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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Envie d'un bijoux (Stephen Connor) ~ Fini  (Lu 2506 fois)
Filomena Cathreen Blanche
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« le: Juillet 29, 2012, 03:57:46 »

Le 15 Juillet, demain donc, ça serait l'anniversaire d'Huguette Walters, une de ses amies de toujours. Pour fêter les 25 ans de son amie, Fila voulait marquer le coup. Elle a écumé les magasins de vêtements, les magasins de babioles, les boutiques animalières, les librairies, etc... Sans succès. Rien ne lui paraissait assez grandiose.

Au terme d'une autre journée à faire les magasins, la rousse se sent un peu déprimée. Elle s'assoit sur un banc de pierre ouvragé pour réfléchir et soulager ses pieds. Son regard passe distraitement sur les immeubles, sur les passants, sur les voitures, sur les animaux... Avant de s'arrêter sur la façade d'une boutique qui étincelait. "Bijouterie Wallace". Et là, ce fut comme un "Ding" de micro-onde qui signifie que les mets sont chauds. C'était l'idée du siècle. Huguette adorait les bijoux rares, luxueux. Elle collectionnait les chef-d'oeuvres d'Orfèvrerie.

Jetant un coup d'oeil à son portable, Fila constata qu'il était près de 19 heures. Ça n'allait sans doute pas tarder à fermer. Se levant d'un bond, elle trottina rapidement jusqu'à la devanture du magasin, cherchant les horaires d'ouvertures. Elle les trouva facilement. 9h15 - 19h15. Parfait. Elle avait un quart d'heure.

Poussant la porte de la boutique, elle entendit le grelot s'agiter, prévenant le bijoutier de son arrivée.

« Bonjour Mademoiselle. Je peux vous renseigner ? »
« Bonjour Monsieur. En effet, vous le pouvez. Avez-vous des pièces rares ? Des chef-oeuvres hors de prix ? C'est pour une amie, amatrice et collectionneuse de ce genre de bijoux. Pour son anniversaire.. »
« Alors suivez-moi, j'ai ce qu'il vous faut. »

Fila le suivit derrière le comptoir, passant une porte cachée par des rideaux. Devant ses yeux s'étalaient des bijoux magnifiques, exécutés avec un art digne des plus grands rois. Elle flâna un moment, observant chaque pièce, se remémorant les goûts de son amie. Elle s'arrêtait devant certaines oeuvres un moment, avant de passer à la suivante. Finalement, alors que le bijoutier revenait pour lui dire qu'il allait fermer, elle trouva la perle rare. Une parure de diamants du style victorien, avec un rubis en son coeur, qui se trouverait au creux de la gorge, pour rehausser le tout.

« Je voudrais celle-là, s'il vous plaît. »

Le bijoutier hocha la tête.

« 6 000 000 ¥. Soit environ 76 472 $. »
« J'achète. »

Elle sortit de son sac sa carte bancaire et paya sans discuter. Le bijoutier plaça la parure dans un coffret d'ébène et l'enroula dans du papier cadeau grand luxe. Fila réceptionna le paquet et remercia l'homme. Elle allait sortir, après que le bijoutier eut tourné la pancarte Open / Close pour signifier qu'il était fermé. Après avoir ouvert la porte, elle vit un groupe de six hommes, bien habillés, élégants et charmants, s'approcher. Elle n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit que déjà l'un d'eux la bâillonnait, la tenant contre lui, et la forçait à franchir à nouveau la porte. Le bijoutier, derrière son comptoir, leva les bras face à la menace d'une arme. Mais quand les bandits lui tournèrent le dos pour rafler les bijoux, il baissa un bras et appuya sur un bouton sous son comptoir.

L'un d'eux le vit, et la balle partit se loger entre les deux yeux du bijoutier. Pas un bruit. L'arme avait un silencieux. Terrorisée, Fila ne faisait pas un geste, toujours contre celui qui la tenait en otage. Elle sentait l'arme de l'homme pendre et cogner son jean, tout comme elle sentait l'étreinte puissante d'un bras autour de son cou. La chaleur de la peau contre la sienne. Elle tenait le paquet crispé contre elle, froissant son débardeur. Elle tremblait aussi, un peu.
« Dernière édition: Août 29, 2012, 03:43:00 par Filomena Cathreen Blanche » Journalisée

Stephen Connor
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« Répondre #1 le: Août 04, 2012, 07:49:41 »

Le démon était revenu sur terre depuis peu. Un peu décontenancé, il n’avait plus vraiment l’habitude de vivre dans cette société moderne après autant de temps passé à Nexus, cette ville crasseuse et aux lois bien différentes de celles qui pesaient sur Terre. Le plus grand problème était notamment l’argent. Si il était facilement possible de se procurer de l’argent dans les mondes infects de Terra, ici c’était un sacré problème. Si sa carrière de boxe lui avait laissé quelques économies, il était clair qu’il ne tiendrait pas plus d’un mois avec, dépensier et amateur de luxe comme il était.
Bien sûr il avait aussi quelques ficelles à tirer dans le monde de l’illégal, et si ses domaines étaient surtout l’extorsion, le proxénétisme et le trafic de drogue, nul doute qu’un braquage se passerait à merveille. Assez expérimenté dans cette section pour savoir que l’argent liquide ne se trouvait pas dans les banques, mais bien dans les boutiques, il jugea d’un plan à tenir.
Il passa quelques coups de fil, ici et là, à la recherche d’anciens associés qui pourraient l’épauler sur ce coup. Démon ne voulant pas dire immortel, et surtout parce qu’une balle dans le bide, ça fait quand même vachement mal. Pas besoin de faire du boucan de plus, il ne voulait pas s’attirer l’ire des quelques cent mille super-héros qui semblaient étrangement tous déferler sur Kyoto ces derniers temps.
Dans un souci de professionnalisme, l’américain s’était entouré de quelques lascars pas franchement recommandables, mais efficaces. Il voulait faire le plus vite possible, sans bavure et dans le respect élémentaires des règles de courtoisie, on arrive, on braque, on prend, on part. Mais là encore il n’avait pas vraiment envisagé la suite des évènements…
Se baladant donc dans la ville, de bon matin, il avait repéré un magasin à l’air fort sympathique, et aux prix démentiels qui lui inspiraient confiance. Se référant donc aux quelques contacts qu’il avait pu récupérer, il planifia un moment auquel frapper.
Lui et ses collègues se rejoignirent à 17 heures précises dans une « planque », qui était en fait plutôt un genre de cave abandonnée qu’ils appelaient comme ça à force d’avoir trop regardé de films d’espionnage. Toujours dans un soucis de classe élémentaire, ils jugèrent bon de foutre complètement à la poubelle l’aspect pratique d’une tenue sport pour un braquage.
Eh oui, pas pour aujourd’hui l’aspect braqueur négligé, non, ils avaient décidé de se revêtir de beaux costards dont le prix devait sûrement valoir le butin qu’ils allaient gagner, et de les assortir à une cagoule, histoire quand même de faire un peu sérieux.
L’assaut serait donc donné à 19h15, au moment où fermait le magasin, pour éviter autant que possible de mettre des civils dans l’affaire, ce qui permettrait d’expédier le vol en vitesse. Mais un plan n’est jamais sans embuche, et tous auraient dû s’y préparer.
C’est ainsi que les six compères se ravitaillèrent en armes dans cette cave d’immeuble. Chacun choisissant la sienne sur l’étal de fortune, comme un enfant choisirait un jouet dans un magasin. L’enthousiasme général de ses cinq acolytes inquiétait quelque peu le démon, malgré tout.
« Wé on va lé buté », « Fuck la polisse » et moult autres imbécilités fusaient à droite et à gauche, laissant Stephen perplexe quant au professionnalisme des types qu’il avait lui-même choisis. Mais bon, mieux vaut être entouré de cons armés que de personne, alors la joyeuse troupe se mit en marche, chacun portant son arme dans une valise énorme.
Ils se rangèrent autant que possible dans le monospace d’un des types, réassemblant leurs fusils mitrailleurs et autres fusils à pompe sur leurs sièges, comme si de rien était. Aucune tension, le monospace était une voiture judicieuse, on aurait vraiment dit une balade en famille, et tout le monde rêvait du butin, annonçant aux autres ce qu’il comptait en faire.
Connor, quant à lui, ne parlait presque pas, se contentant de répéter à tue-tête qu’il fallait être « professionnel », pas vraiment très confiant face à ces abrutis incontrôlables.
Ils arrivèrent pile à l’heure, sortant de la voiture en hâte. Chacun resserrant l’emprise sur son arme. L’américain avait d’ailleurs lui-même choisi un pistolet de poing de calibre moyen, qui signifiait « Je suis un homme, un vrai, mais pas vulgaire. » ou un truc du genre.
Le cœur battant légèrement alors que la pancarte « Bijouterie Wallace » se faisait de plus en plus discernable, les hommes pressèrent le pas, passant la porte en hâte alors que le panneau venait d’être retourné.
Stephen, bien que peu expérimenté, était visiblement le leader, donnant les indications et marchant en avant. Il remarqua, en entrant, une magnifique jeune femme rousse qui s’apprêtait à descendre les petites marches du magasin. Malheureusement pour elle, il était fort probable qu’elle aie vu les armes, et la laisser filer c’était prendre le risque qu’elle aille moucher.
Ni une, ni deux, le boxeur musclé s’empara d’elle. Sa poigne naturelle couplée à sa force de démon lui permit de la retourner délicatement, il la tenait en clef de bras, sans mettre trop de pression. Déchirant le bas de son débardeur, il la fit donc gentiment remonter tout en la bâillonnant avec le tissu, pénétrant dans boutique avec elle.
Le type avait un peu perdu le fil de ses pensées, laissant ses collègues gérer le braquage avec la vulgarité caractéristique qui leur faisait tant défaut. En effet, il avait un bien plus joli colis avec lui. Son bras était passé de la clef de bras à un genre d’étranglement, pas pour lui faire mal (bien que l’homme soit un sado de première classe) mais plus pour l’empêcher de crier à travers son bâillon.
Mais l’erreur devait bien finir par arriver, et le vendeur craqua, sous la panique, le bouton venait d’être pressé, et les rideaux de fer commençaient à se baisser. Nul doute de plus que la police avait été prévenue par ce petit bouton.
Par réflexe, Georg, l’associé de Stephen, lui colla une balle directement entre les deux yeux, envoyant complètement chier la moindre notion de « professionnalisme ». Alors qu’il devenait maintenant certain que quitter les lieux prendrait un peu de temps avec ce fichu rideau baissé, il fallait trouver une solution…
Un des associés Alexander, commença à s’occuper de chercher le courant qui maintenait les grilles fermées.

