banniere
 
  Nouvelles:
LGJ inaugure un système de vote et nous vous parlons de l'avenir du forum ici.

Liens utiles: Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Cacher les avatars

Le Grand Jeu - Forum RPG

Bad langage Discrimination Drugs Sex Violence Gambling

Bonjour et bienvenue.

Ce forum présente des oeuvres littéraires au caractère explicite et/ou sensible. Pour ces raisons, il s'adresse à un public averti et est déconseillé aux moins de 18 ans. En consultant ce site, vous certifiez ne pas être choqué par la nature de son contenu et vous assumez l'entière responsabilité de votre navigation.

Bonne visite ! :)

Pages: [1]
  Imprimer  
Auteur Sujet: Dark Sun [Stephen Connor]  (Lu 1766 fois)
Etsuyama Sachiko
Humain(e)
-

Messages: 49


Le petit oiseau va sortir ! <3


Voir le profil
Fiche
« le: Septembre 29, 2012, 10:35:47 »

Le centre commercial recelait de multitudes possibilités autre que de pouvoir faire ses courses de la semaine. Un exemple intéressant était qu'il y avait plusieurs salles de spectacles emménagés dans les souterrains. Construite il y a quelques années sous ordre de la mairie de la ville, elles étaient modernes et surtout spacieuses : une seule suffisait pour faire tenir un concert, une exposition ou une convention de BD ou d'animation japonaise.

Sachiko n'avait jamais été une grande mordue de manga. Elle n'était pas non plus férue du contenu des musées, et ne pratiquait aucun instrument. La voir dans ce genre de salle ne signifiait donc qu'une chose.

Elle était en affaires. Et une affaire qui valait gros, pour l'accepter en plein milieu d'un samedi après-midi.

Ses connaissances culturelles dans le monde de la boxe ne valaient rien. Elle était comme beaucoup de gens, à juste en connaître le principe de se taper dessus sans grand intérêt pour ceux qui n'aimaient pas ça. Ça lui était arrivé de regarder du catch à la télé, qui lui au moins offrait un minimum de spectacle et de distraction pour les timbrés qui n'en loupaient pas une miette. Mais la boxe, c'était bien plus réel, bien plus sincère au niveau de la violence. Le seul point commun entre les deux, c'est que l'on pouvait y trouver de véritables bombes sur le ring et c'était sûrement la seule raison que les filles glapissant à côté de la paparazzi avaient trouvé pour venir observer ce match.
Autour de la blonde, une foule s'était en effet rameuté en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire. Elle-même se trouvait dans les premiers rangs, avec un angle suffisamment bon pour capter la lumière et l'image la plus nette possible. La brève description qui avait été faite de sa cible - sans photo à l'appui par manque de moyens - ne correspondait pas aux deux participants actuels du match. Elle devait donc attendre encore pour dégainer le flash, qui était prêt autour de son cou.

Silencieuse et concentrée au milieu de tout cette adrénaline, la jeune femme se remémora les paroles de son employeur. Il lui faudrait prendre des photos de la cible sur le ring, puis le filer ensuite pendant le reste de la journée en quête de découvertes. Au moindre petit défaut, à la moindre petite erreur, il lui faudrait prendre un maximum de clichés. Et dans l'optique où Stephen se révélait comme quelqu'un de parfaitement sain (ce qui serait douteux vu le passé qu'il se traînait) il lui suffirait de par exemple le photographier en train de faire une connaissance ou d'acheter quelque chose, et d'ensuite en broder l'article le plus ignoble possible pour empocher les cinquante mille yens sans plus de scrupules. L'affaire était d'ore et déjà dans le sac pour notre petite voyeuse qui s'était spécialisé depuis longtemps dans la pratique d'espionner les gens, avec toute la discrétion que cela imposait. Elle avait même hésité à accepter le contrat tant il lui paraissait morne et inintéressant, mais elle avait besoin de ces yens pour aider sa mère à rembourser sa nouvelle maison. L'appel de l'argent était toujours le plus fort.

« Hé, tu crois qu'il va venir quand ? »
« Dans pas longtemps, il participe aux demi-finales... on va enfin pouvoir le revoir ! »

« Hiii ! ♥ »

La petite troupe féminine commençait à s'exciter. Une belle bande de pisseuses, ne pu s'empêcher de penser Sachiko. Mais peut-être qu'elles parlaient de celui que son appareil attendait. La lycéenne s’avança donc un peu vers les fangirls et risqua une intrusion.

« Excusez-moi... vous parlez de qui, là ? »
« Lucien Williams ! » lui répondit celle qui paraissait comme la plus vieille des trois. « Il va pas tarder à apparaître... il a intérêt en tout cas, on est venu ici exprès pour ça, nous ! »

* Ouais, moi aussi...* pensa la jeune femme en s'éloignant après remerciements. Elle avait failli prononcer ça tout haut, mais ce n'était pas le moment de se griller. Ça pouvait paraître paranoïaque, mais toute précaution était bonne à prendre.

Le match se termina finalement, tandis que les lumières baissaient et se teintaient de rouge. Une bunny girl passa pour annoncer le prochain match, vision digne des films hollywoodiens, tandis que le présentateur s'apprêtait à présenter les nouveaux candidats...
« Dernière édition: Septembre 30, 2012, 12:07:27 par Etsuyama Sachiko » Journalisée


"Vrai ou faux, ça n'a aucune importance. Ce qui compte, c'est la calomnie. Les gens aiment le scandale."
FicheCoin du Chalant
Stephen Connor
Poupaw de son fichtonw
Administrateur
-
*****
Messages: 2679



Voir le profil
Fiche
Description
Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 

Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.

Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #1 le: Septembre 30, 2012, 01:38:15 »

Retrouver l’univers de la boxe, bien que sous un pseudonyme, faisait le plus grand bien au démon. La gloire, la violence sanglante, la détermination inébranlable et le goût de la victoire lui avaient manqué. Certes, ses matchs étaient d’une facilité déconcertante depuis qu’il avait acquis ce corps puissant des enfers, mais le plaisir restait exactement le même. Il se limitait d’ailleurs pour entretenir le spectacle, lui qui avait toujours eut le plaisir du show, le plaisir de fanfaronner pour le plus grand bonheur de ses fans. Depuis un mois, il avait déjà emmagasiné trois victoires, se battant contre des adversaires classé à un tel rythme qu’il avait dû prouver ne pas être dopé.

Néanmoins il lui fallait garder profil bas, lui qui était supposé être mort, si on apprenait sa réelle identité, il était dans une merde cosmique, au bas mot. En ce jour même, l’américain devait affronter un adversaire que tout le monde lui vantait comme invincible. Le niveau de la boxe professionnelle au japon, surtout dans la catégorie des poids lourds, ne faisait aucunement peur au colosse. A tel point qu’il n’acceptait même plus de combattre des ennemis asiatiques tant le niveau ici était faible. Il se battait dans le cadre d’un tournoi assez peu important, mais suffisamment pour que les salles soient relativement remplies. Aujourd’hui aurait lieu son match de demie finale face à l’australien Löger Davidson.

Malgré les protestations de son coach, il ne s’entraina même pas, plein de confiance et d’arrogance. Attendant impatiemment dans les vestiaires la fin de son combat, il écoutait de la musique tout en jouant avec sa console portable. Comble de l’insulte à son adversaire, il mangeait sucré avant le début du match, et n’était même pas changé cinq minutes avant de monter sur le ring. Son air désinvolte permanent, couplé à un corps qui s’approchait plus de celui d’un culturiste que celui d’un boxeur, lui valait un véritable culte chez de nombreuses jeunes femmes. Il savait cela, et en jouait volontiers, exhibant fièrement sa musculature alors qu’il entrait en scène.

Comme le prévoyaient les cotes, le boxeur brun écrasa son ennemi australien au deuxième round seulement, avec une aisance telle que les supporters du vaincu criaient déjà au dopage. Le démon ne répondait plus à ces insinuations, se contentant de s’applaudir lui-même avec un sourire narquois aux lèvres. Aujourd’hui comme tous les autres jours, il se rendit rapidement sous la douche dans ses locaux du gymnase à la fin du combat. Un bon jet d’eau chaude l’aidait à se détendre un peu, et lui prenait suffisamment de temps pour qu’il se trouve assuré que tout le monde ait quitté les lieux. Ceci lui évitait la plupart des paparazzis et fans énervantes.

Profiter d’un moment d’inattention, soudoyer le vigile ou même se faufiler dans les vestiaires était une tâche des plus aisées. L’endroit n’avait rien d’un vrai stadium, et puis le propriétaire considérait que de tels sportifs étaient bien aptes à se défendre seuls, ne nécessitant que peu de gardes. Stephen n’était pas dérangé par cette idée, lui qui préférait se trouver seul autant que possible. Son corps musclé, parcouru par de fines gouttelettes d’eau, s’extirpa du nuage de vapeur provoquée par sa petite douce, alors qu’il se rendit vers le grand bac où étaient entassées les serviettes, en désordre total, mais propres.

Il s’était toujours dit qu’il finirait par trouver quelqu’un planqué ici, tant le réservoir faisait penser aux cachettes parfaites de films. Sans jeter un long coup d’œil au bac, il attrapa une serviette et l’enroula autour de sa taille. Son fessier musclé et rebondi faisait légèrement glisser le tissu alors qu’il marchait  dans les lieux, s’étirant un peu. Le boxeur chantonnait l’air d’une musique dont il avait oublié le titre, l’écho couvrant tout son. De plus il était visiblement peu concentré, et n’aurait sûrement même pas remarqué un éléphant dans la pièce.

Sans plus attendre, il s’habilla et quitta les lieux, en direction d’un club de nuit privé où l’avait invité son mécène, pour fêter sa victoire. Monsieur Fujiwara tenait d’importantes parts dans beaucoup de ce genre d’endroits, et y invitait toujours « Williams » après un match couronné de succès. Il ne manquait d’ailleurs jamais de lui demander quel dopant il prenait, question à laquelle Connors ne répondait jamais, également. Une fois sur place, il passa un petit moment occupé à converser avec certaines fans présentes dans son carré privé.

