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Le Grand Jeu - Forum RPG

Bad langage Discrimination Drugs Sex Violence Gambling

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Auteur Sujet: Tu n'es pas le bienvenu [Stephen Connor]  (Lu 1733 fois)
Tala
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FicheChalant
« le: Septembre 18, 2012, 12:00:22 »

Tala dormait encore profondément lorsque Otaktay la réveilla sournoisement en lui lapant la joue. Elle poussa un petit grognement et fit un petit geste de la main comme pour lui dire de la laisser dormir encore un peu mais le mâle alpha ne l'entendait pas de cette oreille. Il lui donna quelques coups de museaux sur la nuque pour la motiver et la demoiselle finit par s'éveiller tout à fait en soupirant. Elle dormait si bien ! La chasse d'hier l'avait épuisée. Elle s'étira longuement tandis qu son mâle, d'humeur câline, frottait son énorme tête contre son dos. Elle sourit, amusée, et pour le provoquer un peu, referma ses petites dents sur son oreille. Le loup feignit un gémissement et secoua la tête tandis que la demoiselle détalait sur ses deux jambes telle une gazelle. Se prenant au jeu, Otaktay s'élança derrière elle. La sauvageonne savait pertinemment qu'elle avait peu de chance de lui échapper mais ils étaient tous deux de bonne humeur ce matin. Le dos bien droit, le vent faisant valser ses cheveux noirs de jais, elle filait comme une flèche à travers les arbres, le mâle sur ses talons. Elle pouvait même entendre son souffle. Mais Tala avait plus d'un tour dans son sac. Alors qu'il allait bondir, elle s'agrippa à une branche et se hissa sur une branche haute. Vexé, le loup freina vivement et se mit à japper dans sa direction. Hilare, la jeune femme le narguait d'en haut. C'est alors que le hurlement d'Ezhno, le deuxième mâle de leur meute retentit. Tous deux comprirent aussitôt de quoi il s'agissait: quelqu'un venait de pénétrer sur leur territoire. Otaktay émit un grognement sourd et agressif. S'il y avait bien une chose qu'il détestait, c'était le intrus. Il fut le premier à s'élancer, intimant l'ordre au reste de la meute de ne pas quitter l'individu des yeux. Tala était totalement apte à comprendre le langage des loups bien entendu. A son tour, elle descendit de son perchoir et s'élança derrière son partenaire.

Ils arrivèrent sur place en quelques minutes. Discret, tous deux se mirent à plat ventre et s'approchèrent petit à petit à l'abri des buissons et de l'obscurité des arbres. Tala finit par discerner l'étranger. Il s'agissait d'un humain. Quel idiot de venir ici ! En général, la demoiselle répugnait à s'en prendre aux hommes mais il était difficile pour elle de contenir la colère de son mâle alpha. Ce n'était pas pour rien que son nom signifiait "celui qui tue beaucoup". Déjà il avait les babines retroussées, prêt à donner l'ordre à sa meute d'attaquer. Ils étaient tous prêts, elle pouvait sentir leur présence, tapis eux aussi quelque part. Ils avaient déjà encerclé l'imprudent. Mais Tala décida qu'il n'était pas l'heure pour un bain de sang. Doucement, elle posa une main tendre dans le pelage d'Otaktey, au niveau de la nuque et le massa doucement en signe d'apaisement. Il se calma doucement, grognant comme pour signifier sa mauvaise fois mais Tala savait qu'il l'avait comprise et n'attaquerait pas. Pas encore du moins. Elle n'avait plus qu'à espérer que l'individu en question ne fasse pas de chose stupide. Elle inspira un grand coup puis se redressa et se grandit, approchant lentement de l'homme. Elle resta un moment plantée devant lui, l'observant de ses grands yeux noirs avant de lancer :

- Tu n'es pas à ta place, étranger. Ceci est notre territoire et tu as pénétré bien au delà des limites. Va t'en.

Le conseil pouvait sans doute passer pour une menace, surtout de la manière dont elle le fixait avec dureté, mais il s'agissait là de son bien et rien de plus. Elle pouvait sentir la tension de son mâle, prêt à bondir et à égorger l'intrus d'un moment à l'autre.
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Stephen Connor
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Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #1 le: Septembre 18, 2012, 01:40:49 »

Terra… Aussi aberrant que cela puisse paraître, l’endroit avait néanmoins manqué au démon. Il n’aimait pas vivre dans une société où le surnaturel et les pouvoirs, bien que présents, étaient vus d’un œil étrange. Lui-même créature infernale, plus vraiment humain, il sentait une attraction presque inexplicable pour cet endroit malsain qu’était le plan fantastique. S’il y avait passé plus d’une année, le monstre n’avait pas, pour autant, fait du tourisme. Alors pourquoi souhaitait-il commencer à visiter maintenant ? Parce qu’il avait atteint cette immortalité, cette capacité à ne pas vieillir que possèdent les siens. Avec une éternité devant lui, le boxeur avait maintenant le temps de faire des découvertes et des visites.

Pas vraiment futé, et même un peu con, l’homme s’était mis en tête de faire une excursion dans les terres sauvages. Lui-même ne comprenait pas vraiment sa décision, mais ces lieux reculés, peuplés par les bêtes, l’attiraient irrémédiablement. Sans doute parce qu’il avait développé de véritables instincts bestiaux depuis sa conversion, difficile à dire. Toujours est-il que l’électron libre comptait bien découvrir la faune et la flore de ce monde inconnu. Même s’il était maintenant un suppôt de Satan, il n’en était pas moins un type avide de découvertes, curieux comme un jeune chaton.

Stephen n’avait rien d’un imbécile, mais il était affreusement tête en l’air. Impossible pour lui de rester en place, tant son hyper activisme donnait naissance à une foule d’idée qu’il n’arrivait ensuite pas à canaliser. Ainsi, son cerveau, à la fois trop rapide et trop lent, avait omis de lui transmettre une information capitale : Penser à prendre du matériel de survie. C’est de cette manière qu’il se rendit dans les contrées sauvages avec pour seul équipement une tenue légère en lin, pour éviter de n’être trop attaqué par la chaleur des zones les plus arides.

Le voyage avait été sympathique pour sa première moitié, tant que le terrien croisait encore quelques voyageurs, prenant le temps de dialoguer un peu avec eux sur les routes. Ce fut au milieu de son trajet que l’absence de compagnons temporaire se fit ressentir. Ayant oublié son nécessaire, l’américain se trouvait forçait de laver ses vêtements dans les ruisseaux les plus proches, dormant sous des abris de fortune qu’il construisait lui-même. Ce fut au bout de quelques jours de cette routine qu’il arriva dans une zone plus densément boisée que le reste.

Pauvre de lui. Des étoiles plein les yeux, il observait la nature. Certains arbres étaient tout bonnement gigantesques, bien plus que ceux sur Terre. Certains animaux sortaient complètement du lot, et les origines américaines du touriste se faisaient bien ressentir quant à sa façon de s’émerveiller sur tout et n’importe quoi. Lui qui était paisiblement affairé à savourer cette nature, paisible et belle, il fut bien vite tiré de sa torpeur par quelques bruits, quelques odeurs.

On ne la fait pas à un démon. Certes il n’avait pas des yeux derrière la tête, mais un don d’empathie indéniable. Facile pour lui de sentir un nombre important de créatures en rogne dans sa direction. De plus, aussi discret soit-il, le pas du loup s’entend dans une forêt muette. Stephen était diplomate, mais hors de question de marcher dans le jeu de l’intimidation. Si ces sales bêtes voulaient jouer au chien et au chat, le démon aux reflexes félins se ferait un plaisir de participer.
 
Néanmoins, un bruit plus évident que les autres attira son attention, et il tourna son regard vers une jeune femme qui venait d’apparaître sous ses yeux. Prudent tout de même, le monstre n’avait aucune idée de ce qu’étaient les présences accompagnatrices. Il sentait que la tension générale était montée d’un cran, comme ci l’entité entière que ressentait le brun se faisait du souci.

« Oulala ma petite tu sais qu’il n’est pas très intelligent de se trimballer ici complètement à poil, y’a plein de moustiques. » Dit-il d’un air très sérieux, balayant l’air de sa main. « Bon écoute moi Mugli j’ai aucune intention de partir t’es bien gentille ! Surtout dis comme ça ! Balou ne t’a visiblement pas appris les bonnes manières ma petite. » Surenchérit l’homme.

