projeter dans le portail qui t'a envoyé ici. Bienvenue. Ici tu es dans les Contrées du Chaos. Un peu plus au Nord, tu as les landes dévastées, à l'opposé, au sud, les terres sauvages.
Voilà pour te situer, un peu. Maintenant...


Enora releva brusquement la tête et vrilla ses yeux brûlants de rage vers l'inconnu. Son pouvoir enserra bientôt la gorge de Kyle, pas suffisamment pour l'étrangler, mais bien assez pour lui faire sentir la pression et la douleur.

_... Ma présentation. Je suis Enora. Connue aussi sous les surnoms de « La mercenaire », « Dame Cruelle », entre autre. Comme tu le vois, je suis dotée de certains pouvoirs qui me permettent de contrôler toute chose du domaine physique. Si ma façon de me servir de mon arme te déplaît, je t'invite vivement à fermer ta petite gueule d'amour, ce n'est pas un rejeton comme toi qui apprendra à une centenaire comment livrer bataille.
Encore une chose
, et cette fois elle souleva le corps du blessé par la gorge grâce à son pouvoir jusqu'à ce que leurs visages soient à la même hauteur, ne crois pas m'attendrir ou me dissuader de quoi que ce soit en me parlant de « mes dieux ». J'en ai côtoyé plus que tu ne l'imagines et, à bien des égards, ils devraient plutôt craindre ma colère plutôt que moi, la leur.

Arrogante ? Non, pas vraiment. Sa confrontation avec Hera comme avec Kyô lui avait montré combien elle pouvait tenir tête à ces soit-disantes divinités. Elle aurait même pu tuer Hera. Cette dernière n'avait certes pas été au mieux de sa forme ce jour-là, mais elle restait une déesse, elle aurait pu être en mesure de tuer Enora, mais non.

_Bref, mon agneau. Tu te trouves en territoire inconnu, sur les terres les plus hostiles de ce monde, face à une meurtrière professionnelle, à la lame et la gâchette facile. Alors la prochaine fois, réfléchis un peu plus avant de parler...

Avec douceur, elle le reposa au sol, relâcha son emprise sur sa gorge.

_De rien, enfin, pour le sauvetage. Elle resta un moment silencieuse. Tu ne devrais pas être aussi sûr de toi, ici, si tu veux survivre. J'ignore comment fonctionnent les portails, je ne pourrais pas t'aider à repartir dans ton monde. Je peux te faire recouvrir suffisamment de forces pour que tu puisses marcher, voire courir, mais pour le reste... Il va falloir que tu apprennes les règles de ce monde. La première d'entre elles est de ne jamais tenter la provocation pseudo dogmatique face à un ou une inconnue. Ces terres sont peuplées de créatures dont tu ne peux imaginer la perfidie, la puissance, la folie.
Maintenant reste un instant tranquille.


Et, ce disant, elle mobilisa une nouvelle fois son pouvoir afin d'aider l'organisme de Kyle à se remettre de ses contusions et de ses trauma. Elle fit affluer en lui un sang gorgé d'oxygène, détendant ainsi les muscles, effaçant toutes contractures, elle finit de ressouder les côtes, solidifia encore ou renforça certains organes, muscles, tissus particulièrement touchés par les exploits qu'il avait tenté. Elle remarqua que sa physionomie n'était pas tout à fait celle d'une créature lambda. Elle se souvenait avoir torturé un esclave humain. Et Kyle n'avait pas les mêmes caractéristiques. Certaines molécules qui logeaient en son corps étaient étrangères à la mercenaire et, afin d'éviter un éventuel désastre, elle n'y toucha pas. Ce qui la surprit également c'est qu'en dépit de toute l'énergie qu'elle venait de dépenser pour soigner le blessé, il n'était toujours pas en pleine forme... Elle dûe s'arrêter, préservant assez de sa propre énergie pour pouvoir se défendre, si le besoin s'en faisait ressentir. Elle devrait en effet désormais protéger non pas sa seule personne, mais également cet imprudent.

Chancelante par la perte brutale d'énergie, elle se redressa tant bien que mal, s'étant auparavant accroupie, une main sur l'épaule de Kyle afin de faciliter le transfert de son pouvoir dans le corps du jeune homme.


_Fais attention, hein... Ne va pas gâcher toute ma belle énergie en faisant des conneries...

Elle partit chercher le corps du cerf avant de revenir près de Kyle avec. Ramassant du bois flottant, des algues sèches et réussissant avec effort à faire léviter un gros tronc brisé, elle fit un feu entre eux. Sans rien dire, et toujours grâce à son pouvoir, elle dépeçât la bête tandis qu'elle cherchait dans son sac la large peau de bête étanche qu'elle utilisait pour la cuisine.
Bientôt un délicat fumet de ragoût de cerf embauma l'air tandis qu'elle faisait cuire quelques légumes dans la cendre, enveloppés dans de grosses feuilles de chêne.

Levant finalement son regard vers Kyle, elle reprit la parole après ce long moment de silence.


_Il faut toujours que je mange après avoir dépensé une grande dose d'énergie... expliqua-t-elle. Puis, après un nouveau court silence, elle plongea son regard hors pair dans celui de son interlocuteur, brillante de curiosité suspicieuse, qu'es-tu, Kyle Macross... ? Tu n'es pas humain, et tu n'es aucune des créatures de Terra, alors, qu'es-tu... ?
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« Répondre #6 le: Décembre 04, 2012, 06:39:52 »

Et voilààààààààà ! Qui était le pro de la diplomatie inter-dimension, hein ? Kyle-chou, absolument ! Un sourire un brin ravageur, un ton de voix sensuel et assuré assorti d'un regard bleu-acier auquel aucun individu catégorie nichons ne pouvait résister et le tour était joué ! J'avais détendu la petite brune paniquée en deux-trois phrases bien senties et voilà qu'elle était prête à me manger dans la main. Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes, bien sûr !
Sauf peut-être cette petite lueur criminelle que je lisais dans l'oeil de la belle, mais c'était un point de détail que j'avais décidé d'occulter sciemment. Autant se concentrer sur le plus important : ma survie et le désamorçage de cette situation de crise, gérée avec brio.
Marrant quand même, ce regard franchement hostile. Un peu...euh...inquiétant. Un peu, juste.