« Et le professionnalisme alors bordel de merde !? » S’écria l’américain dans sa langue natale, pensant que la jeune femme qu’il tenait ne comprendrait pas.

« Eheh j’sais pas boss, mais y’a un joli paquet dans vos bras. » Dit bêtement Georg, qui avait une tête de gentlemen, mais n’en avait pas vraiment le cerveau.

« Abruti ! Mais c’est vrai qu’il est joli… C’est un papier cadeau vachement sympa, j’aime beaucoup le motif bl… » Commença l’américain, qui référait en réalité au paquet de Fila, professionnalisme oblige.

« Je parlais de la fille. » Dit Georg, avec un regard excédé. « En plus le temps qu’Alexander fasse sauter les grilles on a de quoi s’amuser… » Grogna le braqueur, plein d’arrières pensées.

« Non, non ! T’as déjà tué le professionnalisme, tu vas pas en plus le violer ! » Rétorqua l’américain, luttant contre ses propres pulsions.

Malgré tout il lui était difficile de nier l’envi, d’autant plus que le corps de la rousse était collé au sien, le réchauffant agréablement…

[Excuse moi je te donne pas beaucoup matière à répondre je ferai mieux dans le prochain ^^’]
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Filomena Cathreen Blanche
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« Répondre #2 le: Août 24, 2012, 05:49:24 »

(T'en fais pas, ça m'va Souriant)

Fila était terrifiée. De voir cet homme tirer une balle dans la tête du bijoutier avec autant de sang-froid, ça l'avait retournée. Oh, elle pouvait se montrer courageuse. Elle devait cependant s'y entraîner. Elle qui voulait tant ressembler à Lady Fire, son héroïne calquée sur ce qu'elle voudrait être, c'est loupé pour cette fois-ci. Les doigts crispés sur son paquet, elle sentait que l'homme qui la retenait avait plus de force que ce qu'il montrait et n'osait donc pas faire un geste pour s'enfuir. Il serait capable de la briser en deux sans le moindre effort.

Immobile donc, ou presque (si on ignore les tremblements convulsifs qui l'agitaient parfois lorsqu'elle croisait le regard d'un des gangsters), elle était raidie contre son ravisseur. Elle sursauta en l'entendant parler. Pas le japonais, comme il était courant de l'entendre ici. Néanmoins, Fila (qui avait reçu une très bonne éducation) comprit la teneur de la discussion. Elle resserra sa prise sur son paquet quand l'homme qui la tenait y fit référence, et écarquilla les yeux à la réponse de son compagnon. Machinalement, elle se recula pour se coller contre le gangster aux muscles bien développés comme pour qu'il la protège de son camarade.

Heureusement, alors que tant d'autres en aurait profité, il raisonna l'autre gangster. La rousse voulu lâcher un soupir de soulagement, mais le bâillon l'étouffa. Elle toussa d'ailleurs, et chercha à s'en débarrasser. Le tissu irritant sa peau. Et puis, au point où ils en étaient, ça ne risquait rien si elle criait. Tout au plus, ça inciterait les gens à l'extérieur à prévenir la police qu'ils avaient un otage, et donc qu'il ne fallait pas tirer où que ce soit ou faire exploser la devanture.

Toussant de plus belle, elle réussit à faire glisser le bâillon contre son cou et haleta un instant. Mais, pas une seconde elle ne relâcha la pression sur son paquet. Pas une seconde l'idée de crier ne lui effleura l'esprit. Elle craignait bien plus le type qui avait proposé de s'amuser que leur patron. Finalement, dans un filet de voix presque trop ténu, elle murmura :

« S'il vous plaît, ne me faites pas de mal... J'ai... Prenez mon sac, j'ai de l'argent... Mais ne me tuez pas... »

Elle avait bien dit "prenez mon sac", pas "prenez mon paquet". Certes, dans son sac se trouvait son porte-monnaie, avec sa carte de crédit, plusieurs centaines de dollars tels quels, et ses papiers d'identités. Mais il y avait aussi le courrier de ses lecteurs, adressé à Fila Reen, ainsi que le contrat avec sa maison d'édition, et sa signature bien lisible. Il y avait donc des chances pour qu'ils se rendent compte qu'elle pouvait leur rapporter gros. Peut-être, alors, ne la tueraient-ils pas.
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Stephen Connor
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« Répondre #3 le: Août 24, 2012, 08:08:47 »

Décidemment, la journée ne se passait absolument pas comme prévu. Beaucoup d’éventualités avaient parcouru l’esprit du démon, mais là… Il se trouvait bien dans la pire situation qui ne lui soit jamais tombée dessus. Ses pulsions lui ordonnaient de jouir de corps de l’otage, comme la bête infernale qu’il était l’aurait fait. D’ailleurs le boxeur n’était un enfant de cœur, loin de là, et en d’autres circonstances, il se serait jeté sur l’occasion. Mais pas maintenant.

Le bouton qu’avait pressé ce foutu bijoutier devait avoir prévenu le central le plus proche, et chaque minute comptait désormais. Jusqu’à présent, seul Georg s’était montré intéressé par la jeune femme, le reste des bandits préférant s’occuper de dépouiller le comptoir tout en vérifiant l’état de la caisse. Ils firent d’ailleurs sauter cette dernière à grand renfort de balles, créant un boucan du diable.

Stephen sentait la jeune femme terrifiée contre lui, collée, comme blottie. Nul doute que les coups de feu froidement tirés par Alexander sur la caisse, pour l’ouvrir, et sur le cadavre du bijoutier, pour s’assurer de sa mort, ne la rassureraient pas. L’américain avait complètement laissé tomber l’idée de terminer l’opération proprement, d’autant plus que bon nombres des antiquités les plus chères ici ne pouvaient être facilement transportées.

« Putain Stephen c’est le bordel regarde ces lustres, on pourra jamais embarquer ça. » Lui dit Alexander froidement, tandis que son regard commençait à descendre vers Fila.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la scène était embarrassante. Tous les hommes zieutaient désormais la jolie rousse, certains avec amusement, d’autres avec désir. Comme hypnotisé, Killian, un des plus calmes du groupe, s’approcha de son patron au moment où Cathreen prit la parole.

« Je propose qu’on la dépouille et qu’on suive le plan de Georg, elle me plait bien la petite. » Dit-il en souriant.