Nul doute que ses références douteuses en matière d’enfant sauvage devaient complètement échapper à Tala, mais impossible d’arrêter l’humoriste en plein sketch.

« Bon écoute Tarzan… » Commença l’homme, observant ensuite les courbes marquée de la sauvageonne. « Ou Jane, enfin Tarzan en femme quoi. » Philosopha-t-il, profondément perplexe, sa mémoire de films Disney lui faisant défaut. « Laisse moi tranquille! Et tu peux dire à ces trucs qui sont avec toi de foutre le camp en même temps que ton cul, avant que j’y colle mes rangers Made in America. » Conclut-il, souriant d’un air narquois.
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Tala
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« Répondre #2 le: Septembre 18, 2012, 02:10:34 »

Le stress et la tension de la jeune femme était palpable. Cependant il ne s'agissait en rien de l'individu en lui-même. Elle se fichait bien de savoir qui il était et de quoi il était capable. Sa seule préoccupation, c'était Otaktay. Dans le cas où ce type était un tueur entrainé ou peut-être même magicien, la vie de son mâle alpha pouvait être mise en danger. Dans le cas où ce pauvre bougre inconscient serait quasiment inoffensif, elle aurait la mort d'un être humain sur la conscience. Et malgré ses mésaventures avec ceux-ci, elle ne comptait pas assister à un tel spectacle. Il était bien curieux cet intrus, d'ailleurs et bien trop présomptueux au goût de l'indienne. Il avait bonne allure et savait sans doute se battre vu sa taille et sa corpulence. Mais serais-ce suffisant contre quatre loups enragés ? Là était toute la question. Otaktay s'impatientait derrière son buisson, ne quittant pas l'homme une seule seconde de ses yeux luisants. L'individu en question, une fois rudement accosté par la sauvageonne, se mit à répliquer. Seulement voilà, la demoiselle avait beau comprendre parfaitement le langage humain, elle ne comprit quasiment pas un traitre mot de ce qu'il débita. Elle avait comprit la remarque sur sa nudité, ainsi que son refus de s'en aller mais le reste était véritablement confus. Enfin bon, elle avait la réponse : il ne partirait pas. Perdu.

L'inconnu semblait sûr de lui et presque moqueur. Etait-il conscient d'être épié et cerné ? Il aurait fallut être stupide pour ne pas s'en rendre compte du tout. Finalement, une fois qu'il eut terminé sa tirade, Tala soupira avec un air las. Pourquoi les humains voulaient-ils tout compliquer ?
La jeune femme sentit sa meute se mouvoir, ils s'étaient rapprocher et leur cercle se refermait lentement mais sûrement autour de l'intrus. Otaktay était désormais à hauteur de la jeune femme et se posta devant elle, en mâle protecteur qu'il était et montra les crocs, grognant avec agressivité. Les trois autres loups en firent autant, restant un peu plus en retrait tout de même. Tala sentait la catastrophe arriver. Elle mit un genoux à terre entoura le cou robuste de l'alpha pour lui chuchoter quelque chose à l'oreille. Celui-ci n'eut pas l'air convaincu mais elle insista, se faisant plus douce et plus tendre encore. Finalement, avec un dernier regard assassin pour l'humain, la meute s'éloigna.

Quant à Tala, elle resta bien en place, se redressant pour faire face à bonne distance de ce drôle d'oiseau. Il y eut comme un flottement, un silence, puis Tala se pencha vers le buisson et en sortit son couteau d'un geste rapide, la pointe meurtrière visant la tête de son vis-à-vis. Elle ignorait tout des démons et autres monstres atroces et c'était bien malheureux pour elle. Elle se répéta :

- Partez. Vos paroles n'amusent que vous étranger et ma patience à des limites. Il serait fort dommage que quelqu'un soit blessé, vous ne pensez-pas ? Soyez raisonnable et rejoignez votre famille plutôt que d'importuner celle des autres.

Inflexible, Tala n'avait pas l'intention de lâcher le morceau. Elle ne bougerait qu'une fois certaine que ce type aurait quitté définitivement leur territoire. Et s'il refusait ? Elle préférait éviter ça. Elle serait sans doute obligé de se montrer violente et ce n'était pas dans ses habitudes lorsqu'il s'agissait des humains.
« Dernière édition: Septembre 18, 2012, 02:17:42 par Tala » Journalisée



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Stephen Connor
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« Répondre #3 le: Septembre 18, 2012, 04:13:09 »

La sauvageonne avait un certain charme. Le genre d’aura animale que pouvaient-avoir certains monstres, ceux qui étaient devenus des bêtes notamment. Sa peau foncée, couplée à ses traits fins et ses hanches marquées lui donnaient un air de déesse indienne. Sa nudité impudique mais innocente la plaçait au dessus d’un simple humain, ceux qui rejettent le don de la nature en couvrant sa bénédiction de fichus et autres tissus. L’homme aurait bien témoigné de son respect et de son admiration pour cette simplicité sauvage en se mettant lui-même à poil, mais bon… Oui le démon restait malgré tout un américain, cette étrange espèce qui s’extasie de tout. D’ailleurs la jeune Tala, aussi jolie soit-elle, venait de l’interrompre dans son analyse d’une très belle fleur violette.

Bien sûr, il sentait ces présences pleines de haine, d’angoisse. Impossible de savoir ce que c’était exactement, quels êtres faisaient émaner une telle rage. Mais le démon ne se laisserait pas intimider, peu importe ce que lui enverrai son interlocutrice. D’ailleurs un bruit parvint aux oreilles de Stephen. Le bruit des feuilles qui froissent, des arbustes qui craquèlent. La meute était sortie de derrière les buissons, arrachant un haussement de sourcil au démon. Ces loups n’avaient rien à voir avec ceux sur terre, qui passaient pour des caniches inoffensifs en comparaison. Certes, ils étaient impressionnants, mais le démon n’avait pas peur pour autant.

D’ailleurs, le plus gros, et visiblement le plus agressif de la meute, se posta devant la femme, comme dans un geste protecteur. Cette indienne était familière avec ces gigantesques animaux, pas de doute possible. L’aspect hors du commun de la scène impressionna Stephen, qui saisit son menton entre ses doigts et plissa ses yeux, son air moqueur s’évanouissant. Il croisa ensuite les bras, tandis que la belle faisait s’éloigner les loups de quelques paroles. Pas intimidé pour un sou, le monstre répondit au regard assassin des canidés qui s’éloignaient en dévoilant ses canines, sourcils froncés.

Le silence pesant rajoutait un genre de tension, mais l’américain avait plutôt hâte de voir la suite, en réalité. Son interlocutrice se releva en attrapant un couteau planté non loin. Elle qui était sauvage, son odorat n’était-il pas celui des bêtes ? Ne pouvait-elle pas sentir cette odeur musquée, forte, qu’émettait le démon ? Les animaux réagissaient souvent mal à la présence d’un démon, surtout sur le plan de Terra, où ces êtres étaient plus présents. Visiblement, elle ignorait tout des envoyés de l’enfer. Son assurance, ce côté sauvage, bestial… Stephen ne pouvait cacher une certaine fascination pour cette humaine.

Se prenait-elle pour une louve ? Le démon fit un pas vers elle, doux mais dangereux, à la manière d’une panthère, il amenuisait la distance le séparant. Son odeur était celle d’une louve, indéniablement, mais elle sentait aussi le mortel, l’humain. Comment s’était-elle retrouvée ici, entourée comme d’une famille par des monstres qui feraient du moindre étranger un repas ? La curiosité du touriste était titillée, et il comptait bien s’entretenir de toutes ces intéressantes questions avec Tala.

« Humaine. Toi qui vis avec les loups, ne sens tu pas mon odeur ? As-tu l’impression que j’aie peur de toi ? » Demanda-t-il, sa voix moqueuse devenue subitement plus rauque, pas menaçante, mais malsaine. « Tu peux te couvrir de l’odeur des monstres, tu n’en es pas moins comme moi. » Dit-il à la femme, encore incertain de ce qu’il avait en face de lui. « Es-tu une lycane ? Une sauvage ? » Questionna le monstre.