Elle commença à parler posément et, sans trop savoir pourquoi, je dégluti avec difficulté. Ma mère me faisait aussi cet effet quand le carnet de notes arrivait à la maison et généralement, je finissais avec la tronche dans sa main droite, implorant pour ne pas qu'elle continue à me baffer. Je décidai de mettre ça sur la montée d'adrénaline et me concentrai sur le petit exposé géographique auquel elle se livrait à mon intention. Mentalement, je tentai de tout retenir. Après tout, j'ignorai combien de temps j'allai devoir passer sur Terra et ces informations pourraient m'être utile plus tard. Tout à mes pensées, je ne prêtai aucune attention à son redressement mais eu tôt fait de sentir une curieuse sensation sur ma gorge, comme si elle avait été lentement serrée d'une poigne de fer. Instinctivement, je portais mes doigts à mon cou en grimaçant, avant de relever les yeux vers mon drôle d'ange, dont le regard était à présent aussi rassurant qu'un pyromane équipé d'un baril d'essence et d'allumettes.
Elle s'appelait donc Enora, comptait une tripotée de surnoms amoureux aussi tendres qu'un coup de martinet et avait visiblement un lien de filiation avec Dark Vador, puisqu’elle ne fit pas un geste pour me faire relever à son niveau, la poigne autour de ma gorge ayant largement suffit pour se faire. Moi, je cherchai à garder un peu de superbe alors que je cherchai mon souffle en bavant à moitié, étouffé comme je l'étais.


- O-ok, Enora...t-t'es p-pas une...arrrrgh...mm-marrante...

Réfléchir un peu avant de parler la prochaine fois ? Ouais, j'allais réfléchir, pétasse ! Le temps de récupérer un peu mes pouvoirs et je te rentrerai dedans histoire de de t'apprendre à causer correct ! "Dame Cruelle" mon cul, non mais des fois !
...Oui, bon, c'est ce que j'aurai voulu lui dire, mais ce qui sortait pour le moment de mes lèvres ressemblait plutôt à un "
BleuUAaaargh" informe pataugeant dans la salive. Niveau force de persuasion, ça risquait d'être un tantinet limité.

Enfin, mes pieds nus retrouvèrent le sol et ma gorge fut libérée. Arque-bouté, une main sur une cuisse et l'autre sur le cou, je toussais avec force en crachant parfois tout en l'écoutant parler. Et pas pour me faire plaisir. Enora ne savait pas comment je pourrai repartir et prétendait que Terra était un ramassis d'horreurs diverses capables de botter le cul à toute la Ligue de Justice. Alors que je relevais les yeux vers elle, je ne pus m'empêcher de sourire entre deux quintes de toux.

- Laisse moi bouffer et dormir un peu et on reparlera de puissance et de ce que je peux faire ou pas.

Facile de faire la fière-à-bras devant un type exténué et encore secoué, pas vrai ? Si j'avais été dans ma forme habituelle, notre "discussion" aurait eut certainement un tour différent. Pas forcément plus aimable ni moins agité, ceci dit. Mais bon... Même si elle venait de se comporter comme la dernière des enflures avec moi, je ne pouvais pas totalement lui en vouloir. Enora venait de me sauver la vie et je n'étais pas un ingrat, aussi décidai-je pour le moment de passer outre ce qui venait de se passer. Ravalant ma fierté et mon égo, je lui concédais la victoire et n'ajoutai rien de plus alors que de nombreuses provocations fleurissaient déjà sur le bout de ma langue.
Soudainement, alors que j'étais toujours à m'occuper de ma gorge, je me senti envahi d'une sensation de bien-être, de "mieux". Impossible à décrire correctement, mais c'était un peu comme si mon corps avait reprit du poil de la bête de lui même, de l'intérieur. Les dernières douleurs s'envolèrent miraculeusement et -très rapidement- je retrouvai une très bonne forme physique.
Quand Enora sembla un peu vaciller, je l'aidai à se maintenir droite en plaçant par réflexe une main sous ses aisselles. Lui lançant un regard franchement inquiet, je compris à ses mots qu'elle était à l'origine de mon rétablissement. Merde... C'était quel genre de pouvoir, au juste ? Bah, je verrai ça plus tard. Pour l'heure, je lui adressai un hochement de tête et un petit sourire en guise de promesse et la laissais m'abandonner pour la dépouille d'un animal.


Je l'avoue, l'idée d'aller l'aider ne se concrétisa pas et ce de façon volontaire. Petite vengeance mesquine sur ce qu'elle venait de m'infliger, surtout... Et parce que je mis à profit le temps de la préparation du repas pour faire un petit check-up de mon état. Grosso-modo, j'étais à présent aussi en forme qu'un être humain lambda pouvait l'être, mais complètement à sec niveau pouvoir. Entre l'incendie et ce que j'avais dû dépenser pour arriver sur la place en un seul morceau, rien d'étonnant, après tout. Faisant jouer mes jambes et mes bras, je remuais également un peu les muscles. Pas mal, le pouvoir de la mercenaire ! Avec ça, j'étais à peu près sûr de récupérer rapidement quatre-vingt pour-cent de mes super-capacités. Dès demain au réveil, je péterai le feu et là, on pourrait parler douceur et câlins autant qu'elle le voudrait.
Non mais. En attendant, je la regardai préparer le repas, pas vraiment étonné de sa façon de procéder. L'avantage d'être moi, c'est qu'on finissait pas ne plus trop s'émouvoir de toutes ces petites choses surnaturelles qui se déroulaient sous vos yeux.


L'air était chargé de saveurs en suspension qui firent grogner mon estomac et je ne parvenais maintenant plus à quitter des yeux le festin qui cuisait tranquillement sous mes yeux. Au loin sur la mer, le soleil entamait tranquillement sa descente et ses rayons paraient le ciel de couleurs chaudes et douces qui s'associaient au bruit des vagues sur la grève pour donner à la scène un air tendre, presque romantique. Si Enora n'avait pas été une menace ambulante, peut-être que j'aurai entrepris de la dragouiller un peu. Mais, considérant que je n'avais pas envie de me retrouver avec la lame de son sabre dans le cul, je restais sage et me contentais de profiter de la douceur de son visage. C'était vraiment une très jolie fille, dont il était difficile de penser qu'elle pouvait se montrer si vindicative lorsqu'elle était contrariée.
J'aurais parié qu'elle traînait un corps magnifique, aussi. Selon ses mouvements, l'étoffe qui la couvrait soulignait agréablement ses lignes. Et ce décolleté... Putain, une invitation au tripotage !  Mouais, j'allais peut-être ranger mes yeux avant qu'elle ne m'en décolle une bonne.
Ce fut à ce moment là que nos regards se croisèrent et qu'elle m'interrogea. Sans me dérober, je la laissai terminer et entrepris de répondre à ses questions.


- Et bien... A la base, je suis humain. J'ai simplement reçu quelques pouvoirs un peu par hasard et pour ça, j'ai été banni de mon plan d'existence originel pour atterrir sur la Terre. Mon corps s'est simplement adapté à mes capacités et je suppose que c'est pour ça que tu as pensé que j'étais...différent. C'est une histoire un peu tordue, hein ?

