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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Quel beau chat ! {Darthestar~Belgrif}  (Lu 1271 fois)
Darthestar
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Darthestar est un être d'un bon mètre 95, et il s'agit surement de l'exemple typique de l'homme torturé par sa nature.

Devenu vampire par le biais d'une bien compliquée histoire, il essayes tant bien que mal de dominer son instincts, mais son combat avec lui même le rend parfois instable et maladroit.

Homme contemplatif, il est avant tout un voyageur et n'use de sa puissance que dans les cas les plus extrêmes, y préférant une certaine forme de sagesse.
« le: Août 03, 2012, 10:58:28 »

Ses jambes tremblotaient un peu après les très nombreux kilomètres qu'il avait parcouru ses derniers jours. Ne s'étant pas accordé de pause, et ne dormant que très peu depuis qu'il avait apprit qu'il approchait des grandes villes, il avait finit sa longue marche en un temps record, atteignant en moins de trois jours ce qui en aurait prit cinq à n'importe qui d'autre. Mais il était en face de son but premier ... Nexus ... Une ville plus grande que tout ce qu'il avait rencontrer, et comportant surement tout ceux dont Aphrodite avait jugé digne de sa protection. Oh déesse, serais-je aussi digne que ceux que vous avez déjà choisis ? Serais-je un homme assez méritant de votre regard pour méritez d'être auprès de vous un jour ?

Ses réflexions portées vers la divinité qui emplissait son coeur, il avanca et prit la grande porte pour pénetrer dans ce monde nouveau. Du bruit, de la foule à n'en plus finir, des visages tous différents, voilà bien des choses qu'il appréciait, un véritable bain de saveur et de douceur. Femme, homme, être particulier, sa nature de plus en plus vampirique aspirait d'elle-même le monde qui l'entourait, comme une morsure dans la terre qui le supportait. Oui il avait pris l'habitude de sentir ce siphon en lui. Oh il savait que ce n'était rien de grave, juste que son corps évoluait avec ce qu'il rencontrait ... Il était l'hérault de sa dame, celui qui apprenait du monde que sa tendre avait créé. Sans pour autant lui faire du mal ! Et d'heures de marche silencieuse dans ces rues ne lui restèrent que quelques minutes

Par contre ce qui lui, lui faisait du mal, c'était ce qu'il pouvait voir au delà des grandes rues ... Les grands axes sont beaux, majestueux, colorés, et dans le fond peu de personnes ne regardent sur le côté, ou veulent y regarder ! Ou même ne pouvait plus, après tout une fois qu'on regarde le soleil on est aveuglé un temps, jusqu'à ce qu'on puisse à nouveau osé le toisé d'un regard impur. En tout cas une chose était sure, c'est qu'alors que le nombre semblait s'amuser dans la ville aux feux colorés, Darthestar restait ébahit face aux ténebres et à la pauvreté qui se trouvait dans les petites rues adjacentes. A croire que chaque chose attirait son contraire.

Il n'avait point eu idée de ce genre de choses en imaginant la ville future où il désirait vivre ... Et cette seule vision restait un grand doute en son coeur. Hésitant il laissa passer un groupe d'enfants joyeux se disputant une friandise, et resta à les regarder jusqu'à ce que la foules les avalent... La joie ... Les rues sales ... Dans un sens il se sentait désireux de vivre comme ces gosses mais il savait qu'il provenait du même milieux que les crèves-la-faims des rues malfamées, et il ne pouvait pas s'empêcher de faire un choix qui le décevrait dans sa perception du monde de cette déesse qu'il aime tant.

Alors que le soleil déclinait doucement il s'approche doucement de ces rues teintés de malheur. Y avançant avec précaution mais sans pour autant témoigner de peur, il se mit à visiter ces lieux de décrépitude. Rien ne lui plaisait là-dedans. Dans un sens il aurait très bien pu être à leurs places, les places de ces pauvres hères qui restaient assis dans les déjections des grands. Ce genre de choses le révoltait profondément, mais dans le fond il ne pouvait rien y faire ... esclavagistes, proxénètes, et maintenant pauvreté ... Est-ce par chance ? En tout cas un petit bruit vient doucement sonner à ses oreilles.

- Maaaaow !

Un chat, un magnifique chat noir et blanc, avec une grosse tâche sur le museau, et qui sent fort le poisson fermenté. Darthestar le regarda avec un doux sourire avant de tendre la main vers lui et de le caresser lentement. Même si il sentait fort, ce matou semblait affectueux, et le vampiroïde le trouvait attendrissant, aussi il tente de le prendre dans ses bras. Encore une fois aucuns soucis ! Comme quoi même dans les pires endroits on trouve des êtres lumineux !

- Eh bah mon gars ! Qu'est-ce qu'il t'arrive t'as plus de quoi manger ? Ou t'as juste envie d'une caresse ?

A moitié gateux face à cette apparition surprenante, il se laisse aller à sa nouvelle bonne humeur et gratouille entre les oreilles le félin odorant. Dans le fond l'arrivée n'est pas si mauvaise !
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Belgrif
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« Répondre #1 le: Août 04, 2012, 01:53:47 »

-T’es fou ! Tu va finir exécuté sur la grande place ! fit le Borgne.
-Et je pourrais alors mesurer l’œuvre de ma vie au nombre de personnes venues me voir pousser mon dernier soupir ! répliqua Belgrif, non sans un petit rire amusé.
-C’est bien c’que j’dis. T’es fou !

Le Terranide vida d’un trait ce qui lui restait de bière, reposa sa chope sur la table avant de s’accouder à cette dernière et de toiser celui qui fut un temps l’un de ses rares complices. Tous deux se trouvaient dans une taverne assez sordide, repaire de fripouilles et autres crapules citadines. L’ambiance y était sombre, enfumée mais joyeuse. Des rires, des éclats de voix par dizaines, l’alcool qui se verse, qui se vide… Là-bas, au fond, on jouait aux cartes, partie forcément animée puisque de l’or était en jeu. Le regard d’émeraude du filou félin était attiré dans cette direction. Mais l’heure n’était pas au jeu, pas à celui-là tout du moins.
 
-Alors ? reprit-il.
-Non, je marche pas. Ce type a au moins cinquante gars rien que pour surveiller son manoir.
-Allons, le Borgne, je t’ai connu plus audacieux. Si t’avais vu toutes les richesses qui n’attendent que nos mains pour s’envoler, t’en aurais encore les yeux pétillants d’excitations.
-J’veux bien te croire mais c’est non, c’est tout. Lui, il a le bras trop long. On dit qu’il a des relations très haut placées.

Belgrif eut une moue réprobatrice. Voilà qui n’arrangeait pas ses affaires. Il comptait sur le Borgne, un type à la fois fiable et efficace. Tant pis, il devrait faire sans. Devinant qu’il était inutile d’insister plus qu’il venait de le faire, il se leva dans un raclement de chaise volontaire, sorte de dernier appel.

-Navré, insista l’autre.
-Pas grave. Portes-toi bien l’ami.
 
Le Terranide s’éloigna en zigzagant entre les tables disposées de façon anarchique. Avant d’atteindre la porte, il dut enjamber quelqu’un d’ivre mort, la routine ici. Sur le seuil, il se retourna. Le Borgne lui fit un signe de main pour lui souhaiter bonne chance. Il le lui rendit, toujours si sûr de lui, puis s’engagea dans l’étroite ruelle. Au dehors, Nexus irradiait encore de la caniculaire chaleur que tout le jour durant un soleil de plomb s’était charger d’abattre sur la vaste cité. Le soleil en question déclinait à présent, se cachant déjà parmi les hauts édifices. Comme pour défier la nuit, il redoublait d’ardeur, enflammant d’or les cieux autant que la pierre. Les ombres s’allongeaient, véritables flaques noirs cernées de lumière. A chaque minute, elles grignotaient toujours un peu plus de terrain. De cette lute naissait une ville tout en clair-obscur. Oui, c’était un soir magnifique qui s’offrait à tant de visages. On put reprocher à Belgrif de ne point prendre une minute pour admirer le spectacle. Mais même lui, désireux de profiter de tout ce que pouvait offrir l’existence, en oubliait ce que depuis maintenant tant de jours il voyait.

De son pas léger, il alla de ruelles en rues, de rues en ruelles, évitant les mendiants et restant sourd à leurs sollicitations. Les prostituées, c’était déjà plus intéressant mais il n’avait pas le temps pour ça non plus. Habillé de façon très ample, on ne voyait de lui que son grand manteau, étoffe assez légère tout de même et de couleur claire pour ne pas mourir de chaud. Sa tête disparaissait presque dans l’ombre du capuchon. Petit personnage qui se voulait anonyme, il évoluait ainsi à travers Nexus. Où le menaient ses pas ? Il avait dans l’idée d’aller dans une autre taverne, plus chic mais plus mafieuse aussi, afin de voir si une âme téméraire était disposée à l’accompagner. Quelques noms lui étaient revenus en mémoire. Chemin faisant, toutefois, une odeur particulière attira son attention. Pourquoi particulière ? Lui dont le nez était si aiguisé il savait reconnaitre bien des senteurs. Le monde olfactif dont l’homme était presque exclus, lui avait la chance de pouvoir le percevoir si bien que celui-ci avait tout autant d’importance que ce que ses yeux lui montraient. Or, cette odeur citée plus tôt, il ne la connaissait pas. Ho, il n’avait pas la prétention de tout connaitre. Mais voilà, cela faisait déjà dix ans qu’il voyageait, dix ans de découverte. Les nouveautés, du coup, s’étaient un peu faites plus rares, raison suffisante pour lui faire faire halte.
 Observant les environs, en quête de l’origine de la dite odeur, il repéra à peu de distance de là un homme en train de caresser un chat. Etait-ce lui ? Belgrif s’avança, les mains dans les poches et l’air de rien. Quand il fut sûr de ne pas se tromper, il n’était alors plus qu’à trois petits mètres de l’inconnu, il s’adressa à lui de sa voix douce et mystérieuse.

-Bien le bonsoir, l’ami. C’est la première fois que je vous vois par-ici. Nouveau à Nexus ?

Le petit chat parfumé à l’odeur forte du poisson sembla s’agiter, n’appréciant guère l’arrivée du grand félin qu’il dût certainement prendre pour un concurrent.
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Darthestar est un être d'un bon mètre 95, et il s'agit surement de l'exemple typique de l'homme torturé par sa nature.

Devenu vampire par le biais d'une bien compliquée histoire, il essayes tant bien que mal de dominer son instincts, mais son combat avec lui même le rend parfois instable et maladroit.

Homme contemplatif, il est avant tout un voyageur et n'use de sa puissance que dans les cas les plus extrêmes, y préférant une certaine forme de sagesse.
« Répondre #2 le: Août 04, 2012, 11:04:43 »

Il jouait doucement avec le chat, ayant complètement oublié ses soucis d'un peu plus tôt. Enfin non il ne les avaient pas oubliés du tout, mais il les avaient jugés plus obscures et donc moins intéressant qu'un temps doux passer auprès de ce très joli félin tâcheté. L'animal quand à lui semblait s'être fait à sa présence et avait tenté une ou deux fois de grimper sur son épaule, chose que Darthestar avait vite empêché, ne voulant pas ne pas pouvoir maitriser cette boule de poils si quelque chose arrivait. De toute manière le félin était sage et ne venait pas lui créer de problèmes, tout au plus il appuyait un peu trop ses griffes dans son manteau, parvenant alors à piquer la chair qui se trouvait normalement à l'abri sous l'épaisse couche du vêtement.

Pourtant il sentit le petit félin dans ses bras s'agiter au bout d'un moment. Pour il ne savait quels raisons, la chat semblait soudainement moins prompts aux caresses, et il s'agitait un peu pour trouver une place confortable. Des goûts de luxes ? Au vu de l'odeur qui émanait de sa petite personne, non, c'était impossible. Son dernier repas avait surement eu le temps de pourrir avant qu'il n'en fasse son festin, et cela suffisait comme preuve de son manque de raffinement naturel, même si il était d'apparence coquette ! Alors comment cela se faisait-il qu'il soit à ce point gêné soudainement par l'étreinte légère de Darthestar sur son doux pelage ? Tout en essayant de le calmer, le vampiroïde sentit ce qui apparemment devait faire frémir le matou.