Resté jusqu’ici silencieux, le leader prit la parole, excédé par le comportement de ses subordonnés.

« Je comprends, mais cette femme sera un poids, elle a tout juste un paquet, même si il y a cent bagues dedans, on a déjà ramassé de quoi se refaire pour quelques temps. » Argumenta-t-il. « Elle n’a aucune valeur, rien qui justifie qu’on l’embarque, donc je propose qu’on l’utilise pour se barrer et qu’on la jette à quelques rues d’ici. »

Georg grogna, s’approchant de la jeune femme, il sorti une lame. C’était un énorme couteau, du genre que l’on voit souvent dans les films d’action, une énorme lame non rétractable crantée. Sans dire un mot, et sous l’œil étonné de Stephen, il découpa la lanière du sac que portait l’otage. Alors qu’il lui ôtait son bien, l’homme en profita pour la caresser au niveau du ventre.
Il entreprit alors de fouiller le sac.

« Rien de bien intéressant, quelques centaines, des papelards, mouais… Et !? » S’exclama-t-il alors, un sourire aux lèvres. « Madame est une star ! »

Tous les hommes, le démon y comprit, se regardèrent avec incompréhension. Le pervers commença donc à détailler ce qu’expliquait le papier.

« Non ma belle, c’est sûr qu’on va pas te tuer. » Dit calmement l’homme au couteau. « Tu vaux de l’or si j’en crois ton petit contrat ! On t’a promis une sacrée paie dis moi ! T’as sucé pour avoir ça hein ? Avoue ! » Grogna-t-il, les yeux visiblement remplis d’une folie qui étonna même le démon.

« Stop, je propose qu’on aille dans l’arrière boutique et qu’on se barricade. J’ai appelé Reiners, il viendra débloquer la grille d’ici une heure, avec un otage on peut passer malgré un barrage de police. » Exposa Alexander, visiblement le plus composé du groupe, bien que terrifiant de par son professionnalisme froid.

Stephen acquiesça, relâchant doucement son emprise sur sa belle proie. Sans pour autant arrêter de la maintenir. Il se saisit doucement d’elle, lui entourant la taille de son bras droit. Elle était collé contre lui et il ne pouvait nier que ce beau corps tout en courbe contre son torse musclé lui faisait de l’effet.

« Ne vous inquiétez pas, on ne vous tuera pas. » Affirma-t-il calmement, avec une voix presque paternelle, mais qui sous-entendait également bien d’autres insanités…

Tous commençaient à s’échauffer les nerfs pour x ou y raison, et nul doute que le plus nerveux d’entre tous, Georg, finirait pas commettre une bêtise, d’autant qu’il ne cessait de reluquer la jeune femme.

[Voilou, libre à toi de faire agir n’importe qui afin de pousser le RP dans le sens que tu souhaites ^^]
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Filomena Cathreen Blanche
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FicheChalant
« Répondre #4 le: Août 24, 2012, 09:31:41 »

C'était comme un cauchemar éveillé. Fila regardait les braqueurs faire leurs affaires tout en redoutant le moment où ils n'auraient plus rien à emporter et s'intéresseraient à elle comme ce premier homme l'avait fait. Quand l'un d'eux reposa son regard sur elle, après une histoire de lustres, elle frémit et regarda ailleurs, comme pour ignorer ce dernier fait. Elle essaya de s'imaginer ce que ferait Lady Fire dans cette situation, mais son cerveau semblait comme pétrifié. Et encore plus lorsqu'un second homme approuva le premier concernant l'usage à faire d'elle. Elle crispa plus fort ses doigts sur le paquet, déchirant l'enveloppe de papier cadeau avec ses ongles.

Heureusement, le chef de ces bandits s'opposa à ses subordonnés. Mais son soulagement se figea lorsque le premier qui avait parlé, Georg apparemment, sortit un couteau qui ressemblait à s'y méprendre à une sorte de couteau de chasse. Elle frissonna, cherchant à se fondre dans le corps du leader pour ne pas que l'autre la touche. Mais il ne découpa que la lanière de son sac -alors qu'elle aurait pu le lui donner- avant de s'en emparer. Elle serra les dents en sentant sa main contre elle, mais ne pipa mot. Elle essayait de calmer son coeur battant à vive allure, sans grand succès pour l'instant.

Elle faillit même avoir une crise cardiaque lorsqu'il découvrit les fameux papiers, rapport à l'exclamation qu'il poussa. Les yeux écarquillés, elle le fixa sans même chercher à le faire. Quand il la provoqua, elle serra les dents une nouvelle fois pour s'empêcher de répondre, tenant malgré tout plus à sa vie qu'à son honneur. Et franchement, il lui faisait peur le Georg. Qu'il dise ce qu'il voulait. Elle ne répondrait pas, pour ne pas le pousser à lui faire du mal.

L'idée émise par l'un des types, celui qui parlait des lustres tout à l'heure, lui paru comme une opportunité inattendue. Toutefois, avant qu'elle ne puisse l'approuver et avancer des arguments jouant en sa faveur, le leader parla. Stephen, si elle avait bien compris. Elle aurait voulu être soulagée, mais l'appréhension restait là. Il ne la lâchait pas, même si la posture prise indiquait plus un couple qu'un otage et son kidnappeur. Et les regards de Georg...

Resserrant ses bras autour de sa taille, plaquant le paquet tout contre elle, Fila respira profondément. Elle pensa à Lady Fire. Si elle était capable d'écrire les aventures d'une telle héroïne, elle devrait être capable de prévoir ce qu'elle ferait dans une telle situation. Mais pour cela, elle devait être calme. Elle devait être comme lorsqu'elle écrivait dans son canapé.

Alors voyons. Lady Fire se débarrasserait des plus gênants en les occupants avec un feu déclenché derrière eux. Oui, mais ça faisait si longtemps qu'elle ne s'était pas servie de ses pouvoirs. En serait-elle encore capable. Fermant les yeux, elle se raidit. Si l'un des gangsters le remarquait, ils seraient bien vite distraits par un "Clong" venant de l'arrière boutique. C'était la chaudière qui venait de lâcher, produisant une étincelle qui enflamma le fuel en quelques secondes.

La fumée se faisant sentir, Fila ouvrit les yeux avec un hoquet de frayeur.

« Le.. Le feu. Il.. Y a le feu ! »

Elle espérait que ça les distrairait pour les détourner d'elle, mais d'eux d'entre eux, celui qui parlait du lustre et celui qui n'avait ouvert la bouche qu'une seule fois, se rendirent derrière avec un extincteur chacun. Et Georg qui regardait Fila d'un oeil soupçonneux.

« Elle me paraît louche la p'tite starlette... »
« Louche ? Mais... Pourquoi ? J'ai rien fait ! J'vous jure. »

Oh, elle s'était rapidement défendue. Un peu trop d'ailleurs. Elle se raidit en voyant le type approcher. Il se contenta de saisir le paquet qu'elle tenait, déchirant un peu plus le papier cadeau pour ouvrir la boîte.

« Oh, mais elle nous a filé son sac pour cacher ce magot la poulette. Rusée. On embarque ça aussi. »
« Ne... Ne touchez pas à ça ! Je l'ai payé. C'est pour un anniversaire. Rendez-le moi ! »

Visiblement, elle n'aurait peut-être pas dû s'énerver ainsi, parce que ça ne faisait qu'attiser l'étincelle qui brillait dans ses yeux.