Pas toutes majeures, il n’avait pourtant pas retenu ses mains baladeuses, et était sorti des lieux après avoir beaucoup bu, bien que son sang de démon réduise de façon drastique les effets de l’alcool sur son corps. A pieds, car il avait décliné l’offre de raccompagnement de son employeur, et parce qu’il n’avait pas pris sa moto à l’aller, l’américain marchait doucement dans les rues sombres. Son match avait fini à 19 heures, il avait quitté le gymnase à 20h30, et sortait à 1h du club, décidemment, sa journée avait été faite de dépenses.
Journalisée

Etsuyama Sachiko
Humain(e)
-

Messages: 49


Le petit oiseau va sortir ! <3


Voir le profil
Fiche
« Répondre #2 le: Juillet 21, 2013, 11:55:05 »

Les lumières s'éteignirent de nouveau, rallumées entre chaque match. Cette soudaine obscurité était annonciatrice du prochain round, et Sachiko s'épargna une salve de hurlements des pintades qu'elle venait de questionner, en se rapprochant des premiers rangs. La blonde montrait son appareil photo et son faux badge autour de son cou, pour indiquer son profil important de "photographe pro" tout préparé. Les gens la laissèrent passer en remarquant tout ces détails, et elle put se trouver une bonne place.

La paparazzi n'était pas là pour immortaliser les performances de sa cible, cela dit. Deux ou trois photos suffiraient, pour agrémenter le prochain article : un peu de précision, ça ne faisait jamais de mal. Ses doigts blancs serrèrent l'appareil et le soulevèrent, alors que les deux silhouettes s'approchaient dans les recoins des coulisses.

L'australien arriva et se fit présenter en premier. Puis, On annonça Stephen Connor.

Sachiko écarquilla les yeux, en voyant arriver celui qu'elle devrait filer pendant toute la journée.

Un profil de colosse, bien évidemment. Très charmant, il fallait bien l'avouer - peau brune, petit bouc et cheveux mi-longs... La jeune fille entendit encore les groupies crier de plaisir derrière elle, et elle comprit enfin ce qui pouvait leur faire user leurs cordes vocales à ce point. Ce Stephen semblait en effet éclairer la scène, mettre de l'ombre sur son adversaire... une impression renforcée par la branlée qu'il lui imposa, en peu de temps par rapport aux autres candidats. En observant ses muscles rouler sous sa peau cuivrée, Sachiko se lécha doucement les lèvres.

Et puis, elle se souvint de son appareil, toujours tendu à bout de bras, et prit en trombe quelques clichés, juste avant que le boxeur ne termine d'achever son adversaire. Ses doigts tremblaient, probablement à cause du fait que ses bras étaient tendus depuis un quart d'heure, en attente d'appuyer sur un quelconque bouton... elle s'était déconcentré, c'est tout. Pas vraiment son genre, mais il fallait dire qu'entre la chaleur et les hurlements des spectateurs, la fouineuse n'en pouvait plus.

Le match était terminé, Stephen fut déclaré vainqueur. Il n'avait même pas l'air étonné, s'applaudissait lui-même. Sachiko le considéra d'un air perplexe, se disant qu'il ne se prenait vraiment pas pour n'importe qui, celui-là. Puis, elle se glissa hors des rangs, s'attaquant à la deuxième partie de son plan.
Sans se préoccuper de qui pourrait la mater - ils étaient tous trop concentrés sur ce pourquoi ils avaient payé, de toutes façons - Sachiko s'appuya contre un mur prés de la porte des vestiaires, où était noté en gros et en rouge "ENTRÉE RÉSERVÉE AU PERSONNEL ET AUX COMPÉTITEURS". Le genre d'écriture qu'elle pouvait traduire par tout son contraire, en gros. Fouillant dans son sac, elle en sortit une tenue de bunny girl semblable à celle de la pouffiasse qui défilait sur le ring en ce moment-même, pour annoncer les prochains candidats. Ce fut enfilée en deux secondes, et avec cette efficace couverture, la blonde passa par la porte.

Les douches l'accueillirent, ainsi que le bruit de l'eau et une épaisse vapeur blanche, qui indiquait clairement que quelqu'un par ici profitait déjà d'une petite trempette. A en juger les vêtements et l'odeur musquée qui régnait dans les vestiaires, il s'agissait des douches pour hommes. Sachiko n'avait donc rien à faire ici.
Ce qui était parfait.
Repérant un bac où s'entassait des serviettes propres et pliées, la photographe y déposa son sac au fond, et s'y glissa ensuite, froissant tout le linge par la même occasion. Les quelques tissus épargnés finirent dépliés pour cacher le moindre centimètre de la silhouette de la blonde. Elle eut fini juste au bon moment : le bruit de l'eau s'arrêta, et un sifflement lui indiqua que quelqu'un approchait.

Elle avait tout d'une perverse, à mater partout entre deux piles de linge blanc. C'est probablement ce que se serait dit le boxeur... s'il l'avait repéré. Mais ce ne fut heureusement pas le cas : il était distrait, ne remettant même pas sa serviette en place...

*Quoi ? Mais c'est un détail complètement sans importance, ça !*

Elle n'avait pas envie de le voir le zizi à l'air, nom de nom ! Qu'est-ce qu'il lui prenait, au juste ?

*Seigneur, j'ai vraiment besoin de vacances...* pensa-elle, réprimant un soupir.

C'est sûr que quand on en arrivait au stade d'accepter n'importe quel travail, même celui d'épier des hommes entre deux linges dans des douches... c'est qu'on travaillait trop. Sûrement son cas. Franchement... de quoi elle aurait l'air, s'il la découvrait ?
En plus de ça, Sachiko s'aperçut vite que le déclencheur de son appareil faisait bien trop de bruit, même dans le silence ambiant des vestiaires. Elle ne put donc prendre aucun cliché, pestant d'avoir eu une idée si lumineuse sans même réfléchir aux circonstances techniques.
Il partit finalement, après s'être habillé. Sachiko sortit donc du bac avec agilité, habituée à s'extirper en deux secondes de cachettes aussi exiguës. S'habillant d'un manteau long pour masquer son déguisement, elle prit la porte sans se faire remarquer et entreprit de suivre discrètement le boxeur déjà en route.



Un sourire carnassier aux lèvres, la papazazzi acheva de questionner la jeune femme qui venait de quitter les bras de sa cible. Depuis le début de la soirée - où elle avait réussi à s'inviter, un vigile la prenant pour une serveuse à cause de son accoutrement... - elle se déplaçait dans tous les coins, restant la plus discrète possible, pour prendre en photo sous tous les angles le sportif et les minettes qu'il pelotait de plus en plus allègrement au fil de l'alcoolémie naissante dans son sang. D'ailleurs, les minettes en question avaient été faciles à soudoyer : de la première à la dernière, elles avaient toutes acceptées de porter un micro sur elles, moyennant une petite liasse de billets au début de la soirée, et un verre vers les minuit... ou rien du tout, tant elles étaient déchirées.
Les extraits vocaux étaient nombreux, et apparemment garnis d'allusions à la drogue, au sexe, à des petits magouilles qui trouveraient très facilement leurs jolis petites places dans son dossier. Satisfaite, Sachiko rangea son appareil et se leva en même temps que le boxeur...

Une heure du matin.

*Petit joueur...* ne put s'empêcher de penser la lycéenne.

Mais bon, jusqu'ici, tout s'était relativement bien passé.
En fait, ça ne commença à déraper qu'après qu'ils aient quitté le club, bien entendu.

Sachiko suivait tranquillement sa cible, optant pour la discrétion des rues étroites autour d'eux, où elle se faufilait en gardant un oeil ouvert. Mais au détour d'une ruelle, une lourde main se posa sur son épaule, la forçant à se retourner.
En voyant Fujiwara la tenir, la colère empreinte sur son visage, Sachiko fut assez surprise.


« Tu crois que je ne t'ai pas vu, nous mitrailler toutes les deux secondes dans ce club ? Ces putains d'armoires à glaces ne peuvent même pas faire correctement leur boulot, maintenant ? »
« Je... si vous ne me lâchez pas... »
« Oh, mais je vais te lâcher. Sitôt que tu m'auras filé tes négatifs... contrairement à toi, je fais pas chier mon monde, moi. J'ai juste envie de tranquillité. Tu comprends ce mot, ou quoi ? »

Il lui serra l'épaule plus fort, au fur et à mesure de ses paroles. Elle réprima un couinement, et se pencha vers son sac, comme pour prendre son appareil et ainsi donner son accord. Mais à la place des tant attendus négatifs, surgit une bombe lacrymogène de bonne taille, qui lâcha son souffle piquant en plein dans la tête de de l'homme d'affaires.
Fujiwara hurla dans le silence ambiant de la nuit, lâchant son épaule pour se tenir les yeux. Sachiko en profita pour déguerpir, dépassant en moins de deux Stephen qui ne comprenait probablement pas ce qui se passait.
Une idée lui vint alors, dans la plus totale improvisation.

Elle fit glisser un de ses talons haut hors de la portée de son pied, perdant ainsi le contrôle de sa course et de son équilibre. Sachiko se ramassa, en faisant bien attention d'épargner son sac après tout rempli de matériel coûteux. Encore étalée par terre, elle feignit de remettre son manteau en place et de ne pas réussir à se relever... alors que toute cette mascarade cachait en vérité ses mains rapides et expertes, qui changèrent en moins de deux la pellicule de son appareil pour la remplacer par une pellicule "alibi", si l'on puis dire. Après quoi, elle se redressa un peu, et feignit de lancer un regard terrifié derrière elle, alors que Fujiwara tentait toujours de la poursuivre, gueulant au boxeur de la rattraper...
Journalisée


"Vrai ou faux, ça n'a aucune importance. Ce qui compte, c'est la calomnie. Les gens aiment le scandale."
FicheCoin du Chalant
Stephen Connor
Poupaw de son fichtonw
Administrateur
-
*****
Messages: 2679



Voir le profil
Fiche
Description
Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 

Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.

Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #3 le: Juillet 22, 2013, 12:56:34 »

« MAIS RATTRAPE LA ABRUTI DE SOULARD ! » Criait Fujiwara à son poulain.

Stephen ne pu réprimer un bâillement. Il n’était pas vraiment fatigué, mais il aimait bien faire comme si. Son pas devint brusquement plus rapide, mais il ne se mit pas à courir pour autant. Arrivé bien vite au niveau de Sachiko, il lui attrapa délicatement le bras, l’aidant doucement à se relever. Son visage affichait un sourire bienveillant. Après tout, il ne savait pas vraiment ce qui s’était passé, et pensait que Fujiwara avait tenté d’agresser cette belle jeune femme. La nuit était encore jeune pour sortir, mais le sponsor du boxeur avait insisté pour qu’il rentre chez lui, évitant une gueule de bois pour la conférence de demain, et surtout l’écartant de toutes les mineures qu’il avait tripotées. Mais le beau brun n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche que Fujiwara arriva en trottant vers les deux.

