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Sauveuse ou voleuse ? [Tala]

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Cahir

Humain(e)

Sauveuse ou voleuse ? [Tala]

jeudi 20 septembre 2012, 00:02:25


Épouvanteur

La première apparition de l’épouvanteur remonte au mage Dagobert Sulla. Ce dernier avait participé à une expédition au coeur de la jungle réputée la plus dangereuse de tout Terra : la jungle de Zerrikane, aussi appelée Zerrikania. Les rares témoignages des survivants ayant réussi à sortir de cette jungle confirment tous à dire que cette jungle est horrible. Zerrikania désigne un pays indépendant, peuplé de tribus qui s’étalent autour de la jungle, veillant à ne jamais s’y enfoncer. Lieu exotique, Zerrikania est pleine de mystères, et les récits qui parlent de cette jungle ont encouragé bien des aventuriers à braver Zerrikania, les légendes affirmant que des trésors s’y trouvent. On peut notamment citer ce passage, émanant d’un célèbre explorateur, Marco Knopf, qui avait relaté son voyage à Zerrikania dans son ouvrage scientifique, devenu célèbres depuis, Insectes de Zerrikania et autres vermines : « Zerrikania, terre des basilics venimeux, abrite aussi d’autres créatures toutes aussi hideuses. J’ai pu notamment observer des araignées tachetées si grosses qu’elles attrapent des éléphants dans leurs toiles, sans oublier les redoutables mouches Tsé-tsé. Les mouches sont particulièrement repoussantes, car elles pondent leurs œufs dans le corps des humains et leurs larves grandissent dans la tête de leur hôte. Le cerveau de la victime assure leur subsistance et les jeunes mouches, une fois arrivées à maturité, sortent par les orbites après avoir dévoré les yeux. Elles sont originaires, comme tant d’autres vermines, des terres lointaines de Zerrikania ».

Sulla était un mage qui avait capturé des spécimens à Zerrikania, notamment une mante religieuse particulière. Il avait fait des expériences sur elle pendant des années, consignant le tout dans des traités magiques, y décrivant en détail ses expériences, et avait ainsi réussi à créer l’une des abominations terranes : le terrifiant épouvanteur. L’épouvanteur faisait la taille de cinq hommes, au moins, et était un singulier mélange entre une espèce d’araignée et une mante religieuse. Quand Sulla vit l’horreur qu’il avait fait, il poussa un cri devenu célèbre dans le monde des magiciens : « Qu’ai-je fait ?! ». Sulla tua ensuite sa créature, mais ses notes lui perdurèrent, et ses successeurs furent moins timorés que lui. L’épouvanteur faisait partie de ces monstres légendaires qu’on ne rencontrait qu’une fois dans sa vie... Et généralement en dernier. Bien des mages tentèrent de recréer l’épouvanteur, afin de s’attirer la gloire et la fortune, mais il fallait être un puissant mage pour contrôler un épouvanteur, et beaucoup finirent, à la manière des contes pour enfants, dévorés par leurs propres créations.

C’était le cas d’un mage qui devait confectionner un épouvanteur pour soigner son employeur, une vieille dame atteinte d’une grave maladie. La griffe d’un épouvanteur présentait des caractéristiques alchimiques permettant de confectionner un élixir de soins particulièrement puissant. L’alchimiste qui veillait sur la vieille dame lui avait assuré qu’une telle potion la soignerait sans peine de ses maux (en réalité, l’alchimiste ignorait totalement comment le faire, mais la vieille dame avait une telle peur de la mort qu’il comptait profiter de son désespoir pour s’enrichir). La vieille dame avait donc réuni sur pied une petite équipe, recrutant notamment un spécialiste dans la chasse des monstres, un sorceleur, pour aller se perdre dans une profonde forêt, se rendre dans la tour abandonnée du magicien, et y tuer l’épouvanteur. Selon l’alchimiste, l’épouvanteur était une créature magique, et avait donc établi sa tanière dans la tour du magicien.

Quand il avait appris quel genre de créature il fallait affronter, le sorceleur avait commencé par refuser, et la vieille dame avait du monter les tarifs. D’une prime totale de 200 pièces d’ors, on était passé à 2 000 pièces d’ors, confirmant les talents du sorceleur pour le troc. Hobso, le sorceleur, avait accepté à ce prix.

« Vous devez savoir, avait-il averti, qu’un épouvanteur est une créature des plus redoutables. La plupart du temps, l’épouvanteur est infécond, mais pas forcément. »

Les folies des magiciens avaient conduit l’épouvanteur à devenir une nouvelle espèce, qu’on trouvait plutôt dans les déserts.

« Vous avez encore le droit de renoncer. Ce n’est pas une question de bravoure de défier un épouvanteur, c’est une question de folie avant tout. »

Cahir avait fait partie des quelques fous qui avaient accepté. Il avait besoin d’or, et, ma foi, 2 000 pièces d’ors à partager à quatre, ça lui faisait au minimum 500 pièces d’ors... Hobso était un sorceleur. Les sorceleurs étaient une espèce d’ordre de pseudo-mercenaires qui étaient sur le déclin. Il s’agissait d’excellents guerriers, entraînés dès leur plus tendre jeunesse, en suivant des exercices physiques rigoureux. Leur corps était ensuite amélioré par l’absorption de puissants mutagènes. Bien des gouvernements avaient voulu mettre la main sur les secrets des mutagènes des sorceleurs, mais n’avaient jamais réussi. Cahir le savait, car il avait déjà, dans le passé, croisé le fer avec quelques sorceleurs. Il s’en souvenait encore.

« Honnêtement, avait-il dit sur le voyage, si cet épouvanteur avait été dirigé par un mage, j’aurais refusé. Un épouvanteur est quasiment invincible, mais, quand un mage le dirige... »

Cahir le savait très bien. Il descendait d’une noble famille ashnardienne, après tout... Mais il n’avait jamais affronté d’épouvanteurs...

« Existe-t-il une créature plus redoutable qu’un épouvanteur ? avait demandé l’un des aventuriers à Hobso.
 -  Il existe toujours une créature plus horrible qu’une autre, avait répliqué ce dernier.
 -  On m’a toujours dit qu’il n’y avait rien de plus dangereux qu’un dragon... »

Hobso ne répliqua rien, pas plus que Cahir. Parfois, mieux valait laisser les gens dans l’ignorance... Car il existait bien des créatures plus dangereuses encore que les dragons, notamment une... Une créature mythique et légendaire. Cahir espérait ne jamais avoir un jour à croiser son chemin, car cette rencontre signifierait sa mort. Il se rapprocha assez d’Hobso, dont les connaissances en matière de monstres furent plus qu’appréciables... Et, quand Hobso perdit ses jambes d’un coup sec, et se fit écarteler en deux par les infernales pattes de l’épouvanteur, Cahir ressentit un élan de tristesse.

Le combat contre l’épouvanteur méritait indéniablement de figurer parmi les affrontements les plus atroces auxquels Cahir eut l’occasion de participer. La tour se trouvait au milieu d’une épaisse forêt, et, quand ils s’en rapprochèrent, plus aucun prédateur ne vint les déranger, comme si tous les animaux évitaient soigneusement cette portion de la forêt. Un mur en pierre ancestral entourait la haute tour envahie par la végétation, et Hobso marcha en tête. L’épouvanteur était là, il pouvait sentir sa présence. La bête se cachait, les épiait, prête à bondir. Elle les attaqua au dernier étage, dans l’ancien laboratoire, bondissant sur eux.

La stratégie de combat d’un épouvanteur consistait à utiliser ses puissantes pattes pour bondir sur ses proies, les renverser avec sa tête, et planter ses deux espèces de pinces avancées dans le corps de sa proie. Face à un épouvanteur, il fallait donc être rapide, et ne surtout pas l’attaquer de front. Son corps était du reste doté d’une puissante carapace dont la faiblesse reposait sur son abdomen, où la carapace était bien moins résistante. C’était ici qu’il fallait frapper, et c’était pour ça qu’un épouvanteur accompagné d’un magicien était encore plus redoutable, car le magicien contrôlant l’épouvanteur pouvait lancer un sort de protection supplémentaire qui protégeait le ventre de la créature. Accessoirement, l’épouvanteur était aussi une bête assez intelligente, qui disposait d’un véritable instinct de prédateur. L’un des points faibles de l’épouvanteur, seul moyen de le vaincre quand un mage le guidait, était les ondes sonores. Des ondes sonores très élevées affaiblissaient énormément cette créature.

L’équipe de Cahir comprenait, outre lui-même et le sorceleur, un ESPer, et un chasseur de démons équipé de deux arbalètes de poing. Hobso attaqua le premier, utilisant l’un des puissants Signes des sorceleurs. Ce fut le Signe d’Aard, un Signe qui permettait de repousser les ennemis, même ceux d’une taille aussi grosse que l’épouvanteur. Le coup fit mouche, et l’épouvanteur fut repoussé, exposant partiellement son abdomen. Ce fut suffisant pour que le chasseur de démons lâche deux carreaux empoisonnés, qui se plantèrent dans le ventre de la bestiole. Elle sembla vibrer sur place, et chargea ensuite à nouveau. Hobso tenta un nouveau Signe d’Aard, mais la bête s’avéra effectivement intelligente, et bondit de côté, évitant la décharge magique, puis se rua ses proies. Le groupe se dispersa, et tout fut ensuite un peu confus pour Cahir.

Il se rappela que l’une des pattes de l’épouvanteur avait renversé le chasseur de démons, alors que la créature se concentrait sur le sorceleur, qui dansait avec elle, cherchant à esquiver les attaques féroces du monstre. Au début, Cahir s’avéra assez confiant. L’épouvanteur avait été blessé, et l’ESPer commençait à agir. Son pouvoir, fort approprié, était de déclencher des sons suraiguës à l’aide de ses cordes vocales, ce qu’il s’évertuait à faire en ciblant l’épouvanteur. Ce fut ceci qui sonna le glas de cette stratégie, car, en sentant une plus grande menace que le sorceleur, l’épouvanteur bondit vers l’ESPer, ses pattes lui permettant presque de sauter sur lui. Sa tête avait heurté son ventre, et, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, l’une des pattes avant du monstre avait plongé dans le corps de l’ESPer, lui offrant une mort peu agréable. Le chasseur de démons en avait profité pour décocher deux nouveaux carreaux, faisant couiner la bête.

Cahir, de son côté, était prudemment resté en retrait. Lâchement, auraient pu prétendre certains, mais il ne tenait pas à prendre inutilement de risques. Le sorceleur avait tenté un nouveau Signe, Ignii, mais le jet de feu avait manqué de peu l’abdomen de l’épouvanter, l’une de ses pattes bloquant. La créature abominable avait ensuite chargé. Hosbo avait esquivé, et le chasseur de démons de même. Le corps massif du monstre avait heurté le mur avec fracas, fragilisant la structure, et faisant tomber des morceaux du toit. Le chasseur de démons esquiva les différents morceaux, mais l’épouvanteur ne le lâchait pas, et le frappa d’un coup de patte. Le corps du chasseur s’envola sur plusieurs mètres, et passa à travers l’une des fenêtres. Le chasseur disparut dans un hurlement. Mort ? Cahir n’aurait su le dire. La situation se compliquait singulièrement, et le monstre se dressa face aux deux guerriers. Se dépêchant, Hobso utilisa un nouveau Signe, le Signe d’Yrden, qui permettait de placer un piège magique. Il établit la trappe entre lui et l’épouvanteur, et le coup fit mouche. Enervé, l’épouvanteur ne fit pas attention, et, quand il passa au-dessus du piège magique, il y eut une explosion magique, mais insuffisante pour arrêter le monstre, qui chargea le sorceleur. Ce dernier tenta d’esquiver, mais le monstre s’attendait à ceci, et frappa avec une patte, arrachant les jambes d’Hobso, avant de le tuer, découpant son corps en deux.

Seul face à l’épouvanteur, Cahir s’était attendu à passer un mauvais quart d’heure. Sa seule arme était une épée en acier valyrien, un acier particulièrement tranchant. S’il arrivait à planter l’épée dans l’abdomen du monstre, il le tuerait à coup sûr... Du moins, il l’espérait. L’épouvanteur n’était pas que rapide, il était aussi malin, et ne répétait jamais deux fois la même erreur. C’est ainsi que, de manière prudente, la créature observait sa proie, hésitant à foncer sur le petit humain.