Souriant vaguement, j'attrapais un morceau de bois reposant dans le feu pour jouer avec pensivement. Ma vie était un récit fantastique auquel je ne croyais parfois pas moi-même, comment Enora pourrait elle y croire ?

- Et toi, alors ? Tu dis que je ne suis pas humain, mais tu te prétends centenaire et plus dangereuse que les dieux. Tu étrangle un mec sans le toucher en menaçant de le débiter, mais tu partage ton repas avec lui après l'avoir soigné... Tu es sûre que c'est moi, la créature curieuse, là ? Un nouveau sourire, plus amusé qu'autre chose. T'es une drôle de nana, Enora.

Séparé d'elle par le cerf qui rôtissait doucement, je ne pouvais pas bien la voir. Et en ce qui me concernait, une discussion se faisait les yeux dans les yeux. Alors, après un instant d'hésitation, je pris mon courage à deux mains et me levais pour accomplir quelques pas, venant m'installer tout à côté d'elle tout en laissant un écart léger mais "réglementaire". Façon de dire que je n'avais pas peur d'elle, mais que je respectais sa sphère intime. Qu'elle m'ouvre en deux pour me montrer aimable si ça lui chantait. Mais après avoir mangé, alors.
Plongeant à nouveau les yeux dans les siens une fois que je fus installé, je repris.


- Quand je me suis réveillé, tu avais l'air sacrément inquiète de savoir qui je pouvais être, non ? Pourtant, vu ce que tu as fais après, tu pouvais me faire n'importe quoi à l'envie... Pourquoi cette réaction ? T'as l'air habituée aux choses un peu...hm...hors-normes, disons. Et j'ai dans l'idée que je ne suis pas le premier à débarquer sur Terra de cette façon. Alors, j'avoue que je ne comprends pas.
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« Répondre #7 le: Janvier 13, 2013, 05:46:30 »

Selon toute vraisemblance, l’hurluberlu en voulait à la belle mercenaire pour son accueil quelque peu froid, mais les grognements ostentatoires de son estomac marquaient très certainement la très prochaine rédemption de la jeune femme au vue du repas presque prêt. Elle écouta d'une oreille distraite son histoire et, d'ailleurs, n'y compris pas grand chose, seulement que ses pouvoirs lui avaient été attribués, et qu'ils n'étaient pas du domaine de l'inné. Enora hésita entre dédain et admiration. Il y avait quelque chose de digne dans le caractère inné de ses pouvoirs, surtout dans leurs découvertes brutales. Mais il y avait également quelque chose de noble dans l'idée de don, comme une idée de mérite. Quoi que ce mérite soit nettement atténué et amoindri par cette idée de « hasard » qu'il venait de lancer. Bref, indécise dans son jugement, la mercenaire fit une moue dubitative, pas plus impressionnée que ça finalement.
Pendant un moment il resta silencieux et la mercenaire apprécia ce silence. Non pas que la conversation de Kyle la dérange, mais elle aimait à entendre seulement le roulis des vagues et le gargouillis du ragoût en train de cuire. Elle observa un moment son jeu avec un bâton de bois qu'il utilisait pour remuer la cendre et bousculer les flammes sous l'outre dans laquelle cuisait leur pitance. Il ne put s'empêcher malgré tout le paradoxe certain qui résidait dans l'attitude de la belle. En d'autres circonstances, elle aurait pu prendre la mouche, mais il fallait avouer que la manière dont il avait tourné la chose rendait la situation bien plus drôle que vexante. Elle sourit mais ne répondit pas. Elle restait quelque part un peu suspicieuse, sans doute.
Un nouveau court silence s'installa. Bien plus court que le précédent ceci dit et  Kyle d'ailleurs vint s'asseoir près de la mercenaire. Ouh, audacieux ! Quoi qu'il garde une distance raisonnable entre eux, Enora n'appréciait que moyennement ce brusque rapprochement. Surtout quand il planta son regard dans le sien. Elle repiqua du nez vers le ragoût, le touillant avec vigueur.


_Quand je me suis réveillé, tu avais l'air sacrément inquiète de savoir qui je pouvais être, non ? Pourtant, vu ce que tu as fais après, tu pouvais me faire n'importe quoi à l'envie... Pourquoi cette réaction ? T'as l'air habituée aux choses un peu...hm...hors-normes, disons. Et j'ai dans l'idée que je ne suis pas le premier à débarquer sur Terra de cette façon. Alors, j'avoue que je ne comprends pas.

Elle resta un moment silencieuse, la vigueur de son remuement atténuée, elle pinça les lèvres. Les yeux fixés sur les bouts de viande qui tournaient au rythme de sa cuillère en bois, elle s'assombrit.

_Il y a sur Terra des êtres abominables... Je suis loin d'être la plus puissante ici... Il y a... des êtres sans foi ni loi, sans morale et sans honneur, vicieux sans pareil, monstres sans nom, erreurs grossières du monde. C'est tout ce qu'il y a à en dire, Kyle... Macross.

Un nouveau petit silence s'insinua entre eux. Enora fixait le feu de façon volontairement austère. S'il attendait des confidences, il était mal tombé.

_C'est bientôt prêt, finit-elle par lâcher avec un sourire de compassion en entendant un nouveau gargouillis.

Le regardant franchement, elle prit brusquement conscience des guenilles que portaient l'individu, prêtes à tomber et dévoiler sa nudité. Elle éclata brusquement de rire.


_Il faut que j'arrange ça... !

Se levant, elle ramassa la peau ensanglantée du cerf. Certes, elle n'était pas totalement remise de sa perte d'énergie, mais ceci au moins pouvait-elle le faire : comme par magie, d'infinies petites gouttes de sang se détachèrent de la peau de bête qu'elles avaient entaché et s'écrasèrent au sol, tachant d'un rouge profond la blancheur surréaliste du sable. Bientôt, et tirant une ride d'effort du front de la jeune femme, les poils de l'animal se détachèrent à leur tour et tombèrent en tourbillons autour de la mercenaire. Ne restait que la peau encore visqueuse de chair. Plus pour très longtemps. Un à un ces lambeaux s'arrachèrent pour ne laisser entre les mains de la jeune femme qu'un cuir encore jeune. Là encore, cela ne dura pas et en quelques minutes elle obtint une large pièce d'un cuir solide et souple, d'une jolie teinte brune. Jetant un œil au jeune homme, elle eut l'air de le jauger et, s'asseyant en fermant les yeux, la pièce toujours entre les mains, on vit peu à peu la surface se diviser et se mouvoir d'elle-même. Bientôt, une sorte de ceinturon apparu, puis deux jambes, les trois parties se rapprochèrent et, les tissus s'étirant en masses informes et inégales s’agrippèrent les uns aux autres, se fondant l'un dans l'autre. Bientôt un magnifique pantalon de cuir apparut enfin, comme fait d'une seule pièce, sans couture ni revers.
Rouvrant les yeux, la ESP.er se saisit d'un couteau, perçât six petits trous de part et d'autre d'une fente, là où devait se tenir la braguette puis, sortant d'une de ses poches un cordon de cuir, elle le passa dans les trous, créant ainsi une braguette rustique mais pratique.
Jugeant d'un coup d'oeil l'ensemble de son travail, elle eut un sourire satisfait. Chancelante encore davantage que précédemment elle vint se rasseoir près de Kyle en lui tendant ce pantalon, souriante.