« AH LA SALOPE ! LA PUTE ! » Criait le petit japonais en se pinçant les yeux.

« C’est pas très gentil ça Fuji, c’est pas parce qu’elle ressemble à une fille qui fait le trottoir qu’il faut l’insulter comme ça. » Dit Stephen en souriant.

« MAIS NON CONNARD ! » Continua de rugir Fujiwara d’une voix cassée. « Elle… Elle a des photos de toi… Avec des mineures ! »

Le regard du boxeur devint soudainement plus énervé, et ses yeux se fixèrent lentement sur ceux de Sachiko. Il avait déjà eu des histoires avec des mineures, ça lui avait couté sa carrière en amérique, et autant dire que les petits fouilles-merdes de paparazzi, ça ne lui plaisait pas. Sa main glissa de l’épaule de la jeune femme jusqu’à son poignet, qu’il serra fort un court instant, pour lui faire comprendre qu’elle n’avait pas intérêt à essayer de se sauver. Tandis que Fujiwara continuait de tourner en rond en se frottant les yeux, en reniflant et en crachant, le bel éphèbe attrapa doucement la nuque de la photographe, approchant l’oreille de la fouille-merde de ses lèvres à lui.

« Écoute-moi bien petite pouffiasse de merde. » Commença l’américain de sa voix rauque, qui ne portait plus les traces de l’alcool qu’il avait ingéré. « Les sales paparazzi de merde dans ton genre j’ai déjà donné. Je vais te laisser partir, mais… »

Il fut alors interrompu par Fujiwara, qui avait tout entendu. Devant l’accès de stupidité de Stephen, Sachiko avait failli s’enfuir une nouvelle fois avec les photos, mais le sponsor lui n’était pas suffisamment charmé par la belle pour lui faire cette fleur. Le petit japonais toussa volontairement pour exprimer son désaccord, faisant un signe de « temps mort » à son poulain, qui s’écarta doucement de la jeune femme. Celui qui avait été gazé prit alors le sac de la photographe, ou tout du moins le tira vers lui pour extraire l’appareil. Il l’analysa un instant et, contre toute attente, le remit dans le sac. Stephen ne put réprimer un haussement de sourcil, relâchant enfin Sachiko.

« Je ne sais pas. » Dit Fujiwara. « De nos jours ils utilisent tous des pellicules de leurre et des logiciels qui envoient automatiquement les fichiers sur une base de données cryptée. »

Stephen ne comprenait pas grand-chose, mais le japonais semblait savoir de quoi il parlait. C’était un sponsor sportif renommé, qui avait sûrement déjà eu affaires à des paparazzis à de nombreuses reprises.

« Eh bien nous allons faire simple. Je ne tiens pas à ce que ces photos soient rendues publiques. Peu importe le prix que l’on promet à cette ‘journaliste’ pour ses photos, j’ai quelque chose qui vaut plus pour elle. » Dit calmement le monstre. « Me suivrez vous jusqu’à mon appartement, mademoiselle ? Je suis certain d’avoir quelque chose qui vaut bien plus que tout ce que peuvent rapporter vos clichés. » Proposa le boxeur, usant un peu de son don de persuasion pour convaincre la jeune femme.

On pouvait sentir qu’il ne mentait pas, l’alcool n’embrumait plus ses propos, d’ailleurs il ne sentait même plus l’alcool. Oh il  n’avait rien de bien incroyable pour Sachiko, mais pour une paparazzi comme elle, il avait une proposition qui l’intéresserait forcément. Dans le monde actuel, quelques clichés d’une superstar avec des mineures dans un club, c’est très tabloïd, mais ça ne dépasserait pas les 50 000 dollars le cliché. Ce que comptait proposer Stephen à la journaliste, ça, valait potentiellement des millions.

« Si vous daignez m’accompagner chez moi, je vous montrerai ce qui pourrait faire votre fortune, et je parle d’argent, pas d’entourloupes. » Dit-il, un sourire en coin. 
Journalisée

Etsuyama Sachiko
Humain(e)
-

Messages: 49


Le petit oiseau va sortir ! <3


Voir le profil
Fiche
« Répondre #4 le: Août 02, 2013, 12:15:29 »

Son plan marchait à la perfection. Quand elle fut relevé du béton où elle était tombée, Sachiko prit une mine désorientée et innocente, réussissant même à faire perler des larmes au coin de ses grands yeux. Le boxeur était délicat avec elle, ce qu'elle se surprit à apprécier. Mais ça ne dura pas longtemps.

Sa large main attrapa son poignet délicat, et elle eut vite l'impression d'avoir glissé sa main dans un étau. Les petites gouttes au coin de ses paupières ne tardèrent pas à être justifiées. Elle émit un son aigu, alors qu'il lui murmurait des menaces dans l'oreille.
Des menaces déjà tant entendues... combien de fois lui avait-on parlé de cette manière. Le seul truc que la paparazzi n'avait pas apprécié, avait été de se faire comparer à une fille de joie.

Sa tentative de fuite ayant échouée lamentablement, elle fut ravie d'être enfin libérée de cette pression sur sa main. Massant son poignet, elle regarda les deux hommes avec colère. L'air de la pauvre fille désespéré avait duré jusqu'au moment où elle avait compris qu'ils étaient moins bêtes que ce qu'elle pensait. Inutile de faire plus de chichis.

« Ce n'est pas aussi simple, messieurs, expliqua-elle en tentant de masquer la colère dans sa voix. Si j'échoue dans ma mission et que j'accepte votre proposition, celui qui m'a commandé ces clichés finira par me retrouver et me le faire payer. Et de toutes façons, il n'y a rien dans cet appareil, vous l'avez bien vu. Je n'ai rien réussi à prendre de correct, j'ai été gênée par les gens durant toute la soirée. »

C'était dans ses cordes de mentir comme elle respirait, et heureusement, sinon elle n'aurait jamais fait long feu dans ce métier. Fujiwara était peut-être assez malin pour comprendre ce qu'il en retournait, mais sans preuves dans l'appareil, ils ne pourraient jamais prouver sa culpabilité.

« Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, j'ai un employeur à décevoir... » termina la blonde sans plus de fioritures.

Elle tourna les talons, son sac entre ses mains fines, sans leur adresser un regard de plus. Mais elle écoutait tout de même leurs bruits de pas...
Journalisée


"Vrai ou faux, ça n'a aucune importance. Ce qui compte, c'est la calomnie. Les gens aiment le scandale."
FicheCoin du Chalant
Stephen Connor
Poupaw de son fichtonw
Administrateur
-
*****
Messages: 2679



Voir le profil
Fiche
Description
Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 

Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.

Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #5 le: Août 02, 2013, 02:25:02 »

Fujiwara avait une réputation de paranoïaque, et cela n’aidait sûrement pas son cas dans la situation actuelle. Néanmoins c’était sans compter sur la capacité du démon à pouvoir sentir quand on lui mentait. Et dans le cas de Sachiko, et bien autant dire qu’elle ne fleurait pas bon l’honnêteté. Sauf que, si même l’expérimenté Fujiwara, qui en avait vu de toutes les couleurs niveau paparazzis, ne pouvait rendre de verdict certain, il faudrait bien finir par laisser filer la journaliste. Certes, elle n’avait pas respecté le droit à l’image de Stephen, ou plutôt « Lucien », comme il prétendait s’appeler. Mais nul doute qu’une banale affaire de non respect au droit à l’image serait bien vite éclipsée par une de ces histoires de mineures dont raffolait la presse tabloïde.

Le boxeur ne savait pas si son sponsor avait tellement l’habitude du gaz lacrymogène qu’il était capable d’en recouvrer en deux minutes, ou s’il était tellement stressé qu’il en ignorait la douleur. Quoiqu’il en soit, Sachiko avait gagné. Son raisonnement tenait debout, même si les grognements d’insatisfaction du petit japonais faisaient montre de ses objections. C’était la fin, la bombe avait explosé, et il fallait maintenant porter secours aux victimes, plutôt que de chercher à remonter dans le temps pour la désamorcer. La bombe, en l’occurrence, c’était Sachiko, autant par son physique et son allure que par ses actions. Pour le coup, les victimes étaient Fujiwara et Stephen, mais surtout Fujiwara, qui perdrait son poulain fétiche. Le démon, quant à lui, n’aurait qu’à s’éclipser pour un temps.

« Cette sale petite conne essaie vraiment de nous faire croire qu’un bon à rien qui publie des tabloïds à la con pourrait lui faire payer de ne pas avoir ramené quelques putains de clichés ? » S’interrogea, assez justement, le sponsor. « Tu prends ton vieux publieur pour Don Corleone ou quoi petite mouche à merde !? » Demanda Fujiwara à la jeune femme.

« On s’en fout, ce n’est pas important. Qu’elle mente ou pas, je m’en fiche, je ne reviens pas sur une proposition, elle fera ce qu’elle veut de ces photos. Occupons nous plutôt de gérer les retombées. » Décida le beau brun, s’allumant une cigarette. « Mademoiselle, je suis sûr que vos clichés sont utilisables, mais veuillez au moins les garder un jour sans les remettre à votre patron, le temps que je puisse terminer ma conférence matinale et ma séance de shooting pour une marque de sport avant de n’avoir à gérer la merde que votre employeur me semble aimer renifler. » Ajouta-t-il à l’attention de la journaliste.

On pouvait le sentir bien plus composé que quelques minutes auparavant. Il avait eu le temps de réfléchir à la situation. Ce n’était pas comme en Amérique, ici. Le japon était bien moins à cheval sur ce genre d’affaires, et Stephen n’était plus un imbécile naïf, du moins pas autant qu’avant. Mais, la véritable grosse différence, c’était surtout que son sponsor était un vrai pourri qui avait une horde d’avocats au palmarès remarquable à son service, ainsi qu’une bonne prise sur les médias mainstream, assurant que lui et son poulain puissent assumer sans trop de dommages la couverture médiatique. Tout le raffut qu’entraineraient les photos publiées serait néanmoins dur à gérer dès la veille au petit jour, surtout alors que le boxeur préparait une conférence très tôt et avait un planning chargé.