Stephen n’était pas de ces démons qui font usage de pyrotechnie pour un oui ou pour un non. Il préférait que l’on devine sa vraie nature, par des insinuations, des jeux. Comme cette jeune femme lui semblait ne pas savoir grand-chose de ce qu’il était, et qu’il ne savait rien de ce qu’elle était, ils pourraient sûrement arriver à un compromis. Quittant le jeu de prédateur, la tension qui s’était créée, l’homme reprit la parole, d’une voix plus douce.

« Princesse Mononoke, laisse-moi te proposer un marché simple. Peu m’importe tes loups ou ton terrain de chasse, à dire vrai je suis ici en tant que simple explorateur. » Commença l’homme. « Mon seul but est d’investiguer les lieux, la nature. D’ailleurs toi et les loups qui te font office de famille m’avez interrompu dans cette paisible entreprise. Je te propose donc que tu me guides toi-même, je suppose que tu pourras m’apprendre quelques choses sur cet endroit, et t’assurer que je ne pénètre pas dans le terrain qui appartient à ton clan. Je pourrais moi-même t’expliquer pourquoi mes blagues étaient simplement hilarantes comme tribut à ton accompagnement. » Termina-t-il, ses yeux orangés plongés dans ceux de la belle sauvage.
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Tala
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FicheChalant
« Répondre #4 le: Septembre 18, 2012, 10:48:41 »

Au fur et à mesure qu’elle fixait l’intrus, Tala soupçonnait déjà qu’il n’était pas comme les autres. Ce qu’il dégageait était bien différent de ce qu’elle avait pu sentir auprès des villageois. Cependant, elle était incapable de terminer ce qui clochait. Il n’avait pas bougé d’un cil lorsque la meute avait fait mine de se refermer sur lui, pas plus lorsqu’Otaktay avait montré les crocs qui garnissaient son immense et puissante mâchoire. Ce mastodonte de près d’un mètre de haut n’avait pas eu l’air d’impressionner cet homme. La sauvageonne ne pouvait que déduire que ce type était puissant… où alors extrêmement sûr de lui au-delà même de l’inconscience. Peut-être un peu des deux. A la fois curieuse et méfiante, elle ne pouvait s’empêcher d’étudier et d’analyser cet homme en le sondant du regard. Quelque chose, comme son instinct par exemple, semblait lui souffler qu’elle avait affaire à quelque chose de plus dangereux et fort qu’un simple humain.  Pas le genre de gars à tenir un moulin, une ferme ou un commerce comme les petites gens. Plutôt du genre… de ces ordures de soldats Ashnardien. Mais il n’en avait pas du tout l’allure. Alors quoi ? Qui était-il ?

Tala réfléchissait encore au comportement qu’elle devait adopter. Allait-elle devoir faire preuve de violence si l’intrus refusait une fois de plus de s’en aller ? Si elle ne s’en chargeait pas, Otaktay et les autres le ferait sans son aide, c’était indiscutable. Et cette fois-ci, même sa voix douce et chaleureuse ne les ferait changer d’avis.
La demoiselle sortit un peu de ses questionnements lorsque l’homme fit un pas dans sa direction. Elle se tendit, tenant plus fermement encore le couteau dans sa main et ses yeux noirs s’obscurcirent encore davantage. S’il faisait mine de vouloir l’attaquer, elle n’était pas certaine de pouvoir faire face longtemps toute seule. Elle n’avait pas vraiment eu l’occasion de se frotter à autre chose que du gibier il faut dire.  Et ce gars-là n’avait rien d’un lapin, ni d’un cerf.

L’homme prit la parole, tentant apparemment de lui faire comprendre quelque chose. Elle fronça les sourcils. Lui-même ne semblait pas savoir à qui il avait affaire. Et bien cela leur faisait au moins un point commun. Il continua, mais avec une voix plus douce que tout à l’heure, ce qui ne suffit pas à apaiser la tension de la sauvageonne. De toute évidence, il ne partirait pas. Au lieu de ça, il lui demandait de lui servir de guide et de faire la conversation. Tala arqua un sourcil. Voilà qui était plutôt particulier. La jeune femme inspira une bouffée d’air, soupira et commença par répliquer :

-   Je ne suis ni une princesse, ni un monstre. Je suis Tala, fille des loups. Rien de plus, rien de moins. Et sans vouloir t’offenser, Dame Nature ici, c’est ma meute. Et elle considère que tu n’es pas le bienvenu. Ni pour une fleur, ni pour quoi que ce soit d’autre. Alors qui que tu sois, je te conseil de respecter cette règle.

Elle se montrait inflexible et dure dans ses paroles mais d’un côté, c’était pour le bien de tout le monde. Quant à la proposition, elle y réfléchissait encore. Qu’avait-elle à y gagner ? Pas grand-chose à vrai dire. Et avoir ce type comme compagnie ne l’attirait guère. Pourtant, elle finit par répondre :

-   Je te servirai de guide mais tu devras respecter mes conditions. Premièrement, ton petit tourisme vert se déroulera en dehors de mes terres, cela va de soi. Deuxièmement, mon service ne sera en rien gratuit. Je veux quelque chose en échange. Un outil, une arme, de la nourriture… tout ce que tu pourras m’offrir.

Il ne manquerait plus qu’elle joue aux bénévoles maintenant. Et puis c’était peu demandé pour un service. Après tout elle lui offrait de son temps alors qu’elle devrait être en train de chasser avec sa meute. Sans lâcher son arme, elle attendit la réponse de l’individu.
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« Répondre #5 le: Septembre 19, 2012, 01:14:54 »

La fascinante jeune femme ne laissait pas l’homme indifférent. Son corps à la peau agréablement foncée, halée aux reflets cuivrés ne faisait qu’accentuer ses courbes. Cet air sauvage et farouche lui donnait l’air d’une déesse de la chasse, les vêtements en moins. Il l’observait avec la curiosité d’un jeune animal, ses yeux grands ouverts, pleins d’images qu’ils n’oublieraient sûrement pas. Un sourire naquit à ses lèvres lorsqu’il eut proposé son plan, certain qu’il arriverait à rendre cet échange productif. Néanmoins le sourcil que leva Tala n’augurait rien de bon, et arracha une moue agacée au monstre, qui sentait venir le refus. L’air étonné de la femme fut ponctué d’un soupir, visiblement, elle ne semblait pas très emballée par la proposition du démon.

Visiblement, la référence au classique d’animation japonaise lui était passée par-dessus la tête, ce que pouvait comprendre l’américain. Elle nia, par contre, être un monstre, ce qui fit sourire Stephen. Elle refusait de se qualifier ainsi. Malgré qu’elle vive dans les contrées fantastiques qui bordaient Ashnard, qu’elle vive entourée de loups, elle refusait d’être appelée ainsi. A ces mots, l’étranger inspira profondément, reniflant, comme pour analyser un peu mieux l’odeur ambiante. Elle sentait pourtant atrocement l’animal, l’odeur des lycans, ceux qui ont mêlé leur sang à celui des bêtes. L’odorat du boxeur n’était pas assez développé pour qu’il sente les subtilités qui différenciaient Tala des loups-garous, mais sa phrase indiquait qu’elle n’en était pas une.

Il arqua un sourcil à son tour, prenant un air amusé, presque arrogant. Sa langue vint caresser doucement sa bouche, l’humidifiant alors qu’il faisait un pas en arrière, croisant ses bras musclés. Sans hésitation, il mordit sa lève inférieure d’un coup de canine, la faisant saigner. Bien qu’il ne fasse pas dans les feux d’artifices à tout bout de champ, il lui faudrait bien montrer ses pouvoirs à l’inconnue pour être crédible. Sans dire un mot, il tendit sa main droite vers la jeune femme. Sa paume était tournée vers le ciel, ses doigts tous négligemment écartés les uns des autres. Il ferma un instant les yeux, prenant une profonde inspiration. Le sang qui coulait de sa lèvre se mit alors à tracer un long filet. Le liquide vital serpentait dans les airs, s’arrêtant au dessus de la main que tendait l’homme.

Une petite boule s’était formée, remplie de ce sang impur, dont la teinte excessivement foncée ne ressemblait en rien à celle qu’aurait l’hémoglobine d’un humain. Tout en douceur, il referma sa main dessus. Une légère brise se mit à souffler, tandis que le démon était parcouru d’un frisson, ses poils se dressant tout nets sur sa peau chaude et claire. Il rouvrit les yeux, alors que la plaie au niveau de sa bouche se refermait d’elle-même, sans que la moindre trace de sang y soit restée. Sa main se rouvrit également, elle aussi exempte de fluide.

