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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Comme on se retrouve (Stephen Connor) ~  (Lu 3279 fois)
Filomena Cathreen Blanche
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FicheChalant
« le: Septembre 19, 2012, 01:17:37 »

Un mois avait passé depuis sa mésaventure de la bijouterie, et Fila s'en était remise. En fait, elle avait plus été humiliée que réellement blessée ou choquée. En repensant à ce qui s'était produit, à ce qu'elle avait volontairement fait, elle en rougissait encore. D'accord, elle ne tenait pas l'alcool. D'accord, le chef de ces gangster, Stephen, était un démon. Mais elle avait été pleinement consciente de ses actes. Elle aurait pu refuser, mourir, et ne pas être utilisée ainsi. Mais elle avait choisi de vivre, se livrant à de basses besognes pour ça.

Traumatisée ? Non, du tout. Au contraire. Cette petite aventure lui avait donné comme un coup de fouet. Elle qui bloquait pour la fin de son livre, pour conclure l'aventure de Lady Fire, elle avait finalement réussi à écrire les derniers chapitres et à passer au livre suivant. Le dernier chapitre se clôturait sur une Lady Fire en mauvaise posture, laissant le lecteur en haleine. Et dans le tome suivant, l'héroïne bottait les fesses des méchants.

Quant au paquet qu'elle avait réussi à reprendre, elle l'avait finalement offert comme prévu à Huguette. Son amie en avait d'ailleurs été ravie. Heureusement qu'elle ne connaissait pas les épreuves qu'avait traversée Fila pour le lui offrir...

Bref, c'était le 15 Août. Et Fila venait de quitter la demeure où elle avait ouvert une mini SPA. L'un des chatons avait été adopté la veille, et son frère était déboussolé. Elle l'avait alors emporté, avec deux autre chatons et la mère, pour aller à l'appartement. Son colocataire n'était pas là quand elle s'y pointa, alors elle mit la musique qu'elle appréciait un peu plus fort que d'ordinaire, et prépara les gamelles des chats, ainsi que la litière. Ensuite, elle se fit couler un long bain chaud, avec du bain moussant à la framboise.

Une heure plus tard, alors que la porte claquait, elle vidait l'eau de la baignoire et nettoyait la mousse qui restait sur les bords. Puis elle se sécha consciencieusement. Des pieds à la tête. Après, elle se glissa dans une robe rouge cerise, au décolleté semblable à des pétales de fleurs qui soutenaient sa poitrine, masquant le principal. Des volants et des fanfreluches ornaient la jupe qui s'évasait sur ses jambes galbées. Une vrai robe de bal, digne d'une comtesse. Elle sourit à son reflet, et piqua quelques fleurs dans ses cheveux qu'elle brossa soigneusement. Elle maquilla à peine son regard, préférant user d'un rouge à lèvre d'une couleur profonde pour ses lèvres.

Quand elle sortit de la salle de bain, après s'être vaporisé du parfum aux fruits des bois au creux de son cou, elle salua son colocataire, câlina les chats, et s'empara de sa pochette noir où elle glissa ses clés, son téléphone portable, son porte-feuille et un carnet avec un crayon, au cas où des idées lui viennent dans la nuit. Elle allait à un gala de charité, mais rien n'empêchait qu'elle ait un pic d'inspiration.

Saluant son colocataire d'un sourire avenant, elle prit aussi ses clés de voiture et quitta l'appartement, rappelant à celui qui partageait l'appartement d'ôter les clés de la porte après avoir verrouillé.

Dix minutes après, elle se garait dans le parking souterrain de la salle où le gala avait lieu. Remettant ses clés à un commis, elle remonta les escaliers jusqu'au hall d'entrée, les talons de ses escarpins claquant sur la pierre.

Après avoir papoté, échangé les politesses d'usages, etc... Fila glissa un chèque d'un montant très généreux dans le bocal aux dons, puis accepta de danser avec un gentilhomme plutôt agréable à regarder. Son regard évoluait en même temps qu'elle sur la piste de danse, enregistrant les visages qu'elle voyait, souriant à ceux qu'elle connaissait.
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Stephen Connor
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Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

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« Répondre #1 le: Septembre 19, 2012, 02:03:44 »

LA MERDE ! Stephen courait dans tous les sens. Il ne trouvait plus son butin, et sa colocataire n’était pas présente pour qu’il la harcèle à chercher le magot. Affolé à en mourir, le monstre ne savait plus où donner de la tête. A retourner tout l’appartement, il avait foutu un bordel sans nom qui lui vaudrait sûrement de se faire décapiter sous peu. Son rongeant les ongles presque jusqu’au sang, il décida de rapidement ranger l’appartement. Pas grave, il avait un flingue, il lui suffirait de le prendre en vitesse puis de braquer une épicerie pour payer la part du loyer qui lui incombait. Quelle idée de génie !

Fier de son cerveau ingénieux, le boxeur enfila un marcel noir qu’il accompagna d’un short de même couleur. Ne trouvant plus ses baskets fétiche dans le boxon qu’il venait de mettre, l’homme opta pour sa paire de chaussures de boxe. Noires aux rayures blanches, s’arrêtant juste en dessous du tibia, les chaussures estampillées « Adidas » lui donnait l’air d’un sportif sorti de la salle. Sans plus attendre il quitta la location, ne pensant même pas à emporter son arme avec lui. Il courait comme un détraqué dans la rue, ce qui passait pour normal aux yeux de gens, après tout il avait l’air de faire un petit jogging.

En réalité, le braqueur cherchait une épicerie à voler, n’en trouvant aucune. Ce fut néanmoins au bout d’une trentaine de minutes qu’il tomba nez à nez avec une petite boutique de quartier. L’endroit était plutôt chic, et il sentait déjà la bonne odeur des billets. Mais une main amicale vint se poser sur son épaule, avant qu’il ne puisse pénétrer dans le commerce. Se retournant, Stephen vit un petit homme, assez gros, un cigare au bec et habillé en costume, ses cheveux lissés plaqués en une raie sur le coté. L’inconnu prit la parole en hâte, visiblement énervé.

« Monsieur Williams, vous êtes enfin là ! » Dit le japonais dans un anglais très approximatif. « Le match va bientôt commencer, venez ! » Ordonna l’homme avec empressement, tirant le boxeur par le marcel.

Mais alors que le criminel s’apprêtait à rentrer une jolie droite au bourgeois, celui-ci lui tendit une liasse de billet, au bas mot cent mille yens, lui annonçant que c’était le tiers de ce qu’il gagnerait pour son combat. Arquant un sourcil, il se saisit avidement de l’argent, le fourrant dans la poche de son short. En moins d’une dizaine de minutes, le monstre se retrouva devant un grand gymnase, face auquel étaient garées toutes sortent de voitures luxueuses. L’entrée affichait un prix colossal de quarante mille yens la place. Apparemment, c’était là un match de charité. Monsieur Fujiwara, le patron du centre sportif, avait planifié l’évènement de sorte à ce que les bénéfices soient reversés à une association caritative. Plus intéressé par la paie qu’autre chose, Stephen se fit volontiers passer pour le fameux « Lucien Williams » pour qui on le prenait.

L’ancien boxeur savait se donner en spectacle. Ainsi il expédia bien vite le combat face à son adversaire, faisant tout de même de l’évènement un show suffisamment intense pour que les spectateurs soient comblés. Retrouver un instant sa gloire d’autant, les cris de la foule et la sensation de toute puissance lui fit chaud au cœur. Sans doute trop porté par cette sensation si agréable, l’homme accepta sans réfléchir la proposition de son employeur. Il avait accepté de se rendre à un autre gala de bienfaisance, où sa popularité nouvelle était supposée attirer une bonne partie de ceux qui avaient assisté au combat.

On l’habilla alors d’un tuxedo noir assorti d’une cravate de la même couleur et d’une chemise blanche. Sa musculature rendait l’accoutrement quelque peu serré mais sans que cela paraisse ridicule. Il arriva quelques heures après dans la salle, ayant passé la journée avec celui à qui il avait rendu service. Par chance Lucien Williams était un nouveau dans le monde de la boxe professionnelle, et aucune des célébrités présentes ici ne le connaissait, permettant à l’américain d’improviser.

Naturellement, son charme de démon lui attirait quelques attentions féminines flatteuses, et l’ambiance agréable mettait Stephen dans le bain. Son regard filait sur l’ensemble des gens dans la grande salle, jusqu’à s’arrêter sur une magnifique femme habillée aux couleurs rouges. Il la reconnu immédiatement. Esquissant un sourire, l’homme posa sa coupe de champagne sur la table, quittant sa charmante compagnie de nouvelles fans d’un sourire séduisant.