Ce devait être ... son grand-frère hein ? Oui on va dire la version grand-frère des chats en tout genres. Il faisait la taille d'un jeune adolescent humain, mais contrairement à ces fainéants son corps semblait forgé et tendue, entrainé à un effort particulier qu'il devait maitrisé à merveille. Ses formes étaient fines, félines, et les zones "nues" de son corps laissaient voir un bien beau pelage d'un noir intense et uniforme, bien différent des tâches étranges de noir et de blanc que possédait le petit matou entre ses bras. Pourtant ce qui l'attérait c'était son visage, purement et entièrement félin ! Il était un terranide de forme très animale, apparement la forme féline, et la plus puissantes des choses qu'il voyait ici était l'impact de ses yeux émeraudes dans le noir des rues sombres dans lesquelles ils étaient.

-Bien le bonsoir, l’ami. C’est la première fois que je vous vois par-ici. Nouveau à Nexus ?

Une voix douce, chantante ... Tant mieux que la carrure du félin lui indiquait qu'il avait affaire à un membre mâle parce que sinon il aurait été bien embêté pour lui donner un corps sexué ! Ecoutant avec un certain sourire le miaulement de l'étrange Terranide qui était venu l'apostropher, il lui adressa un signe de tête léger alors qu'il calmait le matou odorant dans ses bras, puis une fois que le félin cessa de s'agiter, surement rassuré de se voir toujours accepter malgré l'arrivé du très grand chat. Alors le vampiroïde s'exprima d'une voix assez chantante, mais bien moins capable d'embrouiller les autres quand au sexe de l'interlocuteur.

- Bonsoir à vous l'ami ! sourit doucement quand l'homme réagit à sa phrase. Oui je suis nouveau à Nexus, mais il est difficile de reconnaitre tout les voyageurs qui passent ! Êtes vous un grand connaisseur ou un curieux avec un très bon instinct ?

Etant, pour l'instant, agenouillé en partie avec le chaton dans les bras, il se redresse en laissant le minou remonter sur son épaule, afin qu'il s'y perche. Une fois debout, la situation s'inverse, Darthestar gouvernant alors le petit félin de plusieurs dizaines de centimètres. Pourtant le vampire semble toujours regarder le terranide avec respect, chose peu commune chez les humains de Terra. Autre preuve qu'il doit provenir de bien au delà de la capitale, des bordels et des esclavagistes. Il traite le félinn comme son égal et cela dois se sentir.

- Dites moi, pourquoi un Terranide prend le risque de venir à ma rencontre aussi simplement sans me connaitre ? Je pourrais être un piège avec un joli appât en son sein.

Liant gestes et paroles, il étoffe son idée en venant gratouiller entre les oreilles du dit appât qui ronronne comme un bien heureux sur les larges épaules de son nouveau compagnon. Pour sur sa question est du domaine de la simple curiosité plus que de l'éventualité, mais le vampiroïde semble assez surpris de sa rencontre pour oser quelques figures de rhétorique. Malgré tout, il n'en dégage aucune animosité, juste une certaine joie, s'exprimant par un sourire doux éclairant le visage caché par les ténebres des crépuscules, et l'ombre du chapeau.
« Dernière édition: Août 05, 2012, 11:44:49 par Darthestar » Journalisée


Belgrif
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« Répondre #3 le: Août 05, 2012, 11:16:39 »

Belgrif était resté dans l’ombre de la ruelle, immobile, silencieux. Même le large habit qui le couvrait ondulait à peine sous le souffle paresseux d’un vent trop tiède pour apporter une fraicheur qu’attendaient tant de citadins. Il écoutait, attentif ; il observait, curieux. L’inconnu, face à lui, était étrange et non pas seulement à cause de son odeur insolite. Combien de voyageurs auraient ainsi prit en affection un matou malodorant, matou que le Terranide connaissait  au demeurant comme étant un habitué du marché ? Pas beaucoup, assurément. L’aiguisé regard du félin détaillait l’homme en quête de quelque chose d’aussi unique que la senteur qui l’avait attiré ici. Mais en vain pour l’instant. Non que l’humain soit banal, loin de là, il y avait dans ses traits ce qu’il fallait pour retenir l’attention, pour le distinguer de l’anonyme foule. Or, ici, à Nexus, on pouvait apercevoir tant d’étrangetés visuelles, tant de cas uniques d’apparences, qu’il devenait difficile, voir impossible, de s’illustrer plus que les autres. En un sens, c’était mieux ainsi. La curiosité insatisfaite du mage-voleur allait le pousser plus avant en paroles.

Les répliques de l’inconnu firent naitre sur son sombre visage un fin sourire, tout en malice. Il eut aussi un petit rire, comme un doux murmure, qui traduisait un sentiment d’amusement. Il garda le silence jusqu’à ce que l’autre ait lâché ses derniers mots avant de répondre en ces termes et de sa voix de velours.

-Ni l’un, ni l’autre. Quand on veut une réponse, on pose une question. Vous m’auriez répondu que non, j’aurais alors feint la surprise, voilà tout. Quand aux pièges, j’en ris. On m’en a tendu tant que j’en ai perdu le compte. Les chasseurs d’esclaves manquent pour la plupart cruellement d’inventivité. C’est presque lassant. Nexus n’est pas si dangereuse que ça pour qui sait faire preuve d’esprit.

Belgrif n’avait pas une petite estime de lui-même, on pouvait le deviner. Mais ce n’était là en fin de compte qu’un trait de caractère typique des félins : la fierté. Il reprit, légèrement plus fort, d’un ton plus énergique.  C’était en ces occasions que sa voix adoptait un timbre plus grave et devenait plus masculine, ne laissant plus vraiment de place au doute même si ce n’était pas pour autant d’une évidence frappante.

-Point de mépris dans les yeux ? Vous, vous venez de loin. Je ne sens pas en votre personne les coutumes de cette cité ou de sa région. Vous préférez les ruelles sordides aux grandes avenues, les chats errants à ce que certains appellent la digne compagnie. Vous n’êtes pas banal. Il y a, non loin d’ici, une taverne fort agréable. Pourquoi ne point nous y rendre ? Vous y trouverez une fraicheur salvatrice, de quoi étancher votre soif et puis, nous pourrons parler. Hasard vous invite.

Hasard, l’un des nombreux pseudonyme de Belgrif. Il allait de soi qu’il ne pouvait donner son vrai nom à un inconnu. Sa façon de s’exprimer, plutôt soutenue, montrait qu’il était lettré. Lire et écrire, c’était un savoir plutôt rare parmis les nécessiteux, les vagabonds ou, d’une façon générale, parmi la plèbe. Le Terranide n’avait pour l’instant rien dit de l’odeur. Cela viendrait en temps et en heure.
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Darthestar
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Darthestar est un être d'un bon mètre 95, et il s'agit surement de l'exemple typique de l'homme torturé par sa nature.

Devenu vampire par le biais d'une bien compliquée histoire, il essayes tant bien que mal de dominer son instincts, mais son combat avec lui même le rend parfois instable et maladroit.

Homme contemplatif, il est avant tout un voyageur et n'use de sa puissance que dans les cas les plus extrêmes, y préférant une certaine forme de sagesse.
« Répondre #4 le: Août 06, 2012, 12:48:31 »

Le grand félin avait apparemment une phobie classique des animaux des nuits, en cela qu'il ne s'était pas tenter à une approche trop direct, ayant préféré garder autour de lui les ombres comme un grand manteau de sûreté. Alors que Darthestar lui parlait, il semblait le détailler de haut en bas, comme un élément spécial du décor. Dans le fond l'idée était amusante et plaisante de se savoir un peu particulier pour un habitué de la ville, comme quoi il avait une manière de faire qui devait relativement sortir de l'ordinaire. Mais après tout ne s'était-il pas dis lui même que peu de gens se serait intéressée aux ruelles extérieurs aux grands axes ? Dans le fond, il avait dés le départ agit singulièrement ...

Lorsqu'il clot sa bouche dans un sourire satisfait, il remarque que le gros félin à de lui-même prit un air malicieux et amusant, de ce genre de mimique qui rendent les êtres humains gateux de leurs chats. Le petits sifllement qui pouvait s'apparenté à un rire était lui par contre très étrange et un peu inquiétant aux oreilles du vampiroïde, même si Darthestar sentait que ce n'était pas l'effet voulu. Ce fut très vite pourtant que le félin cessa son amusement pour répondre à son interlocuteur, toujours avec sa voix si androgyne et particulière. Apparemment cette voix avait d'ailleur le don de faire réagir le félin parcourant les épaules du vampire, celui ci se hérissant dés qu'il l'entendait, semblant alors immédiatement plus tendu. Un chat réagissant à une panthère ...

-Ni l’un, ni l’autre. Quand on veut une réponse, on pose une question. Vous m’auriez répondu que non, j’aurais alors feint la surprise, voilà tout. Quand aux pièges, j’en ris. On m’en a tendu tant que j’en ai perdu le compte. Les chasseurs d’esclaves manquent pour la plupart cruellement d’inventivité. C’est presque lassant. Nexus n’est pas si dangereuse que ça pour qui sait faire preuve d’esprit.

Même si il sentait un très grande fierté et un orgeuil sans faille chez le matou géant, il trouvait très sympathique cet homme qui avait le don de tourner en dérision les esclavagistes en tout genre. Lui même les détestait profondément et de trouver un terranide qui en ai ouvertement pas peur était une chose vraiment appréciable pour le vampiroïde. Son visage s'éclaira d'un sourire radieux.

- Par ces mots vous me rassurez. Les esclavagistes et les proxénètes usant de toute une race pour leurs profits m'ont toujours vu la plus grande des haines ! De les savoir aussi bêtes et prévisibles que vous semblez me les décrire est un soulagement pour quelqu'un qui s'inquiète pour la destiné de certaine personne rencontrée durant sa courte vie !

Le matou semblait le fixé durant cette petite expliaction de sa personne. En effet le vampiroïde avait pris pour habitude d'agir en des chemins détournés pour pouvoir parler de lui-même, ne souhaitant de moins en moins être apparenté à Balthazar. L'un comme l'autre il se séparait peu à peu. Balthazar restait très innocent, Darthestar comprenait de mieux en mieux le monde de sa déesse adorée ! En tout cas le félin ne semblait pas en être particulièrement réactif, néanmoins il reprit d'une voix bien plus masculine que les précédentes, permettant enfin de trouver en lui un mâle et peut-être pas un félin chatré:

-Point de mépris dans les yeux ? Vous, vous venez de loin. Je ne sens pas en votre personne les coutumes de cette cité ou de sa région. Vous préférez les ruelles sordides aux grandes avenues, les chats errants à ce que certains appellent la digne compagnie. Vous n’êtes pas banal. Il y a, non loin d’ici, une taverne fort agréable. Pourquoi ne point nous y rendre ? Vous y trouverez une fraicheur salvatrice, de quoi étancher votre soif et puis, nous pourrons parler. Hasard vous invite.

Oui il préférait ce matou à la compagnie d'autrui actuellement ... Même si il puait à un point insoutenable par moment, car ce matou ne devait pas se gêné quand à l'expulsion de certains gazs, il le préférait aux têtes de grands ducs qui se baladaient dans les rues avoisinantes. Au moins ce félin semblait simple et moins dur à supporter que ces gens emplis de suffisances et d'indignes fiertés, se baladant avec un terranide en laisse pour lui servir de porte-bagages ou de faire valoir. La proposition quand à elle était certes intéressante mais restait dangereuse pour le vampiroïde. Il n'était certes pas un piège pour les terranide, mais le terranide pouvait être un piège pour les êtres un peu imprudent qui osaient s'aventurer dans les ruelles sombres de la cité-état. Pourtant Darthestar avait quelques éléments pour lui et de suivre le chat ne devrait pas le mettre dans des situations compliquées ou irréversibles. Aussi prend-il doucement le félin sur ses épaules, puis il le pose à terre avant de répondre d'une voix simple.

-Eh bien Hasard, je vous suis ! Votre proposition me semble bien plus agréable que de rester dans cette ruelle, debout au milieu d'une chaleur peu plaisante même la nuit quasiment tombée. Je vous laisse me montrer le chemin !