« Quand j’étais un simple homme, j’étais l’un des meilleurs combattant à mains nues de mon monde. Mais j’aimais aussi beaucoup dessiner. J’aimais la sensation de pouvoir créer à partir de choses simples, naturelles. Lorsque je suis mort, et avant de renaître sous la forme d’un monstre, j’ai demandé au dieu des défunts le don de créer, je ne voulais pas perdre cela. » Dit-il, son regard froid et sincère rivé sur Tala. « Il m’a donné ce pouvoir, celui de créer à partir du sang des êtres. Connais-tu les lycaons ? Ces humains qui ont renié leur naissance. Ceux qui, comme toi, on choisit d’être fils de bêtes mais qui, à ton contraire, ont mêlé leur sang en signe d’allégeance à leur meute ? » Continua l’homme, fronçant ses sourcils et affichant désormais un sourire provocateur.

Son bras se rabaissa lentement, sa main rejoignant son bassin pour s’y poser, accentuant son air mystérieux. Oui, il savait des choses qui pouvaient paraître ridicules aux yeux des mages les plus aguerris, un pouvoir que quiconque de son espèce pouvait maîtriser, sans grand regard pour celui-ci. Mais lui voyait cette chose comme une bénédiction, le plus beau cadeau que lui avait offert son ascension. Ses yeux orangés étaient pleins de malice, il passa les doigts de sa main gauche, encore branlante le long de son corps, dans ses cheveux. Un soupir quitta ses lèvres alors qu’il reprit son explication, espérant avoir suffisamment éveillé la curiosité de son interlocutrice.

« Je peux te changer, te faire partager le même sang que celui de ta meute. T’élever au-delà de ton statut de simple humaine, faire de toi une sœur de sang. » Proposa-t-il. « Ceci est à ma portée, et il ne me faut qu’un peu du sang de ton alpha. » Expliqua le démon, sourire en coin. « Tu pourrais passer de la forme qui est la tienne à celle d’une louve, méconnaissable et puissante comme tes frères. » Dit-il, murmurant d’une voix à peine audible la suite. « Et celle qui se trouve entre les deux… » Puis il releva légèrement la tête. « Tu n’as que ma parole, mais avant,  je souhaiterais voir le gibier que tu chasses, les endroits les plus beaux de cette forêt, et apprendre tout ce qui concerne la flore de ce lieu. »
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Tala
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FicheChalant
« Répondre #6 le: Septembre 19, 2012, 11:20:42 »

Cet homme était décidément bien mystérieux. Trop pour que la demoiselle ne décide de lui faire complètement confiance. Qui sait ce qu'il pouvait cacher derrière cet étrange comportement. Et puis elle savait bien qu'il n'était pas bon de donner sa confiance à des humains. Pas à tous en tous cas et celui-là lui paraissait bien louche. Était-il vraiment là pour regarder les fleurs ? Difficile à croire mais elle n'avait aucune preuve. Il était peu-être de bonne foi après tout. Elle ne tarderait pas à le savoir de toute manière. En attendant, elle marchandait. Ce genre de service n'était pas gratuit, même dans la nature. Il fallait bien qu'elle fasse un peu de profit tant qu'à faire ! Comme disent souvent les humains : "le temps, c'est de l'argent". Et dans la forêt, c'était un peu pareil. Mais qu'allait-il pouvoir lui donner exactement ? Tala était assez exigeante et elle ne se contenterait pas d'une simple pomme. D'ailleurs, elle prendrait certainement cela comme une offense. Et s'il y avait bien une chose qu'elle n'aimait pas, c'était qu'on se moque d'elle.

Après une petite attente, l'homme se lit à agir bizarrement. Tala observa, avec curiosité et étonnement cette scène suspecte. Mais à quoi jouait-il ? Pourquoi s'était-il mordu et... non d'un chien mais comment faisait-il ça ?!
Avant même de pouvoir comprendre ce qu'elle venait de voir, la sauvageonne s’aperçut que le sang qui avait coulé avait tout à fait disparu. Et il avait fait tout seul comme... comme par magie. Non, la magie ça n'existait pas ! Mais elle connaissait si peu de chose. Bouche bée, elle l'écouta parler sans pouvoir sortir un seul mot. Quelle prouesse ! Il venait de la scotchée. A la fin de ses tirades, il lui fallut quelques secondes avant de pouvoir réagir. Elle commença par subitement agripper la main de l'homme pour l'observer de près, la retournant en tous sens. Non ça c'était vraiment trop bizarre ! Mais elle devait bien avoué que ce type était bien plus qu'un simple humain et avait véritablement le pouvoir de faire ce qu'il prétendait. Devenir une louve et mêler son sang aux loups ? Voilà quelque chose qui méritait toute son attention. Lâchant la main de l'individu, elle plongea de nouveau son regard dans le sien, comme pour être certaine d'y lire de la sincérité. Au bout d'un petit moment, elle se redressa d'un air fier et hautain et le contourna pour se diriger vers un autre coin de l'immense forêt. Elle lança ensuite sans même le regarder :

- Allons-y.

Certaine qu'il se mettrait à la suivre, la sauvageonne n'attendit pas de réponse et se contenta de marcher d'un pas rapide et décidé. Elle connaissait ce monde comme sa poche puisque c'était le sien. Mais pour elle, le monde s'arrêtait au territoire des loups, ce qui ne représentait qu'une miette de Terra à vrai dire. Que pouvait-elle bien lui montrer pour commencer ? Elle attendit de s'être suffisamment éloignée du territoire d'Otaktay avant de s'arrêter subitement et de tendre l'oreille. Puis, elle s'accroupit au sol et effleura une trace de biche ou de cerf au sol. Une femelle certainement car la trace n'était pas bien profonde et donc l'animal n'était pas bien lourd. Elle fit un signe discret à l'intrus pour qu'il la suive et se mit en chasse du gibier. Elle le trouva quelques minutes plus tard, se régalant d'un arbuste. Elle s'accroupit, indiquant à son compagnon de route de l'imiter, puis de rester sur place tandis qu'elle se dirigeait à quatre pattes vers d'autres buissons, aussi discrète qu'une ombre. Elle approcha de l'animal aussi près que possible puis, soudain, au moment où la biche sentit le danger, elle plongea sur sa proie. Cependant, elle ne la tua pas et se contenta de la plaquer solidement au sol, puis de la laisser détaler. Alors seulement, elle retourna près de l'homme.

- Voilà la technique de chasse que nous utilisons lorsque nous chassons seul. Mais nous avons l'habitude de chasser en meute en général. Les biches sont une des proie les plus difficile à tuer. Elles sont extrêmement vigilantes, elles ont un bon odorat, une bonne ouïe et en plus de ça elles courent vite.

Elle croisa les bras sur sa poitrine et attendit de voir s'il avait des questions à ce sujet. Pourquoi s'intéressait-il à tout ça ? Vu ses capacités, elle l'imaginait pas passer son temps à flâner et s'extasier devant une fleur ou un papillon. De toute manière, ça ne la regardait pas. Elle lui montrait ce qu'il voulait voir, il lui donnait ce qu'elle désirait, et il disparaissait pour toujours de sa vie. C'était aussi simple que ça.
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Stephen Connor
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« Répondre #7 le: Septembre 20, 2012, 12:16:31 »

Fière et hautaine, sauvage et belle. Comment ne pas être séduit par la simplicité naturelle et douce de Tala ? Stephen ne s’extasiait pas comme l’on s’extasie devant une belle femme. Non, il était agréablement troublé, pareil à l’homme du désert qui goûte la mer pour la première fois. Son esprit créatif était comme dans un petit paradis. Ou un enfer. Enfin le paradis, pour les démons. Il aurait voulu que la jeune femme comprenne son désir d’apprendre, lui qui avait les réponses aux questions les plus importantes de la vie, ayant vécu la mort. Son esprit simple le poussait à chercher les réponses aux interrogations les plus simples, celles que l’on ne se pose jamais, ce que l’on n’observe jamais, mais duquel on pourrait tant apprendre.