« Je.. Euh.. J'vous en prie. Laissez-moi cette parure. Je vous donnerais ce que vous voulez, mais pas ça... »
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Stephen Connor
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« Répondre #5 le: Août 24, 2012, 10:31:49 »

Stephen n’y avait, jusque là, pas prêté attention, mais la belle rousse ne semblait pas vraiment choquée à l’idée de se faire dérober son sac. Par contre elle agrippait le paquet cadeau avec une telle force que c’en était suspect. Mais le démon était actuellement bien trop occupé à réfléchir à un plan pour se mettre à faire attention à des détails.
Tous les associés commençaient à y aller de leurs commentaires ou idées, et le leader ne savait plus trop où donner de la tête. Entre Georg qui ressemblait de plus en plus à un violeur et de moins en moins à un braqueur, Alexander qui semblait absolument vouloir embarquer ses lustres, et le reste des hommes qui ne faisait que de baver sur Fila, il y avait de la marge.
Il sentait la jeune femme trembler dans ses bras. Pour être franc, ça ne lui déplaisait pas, loin de là. Ses instincts les plus bas reprenaient petit à petit le dessus. Le démon qu’il était se réveillait en face de la peur des gens, et celle-ci était tout à fait délicieuse.
C’était également en sa qualité d’émissaire du bas monde que l’homme ressentit comme un coup de chaleur. Une vague qui lui rappela les flammes de l’enfer d’où il venait. Grinçant des dents, il regarda la jeune femme qu’il tenait par la taille.
Pourtant il décida de ne pas prendre immédiatement la parole, laissant ses hommes gérer les flammes de la salle arrière. Il ne pouvait révéler sa véritable nature à des mortels dénués de pouvoir, et attendrait donc un peu. Georg reprit alors la parole.
Bien qu’il n’ait rien dit de particulier, Fila eut un reflexe défensif immédiat, ce qui convainc le démon définitivement. Mais ce côté sombre de l’américain aimait la façon dont son collègue jouait avec la proie, et le laissa donc continuer.
Il arracha le cadeau des mains de la belle rousse, la narguant de nouveau comme il savait si bien le faire. Apparemment elle avait acheté ceci pour un anniversaire ?

« Je m’en tape ! » Répondit Georg dans un grognement, donnant le paquet à Killian. « Tout ce que je veux ? Toi et moi on va s’amuser alors. » Dit-il à l’attention de la femme, lui caressant le visage de ses grandes mains.

Stephen lui fit signe d’arrêter immédiatement, et ordonna à tous les hommes d’aller aider leurs collègues à éteindre le feu. En quelques secondes, il se retrouva seul avec la rousse.
Définitivement emporté par le désir et l’envi monstrueuse qui croissait en lui, l’homme fit glisser sa main jusqu’au ventre de la jeune femme. Ses doigts à lui étaient chauds, presque brulants. Il lui appuyait dessus, pour qu’elle ressente chaque muscle de son corps chaud, contre son dos, ses cuisses, ses fesses.
A ce stade là, il ne la retenait même plus, et elle aurait pu bouger aisément, si son influence, ce pouvoir pétrifiant qu’il possédait, ne la forçait pas à rester un peu en place. Une odeur de souffre monta, l’odeur des flammes. Nul doute, cette femme n’était pas une humaine ordinaire.
Le prédateur sourit, approchant doucement sa bouche des oreilles de la belle créature.

« Je sais ce que tu peux faire. » Murmura-t-il, lui frôlant l’oreille du bout des lèvres. « Cette odeur de souffre, là d’où je viens c’est l’air ambiant, et ces flammes sont mon sol. » Grogna-t-il en remontant sa main sur le cou de la jeune femme, lui caressant à peine la poitrine sur le chemin. « Dommage pour toi, mais on t’embarque. »

Les hommes revinrent, ayant terminé leur nettoyage par miracle, en quelques minutes.

« Bon, nous allons la prendre avec nous, j’en ai décidé ainsi. » Expliqua le démon d’une voix rauque, qui arracha des haussements de sourcils à ses collègues.

« On va en faire quoi ? » Demanda Georg, curieux.

« Ce qu’on veut ! C’est elle qui la dit. » Ricana le monstre. « Si tu obéis bien sagement, tu récupéreras ton paquet ma belle. » Dit-il à Filomena.

Tous se mirent à sourire ou ricaner, heureux de savoir que cette journée finirait très bien. Seul Alexander restait sceptique.

« La police n’est sûrement pas là, mais on a aucun moyen de sortir. » Constata-t-il.

Sans dire un mot, l’habitant de l’enfer laissa son otage à Georg et alla placer ses deux mains sous la clôture de fer, la soulevant de toutes ses forces jusqu’à ce qu’elle reste coincée. Tous le regardèrent, l’air choqué.

« J’étais boxeur avant. » Se contenta de répondre Stephen.

Ils se rendirent alors tous dans la voiture, ayant de nouveau bâillonné la belle rousse. Le véhicule démarra en trombe, en direction d’une petite maison proche où habitait Alexander.
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Filomena Cathreen Blanche
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« Répondre #6 le: Août 24, 2012, 11:57:14 »

Apparemment, peu importait à Georg l'attachement qu'elle avait pour cette parure. Elle avait pourtant livré de bon gré son sac ! Elle avait même promis de faire ce qu'ils voulaient. D'ailleurs, à ce propos, elle aurait mieux fait de retenir sa langue. Elle frissonna en le sentant passer ses mains sur son visage. Elle regrettait déjà ses paroles. Mais heureusement pour elle, le chef agit à nouveau en sa faveur, stoppant son pitt-bull. Il écarta en même temps les autres, les envoyant éteindre le feu.

Mais ce n'était peut-être pas une bonne chose finalement. Parce qu'à peine étaient-ils partis, Stephen commença à laisser glisser sa main contre elle, la plaquant plus étroitement contre lui. Elle hoqueta de surprise. Elle ne pensa même pas à s'écarter, ce qu'elle aurait fait en temps normal étant donné qu'il n'exerçait pas d'autres pressions sur elle que ses doigts qui réchauffaient son ventre, et son corps qui se plaquait derrière elle. Ses mains, libres de tout paquets, se portèrent instinctivement sur cette main qui explorait son buste, l'agrippant tout en hésitant sur la conduite à tenir. Repousser cette main ou la garder contre elle ?

Elle fronça le nez, agacée par cette odeur de souffre qui se faisait soudainement sentir. Et le souffle du gangster contre son oreille la déstabilisa un peu plus. Mais moins que ses paroles.

« Que.. Quoi ? »

Elle tressaillit quand sa voix se fit à nouveau entendre, mais moins que quand sa main remonta se poser sur son cou. Quoique sa dernière phrase la sortit de l'espèce de transe dans laquelle elle s'était installée.

« Que.. Non ! Je.. »

Elle ne finit pas sa phrase, les autres revenant après avoir éteint l'incendie naissant. Elle ne se fatigua même pas à murmurer son refus, ressentant qu'il n'en ferait pas grand cas. Elle écarquilla à nouveau les yeux lorsqu'il dévoila ce qu'il comptait faire d'elle. Oui, décidément, elle aurait dû garder pour elle ses paroles. Au moins avait-elle l'assurance de récupérer son présent si elle ne se rebellait pas. Mais quand même...

Fila voulu s'agripper à Stephen mais il la laissa aux bons soins de Georg qui apprécia visiblement l'honneur de garder l'otage avec un peu trop d'enthousiasme en la plaquant tout contre lui. Elle se figea en voyant l'homme relever le lourd rideau de fer comme si ça n'était que de vulgaires haltères. Mais qui était-il ? Souffre et flammes... Démon ? Non, c'était trop gros. Même pour la pétulante rousse.

Georg replaça avec un plaisir évident le bâillon sur la jeune femme et la porta presque, sans efforts, pour l'entraîner de force vers leur moyen de transport. Elle essaya de se débattre un peu, mais sans succès.

La maison où ils s'arrêtèrent n'était pas très éloignée du lieu du braquage. Elle y entra, réticente, poussée par Georg. Ses mains, emprisonnées dans son dos par les grandes paluches du gangster, lui faisaient un peu mal, mais elle ne dit pas un mot. Elle se laissa conduire au salon, meublé simplement, et ne bougea pas du canapé où l'homme la poussa. Le canapé était plutôt confortable, et elle en profita pour frotter ses poignets avant de retirer son bâillon.

Pour la soirée, rien ne fut spécialement digne d'être cité. Bon, si en fait. Quelques petits trucs. Par exemple, le repas plutôt frugal du soir. Après lequel elle avait été "cordialement" invitée à faire la vaisselle. Ou bien la proposition de rançon que lança le type aux lustres. Ah, et puis les paires menottes que Georg sortit de sa poche pour l'attacher aux barreaux en ferraille du lit de la chambre d'amis pour s'assurer qu'elle ne filerait pas. Bref, sans être maltraitée, elle n'était pas non plus libre de ses mouvements.

Elle mit longtemps à s'endormir, craignant que Georg ne vienne mettre à exécution les quelques "menaces" qu'il lui avait dispensé durant le dîner. C'est finalement aux premières lueurs de l'aube qu'elle trouva le sommeil. Et encore, un sommeil agité. Avoir utilisé ses pouvoirs pour la première fois depuis longtemps, elle rêva qu'elle était Lady Fire. Mais cette fois-ci, Lady Fire était en fâcheuse posture.