*C’est un prédateur intelligent... Il ne se rue pas sur sa proie, mais préfère réfléchir, et chacun de ses déplacements est fait de telle sorte qu’il ne s’appuie véritablement sur aucune de ses pattes.*

Le combat, à n’en pas douter, serait difficile, et l’épouvanteur finit par attaquer. Cahir choisit d’attendre le dernier moment, et bondit en arrière, évitant de peu la tête de l’épouvanteur, de si peu qu’il tomba, mais sans être étourdi. Il put ainsi, alors que les pattes avant se levaient en l’air pour le perforer, rouler sur le sol, et ainsi atterrir sous le corps du monstre. Ce faisant, le guerrier tenta de lever son épée pour l’abattre au milieu de l’abdomen du monstre. Il allait porter le coup fatal quand une patte le renversa sur le sol. L’épouvanteur s’échappa en sautant également en retrait, et chargea Cahir. Sa tête le heurta au ventre, le faisant décoller du sol. Cahir heurta le mur, juste au-dessus d’une grande fenêtre, et s’écrasa mollement sur le sol, voyant trente-six chandelles danser devant ses yeux. Le sang s’échappait de ses lèvres, et il prit conscience que le sol, sur cette partie de la pièce, était extrêmement fragile.

*C’est pas le moment de te reposer !*

L’épouvanteur le chargeait à nouveau, et Cahir ne put que se redresser in extremis, et sauter en avant. L’épouvanteur s’écrasa à moitié contre la fenêtre, et fut trahi par son propre poids. La poutre qui soutenait cette partie se rompit, et le sol se déroba sous les pattes paniquées de l’épouvanteur. Il y eut de violents craquements, et l’épouvanteur tomba... Entraînant Cahir dans sa chute. Il en lâcha son épée, et se sentit glisser, alors que l’épouvanteur chutait comme une pierre sur une bonne trentaine de mètres. L’apatride réussit à s’agripper à un feuillage, mais ce dernier se rompit, et il continua à descendre, frôlant la paroi, voyant l’épouvanteur heurter violemment ce qui restait du mur d’enceinte, le pulvérisant sous son poids, avant de s’écrouler, inerte, remuant faiblement ses pattes. Cahir, de son côté, s’agrippa à nouveau à des lierres et à des lianes, afin de ralentir sa chute, son corps heurtant en claquant des lianes, des branches, et d’autres plantes et arbres qui avaient envahi la tour. Par chance, il s’écrasa en plein sur la tente que son groupe avait placé au pied de la tour, et la toile amortit... Légèrement sa chute.

Son armure en ébonite le sauva également, mais la chute avait été fatale. Cahir s’écrasa lourdement sur le sol, et entendit un très net craquement quand son épaule gauche heurta le sol. Il rebondit ensuite sur le dallage en pierre, glissa le long d’un escalier, et tomba à la renverse, avant de glisser sur le petit pont en bois menant à la tour, et de tomber dans le marécage. La tour avait été bâtie au milieu de marais, et on y accédait par un petit pont en bois qui craquait.

« Aaaaah... Pu... Putain de bordel de merde... »

Il entendit l’épouvanteur gémir de douleur, perçut des vibrations. Cahir se mettait à ramper, ne sentant plus ses jambes. Son armure était en miettes, tombant en morceaux, et il se mit à avancer, à l’aide d’une seule main et de son bassin, poussant et avançant comme l’aurait fait un serpent, essayant de sortir du marais. Sa vision s’obscurcissait, tandis que l’épouvanteur, faiblement, tentait de se relever. Ses os étaient brisés, et la créature s’écroula sur el sol, avant de pousser de longs mugissements de douleur. Cahir, de son côté, sentait son cœur battre lourdement dans sa poitrine, et continua à ramper, jusqu’à pouvoir s’extraire du marais.

*Un petit effort, encore un petit effort... Ne lâche pas maintenant !*

Le plus inquiétant, c’était qu’il n’avait pas mal. Il se sentait complètement engourdi, et ne sentait plus une bonne partie de son corps. Sa vision devenaient floue, et il entreprit de se tourner. Il se coucha sur le ventre, et utilisa sa main droite pour saisir les élixirs qu’il tenait à sa ceinture. Il constata que la première était brisée. Il en était de même pour la seconde, ainsi que pour la troisième, mais, par un incroyable miracle, la quatrième fiole semblait indemne... A l’exception de quelques infimes fissures. Respirant lourdement, Cahir s’en empara, la décrochant de sa ceinture, et la souleva. En voyant la couleur bleuâtre de la mixture, il eut un sursaut d’espoir. C’était une Hirondelle, un élixir qui améliorait la cicatrisation du corps. Il l’ouvrit, ses mains tremblant violemment, et se força à en boire le contenu. La lumière l’aveuglait, il pleurait à moitié, et parvint à glisser la fiole entre ses lèvres. Il se força à tout boire, recracha quelques gorgées, mais vida l’élixir, avant de sombrer pour de bon...
DC d’Alice Korvander.

Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

Pour une demande de RP, je vous encourage, soit à poster sur le topic susmentionné, soit à envoyer un MP sur mon compte principal.

Tala

Humain(e)

Re : Sauveuse ou voleuse ? [Tala]

Réponse 1 jeudi 20 septembre 2012, 01:27:52

Rien n'était plus beau qu'un levé de soleil. Peut-être un coucher de soleil en fait. En tous les cas, Tala adorait ce spectacle et ne le ratait que rarement. Elle avait son endroit fétiche pour admirer le soleil qui crevait l'horizon vers le ciel. Elle se rendait au point culminant de la forêt, sur la pointe d'une falaise qui se terminait en piqué, droit dans un torrent sauvage et affolé dont le fluide clair et pure s'écrasait avec force contre les rochers. De là, elle ne pouvait rien rater, et tout était si calme à cette heure. Les oiseaux commençaient tout juste à chanter et peu à peu, la nature s'éveillait. Les rosée faisait briller et scintiller les paysage dans une danse multicolore, les fleurs s'ouvraient doucement, prête à se gorger de soleil, et la terre se réchauffait doucement. C'était décidément le moment de la journée que préférait la sauvageonne. Elle restait là des heures, jusqu'à que le soleil soit tout à fait sortit de son sommeil et que ses rayons frappe sa peau sombre et délicate. Lorsque ce moment arriva enfin, elle rejeta doucement sa tête en arrière, offrant sa gorge et sa poitrine dénudée à cette chaleur nouvelle. C'est ce moment là que choisit Otaktay, loup alpha de la meute et également son compagnon pour la rejoindre. Il glissa son museau tiède et humide derrière son oreille, lui le lui lécha tendrement. Tala sourit et se tourna vers lui pour entourer son poitrail entre ses bras et se presser contre sa fourrure chaude. C'était un amour étrange mais sincère qu'ils partageaient tous deux. Otaktay émit un bruit sourd et se pressa davantage contre elle, mordillant alors la peau de son cou. Elle comprenait le message et sentait l'excitation chez son compagnon qui semblait vouloir la pousser et l'allonger au sol. Son poids était tel qu'il y parvint sans mal sous le regard amusé de la jeune femme. Seulement ils n'étaient pas seuls. Le reste de la meute venait de les rejoindre. En tant normal, cela ne posait aucun problème et ne dérangeait absolument pas le couple. Cependant, le deuxième mâle de la meute, Ezhno, s'était mit en tête aujourd'hui de défier son chef de meute. Ce comportement était rare chez ce loup d’ordinaire soumis et calme, mais chacun savait qu'en chaque mâle sommeillait un désir de pouvoir, une envie soudaine de prouver sa force et d'obtenir le droit de reproduire une femelle.

Ezhno s'approcha donc en grondant et commis l’impardonnable erreur de se ruer de tout son poids sur Otaktay, le dégageant de Tala qui sursauta. Aussitôt, l'inconscient voulut se positionner à son tour au dessus de Tala, dans l'espoir d'obtenir à son tour la femelle Alpha pour lui tout seul. La sauvageonne gronda, montrant les dents, mais elle n'eut pas le temps de réagir. Otaktay s'était remit de l'attaque et venait de planter ses crocs dans la nuque charnue de son rival, l'obligeant alors à reculer. Tandis que Tala se relever et que les deux autres louves tournaient avec nervosité autour de la scène, Ezhno émit un couinement de douleur. Il se débâtit quelques minutes entre la mâchoire énorme de l'Alpha mais sa ténacité ne dura pas bien longtemps. Conscient qu'il n'avait aucune chance contre son chef, il couina de nouveau et se coucha en signe de soumission. Otaktay lui donna un dernier coup de croc pour la forme, et le perdant détala, queue entre les jambes. Tala soupira. Ce n'était pas la première fois que ça arrivait. Chez les loups, convoiter la place et la femelle de son chef de meute était monnaie courante.

La meute partit ensuite chasser. Tout le monde avait faim et ils durent tuer un cerf et quatre lapins pour sustenter tout le monde. Une fois le repas terminé, Tala fit une petite sieste au soleil contre la fourrure douce d'Otaktay. Une fois réveillé, chacun vagua plus ou moins à ses occupations. Ezhno faisait profil bas et se contentait de somnoler piteusement dans son coin. Les deux louves faisaient leur toilette tout en se chamaillant, et Otaktay partait vérifier qu'aucun animal ou individu n'avait pénétré son territoire. Sa ronde quotidienne en somme. Tala quant à elle s'étira longuement, puis partit se balader à la cherche de matériaux nouveaux pour consolider ses armes. Qui sait, elle découvrirait peut-être quelque chose d'encore plus intéressant.

La fin de la journée approchait à grand pas et Tala avait récolté quelques os. Une fois taillés, ceux-ci feraient d'excellente pointe de flèche ou lames de couteaux. C'est alors qu'elle tomba sur un endroit étrange. Un lieu qu'elle n'avait jamais vu. Elle devait s'être beaucoup trop éloigné de son territoire. Sa sagesse lui dictait de rapidement retourner chez elle mais elle aperçut quelque chose d'assez étrange qui aiguisa sa curiosité. En s'approchant, elle distingua bel et bien un corps humain. Celui d'un homme en très piteux état.
Elle s'arrêta à environ mètres et, tapie dans l'ombre, observa l'individu. Il avait l'air complètement sonné mais mieux valait rester prudente. Sa méfiance, et surtout sa rage, augmenta lorsqu'elle vit l'armure et l'équipement qu'il portait. Typiquement le genre de chose que portaient ces sales ordures de soldats Ashnardiens. Elle serra les dents et décida finalement de s'approcher, glissant avec finesse et agilité sur ses quatre membres. Une fois proche du corps, elle comprit que son état était vraiment grave. Mais pas question pour elle de lui sauver la mise. Qu'il crève, elle n'en serait que satisfaite. Ce qui l'intéressait plutôt, c'était ce qu'il possédait. Tala ne se posa pas vraiment de question et déroba tout ce qu'il y avait à prendre en somme. Elle voulut également prendre son arme, juste au cas où, mais c'est ce moment là que choisit le soldat pour se réveiller subitement. La sauvageonne sortit alors son couteau et le plaqua contre la gorge de l'inconnu, le fusillant du regard. S'il faisait mine de bouger, elle l'égorgerait sans hésiter. Pour elle, tous ces soldats Ashnardiens méritaient de mourir.


Pour un RP ou autre, contactez Louane Fox !

Cahir

Humain(e)

Re : Sauveuse ou voleuse ? [Tala]

Réponse 2 jeudi 20 septembre 2012, 23:51:17

La journée défila bien rapidement, sans que Cahir ne la sente vraiment passer. Il était complètement brisé, mais pouvait remercier sa belle étoile. Une telle chute aurait normalement du le tuer, mais il était toujours en vie. L’Hirondelle agissait, mais, aussi efficace que soit l’élixir, ce serait bien insuffisant pour lui permettre de guérir définitivement. Son corps était bien trop abandonné. La douleur revint progressivement, signe que Cahir revenait à la vie, et il resta là, étalé sur le sol, inanimé, les yeux dans le vide, peinant à rouvrir les yeux. Ses sourcils lui semblaient extrêmement lourds, et, pour ne rien arranger, le soleil lui brûlait les paupières, l’éblouissant. Il sentait son cœur battre lourdement dans sa poitrine, et n’entendait plus que les battements. Il voulait parler, appeler à l’aide, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Combien de temps passa ainsi ? Quelques minutes ? Des heures ? Des jours ? Cahir perdait la notion du temps, sans parvenir à avancer. Il sombra à nouveau, émergea, pour sombrer à nouveau, ne restant parfois éveillé que quelques secondes avant que la fatigue ne l’emporte à nouveau.