Si ses premières questions allaient sur la faune et la flore, nul doute que le mystère de ce que pouvait bien être Tala prenait insidieusement sa place dans l’esprit de l’éphèbe. Il la détaillait, de la tête aux pieds, cherchant d’éventuelles cicatrices, des kystes ou autres blessures, comme pour comprendre son mode de vie. Prêt à faire preuve de sa sincérité, le monstre démontra la véracité de ses propos par un petit tour de passe-passe, accompagné d’une proposition des plus alléchantes. L’offre n’était pas que dans son intérêt, il voulait pouvoir rendre service à cette Vénus à la peau foncée. La force, l’entrain bestial avec lequel elle se saisit de lui, l’amusa. L’observant sous toutes les coutures, elle semblait chercher la faille dans ce tour de magie.

L’aire prétentieuse même confrontée à l’inconnu, elle avait tout d’une vraie démone. Un léger rire quitta les lèvres charnues de l’étranger, qui se retourna, l’observant de dos. Son attitude seule n’était pas animale, tout son être l’était. Ses courbes agréables et fournies, couplée à sa peau dénuée de la moindre impureté, aux couleurs de la terre féconde. Elle avait tout de ces fameux esprits de la forêt, et Stephen la regardait avec l’enthousiasme d’un enfant vivant un de ses contes préférés. A la vue de ce spectacle de bestialité gracieuse, Stephen ne la trouvait que plus méritante du sang de ses parents adoptifs.

Elle marchait vite, esquivant sans problèmes les moindres branches et crevasses au sol, n’attendant pas son hôte qui devait se démener pour ne pas être ralenti à chaque seconde. En tant que démon, lui aussi avait des instincts de prédateur, et il ne lui fallut pas longtemps pour être pris dans le jeu de la chasse, suivant avec discrétion son guide. La technique de Tala était époustouflante, sa rapidité et son agilité hors du commun, impressionnant même le surhomme. Nul doute qu’elle était digne de porter le sang des loups. Mais une question subsistait, et pas qu’une, en réalité.

« Excuse moi de ne pas être concentré sur ta leçon, princesse des loups, mais… Pourquoi parles-tu le langage des hommes ? Comment es-tu arrivée à vivre auprès de ces prédateurs ? » Demanda-t-il, sa curiosité l’emportant sur sa politesse. « Tu sais, je suis ce qu’on appelle un démon. Je suis mort, et j’ai fait le mal dans ma vie. Entre le tourment éternel et la résurrection, sous les ordres de la mort elle-même, j’ai fait mon choix. Lorsque les réponses à la plus grande question de l’homme sont arrivées, c’est à ce moment qu’on se rend compte comme les petites choses sont les plus belles. Et les plus complexes. » Expliqua-t-il, se sentant obligé de développer sur sa passion pour la nature.

La voix rauque et dur de l’homme contrastait avec ses paroles douces et sincères. Il recroisa ses bras sur son torse, son haut à moitié déchiré par les diverses plantes épineuses de l’endroit. Elle lui ressemblait plus qu’elle ne pouvait penser. Lui aussi avait trouvé sa famille d’accueil avant même de commencer à vivre vraiment, ne connaissant rien du monde, orgueilleux du peu qu’il savait. A sa seule décharge, il aimait le contact d’autrui, considérant la connaissance des autres comme un bien précieux. Il finirait un jour par tout savoir sur le monde, mais jamais il ne saurait tout sur les gens qui le peuplaient, et là était la beauté d’une vie immortelle.

« Mon nom est Stephen Connors, j’aimerais avoir une dénomination élégante à présenter comme toi, du genre fils des loups. Mais ma mère s’appelait Carole et mon père Patrick, donc ça fait tout de suite moins élégant. » Dit-il en souriant, s’adossant à un arbre.
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« Répondre #8 le: Septembre 20, 2012, 07:30:54 »

L'homme suivait comme il pouvait, bien plus maladroit que la sauvageonne qui connaissait la forêt et ses obstacles comme personne. Elle marchait avec détermination, très sûre d'elle. De toute manière de quoi pourrait-elle bien avoir peur ? Ici, les pires prédateurs étaient les loups. Bien entendu, il existait des monstres, des démons, des vampires... mais Tala n'en avait pas connaissance. Elle s'imaginait donc ne rien pouvoir craindre... hormis certains hommes peut-être. Des soldats Ashnardiens par exemple.Mieux valait ne pas y penser et se concentrer sur ce qu'elle faisait. Faire office de guide... c'était bien la première fois qu'elle faisait un truc pareil mais le jeu en valait apparemment la chandelle. Devenir une louve... une rêve qui serait peut-être bientôt réalité et ça, grâce à un parfait inconnu. Bah... qu'importe ! Mais pouvait-elle réellement lui faire confiance ? N'allait-il pas abusé de sa point de crédulité pour la tromper ? Il avait plutôt intérêt à ne pas s'y essayer !

Tala commença par faire une démonstration en direct d'une scène de chasse. Pour elle, c'était un acte quotidien, presque machinal, mais toujours aussi exaltant. Elle ne comprenait toujours pas ce qui pouvait être si intéressant pour un homme tel que son accompagnateur, et cela expliquait sans doute pourquoi elle continuait à être prudente en sa présence et de ne jamais trop l'approcher. Elle avait fixé une sorte d'espace de sécurité entre eux et peu importe que cela le vexe ou non. De nouveau face à lui, elle pouvait deviner que quelque chose taraudait son esprit. Il ne tarda donc pas à la questionner. En effet, Tala parlait la langue des hommes et l'intrus désirait en savoir plus. La demoiselle fronça légèrement les sourcils et détourna les yeux, regardant un point au sol à sa gauche sans rien dire. Il expliqua alors qu'il était un démon. Rien que ça ? Un démon passionné par les créations de Dieu. Original, pour ainsi dire. Tala reposa son regard aux pupilles noires sur l'homme, restant silencieuse. Il ajouta une note d'humour mais la sauvageonne avait plus ou moins perdu le sourire face aux hommes. Elle resta immobile, toujours silencieuse, comme si elle hésitait à répondre aux questions précédentes. Un démon... elle faisait visiter la forêt à un démon. Et celui-ci voulait la transformer en louve. Elle n'était pas certaine que ce soit la meilleure chose à faire. Au bout de quelques secondes, elle finit par ouvrir la bouche :

- Je parle la langue des hommes parce qu'un humain me l'a apprit. J'ai vécu parmi eux durant un peu plus de trois ans avant de retourner dans la forêt après que des soldats Ashnardiens aient détruits notre village.

Inutile de mentionner sa mésaventure avec les soldats Ashnardiens. Elle gardait cet horrible souvenir bien enfouir et ne comptait pas en parler. Elle finit par s'approcher du démon. Si près qu'elle pouvait presque deviner son souffle. Elle planta son regard dans le sien puis lança :

- Toi qui es un démon. Serais-tu capable de détruire une armée entière ?

La question allait peut-être lui paraître bien étrange, mais Tala était tout à fait sérieuse et cela se lisait sur son visage. Elle avait l'étincelle assassine d'une prédateur assoiffé de sang et de chair. Sa haine et son désir de vengeance la poussait parfois à aller à l'encontre de sa nature calme et sereine.
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« Répondre #9 le: Septembre 21, 2012, 01:35:46 »

La sauvage ne l’était finalement pas tant que ça. Son air stoïque trahissait la nature de ses souvenirs, de sa souffrance, mais le démon avait un odorat bien plus développé que celui des loups. Il sentait sa tourmente, les mémoires douloureuses. Respectueux des volontés de Tala, il ne questionna pas plus la belle inconnue. Elle avait regardé ailleurs, l’espace d’un instant. Par solidarité, pour réveler aussi un peu d’informations sur lui, le monstre expliqua les raisons de sa présence ici. Celles-ci étaient simples, peut-être pas intéressantes, mais réelles, comme un tribut pour lui montrer qu’elle pouvait lui faire confiance. Il est triste de voir quelqu’un qui ne croit plus en les siens, à tel point qu’il renie ses origines, qu’il nie en avoir jamais fait partie.