Son pas rapide l’amena jusque sur la piste, mais avant qu’il ne puisse s’approcher de Fila, Fujiwara vint s’emparer de lui, l’amenant jusque sur un genre de podium à discours. Ici, il arrêta toute musique, et se mit à remercier les invités pour leur présence, demandant des applaudissements pour le gentleman qui avait permis à l’association de récupérer d’énormes fonds, grâce à son talent sur le ring. Stephen ne put qu’esquisser un sourire gêné, fuyant dès qu’il en eut l’occasion alors que le vieil homme, sûrement un des organisateurs, continuait son discours.

Alors que la musique repartait de plus belle, l’américain posa sa main sur l’épaule de Filomena, ignorant l’homme à ses cotés.

« Mademoiselle… » Dit-il d’une voix rauque qu’elle devait sûrement reconnaître. « C’est un plaisir de vous revoir ici. » Taquina l’éphèbe, lui prenant délicatement la main droite. « Une danse ? »
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Filomena Cathreen Blanche
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« Répondre #2 le: Septembre 19, 2012, 02:41:03 »

Fila évoluait gracieusement sur la piste de danse, exécutant à la perfection les pas des danses de salon qu'elle avait appris durant son enfance. Son partenaire n'en était pas moins doué, et menait la jeune femme avec une assurance toute masculine. C'était un des plus riches hommes de la ville. Un PDG Japonais qui, bien que presque plus petit que la célèbre auteur, était assez séduisant. Il se trouvait néanmoins plus proche de l'hiver de sa vie que du printemps, et rien que ça rebutait la rousse. Mais il était de charmante compagnie, et la distrayait avec de délicates piques d'humours.

Lorsque la musique s'arrêta, il l'accompagna jusqu'au buffet où il lui offrit une coupe de champagne. Elle le remercia, refusant poliment, préférant se tourner pour aller cueillir l'un de ces petits fours qui sentaient si bon. D'un oreille distraite, elle écoutait le discours, mais elle préférait manger un peu plutôt. Son ventre gargouillait un peu, en effet, et il fallait attendre le dîner qui se déroulerait sûrement dans une petite heure. Alors, pour patienter, les petits fours étaient parfait.

Le cher monsieur Lin lui faussa ensuite compagnie pour aller graisser la patte du maire, et un autre jeune homme se présenta à elle, l'invitant à danser à nouveau sur la musique qui reprenait. Elle lui offrit un sourire avenant, et allait accepter quand une main sur son épaule manqua de la faire sursauter. A l'entente de la voix masculine qui appartenait à cette main, Fila cru que son coeur allait lâcher. Il loupa soudainement deux battements de coeur, avant de repartir frénétiquement. En l'espace de quelques secondes, elle avait su qui était près d'elle.

Son autre prétendant s'excusa, prétextant avoir une petite soif, et fila à l'anglaise (si l'on puis dire). Inspirant profondément, la jeune femme troublée leva le regard vers celui qu'elle ne croyait jamais revoir. Un mois s'était écoulé, mais elle se rappelait trait pour trait l'apparence qu'il avait. Pour sauvegarder les apparences, elle masqua son trouble du mieux qu'elle pu, recomposant son masque avenant et chaleureux. Elle fit un effort titanesque pour que sa voix ne trahisse rien de ce qu'elle ressentait :

« Monsieur... C'est surtout une grande surprise. »

Elle lui abandonna sa main sans résister, ayant à l'esprit de ne pas provoquer d'esclandre. D'une part, ce ne serait pas digne d'elle. D'autre part, personne ne devait savoir ce qui c'était passé dans cette maison, il y a un mois. Elle posa sa main gauche sur l'épaule du démon, esquissant un sourire poli.

« Bien volontiers. »

La musique, elle la connaissait depuis sa plus tendre enfance. Aussi, c'est tout naturellement que son corps bougea dessus, avec grâce et élégance. Le regard rubis de la jeune femme ne quittait pas celui de Stephen, présentant un mélange de trouble, de honte et une légère pointe de colère. Autant contre elle-même que contre lui.

« J'ignorais que vous aviez vos entrée dans le grand monde, monsieur. Mais, à vrai dire, je ne connais que quelques bribes de ce que vous êtes. »

Suffisamment, en tout cas, pour le craindre à juste titre. Mais elle ne voulait pas donner la satisfaction de ce sentiment à son partenaire de danse.
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Stephen Connor
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« Répondre #3 le: Septembre 19, 2012, 03:23:04 »

L’air troublé de Fila fut une grande source d’amusement pour le beau démon. Revoir ce visage après un long mois était une source de plaisir grandiose pour lui. Il avait cette petite en affection après tout, pas uniquement sur le plan sexuel. Un sourire orna ses lèvres à la vue de ce beau visage, de cette chevelure de feu. Les yeux orangés du monstre se plantèrent dans les iris enflammés de l’auteure, les contemplant. Sa grande main de sportif, calleuse et rêche au toucher tenait les doigts fins et doux de la rouquine au creux de la paume. Son regard langoureux en disant long, le plaisir qu’il avait à la revoir était sincère, nul doute que Georg piquerait une crise lorsque le démon lui raconterait cette aventure.

Poli malgré tout, le bel homme porta la main de son ancienne otage à ses lèvres, appliquant sa bouche en un baiser simple et doux. Il sentait le trouble, l’incompréhension de son ancienne proie, et c’était bien normal. Comment un braqueur visiblement dans une mauvaise passe financière pouvait-il être invité à un gala de bienfaisance ? L’endroit réunissait beaucoup de grand de la ville, voire même du pays. Stephen se défendait tout de même, son charme naturel et ses exploits sportifs faisant de lui le petit phénomène de la soirée, mais rien à voir avec le gratin en présence.

Joueur, il approcha ses lèvres charnues au plus près du visage de Filomena, jetant un regard doux sur ces dernières. Il avait nombre d’angles d’attaque pour dialoguer avec la belle, excité à l’idée de partager sa compagnie en ce moment même. S’il l’aurait volontiers complimenté sur son physique, le démon se ravisa, sa mémoire lui rappelant brutalement qu’il était supposé l’avoir « violée » tout de même. Il se ravisa donc, préférant savourer les paroles de la rouquine, de cette voix tendre qu’il aimait tant.

« Les circonstances de cette rencontre rendront ce gala plus agréable pour vous, j’en suis certain. » Lui murmura-t-il à l’oreille, la provoquant déjà en soufflant à son creux.

Son bras puissant se saisit d’elle par la taille, avec fermeté et sensualité, d’une façon volontairement similaire à celle employée lors de leur première rencontre. Il était inutile qu’elle le craigne. Stephen jouait avec elle d’une manière taquine, sans mauvaise arrière pensée. Cette femme semblait pure et douce, innocente, mais elle cachait un pouvoir destructeur et ardent. Tout ce contraste qui ne faisait qu’attiser, à juste titre, le feu de la curiosité dont se nourrissait l’homme. Il ne connaissait pas grand-chose à la danse, mais s’alignait parfaitement sur sa partenaire. Son jeu de jambe était parfait, tant il s’inspirait de ses matches de boxe pour caler son mouvement d’une manière aussi fluide que possible.

Fila le regardait d’un air craintif, même quand l’américain détournait un instant son regard du sien. Comme si il était un dangereux prédateur et elle une frêle proie. Ce n’était plus la réalité aujourd’hui, et la douceur du démon devait la mettre à l’aise suffisamment pour le lui faire comprendre Il ne put néanmoins retenir un léger rire lorsque la douce lui avoua ne pas connaître grand-chose de sa vie. En effet, il y avait de quoi s’étonner, elle qui l’avait vu plein de vice, l’œil pervers. Le voir maintenant, l’air séduisant, presque angélique, vêtu élégamment, nul doute que l’écrivaine ne saurait quoi penser.

« Pas besoin d’être crispée ma belle. » Susurra-t-il, accélérant le rythme de la valse en suivant celui de la musique. « Histoire amusante ! J’ai gagné un match de boxe pour la charité. Et me voilà ici ! » Dit le boxeur, chaque phrase interrompue par une petite reprise de souffle, calant ses paroles graves sur la musique.