« Je ne vous demande pas votre nom, et j’espère que nous ne nous recroiserons pas. Si vous voulez m’excuser, il est déjà tard, mon sponsor m’a expulsé de boite de nuit pour que je sois en forme demain, et je viens d’apprendre qu’on m’accusera, sous peu, d’être un genre de pédophile immonde qui fait la sortie des collèges. » Commença le monstre. « Alors que je n’aime que les vraies femmes. Vous conviendrez que ces gamines ont plus de formes que beaucoup de mes groupies plus âgées, mais je suppose que vos tabloïds s’en foutent. » Digressa-t-il, se rattrapant alors. « Je n’en dis pas plus, vous seriez capable de m’enregistrer et de couper mes mots pour que je dise ‘Je fais la sortie des collèges et j’ai une relation sexuelle avec mon sponsor obèse’. » Termina Stephen, tirant une bouffée tout en reprenant son pas vers chez lui.

« Qui est obèse !? » Demanda, au loin, Fujiwara, lequel retournait vers son chauffeur.

« Personne. » Répondit le beau brun. « A jamais ! » Dit-il à Sachiko, en guise d’adieux.
Journalisée

Etsuyama Sachiko
Humain(e)
-

Messages: 49


Le petit oiseau va sortir ! <3


Voir le profil
Fiche
« Répondre #6 le: Août 02, 2013, 11:14:30 »

Elle l'écouta tout de même avant de partir, ne masquant pas un soupir exaspéré. S'il était si pressé de rentrer, ne pouvait-il pas abréger ? Rien de ce qu'il pourrait dire pour se justifier n'intéressait la jeune femme. Personne n'était jamais à l'écoute des justifications de quiconque, une fois que l'on avait prouvé pour de bon sa culpabilité. Un simple signe de tête pour finalement les saluer, la lycéenne tourna les talons et rentra vite prendre le dernier bus qui l'emmènerait à son appartement.

En se réveillant le lendemain matin, elle mit quelques temps à recomposer sa soirée, à comprendre ce qui s'était passé. Le goût amer de l'échec lui vint en bouche, alors qu'elle repensait à comment elle s'était faite sottement rattraper par ces deux hommes. Comme une débutante, oui ! Sachiko avait fini par s'en tirer, mais pas sans remontrances et sans un énorme bleu au niveau de son poignet droit. Sa peau marquait incroyablement vite.

Une fois son monologue mental terminé, ses yeux allèrent directement vers le cadran de son réveil.

« ... AH, purée- »

***

« Miss Dottie, vous êtes en retard. »

La voix grave de son employeur lui annonça ce fait comme une sentence, auquel la fouineuse ne put répondre que par un sourire gêné.

« Heu, il faut dire que votre kéké m'a fait traîner dehors jusqu'à assez tard... »

Son regard se posa vers la valise ouverte sur le bureau. Les liasses de yens semblaient l'appeler, et elle songea qu'enfin, elle pourrait remplacer la gazinière qui avait manqué lui péter au visage ce matin-là. Et tant d'autres choses, encore... c'était fou comme l'argent facile était si bien représenté, dans ce métier...

« C'était le but recherché. Les pervers déguisés ne rentrent pas à neuf heures du soir. Bien... pouvez-vous me donner les négatifs et les clichés ? »

L'homme attendait, une main tendu pour récupérer la prise que lui apportait sagement sa petite travailleuse. Sachiko fouilla dans son sac et ouvrit la poche intérieure où elle avait déposé la pellicule une fois rentrée chez elle. Sa pellicule brune brillait au fin fond du sac, presque du même brun que la peau de ce Lucien Williams, d'ailleurs.
... Il n'aimait que les vraies femmes, hein ? Quand la blonde y repensait, il avait eu un sacré culot de lui annoncer ça de but en blanc, après avoir fourré ses mains dans des soutiens-gorges taille quatorze ans.
... Bon, peut-être pas quatorze ans, mais c'est vrai que ces gamines n'étaient pas très représentatives de la puberté. Il avait semblé tellement abattue, de comprendre que sa carrière allait s'écrouler en l'espace de quelques semaines... tout ça à cause d'elle.

D'habitude, ça apportait un semblant de satisfaction à Sachiko, de savoir que ces vieux dégueulasses se feraient détruire grâce à ses petites pellicules. Mais elle se rendit compte en l'espace de quelques secondes, qu'elle ne croyait pas vraiment ce boxeur coupable. Trafiquer la réalité à l'aide du papier glacé était tellement simple, la photographe en savait quelque chose. Mais le sentiment de culpabilité qui lui comprimait la poitrine se renforçait, au fur et à mesure que ses doigts se rapprochaient de la preuve accablante...

« Non... »
« Pardon ? » lui demanda l'homme derrière le bureau.
« Je- heu, je n'ai rien sur moi. Je n'ai pas réussi à prendre quoique ce soit de... d'acceptable. »

Les sourcils de son employeur se soulevèrent d'abord de stupéfaction, avant de se contracter tout prés de ses yeux.

« Vous êtes sérieuse ? Après l'avoir filé toute la soirée, vous êtes incapable de me ramener ne serait-ce qu'un petit cliché ? »
« Il y avait beaucoup de monde dans mon champ de vision, expliqua la blonde avec rapidité. Trop de monde, en fait. Les terrains étaient tous obstrués, et... non, finalement, je n'ai rien de bon à vous proposer. »

L'homme ne semblait pas en croire ses oreilles.

« On m'avait pourtant assuré que vous étiez la meilleure, Miss Dottie. Je ne vous cache pas ma déception à votre égard. Je comptais beaucoup sur vos compétences, mais il faut croire que vous n'êtes pas assez expérimenté pour prendre votre boulot vraiment au sérieux. Soyez sûre que j'en ferais part à vos probables futurs clients... qui sont aussi mes collègues, après tout. »

Sachiko releva le regard. Quoi, ce con allait la discréditer devant ses futures rentrées d'argent ?! C'était tellement horrible... et injuste ! Alors qu'elle avait fait un super boulot !..

« Je suis sûre que nous pouvons trouver un arrangement... proposa la blonde, d'une voix trop désespérée à son goût. Je... donnez-moi une autre chance de le filer ! Je vous promets de vous rapporter de grosses pièces ! »

Pour un peu, elle se serait giflée. Mais pourquoi lui avait-elle proposé ça ? Elle avait d'autres gros projets, des tonnes d'autres choses à faire... et surtout, elle n'avait aucune envie de revoir ce type !!!
L'employeur dévisagea celle qu'il avait embauché, et soupira sans discrétion. Il finit par mettre le nez dans un agenda noir.

« ... Vous avez de la chance, la tournée de votre cible n'est pas encore finie. »
« Ah- »
« Néanmoins, vous avez vraiment intérêt à faire vos preuves, ce coup-ci. Plus d'excuses. Oh, et il va de soi que je ne vous fournis pas les fonds nécessaires à cette nouvelle "poursuite", cette fois-ci. »

Sachiko jeta un dernier regard vers la valise ouverte. Non pas que ce fut utile : son client la referma aussitôt.
Journalisée


"Vrai ou faux, ça n'a aucune importance. Ce qui compte, c'est la calomnie. Les gens aiment le scandale."
FicheCoin du Chalant
Stephen Connor
Poupaw de son fichtonw
Administrateur
-
*****
Messages: 2679



Voir le profil
Fiche
Description
Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 

Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.

Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #7 le: Août 03, 2013, 05:40:47 »

Stephen n’avait pas dormi de la soirée. En fait, il ne dormait pas souvent, ce n’était peut-être pas nécessaire pour un genre de démon, après tout. Mais nul doute que, même s’il avait été encore mortel, le beau diable se serait tout de même privé de sommeil. La situation était des plus stressantes, et le monstre se maudissait intérieurement. Il s’était encore fait avoir comme un bleu. Le seul reste de sa vie d’humain lui filait entre les doigts à nouveau. Qu’allait-il faire maintenant, s’éclipser encore une fois ? Changer d’identité ? Aller faire boxeur dans un autre pays ? Allongé sur son lit, l’américain restait songeur. Il ne pensait pas vraiment que la jeune femme tiendrait plus d’une journée sans distribuer les juteux clichés à son patron.

L’alarme sonna bien vite, marquant 5h40, et le sportif eut à peine vingt minutes pour prendre une douche et descendre de l’immeuble où il était logé. En effet, il était logé pour une semaine dans hôtel situé non loin d’un genre de grand complexe sportif, dans une chambre qui s’apparentait à une suite de luxe. Tout cela était bien pratique. Au moins, la sécurité de ces quatre étoiles était assez compétente pour ne pas laisser quelques journalistes peu scrupuleux entrer. Stephen, sous la douche, pensait alors à hier soir. Pourquoi fallait-il toujours qu’il se retrouve à tripoter des gamines ? En Amérique, alors qu’il n’était encore qu’un mortel, il avait déjà connu ce problème.

Mais c’était une pratique courante pour éclipser des concurrents dans le monde sportif. Embaucher une fille de quinze ou seize ans avec un corps de mannequin pour qu’elle se fasse un athlète renommé, puis faire de cette histoire un scandale. Très vite, l’affaire n’appartenait plus au sportif et à sa conquête, mais aux médias. Si la femme paraissait suffisamment jeune, on la mettait en avant, pour prouver que l’homme attaqué était un pervers. Si elle paraissait trop « mature », on l’éclipsait, ou on utilisait des photos retouchées. Stephen savait tout ça. Il avait vu des rivaux perdre leur carrière de cette façon, et lui-même… Eh bien disons que c’était un peu différent, mais pas loin. Ayant fini de réfléchir à ça, le brun sortit de sa douche et s’habilla prestement.

« Lucien ! » Appela Fujiwara de derrière la porte. « Dépêche toi, on a une conférence dans une heure. »

Stephen avait toujours autant de mal à s’habituer à ce nom. D’autant plus qu’il avait fait l’erreur de se référer à lui-même par son véritable prénom à de nombreuses reprises. Enfin, il s’en sortait toujours en justifiant que c’était son deuxième prénom. En silence, il ouvrit la porte de sa suite, dévoilant le petit sponsor rondouillard, qui faisait les cent pas, tournant en rond, l’air stressé. Fuji, comme l’appelait affectueusement l’américain, devait être au début de sa quarantaine, mais on lui donnait aisément une bonne cinquantaine. Ses cheveux blancs, nés de son anxiété, et son corps presque rond, pas bien haut, lui donnaient un air peu commun. Mais l’américain avait de l’affection pour ce bonhomme, autant qu’un monstre des enfers peut en avoir.