Elle s'éveilla en sursaut lorsqu'une main se posa sur son visage. Ouvrant ses yeux brusquement, elle planta son regard de la même couleur qu'un rubis dans celui, noir corbeau, de Georg. Rien de tel pour achever de la réveiller.

« Alors ma belle, je t'ai pas trop manqué cette nuit ? »
« Non. Du tout. »
« Pourtant... T'as l'air d'avoir mal dormi sans moi. Promis, ce soir, je viens te tenir compagnie. »
« Non ! Ne.. »

Elle ne put même pas achever sa phrase que l'homme était parti avec un grand rire. Mais il revint cependant quelques minutes après, avoir la petite clé qui libéra la jeune femme des menottes. C'est ainsi qu'elle arriva dans la salle à manger qui faisait salon. Débardeur déchiré et froissé, jean froissé, chevelure en bataille parce qu'elle n'avait pu les coiffer comme elle en avait l'habitude... Les traits tirés et les yeux rougis achevaient de témoigner de sa nuit peu reposante. Un coup d'oeil à l'horloge murale lui apprit qu'il était près de dix heures et demi.
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Stephen Connor
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« Répondre #7 le: Août 25, 2012, 01:32:38 »

Voir quelqu’un réveiller de tels pouvoirs avait replongé Stephen dans les habitudes qu’il avait prises ces dernières années. Le rappel du diable, un message pour qu’il se souvienne qu’il était un monstre, et le resterait à jamais. Kidnapper cette femme au lieu de la violer sur place était un des derniers remparts que lui imposait sa métamorphose.

En tant qu’envoyé du diable, il possédait une panoplie de dons qui l’avantageaient face à la gente féminine. D’ailleurs il avait remarqué que cette emprise démoniaque avait chamboulé la belle rousse. Malheureusement pour elle, l’américain avait décidé d’en faire son jouet, il avait choisit de s’amuser avec elle pour quelques temps.

Vu leur nombre, charger le joli colis dans la voiture avait été simple, et Georg s’était occupé d’elle avec un soin tout particulier. D’ailleurs tous, à l’exception du stoïque Alexander, l’avaient taquiné gaiement quant à son attachement maladif vis-à-vis de Fila.

A l’arrivée, on avait laissé le pervers s’occuper de la rousse. Non pas par pur plaisir sadique, mais pour qu’elle soit suffisamment terrorisée. Ainsi ils s’assureraient de détruire la moindre chance de rébellion. Les autres ne comprenaient pas la nécessité d’un tel plan, mais sûrement car ils ignoraient que la sublime Filomena aurait pu les carboniser en un éclair.

D’ailleurs qu’une telle créature n’utilise pas ses pouvoirs pour massacrer tout ce petit groupe prouvait sûrement quelque chose. Stephen se moquait pas mal de ces gens, et il s’intéressait à l’humaine uniquement en raison de son pouvoir et de son beau corps.

Le dîner fut fixé une heure après leur arrivée, au cours duquel l’écrivaine fut invitée à table. Naturellement sa place de choix fut entre le leader du groupe et l’obsédé qui la fixait depuis bien longtemps. Ce dernier ne se priva pas d’ailleurs pour lui assurer qu’il s’occuperait bien d’elle par la suite, ne se retenant de la violer sur place que parce que son patron lui avait clairement dit de ne pas encore la toucher.

Ils avaient discuté de la rançon à demander, ainsi que de la vitesse à laquelle la nouvelle du braquage de la bijouterie ferait le tour de la ville. L’ambiance était détendue, contrastant complètement avec la situation. A la fin du repas, le chef confia la vaisselle à l’otage, prétextant que c’était son devoir de femme.

Dans une mesure de précaution, le pervers menotta sa proie à un radiateur dans la chambre d’amis, pour éviter que celle-ci ne tente quoi que ce soit. Tous étaient ensuite allés se coucher, prêts à se lever pour 9 heures du matin.
Naturellement, ce fut le gentleman le moins élégant du groupe qui se chargea de réveiller la jeune femme. Et également lui qui la ramena au petit matin dans la pièce principale de la maison, qui faisait office de salle à manger comme de salon.

L’endroit était affreusement sobre, tous les meubles bien entretenus, d’un blanc immaculé, le papier peint bleu clair. Les lieux paraissaient froids, à l’image du propriétaire, Alexander.
L’impatience se lisait dans les yeux de Georg, qui observait attentivement la beauté froissée de Filomena. Il se tourna vers Stephen, lequel n’avait pas dormi de la nuit.

« Bon, que va-t-on faire d’elle le temps de recevoir notre argent ? » Demanda-t-il d’un air insouciant, malgré que tout le monde sache évidemment de quoi il parlait.

« Je la prendrai d’abord. » Dit l’américain, un sourire en coin. « Elle est bien trop raffinée pour que tu la baises en premier. »

A ces mots, le démon se leva, s’approchant de la jeune femme qu’il saisit par le cou, approchant ses lèvres des siennes. Sa main gauche arracha violement son haut, après quoi il lui caressa doucement le dos.

« Je ne vais pas t’éloigner du groupe, on va tous s’amuser ensemble. » Lui dit-il d’une voix joueuse, attrapant sa bouche du bout des lèvres.

Tout le monde porta attention à la scène, prêt à prendre part à l’amusement.
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Filomena Cathreen Blanche
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« Répondre #8 le: Août 25, 2012, 02:27:52 »

La nuit n'avait déjà pas été reposante, et la matinée ne promettait pas de l'être beaucoup plus. Fila feignait de ne pas se rendre compte du regard de Georg qui ne la quittait pas. En fait, elle réussi même à en faire abstraction lorsque son nez huma les fragrances du pain grillé. Elle se rendit compte qu'elle avait faim. Le repas de la veille était déjà loin. Mais il faut croire que le destin était contre elle car, en réponse à la question du gangster qui semblait s'être "entiché" d'elle depuis la veille -ou du moins qui manifestait le plus de velléité à son encontre- l'ancien boxeur parlait de prendre du bon temps avec elle.

Détachant son regard de la tablée, Fila releva la tête brusquement. Son visage pâlit considérablement, mais elle ne dit pas un mot. Elle se souvenait bien de ses mots, la veille. Elle s'était mise elle-même dans ce pétrin. Mais en même temps... La parure qu'elle avait acheté était pour Huguette, et il n'était pas question qu'elle leur laisse. Néanmoins, son souffle s'accéléra substantiellement lorsqu'elle observa l'homme s'approche d'elle. Son regard n'effleurait pourtant jamais celui de son vis-à-vis. Elle lâcha un petit cri étranglé lorsque son haut se fit la malle avec un peu d'aide, et se raidit. Le souffle de Stephen contre ses lèvres la troublait. Elle prit un grande inspiration, luttant contre l'idée de se recroqueviller contre le mur non loin.

En même temps, la main de l'homme dans son cou l'empêchait de se dérober. Lorsqu'il saisit ses lèvres entre les siennes, elle leva les mains comme pour l'en empêcher, les posant sur son torse en un geste de refus. Mais elle se garda bien de le repousser franchement, ayant encore en tête ses paroles d'hier soir et l'incertitude qu'elle avait quant à sa nature. Et puis, il y avait dans la pièce ses compagnons qui ne la laisserait pas fuir si facilement. Et malgré le don qu'elle possédait, elle ne voulait pas blesser d'êtres humains, fussent-ils des braqueurs/tueurs/violeurs.

Mais il n'était pas dit non plus qu'elle se prêterait de bon coeur à ce jeu. Du moins se persuadait-elle qu'elle n'en ferait rien. Et puis, ce n'est pas avec la maigre expérience qu'elle avait dans le domaine des relations sexuelles qu'elle allait faire des prouesses. Elle tourna cependant la tête au bout d'un moment. Son regard écarlate se fixa sur le sol, et une rougeur embrasait ses pommettes.

« Je ne.. Ce n'est pas ce que... »

"Ce n'est pas ce que j'envisageais hier, en prononçant ces mots..." aurait-elle voulu dire.