Souriant, il attendra tranquillement que le félin sus-nommé avance, puis il lui emboitera le pas avace une célérité certaine. Le vampiroïde semble malgré tout naturellement habitué aux rues sombres et noires qui effraient tant de civils normaux, et apparemment il ne trouve pas meilleur position actuellement que de suivre en souriant Hasard, le petit félin odorant le suivant à toute vitesse, l'un comme l'autre semblant s'être adopté.
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FicheChalant
« Répondre #5 le: Août 07, 2012, 08:10:28 »

-Suivez le guide, répondit simplement Belgrif ou plutôt, Hasard.

Après avoir eu l’un de ses fins sourires plains de malice, il fit volte-face et s’en alla d’un pas vif par où il était venu. L’inconnu pouvait désormais se faire une bonne idée de la spontanéité du Terranide. Il fallait en effait ne pas être gouverné par la timidité pour inviter de la sorte quelqu’un dont on ignorait tout. De l’avis du félin, la vie était faite d’opportunités qu’il fallait savoir saisir. Cette rencontre en était-elle une ? Il n’aurait sut le dire. Pour l’heure, seule sa curiosité le motivait à agir ainsi. Il voulait juste savoir qui était cette personne, quelle était cette odeur. Après, et bien il aviserait. Inutile de prévoir plus que les quelques minutes à venir car c’aurait été perdre son temps en s’exposant justement à l’imprévisible. Il était donc spontané mais sa réputation affirmait d’avantage. On le disait téméraire, imprudent, voir carrément  suicidaire. Il y avait sans doute du vrai dans tout cela mais n’exagérons rien. Si Belgrif était vraiment suicidaire, il ne serait plus de ce monde depuis bien longtemps. Il savait prendre des précautions. Il en prenait tout le temps en fait, même si ça ne se voyait pas toujours. Pour preuve : n’avait-il pas gardé un minimum de distance avec l’inconnu ? Et maintenant qu’il lui tournait le dos, ne tendait-il pas l’oreille pour surveiller son pas ? C’était ça tout le paradoxe en lui : être fou pour aller sciemment vers le danger, mais être lucide quand il s’agissait de le négocier.

Belgrif était bien un habitué de Nexus. Enfin, disons plutôt qu’on pouvait commencer à le considérer comme tel. Il n’habitait pas dans la vaste citée. Il n’habitait nulle part et n’habiterait jamais quelque part, à moins bien sûr qu’il change sa façon de vivre. Rien ne le retenait en ville. Il pouvait partir d’un coup de tête et un jour, peut-être proche qui sait, il le ferait. La seule chose qui le faisait rester, c’était l’intérêt qu’il éprouvait pour Nexus. Elle était grande, il y avait tant de chose à faire ici, tant de chose à voler, tant d’exploits à accomplir, tant de risques à découvrir. Alors voilà, depuis les deux mois de sa venue, il ne s’était toujours pas lassé. Résultat, certains quartiers lui devenaient très familier, comme celui qu’il arpentait actuellement. On pouvait le deviner à sa démarche sûre qu’il savait où il allait. Pourtant, dans ce dédale tortueux de ruelles, d’impasses et de carrefours biscornus, il aurait été aisé de se perdre. Ici, dans l’obscurité qui commençait à dominer, se côtoyait crime et pauvreté. Des senteurs peu appétissantes émanaient de certains recoins. Par là, on reconnaissait le parfum de l’urine, par-ici celui d’une charogne. La chaleur n’arrangeait rien, faisant pourir et fermenter bien des choses.

Hasard hâtait parfois le pas, son odorat plus fin n’étant que plus facilement incommodé. Chemin faisant, il nota la façon de se mouvoir de l’inconnu qu’il guidait. Celui-ci était loin d’être maladroit, d’après ce qu’il entendait. Il ne faisait vraiment pas penser à un vulgaire paysan sortit de sa campagne. D’où venait-il ? Tout l’intérêt, c’était de le découvrir. Mais chaque chose en son temps. Ce fut avec un certain soulagement qu’il entendit la rumeur étouffée de la taverne alors qu’il tournait une énième fois au coin d’une ruelle.

-Nous y voilà. Ne cherchez point l’enseigne. D’après ce que j’ai entendu dire, elle se serait envolée une nuit pour ne jamais revenir. Le tenancier, plutôt que de la remplacer, a adapté le nom de la taverne en conséquence. Nous voici à « L’Enseigne Perdue. »

Belgrif, en vérité, ne croyait pas un mot de cette fable qu’il supposait inventée de toute pièce. S’il n’y avait pas d’enseigne, c’était surtout pour rendre l’établissement plus discret car nombre de tractations mafieuses s’y déroulaient. Sitôt la porte passée, le bruit se fit plus présent, mais ce n’était pas pour autant un vacarme. L’endroit était en fait plutôt bien tenu. Ni sale, ni mal éclairé, il y planait comme annoncé une agréable fraicheur qu’on devait à d’épais murs de pierre. L’ambiance, au premier regard, était joyeuse, décontractée, mais aussi, mystérieuse. On devinait d’autres pièces, plus discrètes, dans le fond. Pour l’instant, restons-en à la grande salle. Dans un coin, un barde faisait profiter de ses talents musicaux à la clientèle. Il jouait fort bien de la flute, sans toutefois trop s’imposer. Sa mélodie assez lente se glissait en bruit de fond. Devant lui, il avait déposé son couvre-chef pour y recueillir les pièces qu’on avait bien voulu y déposer. Le tenancier était là, derrière son comptoir. C’était un homme de grande taille et tout en nerf. Deux demoiselles, fort jolies au demeurant, assuraient le service.     
 
Belgrif porta son dévolu sur une table libre bordant l’un des murs. Il invita son compagnon du moment à prendre place et constata en cette occasion que le petit chat tacheté était toujours là.

-Diable. On dirait qu’il vous a adopté. Pourtant, je le sais d’ordinaire moins sociable. Enfin, c’est l’impression que j’ai eu de lui en le voyant sur le marché. Alors, qu’allez-vous prendre ? La bière est excellente. Mais il y a plus fort si le cœur vous en dit.
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Darthestar est un être d'un bon mètre 95, et il s'agit surement de l'exemple typique de l'homme torturé par sa nature.

Devenu vampire par le biais d'une bien compliquée histoire, il essayes tant bien que mal de dominer son instincts, mais son combat avec lui même le rend parfois instable et maladroit.

Homme contemplatif, il est avant tout un voyageur et n'use de sa puissance que dans les cas les plus extrêmes, y préférant une certaine forme de sagesse.
« Répondre #6 le: Août 08, 2012, 01:46:37 »

Le terranide lors de sa proposition offrait une vue de lui fière et audacieuse. Qui donc aurait invité un inconnu se complaisant dans les miasmes et la pauvreté à boire une chopine dans une taverne ? Personne d'assez sain d'esprit ou trop peu confiant en ses capacités ! Rajoutez à cela le fait que ce n'était point un humain mais un semi-animal qui proposais cela, et vous comprendrez vite que les actions de cette personne était presque propre à la folie. Enfin, Darthestar trouvait ainsi plaisant la vue de cet homme qui n'était pas éffrayé par un potentiel danger, d'où son accord pour le suivre.

- Suivez le guide !

Il sourit d'un air malicieux convenant parfaitement au physique félin avant de se retourner et de partir sans attendre dans les rues sombres des bas-fonds de Nexus. Le vampiroïde ne voulant en aucuns cas rester en marge, il lui emboita le pas vivement, trouvant un rythme convenable en se calcant sur celui de Hasard. Apparemment le félin était très agile et rapide pour sa taille, et le vampiroïde ne tenait sa constante présence auprès de lui qu'à sa taille bien supérieur et ses foulées de voyageur aguerri. Dans le fond il aurait surement pu se tenir bien plus près de lui et sans forcer si il n'avait point marcher toute la journée, mais après tout les mètres qu'il s'était enfiler sous le soleil de plomb, il fallait avouer que ses jambes n'étaient absolument plus en état de tenir une marche un peu plus cadencée que celle que lui proposait le terranide chat !

La marche dans les ruelles et les passages sombres de la cité fut instinctive, rapide, efficace. Son guide faisait preuve d'une connaissance sans faille du chemin qui les mèneraient directement à la taverne qu'il souhaitait lui présenter, prouvant par là sa connaissance surement experte du domaine le plus insalubre de la cité-État. Malgré tout le félin devait surement froncer de la truffe à certains passages mal négociés, l'odeur d'urine et de crevures semblait alors provenir de partout, tant les dalles et les murs devait en être imprégnés. Comme quoi, grâce à son guide il avait toutes ses chances d'arriver entier à la taverne, autant cette idée semblait compromise si l'on considérait les traces laissées un peu partout sur les chemins. Normalement un non-habitué ne devait pas supporter longtemps les odeurs du coin, et encore moins le traitement qui lui serait attribué si il avait le malheur de trainer trop longtemps au mauvais endroit ...

Évitant plusieurs fois une poubelle éventrée au sol ou une flaque d'urine malgré la quasi pénombre, Darthestar regardait la silhouette du terranide face à lui, tout en écoutant les bruits de la rue. Celle des chats errants et des engueulades, celle des hommes qui déguobille et des hommes malades. La symphonie maxima de la pauvreté et de l'avilissement naturel accepté en toute franchise. Il ne pouvait pas dire qu'il n'aimait pas ce monde franc ... En faite il l'aimait même bien plus que tout ce qu'il avait pu voir dans les grandes rues pleines de faux semblant et de préjugés. En tout cas le terranide se retourna soudainement à côté d'une porte noir renfoncée, d'où s'échappait un bruit étouffé de cohue.

-Nous y voilà. Ne cherchez point l’enseigne. D’après ce que j’ai entendu dire, elle se serait envolée une nuit pour ne jamais revenir. Le tenancier, plutôt que de la remplacer, a adapté le nom de la taverne en conséquence. Nous voici à « L’Enseigne Perdue. »

- Si je peux me permettre un avis, envolée est un mot faible pour voler ! A moins que sa disparition n'arrange le tenancier de la taverne, où qu'à l'époque il n'ai plus eu assez de sou pour se permettre le luxe d'en retrouver une autre. Enfin entrons.

Il lui sourit en disant ces mots et suivit le grand félin alors que celui-ci s'engageait dans l'entrée de la taverne. Lui ayant ouvert la porte, il lui permit alors la vision de la bien singulière taverne. Celle-ci était bien moins malfamée que les rues qui l'avoisinaient, et il faisait bon en ce lieu. La lumière était certaine, loin d'être glauque, et le lieu était frais à souhait, sans pour autant être humide, comme le sont typiquement les tavernes en pierres larges. EN somme la taverne était telle que Hasard l'avait décrite, agréable à vivre et vraiment parfaite pour partager une boisson afin de discuter de leur singulière rencontre. Bon les voix étaient assez forte et couvraient le pauvre musicien, mais cela était de toutes manières communs à toutes les tavernes qu'il ai pu visiter aussi ne releva-t'il cette particularité.

Toujours écoutant l'instinct du félin, Darthestar prit place en face de lui sur la table que ce dernier avait choisit. Une fois installé, la chat tacheté qui se faisait toujours aussi discret lui sauta sur les guiboles et vint tranquillement se rouler en boule sur ses cuisses, en accentuant bien ses ronronnements afin de faire preuve de sa présence sur ses jambes. À vrai dire son poids seul suffisait mais le vampiroïde se sentait bien trop attendri par l'animal pour oser le contrarier, et bien loin de le chasser ou de le mettre autre part il se mit à le caresser alors que le plus gros des matous se mit à lui parler:

-Diable. On dirait qu’il vous a adopté. Pourtant, je le sais d’ordinaire moins sociable. Enfin, c’est l’impression que j’ai eu de lui en le voyant sur le marché. Alors, qu’allez-vous prendre ? La bière est excellente. Mais il y a plus fort si le cœur vous en dit ?