« On se bouge, allez hop ! » Dit le sponsor en tapant dans ses mains. « Les officiels de la marque Everlast seront dans le complexe dans quelques dizaines de minutes pour discuter des sujets à aborder durant la conférence. »

« Mhhh ok. » Répondit le démon, pensif. « Et pour… Les photos ? » Demanda-t-il, anxieux.

La seule réponse de Fujiwara fut un haussement d’épaule, accompagné par une expression vide. Toute la journée sembla alors passer avec une rapidité déconcertante. Stephen connaissait déjà tout ça. Les conférences inutiles durant lesquelles il faut répondre à des questions sur l’esprit sportif et le parcours à suivre pour devenir pro, quelques photos pour la promotion d’un nouveau produit. Beaucoup d’autographes, quelques blagues et serrages de mains afin de passer pour un type lambda, pour que la foule s’identifie, du bluff commercial en somme. Ainsi, la journée finit dans un nouveau club, sans qu’il y ait eu la moindre nouvelle des photos de Sachiko entretemps. Le boxeur était sincèrement étonné, il ne s’attendait pas à ce que la journaliste soit si fairplay. Peut-être ses clichés étaient-ils vraiment inutilisables ?

« Eh, j’te connais toi, t’es ce boxeur qui se sent plus pisser là ! Je t’ai vu sur le canal sport, j’parie que j’te mets sale sans problème. » Lança une voix à quelques tables d’écart. « Viens te battre si t’as des couilles ! »

C’était un type plutôt jeune, assez musclé, tatouages, dégaine de con, lunettes de soleil sur la face en intérieur, peau tellement bronzée aux UV qu’on pouvait presque sentir le cancer de la peau. Un de ces types sortis tout droit d’un épisode de Jersey Shore, non pas que Stephen regarde cette merde, enfin… Ni une ni deux, un des trois géants du service d’ordre de la boite se leva, prêt à aller gentiment réaligner les dents du client. Après tout, le boxeur était VIP, et la boite nouvellement ouverte avait tout intérêt à s’occuper calmement de ceux qui dérangeaient l’américain. Mais ce dernier fut plus rapide que les colosses du service d’ordre. En moins de dix secondes, il avait arraché sa propre chemise, avait sauté à la gorge de l’inconnu, et avait surtout commencé à lui fracasser la face.

« Fils de pute ! » Criait le boxeur à chaque fois que son poing s’abattait sur le visage du type, ce qui devait faire une bonne quarantaine de fois.

Il avait retenu sa force, mais nul besoin de préciser que même comme ça, son adversaire du moment avait le visage complètement démoli, méconnaissable. Les amis de l’inconnu n’avaient pas bougé. En fait, personne n’avait bougé. C’était inexplicable, mais Stephen avait dégagé quelque chose de si bestial que tous étaient restés figés. Se relevant doucement, l’américain voulu réajuster le col de sa chemise, avant de ne se rappeler qu’il l’avait, eh bien déchirée. Le service de sécurité se rua sur les autres clients qui faisaient parti du petit groupe, lequel se trouva bien vite entraîné dans la « Salle du fond ». Sans doute se feraient-ils un peu frapper avant d’être jetés hors de la boite quand le VIP serait parti, peu importe. Personne d’autre n’avait vu la scène, à part les quelques personnes présentes dans le carré VIP, serveuses et barmans inclus.

« C’est du propre ça Lucien ! » S’énerva Fujiwara. « Et tout le speech sur le self-control pendant la conférence !? Tu viens de foutre une sacrée trempe à ce petit con ! S’il porte plainte tu es dans une belle m… » Continua le japonais, interrompu en pleine tirade.

« Ils ne porteront pas plainte, nous nous en assurerons. » Interrompit calmement un des membres de la sécurité. « Veuillez profiter de la soirée, le patron fera monter quelques… Danseuses. Pour s’excuser de la gêne occasionnée. » Conclut-il.

Finalement, la soirée finit donc avec quelques danses sensuelles de jeunes femmes employées par la boite. Stephen ne céda pas, cette fois, à la tentation, gardant ses mains en place, se contentant de boire son whisky calmement en observant l’envoutante danse des employées du club. Il n’avait pas besoin d’un scandale de plus, il venait déjà de tabasser un pauvre inconnu pour une simple insulte. Décidemment, c’était une mauvaise semaine. Même sans toucher, il avait l’air suspect avec son torse nu en plein milieu d’un carré VIP, surtout quand on voyait le torride lap-dance que s’employait à lui offrir une des jeunes danseuses. Il était facile de voir que Stephen se montrait raisonnable, ne touchant pas, regardant à peine. Mais l’on peut faire dire bien des choses à une image.
Journalisée

Etsuyama Sachiko
Humain(e)
-

Messages: 49


Le petit oiseau va sortir ! <3


Voir le profil
Fiche
« Répondre #8 le: Août 27, 2013, 11:10:53 »

« Sachiko, je ne sais pas si c'est une très bonne idée... »
« Arrête de t'inquiéter, va. Tu crois que je n'ai pas l'habitude de me faire discrète ? »

La photographe avait prononcé sa réponse avec ironie, en enfilant une perruque noire courte et un tee-shirt sur lequel était marqué le nom de la boîte. Elle pesta en constatant que - une fois n'est pas coutume ! - l'habit était trop petit et peinait à contenir son opulente poitrine.
Ces affaires appartenaient à la jeune fille à côté d'elle, déjà habillé avec l'uniforme de l'établissement où elle travaillait. Yumeko était une fille timide, qui ne bossait dans ce club prisé des célébrités que parce qu'elle avait besoin d'argent. Argent qui ne coulait pas à flots... Sachiko lui avait donc promis une petite fortune : en échange, sa copine réussit à la faire rentrer discrètement dans les vestiaires de l'établissement.

« Tu te rends compte ? Si quelqu'un s'aperçoit que tu n'es pas d'ici... tu ne me trahiras pas, dis ? chuchota Yumeko, mortifiée à cette idée. J'ai... vraiment besoin de ce boulot... »
« Fais-moi confiance. Pense plutôt à ce que tu dois faire, au lieu de t'imaginer le pire... »
« ...Je me rapproche de ce Stephen, une fois que l'on m'envoie danser... je lui fais un show et... je m'arrange pour lui proposer des, heu... services particuliers ? » récita la demoiselle, comme à l'école.
« Voilà. Même s'il refuse, tu insistes, et même si tu n'y arrives pas... arrange-toi pour que vous ayiez au moins l'air d'être proches, hein ? Une photo, ça parle de soi-même. »

Yumeko hocha la tête, rouge comme une tomate. Elles sortirent en tenue adéquate - les employées d'ici faisaient office de serveuse, comme de danseuses. Sans ses longs cheveux blonds, il fallait un petit moment pour reconnaître la sulfureuse paparazzi. Et si elle était de dos, c'était impossible. Il fallait donc simplement faire attention.
Elles passèrent toutes deux un long moment à se pavaner dans le club plein à craquer, prenant les commandes et faisant des mini-shows pour ceux qui offraient des pourboires. Cela dit, l'animation que provoqua la bagarre capta toute l'attention. Ce battle fit au moins une heureuse : la blonde rangea rapidement le téléphone portable qui contenait un petit film de la scène. Qualité médiocre, certes, mais toujours mieux que rien.

Puis, un show fut programmée en vitesse, pour s'excuser de la gêne occasionnée, probablement. Yumeko croisa le regard de son amie, qui leva un pouce et s'empressa d'aller se changer... mais un vigile l'attrapa avant qu'elle n'ait eu le temps de s'éclipser.

« Toutes les danseuses sur scène, aucune exception, Mam'zelle... » annonça-il d'une voix morne, conduisant une Sachiko plutôt embarrassée dans les coulisses.

Ce n'était pas prévu. Si Stephen l'observait assez longtemps, il la reconnaîtrait et ce serait fini de ce petit plan improvisée. Et puis, comment allait-elle prendre ses clichés en se dandinant sur la scène ?..
Mais elle fut bien obligée d'aller rejoindre toutes ces dindes qui commençaient déjà à se mouvoir, prés du carré VIP. Sans trop se mettre en avant, Sachiko dansa aussi, bien sûr. Elle tentait de ne pas trop se faire remarquer, bien que l'uniforme qu'elle portait ne laissait que peu de place à l'imagination... il y en avait déjà qui ouvrait de grands yeux... maudit soit ses deux gros arguments.
D'un oeil rapide, la fouineuse observait Yumeko qui se rapprochait peu à peu de Stephen, comme leur plan l'indiquait. Les joues brûlantes, elle se bougeait avec une certaine maladresse, mais qui rendait le tableau assez attirant, dans un sens. Son corps était svelte, comme ses formes, mais de l'avis général, elle restait une jolie femme. Ou plutôt fille - pour autant qu'en savait Sachiko, Yumeko n'avait en effet... que quinze ans. Il faudrait demander à cette boîte si elle connaissait bien les législations concernant l'âge de ses employées... elle plaça mentalement cette affaire sous le bras. Ça pourrait toujours lui rapporter quelque chose...

*...Bon alors, qu'est-ce qu'elle fiche ?*

Les minutes passaient, et Yumeko se contentait de danser tout prés du boxeur, de lui lancer des regards de temps à autre, mais sans jamais oser lui parler. A ce rythme-là, la caméra fixé dans le décolleté de son tee-shirt. Pestant contre la timidité et le manque de cran de cette petite idiote, la blonde se rapprocha peu à peu de sa compagne... et une fois assez prés, lui asséna, d'un pas de danse bien placé, un bon coup de hanche dans le dos. Prise au dépourvue, Yumeko perdit l'équilibre et tomba de la scène, dans un gémissement de peur. L'angle étant calculé, ce fut au sportif de la cueillir comme un fruit qui tombe de l'arbre. L'évènement ne prit pas trop d'ampleur - tout le monde était trop captivé par le reste des demoiselles qui suait sur la scène.
Étalé de tout son long sur le boxeur, la pauvre Yumeko se confondit en excuses, les joues rouges de confusion. Sachiko jubila, en remarquant que dans le feu de l'action, un verre avait été renversé sur les deux victimes de sa "perfidie". Le liquide avait rendu le tee-shirt de l'adolescente quasiment transparent. Quant au reste de la boisson, c'était sur le torse de Stephen qu'elle était allé se réfugier.