Elle se recula d'un pas chancelant, heurtant par ce biais le torse de Georg ce qui la fit revenir précipitamment vers l'ancien boxeur. Non seulement elle était peu expérimentée, mais ses maigres expériences n'avaient pas été concluantes.
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Stephen Connor
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« Répondre #9 le: Août 25, 2012, 11:56:05 »

Stephen s’amusait des réactions de la jeune femme. Lui qui était un monstre, violent et lubrique, ne pouvait comprendre pourquoi cette femme rechignait à tous les carboniser sur place. Mais cela ne le dérangeait pas, au contraire, il voulait faire de ce petit jeu un travail collectif.
Tous semblaient de plus en plus remontés à l’idée de violer la jeune femme. Il faut dire que seul Georg, dans le groupe, avait un réel passé dans le domaine de l’agression sexuelle, et se montrait donc peu réticent. Le chef, quant à lui, se moquait complètement de la manière dont il prendrait possession du corps de la jeune femme, seul lui importait l’idée d’abuser d’elle.
Ainsi il se leva, s’approchant d’elle avec la ferme intention de commencer le jeu. Elle avait des réactions qu’il sentait pleines de peur, et ça lui plaisait. Doucement, il lui attrapa le cou, le serrant entre ses doigts, comme pour établir un genre de domination animale sur Filomena.
Toujours dans cette optique de la terrifier, le braqueur déchira violemment son haut. Le petit cri qu’elle poussa lui arracha un grand sourire, presque carnassier. La scène ressemblait plus à un prédateur tournant autour de sa proie blessée qu’à un début de préliminaires. Le démon avait tout du méchant cliché, mais son style, sa façon d’être offrait un réalisme tout à fait étrange.
Cette petite femme dénuée de force chercha à le repousser lorsqu’il vint saisir ses lèvres. Pas vraiment impressionné, le monstre redoubla de vice, posant ses grandes mains sur les hanches nues de la belle rousse. Impossible, malgré tout, de dire si ce manque total de résistance était dû à une envi naissante chez  Fila ou à une peur, une incompréhension.
Stephen pouvait comprendre le tourment de la belle créature, car il est vrai qu’on ne rencontre pas un démon tous les jours. Mais ce même côté passif la mettrai bien plus en difficulté qu’une résistance vive. Un tel manque d’action la faisait effectivement passer pour une femme facile, que son propre viol ne dégoutait pas.
Finalement, elle détourna le regard un instant et se mit à bégayer.

« Quoi !? Tu te laisses embrasser et déshabiller, puis tu veux arrêter ? Pas question. » Dit Georg, s’approchant un peu plus d’elle.

Lorsqu’elle le heurta, il afficha un sourire malsain, convaincu qu’elle tentait de lui faire passer un message. Le démon la récupéra dans ses bras avec plaisir. Se saisissant de ses hanches à nouveau, il la colla contre lui, invitant son associé à le rejoindre.
Georg obéit avec un contentement non dissimulé, ses grosses mains rêches venant se poser sur les côtes de la rousse, juste en dessous de son soutien-gorge. Son torse alla s’écraser contre le dos de Filomena, de sorte à ce que son sexe se colle contre les fesses de la belle créature, à travers les pièces de tissu.
Néanmoins, l’amusement des deux hommes fut vite interrompu lorsque le propriétaire des lieux prit la parole.

« Stop ! C’est notre otage, pas une prostituée. Venez vous asseoir. » Proposa l’homme, laissant une chance à la rousse de s’extirper d’entre les deux braqueurs. « J’ai ramené du whisky pour les amateurs, le matin ça vous calmera. Mademoiselle je vous recommande d’en prendre, ça vous aidera à passer la journée qui va être… Difficile pour vous. » Dit-il, jetant un regard à Georg.

Stephen fut étonné de voir ce que proposait Alexander. Connaissant l’homme, il tentait d’apaiser les tensions, mais du whisky à 10h30 ? Perplexe, l’ancien boxeur recula légèrement, non sans faire glisser doucement ses mains sur les hanches de Fila en se retirant.
L’autre braqueur n’en démordait pas, et se tenait toujours fermement collé à la jeune femme, mais face à l’agacement général, il eut une idée.

« Vous déconnez ! On en a rien à foutre de cette salope ! On la baise et c’est tout ! » Grogna-t-il, avec l’agressivité qui le caractérisait. « Tchhh… Tu vas voir toi, avant la fin de la journée je t’aurai baisée. » Souffla l’homme, de manière à ce que seule la belle rousse puisse entendre.

Ainsi tous se turent. Stephen restait debout, observant la scène, tandis que Georg semblait s’écarter un peu plus de la jeune femme. Alexander commençait déjà à remplir les verres.
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Filomena Cathreen Blanche
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« Répondre #10 le: Août 25, 2012, 02:19:51 »

Ça ne sentait pas bon du tout pour la jolie rousse. Son débardeur déchiré, elle essaya de garder les bras croisé sur sa poitrine pour qu'on ne lui ôte pas son soutien-gorge d'un gris anthracite (tranchant par là avec la pâleur de son teint). Ses maigres protestations ne convenaient pas à Georg, qui avait fermement l'intention d'aller jusqu'au bout. Bizarrement, elle préférait encore se trouver contre l'ancien boxeur plutôt qu'avec l'ancien violeur. Même si les intentions des deux hommes restaient similaires. Quitte à choisir entre les mains du chef des gangsters sur ses hanches et celles de Georg venant la caresser la veille, elle choisissait la première solution.

Malheureusement, elle eut droit aux deux. Elle sursauta en sentant la preuve flagrante du désir de la brute. Elle voulu laisser un peu d'écart, mais elle était déjà collée contre Stephen et elle ne pouvait pas aller plus loin. Son regard de biche effarouchée balaya la table où les autres finissaient de déjeuner, cherchant un soutien, si maigre soit-il. Elle commençait à se croire perdu lorsque l'homme aux lustres se manifesta, proposant un verre aux différents protagonistes.

Soulagée, Fila nota que la tête pensante des braqueurs se reculait. Il n'en allait pas de même pour Georg qui, lui, ne voulait pas la lâcher. Elle frémit sous les termes crus qu'il employa, et voulu s'avancer pour ne plus être contre lui. Par bonheur, il ne la retint que le temps de lui murmurer sa menace, et la laissa ensuite libre de ses mouvements. Elle garda les bras croisés, même si plus personne ne menaçait son soutient-gorge, et s'assit à la place que lui indiquait l'homme aux lustres d'un signe de tête. Elle n'osait pas dire qu'elle n'avait pratiquement jamais bu, ne désirant pas se mettre à dos le seul dans cette maisonnée qui était un tant soit peu raisonnable.

Le remerciant dans un souffle, elle prit le verre qu'il lui tendait. Le liquide ambré au fond du verre était beau. Mais elle n'en avait jamais goûté. L'odeur, lorsqu'elle voulu sentir, lui agressa les narines. Néanmoins, alors que tout le monde était servi et attendait manifestement qu'elle boive une gorgée, elle ne pouvait pas reposer le verre sur la table. Rassemblant tout son courage, elle porta le verre à ses lèvres et le leva pour prendre une petite gorgée.

Le feu de l'alcool lui brûla la gorge, la faisant tousser. Elle n'appréciait pas plus que ça le goût, mais elle ne tenait pas à froisser le sauveur de son honneur. Encouragée par ses regards amicaux, elle reprit une gorgée. Réprimant sa toux, elle grimaça un peu. Georg paru amusé.

« Et bien, notre petite otage n'a pas l'air d'aimer le whisky. Pourtant, va bien falloir le boire chérie. Ce serait insultant pour Alexander sinon... »

Le-dit Alexander ne manifesta pas l'intention de la détromper. Mais il n'appuya pas non plus les paroles de son collègue. Dans le doute, Fila préféra boire une autre gorgée, tressaillant lorsqu'elle sentit l'alcool courir dans ses veines et tirant par là un rictus à l'ancien violeur non repentis.

Elle reposa le verre sur la table d'un geste tremblant, et se rencogna plus loin sur sa chaise. Elle n'avait rien mangé depuis la veille, et l'alcool par-dessus son estomac vide ne faisait pas très bon ménage avec lucidité. Elle sentait bien que dès qu'elle bougeait la tête, ça tournait. Son regard frôla celui d'Alexander qui l'incita à finir son verre. Réprimant une grimace, elle s'en saisit donc de nouveau.

« Bois d'un coup, ça passe mieux. »

Le conseil de l'homme aux lustres était avisé, et le ton employé était plus doux que celui de Georg. Décidée à suivre les conseils de celui qui se rapprochait le plus d'un allié pour elle dans cette maison, elle porta le verre à ses lèvres et le vida d'un seul coup, toussant lorsqu'elle eut avalé la dernière gorgée d'alcool. Elle reposa le verre maladroitement sur la table et son regard chercha un indice dans ceux des braqueurs sur ce qu'il allait finalement advenir d'elle. Elle évita de bouger la tête trop vite, s'étant rapidement rendue compte que la tête lui tournait dans ces cas-là.