_Tiens, tu ferais mieux d'enfiler ça. Je n'ai pas assez de matière pour te faire un veston mais ce sera toujours mieux que ce que tu as sur le dos...

Elle laissa son homologue se dépatouiller de ce vêtement et retourna à sa cuisine. Elle eut cette fois un grand sourire satisfait :

_A table !

Se saisissant de deux larges écorces incurvées et qu'elle avait rendu bien creuses, elle y servit deux généreuses portions de ragoût, y ajoutant les légumes qui avaient gentiment cuit dans des feuilles sous la cendre chaude.
Tendant son « assiette » à Kyle, elle ne put s'empêcher d'ajouter :


_Il y en a encore, si jamais...
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« Répondre #8 le: Mars 24, 2013, 09:16:07 »

Le portrait rapide qu'elle me dépeignit de la population de Terra n'était pas franchement flatteur. Ce monde était donc si dangereux que ça ? Moi pour le moment, j'avais plutôt tendance à comparer ça à un univers d'héroïc-fantasy. En guise de Terre du Milieu, j'avais peut-être atterri sur la Terre du Côté, un truc du genre ? Quand bien même. Une fois que j'aurai rechargé mes batteries, bouffé un bon morceau de ce cerf qui me faisait de l'oeil et me flattait tout autant les narines que les papilles, je serai tout à fait disposé à aller botter le cul à une troupe d'orcs. Voire celui de Sauron et des Rois-sorciers dans la foulée, même ! J'étais tout de même Sentinel Prime et je voyais mal deux-trois dragons m'emmerder sérieusement. Quoi que pouvait en dire Enora, je doutais que Terra puisse représenter pour moi un quelconque défi. Bon, j'oubliais un peu vite la pilule qu'elle m'avait mise sans même me toucher, mais mon égo avait décidé que cette correction était due à mon seul état de fatigue avancé.
Je devenais donc un peu péteux, mais me gardais bien de me l'avouer. Même en considérant que je sous-estimais Terra, cette dernière avait plutôt intérêt à se méfier de moi aussi.


- C'est mon rôle, de corriger les erreurs grossières. Enfin, c'est celui que je me suis choisi.

Un ange passa et je me perdis dans la contemplation de la mer et de son horizon durant son vol. Une nouvelle terre à fouler, des multitudes de choses et de gens à découvrir... Je crois que je ne réalisais pas bien, à ce moment là. Pas que j'étais blasé -je sentais en moi le geek rêveur s'agiter- mais mes soucis étaient tout autre. Il fallait que je trouve un moyen de retourner à la maison tout en espérant qu'Hitomi ne désespère pas de mon absence. Je n'avais aucun moyen de la prévenir, ni même de savoir si l'accès à Terra incluait un billet de retour. Mon ventre gronda à nouveau et comme si ça avait été un appel, Enora répondit que le repas serait bientôt prêt. Je me contentais d'un rapide sourire et d'un "h-hm" vague, avant que son rire inattendu ne me fasse me retourner vers elle. Haussant un sourcil, je cherchais à comprendre la cause de son hilarité.
Arranger ? Arranger quoi ? Je baissais les yeux sur les lambeaux de mon collant. Ah. J'aurais pû en générer une nouvelle, mais n'en étais pour l'heure pas capable. Elle, par contre, semblait avoir son idée sur la solution.

Assister à cette séance de couture -si on pouvait appeler ça comme ça- me laissa tout bonnement pantois. Devant mes yeux ronds comme des billes, j'avais vu la peau encore sanguinolente du cerf se départir seul du sang puis des poils. La chair restée accrochée au cuir n'avait pas duré bien plus longtemps que le reste. Et après... Putain, quoi ! Un jean Levi's du moyen-âge s'était formé alors que les bandes de cuir s'étaient détachées, agglomérées, taillées d'elles-même dans la matière qu'Enora s'était contentée de tenir à bout de bras. Quant à moi, mon cerveau était resté bloqué sur le spectacle et la seule chose concrète que j'avais été capable de faire s'était résumée à cligner des yeux, la bouche ouverte comme celle d'un poisson hors de l'eau.


- Oh, putain... étais-je à peine parvenu à murmurer, tout aussi admiratif qu'étonné.

Encore sur le cul, je ne bougeais pas alors qu'elle vacillait en voulant reposer son séant non loin du mien en me tendant le fruit de ses efforts (qu'elle avait même pensé à doter d'une ouverture pour la patronne et ses deux jumelles). Je reçus le pantalon plus que je ne l'attrapais et la remerciait d'un balbutiement avant de me déshabiller devant elle, laissant les restes de mon costume sur le sable. J'enfilais le pantalon, enfermant derrière le lacet ma fierté virile. Ça me moulait sacrément le cul et mettait un peu trop en forme mon entre-jambes... Mais ça n'était pas différent de mon collant, dans l'idée. Peut-être un peu plus sexy à sa façon. Bon, le cuir était encore un peu raide mais je ne comptais pas faire la fine bouche non plus.

- Hey, pas mal ! Merci beaucoup, c'est sûr que c'est déjà un peu plus présentable ! Ne t'en fais pas pour le reste de la tenue... C'est bien comme ça.

Un sourire, lumineux et sincère. Voilà la seule chose que je pus lui offrir en remerciement pour elle qui m'avait rendu un peu de dignité. Décidément, elle en faisait beaucoup pour moi et intérieurement, je me fis la promesse de lui rendre la pareille. Je la rejoignis dans le sable, m'installant à nouveau à ses côtés alors qu'elle me tendait l'écorce qui me servirait d'assiette. Mazette, quel festin ! Ce n'était pas très poli, mais j'humais d'abord ma portion et en retirait une ouverture d'appétit encore plus grande. Hm... Je n'allais pas manger avec les doigts, non plus. Soit, j'allais remédier au problème.
Me concentrant un peu, je fis apparaître au creux d'une de mes mains une petite lumière bleue, qui se divisa en quatre, s’allongea et s'affina jusqu'à former deux paires de baguettes. L'habitude de manger asiatique... Satisfait, j'en proposais deux à Enora. Ces couverts improvisés née de lumière auraient pourtant un poids et une consistance tout à fait tangibles.