« Oh, je !.. pardonnez-moi, vraiment, Connor-san, heu... je- je vais vous aider, ne bougez pas ! »

Une aide à grands renforts de serviettes en papier, et de petites mains fines qui volaient sur la poitrine musclée du boxeur. Sachiko poussa cependant un juron, en entendant son acolyte prononcer le nom de leur cible : elle n'était pas censée le savoir. Personne ne venait ici en rendant son nom public, c'était après tout presque une boîte de strip-tease... bonjour la réputation, après. Elle espérait que cette gaffe n'attirerait pas l'attention de Stephen.
Journalisée


"Vrai ou faux, ça n'a aucune importance. Ce qui compte, c'est la calomnie. Les gens aiment le scandale."
FicheCoin du Chalant
Stephen Connor
Poupaw de son fichtonw
Administrateur
-
*****
Messages: 2679



Voir le profil
Fiche
Description
Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 

Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.

Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #9 le: Août 28, 2013, 06:09:54 »

Stephen ne se sentait pas menacé par des histoires de bagarres dans des boites de nuit. C’était un évènement banal pour lui. Ayant grandi à Houston, étant de nature irritable et ayant hérité du caractère de soulard violent digne de son Irlandais de père, le boxeur avait pris tout cela en habitude. Bien sûr, il commençait à redevenir une célébrité dans le monde de la boxe, il était LE phénomène dont parlaient tous les amateurs dans les clubs de Seikusu. Son cerveau n’avait d’ailleurs pas occulté les frasques de la veille, des images lui revenaient, et ne faisaient que le conforter dans sa petite paranoïa anti-paparazzi. Pas si injustifiée que ça d’ailleurs, vu qu’une charmante journaliste s’avérait être sur ses traces, en ce moment même. Mais bien évidemment, il l’ignorait.

La jolie jeune asiatique se trémoussait, observant Stephen avec une étrange timidité, faisant face à ce dernier. Il ne l’observait pas trop. Après tout ce qui s’était passé la veille, la meilleure option était de faire profil bas. Sans doute était-ce un genre de paranoïa injustifiée, mais l’américain n’était pas à l’aise face à cette danseuse. Certes, elle avait un beau corps, digne d’une femme en fleur. Mais son visage était étrangement enfantin, et le boxeur ne se sentait pas à l’aise. Il connaissait pourtant la difficulté de ce genre de vie. Devoir danser pour des gens que l’on ne connait pas, la plupart manquant de courtoisie élémentaires, bêtes et pervers. Stephen faisait sûrement partie de cette catégorie, mais il avait au moins un peu de décence.

Par politesse, il la regardait donc parfois, lui offrant un sourire simple. Ses mains restaient sur le cuir du long canapé où il avait été assis. Il ne la touchait pas, autant pour ne pas lui manquer de respect que pour ne pas s’attirer d’ennuis. Les danseuses ici étaient vraiment toutes très belles, parfaitement sensuelles, mais l’esprit du démon était ailleurs, dans le vide. Ainsi, Stephen scrutait la pièce, les yeux fixant l’horizon, ou plutôt l’horizon derrière les pôles de danse du bar. Mais son instinct reprit immédiatement le dessus. En tant que sportif, l’homme avait des reflexes impressionnants, mais en tant que démon, il était indescriptiblement vif. Avec douceur, il vint réceptionner la jeune femme dans ses bras. Celle-ci s’écrasa contre son torse, renversant un verre dans la foulée.

« Rien de cassé ? » Demanda-t-il, l’air concerné.

Chance, hasard heureux, ou peut-être le destin. Stephen n’entendit pas son nom de famille quitter les lèvres de Yumeko, trop occupé à fouiller sa poche à la recherche de quelque chose. La pauvre danseuse se répandait en excuses, toutes plus confuses les unes que les autres. Nul doute qu’elle pensait avoir à répondre de cet affront, mais le beau brun ne l’entendait pas de cette oreille. Sa main vint extirper son portefeuille de sa poche, ouvrant ce dernier. Alors que les mains de la jeune femme s’appliquaient sur le torse de l’éphèbe, ce dernier glissa l’équivalent de six-cent dollars dans le short de Yumeko. Les doigts du boxeur vinrent saisir la nuque de la danseuse. Malgré les postures suggestives, il ne fit que parler à l’oreille de l’adolescente.

« Allez donc vous changer dans les vestiaires. Et buvez un peu d’eau, ça vous remettra d’aplomb pour le reste de la soirée. » Dit-il, souriant doucement.

Yumeko lui lança un air proprement ahuri. Stephen pensait, peut-être à juste titre, qu’une jeune femme travaillant dans ce genre de club ne devait pas croiser un grand nombre de gentlemen. Certes, le démon n’était pas non plus un exemple de galanterie chevaleresque, mais il avait des manières. Elle lui semblait stressée et mal en point. Poliment, il lui prit donc le bras, dans le but de la raccompagner vers les vestiaires. Nul besoin de préciser qu’entre la façon dont il avait remis une forte somme à la jeune femme, et le fait qu’il la ramène, bras dessus bras dessous, dans les vestiaires, il y avait de quoi se poser des questions. Mais si quelqu’un avait pu voir et entendre la scène, aucune ambigüité ne pourrait planer sur les intentions louables du boxeur. Il la raccompagna donc.

Une fois sur place, force fut de constater que l’endroit était vide, un parfait lieu pour que Yumeko prenne une petite pause. Stephen avait préalablement récupéré une bouteille d’eau fraiche auprès du barman. Il n’avait pas l’air con, à gambader torse nu dans le nightclub, tiens. Le démon donna, en tous cas, l’eau à la danseuse. Mais, tandis qu’il s’était assuré de la bonne santé de l’adolescente, le groupe de danseuses dont faisait partie Sachiko avait été libéré. Dans ce vestiaire relativement spacieux, il y avait deux portes. Une donnant sur un couloir, un genre de Backstage d’où pouvaient venir les danseuses après leur Show, et une située derrière le bar, par où étaient entrés les deux jeunes gens. Autrement dit, la journaliste pouvait aisément revenir après sa danse sans se faire remarquer, en faisant preuve d’un minimum de discrétion.

« Bon, ça va mieux on dirait. » Constata le beau diable en voyant le visage de sa nouvelle rencontre reprendre des couleurs. « Je vais te laiss… » Commença-t-il, rapidement interrompu.

Dès que Stephen avait commencé à préparer son départ, la jeune danseuse s’était levée du banc où le boxeur l’avait assise. Elle s’était jetée à son cou presque sans hésitation. Il lui lança un regard chaud. Leurs yeux se plissèrent, le regard des deux se faisant plus doux. Stephen ne comprenait pas vraiment la réaction de Yumeko. A ce stade là, il n’écoutait plus rien, mettant le moindre claquement métallique ou autre bruit sur le compte des casiers mal refermés. Doucement, leurs lèvres vinrent se toucher. Les grandes mains de l’américain tenaient fermement la taille fine de Yumeko, à même la peau. Son petit short et le haut court qu’elle avait revêtu mettait son corps svelte en valeur. Elle était belle, bien que le démon préfère les femmes plus matures. Collant son torse musclé à elle, il prolongea l’échange une petite minute.

« Ce n’est pas une bonne idée, je me trompe ? » Demanda Stephen, l’air incertain. « Je… Je ne pense pas que ce soit une bonne idée ! » Dit-il alors, se séparant de la jeune femme, prêt à quitter la pièce, et le club.

Et vu sa distraction, le démon aurait pu vivre cette scène sans jamais remarquer un éventuel troisième protagoniste…
Journalisée

Etsuyama Sachiko
Humain(e)
-

Messages: 49


Le petit oiseau va sortir ! <3


Voir le profil
Fiche
« Répondre #10 le: Octobre 27, 2013, 12:02:38 »

Elle le laissa partir, presque sans retenue. Ce n'était pas dans le plan que de coucher avec lui, et heureusement, d'ailleurs. Elle en aurait bien été incapable.
Le boxeur disparu, Yumeko se dirigea vers un mur du fond de la pièce, et tapa dessus. Un bruit de fond lui répondit, quelqu'un qui tapait à son tour contre le placo du bâtiment. L'adolescente se pencha et repéra la grille qui, dans la pénombre, était presque indétectable. Elle sortit un petit tournevis de sa culotte et le passa à travers les trous du métal. Quelques secondes plus tard, Sachiko sortait de la canalisation. Cette scène irréaliste, digne d'un film américain, aurait pu faire rire sa camarade, si elle n'avait pas été aussi bouleversée.

La blonde avait filmé à la seconde prés cette scène redoutable de vérité calomnieuse. Cela montrait les penchants d'une personne sans rentrer dans la sex-tape, et cela restait donc tout public et parfaitement visible aux yeux de tous. C'était parfait, mais pourtant, la blonde ne rivalisait pas d'enthousiasme avec sa partenaire.

« Vraiment nickel, Yume-chan, t'as été parfaite sur ce coup ! » commenta-elle, se forçant à mettre de la joie dans sa voix.


La timide ne répondit pas, ce qui lui valut un regard interrogateur de la part de sa compagne.

« Yumeko, ça va ? Hé, je pense que tu as vécu des situations plus embarrassantes, non ? Ça risque de te faire de la pub auprès des garçons, cette petite scène... eux qui te croyaient trop timides pour montrer tes nichons, ha ha ! »
« Je... je ne sais pas si c'est bien qu'on ait fait ça, tu sais... »

La paparazzi s'arrêta de rire. C'était bien la première fois qu'elle entendait sa copine lui exprimer son avis de cette façon. Elle s'en détourna pour ranger son matériel dans son sac, lui tournant le dos.

« C'est-à-dire ? »
« Cet homme, il n'a vraiment pas l'air méchant... il aurait pu me forcer à, tu sais, faire plein de choses... au lieu de ça, il est parti... il a peut-être voulu me protéger. »
« Se protéger tout seul, tu veux dire. Il a voulu s'éviter les racontars d'une petite gamine un peu trop bavarde. Ça se voit que tu connais pas les hommes, toi... »
« Mais... mais il a vraiment été gentil avec moi... »

Sachiko ferma son sac d'un geste brusque. Elle était frustrée, sans savoir pourquoi.