Il n’excellait pas non plus en danse, mais était suffisamment bon pour ne pas passer pour un sauvage en compagnie de la rouquine. Resserrant le contact, minimisant encore l’espace entre leurs deux corps, le brun mit un terme à la court classieuse alors que sonnait la dernière note. Il se saisit en douceur du poignet de la belle la fixant d’un air charmeur.

« Je n’ose pas vous proposer d’alcool, qui sait comment cela pourrait finir. » Piqua Stephen en souriant. « Mais pourquoi ne pas partager une coupe de champagne en compagnie de vos amis ? Si faire les présentations ne vous dérange pas. » Dit-il, lui caressant doucement la main.
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Filomena Cathreen Blanche
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« Répondre #4 le: Septembre 19, 2012, 04:00:06 »

Filomena était sur la défensive. Et c'était bien normal. Cependant, avec tout ce monde autour d'elle, elle gagnait en assurance. Pas beaucoup, mais suffisamment. Elle le craignait oui. Mais en cet instant, entourée de nombre d'amis et de puissants, que pouvait-il lui arriver ? Se morigénant intérieurement de sa sottise à laisser paraître son trouble, elle ne put qu'esquisser un sourire lorsqu'il chuchota quelques paroles à son oreille. Un sourire, et un léger frémissement. Oh oui, sa voix avait toujours autant d'effet sur elle. Et son charme, démoniaque ou pas, menaçait de la faire oublier sa retenue, sa défensive.

Elle hocha la tête cependant, approbatrice. Il n'y avait plus cette brute de Georg. Une petite part d'elle regrettait de ne pas voir Alexander. C'était le seul qui n'avait pas participé, et qui avait montré de la bienveillance envers elle. Oh bien sûr, c'était un voleur. Peut-être même un meurtrier. Et elle n'oubliait pas que c'était lui qui avait servi l'alcool désinhibant. Mais tout de même... Une autre petite part lui soufflait que, malgré tout, cet Alexander était loin d'égaler le charme du démon. Et une autre petite part n'arrêtait pas de lui d'oublier les deux autres, d'oublier le passé, et de se comporter comme si elle revoyait une connaissance qu'elle avait perdu de vue.

Tout en valsant au bras de Stephen, le sourire de Fila ne quitta pas ses lèvres. Personne n'avait besoin de connaître ses pensées. Les paroles suivantes achevèrent de la convaincre que, pour cette soirée au moins, elle n'avait rien à craindre de lui. Ses épaules perdirent alors la tension qui les maintenaient rigides jusqu'à présent, et son regard quitta celui du jeune homme pour se poser naturellement autour d'eux, avant de revenir sur lui lorsqu'il raconta son arrivée ici. Elle réprima même un petit rire, préférant souffler simplement quelques mots pleins d'humour :

« Ainsi vous êtes altruiste. C'est inattendu. »

Il rapprocha leurs corps, encore, et quelques images malvenues resurgirent dans la mémoire de la rousse. Des images... Non pas terrifiantes, ou honteuses... Mais plutôt troublantes. Elle savait qu'elle était attirée par le démon. Était-ce ce charme surnaturel ou le sien propre ? Parce que même après ce qu'il s'était passé, la proximité la rendait toute chose.

Heureusement, la musique prit fin. Elle se laissa guider par le brun, clignant des yeux pour chasser la vague d'inconfort qui venait de lui faire rougir légèrement les pommettes. Elle rit légèrement à la pointe d'humour de son compagnon, et branla du chef pour acquiescer à sa proposition.

« Je ne crois pas que ça me dérange, non. »

Si une différence pouvait être entendue entre cette phrase-là, et la dernière prononcée, c'était peut-être la pointe de chaleur et de sincérité qui y sourdait. Elle le mena un petit groupe de personne qui discutait, non loin du buffet. Parmi eux, Huguette et son époux. Ainsi que quelques gentilshommes propriétaires de journaux locaux ou d'entreprises récemment implantées à Seïkusu.

« Bonsoir Huguette »
« Fila ! Tu es donc venue finalement ? Je suis ravie que tu n'aies pas réservée ton temps aux chatons ce soir. »
« Comme tu le vois, en effet. »

Elle souriait franchement à l'une de ses meilleures amies.

« Carlos, c'est toujours un plaisir que de te voir. »
« La réciproque est vraie. »

Après avoir salué chacune des cinq personnes du groupe, la rousse sourit à Stephen et le présenta :

« Mes amis, voici le boxeur le plus en vue de la soirée. »

Son nom ? Elle marqua un arrêt. Elle n'avait que distraitement écouté le discours. Avait-il usé de son vrai nom ou bien... Williams ! Oui, c'était ça. Le type sur le podium avait parlé d'un certain Williams.

« Mr Williams, permettez-moi de vous présenter Huguette et Carlos Walters, possédant et travaillant au Seïkusu News. Honoré Singh, propriétaire de quelques casinos en ville. Ivan Petrovitch, ambassadeur de Moscou. Et Sanja Anakiwa, directeur du centre commercial le plus en vue de la ville. »

Un sourire éclaira ses lèvres tandis qu'un serveur passa près d'eux avec un plateau de petits fours et de coupes de champagne. Elle-même prit quelques exemplaires des petits fours pour tromper son estomac, lui faisant croire au repas. Elle laissa ses compagnons libres de se servir en champagne, même si elle savait qu'elle n'en boirait pas. Ou très, très peu. Huguette lui adressa un regard complice. Son air voulait tout dire. Alors, tu t'es trouvée un homme finalement, chérie ? Fila leva les yeux au ciel, amusée, avant de tourner brièvement le regard vers Stephen. Puis elle sourit de nouveau à son amie, remarquant qu'elle portait le collier qu'elle lui avait offert.

Cette dernière embraya d'ailleurs dessus.

« Chérie, je suis ravie de ton cadeau. Depuis le mois dernier, à chaque fois que je l'ai porté, je n'ai eu que des compliments. Il rejoint parfaitement ma collection. »
« Je suis ravie qu'il te plaise. »
« Tu as toujours eu un goût très sûr pour les bijoux, je n'aurais pas dû être étonnée. »

Elle rit doucement, et la rousse se mêla à elle de son rire clair et sincère.

« Tu me flattes de trop. »
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Stephen Connor
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« Répondre #5 le: Septembre 19, 2012, 02:46:46 »

Filomena était décidemment une jeune femme du grand monde. Nul doute que ses ouvrages devaient avoir du succès, et Stephen aurait pu en témoigner si lire ne le révulsait pas autant. Cette manœuvre visait surtout à mettre la rouquine à son aise. Le démon comprenait volontiers que se trouver en présence d’un ancien ravisseur ne puisse que difficilement mettre une personne en confiance. Elle le présenta au groupe, d’une manière plus que flatteuse qui lui arracha un sourire. Heureusement d’ailleurs que l’auteure avait pensé à l’appeler par son nom d’emprunt, car il allait lui-même s’introduire de sa vraie identité.

Les amis de l’écrivaine étaient d’origines diverses et variées, tous propres sur eux et l’air généralement sympathique. Encore une fois, ils étaient du grand monde, et l’immortel craignait légèrement de ne pas réussir à conserver la distinction nécessaire pour converser normalement avec ces gens. Sans la moindre hésitation, il se saisit d’une coupe de champagne sur le plateau de l’un des serveurs qui passait par là. Le regard qu’échangea Huguette avec son amie était chargé de sous-entendus, qui ne déplaisaient absolument pas à l’homme.

En effet, sa grande main vint alors se poser sur le dos de Fila. Toujours aussi chaude, elle glissa jusqu’à sa taille, que la robe cerise moulait avec élégance. Elle était fine mais toute en courbes, pour plus grand plaisir du monstre. Son geste était clairement affiché, et il rapprocha d’ailleurs doucement la rouquine jusqu’à lui, signifiant ouvertement que la demoiselle allait être prise pour la soirée. Son silence n’était pas dû à un quelconque malaise, plutôt qu’il attendait une occasion pour prendre la parole.

L’attention générale se porta alors sur le collier qu’avait apparemment offert Filomena à son amie. Stephen écarquilla les yeux en observant le beau bijou. Offert le mois dernier ? Il pouffa de rire, de façon à peine audible, son regard se portant jusque sur l’amie de sa proie. Il fit oui de la tête, prenant la parole.

« En effet c’est un très beau collier. Je crois savoir que la bijouterie qui les vend a eu de sérieux soucis dernièrement, quel dommage. » Dit-il, levant les yeux au ciel, encore plus étonné par la seconde découverte. « Mon dieu, ce lustre est… Très beau. » Constata l’homme, un sourcil arqué.