La proposition était simple, courtoise, et Darthestar le savait bien. Tournant la tête vers le bar il regarda vite fait les bouteilles qu'il pouvait y apercevoir, puis revant à Hasard il lui sourit doucement avant de répondre de sa voix simple et uniforme :

-Eh bien je pense qu'une bière est le choix le plus sage me connaissant, aussi allons y pour une pinte classique !

La situation dans laquelle il se retrouvait l'amusait beaucoup à vrai dire ! Il se trouvait ici face à un inconnu, dans un lieu que très peu de nexusiens devait connaitre et qu'encore moins aurait désiré trouver, pour partager un peu d'alcool et une discussion basée uniquement sur la curiosité de l'un envers l'autre. Il faut dire que le vampiroïde commençait vraiment à se trouver dans des situations toutes plus étranges les unes que les autres, mais il faut dire qu'encore une fois il rencontrait quelqu'un qui avait eu le don d'éveiller des questions en lui. D'ailleurs cela devait être réciproque vu que le matou qui devait, même si audacieux, être prudent, avait choisit de le mener si loin à l'intérieur de ses rues qui semblait lui être familière, et ce juste pour partager une pinte au frais. Enfin cela était selon la version officielle. Darthestar n'était pas Balthazar, et là où le vampiroïde avait encore le don de se servir de sa tête, Balthazar lui ne faisait jamais un seul effort et disait "amen" à tout et n'importe qui.

L'ambiance était à la parlotte autour de lui, à tel point qu'on voyait clairement le musicien commencer à perdre patience. Il avait laisser le terranide prendre les commandes, vu qu'il devait être un habitué du coin, et avait observer la scène de loin en attendant que le terranide soit de nouveau présent pour lui. Il fallait juste passer une commande, faire un clin d'oeil et reprendre, mais c'était le temps suffisant à Darthestar pour qu'il puisse remarquer certaine choses. D'abors les salles du fond, cachées par de grands draps, ressemblant bien évidemment à des succursales pour les grands invités, ou plus particulièrement pour des magouilles de bas-fond. Ensuite les quelques tables excentrées, où quelques mystères et quelques échanges étranges se faisaient, prouvant par là que la salle ne devait pas non plus être des plus "propres" quand aux affaires proposées en option. Enfin Il commença lui même à rentrer dans cette atmosphère particulière... Une atmosphère mystérieuse, interdite, où l'on  ne dit pas tout ... Il était entré dans le domaine du terranide, celui du demi-mot, du secret faussement révélé.

- C'est endroit est particulier, mais je commence à comprendre pourquoi vous m'avez mener ici Hasard. Étrange nom d'ailleurs, même pour un terranide, est-ce un pseudonyme ? Alors notre rencontre est joliment dû au hasard.

Il sourit en s'exprimant ainsi, appréciant de jouer sur les mots, tel un équilibriste. Dans le fond sa connaissance des lettres, comme pour son interlocuteur, était une fierté et il aimait faire preuve de sa langue fraichement sauvée du bégaiement incessant de Balthazar.

- Alors dites moi sur quel piste voulez vous engager notre conversations ?
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Belgrif
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« Répondre #7 le: Août 09, 2012, 11:40:57 »

Ho oui, Belgrif était connu en ces murs. On savait de quoi il était capable. Il n’était ni le plus puissant, ni le plus habile, mais il était assurément celui qui allait le plus loin, celui qui visait le plus haut. Alors, il suscitait de l’intérêt. Au début, pendant les premiers jours, on avait rit de lui, on l’avait prit pour l’une de ces têtes brûlées assez stupides pour hâter sa propre fin. Mais le voyant revenir après ses premiers coups audacieux en ville, on s’était dit qu’il n’était pas si incapable que ça. Alors on s’était mis à parier de l’or. Réussirait-il son prochain coup ? Le jeu avait été amusant et durait toujours d’ailleurs, même s’il était un peu sur le déclin. Car le chat revenait toujours, si bien qu’on commençait à se dire qu’il faudrait attendre au moins un bon moment avant qu’il se fasse prendre. On le jugeait désormais à sa juste valeur. Résultat, aux yeux de certains, il avait prit beaucoup d’intérêt. Des personnes voulaient lui proposer du travail, des choses à voler, à ramener, contre récompenses bien sûr. D’autres voulaient l’accompagner, l’aider, et ainsi obtenir une partie des gains. Le félin se réservait le droit de refuser dans les deux cas et il refusait souvent d’ailleurs. Il ne faisait que ce qui lui plaisait et il ne s’entourait que de complices convenables. Que signifiait être convenable selon lui ? Alors là, c’était une grande question. Pas sûr que le premier intéressé puisse lui-même vraiment répondre. 

Hasard fit un signe en direction d’une des jeunes femmes assurant le service. Celle-ci s’approcha et il lui passa commande. Il employait pour se faire sa voix ferme, au timbre le plus masculin. Son invité allait peu à peu réaliser que c’était cette façon de parler qu’il usait le plus souvent, réservant la douceur quasi androgyne qu’en des occasions particulières.

-Deux pintes.

La demoiselle s’éloigna en direction du comptoir alors que le chat s’adressait maintenant au musicien tout en sortant une pièce d’or de sa poche et la lançant directement dans le chapeau du barde. Un joli geste, assurément, vu la distance.

-Quelque chose de joyeux.

Voilà le flutiste partit dans un air entrainant alors que le Terranide refaisait face à l’homme qu’il avait conduit ici.

-J’ai beaucoup de noms. Aucun n’est vraiment vrai, ni vraiment faux. Tout dépend de ce qu’on entend par nom en fait. Ici, c’est Hasard. J’aime le hasard. Je trouve qu’il fait bien les choses. Sans lui, tout serait déterminable, calculable. Ce serait si triste, ne trouvez-vous donc pas ? Prévoir, c’est se priver du plaisir de la découverte. Et la découverte, c’est une bonne partie du sel de la vie.

La serveuse revint vite, les deux pintes en main. Elle les déposa sur la table, tout en disant d’une voix fort aimable :

-Voici pour vous. Ce sera tout ?

Mais elle n’apportait visiblement pas que ça. Là, discrètement calé dans son élégant décolleté, au milieu de ses sains, on pouvait deviner un papier plié. C’était discret mais évident pour le regard d’émeraude de Belgrif. Ce message lui était destiné, le geste de la femme le laissait voir car elle lui offrit, l’air de rien, une très belle vue sur sa poitrine. Il eut un sourire, elle aussi. D’un geste toujours aussi adroit, il s’empara du message qu’il déplia d’une griffe sortie pour l’occasion. La lecture fut rapide, tout comme sa réponse.

-Hum, les nouvelles vont vites. J’irais le voir. Ce sera tout.

Il froissa le message qui disparut dans sa poche. Il n’avait rien fait pour dissimuler l’action de son invité. Inversement, il n’avait rien fait non plus pour la mettre en évidence. Il avait agit comme s’il était seul à table. La demoiselle se retira et lui en revint à sa conversation comme si de rien n’était.

-Alors, quel bon vent vous conduit à Nexus ? Qu’espérez-vous y trouver ? Et puis, j’aurais dû le demander en premier, quel nom dois-je mettre sur votre visage ?


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Darthestar
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Devenu vampire par le biais d'une bien compliquée histoire, il essayes tant bien que mal de dominer son instincts, mais son combat avec lui même le rend parfois instable et maladroit.

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« Répondre #8 le: Août 10, 2012, 12:10:30 »

Le félin s'éxecuta vite une fois que Darthestar lui avait fait part de sa décision quand à la boisson qu'il allait prendre, et il héla une des serveuses quelques tables plus loin, alors qu'elle était penchée près d'une table où se jouait une partie de cartes aux mises très élevées. Venant alors vers eux, elle pris la commande que le félin commanda  avec sa voix la plus grave, me laissant comprendre que j'eus un certain privilège plus tôt en l'entendant me "miauler" sa salutation et son appel à la discution. En tout cas deux pintes venait d'être demander à la très charmante serveuse qui repartait immédiatement. Dans le fond Darth' avait pris l'habitude de chercher la nature des gens qu'il rencontrait sur son chemin mais là il ne voyait pas d'attributs particuliers chez la serveuse. Tient ce ne sont que des humaines ? Au vu de ce qu'il avait découvert il se serait plutôt dit qu'il aurait rencontré deux terranides au service, et surement mal payée. Eh bien même pas ...

L'autre geste de son compagnon le fit sourire. On était loin du musicien et la pièce fit un vol parfait jusqu'au chapeau. C'est drole comme le vampiroïde avait l'impression immédiate que le félin lui faisait une véritable présentation de sa personne mais bien plus avec des gestes qu'avec des mots inutiles et souvent non adéquat par rapport à la vérité. En tout cas le félin ayant apparemment finit sa démonstration de qualité et de mise en scène me regarda enfin pour reprendre notre discussion sur l'une de mes paroles précédentes, à savoir mon hésitation sur le pseudonyme de mon camarade de boisson pour ce soir :

-J’ai beaucoup de noms. Aucun n’est vraiment vrai, ni vraiment faux. Tout dépend de ce qu’on entend par nom en fait. Ici, c’est Hasard. J’aime le hasard. Je trouve qu’il fait bien les choses. Sans lui, tout serait déterminable, calculable. Ce serait si triste, ne trouvez-vous donc pas ? Prévoir, c’est se priver du plaisir de la découverte. Et la découverte, c’est une bonne partie du sel de la vie.

- Dans le fond je laisse les choses au hasard mais je fais preuve de prudence, peut-être que prévoir sur un peu loin est un tort, mais ne pas prévoir en est un surement plus dangereux ! Imaginer donc que je n'eusse pas prévu que quelqu'un puisse venir me sortir de mon temps de jeu avec cet animal. Dans ce cas là j'aurais pu agir bien plus méchamment à votre parole, trop surpris pour réfléchir ... Ne croyez vous pas ?

Ce n'étais que rhétorique dans le fond. Je ne cherchais pas à le contredire, mais à bien mieux le connaitre ! Car je doutais que sa belle parole sur le hasard soit entièrement vrai. On ne se laisse porter par le hasard que quand l'on est un débutant en une certaine matière, quand nos compétences ne sont pas assez aiguisées pour être parfaitement fiable. Hors le félin en question ne semblait pas, au vu de son assurance et de sa précédente prestation, faire partie de la catégorie citée un peu plus tôt. Enfin, il ne sut même pas si la fin de sa phrase fut entendue car la serveuse était revenue comme une flèche avec les deux pintes, et les avait posées un peu bruyamment sur la table, celle-ci étant bien remplite et donc assez lourde. Sa voix fut agréable à entendre, même si l'on sentait le côté très professionel de la demande qui suivit:

- Voilà pour vous, ce sera tout ?

Au vu de la position plus que provocante pour la vue du félin, Darthestar se permit un petit sourire en coin qui n'avait rien de vulgaire, étant juste l'expression d'un amusement certain quand à ce que l'on pouvait entendre dans ce "ce sera tout ?" posée innocemment par la serveuse. Il s'étonna par contre de n'avoir pas remarqué le petit bout de papier calé agréablement entre ses deux rondeurs, ce qui mettait évidemment toutes ses théories à l'eau, et il regarda alors l'ingénieux stratagème se poursuivre sous ses yeux étonnés. Oui là il avait été feinté, et il l'aurait surement été beaucoup plus si le félin avait choisit de faire attention quand à sa personne. Au moins c'était la preuve d'une relative confiance, l'oubli de quelqu'un auprès de soi prove que l'on ne craint pas de se prendre un coup de couteau dans son dos par la dite personne.

Apparemment la lecture du petit papier fut rapide et le félin n'en prit pas plus soin que cela, l'écrabouillant dans sa main pour pouvoir la rejeter je ne sais où, sa main ayant disparue de mon champ visuel, autrement dit, sous la table. Durant ce temps la jolie servante attendait sagement, sons plateau contre sa poitrine rebondie, et l'air prête et à l'écoute des futurs instructions qui lui seraient donnée. Ce ne fut pas long avant qu'Hasard lui offre justement ces instructions si importantes, se résumant à un presque mystérieux et cliché :

-Hum, les nouvelles vont vites. J’irais le voir. Ce sera tout.