« Purée, Yumeko... t'as quinze ans, tu le sais, ça ? T'es plus une enfant ! Il faudrait que t'apprennes un peu que dans ce monde, les gens s'occupent toujours de leur propre intérêt, merde ! »
« Mais... pourquoi est-ce que tu me cries dessus ?.. »
« Mais parce que tu vis vraiment dans ton putain de monde des bisounours, et que ça m'énerve ! Ce mec-là, il est comme tous les autres : il va pas aller se sacrifier pour une fille, quelle qu'elle soit ! »

La blonde était en colère, sans raison valable, et quand elle s'en aperçut, elle tenta de se calmer, baissant les yeux par terre. Quand elle les releva, Yumeko la regardait d'un air étrange.

« Sachiko ? »
« Quoi ?! »
« Est-ce que tu... est-ce que tu aimes bien cet homme ?.. »

La photographe ne trouva rien d'autre à faire que de regarder sa camarade avec de grands yeux. Un délicat nuage rose se répandit sur son visage, alors qu'elle observait Yumeko d'un air horrifié.

« Mais... N'importe quoi, enfin ! Pourquoi tu me dis ça ?! »

La plus jeune regarda longuement son aînée, qui était de plus en plus mal à l'aise. Puis, elle se contenta de hausser les épaules, et de se détourner à son tour.

« Tu m'excuseras, j'ai encore du travail, ce soir. Ne te fais pas remarquer en quittant les lieux. »

Yumeko ouvrit la porte, la referma derrière elle, laissant Sachiko dans la pièce. Celle-ci s'échappa discrètement, en pensant qu'en fin de compte, la petite serveuse n'était pas si jeune qu'elle le laissait paraître.

---

Sachiko se sentait étrangement abattue, ses preuves entre les mains, le lendemain matin. La cassette tournait sur son PC portable, convertie en disque pour plus d'ergonomie. Derrière son bureau, l'homme regardait la preuve sans rien dire, se régalant probablement du joli spectacle qu'offrait Yumeko. En pensant à ça, la blonde fut dégoûtée.
La vidéo terminée, l'employeur fronçait de plus en plus les sourcils.

« Alors, c'est tout ? »

La paparazzi se retint d'hausser les épaules, et se contenta d'une réponse cordiale :

« Ce que vous voyez là, sur cette vidéo, ça vaut bien une peine de plus de... »
« Quelle âge à cette demoiselle ? » l'interrompit l'homme.
« ... Quinze ans, il me semble. »
« Vous la connaissez personnellement ? Elle pourrait nous faire un témoignage qui décrirait quelque chose de plus... poussé ? »

Sachiko fut intérieurement horrifiée par cette proposition. Elle en avait vu d'autres, pourtant, mais imaginer Yumeko forcé à inventer des faits sordides plein de détails devant ce lubrique patron...

« Ce genre de questions n'est pas du tout professionnel, si je puis me permettre... » déclara-elle du bout des lèvres.
« Allons ! Personne n'ignore que le professionnalisme n'est pas légion dans le domaine où nous travaillons. »
« Je ne peux pas vous répondre. Je n'en ai pas envie, d'ailleurs. Je m'estime très professionnelle, et ce que vous dites m'insulte. »
« Qui ose parler d'insultes, ici ? Gronda l'homme. Je vous donne une seconde chance, vous promettez de me ramener les meilleures preuves possibles, et vous revenez avec une pathétique vidéo d'embrassades ! C'est vous, l'insulte à votre carrière, Mademoiselle ! »

Elle encaissait le coup, baissant la tête. Elle aurait bien dit ses quatre vérités à ce cher monsieur, mais il lui fallait garder profil bas pour espérer que sa réputation ne soit pas ternie par cet enfoiré. C'est dans ces moments-là qu'elle aurait espéré travailler ailleurs qu'au Japon.

« Je suis navrée que vous pensiez cela. »
« Ce que vous m'avez apporté de vaux rien. Je ne vous donnerai votre salaire que si vous m'emmenez cette demoiselle avec un témoignage plus enrichissant que votre stupide preuve en vidéo. »

Il avait un sourire lubrique qui ne fit plus hésiter la paparazzi : elle se leva, prit de l'élan, et lui asséna une formidable claque qui le fit tomber de sa chaise. Elle n'avait pas pu se retenir. Il réagit vite :

« Est-ce que vous venez de me gifler ? Pauvre malade, vous savez qui je suis ?! »
« Oui, vous êtes un gros porc dégueulasse, siffla la blonde entre ses dents. Qui aime mater les petites culottes des fillettes, et qui mériterait cent fois plus d'avoir sa gueule en première page des tabloïds, que cet homme que j'ai dû filer et pratiquement forcer à toucher mon amie ! »

Folle de rage, la blonde embarqua son ordi et le CD, ainsi que toutes ses affaires, et quitta le bureau. Avant de passer la porte, elle entendit :

« Sale petite pute ! Attends-toi à perdre de la clientèle ! »

Mais ça ne la retint pas, pas plus que toutes les insultes qui suivirent et que les vigiles qui voulaient lui poser des questions. Elle s'enfuit, rentra chez elle, et cassa tout ce qui lui passait par la main. Puis, épuisée, elle s'endormit par terre.
Journalisée


"Vrai ou faux, ça n'a aucune importance. Ce qui compte, c'est la calomnie. Les gens aiment le scandale."
FicheCoin du Chalant
Stephen Connor
Poupaw de son fichtonw
Administrateur
-
*****
Messages: 2679



Voir le profil
Fiche
Description
Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 

Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.

Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #11 le: Octobre 27, 2013, 12:21:27 »

Stephen avait quitté la pièce sans même se douter des enjeux absolument colossaux qui s’étaient joués dedans. Toute sa carrière, son avenir sur Terre, reposait sur la simple décision d’une jeune femme, qui semblait absolument vouloir lui pourrir la vie.

Lui n’y pensait pas, il n’y songeait même pas. Vivre trop ancré dans le présent, sans réfléchir au passé et songer à l’avenir, cela peut-être vicieux. Un petit instant de réflexion aurait permis au boxeur de saisir que quelque chose n’allait pas, mais il ne prit même pas une seconde pour s’arrêter et penser.

C’était donc tout normalement qu’il était remonté dans la loge VIP. Sur place, Fujiwara semblait s’amuser avec une des danseuses, lui tripotant allégrement la poitrine et les fesses, celle-ci ne semblant pas gênée le moins du monde. Et à voir tous les billets que le manager glissait régulièrement dans la tenue de la jeune femme, la seule danseuse qui était restée, Stephen comprenait l’entrain de cette charmante inconnue.

« Bon sang, t’as fait vite ! » Dit le petit Japonais, complètement saoul. « Alors… Hic ! Tu l’as bien baisée hein ? »

Stephen ne put s’empêcher de rire, ce n’était pas vrai, pas le moins du monde, mais entendre le sérieux Fujiwara s’exprimer ainsi était assez amusant. Il se servit un peu de Whisky et s’affala sur le canapé, à deux places de son coach.

« Non, je ne l’ai pas touchée, c’était pas vraiment mon style. » Répondit le sportif en sirotant son verre d’alcool. « Et toi alors, tu as enfin retiré le manche à balais qui s’était logé dans ton cul ? » Demanda-t-il dans un léger rire.

Fujiwara, d’habitude si colérique, et à l’esprit si vif, mit quelques temps à comprendre ce que lui avait dis son poulain. Il sourit alors et leva son verre de Martini, renversant la moitié du contenu sur le canapé et le sol.

« J’suis complètement bourré ! » S’écria-t-il en riant.

Le boxeur hocha la tête en souriant, il s’amusait bien, et les soucis de la veille semblaient loin derrière lui. Ce fut donc quelques heures plus tard que les deux compères appelèrent un chauffeur, lequel ramena chacun les deux hommes à l’hôtel. D’ici, ils partirent chacun dans leur chambre respective.

Cette nuit fut une bonne nuit, et Stephen apprécia un repos réparateur. Même devenu un démon, il avait besoin de prendre une sieste, après tout les évènements de cette semaine. Il se sentait prêt à profiter de sa semaine de repos, mais quelqu’un, quelque part, en avait décidé autrement.

En effet, le lendemain matin, Stephen fut réveillé par quelques bruits de sonnette. Pourtant, il était bien trop tôt pour que le service de chambre ne soit à l’origine du dérangement. C’est alors qu’une voix relativement grave se fit entendre, ne laissant plus de doute quant au fait que ce n’était pas la femme de chambre.

« Police ! Monsieur, veuillez nous ouvrir la porte, nous ne venons pas vous arrêter, simplement vous interroger. Faites vite. » Somma l’agent à la porte, toquant et sonnant.

« J’arrive. » Répondit le boxeur à voix haute.

Il se doutait très bien que peu de raisons pouvaient s’imposer, quant à justifier la venue de la police. Soit le petit merdeux d’hier soir avait porté plainte, soit ces histoires de mineures revenaient à la surface. Dans tous les cas, c’était un mauvais signe, et Stephen s’habilla aussi vite qu’il put, revêtant une chemise blanche assorti d’un chino et de chaussures à pointes noirs.

Le pas rapide, il se dirigea jusqu’à la porte et l’ouvrit. Sans dire un mot, il fit signe à l’officier qu’il était prêt à le suivre. Pas un mot ne fut échangé sur le chemin, et Stephen fut soulagé de ne pas voir le moindre paparazzi sur le chemin. A vrai dire il avait plutôt l’air de se faire escorter, en raison du manque de menottes et du silence pesant, ainsi que le fait que les policiers le laissaient marcher un peu en retrait.

Finalement, le trajet continua dans la voiture d’un des officier, pour terminer au commissariat de Seikusu. On fit entrer le sportif par une des portes qui menaient directement en salle d’interrogatoire, non loin de la sortie interne du parking. Là, on le fit s’asseoir sur une chaise, dans une pièce éclairée par des fenêtres opaques. En face de lui se trouvait un inspecteur, dans la cinquantaine, dont le regard filait du suspect à son écran d’ordinateur.

« Monsieur Williams. » Dit-il en prenant un air sérieux.

Stephen mit quelques secondes à se rappeler que c’était son nom d’emprunt en tant que boxeur, et ne réagit qu’en retard.

« Oui ? » Répondit-il, haussant un sourcil.

« Il est paru dans la presse, récemment, que vous auriez eu des… Relations avec des mineures. » Expliqua l’inspecteur en posant un journal sur la table.

La phrase fit l’effet d’un choc, bien que le boxeur s’y attende. Son regard fila sur le magazine. Rien que la couverture suffisait à classifier le journal comme un tabloïd à scandales. Une bonne soupe calomnieuse et infâme. Comme titre : « L’étoile montante de la boxe aurait eu des relations avec une mineure ! ». La couverture montrait le visage de Stephen, prise lors de la conférence de la veille.