Salaud d’Alexander, décidemment, il avait bien fait de voler ces trucs là. Il reconnaissait l’un des lustres que son complice était allé chercher discrètement sur les lieux du crime, pendant que les autres avaient « abusé » de l’auteure. Son regard se porta de nouveau sur toute la compagnie, se perdant en poignée de mains chaleureuses. Nul doute qu’il était ravi de rencontrer ces gens, sa curiosité ne s’en trouvant que plus satisfaite, mais le principal événement de cette soirée serait pour lui la sublime créature à son bras. Sirotant doucement une gorgée de champagne, dont il ne savait nullement reconnaître la qualité au goût, le boxeur reprit la parole.

« Il me semble que c’est le jour où Filomena a acheté ce cadeau que je l’ai rencontrée. » Raconta le démon, sa voix rauque s’étant faite plus douce. « Cette journée fut une des plus excitantes de ma vie, je crois bien. » Il détourna alors son regard vers la belle. « Charmants amis que tu as là. » Lui dit-il doucement au creux de l’oreille, son souffle chaud caressant celle-ci.

A ces mots, il se servit quelques-uns des petits fours présents, se retenant de toutes ses forces de sauter sur le buffet pour anéantir toutes les réserves de nourriture à lui seul. Ces gens là savaient manger, pas de doute possible. Il ne poussa pas trop, s’arrêtant après le troisième. D’ailleurs, il ne savait toujours pas pourquoi il s’était battu, le mot « charité » étant revenu plusieurs fois, mais sans la moindre indication.

« Au risque de paraître peu au courant, pour quelle cause me suis-je battu ? » Demanda le professionnel, son regard glissant sur chacun des amis de Filomena. « Nous prendrons un moment pour parler en privé après, je suppose que vous avez des questions. » Glissa-t-il à l’attention de sa douce captive.
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Filomena Cathreen Blanche
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FicheChalant
« Répondre #6 le: Septembre 19, 2012, 07:14:59 »

Quand elle sentit la chaleur de la main du démon contre son dos, le souffle de Fila se bloqua dans sa gorge un bref instant. Imperceptible pour ses amis, mais sans doute qu'il l'avait remarqué lui, étant proche d'elle. Elle se reprit rapidement, ignorant la rougeur qui menaçait de chauffer ses pommettes, et essaya de se comporter le plus naturellement possible. Heureusement, le sujet du collier distrayait les autres, ainsi son trouble passait inaperçu.

Stephen ne manqua pas de parler de la mésaventure de la bijouterie, à mots couverts. Filomena secoua la tête, désabusée. Il se vantait presque. Levant les yeux vers le plafond à sa remarque, elle trouva une étrange ressemblance avec les lustres dont il commentait la beauté, et ceux qui se trouvaient à la bijouterie. Elle retint un soupir, croyant connaître la provenance de ces lustres.

Laissant tomber ce sujet, Fila sourit à Huguette et Carlos. Le couple s'était marié il y a un an, et ils étaient toujours aussi complices. Non pas qu'elle les enviait, mais elle était heureuse pour eux. Et ils restaient aussi chers à ses yeux que n'importe lequel de ses animaux recueillis ou de ses bouquins. Bien qu'elle ne leur ai jamais révélé son pouvoir. Elle ne pouvait tout simplement pas. Elle ne voulait ni leur rejet, ni leur crainte, ni leur admiration, ni leur compassion. Elle voulait juste leur amitié, pure et simple.

Attrapant distraitement un autre petit four, elle était parvenu à occulter la présence du gangster à côté d'elle. Si proche. Trop proche peut-être. Comme s'il marquait son territoire. A cette pensée, elle se mordit légèrement la lèvre. Troublée. Décidément, cette soirée n'était pas du tout comme elle l'avait imaginée. C'était une soirée pleine de surprise.

Lorsque son compagnon reprit la parole, elle faillit sursauter. Elle rougit aussi légèrement, se rappelant fort bien de leur rencontre. Si Huguette et les autres pouvaient s'imaginer quelque chose de sympathique, voire romantique, Fila savait bien ce qu'il en était de la réalité. Elle savait que le boxeur n'était pas ce qu'il paraissait être. Son souffle s'accéléra de nouveau lorsqu'il lui murmura un compliment sur ses amis.

« Hm.. Merci. C'est vrai. »

Elle regrettait qu'il n'y ait pas de cocktails sans alcool à l'apéro, parce qu'elle avait besoin de boire un coup, à cet instant.

La question suivante de Stephen la fit légèrement sourire. Elle prit l'initiative de répondre, avec un sourire amusé.

« Il s'agit d'une récolte de fond pour que les agents de police de cette ville puissent être mieux payés. Pour pouvoir protéger plus efficacement les habitants. Je crois que ce pauvre bijoutier en aurait eu besoin. »

Ironique, n'est-ce pas ?

Elle baissa le regard vers le parquet clair, hochant la tête à la proposition du démon. Oh ça oui, elle avait des questions. Mais ça attendrait, n'est-ce pas ?

« Mes amis, je crois qu'il est temps d'aller nous asseoir. Apparemment, le dîner a été avancé. »

Carlos entraîna Huguette et les autres vers les longues tables qui formaient un U, tout autour de la piste de danse. Fila hésita, puis se dirigea vers le bout de la table, où deux couverts attendaient. Elle n'attendit pas de savoir si Stephen la suivait. Elle observait ses amis s'installer un peu plus loin, comme pour lui laisser une certaine intimité. Revenez ! Aurait voulu dire la jeune femme, mais elle se retint. Installée en bout de table, son voisin était le vétérinaire de la ville. Si le démon prenait place à ses côtés, son voisin à lui serait la propriétaire du club de danse exotique le plus en vue de Seïkusu.

Assise, Fila éprouva du soulagement en voyant que c'était de l'eau dans son verre, et non un quelconque apéritif. Elle en profita pour voire une longue gorgée, se désaltérant et se rafraîchissant en même temps. Son sac, posé sur ses genoux, dénotait. Noir sur rouge. Un beau contraste. A son image, sans doute.

« Ainsi, vous ignoriez vraiment pour quelle cause vous vous battiez ? »
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Stephen Connor
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« Répondre #7 le: Septembre 19, 2012, 11:44:42 »

Stephen sentait toute la tension de Fila. Elle l’amusait autant qu’elle l’agaçait, le démon revenant rarement sur ses paroles, cette peur qu’elle semblait témoigner l’irritait. Mais c’était également une partie de son charme innocent et doux. Le genre de raisons pour lesquelles le monstre la prenait en affection. Cette femme semblait gênée de la voir ici, comme prise par les souvenirs de cette fameuse journée, de cet agréable enlèvement. Comme il aurait voulu la ravir de nouveau, la dérober ici. Sa douceur et son extrême gentillesse apparente rendaient l’exercice de séduction tellement plus agréable. Oui, il marquait bien son territoire en la tenant ainsi, de la même façon que le lion le plus fort se réserve la plus belle lionne. Il laissait entendre à toutes les personnes présentes que la femme aux cheveux de feu était sienne.

Le sujet de la récolte de fond surprit le boxeur à un tel point qu’il en avala son champagne de travers. Se retenant de tousser, il détourna son regard orangé droit sur les iris couleur rubis de Filomena. Son regard glissa d’ailleurs par inadvertance sur le décolleté de la belle. Certains des amis de l’auteure ne manquèrent pas de remarquer ce geste, observant le boxeur avec l’air espiègle d’un camarade qui encourage silencieusement les couples à se former. Manquant de rougir de honte, le monstre pas si monstrueux tourna sa tête vers le buffet, ne sachant plus trop où regarder. La seconde partie de la phrase lui arracha néanmoins un soupir attristé.

« Paix à son âme, puisse-t-il trouver le bonheur là où il est. » Murmura sincèrement l’américain, plus pour lui-même qu’autre chose.

Il acquiesça lorsque le groupe décida de rejoindre la table de dîner. Stephen, malgré sa gloire d’antan, n’avait jamais été à des galas de ce genre, et trouvait ceci bien regrettable. Les personnes en présence semblaient tout à fait charmantes, et l’ambiance était de celles qui lui plaisaient, calme mais joyeuses. Peu importe en fin de compte que la police en bénéficie ou non, l’éternité d’une vie immortelle est trop longue pour haïr quiconque.