Apparemment comblée dans sa muette demande la serveuse ne se fit pas plus priée pour partir et retourna à son travail, non sans apparemment communiquée la donnée à une autre personne, qui la renvoyait à une autre un peu plus loin. Ne voulant point s'attarder sur cette chaine, le vampiroïde se retourna vers le grand félin tout en continuant d'asticoter le pelage du plus petit qui ronronnait sur ses jambes.

-Alors, quel bon vent vous conduit à Nexus ? Qu’espérez-vous y trouver ? Et puis, j’aurais dû le demander en premier, quel nom dois-je mettre sur votre visage ?

Du classique en somme, mais le meilleur moyen de démarrer une conversation sérieuse. Darthestar se cala un peu mieux sur son assise en croisant les bras sur son torse d'un geste simple, un petit sourire étant visible en dehors de l'ombre du chapeau particulier du vampiroïde. Sa voix pris une teinte assez grave, teinte que même balth possédiat quand il se mettait à parler de lui-même. La teinte ui sortait naturellement quand il ressassait ses souvenirs:

- Quelques questions rapides à répondre si je survole, et très longue si j'entame de quelques détails. Mon pseudonyme est Darthestar. Ce pseudonyme est celui du voyageur, de celui qui as quitter son foyer au nom d'une passion pour quelqu'un qui le mérite amplement. Ce nom est celui de l'homme qui a choisit de parcourir les routes vers les grandes villes de ce monde pour découvrir l'oeuvre de sa chère et tendre et qui découvre de plus en plus la cruauté qui est faite envers ses agneaux les plus faibles. Mon but est de rejoindre ma déesse, et Nexus en était une étape phare vu que je devais voir de moi-même ce que les hommes ont fait du monde qui leur a été attribué.

Tout en disant cela il se rappelait du marché d'esclaves et de la misère qu'il avait vu en ces rues. Il se souvenait aussi de la terreur de la plupart des terranides faibles qu'il avait rencontré, ainsi que des nombreuses injustices qui s'étaient produite dans les grandes rues alors qu'il marchait pour découvrir le monde nexusien. En faite il ne s'était jamais connu une âme noble, pensant ses gestes de bonté naturel et commun à tous. Il pensait que les équités n'était point si disparates, que la liberté régnait bien plus que l'asservissement, et que le monde voyait des salopards comme des messies apparaitre bien assez souvent pour que les deux parties de la balance se complètent. Quel désillusion cela avait été de découvrir le monde ainsi fait de types immondes et de douces personnes trainées les fers aux pieds.

-... Et j'avoue avoir eut la très mauvaise surprise de découvrir ce monde qu'est celui de Nexus ... Oui je le dit clairement j'ai pris une grosse claque !

Mouais les termes était peut-être un poil euphémisé, mais la conclusion était celle qui convenait ! Ce monde ne lui plaisait pas, et il ne comprenait pas vraiment comment Aphrodite pouvait laissée les choses se poursuivre ainsi. qui sait peut-être était elle incapable d'agir ou était-elle affairée sur une autre partie de ce monde, mais le résultat était là que le monde ne semblait pas à l'égal de ce qu'il devrait être !

- Et vous, qu'est-ce qui vous plait ainsi dans cette cité pour avoir choisit d'y rester et d'y vivre ? Je vois bien que votre monde n'est pas celui de la surface alors parlez franchement ! La surface ne me plait pas assez pour que j'accepte ses moeurs !
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Belgrif
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« Répondre #9 le: Août 10, 2012, 01:53:29 »

Belgrif, presque nonchalant désormais sur sa chaise, s’était mis à écouter son invité tout en sirotant distraitement sa pinte de bière. Il avait en cela le comportement, certes humanisé, du chat qui recherche le confort où qu’il se trouve. Il laissa parler l’homme, ou celui qui semblait être un homme, en conservant le silence. Il ne s’autorisa que quelques réactions, illustrant un certain amusement, mais rien d’excessif ou pouvant être prit désagréablement. Tout au plus pouvait-il intriguercar on ne savait trop ce qui le faisait sourire au fond.

Hasard, sans être la pire des crapules, n’était pas non plus un modèle de bonté, loin de là. Il était en fait, à sa manière, assez détestable car incroyablement égoïste. Le marché aux esclaves, il l’avait vu forcément. Il s’était même amusé à le traverser, à peine plus dissimulé qu’il ne l’était en cette heure. Point d’émotion en son regard quand il croisait ceux de ses semblables enchainés. Pour lui, tout ça n’était qu’un jeu, un jeu cruel peut-être, mais un jeu quand même. C’était un peu une chasse au chat et à la souris. Si la souris ne savait pas se montrer à la hauteur, si elle ne savait pas se donner les moyens de surclasser les chats, alors elle méritait son malheur et ne pouvait que s’en prendre à sa médiocrité. Qu’est-ce que Belgrif avait de plus qu’un autre Terranide ? Rien, absolument rien ! Il se servait de sa tête ? Oui mais les autres n’avaient qu’à faire tout autant. Il maitrisait les arcanes ? Oui, mais les autres n’avaient qu’à les apprendre, comme lui. Il estimait, peut-être à tort, qu’il n’était en rien une exception et que n’importe qui pouvait théoriquement suivre la voie qui était la sienne. Théoriquement… le mot avait de l’importance car en pratique, il se rendait bien compte qu’il était particulier, qu’il avait un truc en plus, cette odace folle qui lui donnait des ailes, ce sens de l’improvisation qui le tirait de toutes les situations… en un mot, un caractère d’exception. Il n’en était que plus fière, que plus détestable de l’avis de certains. Il aurait pu œuvrer pour sa race, s’ériger en une sorte de sauveur. Mais non. Pour lui, seul comptait son plaisir.

-Et bien, enchanté de faire votre connaissance, Darthestar, déclara Hasard, l’homme ayant terminé.

Son ton, pour le coup, tenait presque du théâtre, un brin exagéré dans la nuance des intonations. Il poursuivit ainsi.

-Et oui, le monde est injuste, ni vous, ni moi, ni personne n’y changera rien. C’est, je l’imagine, dans la nature de chacun de profiter de son prochain. Or, trop peu se donne la peine d’échapper à sa nature. Je ne peux que vous inviter, afin de ne point enchainer les désillusions, de ne prendre en considération que votre seule situation. Il fait chaud, vous êtes au frais. Certains on soif, vous avez une bière.

En parlant de bière, le noir matou termina de vider la sienne. Il avait une sacré descente et lui qui au début ne faisait que siroter s’était vite mis à boire franchement. Il avait l’habitude, c’était évident.

-Mes motivations à moi sont, comment dire… particulières. Pour faire simple, je fais ce que je veux. Oui, c’est à peu près ça. Je fais ce que je veux, où je veux, quand je veux. Et il se trouve que j’aime aller là où les autres n’osent le faire ; que j’aime faire ce que les autres n’osent réaliser. Et je suis un pro en la matière.

Une jolie réplique qui voulait à la fois tout et rien dire. Une façon de garder le mystère. Concrètement , le Terranide n’avait pas vraiment répondu, il n’estimait pas devoir le faire plus que ça. Au voyageur de se débrouiller s’il voulait d’avantage assouvir sa curiosité. A vrai dire, il lui suffisait de se lever et d’interroger à peu près n’importe qui dans la taverne pour en savoir plus. La subtilité se trouvait dans le fait que personne n’allait lui donner exactement la même réponse. Quelque part entre le voleur, l’artiste et le fou se trouvait Belgrif..

Un mouvement à l’entrée de la grande salle attira le regard d’émeraude. Deux nouvelles personnes venaient de faire leur apparition, deux Terranides, ça sautait aux yeux. Le premier n’avait que peu d’attributs animaux, mais assez pour que ce soit difficile à cacher. Il était grand, massif et semblait croisé avec un loup. Sa tenue rustique suggérait sa modeste situation sociale. Le second, par effet de contraste, paraissait minuscule. Mais ce n’était pas dû qu’à cela car il était effectivement haut de moins d’un mètre. Beaucoup plus animal, il portait les traits d’une souris ou d’un rongeur du genre. Il semblait si pauvre qu’il n’avait même pas de quoi se chausser et ne se couvrait que d’habits usés jusqu’à la corde. Cet endroit n’étant pas un refuge pour les misérables, on vit l’arrivé de la souris d’un mauvais œil. Sans doute l’aurait-on jeté dehors si elle n’était pas accompagnée par le loup, plus convenable et surtout prêt à cogner fort. Hasard fit la moue quand il croisa le regard des nouveaux, puis il revint à Darthestar.

-Ainsi donc, vous voyagez et Nexus n’est qu’une étape sur votre route. Vous pensez vous y attarder longtemps ? Et où donc se trouve votre point de départ ? Je demande car moi-même, voyez-vous, j’ai pas mal marché depuis cette dernière décennie.
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Darthestar est un être d'un bon mètre 95, et il s'agit surement de l'exemple typique de l'homme torturé par sa nature.

Devenu vampire par le biais d'une bien compliquée histoire, il essayes tant bien que mal de dominer son instincts, mais son combat avec lui même le rend parfois instable et maladroit.

Homme contemplatif, il est avant tout un voyageur et n'use de sa puissance que dans les cas les plus extrêmes, y préférant une certaine forme de sagesse.
« Répondre #10 le: Août 11, 2012, 01:38:57 »

Ce n'était point parce que Darthestar c'était mis à parler qu'il en était devenu moins vigilant. Alors certes, quand les souvenirs lui revenaient, il faisait moins attention à ce qui l'entourait, mais il est resté bien assez aux aguêts pour pouvoir remarquer les mouvements de son félin camarade, ainsi que ses réactions. En tout cas il faisait preuve d'écoute à ses mots, et il ne faignait pas l'intérêt, de cela il en était certain. Ainsi, sa demande de connaissance de l'un et de l'autre était réelle et non pas simulée, ce qui prouvait que le vampiroïde avait du faire assez pour étonné Hasard. Qui sait, peut-être que le félin pensait que ce fameux et tout puissant hasard selon lui l'avait placer sur sa route afin qu'ils discutent ? Darthestar trouvait cette idée un peu bête et superstitieuse mais il n'allait surement pas faire part de ce genre de pensée au félin, car comme dit plus haut, il ne le connaissait pas encore assez pour pouvoir se permettre de le juger aussi rapidement.

Il agissant typiquement comme l'animal qui occupait la moitié de son apparence. Il se plaçait confortablement dans sa chaise, cherchait le meilleur moyen de se placer dessus et avait toujours un air malin sur la bouille. Darthestar le surprit d'ailleurs à sourire par moment, de manière légère, exprimant sa réaction par rapport à l'histoire courte qui lui était contée. Oh il n'y avait rien de désagréable dans ses réactions, ça le vampiroïde pouvait l'affirmer, mais il savait que dans un sens il devait surprendre le terranide par sa manière de pensée, et surement aussi par la façon dont il racontait sa vue de Nexus. Darthestar n'en était pas vraiment sur, mais il soupçonnait également que ses paroles sur le marché des esclaves aient déclencher quelque-chose chez le grand félin, mais fautes de preuves ou de réactions réelle de son interlocuteur attentif, il ne put confirmer sa pensée, ou oublier purement ce doute possiblement idiot.

- Et bien, enchanté de faire votre connaissance, Darthestar.

Étrangemment sa manière de me le dire lui déplut pour la première fois depuis le démarrage de leur conversation. Alors que depuis le début il semblait agir normalement, il venait pour la première fois de parler avec un ton et une manière qui donnait l'impression qu'il jouait sa réplique. En tout cas Darthestar réagit vite à la parole de son hôte, la commisure de ses lèvres allant alors doucement vers le bas, tandis qu'un de ses sourcils se fronce dans une expression de surprise et d'agacement mêlé. Non pas qu'il s'attende à un bienvenu accompagné de banderolles et de cris, mais il considérait que les mots, s'ils ne sont pas porteur de la pensée de quelqu'un, avaient pour meilleure qualité que de rester sur la langue de l'envoyeur. Il ne fit pourtant pas d'autres commentaires que sa réaction faciale et laissa le grand matou poursuivre la discution.