Il eut des visions floues, indistinctes, où un épouvanteur le poursuivait, où sa famille se faisait massacrer, où il gisait à côté du marais, dans son armure en morceaux. L’Hirondelle le maintenait en vie, mais ne pouvait guère faire plus. Le corps du guerrier était abîmé de partout, et un humain normal n’aurait probablement jamais survécu à une telle chute. Cahir avait avec lui l’armure en ébonite, extrêmement résistante, et un corps qu’il avait lourdement entraîné au fur et à mesure des années. Il ignorait si ces éléments étaient suffisants pour lui avoir permis de survivre à cette chute, et il en doutait. Il émergeait de temps en temps. Ne pouvant plus bouger, son esprit fracturé se remettait progressivement en état de marche, lui permettant de réfléchir. Il entendait les oiseaux gazouiller, puis crut entendre des chouettes hululer, signe que la nuit se rapprochait.

*Les grands fauves sortent la nuit... Ceux qui sauront que l’épouvanteur est mort, et qui tenteront de m’achever. Merdre, Cahir, remue-toi !*

Il entendit des bruits de pas, et ouvrit lentement les yeux. Sa vision était floue, et des lueurs orangées zébraient le ciel, indiquant que le soleil était en train de se coucher. L’apatride blessé tourna la tête, et sentit ses cervicales l’élancer douloureusement. Qui va là ? voulait-il demander, mais sa gorge était sèche. Il entendait clairement des bruits de pas, et entendit ces derniers résonner sur l’escalier en pierre menant du marais à la tour. Une forme indistincte se glissa devant lui, forme noirâtre impossible à voir. Cahir ne pouvait ouvrir qu’un seul de ses yeux, et tenta de lever sa main droite, le bras gauche ne répondant pas. La forme resta là pendant quelques secondes, semblant prononcer des mots indiscernables, et disparut ensuite... Comme si elle s’était volatilisée. Avait-il des visions ? Cahir sentit sa respiration s’accélérer, mais son bras, mollement, retomba...

Il sombra à nouveau, se plongeant dans un imperceptible univers, une zone noirâtre dont il émergea à nouveau, entendant des bruits de pas à nouveau. Le même individu ? Mais quel individu ? Cahir pensait avoir perçu quelqu’un, mais n’en était plus sûr... Les bruits étaient rapides, souples, discrets, et il entendit alors des grognements, sentant vaguement quelque chose frotter contre ses jambes. Il parvint à ouvrir l’un de ses yeux, et constata qu’il faisait nuit. Le premier prédateur, qui allait le dévorer vivant. Une bien triste ironie... Cahir essaya à nouveau de remuer, mais son bras gauche était un poids mort, et ses jambes, dès qu’il tentait de les utiliser, lui faisaient un mal de chien.  Il tenta de s’emparer d’une arme, mais ses doigts gantés ne purent que remuer dans une espèce de boue infâme. L’apatride devait puer la mort. Sa tête était couverte de traces de sang, de boues, et ses cheveux baignaient dans une espèce de pâte crasseuse, mélange entre la boue et le marécage. L’odeur était à vomir, il s’en souvenait, parce qu’il avait traversé le marais.

*Fous le camp. Fous le camp, saloperie !*

Qui était cette bête ? Un loup ? Un lynx ? Une panthère ? La forêt était immense, tout était possible. Ce pouvait même être un simple chien errant. Cahir donnait l’impression d’être mort, avec son corps brisé, et son armure en morceaux. Comment avait-il pu en arriver là ? Quelle folie l’avait-il pris quand il avait accepté d’aller défier un épouvanteur ?

*Si ça ne te fait rien, tu te sermonneras plus tard, Cahir. Trouve une arme, quelque chose !*

Il remua ses doigts, sentant la panique l’envahir alors que la bête remontait le long de ses jambes. Il avait perdu son épée, et probablement ses dagues, et ne put agripper qu’une racine. Il tira inutilement dessus, alors que le prédateur remontait. Avec son seul œil valide, Cahir ne voyait quasiment rien. Il ne voyait que des branches en hauteur, ainsi que quelques étoiles. Ses séances avec sa mère lui revinrent à l’esprit. Jeune, il regardait depuis leur jardin les étoiles, sa mère le prenant dans ses bras en lui donnant des leçons sur le positionnement des étoiles, et les différentes constellations. Il reconnut la Grande Vierge, qu’il fallait suivre pour atteindre Ashnard, car elle était orientée vers l’est. S’il avait pu, il en aurait rigolé. Il allait mourir là, se faire dévorer par un putain de gros chat, et tout ce qui lui venait à l’esprit, c’était cette putain de Grande Vierge ! C’était plutôt le moment de faire le vide dans sa tête, d’évoquer les regrets, mais Cahir en avait tellement qu’il ne savait pas par où commencer...

*Ne renonce pas aussi facilement, merde, bats-toi ! Cherche une arme ! Tu es un guerrier d’élite ashnardien, que diable ! Tu as reçu la plus distinguée des formations, et un guerrier d’élite, même renégat, ne finit pas dans l’estomac d’un vulgaire fauve !*

Cahir essaya de suivre cette voie, et tenta de se relever, mais ne put bouger que d’un ou deux centimètres, avant de tomber à nouveau, poussant un indicible grognement. La bête se releva alors, et fila rapidement.

*C’est un traquenard ? Ou je lui ai vraiment fait peur ?!*

Il se sermonna. Puisque les Dieux avaient décidé de prolonger sa vie de quelques minutes, autant en profiter. Réveille-toi, Cahir, secoue-toi ! Il remua chacun de ses doigts. Son bras droit était relativement indemne, et il entreprit de le soulever, gémissant. L’armure, si légère, semblait peser mille enclumes. Les plaques d’ébonites tombaient en morceaux, et il en aurait pour des semaines au moins à la réparer. Il grogna devant la douleur, pleura, et tenta d’ouvrir son autre œil. La douleur explosa, et il le referma subitement. Il allait trop vite en besogne, et tâcha donc d’y aller de manière plus précautionneuse, commençant par remuer ses doigts, par fermer son poing, l’ouvrir, puis le fermer à nouveau. Il ralentit son souffle, afin de ne pas épuiser ses dernières réserves, et continua à remuer la main. Tout son corps le démangeait, et ce fut à ce moment qu’il entendit une autre personne approcher.

Les bruits de pas étaient différents, bien plus rapides, et la forme n’alla pas droit sur lui, mais fureta autour de sa personne. Il conservait les yeux fermés, tentant de reprendre ses forces. La douleur revenait, et c’était bon signe... Sauf dans son bras gauche. Il n’osait plus bouger, sentant que cette nouvelle personne ne devait pas être l’animal qui l’avait approché tantôt. Qui était-ce encore ? Cahir sentit cette personne se rapprocher très près de lui, jusqu’à sentir son souffle précipité sur son visage, et comprit avoir affaire à une humaine. Il rouvrit alors ses yeux, et tenta de dire quelque chose... Mais sentit une lame froide se poser sur sa gorge.

Son œil gauche était injecté de sang, et il le referma donc, et vit une jeune femme sombre, avec des yeux sauvages, qui le regardait avec un mélange de peur et de colère. Elle n’hésiterait pas à l’égorger, et Cahir ne dit rien, plantant son regard dans le sien.

*Est-ce qu’elle parle au moins ma langue ? Fais très attention, Cahir, car les prochains mots que tu vas prononcer pourraient bien être les derniers de toute ton existence...*

Il remua lentement les lèvres, sachant qu’il ne pouvait rien faire contre elle, et comprit pourquoi l’animal ne l’avait pas attaqué. Il avait du sentir cette autre proie se rapprocher, et Cahir comprit que cette mystérieuse femme était aussi en danger que lui. Il se racla lentement la gorge, et entreprit de parler.

« ...’Ger... » fut tout ce qui parvint à sortir de ses lèvres.

Il ferma son œil, soupira, et essaya de reprendre son souffle, et parvint à parler :

« Dan... Ger... » éructa-t-il faiblement, en sueur.

Entre les buissons, dissimulé, une dangereuse panthère se tenait prête à bondir, ses yeux fixant la nouvelle proie qui venait d’arriver. Elle grogna faiblement, attentive, et bondit droit vers sa proie en poussant un rugissement.
DC d’Alice Korvander.

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Tala

Humain(e)

Re : Sauveuse ou voleuse ? [Tala]

Réponse 3 vendredi 21 septembre 2012, 16:56:03

Tala avait le coeur battant. Elle était peut-être en meilleure posture que le soldat, mais elle n'était tout de même pas rassurée. Elle avait vu de quoi étaient capable des soldats et espérait que celui-ci était assez blessé pour ne pas pouvoir utiliser son arme ou ses gros muscles. Elle tenait con couteau si fort entre ses mains que celui-ci aurait pu se briser. S'il faisait mine de bouger, elle était en effet capable de l'égorger sur le champ. Est-ce qu'elle l'aurait regretté ? Peut-être pas... peut-être que si. Quelle importance puisqu'il ne bougeait pas. Son souffle était brûlant, et elle réfléchissait à toute allure au meilleur moyen d'agir. Le tuer où fuir en courant avec son pactole ? Elle n'osait même pas bouger à vrai dire. Ce pauvre bougre faisait presque peur à voir... peu de chance qu'il survive seul ici de toute manière. A moins qu'il ait une bonne étoile... ou que quelqu'un d'autre de plus attentionné ne passe par-là. C'était pas gagné.

Tala allait finalement se décider à se carapater lorsque l'homme la regarda et tenta de dire quelque chose. Elle fronça les sourcils, ne comprenant absolument rien de ce qu'il baragouinait. Il était dans un tel état que parler devait être pour lui une véritable torturer. Il se concentra de nouveau, apparemment soucieux de lui faire passer un message alors qu'elle était extrêmement tendue. C'est alors, qu'enfin, des mots sensés et distincts sortirent de sa bouche. Danger ? Comment ça ?
Elle s'était trouvée tellement obsédée par le danger que représentait l'homme face à elle qu'elle n'avait pas fait attention à ceux qui se trouveraient autour. Elle tendit alors l'oreille, juste au moment ou la panthère se jetait sur elle. Merde !

La sauvageonne eut juste le droit de se retourner avant que la bête de l'écrase sur le sol et ne tente de refermer sa mâchoire sur sa gorge. Heureusement, Tala avait l'habitude. Disons que lorsqu'elle jouait autrefois avec les louveteaux, elle avait apprit à se battre contre ce genre de bête bien plus lourde qu'elle. L'une des mains libres de la jeune femme se referma donc solidement sur la gorge de l'animal pour maintenir sa tête et ses dents loin d'elle, tandis que l'autre agrippait une parti très sensible des félins : l'oreille. Le prédateur poussa un hurlement et la demoiselle entoura la taille énorme du félin entre ses jambes, réussissant alors à le renverser sur le coté. Les rôles s'inversèrent ainsi. Comme le couteau lui avait échappé au moment de l'impact, Tala agrippa rapidement une branche lourde qui se trouvait près d'elle et l'abattit aussi fort que possible sur le crâne du félin qui perdit connaissance. Il était peut-être même mort mais en général ces bestioles avaient le crâne solide. Tala soupira et se redressa lentement, essuyant son front du plat de sa main. Elle l'avait pas vu venir celui-là.
La présence de l'humain revint dans son esprit et elle se tourna désormais vers lui. Elle s'empressa de reprendre son arme et son butin, mais était à deux doigts de se tirer en courant lorsqu'elle fut prise remord. Au lieu de ça, elle fouilla un instant le sol avant de se pencher vers une herbe étrange qu'elle arracha vivement.
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e9/Consoude.jpg/250px-Consoude.jpg
Cette plante appelée Consoude, avait des vertus plutôt pratiques, celle de réparer les fractures et calmer les blessures. Assez rapidement, elle l'écrasa à l'aide de caillou, sans trop quitter l'homme des yeux qui semblaient vouloir se lever. Une fois qu'elle eut obtenue une sorte de pâte, elle retourna près de lui et le retourna avec son talon.

- Ne bouge pas. Si tu fait mine de m'attaquer je te tue, et je n'aurais aucun mal à le faire.

Cela dit, elle s'accroupit près de l'homme et étala la pâte sur toutes les blessures qu'elle pouvait apercevoir. Les autres, tant pis. Elle n'allait quand même pas le déshabiller entièrement pour jouer aux infirmières, c'était trop risqué. Et de toute manière, elle n'avait pas assez de plante.
Cette bonne action terminée, elle grippa son butin et son couteau et lança :

- Ne m'en veux pas, je t'empreinte tes affaires. Tu me dois bien ça.