Qu’elle s’en rende compte ou non, la rouquine s’était dirigée vers une partie de la table où ne se trouvaient que deux couverts de libre. Il prit ce geste comme une invitation et suivit l’écrivaine d’un pas calme, d’une démarche assurée. Elle ne semblait pas enthousiasmée à l’idée de se retrouver seule, d’autant plus que chacun de ses amis semblait croire qu’elle était en présence d’un fiancé ou autre prétendant romantique. Lui se délectait visiblement de la situation, ravi que le message soit passé. Ô comme il avait envi de se jeter sur la belle, et son regard profond, séduisant et plein d’insistance le trahissait. Bien qu’il soit bâti agréablement, le monstre avait surtout un regard expressif, presque envoutant. Sa voix puissante couplée à ses beaux yeux, d’une couleur chaude, faisaient de lui l’attraction des quelques spectatrices de son match.

Désireux de faire comprendre à Fila qu’il la tenait en estime, le boxeur déclina poliment les quelques invitations de tables qui lui furent présentées par diverses demoiselles sur le chemin de son couvert. S’asseyant calmement, il sourit à l’auteure, constatant son soulagement à la vue d’un verre d’eau. L’alcool semblait couler à flots dans cette soirée, sans doute pour arracher aisément des promesses de don. Même dans le monde de la charité, la vie est un jeu de persuasion et de domination, de séduction, subtile ou non. Il rit de la petite pique lancée par la rouquine, répondant avec franchise.

« On m’a confondu avec un homme visiblement aux abonnés absents. Ma… Force peu naturelle m’a grandement aidée, apparemment Williams ne partait pas du tout favori. Du coup j’ai pu faire empocher le pactole à Monsieur… Fujiwara, c’est cela. Bref il avait l’air on ne peut plus heureux, je peux comprendre ça. Il rend la ville plus sûre et se fait couvrir de louanges, pendant que celui qui a combattu ne reçoit que des félicitations éphémères, comme à la guerre, dit-on. » Philosopha l’homme, les yeux dans le vide. « Je sais que ça peut paraître fou, mais revoir ton visage me fait plaisir, Filomena. » Dit-il, avec la même voix rauque qui était véritablement la sienne, ne se souciant pas du propriétaire bruyant assis à coté de lui. « Tu es resplendissante dans cette robe. » Constata le démon. « Quels sont tes plans de soirée ? Tes amis ont l’air soucieux de te laisser en compagnie de ton fiancé. » Piqua-t-il, un sourire en coin.
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« Répondre #8 le: Septembre 20, 2012, 12:14:05 »

Fila était contente d'elle. Sa petite pique avait eu l'effet escompté sur le démon. La surprise de la cause pour laquelle ce gala avait lieu, il ne l'attendait absolument pas. Mais il semblait sincèrement désolé pour le bijoutier, et cette sincérité touchait la jeune femme. C'est vrai, après tout, que c'est Georg qui avait appuyé sur la détente, au mépris des ordres. Fila secoua légèrement la tête, chassant ses pensées.

A présent assise, confortablement, elle était plus à l'aise. Oh bien sûr, Stephen la troublait toujours autant. Mais elle n'avait plus "peur" à proprement parlé. En fait, visiblement, le démon n'avait pas non plus escompté la trouver ici. Et il ne semblait pas pareil à l'être qu'il avait montré après le braquage de la bijouterie. Non pas qu'il ait été trop violent, ou plus que grossier. Mais quand il était entouré de ses hommes, il paraissait plus... Terrifiant qu'il ne l'était là. Si elle n'avait pas vécu cette petite mésaventure un mois plus tôt, elle aurait même été complètement sous le charme de son voisin de table.

Écoutant avec attention sa petite histoire, la rousse eut même un sourire appréciateur. Car, en plus d'être séduisant à se damner, il était aussi très intelligent. Ou cultivé, à tout le moins.

Frissonnant imperceptiblement à sa phrase suivante, elle sourit timidement et tenta de limite la rougeur qui teintait ses joues. Pour se donner une contenance, elle reprit une gorgée d'eau.

« Merci. C'est... Troublant, pour ma part. »

Fila n'était pas du genre à mentir. Elle n'était pas non plus du genre tout à fait libérée. Avouer que, tout au fond d'elle même, elle était ravie de revoir à nouveau le démon était au-dessus de ses forces. Elle sourit à nouveau, à son compliment, puis réfléchit quelques secondes.

« J'avais pour intentions de manger, danser un peu, et ensuite passer m'occuper des animaux que j'ai recueillis avant de rentrer. »

Elle rit doucement, et rajouta :

« Je crois bien qu'Huguette manigance tout ce qu'elle peut pour que je passe la soirée en agréable compagnie. Cela dit, je ne voudrais pas abuser de votre.. De ton temps. »

Elle avait failli continuer sur le vouvoiement, mais comme il était passé au tutoiement, il ne se formaliserait sans doute pas qu'elle ait fait la même chose.

Un serveur arriva, déposant deux plats devant eux, et levant la cloche. Comme dans les grands restaurants. Fila le remercia, et s'intéressa au contenu de son assiette. Cette petite caille rôtie avait l'air appétissante, tout comme ces pommes de terres dorées à la poêle. Laissant ses doigts effleurer les couverts en argent, la jeune femme tenta un regard vers le brun :

« J'ai cru remarquer que tu avais quelques fans... Est-ce souvent comme ça quand tu combats ? Je veux dire... Jamais je n'ai assisté à un match. Que ce soit de boxe, de foot, de basket, de hockey, ou autre. Alors.. Je me posais la question. Je ne pense pas que l'ambiance ressemble à celle de l'opéra ou du théâtre, n'est-ce pas ? »

Elle esquissa un sourire mi-gêné, mi-amusé.

« Huguette a bien tenté de m'entraîner voir un match de catch une fois. Mais je la soupçonne d'y aller plus pour reluquer les athlètes que pour l'amour du sport. Et puis, je devais m'occuper d'un chiot abandonné qui était plutôt mal en point, alors... »

En parlant de chiots, elle repensa à ce qu'ils avaient vu dans son sac, lors du braquage.

« Oh et... Je... C'est délicat à dire mais... La... La dernière fois que nous nous sommes vus... Tes complices et toi avez pu voir... Mon contrat. Mon identité "secrète" si l'on puis dire... Je... J'aimerais que ça ne soit pas connu du public. Je suis plus tranquille dans l'anonymat, et mon pseudonyme est malgré tout assez connu alors... »
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« Répondre #9 le: Septembre 20, 2012, 01:33:47 »

Stephen ne pouvait que comprendre le trouble, le doute insidieux qui prenait la jeune femme on ce moment même. Se retrouver face à un démon qui l’on croyait ne plus jamais voir, voilà qui pouvait surprendre les mieux préparés. Il travaillait néanmoins d’arrache pied pour la détendre, lui faire passer une agréable soirée. Son mode de vie était, au fond, une nécessité. Lui qui ne savait faire que peu de choses de ses dix doigts, et qui avait eu besoin d’argent, couplé à ses mauvaises fréquentations, le calcul s’était vite effectué. Il n’avait aujourd’hui, actuellement, pas besoin de recourir à la violence, et cela se ressentait dans sa personnalité décontractée, enjôleuse.
Des animaux qu’elle avait recueillis ? Stephen arqua un sourcil interrogateur, curieux.
 
Décidément, cette femme avait tout d’une adorable innocente, et faisait presque regretter au bourreau ses précédentes actions. Il semblait apparent au jeune homme que son interlocutrice n’avait pas songé grandement à sa fin de soirée. Pourtant elle était habillée avec une telle élégance, et si bien mise en valeur qu’il paraissait impossible qu’elle n’ait pas souhaité trouver un homme à ce gala. D’ailleurs les regards insistants de bons nombres d’hommes présents démontraient sa popularité. Si le boxeur était le roi de ce gala, nul doute que l’écrivaine en était la reine.

Un sourire orna les lèvres de l’américain. Filomena venait-elle d’admettre qu’il était une agréable compagnie ? Il la connaissait trop peu pour porter un jugement quant à sa timidité, mais elle semblait gênée. Cette gêne ne lui donnait pas l’impression d’être uniquement le fruit des circonstances de leur première rencontre, mais aussi d’une pudeur générale chez la rouquine. Bien sûr, plus un fruit est haut sur le pommier, plus il est désirable. L’avidité, la faim du démon ne faisait que croitre, tant il se sentait prêt à sauter sur la belle auteure.