Stephen ne savait pas si ses touches d’humour étaient si mauvaises que ça, ou si son interlocutrice était si crispée qu’elle ne pouvait se résoudre à les apprécier. Malgré qu’il soit une créature infernale, le mode de vie du boxeur se résumait plus à celui d’un ermite, qui vivait au gré de ses désirs, faisant ce qu’il voulait. Elle qui vivait une vie sauvage, seule avec les loups, elle devait sûrement comprendre ce plaisir. Mais il semblait évident qu’elle cherchait autant que possible à se distancer des humains, sans doute en rapport avec ces trois années dont elle lui avait parlé. Le monstre ne se considérait pas comme un prêcheur, et nullement apte à contester le mode de vie simple et beau de Tala, il n’avait pas le droit de la juger. Libre à elle de haïr sa race.

Elle s’approcha de lui, et, ne sentant aucune mauvaise intention envers lui, Stephen la laissa faire. La distance qui les séparait était devenue atrocement mince, et l’homme s’en demandait presque si la sauvageonne avait la moindre notion de pudeur. Il ne lui souriait plus, ayant compris que la belle ne lui rendrait pas cette attention de sitôt. Son visage affichait un air neutre, ses yeux orangés observant la fille des loups sans jamais cligner. Elle sentait la haine, la rage, cette subtile note d’une personne qui souhaite la vengeance. Lui qui devait répandre le mal, s’arranger pour que la désolation règne, avait-il le droit de faire cela ?

Croisant les bras, il secoua lentement la tête de droite à gauche, fermant un instant les yeux pour signifier sa désapprobation. Oui, son contrat avec le diable l’obligeait à accéder à cette requête, comme un génie qui ne peut refuser d’accorder un souhait. Tant que l’issue résultait en plus de désolation et de haine de chaque coté, il devait répondre positivement. Mais la jeune femme pourrait-elle vraiment accepter de tuer des hommes, des semblables, juste par esprit de vengeance ? Quel âge pouvait-elle bien avoir ? A combien d’années remontaient les blessures qu’elle voulait absolument panser par la violence ?

« La haine est une voie bien facile. Comptes-tu retrouver ceux qui t’ont blessée ? Penses-tu vraiment que tous doivent payer ? Ta vie n’est-elle pas meilleure en paix ici ? Si tu le souhaites vraiment, alors suis moi, je sais où est le bastion Ashnardien le plus proche. » Dit-il, calmement.

Non, il n’avait pas le pouvoir d’anéantir toute une armée. Mais un pauvre campement ne lui résisterai pas, le regard assombri, il se mit en route. Voir quelqu’un sombrer dans les rancœurs les plus faciles lui faisait toujours aussi mal au cœur. Stephen n’était pas du genre à aider les autres, il ne voyait pas d’intérêt à cette entreprise, mais il ne prenait aucun plaisir à les mener dans une spirale autodestructrice non plus. Il se repérait via son odorat, ce fameux don que lui avait offert le diable en faisant de lui son émissaire.

La journée était encore fraiche, le soleil jeune. Les fumées s’élevaient au-delà du campement établi aux frontières avec la dictature de Terra. Une quarantaine d’hommes s’éveillait dans la caserne de fortune, les exterminer d’un feu infernal serait aisé. Desserrant ses poings, le démon souffla doucement, calant sa respiration sur les battements de son cœur. Il laissa la chaleur du soleil le traverser, tandis que du feu apparu, flottant au dessus de ses paumes. Les deux protagonistes se trouvaient au sommet d’une colline qui marquait la fin de la forêt, en dessous trônait le fameux camp.

« Allons-y. » Murmura l’homme, prêt à dévaler la pente.
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« Répondre #10 le: Septembre 21, 2012, 04:29:15 »

Tala revoyait les images horribles défiler dans sa tête. Tous ces villageois assassinés, ces enfants en pleur, ces femmes abusées mais surtout, son tuteur recouvert de sang, des yeux fixant le vide et qui semblaient encore appeler à l'aide. Elle n'avait rien put faire pour le sauver et ne pouvait s'empêcher de culpabiliser. Voilà pourquoi elle haïssait tant les soldats Ashnardiens. Sans compter le fait qu'ils se soient donner une joie d'abuser d'elle pendant deux jours. Elle savait que le vengeance était un sentiment mauvais et qu'il poussait à faire des choses affreuses mais pour le moment, sa conscience n'arrivait pas à prendre le dessus sur sa colère. Le démon pouvait refuser... elle trouverait toujours un moyen de faire payer ces ordures ! Elle le fixait d'un oeil vif, tentant sans doute de le persuader.
L'homme croisa les bras et ne sembla d'abord pas du tout emballer par l'idée.Tala fronça légèrement les sourcils. C'était un démon ou pas ?! Les démons sont sensé aimer tuer et faire le malheur autour d'eux pas vrai ? Mais celui-ci semblait particulièrement différent. Il appréciait les belles choses de la nature par exemple. Elle attendit, s'attendant à une refus de sa part. Mais il commença par plus ou moins la sermonner au sujet de la vengeance.

Elle fit un pas en arrière, cessant de le coller comme elle le faisait. Elle n'écouta que d'une oreille ses petites recommandations, gardant un oeil dur sur lui pour lui prouver qu'elle était décidée et sûre d'elle. Alors tout comme lui, elle croisa également les bras et finit par esquisser un léger sourire en coin, son tout premier, lorsqu'il lui annonça qu'il connaissait un bastion Ashnardien proche d'ici.
Convaincue de pouvoir enfin assouvie sa vengeance, elle suivit le démon d'un bon pas sans parler ni poser de questions. Ils ne tardèrent pas à arriver à destination. Se faisait la plus discrète possible, la jeune femme observa le camp. Il y en avait un bon petit paquet, mais un démon servait pouvoir s'en charger sans trop de problème.

Cependant, alors qu'elle se trouvait là en train de les regarder jouer aux cartes, rire et entretenir leur équipement, elle fut prise d'un redoutable doute. Était-il vraiment nécessaire de les exterminer ? Ils avaient tous l'air si... normaux. Enfin disons qu'ils n'avaient plus l'air si horrible vu d'ici. Et puis tous ces hommes devaient avoir une famille eux aussi... non. ? Méritaient-ils vraiment un sort pareil ? Les mots que le démons avaient prononcés plus tôt lui revinrent en tête. Ce fut sans doute la raison pour laquelle, au moment ou Stephen semblait s'élancer dans leur direction, qu'elle se redressa et lui agrippa fermement le bras pour le retenir.
Elle observa le camp encore quelques secondes, sans lâcher l'homme, puis déclara :

- J'ai changé d'avis. Excuse-moi de t'avoir fait déplacer ici pour rien... retournons là-bas. Je vais te montrer un endroit qui va sûrement te plaire.

Sur ce, sans plus d'explication, elle tourna les talons et se mit en marche. Elle s'était défilé, mais ça valait peut-être mieux pour tout le monde. Avoir tous ces hommes morts sur la conscience n'aurait pas été facile... même avec l'excuse de se venger. Ce qui était fait, était fait aujourd'hui, et elle ne reviendrait pas en arrière pour ressusciter les morts.
Elle entraîna Stephen pendant près d'une demi-heure dans la forêt. Elle lui montrait parfois un oiseau multicolore, une plante aux multiples facultés médicinales... jusqu'à ce qu'ils parviennent à destinations. Là seulement, elle se tourna tout à fait vers lui.

- Ferme les yeux et donne-moi ta main. Et surtout ne triche pas ! Je te dirais quand tu pourras les rouvrir.

Elle attendit qu'il s’exécute, puis le guida sur quelques mètres. La seule chose qui aurait pu le mettre sur al voie, c'était ce bruit d'eau... celui d'une cascade plus précisément. Elle posta Stephen au meilleur endroit, puis lui indiqua de rouvrir les yeux.
Le spectacle qui l'attendait était à couper le souffle. C'était un des endroits préféré de la sauvageonne. Il s'y trouvait effectivement une cascade magnifique, féerique même. Les arbres de la forêt l'entouraient et brillaient au soleil, dévoilant un panel de couleur arc-en-ciel sensationnel. L'eau, en bas, était d'un bleu limpide et clair qui donnait l'envie irrésistible de s'y baigner. C'était d'ailleurs le désir qui habitait la sauvageonne qui ne tarda pas à plonger tête la première.