Sur ces mots, elle l'enjamba sans plus de bavardage et s'éloigna, repartant vers la forêt pour rejoindre sa meute. Elle ignorait si elle avait bien fait d'aider cet homme mais bon... elle était hors de danger désormais. Du moins elle le pensait. Elle espérait juste que le soldat puisse se relever et débarrasser le plancher avant que la panthère ne se réveille... Oui. Si Tala n'aimait pas tuer les hommes, elle aimait encore moins tuer les animaux. Sauf pour manger évidemment.


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Cahir

Humain(e)

Re : Sauveuse ou voleuse ? [Tala]

Réponse 4 samedi 22 septembre 2012, 17:15:07

Cahir entendit des bruits, des mouvements, signe que la femme et la panthère étaient en train de se battre. Lui continuait à se remettre peu à peu, à retrouver ses esprits. Il sortait d’un long voyage, et chaque seconde qui passait le voyait clarifier ses pensées, son esprit, et analyser la situation de manière cohérente. L’Hirondelle l’avait sauvé de la mort, mais il se devait d’être lucide : même son armure et les lianes ayant ralenti sa chute n’auraient pu le sauver d’une telle descente. Et Cahir ne croyait pas aux miracles. Il y avait donc une autre explication : quelqu’un avait amorti sa chute. Cet individu qu’il avait cru voir rôder autour ? Possible... Sûrement un mage, mais, dans ce cas, pourquoi avoir épargné Cahir, et l’avoir laissé là ? Ça ne tenait pas debout, et l’apatride ne savait pas quoi en penser, si ce n’est qu’il était dans une forêt dangereuse, avec une armure en morceaux, et grièvement blessé.

Le combat entre la sauvage et la panthère se termina rapidement, et, si Cahir avait du mal à comprendre ce qui se passait, il la sentit se rapprocher de lui, et appliquer sur les plaies visibles une espèce de pâte. Elle parlait, mais il avait du mal à entendre. Ses oreilles sifflaient méchamment. Il comprit qu’elle était couarde, qu’elle avait peur du monde extérieur, mais avait du cœur. Elle n’arrivait pas à laisser cet homme mourir là, et avait donc tenté de le soigner. Elle s’en alla ensuite, indiquant avoir pris son butin.

*Ne pars pas, non !!*

Ce fut ce qu’il tenta de dire, mais un simple sifflement traversa ses lèvres. Cahir se sentait à nouveau partir, et essaya de lutter contre une nouvelle torpeur qui le saisissait. Il était seul, avec un prédateur que la femme venait d’abattre... Ou simplement de neutraliser, ce qui suggérait que la panthère pouvait se réveiller. Raison de plus pour se dépêcher ! Cahir devait rejoindre la tente, où il y avait d’autres élixirs. Il y avait notamment, dans une caisse, des décoctés de Raffard le Blanc. Un décocté de Raffard était une potion très toxique, et qu’il fallait donc confectionner par un alchimiste talentueux. Elle permettait de cicatriser à toute allure, de soigner les blessures visibles, et était un élixir indispensable pour tout voyageur. Un décocté était extrêmement onéreux sur le marché, et Hosbo en avait eu plusieurs avec lui. Comme il le disait lui-même, « un sorceleur ne se déplaçant pas sans un décocté n’était pas un bon sorceleur ». Et les sorceleurs étaient aussi des alchimistes ; Hosbo avait fait ses propres élixirs. Le décocté ne permettrait pas à Cahir de récupérer totalement, mais améliorerait ses chances. Il lui faudrait aussi sûrement boire une autre Hirondelle.

Mais, pour cela, il fallait encore atteindre la tente. Cahir soupira, clignant plusieurs fois des yeux. Sa douleur à l’œil gauche diminuait, et il finit par pouvoir relever son bras droit. Le gauche, en revanche, restait toujours aussi inerte. L’os avait été cassé, et il espérait qu’il ne soit pas ressorti de son corps. Si tel était le cas, la douleur aurait probablement du atteindre des sommets insoutenables. Cahir soupira lentement, et commença alors à se dévêtir. Impossible de ramper avec cette armure en miettes sur le corps. Sa main arracha les plaques, la mettant en pièces détachées. Il se consolait en se disant qu’il la reforgerait ensuite. Il en avait les compétences nécessaires. En la circonstance, l’indiscutable priorité était de s’alléger. Il retirait les morceaux de plaque en grognant, et prit son souffle, son élan, et bascula alors tout son pieds sur la droite. Il gémit, et dut s’y reprendre à plusieurs fois pour pouvoir se retourner.

Cahir atterrit sur le ventre, son estomac plongeant dans une espèce de gadoue, et il grogna, avant de tracter son corps avec sa main droite, s’appuyant à des racines. Son corps racla sur le sol, heurtant des rochers, des brindilles, des cailloux, le faisant saigner. Il grognait, éructait, sachant qu’il fallait se dépêcher. Il réussit à rejoindre au bout d’un quart d’heure le pont en bois menant à la tour, et leva la main, s’appuyant dessus. Cahir pleurait à moitié, tout son corps tremblant sous la souffrance, et il tenta alors de faire appel à ses jambes. Les os des jambes n’étaient pas brisés, mais ce n’était pas pour autant que se maintenir sur elles était simple. Il dut forcer, et réussit à se soulever suffisamment pour pouvoir, ne se maintenant sur le pont en bois, rester debout. Tout son corps tremblait et vibrait, et il dut faire de gros efforts pour ne pouvoir que se tenir debout. Son regard filait vers la panthère endormie.

*Sois en état pour quand elle se réveillera !*

L’apatride était en loques, et réussit à se mettre sur le pont de bois, puis avança en rampant à nouveau, s’aidant de ses jambes. C’est ainsi qu’il parvint, misérablement, avec son bras gauche pendant le long de son corps, à rejoindre la tente. L’épouvanteur était couché à proximité, dégageant une odeur de putréfaction qui lui donna envie de vomir. Se ruant dans la tente, Cahir, fébrile, chercha le coffre, l’ouvrit, et regarda les fioles. Il finit par trouver celle qu’il cherchait, la sortit, la décapsula, et l’avala d’un coup sec...

Immédiatement, il sentit tout son corps se tendre, se tordre, et la douleur explosa en lui, le forçant à se coucher sur le sol. Il poussa un long hurlement de douleur, sonore et puissant, qui se répercuta dans toute la région, avant d’hurler encore, se forçant à hurler fort pour évacuer la douleur. Elle le rendrait fou, autrement ! Le décocté, contribué aux effets de la plante, fit des miracles, et Cahir sentit peu à peu, au bout de quelques minutes l’usage d’une partie de son corps revenir. Il sombra à nouveau dans le coma.

Quand l’apatride se réveilla, il faisait toujours nuit, et il était en sueur. Il soupira longuement, et se releva. Il tituba à moitié, mais se sentait bien mieux. Il entreprit alors, avec l’équipement médical qui restait, de se faire un pansement sur son bras, afin d’aider ses os à se cicatriser, buvant une nouvelle Hirondelle pour cela... Le taux de toxicité ambiant dans son corps avait du exploser, et il sentit des vertiges le saisir, ainsi qu’une douleur dans le ventre qui remonta le long de sa gorge. Il réussit à se traîner près du marais, et vomit sur le sol, ses intestins le faisant gémir.

*Demain... Demain, j’irais mieux... Il me faudra retrouver cette peste, et récupérer ce qu’elle m’a pris...*

Elle avait surtout pris la griffe de l’épouvanteur, que Cahir recherchait, et dont il avait besoin. Il retourna près de sa tente, et s’empara d’un couteau de combat, sa seule arme. La panthère, fort heureusement, quand elle se réveilla, choisit de partir, et Cahir put donc passer une nuit sereine. Il s’endormit même, et, quand l’aube arriva, il se sentait mieux. Son bras gauche l’élançait toujours un peu, et il avait mal au crâne, mais c’était bien mieux qu’hier. Il s’empara du couteau, l’accrochant à sa ceinture, regroupa les morceaux de son armure, en faisant un tas dans sa tente, puis prit plusieurs élixirs, les accrochant à la ceinture de son pantalon en cuir, et partit en chasse.

Premier objectif : trouver une rivière pour se nettoyer. Ensuite, voir s’il pouvait se débarrasser des bandages, et éventuellement tenter le Diable en prenant un second décocté... Dès que la toxicité de son sang aurait diminué, ce qui revenait à dire qu’il lui fallait se nourrir, et boire, afin de nettoyer son sang. Ensuit,e il ne lui restait plus qu’à retrouver cette petite sauvage, récupérer la griffe, et foutre le camp de cette forêt...

*Tu parles d’une galère...* résuma-t-il en son for intérieur.
DC d’Alice Korvander.

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Tala

Humain(e)

Re : Sauveuse ou voleuse ? [Tala]

Réponse 5 dimanche 23 septembre 2012, 17:27:52

Désormais, Tala était bien décidée de ne pas se mêler des histoires des hommes, et encore moins des soldats, qu'ils soient ashnardiens ou non. L'humanité l'avait dégoûtée sans doute pour toujours et que ce type meurt ou non, ça lui était égal. De toute manière, ça avait plutôt tourné à son avantage puisqu'elle avait put embarquer l'épée. Un outil particulièrement pratique bien qu'un peu lourde pour la jeune femme mais peu importe. Si jamais elle ne pouvait pas s'en servir pour combattre, elle se rendrait au village pour la vendre. Il lui suffirait de s'habiller et de faire en sorte qu'on ne voie pas son visage. Elle n'aimait pas trop aller là-bas mais bon, il fallait bien vivre n'est-ce pas ? Et puis quelques médicaments et soins ne seraient pas de refus au cas où.
D'un pas lent mais assuré, elle revenait donc jusqu'à son territoire, l'épée à la main. Une fois avancée dans la forêt, Otaktay eut tôt fait de la localiser et de la rejoindre d'un trot rapide. Tout sourire, Tala laissa tomber l'épée et s'accroupit, accueillant l'énorme loup dans ses bras qui lui fit perdre l'équilibre et lui lécha le visage avec vigueur. Riant joyeusement, la jeune femme se laissa faire puis se redressa, récupérant l'arme pour retourner à la grotte avec son partenaire.

Là-bas, elle cacha l'épée au fond de la grotte sous un tapis de mousse, puis partit faire une toilette à la rivière non loin. Otaktay l'y accompagna, l'observant sagement allongé sur la berge. D’ordinaire, le mâle alpha était extrêmement calme et attentionné. Mais lorsqu'il s'agissait de défendre son territoire ou les femelles, il devenait un tueur sans pitié et extrêmement violent. En général, rares étaient les loups qui osaient le provoquer. Tant mieux qui la jeune femme qui, évidemment, n'aurait pas supporté perde son mâle alpha. Car quoiqu'il en soit, elle l'aimait profondément et réciproquement d'ailleurs. Le fait qu'elle soit une humaine et ne lui donne pas de progéniture ne semblait pas le déranger le moins du monde.

C'est à ce moment là que Tala et Otaktay entendirent le hurlement. Le grand loup se redressa brusquement et se mit à grogner. Quant à la demoiselle, elle se doutait d'où venait le cri. S'était-il fait attaquer par la panthère finalement ? Ou bien un prédateur plus dangereux encore ? Elle s'inquiétait un peu mais ne l'avouerait jamais. Finalement, elle haussa les épaules et sortit de l'eau, invitant Otaktay à venir se coucher avec le reste de la meute.
Le lendemain matin, Tala s'étira longuement, lovée contre le pelage chaud de l'alpha, avant de se motiver pour partir chasser avant tout le monde. Elle prit donc son arc et son couteau pour s'enfoncer encore plus profondément dans la forêt, quittant même son territoire pour avoir davantage de chance de tomber sur un bon gibier. Durant plusieurs minutes, elle traqua un cerf magnifique. Elle le suivait à la trace, tentant de retrouver l'animal pour pouvoir le tuer. Le but était proche, elle le sentait.

Elle finit par le trouver, mangeant avec gourmandise un fruit tombé d'un arbre. Tala se glissa derrière un buisson et , accroupit à l'abri du feuillage, arma son arc sans un bruit. Ce n'était plus qu'une question de seconde avant qu'elle n’attrape son dîner. Le plus compliqué serait de ramener la carcasse, mais la jeune femme avait plus de force qu'elle ne le laissait croire au premier regard. Au pire de cas, elle découperait les meilleurs morceaux et les ramènerait dans son sac de peau. La sauvageonne visa sa cible et tira doucement sur la corde jusqu'à ce que celle-ci frôle ses lèvres. Mais au moment précis où elle allait relâcher celle-ci...