« Tu plaisantes ? J’adorerais être cette agréable compagnie dont tu as besoin. » Dit-il en souriant.

A ces mots, sa grande main, chaude et puissante, vint se poser sur celle de la jeune femme. Il lui lança un regard langoureux qui aurait fait rougir de malaise une strip-teaseuse et approcha à peine ses lèvres, d’une façon à peine perceptible, mais si évocatrice. Puis il recula subitement son visage, souriant, comme pour montrer à l’écrivaine qu’il jouait avec elle. Son regard se porta donc sur les plats que le serveur leur présenta, avec un geste cliché, mais d’une élégance et d’une distinction tout à fait agréable. Il n’y avait pas énormément à manger pour un grand gaillard comme Stephen, mais le simple fumet du repas était réellement exquis.

Lui parler de la boxe était une erreur fatale, car elle ne pourrait sûrement plus en placer une pendant les prochaines 24 heures, tant l’homme aimait en parler. C’était sa passion, ça avait été sa raison de vivre, et ce court instant sur le ring avait été un renouveau pour lui. Malgré tout il ne pourrait jamais vraiment s’y remettre, il était devenu trop fort pour les mortels, et il doutait grandement que Satan organise des tournois dans sa cave. Nostalgique, il sourit et poussa un léger soupir, prenant la parole.

« Bien sûr. J’étais un professionnel autrefois. La boxe c’est un combat de force mais aussi de volonté. Être sur le ring entouré de fans c’est savoir que quelque part, ta vie a un sens, que tu peux au moins apporter quelque chose à quelqu’un avec ce que la nature t’a donné. » Expliqua le démon. « Le cinéma et l’opéra c’est le silence, tu observes le don d’un autre, mais tu ne contribues pas à la victoire, tu ne contribues pas à la prestation. Observer un match c’est savoir que, d’une certaine manière, tu peux changer le cours du combat en criant, en encourageant. » Termina-t-il en souriant.

Il rit ouvertement lorsque la belle Filomena lui parla de combats de catch. Il est clair que bon nombre de femmes se moquaient pertinemment de l’issue d’un combat, voir deux hommes musclés se battre relevant d’un fantasme agréable. La deuxième remarque lui arracha un haussement de sourcil. Il ferma alors les yeux, acquiesçant calmement. Son index vint doucement frôler le bout du nez de Fila.

« T’en fais pas, personne ne le saura ! » Dit-il, un sourire apaisant aux lèvres. « D’ailleurs, as-tu… Fait des étincelles dernièrement ? » Demanda l’homme, soucieux de connaître le développement des pouvoirs de la rouquine.

Stephen se mit ensuite à manger, savourant autant que possible le délicieux met qu’on lui avait rapporté.

« Tu n’auras qu’à venir au prochain match, Fujiwara m’a booké pour dans trois semaines. » Proposa-t-il, son regard chaud plongé dans celui de Fila.
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« Répondre #10 le: Septembre 20, 2012, 02:02:21 »

Apparemment, Huguette n'allait pas être déçue, car le brun se proposait pour être cette agréable compagnie. Elle réprima un rire, préférant la discrétion d'un sourire. Elle se mordilla aussi légèrement la lèvre quand la main du boxeur se posa sur la sienne, et eut du mal à soutenir son regard décidément trop équivoque. Ses joues s'enflammèrent, preuve du trouble évident qu'elle ressentait. Elle cacha son trouble en baissant la tête vers la caille qui n'attendait que d'être mangée et, avec élégance, entama son repas pour se donner une contenance, une nouvelle fois.

Elle s'interrompit lorsque le sujet repartit sur un terrain plus neutre, appréciant la passion qu'elle sentait dans la voix de Stephen lorsqu'il lui donna une réponse à propos de la boxe. Elle comprenait. Ou du moins, elle l'espérait. Mais il faudrait qu'elle expérimente vraiment la chose pour en saisir toute la nuance.

Une nouvelle fois, elle se mordit la lèvre. L'attitude du démon était agréable, elle ne le niait pas. Et qu'il accepte de garder le secret la soulagea d'un grand poids. Elle était toutefois réservée. Il la tentait bien de trop pour son propre bien. Elle avait déjà du mal à résister à lui sourire ouvertement, gardant sa réserve qu'elle avait habituellement en public. Et s'il continuait son petit manège, elle allait sans doute craquer. C'est fou, quand même, de voir à quel point des gestes anodins peuvent autant enflammer l'imagination...

Sa dernière question lui tira un sourire.

« Je... En fait, j'essaye surtout de ne pas en faire. Je contrôle plutôt bien d'ailleurs. Il n'y a que... La dernière fois... Bref, j'utilise Lady Fire pour extérioriser cette envie de.. Faire des étincelles. Je ne sais que trop comment sont considérés ceux qui sont un peu hors du commun. Je refuse de passer ma vie dans un labo. »

Elle sourit légèrement, et continua son repas, appréciant la chair cuite à point de la caille. Elle finit d'ailleurs son assiette assez rapidement. Il est vrai que son dernier repas datait du midi, alors l'estomac était bien vide.

Finissant sa bouchée, elle hocha la tête à la proposition de son voisin de table.

« Bien volontiers... Je serais ravie de découvrir cet univers. Et puis, je pourrais puiser dans cette expérience pour faire avancer l'intrigue de mon héroïne. »

Heureusement que les autres à côté était plutôt bruyants, et déjà pas mal éméchés. Parce que la conversation qu'ils entretenaient n'était pas des plus anodines. Elle adressa un sourire sincère à Stephen, avant de reprendre :

« Il me faudra juste connaître l'endroit et l'heure. »

Au loin, Huguette lui faisait signe. Fila répondit d'un hochement de tête, amusée. Son amie mimait l'attitude de son époux déjà ivre, et en même temps, elle l'encourageait à conclure avec son cavalier. Huguette avait cette manie de vouloir caser tout le monde... Et surtout elle était tout sauf discrète, provoquant un énième rougissement de la part de Filomena.

« Et toi... A part ces petits extras, que tu fait... Tu as un travail ou... ? »

Piètre tentative pour le distraire, mais elle espérait quand même qu'il ne ferait pas trop attention à Huguette. Elle repoussa son assiette, finissant son verre d'eau, et ses doigts tapaient légèrement le rythme de la petite polka polonaise qui se jouait à présent dans la salle.

Comparé au début de sa rencontre avec le démon, la jeune femme s'était considérablement détendue. Elle ne pensait plus à sa mésaventure passée, et parvenait même à blaguer avec son compagnon de table. C'est un grand pas, n'est-il pas ?
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« Répondre #11 le: Septembre 20, 2012, 04:23:32 »

L’odorat du démon ne déméritait pas. Il lui permettait de sentir sans la moindre difficulté les odeurs subtiles de Filomena. Il ressentait son désir, tiraillé par une peur de l’inconnu, une peur de cet homme qu’elle savait, à juste titre, dangereux. Oui, Stephen n’était pas un enfant de cœur, parfois impulsif, violent, mais c’était sûrement dans ces réalités que résidait son charme. Huguette semblait en tous cas convaincue, tant elle poussait son amie à se laisser aller, lui indiquant par des gestes, fort peu discrets, de foncer dans le tas. Avec l’appui d’un avis aussi précieux pour la rouquine, nul doute que le monstre finirait par avoir ce qu’il désirait.

Partager ses passions avec elle était un autre moyen de les rapprocher. Néanmoins l’homme était sincère dans ses propos, et l’idée que Fila assiste à un futur combat l’enthousiasmait grandement. Son regard séducteur ne parvenait pas à se détacher de la jeune femme, l’étudiant avec désir. Ses yeux, rivés sur la bouche de l’auteure, ne clignaient presque pas, plissés légèrement, conférant au démon une aura joueuse. Lentement, il extirpa de sa poche un petit papier, empruntant à son voisin de table un stylo. Il y inscrivit ses coordonnées ainsi que les horaires du match, 20h30, dans trois semaines jours pour jours.

L’invité sportif ne put réprimer un sourire en voyant Huguette insister une nouvelle fois, poussant son amie à conclure. Stephen adressa un clin d’œil amusé à l’amie de Filomena, puis se saisit en douceur du menton de la rouquine. Il détourna doucement la tête de l’écrivaine jusqu’à ce qu’elle soit en face de son visage à lui. Ses lèvres charnues s’approchèrent dangereusement de leur vis-à-vis, l’esquivant au dernier instant. Au lieu d’échanger un fougueux baiser avec sa cavalière, l’américain porta sa bouche jusqu’à son oreille droite, y murmurant avec douceur quelques paroles.