- Si tu préfère couteau et fourchette, demande. Bon appétit !

Et ce fût la guerre. Un massacre unilatéral entre moi et le cerf aux légumes, qui disparu rapidement sous mes assauts rageurs et affamés de baguette. Je me goinfrais, oui. Mais c'était comme ça : quand mes pouvoirs étaient au plus bas, mon corps avait besoin de se nourrir en quantité pour les restaurer. Et mon appétit était donc ouvert en conséquence ! Ce n'était pas très bien éduqué de me comporter ainsi devant une demoiselle, charmante au demeurant. Mais... Maintenant que je mangeais, je me rendais d'autant plus compte d'à quel point j'étais affamé et j'en oubliais les convenances et la politesse. Le monde se résumait à mon assiette et moi, Enora réduite au rang de plante verte décorative.
Ce ne fût qu'après quelques minutes que je daignais à nouveau relever la tête avec un sourire de bienheureux, l'écuelle vide et la bouche pleine.


- C'hest unch ré-galch ! Tuch...miom-miom-miom...fais chuper bien la cuich...miom-miom-miom...cuisine. Aaaaaaaaah ! A ce train là, dans une heure je m'occupe de tout un bordel à moi tout seul et demain matin je déplace la Terre de son axe sans forcer. Ou presque, quoi.

Me tapotant le ventre qui en réclamait encore, je décidais d'en savoir un peu plus tout de même. Le coup du pantalon, c'était tout de même plutôt fortiche. Elle était quoi, au juste ?

- Ton pouvoir, c'est quoi ? Agir sur toute matière organique, quelque chose du genre ? Tu as travaillé la peau sans même la toucher, tu as été capable de me requinquer un peu de la même façon... C'est impressionnant. Je pencherai pour une domination cellulaire. Je me tapotais la bouche de l'index, pensif. Remarque, tu m'as dis être une tueuse professionnelle, tout à l'heure. Me dévoiler ce que tu sais faire ne serait peut-être pas indiqué... Mais je suis curieux, j'avoue. J'en ai vu des pouvoirs, mais jamais comme le tien.

Pouvoir qui devait connaître des limites. Je portais un oeil à son sabre avant de revenir à son joli minois et plus particulièrement à ses si particuliers yeux vairons. Avant elle, je n'en avais jamais croisé. C'était étrange, un peu déroutant. Hypnotique, surtout. Putain de merde, quelle nana d'enfer !

- Néanmoins, il doit te coûter pas mal d'énergie. Sinon, tu n'aurais, je pense, pas besoin d'un sabre. Et tu as prétendu avoir la gâchette facile, ce qui sous-entendrait que tu possède un pistolet. Mouais... Je vais te faire une confidence, tout de même. Si tu veux me faire du mal, c'est maintenant. Dès demain matin, tes armes ne seront plus en mesure de m'atteindre et je saurais réagir avant que tu active ton pouvoir. Je levais les mains comme pour esquisser un geste de défense. Pas que j'ai envie de me lancer avec ce genre de concours avec celle qui m'a sauvé la vie et offert son pain, loin de là. Mais comme je ne sais pas ce que tu as en tête à mon égard, je préfère mettre les choses au clair. C'tout. Tu peux être sûre que c'est pas moi qui te chercherait la merde, pas après tout ce que tu as fais pour moi.

Qu'elle décide de me punir encore, de m'étrangler comme elle l'avait fait ou qu'en savais-je d'autre. J'avais ma conscience pour moi et demain, si je vivais jusque là, nous pourrions tout à fait nous tirer la bourre si elle en exprimait la demande. Mon regard parlait pour moi, si tant est qu'elle daignait s'y intéresser : la mercenaire n'était pas mon adversaire. La considérer comme une amie aurait été assurément prématuré, mais toujours pouvions nous dire être dans le même camp alors que doucement le jour déclinait. Demain... Nous verrions bien.

En attendant, une question me brûlait la langue, me poussait à bout. Et alors que je m'autorisais un regard sur le vallon de ses seins -on ne me changera pas, même dans une autre partie de l'univers- je me lançais tout en tendant mon écuelle d'écorce d'un coup, vers elle, un très large sourire sur les lèvres.


- J'peux en ravoir, dis ?
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« Répondre #9 le: Août 05, 2013, 04:49:06 »

Il ne fallut pas attendre davantage pour voir ce nouveau compagnon se jeter sur sa pitance. Elle ne fit pas long feu et la vitesse à laquelle les baguettes allaient de l'assiette de fortune à sa bouche était assez impressionnante. Amusée, Enora ne pipa mot et délaissant les baguettes qu'il lui avait offert, elle sortit d'une de ses bourses une cuillère taillée dans le bois. Elle mangea avec un appétit égal mais un raffinement bien plus franc. Les « sluuurps » et autres « glups, mom mom, burp » de Kyle, à côté d'elle, auraient presque pu lui couper l'appétit s'il n'avait pas été si attendrissant. On aurait cru voir un enfant dans ces... anime, oui, c'est cela, anime, que l'on trouvait sur Terre. Ne pipant mot alors qu'il fabulait quelque peu sur ses incroyables capacités, elle continuait de manger avec un sourire discret, l'écoutant d'une oreille plus ou moins attentive, plutôt absorbée par son repas et la vue splendide qui s'offrait à eux : le jour déclinant faisait exploser le ciel en une myriade de couleurs invraisemblables se reflétant dans l'éclat de la mer encadrée par deux gigantesques falaises. Une brise légère venait compléter le tout, faisant fermer brièvement les yeux de la mercenaire. Parfois, comme dans ces moments-là, il lui arrivait de se dire que Terra était le plus bel endroit de l'univers... Bien sûr, elle ne connaissait pas tous les recoins dudit univers mais elle n'avait pas même envie de chercher. Quoique Terra soit bien plus hostile qu'hostile à certains moments, c'était malgré tout la plus belle des choses qu'il eut put exister, et c'était une certitude.