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Cahir

Humain(e)

Re : Sauveuse ou voleuse ? [Tala]

Réponse 6 mardi 25 septembre 2012, 01:10:35

Traîner sa carcasse endommagée près d’une rivière fut assez épuisant pour Cahir, qui était encore très épuisé. L’apatride avait frôlé la mort, et son pantalon en cuir, délavé, était déchiré par endroits. Il avait mis de nombreux bandages le long de ses jambes, pour faire en sorte que ses plaies cicatrisent plus rapidement, mais l’exercice n’était pas particulièrement simple. Il tituba, et manqua tomber à plusieurs reprises, se réceptionnant aux arbres. Il puait atrocement, et, quand il finit par voir un ruisseau, Cahir, négligeant toute forme de sécurité, se jeta presque dedans. L’eau fraîche le réveilla d’un coup sec, et il bondit hors de l’eau, son corps trempé, se sentant infiniment mieux. Le guerrier réalisa alors un détail fâcheux pour un ancien soldat : il avait de la barbe. Ses poils poussaient, et il ne s’était pas rasé hier, et encore moins aujourd’hui. Il grommela, et décida d’oublier ce détail. Que pouvait-il y faire, de toute manière ? Se raser n’était clairement pas sa priorité. Cahir resta dans l’eau, se moquant bien que son pantalon soit totalement fou, et se posa contre un rocher, réfléchissant.

La forêt était vaste et immense, il le savait pour avoir étudié les cartes dans la caravane. La tour du magicien était au milieu de nulle part, et la seule trace de civilisation à des kilomètres à la ronde était une scierie. Les bûcherons ne s’aventuraient jamais trop loin dans la forêt, restant à l’orée, afin de ne pas se faire attaquer par des animaux sauvages. Cahir en profita donc pour réfléchir, et faire le point. Indéniablement, il y avait des choses qui ne collaient pas avec cette sauvage, et, maintenant qu’il se sentait un peu mieux, il pouvait plus amplement y réfléchir.

En soi, des enfants-sauvages n’étaient pas aussi rares que cela. Orphelins de guerre, esclaves en fuite, les raisons étaient multiples... Mais il y avait quelque chose d’étonnant avec elle, quelque chose qui, sur le coup, ne l’avait pas marqué, puisqu’il avait d’autres soucis. Elle parlait, et ce de manière intelligible. Or, tous els enfants-sauvages que l’Empire avait réussi à récupérer étaient incapables d’apprendre le moindre mot. Ceci signifiait que cette fille avait été élevée par des hommes, avant d’être abandonnée dans la forêt. C’était curieux. Cahir savait que cette forêt était dans un territoire pro-ashnardien, et qu’il n’était pas rare que des soldats viennent répandre l’ordre en attaquant des fermes jugées hostiles. Bien sûr, il supposait, mais il était possible que cette adolescente soit l’une des victimes des soldats. Et elle l’avait vu avec son armure...

*Plus j’y repense, plus que je réalise qu’elle était effrayée... Sans doute encore plous que moi... Comment un homme brisé peut-il effrayer une fille de la forêt ? Elle a du clairement noter que j’étais infirme, et incapable de me défendre...*

Cette approche des choses suggérait tout simplement que cette peur était instinctive, qu’elle avait reconnu l’armure noirâtre de Cahir comme l’une des armures ashnardiennes. Cette vision avait déclenché un souvenir, une réminiscence provoquant un blocage. Le reste était logique. Elle ne l’avait pas tué, mais elle lui avait pris son épée, et la griffe de l’épouvanteur. Il avait besoin des deux, et il allait devoir la retrouver. Dans cette forêt, ce serait comme chercher une aiguille dans une botte de foin, mais Cahir avait un talent naturel pour la chasse. Il avait déjà accompli des missions dans des jungles et des forêts profondes, seul, séparé de son unité. Il était un soldat d’élite après tout. La traque serait assurément longue, mais il ne désespérait pas d’y arriver. Tout vient à point qui sait attendre, comme le dit le vieux dicton.

Après de nombreuses minutes, Cahir sortit de la rivière. Il se sentait bien mieux, même si son pantalon le collait. Les trous à l’intérieur l’aidaient cependant à ne pas se sentir trop oppressé, et il s’avança à travers les arbres. Il portait à sa ceinture son couteau de combat, sa seule et unique arme, et se mit à avancer prudemment, cherchant des fruits pour nourrir. Il trouva des champignons comestibles, et des baies mûres. Amplement suffisant. L’apatride les avalait, tout en avançant. Il était prudent et discret, l’eau ayant balayé les mauvaises odeurs. Il évitait de marcher sur des racines, de faire le moindre bruit, et continua ainsi à avancer.

Il n’était naturellement pas le seul prédateur de cette vaste forêt. Alors que l’apatride avançait le long des arbres, une petite araignée rouge chassait également. Discrète et invisible, l’araignée était tapie, et observait la région. Contrairement à la majorité des araignées, celle-ci n’hésitait pas à s’attaquer aux humains. Elle venait de Zerrikania, la redoutable jungle, et avait été amenée involontairement par les Ashnardiens. Elle était petite, très petite, aussi grande qu’une clef, mais son dard était particulièrement mortel. Il répandait un poison qui tuait lentement ses victimes, et cette araignée n’avait nullement sa place dans cette forêt. Elle se tenait dans son arbre quand elle vit une proie s’approcher. Une humaine, appétissante, qui avait son arc tendu. L’araignée se mit en place, descendant lentement, tout doucement, tout doucement, le long d’un fil. Elle prenait son temps, sachant qu’il ne fallait surtout pas qu’on la repère.

Son venin infligeait instantanément une douleur atroce, terrible, et elle frapperait au niveau de la nuque. Elle continuait à descendre lentement, sachant qu’elle aurait un angle d’attaque difficile. Une araignée, à n’en pas douter, constituait le prédateur parfait par excellence. Elle chassait en solitaire, et savait faire preuve de patience. Elle voyait cette humaine comme une menace potentielle pour les mouches et les abeilles qu’elle capturait parfois dans ses complexes toiles. Elle frôla l’épaule de la femme, et se laissa alors tomber sur sa nuque. Ses huit pattes poilues se posèrent sur elle, elle releva son dard, et l’enfonça d’un coup sec.
DC d’Alice Korvander.

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Tala

Humain(e)

Re : Sauveuse ou voleuse ? [Tala]

Réponse 7 dimanche 17 novembre 2013, 22:36:45

Tala était concentrée. Qui aurait pu se douter qu'un aussi petit prédateur était en train de descendre lentement, mais sûrement, pour s'attaquer à elle ? Impossible, même avec les sens qu'elle avait pu développer au contact des loups. C'est pourquoi, alors qu'elle écartait légèrement les doigts pour laisser filer sa flèche, elle sursauta violemment lorsque araignée la mordit. Tala poussa un cri, la flèche dévia sa trajectoire pour s'écraser plus loin sur le sol, et sa proie s'enfuit comme l'éclair.
La fille des loups gémit, plaquant inutilement une main sur sa nuque, mais l'agressive et vicieuse bestiole avait déjà disparue. La douleur était atroce et elle pouvait la sentir envahir sa nuque, puis petit à petit son corps tout entier. Comment un insecte pouvait-il faire autant de dégât ? Elle n'était pas si surprise, elle connaissait les risques d'une vie en pleine nature. Mais tout de même... un venin aussi puissant !
La vue de la demoiselle commençait à faiblir et sa force l'abandonnait à une vitesse folle. Brave, elle tenta de se relever, mais après avoir violemment tremblé, ses jambes lâchèrent, la laissant lourdement retomber dans la poussière.
Tala gémit de plus belle, enfonçant ses ongles dans la terre en se cambrant sous la douleur cuisante. Allait-elle mourir ? Là ? Comme ça ? Ce serait tellement bête ! Elle se pensait perdue, se demandant déjà en combien de temps ce venin pouvait-il tuer. Etait-il seulement mortel ? Elle pria pour que ce ne fusse pas le cas.

Elle pensa à appeler sa meute à l'aide, mais qu'aurait-elle bien pu faire ? Rien. Absolument rien. La jeune femme se tordait de douleur, ne pouvant s'empêcher de gémir et crier de douleur. Le destin la punissait-elle pour avoir abandonner cet homme à son triste sort ? Possible. Mais tellement dure comme punition !
Elle avait beau regarder autour d'elle, elle ne voyait aucune plante susceptible de la sauver. De toute façon, s vue était bien trop floue désormais. Alors elle ferma les yeux et serra les dents, attendant simplement en espérant que cette douleur s'arrête rapidement.

Furieuse de s'être fait avoir si facilement, la demoiselle poussa un dernier cri de rage et de douleur avant d'abandonner la lutte, le corps brillant de sueur, et de s'évanouir...
« Modifié: mercredi 20 novembre 2013, 07:12:08 par Tala »


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Cahir

Humain(e)

Re : Sauveuse ou voleuse ? [Tala]

Réponse 8 mardi 19 novembre 2013, 02:19:46

La priorité, c’était de la retrouver. L’endroit était immense, une forêt qui s’étalait bien sur une bonne centaine de kilomètres. Il y avait des arbres partout. Cahir avait reçu, à Ashnard, à l’époque où il était formé, des formations pour survivre en pleine forêt, pour apprendre à se débrouiller et à s’orienter, dans différents schémas possibles : survie, traque, poursuite, etc... Il savait tendre des pièges pour leurrer les chiens ou les poursuivants, il savait se repérer en lisant le ciel, ou en traçant des repères dans le sol. Cependant, cette fille avait l’indéniable avantage de connaître le terrain, et d’être née dans la forêt, de grandir dedans. S’il se faisait repérer, elle le sèmerait. Il lui fallait donc trouver un moyen de l’approcher discrètement, sans se faire remarquer, et de lui mettre le grappin dessus. Il devait récupérer son épée et la griffe, et utiliserait cette dernière pour réparer son armure. Son plan était ainsi tout tracé : retrouver la fille, récupérer ses biens, retourner au village proche où il avait laissé son cheval, et récupérer son armure. Une armure en ébonite ne pouvait pas s’abandonner en pleine forêt, et, si elle était en morceaux, un forgeron serait capable de la rafistoler. Cahir savait qu’il existait une grande ville à proximité, le bourg de la région. Il y avait des forges travaillant les objets enchantés. Un forgeron accepterait sans problème de réparer son armure, moyennant une partie de l’argent qu’il obtiendrait en vendant la griffe. Mais, pour ça, il lui fallait trouver la fille.

Cahir avançait ainsi à travers la forêt, attentif et vigilant, surveillant ses pas. Dans un environnement où la vue ne permettait pas d’être très efficace, du fait de la surabondance d’éléments visuels, l’ouïe et l’odorat étaient des sens très utiles. Venant de sortir d’un bain, Cahir dégageait une faible odeur, que seuls des chiens pouvaient sentir. Malheureusement, il ne pouvait pas pister cette femme avec son odorat : d’une part, il n’était pas un chien ; d’autre part, il l’avait vu de suffisamment près pour savoir qu’elle prenait soin de son hygiène, ce qui, tout simplement, laissait entendre qu’elle était suffisamment éduquée pour savoir prendre des bains.

*N’oublie pas qu’elle parle... Ce n’est pas une enfant-sauvage née dans la forêt, ne l’oublie pas. Elle n’a pas grandi toute sa vie ici...*

La seule théorie que Cahir voyait est qu’elle devait être une ancienne esclave, ou une réfugiée... Une femme dont la vie avait été brisée par les troupes ashnardiennes. Sa famille avait peut-être fait partie du butin de guerre que les Ashnardiens réclamaient après avoir ravagé un pays, et elle avait réussi à échapper à ses geôliers. Une théorie très probable, en réalité. Qu’elle ait survécu dans une forêt tenait en soi du miracle. Cahir était bien placé pour savoir que les forêts n’étaient pas des havres de paix, mais comprenaient bon nombre de prédateurs redoutables, qu’ils soient petits ou grands. L’épouvanteur qu’il venait de tuer hier en était d’ailleurs une bonne illustration.