-Et oui, le monde est injuste, ni vous, ni moi, ni personne n’y changera rien. C’est, je l’imagine, dans la nature de chacun de profiter de son prochain. Or, trop peu se donne la peine d’échapper à sa nature. Je ne peux que vous inviter, afin de ne point enchainer les désillusions, de ne prendre en considération que votre seule situation. Il fait chaud, vous êtes au frais. Certains on soif, vous avez une bière.

Une bière qu'il n'avait point encore commencé. La chaleur n'avait jamais été un souci, il voyageait avec un tel attirail que parfois le simple fait de marcher le long des routes suffisait à l'assoifer et l'affamer en quelques dizaines de minutes. Le soleil est de plomb pour l'homme qui ne sais s'en défendre. Il se disait que ce proverbe avait surement une autre tournure pour les terranides poilus de pieds en capes. Quand à ce que lui avait dit le matou, il n'allait pas surenchérir, sur ce point lui et le félin étaient singulièrement différent. Darthestar n'avait jamais pu tenir la souffrance d'autrui, là où Hasard semblait s'en sortit à merveille. Un autre indice sur ce qu'il était capable de faire et d'apprécier ? Surement mais le vampiroïde choisirait le bon moment pour s'enquérir plus du personnage. Il avait la simple et désagréable idée qu'il n'avait pas affaire à un homme de la foule, mais bien quelqu'un de connu. Oh désagréable dans le sens que quand l'on vit près d'un homme qui s'est fait connaitre, les yeux se tournent vers nous, ce qui n'est pas porteur de félicité ... Et quelques regards autres parts dans la salle ne lui avaient pas échappés.

-Mes motivations à moi sont, comment dire… particulières. Pour faire simple, je fais ce que je veux. Oui, c’est à peu près ça. Je fais ce que je veux, où je veux, quand je veux. Et il se trouve que j’aime aller là où les autres n’osent le faire ; que j’aime faire ce que les autres n’osent réaliser. Et je suis un pro en la matière.

Et parler pour ne rien dire. Pleins de gens osent faire des choses que peu d'autres se permettent. Lui même n'avait-il pas oser aller dans les quartiers mals famés uniquement pour sortir du monde luxueux et pourri des grandes rues là où la plus grande partie de la population n'y aurait jamais mis les pieds de peurs de se retrouver dans une impasse, acculée par des malfaiteurs, des malandrins, des racketteurs, ou tout autre mauvaise engeance cherchant profits et cuisses blanches ? Actuellement le matou ne lui disait absolument rien de lui-même et pourtant il se présentait comme quelqu'un au-delà des autres dans un domaine précis. Domaine illégal au vu de ce qui nous entoure. Pas assez de preuve pour en sortir une idée concrete, mais au moins assez pour comprendre peut-être la célébrité de son interlocuteur. Au moins les regards, l'action de notre serveuse, et ses capacités naturelles donnaient du cachet à ses paroles, ne le faisait pas passer pour un simple fanfaronneur en manque d'applaudissements et de félicitation.

Les quelques soupirs et le désintéressement soudain de son collègue au profit de la porte d'entrée lui firent à son tour tourner la tête, même si il restait vigilant au vu du monde qui l'entourait. Deux terranides étaient entrés, Tout deux relativement peu élégant et présentant des vêtements et une caractéristique propre aux esclaves à peine libérés. De gré ou de force d'ailleurs. Il était clair que la salle affectait une grande animosité envers ces nouveaux-venus, mais la présence du massif mi-loup mettait fin à toute discussion, les positions étant claires, quiconque élevant la voix ayant droit alors à une réaction vive de ce qui devait être une sorte de garde du corps pour le fragile terranide souris. Enfin, une fois qu'ils partent de l'entre-baillement pour chercher un lieu pour s'installer, la plupart des occupants retournent à leurs occupations, tels moi et mon camarade de discution :

-Ainsi donc, vous voyagez et Nexus n’est qu’une étape sur votre route. Vous pensez vous y attarder longtemps ? Et où donc se trouve votre point de départ ? Je demande car moi-même, voyez-vous, j’ai pas mal marché depuis cette dernière décennie.

Ses origines hein ? Peu intéressante mais bon ... Il ne pouvait pas faire semblant de ne pas avoir de point de départ se serait insensé. Il soupira un moment, puis prenant une petite inspiration, il prit sa choppe et en prit deux bonnes goulées pour se rafraichir la gorge qui se faisait un peu trop sèche pour reprendre l'histoire. Une fois que la sortie de ses mots fut humectifier, et que sa choppe fut bien stable sur la table il reprit son petit speech:

- Mes origines sont celles d'un petit village dans les terres sauvages ! Je fut un temps chasseur en ces lieux, puis les effets de ce monde m'ont prouvés qu'il était temps pour moi de partir vers d'autres horizons. Je pense rester un temps à Nexus car j'ai besoin de me reposer et de m'informer sur le monde qui nous environne, mais une fois les éléments les plus importants en ma possession, je reprendrais les routes sans attendre, ma mission principale valant pour moi plus que tout l'or du monde.

Il souriait intérieurement, il faisait comme le terranide, il ne disait les choses qu'à moitié ! Dans le fond à quoi bon dire beaucoup quand l'autre ne se mouillait pas ? Le faisant languir un moment il reprend une grande gorgée de bière, montrant une certaine aisance avec la boisson malgré l'exemple fais un peu plus tôt de son manque d'attrait particulier pour les liquides alcoolisés. La choppe vidée d'un bon tiers quand elle revint sur la table, le vampiroïde regarda son hôte et laissa s'exprimer un petit sourire alors qu'il posa les coudes sur la tables, son menton venant alors se poser sur ses mains aux doigts croisés. Ainsi il semblait osculter le terranide chat, le regardait de haut en bas, donnant presque l'impression que ses yeux bleux vifs perçait pour aller voir sous les poils du matou. Ce devait être assez inconfortable.

- Et si nous cessions de tourner autour du pot ? Les secrets sont d'argents, le silence d'or, la vérité de platine. Nous parlons pour ne rien dire par sécurité ou par méfiance, aussi je vous invite à parler franchement désormais, notre petite joute de mystère commençant à devenir fatiguante. Je suppose que de toutes manières la situation actuelle porte à ce que nous cessions les mensonges par omission ! Parlons intelligement mais sans pour autant perdre l'importance des mots. Aussi je pose la première question qui va gêner : Hasard dans quel branche de la filouterie agissez vous ?

Oui ça avait le don d'être direct, ciblé, et potentiellement dangereux alors qu'il n'était surement pa sun habitué du genre ! Plus d'une personne dans cette taverne pouvait l'avoir entendu, et l'aveu de ce genre de chose doit surement avoir le don d'échauffer les esprits. Néanmoins Darthestar gardait sa position, prêt à agir si les choses viraient mal pour lui. Étrangement, le mi-loup qui activait l'animosité de la taverne pouvait très bien prouver à Hasard le mal fondé de sa façon de penser plongée dans un certain égoïsme. Pauvre Hasard:

-Ne vous en faites pas, vous répondez franchement à mes questions et je répondrais franchement aux votres mais si il s'agit de savoir si j'ai violée la chef du village pour avoir ainsi du partir sur les routes !

Bien sur le ton est celui de la plaisanterie quand il dit ces derniers mots !
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Belgrif
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« Répondre #11 le: Août 11, 2012, 11:57:31 »

Le sourire de Belgrif s’élargit lorsqu’on l’invita à être franc. Son expression faciale devint plus sournoise, presque inquiétante. Il eut un autre de ses rires, tout bas, comme un murmure. Ayant présentement un bras posé sur la table afin de s’appuyer quelque peu dessus et d’ainsi participer à la nonchalance de sa posture, son autre bras était laissé libre. Ce fut lui qu’il éleva, portant sa main à hauteur de son regard. Il sortit les griffes de cette main, de belles griffes d’argent, assez longues et fines pour que chacune puisse crever un œil. Le chat était un prédateur, un chasseur, parfois on l’oubliait au détriment de son élégante apparence. Le Terranide sembla plonger dans la contemplation de ses propres griffes. Ce fut alors qu’il répondit de cette voix douce, quasi androgyne. Mais c’était aussi la plus intimidante car malsaine sur les bords.

-Une question gênante ? Non, point du tout. Je suis ce que je suis et je l’assume. Mieux, j’en suis fier. Et si jusqu’à présent mes réponses n’ont pas été claires, c’est qu’il me plaisait juste de conserver ce secret de polichinelle. D’ailleurs, ça m’amuse toujours, voyez-vous. Alors je ne compléterais en rien mes dires. Un autre le fera à ma place puisque votre curiosité se montre si pressée.

Le félin rangea ses griffes pour n’en laisser qu’une seule, celle de son index. Et il pointa cet index sur le Terranide souris fraichement arrivé.

-Toi. Viens donc par ici. De toute façon, tu en meurs  d’envi, fit-il, plus ferme, alors que les autres voix semblaient se raréfier dans la taverne et une partie des regards se tourner vers Hasard et son invité.

La souris ne se fit pas prier. Un observateur attentif aurait déjà remarqué que ce petit individu nourrissait un intérêt particulier envers le chat noir. Peut-être même celui-ci était l’unique raison de sa présence en des murs peu favorable à l’accueillir. Il s’arrêta à proximité de la table de nos deux compères sans toutefois se permettre d’y prendre place. Darthestar et plus encore Belgrif pouvaient maintenant sentir la puanteur corporelle du misérable. Sa dernière douche devait remonter à au moins une semaine et la chaleur du dehors n’arrangeait rien.

-Darthestar est nouveau à Nexus. Expliques-lui qui je suis.

La souris s’exécuta sur le champ de sa petite voix haut perchée. On devinait que c’était un garçon mais il semblait jeune, voir très jeune. Dans ses mots et son regard, ce dernier tourné vers l’homme désormais, il y avait du respect et de l’admiration. Le chat n’avait pas choisit au hasard, contrairement à ce que pouvait laisser croire son pseudonyme.

-C’est Hasard, le prince des voleurs. Il ne s’en prend qu’aux types qui ont plain de fric et de gardes. Il vole les nobles, les militaires et les enfoirés d’esclavagistes. Plus c’est dur et plus ça lui plait. C’est le meilleur !

Belgrif sembla satisfait. Ho, bien sûr, ce n’était là que la vision d’un môme, très incomplètes, mais ce serait suffisant pour l’instant. La souris reporta son regard sur Hasard, semblant attendre autre chose. Le chat soupira, comprenant visiblement de quoi il s’agissait.

-Alors, tu l’as ? se résigna-t-il à demander.

La souris, dont l’une des mains était depuis tout à l’heure enfoncée dans sa poche droite, en sortit avec une grosse chevalière en or portant le blason d’un noble. Le bijou qui devait valoir une petite fortune fut posé sur la table, devant Belgrif qui s’en empara entre deux griffes, comme pour ne pas se salir. Il tourna et retourna l’objet devant son regard d’émeraude avant de le redonner à la souris.

-C’est un faux.
-Oui mais un vrai faux ! protesta l’autre.
-Comment ça ?
-C’est sa vraie bague, je lui ai arraché le doigt avec ! C’est pas ma faute s’il portait un faux ! J’ai fais ce que tu m’as demandé, j’ai réussi !
-Tu mens.

La souris sortit alors un mouchoir crasseux, en partie tâchée de sang. Il le déplia. A l’intérieur, il y avait un morceau de doigt. Un peu surpris, cette fois, le félin observa la chose à distance avant de reprendre.

-Bon, très bien. Puisque tu y tiens tant que ça, tu pourras venir ce soir. Mais va te laver avant.
-Merci Hasard ! Tu verras, tu le regretteras pas !

Tout heureux, la souris s’en alla à vive allure, au grand soulagement de la truffe de Belgrif. Pauvre môme, il n’avait même pas idée des risques qu’il prenait.  Le chat refit face à son invité.

-Satisfait ? A mon tour alors. Si je vous ai accosté dans la rue, ce n’est que pour une raison. En dix ans d’expérience, j’ai découvert bien des odeurs différentes. La votre ne ressemble à rien de tout ça. Vous n’êtes pas sans savoir que nous autres, Terranide, avons des sens plutôt aiguisé. Or l’odeur dit beaucoup de chose, peut-être plus que les images. Je ne vous demanderais pas qui vous êtes mais ce que vous êtes.