Le bruit de l'écuelle sur un rocher la tira de sa rêverie et elle tourna la tête vers son protégé improvisé. Essuyant sa bouche et reprenant une certaine contenance, il s'intéressait à elle. Elle sourit et, avant de répondre, finit son assiette, ce qui permit à l'humain – enfin, pas tout à fait – d'embrayer sur une autre question. C'était donc un bavard...
Reposant calmement son assiette et prenant le temps d'avaler une gorgée d'eau, avant de lui tendre sa gourde, Enora prit une profonde inspiration :

_Mh... Qu'est-ce que mon pouvoir... ? C'est une question plus difficile qu'il n'y paraît, dit-elle avec un petit sourire, j'agis sur toute chose du domaine sensible... Si tu préfères, tout ce qui est à base de molécules, d'atomes, qui est donc sensible, qui appartient au monde physique, tout ceci est susceptible de se plier à ma volonté. Je peux tout aussi bien te provoquer un arrêt cardiaque qu'une mort cérébrale, que je peux voler dans le ciel... Il n'y a pas vraiment de limites, en fait...

En même temps qu'elle parlait, elle remuait un bâton dans le foyer aux braises encore brûlantes, comme si elle ne prenait pas vraiment part à la conversation, que ce sujet la dérangeait. A la vérité ce n'était pas tout à fait faux, elle n'aimait pas vraiment parler de son pouvoir ou pire encore, de son origine, car cela la ramenait immanquablement à l'épisode avec son oncle, et la psychose qu'il avait entraîné dans la jeune fille était assez terrible pour qu'elle cherche à éviter ce souvenir à tout prix. Souriant, elle poursuivit :

_Jamais comme le mien, cela est normal, tu es sur Terra, Terra est unique et nous, ses enfants, le sommes tout autant.

Il restait toujours fixé sur ses yeux et Enora sentait qu'il ne savait sur lequel se concentrer pour lui parler, un peu comme lorsqu'on est face à une personne avec un strabisme, on ne sait pas quel œil regarder. Quoi qu'elle estimait ses yeux vairons bien plus jolis et agréables à regarder que des yeux sujet au strabisme...

_Il me coûte de l'énergie, oui, poursuivit-elle, mais cela dépend de beaucoup de paramètres, ma fatigue de base, déjà, mon humeur aussi parfois, le temps qu'il fait : une chaleur écrasante me fatiguera plus vite de façon générale, un vent violent m'épuisera si je dois lutter contre, et dans le cas de soins, comme pour toi par exemple, ça dépend de l'état du malade, de ses capacités régénératrices, de sa volonté à survivre, etc. Si j'ai une lame c'est plus un complément qu'autre chose. Il y a sur Terra, je te l'ai dis, des milliers de créatures plus que dangereuses, certaines sont capables de bloquer mon pouvoir, d'autres y sont immunisées ou ne les blessent que partiellement, et surtout j'aime me battre au corps à corps...

Elle eut encore un petit sourire en se tournant vers lui :

_Peut-être te paraît-il étrange de préférer le corps à corps quand on peut se prémunir de tout risque en tuant son adversaire à distance, mais j'ai tendance à trouver ça lâche, à vrai dire... J'aime mesurer mon adversaire, le battre à la loyale, c'est ce qui fait aussi ma réputation. Quant au pistolet, il a davantage une valeur sentimentale, je ne m'en sers quasiment jamais, seulement en cas d'urgence, peut-être... ?

Elle avala une nouvelle gorgée d'eau en essuyant d'un revers de main de fines gouttes de sueur qui perlaient sur son corsage, se mêlant au sang du cerf qu'elle avait précédemment porté sur ses épaules. L'odeur âpre du sang ne la dérangeait pas, elle y était habituée et cette odeur était de toutes façons couverte par celle du feu de bois qui la faisait suer. D'un coup de fessier, elle recula un peu du foyer pour se soustraire à sa chaleur.
Nouveau sourire avant de continuer :

_Je ne te veux aucun mal. Je me méfie de ce qui peut passer par ce portail et, de façon générale, de toutes créatures que l'on croise ici. J'ai la mort facile, c'est vrai, on ne vous dégote pas un surnom comme le mien par hasard, même si je me suis calmée avec les années, mais il faut malgré tout être prudent... En revanche si tu veux, puisque tu seras, à ce que tu dis, remis demain, nous pourrons engager un combat amical. Je suis moi aussi curieuse de voir tes pouvoirs.

Il y eut un petit silence, puis elle reprit, l'air désolé :

_Je me rends compte que je ne me suis pas vraiment bien comportée avec toi au début. Il paraît que je suis... instable. J'en suis désolée. Chacun crée ses mécanismes de défenses pour survivre, surtout lorsqu'on est, comme moi, nomade. Si tu veux, je serais un peu comme... comment s'appellent-ils déjà ? Ah oui, comme les rôdeurs dans vos livres et vos films là, Le Seigneur des Anneaux, mais en moins noble d'âme, finit-elle avec un petit rire amusé.
Voilà !

Un court silence s'installa, il semblait digérer toutes ces informations, ou pas, finalement, puisqu'il finit par lui tendre son assiette d'un air enjoué :

_J'peux en ravoir, dis ?

Ouais, ce n'était peut-être pas les paroles de la mercenaire qu'il avait digéré, tout compte fait...
Riant de bon cœur, la jeune femme lui resservi une pleine écuelle du fameux ragoût et des légumes cuits dans la cendre.
Le regardant dévorer sa deuxième assiette, elle sortit de son corsage un paquet de cigarette, et s'en alluma une , contemplant l'immensité de la mer devant eux.
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« Répondre #10 le: Août 07, 2013, 01:43:30 »

J'ignorai ce qui me laissais le plus perplexe, en vérité : le fumet plutôt exotique de la bouffe que je m'enfilais en oubliant toutes les règles de politesse et de bonne tenue que ma mère était parvenue à m'inculquer, ou ce que me racontait Enora sur ses capacités. La regardant sans me priver de mâchonner tranquillement (ce qui me gonflait les joues pour me transformer en une parodie sexy de hamster), je restais perplexe. Non pas sur la véracité de ses propos dont j'avais eu quelques minutes auparavant la preuve qu'ils étaient tout à fait fondés, mais davantage sur ce que ça pouvait impliquer. Agir au niveau moléculaire... Ça laissait rêveur sur le champ d'application, même sans que je sois réellement au fait de toutes les possibilités. Je ne pouvais qu'entrevoir les capacités d'Enora, mais cela me suffisait à me dire que ses dons tutoyaient plus ou moins le domaine du divin. Et avec ça, la belle n'était que mercenaire ? Dur à croire. En même temps, hein... Qui étais-je pour juger, franchement ? Avec toute cette puissance à ma disposition je n'étais guère plus qu'un justicier en collant flashy, quand je ne le troquais pas pour mes jean's élimés et mes t-shirts bon marché pour aller écrire des articles sensés me permettre de manger à la fin du mois.
Soit Enora et moi étions des gens simples et modestes dans nos aspirations, soit nous étions tous les deux les plus grands connards attardés de cette partie de la galaxie. Et meeeeerde. Si j'avais été un personnage animé par un quidam quelconque, je me serai arrangé pour que ce con me file un égo surdimensionné et des ambitions mégalomaniaques, histoire que je n'ai pas à ramer pour filer mon loyer quand le journal tardait à me payer.