Cahir ne savait pas depuis combien de temps il marchait. Il commençait à avoir chaud, sentant les mouches graviter autour de lui. La forêt semblait vide et inhabitée, et son estomac commençait à se réveiller. Ainsi, bien malgré lui, il dut arrêter sa marche, pour se lancer dans des activités de chasse. Eu égard à son organisme de guerrier, et à un régime alimentaire reposant sur l’activité physique et la viande rouge, Cahir ne pouvait pas se contenter éternellement de feuilles et de baies séchées. Pendant une bonne heure, il entreprit ainsi de se confectionner un arc, à l’aide de branches de bois. Sans être un franc-tireur, il avait quelques compétences rudimentaires en archerie, et savait notamment comment faire un arc. Il utilisa son couteau pour tailler les branches d’un arbre, jusqu’à avoir la forme courbe d’un arc classique. Il fallait ensuite faire une corde, et, à défaut d’autre chose, il utilisa le tissu de son pantalon.

*Si j’arrive à décocher deux flèches avant que ma corde ne se rompe, ça tiendra du miracle...*

Les flèches étaient tout simplement des petites branches finement taillées. Il aurait pu se confectionner une sarbacane, mais, assez curieusement, s’il avait reçu des cours pratiques sur la confection d’un arc, il n’y en avait pas eu pour la sarbacane. Même à Ashnard, on considérait que cette arme n’appartenait qu’à deux catégories d’individus : les assassins et les sauvages, pas les militaires ashnardiens.

Avec son arc rudimentaire, Cahir entreprit donc de chasser. S’avançant silencieusement, le dos courbé, dans des plaines, il finit par apercevoir un troupeau de daims. Cahir attrapa lentement son arc, glissa sa flèche dessus, et banda ce dernier, visant soigneusement. Il décocha sa flèche pile au moment où un hurlement résonna dans les environs. Sa corde claqua dès le premier jet, et la flèche fit un élégant vol plané dans les airs, avant de se planter dans le sol. Un échec lamentable, tandis que les hurlements de douleur firent disparaître les daims. Instantanément, Cahir lâcha son piteux arc, et porta la main à son couteau de chasse, le sortant.

*C’est la fille !*

Qui d’autre ? Il n’y avait quand même pas toute une tribu d’autochtones dans cette forêt ! Cahir s’avança un peu, et entendit de nouveaux cris. Il comprit alors que la jeune femme devait visiblement souffrir, et pesta contre lui-même. Si elle venait à mourir, comment pourrait-il récupérer sa griffe ? Cette maudite garce pouvait l’avoir planqué partout ! Et puis, de manière générale, même si elle l’avait volé, ce n’était quand même qu’une fille. Assez curieusement, Cahir, qui n’avait que des souvenirs brouillés d’elle, pensait qu’elle avait vers 13 ou 14 ans.

Se moquant alors peu d’être discret, il se mit à courir rapidement, et arriva entre plusieurs arbres, sur le sommet d’une petite butte. La sauvageonne était là, contre un arbre, en train de partir.

« Merde ! » maugréa-t-il.

Il se laissa descendre, et arriva ainsi près d’elle.

Fugacement, il nota qu’elle était un peu trop vieille et trop bien formée pour n’avoir « que » 13 ans.

Face à la femme, Cahir nota rapidement, outre ses pupilles dilatées, la salive s’échappant de ses lèvres, son corps tremblotant, les deux morsures dans sa nuque. Une araignée. Rarissimes étaient les araignées s’attaquant aux hommes, mais il y avait toujours des exceptions, des cas spéciaux. Concrètement, cette femme allait mourir.

Cahir se dépêcha donc, et posa ses lèvres sur sa nuque, là où il y avait la morsure, et inspira fort, afin d’attraper une partie du venin. La piqûre était suffisamment profonde, et il recracha le sang contaminé sur le sol.

L’homme n’avait plus qu’une seule fiole d’Hirondelle, qu’il sortit de sa ceinture, avant de la décapsuler.

« Allez, foutue biquette, bois ça... »

Il la força plus ou à moins avaler le contenu de l’élixir bleu. L’Hirondelle n’était pas vraiment recommandée contre les poisons, mais il n’avait rien de mieux sous la main.

« Allez, bats-toi, tu as survécu aux Ashnardiens, tu devrais survivre à une petite piqûre de bête, non ? »

La fiole était complètement vidée, et Cahir relâcha la femme, plus nerveux qu’il aurait osé l’admettre. Il venait de prendre brutalement conscience que sa survie dans cet endroit était conditionnée à la survie de cette femme.

Il était donc préférable qu’elle survive.
DC d’Alice Korvander.

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Tala

Humain(e)

Re : Sauveuse ou voleuse ? [Tala]

Réponse 9 mercredi 20 novembre 2013, 07:11:53

On dit que lorsque la mort est toute proche, on voir sa vie défiler devant ses yeux. Il fallait croire que c'était vrai. Il apparaissait même des souvenirs si lointains que jamais son esprit n'aurait pu s'en souvenir seul. Elle se revoyait nourrisson, pleurant et se débattant avant ce drap qui l'enveloppait et l'incommodait. Ses pleurs et ses cris avaient attirés les animaux sauvage, et parmi eux, une famille de loups. Si elle avait eu une conscience, Tala aurait sentit le danger et aurait hurlé de plus belle. Pourtant, lorsqu'elle vit approcher ce museau noir et humide et cette gueule immense, elle ne prit pas peur. Elle cligna des yeux d'un air étonné et babilla des sons incompréhensibles. La bête en question était un gigantesque mâle revenant de la chasse. Intrigué et curieuse, sa femelle vint à son tour sentir l'odeur de cette drôle de petite chose. Et aussitôt, le contact se fit. Ayant réussi à dégager ses petits bras, le bébé qu'était Tala emprisonna délicatement la truffe de la louve. Et un amour était né, improbable, mais solide.
Un autre souvenir surgit, alors qu'elle était sortit depuis peu de la tanière. Elle se déplaçait encore maladroitement, même à quatre pattes. Ses frères et sœurs, deux fois plus gros qu'elle, l'invitaient innocemment à jouer. Et elle riait tant et plus alors qu'ils bondissaient joyeusement en jappant autour d'elle. Dieu comme ce monde était grand en ce temps là...
Elle avait des voyages plein les yeux, des rêves couleur d'océan, et elle ne vivait qu'au présent. Toujours.

Elle avait grandit avec les loups. De nouvelles portées étaient venues et parmi eux un jeune loup plus intelligent et vif que les autres : Otaktay. Tala et lui s'était immédiatement entendu comme nul autre.  Le fait qu'elle soit humaine ne gênait plus personne, et il l'avait désigné comme sa louve alpha avant qu'ils ne décident de fonder leur propre clan.
Même avec la responsabilité de ces loups autour d'elle, elle ne s'était jamais sentie aussi heureuse et aussi vivante. Dommage que les Hommes aient mis la main sur elle. Au début, la curiosité avait été forte et elle avait cédé à cette envie de civilisation. Guère plus de trois années en réalité. Les Ashnardiens étaient venus tout gâcher, détruisant et incendiant le village en tuant chaque villageois sur leur passage. Elle avait voulu protéger son tuteur, un vieil homme bon et juste. Elle avait fuit avec lui mais on les avait rattrapé. Ils avaient égorgé son vieux protecteur, son mentor, et avaient joués avec elle.
Mais sa meute ne l'avait jamais oubliée. Elle avait attaquée en pleine nuit, avait tué ces hommes et l'avait libérée. Depuis elle ne les avait plus jamais quitté.

Et aujourd'hui...

Tala cru entendre une voix. S'agissait-il de celle d'un ange venu la chercher ? Était-elle déjà morte ? Si vite ? Saloperie de venin. Mais l'homme était intervenu juste à temps. Elle était sauva et revenait lentement, très lentement à elle.
Elle le comprit lorsqu'une vive douleur au crâne la surpris, puis que sa vue revint petit à petit et qu'elle pu sentir le contact de quelqu'un. Qui ? Un homme ?
Elle était incapable de réfléchir pour le moment. Elle poussa un soupire, ayant du mal à revenir. On la relâcha doucement et sa tête commença à tourner à une vitesse folle. Il fallut quelques minutes encore à la fille des loups pour pouvoir retrouver sa vue et la plupart de ses facultés.
Elle commença par cligner des yeux, puis tourna la tête vers celui qui se tenait à ses cotés. Elle se souvenait de lui maintenant. Ils étaient quitte désormais... il venait de lui sauver la vie à son tour. Quelle ironie. Elle toussa et se redressa avec vigilance contre l'arbre. Qu'il était bon de respirer de nouveau, même si ses muscles étaient encore tout engourdis. Soudain, d'une voix faible, elle demanda :

- Pourquoi... ? Pourquoi vous avez fait ça ?

Le fait qu'un ashnardien lui sauve la vie était pour elle un vrai comble. Peut-être voulait-il simplement la garder vivante pour récupérer ses biens et la vendre ensuite. Mais en état ou pas, elle ne se laisserait pas faire ! Ça non ! Elle grimaça tout de même sous la douleur de ses muscles qu'elle frotta nerveusement au niveau des bras.


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Cahir

Humain(e)

Re : Sauveuse ou voleuse ? [Tala]

Réponse 10 jeudi 21 novembre 2013, 01:58:44

La jeune femme resta dans les vapes un peu moins d’une heure, le temps que l’Hirondelle agisse, et que son organisme traite contre le venin. Cahir l’observa silencieusement pendant une dizaine de minutes, simplement motivé par l’envie de la soigner... Tout en ne pouvant s’empêcher de la détailler. Quand il sut qu’elle était en train de guérir, il put voir sa belle poitrine, observer un peu plus cette peau sombre, ce corps basané, cette silhouette qui, tout en étant enfantine, témoignait d’une certaine forme de maturité...  L’apatride n’eut rien d’autre qu’un léger fourmillement à hauteur du sexe, un embryon d’érection, avant de s’écarter d’elle. S’il avait eu le matériel nécessaire, il l’aurait probablement attaché, mais il n’avait rien capable de se confectionner une corde solide. Cette petite sauvageonne dégageait un charme indéniable, irrésistible, qui lui plaisait. À force d’avoir sillonné le monde et d’avoir affronté des sauvages, datant de l’époque où il servait Ashnard, Cahir avait paradoxalement fini par développer un certain attrait pour ces sociétés reculées et arriérées, où les femmes étaient le sexe dominant, des guerrières fières et élancées, qui ne craignaient rien, et n’hésitaient pas à porter les armes. Des femmes redoutables, des guerrières ardues, rappelant à Cahir ce fier peuple, la Horde des Amazones, des guerrières aguerries, des femmes nées uniquement dans la perspective de se battre.

Tandis que la femme rêvassait, et revenait lentement à elle, Cahir s’adossa contre une butte, prenant le temps de se reposer, réfléchissant à la meilleure manière de l’aborder. Il comptait sur le fait que la jeune femme soit suffisamment amorphe pour essayer de discuter avec elle, de la persuader de ne pas se carapater à toutes jambes dès qu’elle en aurait les moyens. Le était jeune, rapide, et lui, s’il l’était aussi, était assez affamé, et ne connaissait pas cette forêt. S’il la pourchassait, il avait toutes les chances de tomber dans un piège, et de se briser une jambe. Il réfléchissait donc. Visiblement, cette femme éprouvait une sorte de profonde rancœur à l’encontre des Ashnardiens, et c’était là-dessus qu’il allait devoir jouer pour essayer de plaider sa cause... Un exercice difficile, car Cahir avait baigné dans une culture militariste, où on lui avait expliqué à maintes reprises que les méthodes de l’Empire contribuaient à civiliser le monde, un curieux paradoxe que seuls le militaires pouvaient sereinement défendre dans les bancs de l’académie impériale.

Lentement, la jeune femme émergeait, et, quand elle finit par se réveiller, et par s’adosser contre l’arbre, Cahir restait contre la butte, de l’autre côté, afin de ne pas inquiéter la femme en étant près d’elle. Restant assis sur le sol, les bras ballants devant lui, les genoux relevés, il avait une posture qui était tout, sauf agressive. L’idée était de déclencher une sorte de réconfort dans l’inconscient de la femme, de la rassurer sur ses intentions... C’est probablement ce qui l’incita à ne pas fuir, et à poser une question :

« Pourquoi... ? Pourquoi vous avez fait ça ? »

Il esquissa un léger sourire, et attendit quelques secondes. La jeune femme se frictionnait ses bras, ce qui indiquait qu’elle devait encore se sentir légèrement engourdie.