« Allons, la presse tabloïd. » Rétorqua simplement l’américain.

Quant à la conversation qui s’ensuivit, elle porta principalement sur les alibis que pouvait présenter le boxeur. Bien évidemment, ceux-ci étaient inexistants, car il était probablement coupable de ce qu’on lui reprochait. Pas d’avoir couché avec, mais bien d’avoir eu des mains baladeuses.

Pourtant, l’inspecteur conclut bien vite qu’il manquait de preuves, insistant bien sur le fait qu’il surveillerait néanmoins le boxeur. Ce dernier put s’en aller après quatre heures de garde à vue, franchement exaspéré. S’il revoyait un jour cette sale petite paparazzi, il lui ferait payer.

Ne jugeant pas nécessaire de prévenir Fujiwara, il se rendit d’abord dans un restaurant, afin de manger un peu. Puis il rejoint la salle, où il comptait s’entraîner un peu. Cette fois, personne pour le filer ou lui traîner dans les pattes, le bonheur.
Journalisée

Etsuyama Sachiko
Humain(e)
-

Messages: 49


Le petit oiseau va sortir ! <3


Voir le profil
Fiche
« Répondre #12 le: Décembre 07, 2013, 09:42:28 »

Effectivement, personne dans les pattes pour filer qui que ce soit, ce jour-là. Il semblait que les paparazzis furent en congé, et la plus connue avait disparue. Elle avait aussi disparue du lycée, ou des magasins, depuis deux ou trois jours. Ceux qui l'appelaient pour s'informer de son état tombaient sur la messagerie. Ils ne se formalisaient pas : elle devait être malade. Pas la peine de lui apporter les cours, elle en avait rien à branler.

Sachiko, elle n'était en effet pas en classe, ou dans la rue en train de s'allonger sous une voiture. Non, elle était dans son lit, son pyjama avec des nounours remplaçant son habituelle nuisette - celui qu'elle mettait pour les mauvais jours, et qui l'accompagnait d'une tasse de chocolat chaud. Et de Pilou, son canard en peluche.
Mais ni Pilou, ni le chocolat chaud n'enlevait à la jeune fille ce goût amer dans sa bouche. Vous savez, celui qui accompagne le sentiment d'échec, d'injustice, que personne n'aime et qu'on aimerait bien enlever aussi vite qu'une chemise un soir d'été.

Malheureusement, ce n'était pas aussi simple. Et il s'écoula deux jours entiers, avant qu'elle ne sorte de son lit.

On était samedi, et ça ne s'était pas trop amélioré. Mais l'adolescente avait envie de sortir, de voir du monde... de renouveau. Pour la première fois depuis longtemps, son appareil photo n'était pas dans son sac. Elle l'avait trouvé trop lourd à porter.

C'est ça, ouais.

En vérité, elle n'avait pas la moindre envie de faire la chasse au scoop. Les photos, les traques... tout ça. La limite avait vraiment été franchie, cette fois-ci. En tant que pro, elle les connaissait, les limites. Elle savait les contourner, poser un orteil dessus.
Son attitude avait vraiment été détestable. Elle y pensait en se renfrognant dans sa grosse écharpe rose, qui la protégeait contre le froid de décembre.
C'était limite si elle ne considérait pas d'arrêter tout ça... mais que se passerait-il, après ? Après tout, elle n'était vraiment bonne qu'à ça... se reconvertir dans la photo normale ? Mais qui voulait de photographes, de nos jours... il n'y avait que les gens pistonnés pour y penser. Elle, elle n'était pas pistonnée : elle n'était qu'une petite japonaise comme les autres.


"Mademoiselle, ça vous intéresse ? Ce soir, de huit heures à vingt-deux heures, au Supâto Ouest !"

Sans jeter un regard à la distributrice de tracts, Sachiko en prit un, à la place de son Starbuck qui n'avait plus vraiment de goût, de toutes façons.
La blonde s'assit ensuite sur un banc, et jeta un coup d’œil. Et elle faillit s'étrangler.


FINALE DU TOURNOI - STEPHEN CONNOR VS JAVIER MATADOR - CE SOIR A 20H30

... Le mec à côté d'elle ne comprit pas pourquoi cette jolie fille explosait de rire. Un rire qui passa vite aux larmes, d'ailleurs. Tout le monde finit par la regarder, au fur et à mesure qu'elle laissait échapper de gros sanglots rageurs. Et quand Sachiko s'en aperçut, elle s'enfuit, bousculant les distributeurs de tracts et faisant voler leur marchandise.

Les larmes ne se calmèrent qu'après une longue marche. La blonde s'assit alors de nouveau sur un banc.
Elle tournait en rond. Cette histoire était envahissante, et ça l'énervait beaucoup.
... En fait, il n'y avait qu'un moyen de résoudre le problème, mais c'était un peu suicidaire. Même pour elle.


***

Il lui fallait s'expliquer avec Stephen Connor. C'était la seule solution.
Un bon dialogue, une paire d'excuses, ça devrait suffire. Il n'avait pas l'air rancunier, comme type. Enfin, au fond, elle n'en savait rien, mais il valait mieux...

C'était ce qu'elle se disait, en y allant. C'était aussi ce qu'elle s'était dit, pendant ce match dont elle ne connaissait même pas le score, au final. Au final, elle avait juste regardé le boxeur en se demandant quand elle pourrait lui parler. Seul à seul.
... Si possible.

Et puis, rien du tout. Elle n'avait pas pu.
Trop honte.

Son téléphone portable regorgeait de photos prises pendant le match. Pure habitude, dirons-nous. Elle les avait imprimées, et elles trônaient sur son bureau.
Le lendemain, elle les avait mises sur le mur, histoire de se donner du courage. Il lui faudrait bien lui parler, alors autant se mettre des "aides-mémoires", non ?

La prochaine fois... la prochaine fois, ce serait la bonne.



Journalisée


"Vrai ou faux, ça n'a aucune importance. Ce qui compte, c'est la calomnie. Les gens aiment le scandale."
FicheCoin du Chalant
Stephen Connor
Poupaw de son fichtonw
Administrateur
-
*****
Messages: 2679



Voir le profil
Fiche
Description
Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 

Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.

Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #13 le: Décembre 09, 2013, 08:24:11 »

Entraînement. A quoi bon s’entraîner, quand on a le corps d’un démon surpuissant ? Chaque match était un exercice de concentration et de retenue pour Stephen. Il se sentait capable de faire exploser les os d’un ennemi d’un simple coup de poing, même avec un épais gant rembourré autour du poing. En toute honnêteté, il devait bien avouer qu’il ne trouvait plus trop de plaisir à ce sport qui avait pourtant marqué sa vie.

Pour la réponse, le beau diable s’entraînait pour plaire aux journalistes et paparazzi, qui seraient autrement bien trop heureux de l’accuser de dopage. Le corps du boxeur était en réalité figé dans son état actuel, et ce n’était pas de l’exercice physique qui allait le rendre plus fort. Mais il y trouvait un certain lot de consolation, cela le défoulait toujours autant, à l’inverse de son sport de combat fétiche.

Il fallait aussi dire que, ces derniers temps, il avait eu l’esprit très occupé par toutes les histoires qui lui étaient tombées sur le nez. Stephen songeait à arrêter ce sport, à se remettre à des activités qui parvenaient à le divertir. Et l’image de la journaliste qui lui avait causé tant de problèmes revenait. Le beau diable était certain que cette femme était l’auteure des clichés qui étaient parus récemment.

Même si c’était un simple tabloïd parmi tant d’autres qui avait affiché l’information, le contrecoup avait été assez violent. Pour quelques temps, le démon serait écarté des grands championnats, et sous la lumière des projecteurs. Non pas ceux d’un prestigieux ring ou journal de boxe, mais plutôt sous les feux incessants de paparazzi trop peu discrets.

« Si je retrouve cette sale petite conne... » Grommela le monstre en quittant la salle de sport.

Il avait un match ce soir, contre un boxeur étranger, pas particulièrement intéressant. D’ailleurs, tous avaient constaté qu’il ne faisait pas particulièrement montre d’effort lors de son entrainement. La motivation lui manquait. A vrai dire, il ressentait sûrement inconsciemment le besoin de revoir cette journaliste, de lui parler, peut-être de lui faire payer. Cela obsédait ses pensées.

C’en était même à un tel point qu’il imaginait le visage de cette journaliste lorsqu’il essayait de se détendre, de penser à autre chose. Il n’avait rien pour la retrouver, et ne pouvait compter que sur le hasard ou la chance. De toute façon, il semblait évident qu’elle souhaiterait l’éviter autant que possible. Mais un détail le chiffonnait néanmoins.

Il n’y avait, dans le magasine incriminant, que de brefs témoignages, peu fiables. Pas la moindre photo, le moindre enregistrement. C’était bien là le plus étrange, et la seule raison pour laquelle Stephen avait droit au bénéfice du doute. Pour cette simple raison, le beau boxeur aurait voulu parler avec l’inconnue qui l’avait photographié, savoir pourquoi elle n’avait livré qu’un bref récit, et pas de photos ou autres enregistrements indéniables.

Le reste de la journée passa bien vite, jusqu’au match. Ce dernier suivit le même schéma que les autres, à savoir deux athlètes musclés et transpirants qui se frappaient de toutes leurs forces. Quelques rounds passés à rouler des muscles, lancer des coups de poings, avec rage et violence. Mais Stephen, sous le coup de l’émotion, contrôlait mal sa force inhumaine, mettant fin au combat prématurément sur un K.O retentissant. La foule hurlait, acclamant le vainqueur. L’espace d’un instant, ce dernier crut voir sa némésis dans le public, mais il mit cela sur le compte de l’adrénaline.

Quant au reste de la soirée, il se déroula sans accroc. Stephen reçut les plans du lendemain : il devait se rendre dans une salle de sport d’un quartier populaire pour signer quelques autographes et s’entrainer avec les membres du club de boxe local.

Là encore, il s’exécuta, dès le lendemain matin. Son rythme était mécanique, il ne faisait pas trop attention à ce qu’il faisait. Tout ce qui trottait dans sa tête, c’était cette belle, détestable journaliste.
Journalisée


Tags:
Pages: [1]
  Imprimer  
 
Aller à:  

Powered by SMF 1.1.20 | SMF © 2006-2007, Simple Machines
Awake and Dreaming - Le Grand Jeu
ChatBox