Je ne répondis rien à son petit exposé, me contentant de boire un peu à la gourde qu'elle m'avait proposée un peu avant. Peut-être que j'aurai dû lui faire un petit guide de mes propres capacités histoire de jouer fair-play ? Mouais. L'habitude de garder mes secrets pour moi me la fit fermer et je restais pensif alors que la brise du soir caressait mon corps encore un peu endolori. Mes yeux se perdirent sur l'horizon un moment, avant que je n'esquisse un petit sourire en revenant au regard vairon.


- Dire que tout le monde est unique, c'est dire que personne ne l'est vraiment. Et puis, tu sais... Ne jamais avoir croisé de pouvoir pareil au tien ne veut pas dire que je n'ai rien vu, que je n'ai pas rencontré autre chose. La vie sur Terre te semblerait peut-être bien fade, mais MA vie sur Terre te secouerait les puces.

J'avais mon bagage, après tout. Plutôt chargé, jugez plutôt : j'avais voyagé entre les plans d'existence, erré quelques années dans le temps, combattu des menaces venues de tous les coins possibles et imaginables, rencontré des divinités, des profs et des danseuses de cabaret, le tout à un rythme effréné et en enchaînant des batailles mémorables. Terra ? Une étape de plus sur le parcours, pas grand'chose de plus pour le moment. Quand je regardais derrière moi, je me faisais parfois la détestable impression d'être un vétéran. Ce qui me peinais le plus quand je me risquais à y penser, c'était le fait que peu de choses maintenant arrivaient à me surprendre. Faire cette constatation à la moitié de sa vie, c'était tout de même triste et je veillais à m'émerveiller sur tout ce qui semblait en valoir un peu la peine. Histoire de dire que non, je n'étais pas un vieux con blasé.
Jouant de mes baguettes à dessiner des formes géométriques dans le reste de sauce au fond du morceau d'écorce, j'écoutais presque distraitement Enora. Un pouvoir puissant, mais très bridé, qui me semblait plus contraignant qu'autre chose.


- J'ai surtout l'impression que la lame et le flingue te semblent plus sûrs à l'usage que ton pouvoir, en fait. C'est ton don qui est plus accessoire que les armes, pas vrai ? Je la fixais un instant. Non, non. Ça ne me semble pas étrange, puisque j'utilise plus mes poings que les manifestations plus directes de mon pouvoir. Bon, c'est plus une question d'habitude que de comportement guerrier ou de code d'honneur, enfin du genre.

C'était aussi parce que j'avais peur que mes rafales et autres conneries explosives ne soufflent une partie de la ville si je ne les contrôlais pas bien, mais je m'abstins de lui dire. Enora aurait sûrement pensé que c'était là de la prétention mal placée et je n'avais pas envie de lui donner l'impression que j'étais un crétin trop sûr de lui. Le geste qu'elle fit dans la zone de son décolleté ne m'échappa pas et je lui en voulus un peu : après les émotions de la journée et en comptant ce cadre presque érotique dans lequel nous étions installé, je devais bien avouer que j'avais envie de voir ça comme une invitation à faire des saloperies le cul dans le sable. C'était peut-être le cas, mais me retrouver égorgé parce que j'avais mal jugé la situation et empoigné un peu trop rapidement ses seins freina curieusement mes ardeurs. Ce soir, je dormirai très certainement sur la béquille.

- Hm. Botter le cul de celle qui te à bouffer, c'est une façon de dire merci par ici ?, lui lançais-je, amusé. D'accord, pourquoi pas ! Même si je pense qu'un affrontement ne serait pas équitable. Une démonstration de ce que je sais faire sera sûrement plus parlante, à mon avis. Enfin, tu jugeras demain.

Quand elle me présenta des excuses, je levais explicitement les yeux au ciel tout en haussant les épaules. Comment en vouloir à quelqu'un qui avait été aussi prévenante et finalement aimable ? Je n'étais pas rancunier, en plus. Inutile d'en faire tout un plat.

- Ah, mais tu connais donc la Terre ? Et pas les plus mauvaises références ! Si on peut faire régulièrement le voyage dans les deux sens et si on est amenés à se revoir de temps en temps, je t'en ferais découvrir d'autres. En attendant...

Je souriais largement en tendant mon assiette, l'agitant légèrement alors qu'elle se mettait enfin à rire un peu. Parfait ! J'attaquais ma seconde part de pitance avec toujours le même appétit vorace, m'écartant juste un peu d'elle pour ne pas être sous le vent et donc en proie à l'odeur de tabac. Je terminais en silence, profitant simplement du jour déclinant pour m'accompagner lors des dernières bouchées. Face à la mercenaire et moi, les derniers rayons du soleil semblaient s'accrocher à la mer calme sur laquelle ils se reflétèrent un temps avant de finalement disparaître tandis que le ciel laissait luire ses premières étoiles. Je déposais l'écuelle à côté de moi, m'étirant en écrasant un bâillement avant de contempler la nuit qui s'étendait tranquillement. Avant, j'adorais me poser au sommet du plus haut building de la ville pour m'y allonger et profiter durant de longues heures de la vue sur la voûte céleste. Maintenant, je rentrais tôt pour m'assurer de dormir assez tout en espérant retrouver ma copine pour un peu d'affection sulfureuse. Pourtant ce soir je me disais que ce panorama, quelque part, valait toutes les baises du monde.

- Je suppose qu'on dort à la belle étoile, cette nuit ? Ah, si il y a un peu d'eau douce quelque part, je veux bien que tu me dise où. A moins que sentir le vieux bouc ne me donne une chance de te glisser dans mon pieu, je vais aller me débarbouiller un peu avant de pioncer.

Avec un peu de chance, il y avait un cours d'eau pas loin. Du gel douche et une serviette propre me semblait un tantinet trop exagéré côté confort, mais me passer à l'eau non salée me semblait appartenir au domaine du raisonnable.

- Si je peux te remercier pour ce soir, d'une façon où d'une autre... N'hésite pas. C'était très gentil de ta part de t'occuper de moi comme ça et je me vois mal ne pas te rendre la pareille.