« Tu as été piquée par une araignée qui n’était pas d’ici... Des créatures que j’ai déjà rencontrées dans certaines jungles équatoriales. Je suppose qu’un voyageur aura inconsciemment amené dans ses affaires une telle bête... J’ai utilisé mon dernier élixir pour te soigner, et je comprends que tu te poses cette question... Elle est légitime, quand on connaît la réputation des Ashnardiens. »

Cahir se racla lentement la gorge, se frottant lentement les mains. Devant elle, il avait décidé de jouer la carte de l’honnêteté, considérant que ce serait plus judicieux que d’essayer de lui mentir.

« Tous les Ashnardiens ne sont pas des tueurs assoiffés de sang, entama-t-il lentement. Certains ont un code de l’honneur développé. Je t’ai soigné parce que tu m’avais sauvé la vie, et que, même si tu en as profité pour me dépouiller, j’étais dans l’obligation morale de te soigner. »

Il haussa les épaules.

« Et puis, ce n’est pas comme si tu méritais de mourir... Tu ignorais si je survivrais, et tu t’es servie d’objets qui n’auraient pas bénéficié à un mort en sursis. C’est naturel. »

Cahir restait toujours en retrait, sans bouger. La situation était tendue, et il essayait de ne pas montrer qu’il avait surtout besoin d’elle, car il avait le sentiment que, si elle le réalisait, elle choisirait de s’enfuir. Il décida donc d’entamer les présentations, d’essayer de briser la glace :

« Je m’appelle Cahir... Et toi ? »
DC d’Alice Korvander.

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Tala

Humain(e)

Re : Sauveuse ou voleuse ? [Tala]

Réponse 11 vendredi 22 novembre 2013, 12:28:20

Les fourmillements dans son corps étaient extrêmement désagréables. Visiblement, l'homme avait réussi à retirer juste ce qu'il fallait de venin pour lui éviter une mort certaine et, fort douloureuse. Juste à temps surtout. Néanmoins, une partie du poison agissait toujours et l'empêchait de contrôler ses gestes avec assurance. Elle était consciente que si elle se levait ou se mettait à courir, elle s'étalerait comme une poupée de chiffon. Pourtant, ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Fausser compagnie à ce soldat et retourner au plus vite auprès de sa meute, voilà ce qu'elle voulait. Une louve solitaire et blessée était promise à une mort certaine, elle le savait. Rien ne lui disait que et individu n'allait pas l'égorger dans la minute suivante pour se venger ou bien parce qu'elle refuserait de lui rendre son butin. Parce qu'elle avait bien l'intention de le garder, ce butin. Et puis quoi encore ? Elle s'était donné tant de mal.
Elle grimaça un peu sous l'effet de la douleur qui n'avait pas totalement disparue. Frotter ses membres endoloris pour stimuler la circulation du sang était la seule chose qu'elle puisse faire pour le moment, tandis que le soldat l'observait et patientait. Qui était-il vraiment au fait ? Bah... ça n'avait pas vraiment d'importance.

Le type finit par ouvrir la bouche pour lui expliquer ce qui s'était passé. Une araignée d'une autre région, très venimeuse et mortelle, amenée sans doute par des voyageurs. La belle affaire ! Ça c'était une très mauvaise nouvelle. Si cet insecte arrivait à se multiplier par-ici, elle deviendrait une menace certaine pour la forêt... et sa meute. Et l'idée de retrouver l'un des siens, étalé sur le sol et sans vie, lui était tout bonnement insupportable. Elle leva le nez, puis observa le sol, comme si elle espérait localiser cette saloperie pour mieux l'écraser, mais aucune trace d'elle. Tant pis.
L'homme parla d'ashnardiens, ce qui aiguisa sa curiosité. Elle le regarda de nouveau, froidement. Elle s'était doutée qu'il faisait partie de ceux-là. Il en avait l'aspect... et elle n'avait jamais oublié les traits caractéristiques des ses bourreaux d'autrefois. L'homme tenta de lui expliquer qu'ils n'étaient pas tous des êtres abominables et meurtriers. Sur un ton sec elle répliqua, ironique :

- Oh, je vois. Alors nous avons simplement eu le malheur de ne pas tomber sur les bons. Pas de chance.

Bah tiens. Qu'il garde ses mensonges pour lui. Il l'avait soigné, suivant ce fameux "code d'honneur" à la noix et qu'il lui devait bien ça. Mouais. Elle ne répondit pas, croyant peu en sa bonne foi. Son vol avait été naturel finalement ? Bon et bien parfait, dans ce cas ces trucs ne lui manquaient pas tant que ça, si ? Comme elle restait silencieuse, il se présenta. Cahir. Drôle de nom, mais ça sonnait bien, quoiqu'un peu rustique. Elle se sentait un peu obligé de se présenter à son tour, même si rien ne la forçait à le faire.
Sauf que pour l'instant, à part parler un peu, elle ne pouvait pas faire grand chose. Elle finit par répondre :

- Tala.

"Celle qui entoure", "Fille des loups", "Fontaine", "Protection", "Noblesse"... ce nom voulait dire bien des choses suivant la langue et les origines d'où il provenait. Elle l'aimait bien parce qu'il était court, facile, et doux à prononcer.
Si le but était d'engager une conversation c'était raté. La jeune femme n'était pas du genre loquace et elle ne voyait pas vraiment ce qu'elle pourrait raconter à ce soldat. Son attitude envers lui était clairement froide et hostile. Pas besoin d'un dessin pour comprendre qu'elle ne lui faisait pas confiance. Au bout d'un petit instant, alors qu'elle sentait ses membres revenirent peu, à peu, elle fusilla le soldat du regard.

- Et bien, quoi ? Vous m'avez sauvé la vie, nous sommes quitte, partez maintenant. Je peux très bien me débrouiller toute seule, je n'ai plus besoin de votre aide.

Sans compter que si Otaktay et les autres sentaient sa présence, il était fichu. A moins qu'ils ne soient déjà en route après avoir entendu ses cris. Merde ! Elle n'avait pas pensé à ça. Elle se retrouva soudainement inquiète. Voir ce type se faire dévorer par des loups hauts de deux mètres lui déplairait. D'ailleurs elle ne le souhaitait à personne.

- Vous devriez partir. Je craints que ma meute n'approche et si j'étais vous, je ne resterai pas planté sur leur territoire.
« Modifié: vendredi 22 novembre 2013, 12:52:10 par Tala »


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Cahir

Humain(e)

Re : Sauveuse ou voleuse ? [Tala]

Réponse 12 dimanche 24 novembre 2013, 02:28:35

Tala... Le nom sonnait bien. Cahir la sentait méfiante, toujours hostile. Elle ne devait pas entièrement le croire de bonne foi, et il pouvait le comprendre. Les Ashnardiens n’avaient jamais eu bonne réputation auprès des autres peuplades. Il n’était guère convaincu de l’efficacité de sa méthode douce, devant l’hostilité prononcée de cette femme. Visiblement, la seule idée qu’un Ashnardien ait pu lui sauver la vie lui était insupportable, inacceptable. Le cerveau de Cahir réfléchissait rapidement, alors qu’il envisageait toutes les hypothèses possibles pour essayer de récupérer son équipement. Cette femme n’avait pas envie de l’aider ; et elle n’était visiblement pas du genre à paniquer sous la menace. Elle était chez elle, et lui expliqua qu’il avait intérêt à partir vite, avant qu’une meute de loups à son service n’approche.

« Vous devriez partir. Je craints que ma meute n'approche et si j'étais vous, je ne resterai pas planté sur leur territoire. »

Cahir fit une petite moue, et entreprit alors de se relever, lentement. Il se redressa, faisant légèrement craquer ses articulations, et se rapprocha de la jeune femme. Manifestement, elle était encore sous le coup du poison, et trop affaiblie pour partir. Il se rapprocha donc d’elle, et se planta face à elle, jambes écartées, avant de les fléchir, pour que son regard croise le sien.

« Nous ne sommes pas exactement quittes, en réalité... Un mort n’a pas de possessions, techniquement parlant, mais, en ce qui concerne les vivants... Vous m’avez volé mon épée, et, surtout, un précieux butin. Un objet que j’ai acquis à la sueur de mon front, en affrontant un monstre quatre fois plus grand que moi, et qui a tué mes compagnons. »

Il ignorait réellement comment aborder cette sauvageonne, et opta donc pour suivre son improvisation.

« Vous les avez détroussés, eux aussi ? demanda-t-il. Mes hommes adoraient faire ça, jadis... Quand je faisais encore partie de l’armée d’Ashnard. Là où nous partions simplement pacifier des villes, certains en profitaient pour se laisser aller à quelques penchants regrettables, que j’étais contraint de corriger avec toute la sagacité qui incombe à un chef militaire. Vous prétendez haïr les méthodes de l’Empire, mais vous faites la même chose qu’eux. Vous m’avez volé en partant du principe que j’étais mort. Pas de chance pour vous, je suis en vie. »

Il se releva alors, à nouveau, et passa à côté d’elle, observant la région. Son ton se voulait un peu moins amical. Cette femme ne lui faisait pas confiance, et le jugeait de haut, parce qu’il venait d’Ashnard. De son point de vue, le comportement que Tala avait fait n’était pas vraiment plus honorable que celui qu’elle sanctionnait, et il essayait de jouer là-dessus pour s’imposer sur elle. Comme il ne pouvait pas jouer la carte de la confiance naturelle, il préférait opter pour celle du bluff et de la menace. En l’état, Cahir savait en effet très bien qu’il n’était pas en état de représenter une réelle menace, mais il ne voyait tout simplement pas d’autres moyens de convaincre cette femme de l’aider.

« Vous avez votre petite vie, j’ai la mienne... Je ne peux pas vous convaincre de mes bonnes intentions, vu l’état de votre passif avec le pays dont j’étais jadis ressortissant, mais je peux, en revanche, vous convaincre du fait que votre petite vie risque d’être sérieusement chamboulée si vous décidez de vous heurter à moi. J’ai été formé aux techniques de commandos et de survie ashnardiennes. Je pourrais incendier la forêt, empoisonner les eaux à partir des potions se trouvant dans la tour, sans compter des nombreux pièges que je pourrais placer... Mes pérégrinations m’ont déjà amené à errer dans des endroits sauvages. »

Là aussi, c’était du bluff, mais elle n’avait aucun moyen de le savoir. Cahir parlait lentement, calmement, avec cette froideur professionnelle qui, à bien des égards, était bien plus convaincante que la colère subite et la rage provisoire. Ce ton calme témoignait d’un esprit lucide et pragmatique, d’une personne froide et détachée, qui n’hésiterait pas à faire usage du pire si on ne lui obéissait pas. Ce n’était pas la manière dont Cahir aurait voulu aborder ses relations avec cette belle autochtone, mais, maintenant qu’il y était, il ne pouvait plus réellement reculer.

« Je trouve cette forêt suffisamment belle pour ne pas avoir envie de la détruire... Mais je tiens à mon équipement. Aussi, voici ce que je vous propose, Tala. Ce soir, quand le soleil commencera à tomber, si vous entendez me rendre ce qui m’appartient, non seulement de droit, mais aussi parce que je l’ai gagné à la force de mon poignée, vous viendrez déposer l’épée et la griffe devant la tour... Là où je vais me rendre pour enterrer mes compagnons. Si vous ne le faites pas, alors vous ne serez rien de plus à mes yeux qu’une vulgaire criminelle pensant que, parce qu’elle vit isolée de toute forme de civilisation, elle peut faire ce qui lui plaît sur les gens qui ont le malheur de croiser sa route. »

Que la menace de la meute soit vraie ou non, Cahir n’avait pas spécialement envie de la vérifier. Il commença donc à s’écarter, et, tout en s’en allant, lui adressa un dernier message :

« Au plaisir de vous revoir ce soir, Tala. »
DC d’Alice Korvander.

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Tala

Humain(e)

Re : Sauveuse ou voleuse ? [Tala]

Réponse 13 lundi 25 novembre 2013, 12:41:25

Tala se concentrait pour suivre l'évolution de ses membres. Le poison du venin mettait du temps à se dissiper, et elle n'était pas encore sûre de pouvoir se lever et marcher sans risque. Et ramper aurait été plus que stupide. Elle était coincée là, près de ce type. Bizarre d'ailleurs qu'il ne l'ait pas encore menacée pour récupérer ses biens. Était t-il plus honnête que les ashnarndiens qu'elle imaginait connaître ? Non, tous les même. Elle ne faisait pas de différence et ne voulait pas en faire. Bornée ? Têtue ? Évidemment.
De crainte que sa meute n'approche, elle crut tout de même bon de prévenir le soldat. Avec un peu de chance, ça le ferait fuir et il la laisserait enfin tranquille. En effet, l'individu eut l'air de réagir dans ce sens car il se leva. Tala l'observa avec méfiance mais au lieu de s'éloigner, il s'accroupit face à elle. Elle se crispa, se plaquant un peu plus à l'arbre en montrant légèrement les dents comme le ferait une louve sur la défensive.