Dans l'espoir de les détourner de l'appât du péché de chair, elle orienta la conversation sur l'appât du gain.

« Je... Je pourrais vous donner mon code de carte bancaire. J'ai... J'ai pas mal de liquidités dessus... »
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Stephen Connor
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« Répondre #11 le: Août 25, 2012, 09:03:11 »

Un viol reste un viol, mais la façon dont s’y prenait Georg était des moins élégantes qui soient. Là où le démon essayait de convaincre la belle rousse par la sensualité et la douceur, l’autre ne prenait pas de détours. Son regard était tellement rempli de mauvaises intentions qu’il en était effrayant. Ses mains palpaient avec une habilité nerveuse la peau blanche et douce de Filomena.

En son rôle d’envoyé des enfers, l’américain était bien sûr capable de ressentir les mauvaises intentions et les désirs des mortels. Son associé le fascinait, et lui donnait également envi d’abuser de cette sublime créature aux airs de succube. Sans doute était-ce dû à ce pouvoir foncièrement mauvais que possédait l’auteure ? Les maîtres du feu étaient souvent des personnes puissantes, impulsives, à l’image de leur élément.

Mais elle semblait douce, calme, tant de choses qui excitaient le monstre, lui donnant envi de dévoiler ce feu qu’elle cachait en elle. Ses mains à lui étaient chaudes, douces, glissant sensuellement sur ses belles hanches. Pourtant Alexander coupa court à toutes ces fantaisies.

Calmement, il rappela à tous la mission originelle. En effet, ils n’avaient pas à abuser de cette femme, mais nul doute que c’était devenu le désir général. Il était indéniable que cette femme était d’une beauté hors du commun, et que son caractère adorable ne pouvait qu’attiser le désir commun.

Invitant chaque personne présente à boire, le beau russe commença à verser du whisky dans de grands verres carrés. Il versait avec calme et amour, montrant l’affection qu’il portait à l’art de boire de l’alcool. La sublime rousse semblait soulagée, mais ce n’était pas une bonne idée de boire avec eux.

Elle ne semblait pas habituée, mais fit cet effort pour le plaisir du seul homme qui ne semblait pas vouloir la violer sauvagement. Ses toussotements indiquaient l’absence d’une accoutumance à cette boisson. Mais elle se forçait, et c’était là le principal, surtout qu’une fois sous l’emprise de l’alcool, il serait plus facile de profiter de ses charmes.

Tous s’étaient mis à la reluquer sans vergogne, se délectant visiblement d’une si jolie vue, elle qui n’avait plus de haut. Son soutien-gorge, bien que pas particulièrement coquin, contrastait magnifiquement avec sa belle peau pâle. Tous les regards se portaient sur elle, ne remarquant même plus sa maladresse lorsqu’elle buvait.

L’appât du gain. Sûrement la seule chose au monde qui peut distraire un homme de l’appel de la chair. Fila était loin d’être une idiote malgré sa personnalité douce et calme. Si ceci marcherait sans doute avec la plupart des hommes présents, nul doute que Georg et Stephen ne l’entendraient pas de cette manière.

D’ailleurs le pervers devait sans doute penser, en ce moment même, que rien ne l’empêchait d’avoir l’argent et le corps de l’écrivaine. Stephen voyait bien que sa proie commençait à ressentir les effets du whisky.

« Mhhh… La belle a l’air d’avoir la tête qui tourne. » Dit-il avec un sourire aux lèvres, se levant pour aller derrière la chaise de la jeune femme. « Nous verrons plus tard pour ton argent, tu es mal en point. »

Doucement, il glissa ses mains sur les épaules de Fila, remontant jusqu’à ses trapèzes, puis son cou, qu’il se mit à masser délicatement. Prétextant de vouloir l’allonger, il la releva de sa chaise, se saisissant d’elle par les hanches, avec une poigne forte et masculine.

Georg observait la scène avec attention, prêt à se jeter lui aussi sur la belle rousse. Mais le leader semblait vouloir l’allumer un peu avant. Lui caressant le visage, il approcha ses doigts de la bouche de Filomena, la lui frôlant ensuite.

Stephen se tenait derrière elle, une main collée contre son bas ventre, juste en dessous du nombril, l’autre occupée à lui caresser le visage.

« Tu en as envi non ? Tout le monde est fasciné par toi. Le centre d’attention… » Murmura le boxeur, mordillant l’oreille de la jeune femme.

Sans plus attendre, le plus obsédé du groupe se leva lui aussi. Alexander, dans un soupir, se leva, et précisa au groupe qu’il partait un instant négocier une quelconque affaire. A vrai dire peu l’avaient écouté, bien que son départ représente le dernier rempart entre la tranquillité de l’auteure et son viol.

« Putain elle a un sacré corps la salope. » Remarqua Georg, s’approchant d’elle pour lui caresser la poitrine à travers son soutif.

Nul doute que la situation tournerait maintenant au rouge, d’autant plus que l’alcool avait retiré les inhibitions de Fila comme des quelques réticents.
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« Répondre #12 le: Août 25, 2012, 09:49:39 »

Fila gardait un bras contre elle, comme pour se réchauffer sensiblement. La chair de poule marquait en effet sa peau. Mais l'alcool qui se répandit à vitesse grand V dans ses veines apaisa un peu cette sensation de froid. La chaleur soudaine qu'elle ressentait atténua la peur dans une moindre mesure, mais elle chamboula aussi les pensées de la rousse. Clignant des yeux, elle se mordilla la lèvre inconsciemment.

L'appât du gain ne sembla pas fonctionner terriblement bien sur Georg ou Stephen, et elle ne savait plus que dire pour empêcher ces hommes de l'approcher. D'ailleurs, c'est le chef qui en réclama la primeur, s'avançant derrière elle pour frôler sa peau avec ses doigts. Fila voulu protester, mais le discret massage qu'il lui prodigua lui faisait perdre ses mots. Elle balbutia quelques paroles sans aucuns sens, ne sachant plus si elle voulait qu'il s'éloigne ou qu'il continue.

C'est docilement qu'elle se laissa relever, appréciant malgré elle la chaleur des mains de l'ancien boxeur sur sa peau nue. Ses lèvres tremblèrent légèrement à l'approche des doigts de ce dernier vers son visage. Elle sentit son souffle se couper un instant, avant de reprendre. Les mains de Stephen n'étaient pas brusques. Fila ne savait plus à quels saints se vouer. Devait-elle s'échapper de sa poigne pourtant douce ? Ou alors voulait-elle découvrir un peu plus de cette douceur qu'il semblait déployer pour la charmer. Lentement, son bras qui se tenait encore contre son buste glissa contre sa peau, effleurant la main du gangster, s'y agrippant.

Son souffle s'accéléra lorsqu'il parla à nouveau, ses dents agaçant le lobe de son oreille. Ses lèvres s'entrouvrirent alors et elle parla d'un ton mal assuré.

« Non.. Non.. Je ne.. Je ne veux.. Je ne sais pas. Je ne sais plus. »

Sa voix, bien que sans être pâteuse, n'était pas non plus très nette. Elle était perdue dans ce qu'elle voulait, ce qu'elle ressentait.

Elle leva les yeux pour voir partir son unique allié. Elle tressaillit alors, aiguillonnée par un soupçon de peur. Et Georg qui s'approchait, pas aussi délicat que Stephen. La jeune femme se recula le plus possible contre l'ancien boxeur, resserrant convulsivement les doigts qui encerclaient le poignet de l'homme contre son ventre, cherchant à échapper au contact de l'ancien violeur. Le souffle court, elle ne put échapper aux lèvres de Georg qui couraient dans son cou, remontant vers ses lèvres qu'il mordilla sans grande douceur pour forcer le passage avec sa langue.

Elle n'essaya pas de le mordre, craignant des représailles, mais elle n'en pensait pas moins. Ou du moins, elle se forçait à n'en penser pas moins. Parce qu'entre la chaleur du corps de Stephen contre le sien, derrière, et celle du corps de Georg par devant, elle avait les joues qui se colorèrent de rouge. Quand enfin Georg cessa d'explorer ses amygdales, elle reprit son souffle, sa poitrine se soulevant à un rythme effréné.