« Peu importe. » Souffla l’homme sa voix rauque, de nouveau ronronnante, le signe parfait qu’il ne souhaitait plus tourner autour du pot.

Reculant son visage un instant, il apposa ses lèvres sur celles de Fila. Peu de gens l’avaient remarqué, tant l’ambiance était animée. Avide de ces chairs agréables, le boxeur s’en saisit fermement de ses dents, les emprisonnant sans force. Ses mouvements obligeaient la rouquine à ouvrir la bouche, pour qu’il y introduise sa langue en douceur, discrètement. La puissante main droite de l’éphèbe vint se plaquer contre la nuque de l’écrivaine, la forçant contre lui, l’obligeant à prendre une part active à ce baiser langoureux. L’homme le rompit lentement, mordillant une dernière fois la lèvre inférieure de son ancienne captive.

Il l’enlèverait aujourd’hui encore, il la ferait sienne encore une fois, qu’elle le veuille ou non. Son regard charmeur s’était de nouveau adouci, plongé dans les grands yeux rouges de Filomena. Pas vraiment pudique, l’homme n’était pas gêné le moins du monde par ce qu’il venait de faire. Peut-être hâtait-il les choses, mais un démon comme lui ne pouvait que souhaiter accélérer un rythme délicat qui tournait trop autour du pot. Dire qu’il avait pensé que cette journée ne serait pas concluante. Sa main droite vint se poser franchement sur celle de la rouquine, qu’il caressa avec une douceur maîtrisée, masculine.

« Ne t’en fais pas, tes interrogations trouveront leur réponse, mais pour l’instant je n’arrive à détourner mes yeux de ta bouche. » Dit le démon de sa voix charmante. « Et si nous prenions une belle suite dans un bel hôtel ? »

En effet, Fujiwara lui avait offert de payer ses frais pour les trois semaines où « Williams » était supposé rester jusqu’à son prochain match. Profitant de cette opportunité, Stephen se risquait à inviter la sublime créature qui se tenait assise à ses cotés.
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« Répondre #12 le: Septembre 20, 2012, 05:40:37 »

Désir, gêne, amusement, appréhension, trouble... Autant de sentiments, d'émotions, qui se bousculaient en la jeune femme. Cet homme, à ses côtés, était lui aussi fait de contrastes. Fila aurait aimé le détester. Elle aurait vraiment aimé réussir à entretenir une flamme de rancune en son coeur. Mais un je-ne-sais-quoi en lui la poussait à l'apprécier, contre toute attente. Peut-être pas pardonner, pas tout de suite, mais... Elle était faible face à lui. Il lui faisait perdre tout ses moyens. Et ça, la meilleure amie de la rousse l'avait bien remarqué. Elle l'encourageait d'ailleurs. Avec forces gestes et mimiques évocatrices.

L'auteur observa le démon inscrire quelques mots sur un papier. Lieu et horaire du match. Elle laissa un léger sourire flotter sur ses lèvres. Un sourire censé masquer son trouble. Elle ne se serait pas retenue qu'elle fondrait comme neige au soleil devant son regard. Mais, pas plus qu'elle ne lui avait résisté la première fois, elle ne broncha pas lorsqu'il prit l'initiative de la faire le regarder. Son regard se plongea dans le sien, alors que son souffle s'accélérait sensiblement. Ô Dieu, l'effet qu'il lui faisait...

Le dîner ne comptait plus. Les invités, pourtant bruyants, n'existaient plus. Seul comptait pour Fila le souffle chaud du brun contre ses lèvres. Elle crut que son coeur allait sortir de sa cage thoracique tant il battait fort, le sang pulsant dans ses veines comme des roulements de tambours. Alors qu'elle s'attendait au contact de ses lèvres contre les siennes, l'homme la prit de court, venant chuchoter quelques mots à son oreille. Oh, cette voix... Elle en frissonna. Des images remontèrent à la surface, se mêlant entre elles. Des souvenirs de ces ébats le mois derniers. En ce contexte, ce n'était pas la honte qu'elle ressentait, ou la gêne. Mais une pulsion de désir.

Quand il écarta ses lèvres de son oreille, ce fut pour les poser sur celles de la jeune femme. Autre choc. Elle ne s'y attendait plus. Elle ferma les yeux, s'abandonnant à ces dents qui invitaient ses lèvres à s'ouvre. A cette main qui la poussa à répondre à ce baiser. A cette homme qui, sans se forcer, parvenait à rendre la jeune femme folle de désir. Elle émit un petit gémissement lorsque cette union buccale cessa, rouvrant les yeux doucement.

Il n'y avait que Stephen et elle, à cet instant, dans son esprit. Elle ne voyait plus la salle du gala. Elle n'entendait plus les rires et jacassements des convives. Elle ne faisait que ressentir encore la chaleur du démon à ses côtés, l'empreinte de ses lèvres sur les siennes. Et sa main, sur l'une des siennes, qu'elle vint recouvrir avec l'autre. Elle ne parvenait plus à détacher son regard du sien. Huguette lui faisait-elle encore des signes ? Fila l'ignorait et, pour tout dire, elle s'en fichait.

Dire qu'elle buvait les paroles du boxeur était proche de la vérité. Elle marmonna un « Hm hm », signifiant qu'elle n'arrivait pas à penser à autre chose qu'à lui, puis sembla revenir à la surface. Elle ne rougit pas de sa proposition. Elle ne la refusa pas non plus. Elle esquissa lentement un sourire approbateur, soufflant en même temps son assentiment.

« Oui.. Oui. »

S'il fallait une énième preuve de son désir pour lui, ce serait sa voix qui avait prit les accents rauques de l'envie. Au diable les convenances. Au diable la retenue. Elle écarta ses mains de celles du démon, prenant la pochette qu'elle avait sur les genoux pour fouiller dedans un moment. Elle en ressortit une clé. Sa voiture.

Elle n'avait pas prit d'alcool, et pourtant, elle était enivrée. Ses sens étaient plus qu'aiguisés, et le moindre effleurement de Stephen la faisait frissonner, frémir.

« Même pas besoin de payer le taxi... »

Fila qui se dévergonde ? En un sens oui. Le boxeur aurait été un parfait inconnu qu'elle n'aurait pas réagi pareil. Là.. Elle le connaissait. Mal, mais elle le connaissait. Et il l'avait déjà vu dans un pire état. Alors cette petite barrière de retenue qu'elle entretenait en tout temps venait de céder.

Autour d'eux, de nombreuses personnes retournaient danser. Ainsi, lorsque la jeune femme se leva, personne n'y fit attention. Après un regard, empli de ce désir qu'il savait si bien susciter en elle, vers le démon, elle marcha d'un pas assuré vers la sortie, le souffle court et le regard brillant. Elle ne prit pas la peine de vérifier s'il la suivait, mais elle l'imaginait sans mal.

L'air frais de la nuit lui remit un peu les pieds sur terre. Suffisamment, en tout cas, pour qu'arrivée devant sa Nissan Roadster, marque japonaise oblige, elle demande soudainement :

« Tu.. Euh.. Quelle adresse ? Tu préfères peut-être conduire ? »
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« Répondre #13 le: Septembre 20, 2012, 04:14:55 »

Enfin elle avait cédé. Stephen jubilait intérieurement, alors que ses lèvres prenaient possession de celles de Fila, les forçant dans une danse torride. Elle ne semblait d’ailleurs nullement dérangée par la chose, comme si les derniers barreaux de réticence s’étaient effondrés en un instant. Ses yeux à elle s’étaient fermés, comme pour savourer du mieux possible le baiser. Le monstre lui-même était chaud de désir, obnubilé par cette créature de feu, élégante et à l’aura d’inaccessibilité. Son petit gémissement fut suivi d’un grognement rauque, émit par l’américain. Il aimait la sentir fragile, douce, soumise à lui. Son regard était fixé sur le visage de la rouquine, qu’il observait avec tendresse. Tout ce qu’il avait envi de faire pouvait se lire dans ce regard de braise, et nul doute qu’elle saurait y comprendre ce que souhaitait le démon.