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« Répondre #11 le: Septembre 21, 2012, 05:36:18 »

Sans vraiment comprendre pourquoi, lui qui n’était pas supposé chercher le bien d’autrui, Stephen se trouva soulagé lorsque son accompagnatrice changea d’avis. La vue de ces gens vivant presque normalement, paisibles, avait grandement du contribuer à ce retournement de situation. Poussant un soupir, faussement agacé, le monstre ne put retenir un léger sourire et revint volontiers aux cotés de la belle sauvageonne. Malgré tout ce qu’il y avait à redire sur les courbes de Tala, sur son corps, la partie qui envoutait le plus l’homme était son visage. Il était grandement expressif, parfaitement construit. Pour l’américain, qui se plaisait à analyser tout et n’importe quoi, ce regard vivant qu’avait la fille des loups était un des plus envoutants qui soient.

Il fut néanmoins tiré de ses réflexions et rêveries à l’appel de son guide. En ayant terminé ici, elle souhaitait partir. Stephen comprenait sa réaction, et il était heureux pour elle. Tuer n’aurait jamais ôté les souvenirs qui rodaient dans sa conscience, et sûrement qu’elle n’oublierait jamais, mais n’était-ce pas là le fardeau de la vie ? Sans plus attendre, il suivit la sauvage avec un sourire en coin, heureux qu’elle daigne se montrer plus coopérative. Peut-être se trompait-il, mais elle semblait s’être quelque peu ouverte à lui, et il en tirait un mélange de fierté et de plaisir. Le démon tentait de ne pas ralentir Tala, esquivant nettement mieux que tout à l’heure les branches, racines et autres obstacles que lui lançait la forêt.

Elle s’arrêtait parfois, lui expliquant la nature de telle ou telle fleur, les traits distinctifs de tel ou tel oiseau. A vivre dans une parcelle de verdure avec pour seuls compagnons les plus terribles prédateurs qui la peuplent, nul doute que la jeune femme avait eu le temps d’apprendre. Sa connaissance était impressionnante, et le monstre sentait que cette femme à l’air farouche et impulsif était en réalité bien plus douce que les apparences ne le laissaient croire. D’agréable compagnie, la fille des loups se libérait petit à petit, sous l’œil approbateur du boxeur, qui buvait ses paroles, la découverte lui procurant toujours plus de questions.

Mais l’enseignement n’était pas le but premier, et Tala souhaitait, en réalité, amener son invité jusqu’à un lieu cher à son cœur. Lorsqu’il sembla qu’ils furent tout proches, la belle amazone se retourna vers le monstre, ses beaux yeux noirs le fixant. Elle lui demandait de ne plus rien regarder, de fermer ses paupières. L’homme arqua un sourcil, curieux quant à cette demande, mais s’exécuta, priant juste pour ne pas les rouvrir attaché dans une assiette géante, entouré de loups. La belle sauvageonne le guida sur plusieurs mètres, sur lesquels il prit soin de ne pas, à nouveau trébucher. L’agréable voix de la femme sonna alors aux oreilles de l’américain, qui obéit.

« Oh… » Dit-il, ses yeux orangés grands ouverts, visiblement impressionné par la beauté de l’endroit.

Ces monuments naturels, ces splendides créations que l’on ne voit qu’en peinture ou dans des films, il les avait en face de lui. La nature fait bien les choses. Admiratif, et aussi légèrement abasourdi, il s’assit en tailleur, observant les lieux d’un œil émerveillé. Sans dire un mot, la sauvage se jeta dans le petit lac, arrachant un sourire à celui qui la suivait. Il se releva lentement et ôta son haut de lin bleu à moitié déchiré, ainsi que son pantalon de même matière et couleur, déposant les deux au sol négligemment. Uniquement vêtu, désormais, d’un boxer noir serré, le démon prit un peu d’élan, sautant en bombe pour s’assurer d’éclabousser Tala plus bas.

« Tu viens souvent ici ? » Demanda l’homme, curieux. « Avec les loups ? »

Ce lieu avait tout de l’endroit que l’on prend pour se ressourcer, pour réfléchir seul. Le simple fait qu’elle l’ait amené ici honorait grandement Stephen, qui se garderait d’y revenir sans son accord. Cette vie était vraiment des plus libres qui soient, mais l’ennui ne venait-il jamais, à côtoyer uniquement les loups et autre faune de la forêt ? L’homme lui-même trouvait la ville ennuyeuse, mais elle lui manquait parfois lorsqu’il se trouvait seul et loin. Peut-être est on toujours destiné à regretter sa mère patrie ?

« Tu ne t’ennuies jamais ici ? La seule de ton espèce dans cette forêt? » Questionna-t-il. « Je n'ai pas oublié ma promesse, tu auras ce que tu désirais. »
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« Répondre #12 le: Septembre 21, 2012, 05:58:40 »

Tala avait sourit face à la réaction du démon. Elle avait eut exactement la même lorsqu'elle avait découvert cet endroit. Dans ses souvenirs, elle devait avoir environ 8 ou 9 ans. Cet endroit avait été pour elle une sorte de paradis, un monde connu d'elle seule où elle venait souvent réfléchir ou tout simplement se détendre et profiter des merveilles de la nature. Tout était différent ici, même l'air semblait plus pure, presque parfumée, sucrée. Nul part ailleurs elle n'avait connu de pareil endroit. Elle y passait parfois des jours entiers sans bouger, à nager, dormir ou observer l'eau couler et les poissons argentés. Elle y avait amené Stephen parce qu'elle avait finit par se résigner à voir qu'il n'avait aucune mauvaise intention envers elle, et qu'il était une personne qui saurait apprécier ce lieu à sa juste valeur. Car il semblait, lui aussi, sensible aux beautés de la nature.
Amusée, elle le vit se débarrasser de ses vêtements pour venir la rejoindre. Elle ne put s'empêcher de rire doucement lorsqu'il l'éclaboussa dans un plongeon plutôt grotesque. La demoiselle avait l'habitude de masquer plus ou moins ce qu'elle était et surtout ses sentiments. Lentement, elle se déridait face à lui, consciente qu'il ne servirait plus à rien de paraître dure et sévère alors qu'elle ne l'était pas. Elle lui avait malgré elle prouvé en changeant d'avis et en l'empêchant de s'en prendre aux soldats.

Le démon lui demanda si elle venait souvent ici avec sa meute. Elle secoua négativement de la tête, passant ses mains dans sa chevelure trempée.

- Je viens toujours seule. On ne peut pas dire qu'Otaktay et les autres apprécient l'eau.

Elle souriait sans effusion. Un simple sourire, discret mais sincère. Cet endroit la calmait et l'apaisait, et tout son coté naturel et doux ressortait plus que d’ordinaire. Elle était comme ça, complètement liée à la nature et à son comportement. La preuve en était qu'il ne valait mieux pas l'agacer les jours d'orage car elle était souvent d'une humeur massacrante dans ces moments là.
Stephen lui posa une autre question, s'inquiétant de savoir si elle ne s'ennuyait pas parmi les loups, étant la seule de race humaine. Tala haussa les épaules :

- Je me considère véritablement comme une louve, et un loup ne s'ennuie jamais, c'est sa façon de vivre. J'ai presque toujours vécu ainsi et pour tout avouer, la vie des humains ne me manque absolument pas. Bien au contraire.

Il avait également annoncé qu'il tiendrait sa promesse, celle de faire d'elle, enfin, une véritable louve. Enfin davantage qu'elle ne l'était à présent tout du moins. Elle mentirait en disant qu'elle n'était pas impatiente que ce moment arrive mais ne le montrait pas et préférait se montrer patiente. Il agirait le moment venu.
En attendant, elle l'éclaboussa à son tour et se jeta pour lui pour faire mine de le noyer. Elle n'avait encore jamais joué avec quelqu'un d'humain (même si Stephen était davantage un démon). Au village, les enfants préféraient la fuir ou l'ignorer et son tuteur était plutôt du genre à travailler toute la journée. La sensation était étrange, et plutôt agréable.
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« Répondre #13 le: Septembre 21, 2012, 07:17:14 »

Cet endroit était donc bien le petit jardin secret de Tala. Stephen aussi en avait eut un lorsqu’il était petit. Une vieille usine abandonnée près du quartier industriel de sa ville natale. Rien d’aussi beau que cette nature, paisible et à la fois sauvage, mais l’odeur des dissolvants et les bruits de pas qui retentissaient lorsqu’il s’avançait dans la vieille bâtisse l’avaient toujours apaisé. Il regardait la jeune femme avec un air amusé, son bond dans l’eau ayant eut l’effet escompté. Son petit rire était revigorant, tant parvenir à le décrocher était difficile. D’ailleurs l’américain était encore quelque peu vexé que ses blagues diverses et variées jusqu’à présent aient étés un flop.
 