« Je vous en prie... »

Rendez-moi ma parure, prenez mon argent, laissez-moi... aurait-elle voulu continuer, mais le violeur venait de lui mordre le cou et aspirait maintenant la peau sans douceur. Si bien que lorsqu'il redressa la tête, une marque rouge violacée ornait le cou de Fila. Son ton suppliant n'avait pas l'air de le convaincre de cesser, et sa phrase non terminée donnait des idées à l'ancien violeur. Ses yeux brillèrent d'une lueur malsaine qui poussa la rousse à s'appuyer contre Stephen un peu plus encore tandis que l'homme sortait le même couteau de chasse que la veille pour trancher la lanière du soutien-gorge entre ses seins, laissant par la même occasion une goutte de sang perler alors qu'il appuyait un peu trop fort.

Alors, perdant subitement le contrôle de ses pouvoirs, la flamme d'une bougie s'alluma et se dressa, grandit, venant lécher le tee-shirt de Georg. Fila ouvrit de grands yeux, et se confondit en excuses inaudibles, essayant de réfréner ce pouvoirqu'elle n'utilisait, pour ainsi dire, jamais.
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Stephen Connor
Poupaw de son fichtonw
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FicheChalant
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Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 

Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.

Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #13 le: Août 25, 2012, 10:35:50 »

Décidemment, la jolie rousse se trouvait être un bijou bien plus valable que celui qu’elle avait acheté dans ce magasin. Plus personne ne résistait à son charme désormais, et les œillades s’étaient faites bien plus fréquentes et intense avec le départ d’Alexander. Certains avaient commencé à la siffler alors que le démon caressait son corps, d’autres la traitaient de tous les noms imaginables.

Sa peau était d’une douceur exquise, et Stephen en savourait chaque parcelle. L’alcool l’avait rendue molle, lente, et terriblement facile à manipuler. Un petit massage suffisait déjà à la faire bégayer de plaisir. Nul doute que la suite des événements la ferait crier de bonheur alors.

Avec sa force d’homme, l’américain avait soulevé la petite rousse, s’appropriant un peu plus son corps. Il la marquait de ses mains, la touchant partout, pour bien lui signifier qu’elle était dorénavant sa propriété. Bien qu’il soit capable de douceur, le démon restait tout de même un dominant machiste, et son emprise sur Fila devait être totale. Il devait s’assurer qu’elle lui soit totalement soumise.

La main de l’auteure finit d’ailleurs par rejoindre celle du braqueur, dans une gestuelle maladroite, qui ne permettait pas de discerner si c’était un mouvement d’éloignement ou de rapprochement. Georg décida de rejoindre une nouvelle fois les ébats, s’attelant au début sur la poitrine de sa victime. Ses ricanements malsains laissaient deviner ses intentions, bien qu’elles fussent déjà claires depuis longtemps.

Ce dernier embrassa alors le cou de la jeune femme, s’attaquant ensuite à sa bouche, qu’il ravit sans pitié. Son style était brusque, sûrement terrifiant pour une demoiselle comme Filomena, mais il était visiblement professionnel dans sa nervosité. Une sorte d’habileté nerveuse le dominait, ses doigts tremblaient presque sous l’excitation, et son souffle était lourd, mais il se débrouillait parfaitement dans ses gestes.

Elle-même chauffait, son corps devenant de plus en plus enflammé à mesure que les échanges de caresses et de baisers continuaient. Fila supplia alors, ne finissant pas sa requête, bien qu’il fut aisé de deviner l’objet de cette supplication.

« Tu me pries de quoi ? » Ricana l’homme en sortant son fameux couteau. « Arrête de supplier, tu vas l’avoir ma queue. » Dit-il, un sourire aux lèvres.

La peur avait de nouveau collé l’écrivaine à Stephen, qui en profita pour avancer doucement son bassin, d’une ondulation. Son sexe commençait à se durcir, et il jugea bon d’en faire profiter la douce, lui caressant les fesses de cette épaisse protubérance.

Mais Georg avait raté son coup, entraînant l’ire des flammes elles-mêmes. Celles-ci vinrent lui lécher le t-shirt, enflammant ce dernier, qui n’était malheureusement pas fait de coton. Dans un geste hâtif, il ôta son haut, dévoilant un torse extrêmement musclé, voire même un peu trop.

Le démon n’était pas dupe, et il murmura tout bas à l’oreille de sa proie.

« Tu récupéreras tout ce que tu veux, si tu nous obéis, je te laisserai partir avant même la tombée de la nuit. » Promit l’être infernal. « Foi de démon. » Ajouta-t-il d’une voix rauque, qui résonna dans les oreilles de Filomena, une voix qu’aucun humain ne pourrait imiter.

Cette révélation quant à son identité visait surtout à ce qu’elle ne carbonise pas encore tout le monde, le temps qu’il puisse profiter de son corps accompagné de tous ses associés. Le violeur ricana, collant son torse chaud et bien bâti contre les seins nus de Fila.

« Tu aimes ça ? » Lui demanda le tortionnaire en souriant. « J’ai encore mieux pour toi. » Ajouta-t-il en lui caressant les cheveux, appuyant légèrement sur sa tête pour tenter de la mettre à genoux.

« Avec une telle bouche, elle doit être douée pour ça. » Commenta le monstre avec amusement.

Les autres commençaient à chuchoter, incertains de l’attitude à adopter face à cette scène pour le moins inhabituelle et embarassante.
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Filomena Cathreen Blanche
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FicheChalant
« Répondre #14 le: Août 25, 2012, 11:10:44 »

De nouveau, ses paroles étaient mal interprétées. Mais les flammes qui faillirent brûler Georg suffirent à le distraire un instant. Fila ressentait aussi le désir de Stephen derrière elle. La rougeur de ses joues s'accentua. De même qu'elle frissonna lorsqu'il souffla quelques mots à son oreille. Elle pourrait partir, avec ses possessions... Si elle leur obéissait. Mais.. C'était un démon qui venait de lui promettre ça. Et sa voix... Elle fit frémir la jeune femme à nouveau. Elle avait toujours eu un penchant pour les hommes à la voix rauque. Mais celle-ci... Ça la pénétrait d'une telle manière qu'elle ne savait plus si elle devait se sentir gênée ou excitée.

Elle en oubliait presque Georg, qui tint à se rappeler à son bon souvenir. Elle ne voulait pas aimer la sensation de chaleur qui se diffusait dans son corps. Elle ne voulait pas que son corps la trahisse. Mais... Parce qu'il y a toujours un mais, elle ne pouvait lutter contre l'engourdissement de l'alcool. Et quand l'ancien violeur l'incita à s'agenouiller, d'un geste de la main, elle ne put que glisser entre eux jusqu'à ce que ses genoux heurtent le sol. Obéir, pour sortir. Un peu comme un leitmotiv, la phrase tournait dans sa tête. Elle frémit en voyant Georg déboucler son pantalon. Elle tressaillit en entendant la voix du démon approuver en quelque sorte l'attitude de son subordonné.

Son souffle toujours court, Fila observait la porte par laquelle était partie Alexander. Tout en laissant son jean tomber à terre le long de ses jambes, faisant suivre le même chemin à son sous-vêtement, Georg s'en aperçu et un rictus lui échappa.

« Oh non, Alexander ne risque pas de te sauver ma poule. Alors occupes-toi de ce que tu as tant supplier pour avoir »
« Ce n'est..Mh ! »

Ce n'est pas ce que je voulais dire, aurait-elle voulu prononcer. Mais l'impatient Georg lui avait collé sa trique entre ses lèvres ouvertes. Et le gus, en plus d'être bien bâtit, était plutôt gâté. Les larmes aux yeux, Fila leva ses mains en un geste de défense, agrippant les cuisses de l'homme. N'ayant jamais effectué cette pratique, elle demeura prise de court. Mais le violeur y remédia rapidement, s'enfonçant plus avant entre ses lèvres au point de la faire s'agripper à lui plus fermement et d'essayer de ne pas avoir de haut-le-coeur.

Elle salivait abondamment, ne pouvant refermer la bouche pour déglutir comme elle le voudrait. Et quand elle s'y essaya, cela sembla faire plaisir à Georg qui entama un mouvement de coulissement, grognant à qui voulait l'entendre "[color]que sa queue avait trouvé là un écrin parfait[/color]". Une main agrippait ses cheveux, l'autre son cou. Elle n'avait pas de liberté de mouvement, sinon essayer de ne pas s'étouffer.

Il continua un moment ainsi, et elle le sentait durcir entre ses lèvres. Elle sentait aussi une sorte de palpitation, un peu avant que Georg ne s'écarte brusquement en grognant qu'il ne voulait pas lâcher la sauce avant de se l'être farcie. Il l'écarta si brusquement que Fila vacilla et retomba en arrière, toussant, crachant un peu.
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