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Darthestar est un être d'un bon mètre 95, et il s'agit surement de l'exemple typique de l'homme torturé par sa nature.

Devenu vampire par le biais d'une bien compliquée histoire, il essayes tant bien que mal de dominer son instincts, mais son combat avec lui même le rend parfois instable et maladroit.

Homme contemplatif, il est avant tout un voyageur et n'use de sa puissance que dans les cas les plus extrêmes, y préférant une certaine forme de sagesse.
« Répondre #12 le: Août 11, 2012, 04:02:46 »

La réaction du terranide chat fut claire quand il l'invita à la franchise. Une libération de sa nature profonde ? Un aspect enfin dévoilé de sa vrai personnalité ? En tout cas l'animal devenait inquiétant, pas dans le sens où il représentait un danger pour le vampiroïde, mais bien parce que sa manière d'agir et de faire portait un certain trait malsain désormais. L'éclat de la lumière des bougies et du chandelier cognait sur les griffes que le félin avait sortit. Rien de provoquant dans sa posture, rien d'aggressif, juste un trait particulier pour le théâtre et le jeu. Des mouvements d'artistes, d'acteurs, malgré ma précédente tirade il ne semblait pas sortir de sa posture de poseur. Enfin ce n'était pas le plus important, il reprit de toute manières la discussion de sa voix de chat, androgyne et même si un peu plus étrange, décridibilisant un peu son aspect de "méchant matou" actuel:

-Une question gênante ? Non, point du tout. Je suis ce que je suis et je l’assume. Mieux, j’en suis fier. Et si jusqu’à présent mes réponses n’ont pas été claires, c’est qu’il me plaisait juste de conserver ce secret de polichinelle. D’ailleurs, ça m’amuse toujours, voyez-vous. Alors je ne compléterais en rien mes dires. Un autre le fera à ma place puisque votre curiosité se montre si pressée.

Voix à la limite du mielleux, un ton qui n'avait rien de plaisant et des mots qui encore une fois s'envolait au loin. Au moins il avait la franchise d'avouer son petit jeu et son plaisir à rester dans le secret ! En tout cas tout cela commençait à fatiguer le vampiroïde qui reprit une gorgée de sa boisson alors que le félin rétractait une bonne partie de ses griffes scintillantes, n'én laissant que l'éclat d'une à l'index. Plus auccune présence d'aggressivité donc, il ne faisait vraiment que faire son cinema devant tout le monde. En résumé Darthestar avait affaire à un terranide doué, mais dôté du plus gros égo qu'il n'ai jamais eu l'occasion de côtoyer. Et dire qu'il s'était étonné un peu plus tôt de ne pas le sentir méfiant envers la race humaine !

-Toi. Viens donc par ici. De toute façon, tu en meurs d’envie.

Ce simple appel fit silence dans la quasi totalité de la salle. Il ne lui avait point parler en faisant cela, oh que non. Par contre il avait appeler la source de l'inimitié de beaucoup de personne dans cette taverne. Le petit terranide souris vint immédiatement sur l'ordre de Hasard, nous apportant à moi et mon compagnon les regards de l'entièreté de la salle. Sans éxagérer, nous étions l'élément central de la taverne, et le pauvre chanteur en était complètement oublié, tout commes les importantes discussions qui avaient précédées. En tout cas le petit terranide se pressait, il devait être impatient de trouver son interlocuteur. De mon côté je n'était pas vraiment pour cette intrusion dans notre discussion mais je ne pouvait qu'attendre.

L'arrivée de la souris fut aussi celle d'une puanteur abominable pour moi et surement bien plus pour le félin à mes côtés ! Cette souris, surement un gosse devait vivre dans les égoûts de la ville pour avoir une telle odeur, ou bien il avait passer des journées sans prendre soin de son corps, sous le soleil de plomb perpétuel des derniers jours. En tout cas ce n'était pas loin de lui donner des hauts-le-coeur et Darthestar se recula un peu sur sa chaise pour pouvoir, sans être vexant, respirer un peu d'air pur !

-Darthestar est nouveau à Nexus. Expliques-lui qui je suis.

Décidément mon camarade de boisson aimait les effets de styles. Mais oui quoi de mieux pour flatter l'orgueil qu'obliger autrui à le présenter et ce alors que tout le monde nous regardait. Ce matou, ce n'était plus de l'égo qu'il avait, mais une pure et totale aliénation envers sa personne, à croire qu'il se verrait plus avec un sceptre en main que comme un filou qui se balade dans les rues mal famées et odorantes que semble affecter le terranide souris... Ce dernier d'ailleurs, l'air complètement émerveillé, au comble du bonheur, se tourna vers moi comme si on lui avait offert le plus beau joyau du monde. Rectification d'ailleurs, la plus belle confiserie au monde, le petit terranide semblant apparemment être un enfant.

-C’est Hasard, le prince des voleurs. Il ne s’en prend qu’aux types qui ont plein de fric et de gardes. Il vole les nobles, les militaires et les enfoirés d’esclavagistes. Plus c’est dur et plus ça lui plait. C’est le meilleur !

Le plus beau, le plus grand, le plus félin et j'en passe ... Apparemment Hasard avait au moins le don de plaire aux mômes. Le fait que personne ne riposte dans la salle alors que tout le monde l'avait surement entendu me fit vite comprendre que même si la souris faisait plutôt "groupie de son adoré", il y avait du vrai en ses mots. Donc j'avais affaire à l'un des voleurs les plus talentueux de notre chère Nexus. Intéressant, l'élément le plus chiant selon un monde que je détestait, et le plus dangereux selon un monde que je commençais à peine de côtoyer. Et encore une fois, une sorte de tête courronée parmi les personnes que je rencontrais. Plus j'avançais sur les chemins et plus les qualités des personnes que je rencontrais baissaient, mais malgré tout je me retrouvais une nouvelle fois auprès d'une personne que nombreux connaissaient et apparemment adulaient. Misère ...

-Alors, tu l’as ?

Un échange douteux se produisit, une bague avec des armoiries ... Je ne m'en mêle pas mais continue d'écouter tranquilement ce qui se déroule, après tout selon mon hôte ne suis je pas quelqu'un de curieux ? En tout ca sle félin ne semble pas enjoué par la capture du petit:

-C’est un faux.
-Oui mais un vrai faux !
-Comment ça ?
-C’est sa vraie bague, je lui ai arraché le doigt avec ! C’est pas ma faute s’il portait un faux ! J’ai fais ce que tu m’as demandé, j’ai réussi !
-Tu mens.

Il sort quelque-chose qu'il tenait fermement dans sa poche. Bon bah non il ne mentait pas. Le gros doigt découpé n'importe comment prouve bien ses dire, il n'a pas du y aller de main morte pour se procurer la bague en question. Celui ci joliment enroulé dans un mouchoir rose désormais, il eut d'ailleurs le don de faire peut-être reculé un peu de dégoût le fameux prince des voleurs, qui se mit à regarder le trophée avec un air ne portant pas à l'acceptation de ce qui avait du se faire. C'est bien, ça prouve que même les têtes couronnées ont le droit de montrer que leurs faiblesses sont présente, un joli doigt déchiqueté ça hérisse le poil de tout le monde. Ça doit paraitre décalé vu la scène, mais loin d'être indigné je souris. La violence est partout ...

-Bon, très bien. Puisque tu y tiens tant que ça, tu pourras venir ce soir. Mais va te laver avant.
-Merci Hasard ! Tu verras, tu le regretteras pas !

Qu'il était attendrissant ce gamin ! Je le vois repartir tranquillement vers son garde du corps, alors que les gestes restent à nous fixer moi et Hasard ... C'est horripilant mais il ne peut rien faire contre malheureusement. Prnenant soin de bien se re placer, il retrouve son interlocuteur en souriant, l'air à la fois amusé mais de plus en plus vigilant. Cela se sent dans les gestes du vampiroïde, plus le temps passe et plus il est sur ses gardes, prêt à réagir.

-Satisfait ? A mon tour alors. Si je vous ai accosté dans la rue, ce n’est que pour une raison. En dix ans d’expérience, j’ai découvert bien des odeurs différentes. La votre ne ressemble à rien de tout ça. Vous n’êtes pas sans savoir que nous autres, Terranide, avons des sens plutôt aiguisé. Or l’odeur dit beaucoup de chose, peut-être plus que les images. Je ne vous demanderais pas qui vous êtes mais ce que vous êtes.

Une question sommes toutes classique qui m'offrait en plus la raison de l'homme pour m'avoir accosté ainsi en prenant quelques risques. Darthestar regarda l'homme en croisant les bras à nouveau sur son torse, dans un geste parfaitement normal et sans autre sens que celui de bloquer ses appendices. Il s'appuie alors sur le dossier de sa chaise, étant alors au maximum de distance du chat sans pour autant être assez loin pour qu'il ne remarque pas ce qu'il allait lui montrer. C'était étrange comme le vampiroïde commençait à se prendre au cinéma de Hasard, démarrant lui-même quelques figures de suspens avant de répondre. Enfin, tout jeu n'a qu'un temps :

- Oui en effet maintenant je sais à qui j'ai affaire, même si j'ai toujours trouver ce genre d'appelation un peu surfaite. Enfin votre question porte sur ce que je suis, et vous vous basez sur mon odeur unique pour pouvoir expliquer votre curiosité imprudente. En effet on m'as déjà dit que j'avais une odeur unique par le passé, de part ma nature un peu particulière comme vous le supposiez. Je vais donc vous faire une légère démonstration de mes attributs !

Et sur ces mots il commence par prendre une de ses lèvres pour la relevée, montrant alors des corcs de vampires suintant d'une légère bave noire. Ces crocs ne semblait pas parfait, loin d'être aiguisés et particulièrement suspect, mais là était une première preuve de la nature première de Darthestar : Un vampire. Si on s'arrêtait là, le chat serait confus de ne pas avoir reconnu une odeur qu'il avait surement pu trouver en autrui.

- En premier des dents qui n'ont rien à voir avec un homme voyageant sous le soleil...

En souriant il lâcha sa lèvre et remonta la manche de son manteau. Alors il fit démonstration du deuxième élément particulier qu'il possédait. Lentement, comme si les limites du corps de Darthestar devenait floue, son bras enfla un peu, gagnant en muscle et en puissance. Pour démonstration il empoigna la table pour y faire une marque de sa main améliorée. Ici le chat devait commencer à se soucier de l'homme en face de qui il était.

-En second une capacité à moduler son corps...

Enfin il enleva son gant après avoir remit sa manche en place et vint chercher du doigt quelque chose sur son cou, puis un fois l'élément trouvé, il y enfonca le doigt à la vue de Belgrif, passant deux phalanges dans la chair désormais élastique qui avait recouvert la morsure de la bête qui l'avait pris par surprise dans une de ces très étranges fosses qui parcourt les terres sauvages. Le spectacle devait être particulièrement peu agréable à contempler, ça devait même presque faire tort.

-En trois, la cicatrice d'une bête qui en me mordant me transforma en ceci, un être étrange, une espèce de vampire qui se nourrit de la particularité des autres. En cotoyant une vampire et une personne aux capacités peu humaines, j'ai obtenu ce que je viens de vous montrer Hasard ! Alors votre verdict, votre flair eut-il le don de découvrir une nouvelle odeur satisfaisante ?

Sa dernière phrase était railleuse. Enlevant son doigt de son cou et replaçant le gant sur sa main, il sourit alors doucement envers le félin, attendant qu'il se remette un peu de ce qu'il avait vu pour choisir sa future action. D'ici là, il prit sa choppe et la termina d'un coup sec. Au moins était-il désormais libre d'action..
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« Répondre #13 le: Août 12, 2012, 03:41:10 »

Diable, ce Darthestar était une jolie curiosité. Une sorte d’assimilateur de particularités, ça ne se croisait pas souvent au hasard des routes et chemins de Terra. Toutefois, la réaction de Belgrif face à ce spectacle peu commun risquait d’être décevante de part son manque d’ampleur. En effet, le sombre félin n’afficha que de la curiosité, rien de plus. Point de peur, encore moins d’admiration, même pas de surprise ou alors juste un soupçon. Deux choses l’expliquaient. La première était qu’en ce monde, les curiosités étaient légion et au final, Darthestar malgré son odeur unique, tendait pour l’heure à se fondre dans la masse. Un « simple » maitre des arcanes pouvait d’avantage impressionner en usant de ses immenses pouvoirs magiques. Or le mentor de Hasard se trouvait être un grand mage. Dès le début de son voyage, le Terranide avait été habitué au grandiose. La seconde chose était qu’il n’avait peur de rien, ou presque. Attention, il ne faut pas prendre cela pour une qualité. La peur, quand elle est justifiée, illustre la raison de celui qui l’éprouve. La peur pousse à la modération. La peur vise à la survie. Or le chat, trop téméraire, montrait son manque de lucidité. Darthestar commençait à s’en douter, son interlocuteur était un peu fou.