L’intonation de sa voix, au moment d’acquiescer, était des plus exaltées, excitées qui soient. Stephen se lécha doucement les lèvres, mordillant celle du bas par la suite. Ne craignant plus de passer pour un obsédé, son regard se plongea dans le décolleté de sa cavalière, lui arrachant un soupir de bonheur. Elle sortit les clefs de sa voiture, ce qui fit sourire le monstre, il se demandait le genre de véhicule qu’elle pouvait bien conduire. Lui caressant une dernière fois l’épaule, il se leva en même temps qu’elle. Le pas rapide et assuré de la jeune femme fit grandement plaisir au boxeur, la fin de cette soirée s’annonçant sous les meilleurs hospices.

Galamment, l’homme ôta son épaisse veste de costume. Elle lui tenait trop chaud de toute manière, et la température ambiante ne dérangeait pas particulièrement les démons, de manière générale. Il l’apposa ensuite sur les épaules de la jeune femme, et se saisit doucement des clefs de la Nissan. Un sourire mesquin était collé à ses lèvres, signifiant clairement ce qu’il comptait faire avec ce petit bolide. Il ouvrit la porte, se plaçant sans dire le moindre mot du côté conducteur. Assez familier avec ce modèle qu’il avait loué quelques fois, l’homme mit en place la capote. Il attendit ensuite que sa partenaire le rejoigne et boucle sa ceinture. Dès lors que ce fut fait, il mit en marche le Roadster.

« Tu n’auras jamais dû me laisser les clefs. » Dit-il, un sourire mesquin aux lèvres.

Il caressa doucement la joue de l’écrivaine et démarra en trombe, passant les vitesses sans même y faire attention. Nul doute qu’il avait triplé la vitesse autorisée en ville, mais qu’importe, l’hôtel n’était pas excessivement loin. Le démon prit soin de faire aussi peur que possible à sa compagne, prenant les virages à une allure telle que l’accident semblait toujours inévitable. Pourtant il se débrouillait, surtout parce qu’il avait des reflexes largement au-delà de la norme. Sans aucun problème, et évitant miraculeusement la moindre patrouille de police, l’homme put se rendre jusqu’à sa chambre d’hôtel.

Le parking souterrain du classieux bâtiment était lui aussi fort spacieux, et Stephen mit quelques instants à trouver l’ascenseur montant jusqu’aux chambres. La sienne était dotée du numéro 403, située au troisième étage, apparemment une suite de luxe. En effet, arrivé dans cette pièce, il fut de suite abasourdi par la beauté de l’endroit. Entièrement blanc, avec quelques touches beiges, l’endroit était massivement meublé, doté d’un petit salon avec une télévision gigantesque. La porte menant jusqu’au lit était de bois vernis, couleur beige foncé. Stephen se saisit délicatement de Fila par la main, la conduisant avec lui jusque dans la chambre.

Elle était d’une sobriété remarquable, seul à coté étant une armoire et une table de chevet pour chaque personne. Le matelas était gigantesque, supposément fait pour deux personnes mais capable d’en accueillir quatre avec aisance. Mais l’américain n’avait que faire de tout cela, la plus belle chose dans cette pièce étant à son bras. Doucement, il se retourna vers elle.

« Je pense que nous pouvons reprendre. » Dit-il, un sourire aux lèvres.

Sur ce, il s’empara de nouveau de la bouche tendre et agréable de sa proie, savourant chaque parcelle de chair alors qu’il retirait son haut. Dès qu’il rompit le baiser, sa chemise partit, rejoignant le sol en douceur, dévoilant son torse qu’il colla contre le buste de Filomena.

« A toi. » Dit-il d’une voix dominatrice.
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Filomena Cathreen Blanche
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FicheChalant
« Répondre #14 le: Septembre 20, 2012, 04:57:35 »

La veste du démon lui procura une bienfaisante chaleur. Et augmenta aussi son désir, imprégnée qu'elle était de son précédent propriétaire. Le laissant s'installer au volant, elle contourna légèrement la voiture pour prendre place côté passager. Elle ignorait si elle avait bien fait de lui passer les clés. Mais à vrai dire, pour le moment, elle s'en fichait un peu. Du moment qu'il ne lui abîmait pas le véhicule. Elle esquissa un sourire interrogateur, lorsqu'il lui dit qu'elle n'avait pas fait un bon choix pour le conducteur. Haussant aussi un sourcil, elle boucla sa ceinture. Très vite, lorsqu'il démarra, elle comprit ce qu'il voulait dire.

Crispant les doigts sur la portière, elle serrait les dents. Il allait beaucoup trop vite, même s'il semblait maîtriser aisément le véhicule. Fila lâcha quelques petits cris terrifiés lorsqu'il prit des virages abruptement. Son coeur battait à vive allure, plus encore que lorsqu'elle avait été surprise par sa présence tout à l'heure. Mais jamais il ne les planta, même si l'impression était tout autre.

Quand il s'arrêta enfin, la rousse était haletante. L'adrénaline courait dans ses veines, autant que le désir.

« Oh mon dieu... »

Elle souffla son soulagement d'une voix imperceptible, et sortit de la voiture les jambes chancelantes. Elle suivit le démon, reprenant ses esprits peu à peu. Lorsqu'elle leva une main devant elle, elle s'aperçut qu'elle tremblait. Secouant la tête, elle resserra la veste autour d'elle. Décidément, Stephen n'avait pas finit de la surprendre. Dans l'ascenseur, elle profita du répit pour se calmer, reprenant un peu de maîtrise de soi. L'odeur du boxeur sur la veste l'entourait, et le désir ne la quitta pas. Surtout que, quand son regard écarlate effleurait la haute stature de celui-ci, elle en avait toujours le souffle coupé.

Elle ne remarqua pas trop le décor de la suite, sinon que c'était fort élégant et moderne. Elle suivit sans mal son compagnon jusqu'à la chambre, souriant en voyant la taille du lit. Elle souriait légèrement quand le démon se retourna à nouveau vers elle, et le ton de sa voix la sortit de ses pensées. Elle n'eut pas le temps d'approuver, ou quoi que ce soit, que déjà un baiser reprenait. Les mains posées sur le torse et les hanche de son vis-à-vis, Fila profitait. A nouveau, la chaleur s'empara d'elle, se propageant de ses lèvres à tout son corps. Elle gémit doucement contre lui, et lorsque ses lèvres furent libre, elle soupira de contentement. La vue de son torse nu était toujours un délice. Mais les conditions présentes étaient plus appréciables que la dernière fois. Oh ça oui.

Se mordillant la lèvre inférieur pour masquer un sourire amusé, la jeune femme s'écarta légèrement de lui. Elle était réservée, en toute circonstances. Enfin, en toutes autres circonstances que celles-là. Pour une fois, elle n'avait plus cette rigueur timorée. Elle fit glisser souplement et lentement la veste le long de ses épaules, tournant sur elle même. Lorsque le tissu toucha le sol, elle passa les bras dans son dos. Dédiant un sourire au démon, elle dénoua un à un les lacets qui retenaient le bustier fermé. Le décolleté ne permettait pas à la jeune femme de mettre de soutien-gorge, aussi quand le devant de la robe tomba, c'est sa poitrine qui fut directement à l'air, la pointe s'érigeant autant par le désir que par le frais.

Se rapprochant de Stephen, elle continua son oeuvre, ses doigts agaçant à présent la fermeture qui maintenait la robe cintrée à sa taille. Tout près de lui, la robe glissa le long de ses jambes, révélant un joli tanga de même teinte, bordé d'une pointe de dentelle. Elle passa ses mains sur le torse bien fait du démon, savourant la chaleur et la puissance qu'il dégageait, avant de venir embrasser sa peau, remontant doucement vers son cou. Elle se haussa finalement sur la pointe des pieds, et passa une main derrière la nuque du boxeur pour lui incliner la tête vers elle afin qu'elle mordille ses lèvres.

« Comme ça ? »

Un petit rire lui échappa tandis qu'elle se glissait agilement dans le dos du brun, s'éloignant pour se rapprocher du lit. Avec seulement son tanga et ses escarpins, elle devait paraître indécente. Mais à cette heure, toute pensée rationnelle avait quitté son esprit. Elle s'assit doucement sur la courtepointe écru, se glissant au centre du lit.

« A toi, une nouvelle fois... »

Son ton était malicieux. La vraie Fila, celle qui n'était pas retenue par les codes de la société et sa timidité, voyait le jour. Se mordillant la lèvre, elle ne se lassait pas du spectacle qu'elle avait sous les yeux. D'ailleurs, inconsciemment, elle avait fait glisser ses pieds hors de ses escarpins avec facilité, rejetant ceux-là sur la moquette moelleuse.
Journalisée


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