Il tenta des explications, essayant à l'aide de mots et de menaces de la faire flancher et de la pousser à lui rendre ses affaires. Elle l'écoutait sans l'interrompre, mais la colère bouillait en elle, lui donnant l'envie de planter ses dents dans sa gorge comme le ferait un loup enragé. Il n'oserait pas faire une chose pareille n'est-ce pas ? Il n'en avait pas le pouvoir... à moins que. Comment sa voir ? Elle ne savait rien de ce type. Ce que les hommes pouvaient être fourbes ! Elle avait volé, certes, mais ne comprenait pas l'importance que pouvaient avoir ces objets pour ce pauvre gars. Quoique. L'arme lui était sûrement nécessaire pour survivre...
Il lui proposa de le rejoindre à la tour ce soir pour lui rendre ses affaires. Il la laissait réfléchir, lui proposait un arrangement, mais elle n'était pas certaine d'apprécier. L'envie de répliquer et de cracher au visage de cet énergumène lui brûlait les lèvres et la gorge, mais elle se retint. Dans son état, il n'aurait aucun mal à l'étrangler.

Enfin, le soldat se leva, la salua en évoquant un soit disant plaisir de la revoir, et disparut plus loin. Sourcils froncés, agacée, elle le suivit des yeux comme si elle espérait qu'il prenne soudain feu. Un souhait qui ne se réalisa pas bien sûr.
La jeune femme se détourna et testa de nouveau la résistance de ses membres. S'aidant du tronc, elle se remit sur ses deux jambes en grimaçant. C'est à ce moment là qu'elle entendit le bruit d'une cavalcade au loin. Elle aurait reconnu ce bruit n'importe où. Le bruit caractéristique des pattes énormes et puissantes de son mâle qui approchait à grande vitesse. Elle poussa un soupire de soulagement et la bête apparue enfin, bondissant par dessus un buisson. Aussitôt il se mit à grogner, ayant sentit l'odeur de l'homme, mais elle s'agenouilla près de l'animal pour le rassurer, plongeant ses mains et son visage dans le pelage du canidé qui se mit à la lécher avec entrain. Elle pouvait sentir à son tour à quel point son mâle était soulagé de la voir saine et sauve. Le reste de la meute suivit, elle s'empressa d'agripper la fourrure d'Ezhno, déjà prêt à se lancer à la poursuite de cette proie qui avait osé s'approcher de la femelle alpha.


Le reste de la journée, Tala ne s'éloigna pas de la tanière. Assise à l'entrée, les jambes repliées contre sa poitrine, elle réfléchissait. Sa fierté lui dictait clairement de ne pas répondre à l'invitation de ce soldat. Mais ses menaces ne cessait de l'inquiéter. Et s'il le faisait vraiment ? Elle avait peur pou sa meute et pour tous les habitants de cet endroit. Un homme irait-il réellement jusque là pour une simple épée et une griffe ? Elle en doutait... mais ces ashnardiens étaient si méprisables ! Imprévisibles aussi. Elle soupira, et Otaktay trottina jusqu'à elle, un beau lapin entre les dents. Elle sourit. C'était un peu comme voir son mari arriver avec un bouquet de fleur et une boite de chocolat. Contrairement à ce qu'on imaginait, les animaux avaient des sentiments et ils savaient pertinemment comment l'exprimer. Il suffisait de savoir les écouter. La meute dîna joyeusement, mais la jeune femme n'avait pas autant d'appétit que d’ordinaire. Elle avait prit la décision de capituler. Elle ne pouvait pas prendre le risque de mettre les siens en danger pour de simples objets. Hors de question. Alors elle se mit en route.
Elle avait réussit à caler l'épée dans son dos à l'aide d'une liane, et attaché la griffe à son cou, là ou trônait déjà son collier à dents de loups. C'était bien le seul objet à peu près humain qu'elle portait.

Elle arriva enfin à la tour et n'eut aucun mal à localiser le soldat. Elle s'assure simplement qu'il n'y avait personne d'autre dans les environs, homme ou bête, puis approcha d'un pas assuré. Arrivé à sa hauteur, elle fit passer l'épée par-dessus sa tête, détacha la liane, et lui balança l'arme à ses pieds, suivit presque aussitôt de la griffe. Autant dire qu'elle n'était pas prête de faire preuve de générosité avec l'individu.

- Voilà vos affaires, siffla t-elle. Mais je vous prévient. S'il arrive quoi que ce soit à ma meute ou à cette forêt dans les jours qui viennent je vous tiendrai comme responsable. Et je peux vous jurer que je vous retrouverai, et que je vous le ferai payer.

Les paroles et les promesses d'un ashnardiens n'avaient pas réellement de valeur pour elle, mais elle tenait à faire passer clairement son message.
Elle regarda un instant autour d'elle. Ce qu'avait vécu ce type et ses hommes face au monstre dont il parlait lui échappait. Mais il s'était clairement passé quelque chose ici, elle pouvait encore sentir l'odeur du sang. Son cœur se radoucit. Soldats ashnardiens ou pas, une mort comme celle-là, aucun être humain ne le méritait. Son visage, moins agressif cette fois-ci, se tourna de nouveau vers l'individu.

- J'imagine que vous êtes affecté par la perte de vos compagnons. Je sais ce que vous devez ressentir. Je suis désolée. Qu'est-ce qui vous a poussé à venir ici ? Il faut être particulièrement brave... ou complètement fou, pour venir dans ce genre d'endroit. Tout le monde sait qu'il grouille de monstres.

Même elle prenait un soin tout particulier à éviter ce territoire. Sa meute n'avait encore jamais eut à pâtir de ces êtres abominables, et elle s'en félicitait pour l'heure. En revanche, ici, c'était une autre affaire.


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Cahir

Humain(e)

Re : Sauveuse ou voleuse ? [Tala]

Réponse 14 mardi 26 novembre 2013, 02:43:27

Cahir retourna vers la tour. Cette dernière était désormais vide, et il n’y avait aucun objet vraiment intéressant dedans. Elle était vide, les grimoires magiques étaient, soit vierges, soit en poussière, soit remplis de toiles d’araignées. Les fioles chimiques encore présentes et qui n’étaient pas fissurées contenaient des liquides périmés, mais il trouva la seule chose dont il avait besoin : un établi comprenant des outils de jardinage et de bricolage, dont une pelle. Il ressortit hors de la tour, et déposa la pelle, puis alla au sommet de la tour, et entreprit de descendre les cadavres, le long des escaliers, pour les entreposer dehors. Ils commençaient déjà à puer, à sentir la mort, et il lui fallut bien une heure pour les traîner. En sueur, Cahir, se fit une petite pause à l’ombre d’un arbre. Le soleil tapait plutôt fort, et il avait soif. Il attendit donc quelques minutes, et son esprit, sans surprise, vagabonda vers Tala, vers sa couleur sombre, sa poitrine, cette silhouette sauvage qui évoquait en lui un quelconque fantasme lointain, et son caractère... Oui, cette sauvage lui plaisait bien, et il espérait bien qu’elle viendrait... Même si, pour être entièrement honnête, il savait qu’elle viendrait.

Cahir passa le reste de la journée à creuser un trou. Il était mort de faim, et son estomac commençait à gargouiller dangereusement, lui rappelant les périodes de privation remontant à l’époque où il était soldat. Son estomac lui faisait mal, et il estimait avoir fait une fosse suffisamment grande pour entreposer les cadavres. L’apatride avait lutté contre sa faim en travaillant d’arrache-pied, et observait son ouvrage, le dos en sueur. De la main, il essuya son menton des quelques gouttes de sueur qui parsemaient son menton poilu, et soupira encore. En levant la tête, il constata que le soleil était en train de se coucher.

*Tala ne devrait plus tarder...*

L’apatride commença à traîner les corps, et les jeta dans la fosse. Il ne restait plus qu’un seul problème : l’épouvanteur. Sa carcasse sinistre trônait près de la tour, et, lui, il ne pouvait malheureusement pas l’enterrer. Le brave guerrier réfléchissait silencieusement à ce qu’il convenait de faire pour lui... Quand il entendit du bruit dans les fourrés. Se retournant, il vit Tala s’approcher, lentement, avec, autour du cou, la griffe d’épouvanteur, et, dans le dos, son épée. Elle se rapprocha de lui, et, sans que Cahir n’ose parler, déposa l’épée devant lui, dans un bruit sonore, tout en continuant à le fusiller du regard.

« Voilà vos affaires, grinça la jeune femme. Mais je vous préviens. S'il arrive quoi que ce soit à ma meute ou à cette forêt dans les jours qui viennent je vous tiendrai comme responsable. Et je peux vous jurer que je vous retrouverai, et que je vous le ferai payer. »

Cahir hocha lentement la tête.

« C’est noté... Merci. »

Il hésitait à lui parler. L’apatride ne savait pas si cette histoire de « meute » était véridique ou non, mais il n’avait pas spécialement envie de le vérifier. Il était tout à fait possible que ce soit un mensonge inventé de toutes pièces pour le faire fuir, ou quelque chose de véridique. La femme nota alors le trou creusé, la tour, le cadavre de l’épouvanteur, sa carcasse sinistre, et se mit à parler, sur un ton radouci :

« J'imagine que vous êtes affecté par la perte de vos compagnons. Je sais ce que vous devez ressentir. Je suis désolée. Qu'est-ce qui vous a poussé à venir ici ? Il faut être particulièrement brave... ou complètement fou, pour venir dans ce genre d'endroit. Tout le monde sait qu'il grouille de monstres. »

Cahir sourit légèrement, et tourna la tête.

« Ce n’est pas moi qui vit dans cette forêt... Si je suis fou, alors, qu’êtes-vous, donc ? »

Il sourit légèrement, et s’avança vers la carcasse du monstre.

« Approchez donc, Tala... Cette créature-ci s’appelle un épouvanteur... J’avais besoin de sa griffe pour honorer un contrat, afin d’avoir de l’or... Mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle je souhaitais vous faire venir ici. »

À quel jeu était en train de se livrer Cahir ? L’homme continua à parler, assez rapidement :

« Avez-vous entendu parler des goules, Tala ? Des créatures nécrophages ? La chair morte les attire... Si nous laissons ce monstre-là, votre forêt risque d’avoir affaire à des goules. Si une tour magique se trouve ici, c’est qu’il y a un puits magique à proximité, et donc des goules, dans les profondeurs... Vous comprenez, Tala, j’ai beau être un salopard d’Ashnardien, je n’avais pas envie que votre paisible forêt soit envahie par des monstres qui, sans vous offenser, trouveront votre agréable chair bien plus appétissante que des cadavres. »

Sur ce point, Cahir ne mentait pas. À force de vivre dans des camps militaires, et de participer à des batailles, il savait que les champs de bataille où les cadavres n’avaient pas été enterrés étaient envahis, la nuit, par les goules et les dévoreurs. On en trouvait également dans les cimetières, où l’amoncellement des morts finissait par les attirer. Cahir observa la carcasse de la créature, puis se retourna vers Tala. Se doutant bien qu’elle devait avoir des questions, il se mit à lui sourire :

« Je n’ai nullement l’intention de vous porter préjudice, Tala. Je vous l’ai dit, vous m’avez sauvé la vie, sans que rien ne vous y oblige. Tout à l’heure... Ce n’était que du bluff. J’ai compris que votre peur des Ashnardiens semblait plus forte que votre confiance envers moi, alors j’ai joué là-dessus pour obtenir ma griffe, ainsi que mon arme... Et pouvoir vous avertir. Le mieux me semble de brûler ce gros tas, mais il faudrait réunir beaucoup de bois, et faire ça, de préférence, avant la nuit. »

Et il rajouta alors, comme pour préciser :

« Ah, et la perte de mes compagnons... Honnêtement, je ne les connaissais pas trop... Mais je préfère quand même les enterrer, non seulement à cause des goules, mais aussi parce que... Disons que j’aime me dire que ce n’est pas parce que nous sommes des vagabonds que nous oublions tout sens de l’éthique. »
DC d’Alice Korvander.

Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

Pour une demande de RP, je vous encourage, soit à poster sur le topic susmentionné, soit à envoyer un MP sur mon compte principal.


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