Un peu, pas trop, toutefois. Hasard tirait son incroyable efficacité de ses défauts. Il était comme sur un fil, prêt à tomber à tout instant, mais il ne tombait pas et dominait jusqu’à présent tout ce qu’il avait affronté. Il n’avait pas peur, il faisait des imprudences, mais il se rattrapait par son sang froid et son esprit vif. Il pouvait même surprendre en faisant ce que jamais on aurait cru faisable. De cela, justement, il tirait sa notoriété. Le chat fonctionnait exactement selon la logique inverse du vétéran de guerre. Le second savait assurer ses arrières alors que le premier était un adepte du « ça passe ou ça casse. » A l’image d’une fragile machinerie, le jour où un rouage viendrait à se bloquer, le jour où le chat ne serait pas assez habile, assez rapide, ce jour là, il pourra tomber. Mais il était jeune et la machinerie était bien huilée.

-Une odeur satisfaisante ? reprit Hasard.

Il se trouvait de nouveau dans sa position nonchalante, souriant à l’homme, malicieux, amusé. Mais il parla avec une certaine sévérité.

-Vous n’avez pour l’instant rien pour me satisfaire. Si, vous avez juste satisfait ma curiosité, voilà tout. Remarquez, je n’en demandais pas plus. Il est regrettable que vous ayez hâté ce moment. Il est regrettable que vous ne vous vous soyez attardé au gré de mes répliques. Peut-être aurais-je trouvé en vous une autre raison de pousser plus avant cette discussion.

Belgrif haussa les épaules, semblant dire « tant pis, » puis il se leva, sa chaise raclant le sol de pierre. Il reprit alors, les bras croisés.

-Vous êtes ce que vous êtes. C’est très bien, ma foi. Mais il faut plus qu’une odeur et des facultés insolites pour me retenir. Mon temps est précieux. Alors à moins que la découverte de l’excitation enivrante d’un vol à haut risque suscite chez vous un certain intérêt, je ne peux que vous souhaiter une agréable visite de Nexus.

Sur ce, il se détourna, prêt à partir un peu comme il était venu. Belgrif était ainsi. Quelqu’un lui plaisait, il venait, quelqu’un l’ennuyait, il partait. A Darthestar de renouveler l’intérêt car l’égoïste Hasard n’allait pas s’en donner la peine.

HRP : c’est amusant, mais quand j’ai refait ma fiche, je ne voyais pas Belgrif aussi exécrable. Mais bon, mon imagination en a décidé autrement. C’est une ordure à sa façon, j’y peux rien.^^
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Darthestar est un être d'un bon mètre 95, et il s'agit surement de l'exemple typique de l'homme torturé par sa nature.

Devenu vampire par le biais d'une bien compliquée histoire, il essayes tant bien que mal de dominer son instincts, mais son combat avec lui même le rend parfois instable et maladroit.

Homme contemplatif, il est avant tout un voyageur et n'use de sa puissance que dans les cas les plus extrêmes, y préférant une certaine forme de sagesse.
« Répondre #14 le: Août 13, 2012, 02:56:05 »

Sa présente explication était surement très théâtrale et un poil éxagérée par rapport à ce qu'il présentait au félin. Pourtant rien ne perturbait son petit numéro, et Darthestar prenait un malin plaisir à user de ses facultés pour faire une démonstration simple et efficace à son présent camarade de boisson. Il ne pouvait pas bien dire si c'était une affaire d'orgueil personnel ou tout simplement parce que le terranide face à lui paraissait de plus en plus horripilant, mais le vampiroïde avait une sévère envie de le faire taire une fois pour toute, de l'obliger par un certain spectacle à se mettre en tête que son petit numéro précédent, impliquant l'émerveillement d'un gamin et le mutisme d'autres voleurs, ressemblant à une petite scène faite de toutes pièces d'un tissu sale et usé dont l'unique but est une auto-satisfaction relative et puérile. Après, le vampiroïde reproduisait exactement cela en rentrant dans son jeu, mais qu'importe, il saurait rabattre le caquet de ce félin qui commence à lui taper sur le système.

Néanmoins, encore une fois, le félin se contenta d'afficher son sourire largement désagréable, et dont chaque petites bulles d'écume ressemblaient au suintement débectant de son amour propre sans limite. Darthestar ne laissait rien paraître et continuait de parler, d'étoffer, de prolonger la liste de ses étrangetés. Oui il était une pièce de ce monde spécifique, unique même peut-être. Aphrodite lui avait offert un don qui aura la capacité de le projeter au tout devant de la scène. Il était un être qui futurement fera chuter les femmes et les hommes d'un souffle chaud près de l'oreille, alors que les vérités et les mensonges viendront les faire trembler de peurs et de désirs. Ce terranide ne semblait pas voir l'importance du futur avatar de la maîtresse de cet incroyable monde. Il ne semblait pas comprendre qu'à force d'absorber les particularités du monde, le vampiroïde deviendra le second maître de ces terres, auprès de la plus belle, de la plus grandiose, de la plus magistrale et incroyablement indomptable déesse de ce monde. Oui ne serait-ce que pour l'affront qu'il faisait à sa déesse, il ne le laissera pas continuer sans qu'il fasse preuve d'un peu d'humilité, quitte à briser sa petite bulle de bonheur.

-Une odeur satisfaisante ?

Ton narquois, petit sourire. Oh non il n'allait surement pas agir de manière humble face à ce que le vampire venait de dire. Quel dommage que ce chat s'entête dans sa folie des grandeurs. Décidément Darthestar se disait qu'il aurait du écouter l'avis du doux félin sur ses jambes la première fois qu'il avait rencontré Hasard. En rester loin, ne pas l'écouter, et comprendre vite fais que dans le fond il ne ressemblait pas moins aux habitants des grandes rues qu'un autre habitant de ces grandes rues. Il avait quitter un monde pour en trouver un autre plus plaisant, celui d'un petit chat, et avait suivit un grand félin qui l'avait ramené à ce monde si pourri et dégueulasse que celui des humains imbus d'eux même.

-Vous n’avez pour l’instant rien pour me satisfaire. Si, vous avez juste satisfait ma curiosité, voilà tout. Remarquez, je n’en demandais pas plus. Il est regrettable que vous ayez hâté ce moment. Il est regrettable que vous ne vous vous soyez attardé au gré de mes répliques. Peut-être aurais-je trouvé en vous une autre raison de pousser plus avant cette discussion.

Quel suffisance, quel irrespect. Pourtant Darthestar reste stoïque, avec son demi-sourire, caressant avec douceur les poils odorants et particuliers du félin tacheté sur ses guiboles. Il n'était pas temps qu'il se vexe, il allait lui falloir tout son intellect linguistique si il voulait avant tout toucher le félin, puis l'écraser sur son terrain le plus étendu. C'est bien son orgueil était tellement vaste qu'il semblait être facile de le toucher, après il faudra que Darth trouve une pique assez puissante pour le choquer. Néanmoins des choses gênaient le vampiroïde quand à ce que le félin s'était permit de dire : "attardé à ses répliques" ? "hâté ce moment" ? ... En fait si, il était malgré tout en colère, c'était déjà mauvais pour lui-même !

-Vous êtes ce que vous êtes. C’est très bien, ma foi. Mais il faut plus qu’une odeur et des facultés insolites pour me retenir. Mon temps est précieux. Alors à moins que la découverte de l’excitation enivrante d’un vol à haut risque suscite chez vous un certain intérêt, je ne peux que vous souhaiter une agréable visite de Nexus.

Il se relevait alors que ses mots franchissaient la barrière de sa babine lubrifié d'égo. Un temps précieux ? Non rien de cela, juste un désintérêt pour une chose que tu crois comprendre n'est-ce pas ? Mais fuir est aussi la meilleure manière de ne pas voir sa propre ignorance. C'est confortable d'ignorer la majeure partie des choses pour se permettre la pensée de tout connaître ou savoir n'est-ce pas ? Dans le fond cet adversaire, car oui, il l'est devenu, n'est rien d'autre qu'un vantard qui aime se baigner dans une image luxuriante de sa propre personne ! Il tourna les talons et alors je sourit, légèrement, avant e lentement inspirer et lui sortir ma pique savamment préparée:

-Est-ce plaisant d'être idiot ?

Un ton innocent, inquisiteur, une manière de le dire exécrable qui tient du répertoire de la question rhétorique. Oh non je ne me permettras pas de lui demander, je l'affirme, haut et fort, de manière à ce que l'on puisse m'entendre d'où il est, et aussi des tables à côtés, de manière à ce que l'on comprenne que quelqu'un tient tête à ce félin imbu de lui-même. Cela doit être encore plus dur à soutenir pour lui que l'idée d'être considéré comme sot. En tout cas une fois ma première phrase envoyée, je reprends sur le ton d'un professeur un peu déçu envers son élève, un ton particulièrement désagréable pour ceux qui aime cette impression de liberté et de chapeauté le monde qui l'entoure.

- Oh non pas que vous ayez le choix après tout ! La sottise est propre à ceux qui ferment les yeux. Est-ce plaisant d'être nommé prince des voleurs par un enfant ? Parce que personnellement le nombre de voleur qui se donne ce titre apparaisse chaque jour, tous plus nuls les un que les autres. Vous manquez de singularité et de cachet Hasard comme c'est décevant !

Il restait calme dans ce rôle, lui dire cela lui faisait vraiment du bien. Ayant prévu une possible vive réaction du chat touché dans son honneur, il avait déjà augmenter sa puissance grâce à son pouvoir, son manteau dissimulant aisément cette manipulation. En résumé, si le félin l'attaque il risquait bien de faire un vol mal assuré dans la taverne, ce qui serait une nouvelle preuve de sa pathétique faiblesse, et moral, et physique. Néanmoins le vampiroïde ne voulait pas se contenter de cela, il détestait malgré tout faire preuve d'une force aveugle. Aphrodite ne voudrait sûrement pas d'une simple brute, et Darthestar ainsi ne se laissait pas aller à a bestialité, usant des mots pour éviter les soucis, ou pour les créer quand certains méritaient une bonne fessée.

- Mais après tout quoi attendre d'un homme qui s'essaye à égaler la haute compagnie de ces grandes rues ? La même merde en somme ! De l'idiotie, de l'aveuglement, de la banalité pure et simple. Un simple malandrin idiot qui croit pouvoir se séparer des autres en faisant n'importe quoi, jusqu'à avoir besoin d'impressionner avec un gosse comme tour de passe-passe. Mais dites moi, prince, où donc avez vous voler votre couronne ? Sur une dépouille ? Dans la crotte des caniveaux avoisinants ? Sur un autre prince des voleurs fuyard qui ferme les yeux sur ce qu'il ne connaît pas de peur de trouver son ignorance trop grande ?

Son sourire se fait narquois, il adore ce qu'il est en train de faire, et même si le félin partait, il serait considéré par toutes les personnes présentes comme un être incapable d'affronter un voyageur qui l'insultait. Quel honte ce serait pour la matou ! Il ne restait plus au vampiroïde qu'à terminer son attaque, qu'à complètement lapidé son adversaire une fois que celui-ci serait tombé dans le piège:

- Le hasard fais bien mal les choses !

HRP: En effet c'est une sacré ordure ^^ Mais je crois que Belgrif est tomber sur un os ^^ Un fin penseur que le vampiroïde, et capable de lui poser problème ^^ Bon courage pour la réponse ! (PS, j'adore ^^)
Journalisée



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