Stephen n’était pas un spécialiste des loups, mais il comprenait bien que l’ennui ne figurait pas réellement sur la liste des plus grands problèmes de ces animaux. L’absence de plaisirs simples créait l’ennui, et les humains qui se prétendent civilisés aiment s’inventer des besoins qui rendent ces plaisirs naturels fade, créant ce sentiment atroce de vide sur le long terme. Le démon aurait décidemment pu rester ici. Nul doute qu’il passerait encore un petit moment en ces lieux, en compagnie de son guide. Le bruit de l’eau était fort mais aussi étrangement apaisant, mêlé à l’agréable bruit de la nature éveillée, quelques gazouillis d’oiseaux et feuilles secouées par le vent ponctuant la mélodie naturelle.

Tala réunissait tout ce qu’appréciait le monstre, un corps sensuel de femme, une aura de confiance et un rapport à la nature pur et réciproque. Difficile donc de ne pas être sous le charme, bien que cette attraction ne soit pas physique, pas seulement, mais aussi spirituelle, tant le mode de vie de cette sauvage le fascinait. Il aurait aimé grandir dans ce lieu, ne pas ressentir l’ennui de rester toujours au même endroit. Elle semblait s’amuser, et c’était bien le principal. Le démon, qui était au final plus un glandeur qu’un machiavélique suppôt des enfers, se plaisait à savourer ce moment de calme, en si charmante compagnie.

Il comprenait cette femme. Elle qui parlait aux loups, qui avait vu la cruauté dont est capable le genre humain, comment se considérer comme de cette race ? La simplicité n’est pas le maître mot dans le règne de cet étrange animal bipède, et sûrement l’assurance d’une vie paisible auprès des animaux n’était elle pas si déplaisante, même sur le long terme. Stephen avait eu beaucoup de facilité à la comprendre, mais bien plus de mal à l’approuver, lui qui pensait comme un terrien typiquement élevé dans une grande ville. Le visage penché en arrière, adossé à quelques pierres au bord de l’eau, il songeait, observant le ciel à travers les feuillages illuminés.

La traitresse l’éclaboussa alors, obstruant sa vision. Elle se jeta sur lui sans la moindre sommation, telle un policier américain, et fit mine d’essayer de le noyer. Enfin elle devait surement sous-estimer sa force et l’effet de surprise provoqué par son assaut. C’est ainsi que Stephen se retrouva la tête sous l’eau, pris de court. Puissamment, il se saisit de Tala par les hanches, la soulevant pour la placer sur son épaule. Avec force, mais sans trop de violence non plus, il releva rapidement ses bras, la jetant dans les airs pour qu’elle retombe dans l’eau.

« Je ne savais pas qu’attaquer en traître était une stratégie de loup ! » Dit-il en ricanant.

Un sourire victorieux vint alors orner ses lèvres alors qu’il posait ses poings contre ses hanches, narguant la jeune femme de son torse musclé. Il le contractait au maximum, comme pour lui faire comprendre qu’elle n’avait aucune chance face à lui. Soufflant un coup, il se jeta sur elle à son tour. Trichant d’une manière qu’il croyait subtile, le démon utilisa son pouvoir pour envoyer une vague de taille anormale vers la fille des loups. La narguant de nouveau d’un sourire amusé, il s’arrêta net.

« Tu n’es pas si dangereuse que ça, mon petit louveteau. » Grogna le monstre.
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Tala
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FicheChalant
« Répondre #14 le: Septembre 21, 2012, 09:01:28 »

Voilà bien longtemps, environ cinq longues années, que Tala n'avait pas côtoyé d'être humain. Comme elle l'avait souligné un peu plus tôt, elle n'en ressentait aucun manque ni regret. Cependant, elle devait bien l'avouer, partager quelques instants humains avec une personne qui, elle le pensait, le méritait n'était pas désagréable. Ce serait mentir que de prétendre n'avoir jamais eu la curiosité de savoir ce qu'elle aurait pu vivre si elle n'avait pas été abandonné parmi les loups. Sans doute aurait-elle été une femme bien différente d'aujourd'hui, même pour ce qui était du caractère. Étais-ce le destin qui l'avait désiré ? Sans doute... la vie n'obéissait à aucune règle cependant. Elle n'était qu'une succession d'évènements. C'était tout du moins l'opinion de Tala.
Elle se rendait compte aujourd'hui à quel point elle avait eu de la chance. Oui... de la chance. La race humaine n'était décidément pas l'être vivant le plus heureux et le plus comblé de la terre bien au contraire. A force de grimper l'échelle de l'évolution, elle avait finit par devenir orgueilleuse et capricieuse à un tel point qu'elle était désormais incapable d'atteindre le bonheur. Dans sa forêt quasi natale, la sauvageonne avait sûrement du connaître bien plus de bonheur qu'un seul homme en toute une vie. Pour la simple raison qu'elle se contentait de peu et de ce que lui offrait la nature.

Tala prenait plaisir à partager cet instant avec Stephen qui avait su, étrangement, endormir sa haine envers la race humaine. Certains humains, ou démons, méritaient sans doute un peu plus de sympathie de sa part. Après tout, il serait stupide de tous les mettre dans le même sacs. Il étaient tous si différents !
Le démon n'était sans doute pas l'être le plus parfait et le plus aimable du monde mais aujourd'hui, ici et maintenant, il s'en approchait aux yeux de Tala. Sans doute en serait-il autrement une fois qu'il aurait quitté ce monde calme et paisible. Pour l'heure, elle se prêtait à un jeu, seule manière qu'elle connaissait pour exprimer son affection envers les hommes. Est-ce qu'une amitié était en train de naître ? Elle n'aurait su le dire. Elle ne savait pas lire dans le coeur des hommes, ni totalement dans leur comportement.

La jeune femme était plutôt contente de son coup il faut dire. Plonger un démon par surprise comme elle l'avait fait ne devait pas être chose commune elle est en tirait une certaine fierté. Mais l'homme eut tôt fait d'obtenir sa petite vengeance. Elle se mit à rire une nouvelle fois, poussant un cri amusé lorsqu'il l'agrippa pour la rejeter dans l'eau telle une brindille. Remontant à la surface, elle rit encore, repoussant les cheveux trempés de devant son visage pour y voir plus clair. Juste à temps pour voir une vague se diriger vers elle et la tremper de nouveau. C'était plutôt bien joué, mais cela relevait un peu de la tricherie, non ? Il lui lança qu'elle n'était pas si dangereuse, la traitant de louveteau. Prenant soudain l'air sournoise, les yeux pétillant de malice, elle répliqua :

- Facile à dire pour un démon. Je ne nie pas le fait que tu me surpasse, mais prends garde à ne pas trop prendre la grosse tête petit Wap O'.

Elle ne lui dirait jamais ce que ce mot signifiait et c'était bien le but recherché. Elle mit ses mains sur ses hanches, le regardant avec un air provocateur. S'il croyait l’impressionner avec ça c'était raté. Difficile à cerner cette sauvageonne. Soudain, le hurlement lointain d'un loup retentit. Tala tourna son regard dans cette direction et fit la moue.

- C'est Otaktay. Il me cherche. Je sens qu'il va me faire la tête toute la soirée...

Elle mit ses mains de chaque coté de sa bouche et poussa à son tour un hurlement, très exactement semblable à une louve ordinaire. Même un loup s'y trompait. Elle venait de le rassurer, lui affirmant qu'elle serait rentrée bientôt. Elle n'avait pas encore envie de rentrer, mais plutôt de profiter encore de la présence de Stephen. Elle lui tendit un demi sourire puis, d'une voix douce et sincère demanda :

- Dis. Tu reviendra me voir un jour ? J'aimerai bien que tu me présente ton monde à ton tour.

Elle était curieuse, c'est vrai, et elle ne le cachait pas. Un village était bien différent d'une grande ville et même si la perspective de s'y rendre l'effrayait un peu, elle avait bien envie de voir à quoi ça ressemblait. A condition, bien sûr, que le démon accepte.
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