Je m'attendais à une réplique du genre "je n'ai pas fais ça pour ça" ou "il n'y a rien que tu puisse faire pour moi", mais ma proposition était sincère. Même si Enora devait me planter durant la nuit en jugeant qu'elle en avait déjà bien assez fait, je ne saurais que trop me sentir redevable envers elle. Et puis, pour être tout à fait franc, c'était l'occasion de créer un lien un peu plus viable qu'un échange de politesses devant un feu de camp.
Perdu à un monde de chez soi, avoir une épaule amicale pour s'appuyer ne faisait jamais de mal, d'autant que j'étais tout à fait disposer à lui prêter la mienne.
M'enfin, de l'image que j'avais d'elle, c'était pas franchement le genre à s'encombrer de ce style de considération. Restait qu'il n'était pas impossible que je fasse fausse route.
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Enora
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Cruelle Mercenaire


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« Répondre #11 le: Mars 16, 2014, 04:26:09 »

Il ne pouvait vraisemblablement concevoir le pouvoir de la ESP.er à sa juste valeur. Contraignant ? Sa télékinésie ? Elle en aurait presque ri. Le fait est qu'il lui coûte de l'énergie ne ternissait en rien ses capacités ; après tout elle était toujours en mesure de déclencher un arrêt cardiaque sur ce compagnon de fortune. Elle se retint de pouffer, par... politesse. Elle en était capable, ce qui mérite donc d'être souligné.
La tête de hamster affamée qu'elle avait face à elle faisait des allers retours assez cocasses entre le feu (et surtout le reste du ragoût), le soleil couchant et Enora. Visiblement, son interlocuteur était en proie à de cruels dilemmes entre une satisfaction gustative, esthétique et... masculine ? La mercenaire était loin d'être aveugle ou stupide et cela lui tira un petit sourire amusé.

_Tu n'en as pas assez d'enchaîner les questions, comme ça... ? Demanda-t-elle avec un petit rire, je ne peux pas répondre à tout à la fois ! Bon, procédons par ordre. Euh, ta première question... ? Elle fit mine de réfléchir un moment avant de reprendre, ah, oui, mes armes et mon pouvoir, tout ça... Tu te trompes complètement : je fais autant confiance à ma lame qu'à mon pouvoir. N'oublie pas, par exemple, que quelques soient tes capacités, je pourrais tout à fait te faire mourir d'un pauvre infarctus, dit-elle en levant un sourcil à la fois amusé et provocateur, car, après tout, même si tu possèdes des pouvoirs surhumains, ta composition moléculaire est très proche d'un humanoïde et ton cœur est bien l'organe te maintenant en vie. Regarde...

Plaçant une de ses mains sur la poitrine nue de son homologue, elle fit, rapidement et aussi doucement que possible, manquer un battement à son cœur. Voyant sa tête interloquée, elle ne put retenir un petit rire et retira sa main.

_Tu vois ? Juste un petit conseil : ne juge pas trop hâtivement quelque chose que tu ne connais pas. Moi-même, parfois, suis surprise par les capacités dont je fais preuve, et l'absence limite de mon pouvoir. Plus le temps passe, moins j'en ai... Du coup je maintiens : demain, si nous sommes en forme, tout ça, je tiens à notre combat amical. Promis, ajouta-t-elle en plaçant sa main droite sur son cœur et levant l'autre, je ne te ferais pas faire une attaque !
Ensuite ta seconde question... Ah, oui. Je connais la Terre, oui. Je n'aime guère les humains, d'ailleurs. Je ne les comprends pas vraiment, surtout. Et je préfère vivre ici, où je peux faire à peu près ce que bon me semble, puisqu'ici la magie et les choses hors du commun sont, finalement, monnaie courante. Je n'ai pas à me cacher plus que ça, je n'ai pas à mentir constamment sur mes capacités, etc. Non, c'est une vie, quoique dangereuse, agréable ! Le seul intérêt de la Terre ce sont ces petites merveilles,
dit-elle en agitant son paquet de cigarettes, c'est dur d'en trouver par ici ! Ou alors il faut les payer une fortune au marché noir !

Prenant le temps de tirer sur sa cigarette, elle attarda un court instant son regard sur l'horizon. Ce cadre faisait vraiment série B, mais ce n'était pas particulièrement déplaisant : elle aurait pu avoir bien pire en matière de compagnie !

_Pour te laver, tu devrais trouver une sorte de euh... lac, disons, ou plutôt une mare, à moins de cinq minutes d'ici, derrière ces rochers là bas. Fais attention, c'est infesté de sangsues et de crabes.
Quant à me remercier... Bah, nous verrons demain ! Pour le moment je ne vois rien à te demander, à part ce combat amical ! Dit-elle dans un grand sourire et avec un clin d'oeil complice.

A la vérité, elle aurait pu ôter tout le sel, le sable et autres cochonneries qui collaient à la peau de Kyle, mais il avait l'air de vouloir se rouler dans de l'eau pure, et puis elle comptait aller piquer une tête dans la mer bleue et aurait besoin de ses capacités pour se nettoyer elle-même, alors qu'il aille exercer ses petites habitudes humaines, elle, elle jouerait à la jolie sorcière indépendante.

Elle attendit qu'il soit assez éloigné pour se déshabiller et courir jusqu'à la mer. Plongeant tête et bras les premiers, le contact légèrement froid de l'eau lui coupa brièvement le souffle. Elle remonta gracieusement à la surface en relâcha la pression dans ses poumons. Dans l'eau, elle se sentait incroyablement bien, se laissant portée par la force aquatique, laissant ses muscles se faire doucement masser par elle. Basculant sur le dos, dans une planche parfaite, elle ferma les yeux tandis que l'eau clapotait avec délice contre sa nuque et près de ses oreilles.

Le tableau devait être des plus charmants :  sa nudité luisant dans le jour déclinant, son pubis illuminé du léger reflet brun de la maigre pilosité laissée à cette endroit ; les deux îles de ses seins cernées par une eau claire et profonde ; sa chevelure éclatée dans l'eau entourant son visage reposé comme une couronne. La beauté d'une femme face à la beauté d'une nature apaisée : qu'y avait-il de plus beau, mes enfants ?


Ouvrant ses yeux, fixant un moment le ciel dans lequel commençaient à apparaître les premières étoiles, elle sortit une main de l'eau et la fit courir sur son ventre et entre ses seins.

_Capitaine, capitaine, vite, le vaisseau ennemi passe entre les deux monts Beautés Fatales ! Vite, remplissons l'écluuuuse !

Du bout de l'index, elle récupéra quelques gouttes d'eau de mer qu'elle déversa dans son nombril, mais sa respiration faisant se gonfler et dégonfler son ventre augmentait et réduisait la taille de ce petit réservoir.

_Non, capitaine, nous ne pourrons jamais la remplir en entier, l'ennemi a déclenché un micro-tremblement de terre et l'eau n'a de cesse de sortir de l'écluse !
Nous sommes perdus... !


Passant sa main sur son visage en riant, elle se laissa repasser sous l'eau avant d'exécuter quelques brasses.
Journalisée

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