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Auteur Sujet: Au secours ! [Alahazra]  (Lu 3096 fois)
Poison Ivy
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« le: Mai 03, 2012, 01:13:23 »

Ivy aimait la nature. Non, elle l’adorait, elle la chérissait, elle la priait. Si elle avait été grecque à l’époque antique, elle aurait sûrement voué Pan. Elle l’aurait béni autant que possible, car, vu comment la Nature était maltraitée depuis des années, sa protection n’aurait pas été de trop. Malheureusement, les Dieux avaient abandonné la Terre, laissant l’humanité libre de son propre destin. Et l’humanité ne prenait pas que des choix judicieux. Vivant à Seikusu depuis maintenant plusieurs mois, Ivy essayait, dans la mesure du possible, de contribuer à essayer de changer le déroulement des choses. Elle aurait pu, et elle avait déjà essayé de le faire dans des actes de désespoir, revenir à la mode de l’éco-terrorisme, mais elle réalisait de plus en plus que le problème environnemental ne se résoudrait pas en terrassant quelques industriels, mais bien en réussissant, par un incroyable miracle, à faire comprendre aux gens que tous leurs petits soucis étaient sans rapport avec les problèmes de la planète. Qu’importe les crises, la hausse des loyers, la baisse du pouvoir d’achat, quand, face à ça, la planète souffre et se meure ?

Alors, Ivy agissait. Elle agissait en voyageant sur Terra, en récupérant des fluides, et en faisant des expériences sur ses plantes dans son laboratoire pour essayer d’améliorer la Nature, ou d’améliorer l’homme par des modifications génétiques, utilisant à cet effet les cobayes volontaires que le Cercle lui fournissait. Elle agissait en allant sur des ONG, en se renseignant, en informant ses lycéens des problèmes écologiques, en leur passant des documentaires où on voyait la Terre mourir à petit feu. Elle agissait enfin en se promenant la nuit dans le parc, afin de le nettoyer.

Le parc municipal de Seikusu était plutôt grand, et assez mal famé la nuit. Chaque nuit, Ivy allait donc dans le parc, afin de le nettoyer, de le purifier, de le débarrasser de ses saletés, soit essentiellement les sacs plastiques, les cannettes écrabouillées, les mégots de cigarette, les traces de vomissures, qui faisaient souffrir ce parc. Une gouttelette dans l’océan des problèmes, mais c’était sa B.A. du jour.

Elle était venue en fin de soirée au parc. Une belle nuit, chaude et vivifiante, trônait sur Seikusu, et elle avançait au milieu des arbres, observant les quelques couples qui se promenaient, attendant qu’ils s’éloignent pour entreprendre de faire ce que la municipalité avait du mal à faire dans un parc aussi grand. Elle tendit un tentacule entre les buissons, et attrapa ainsi un paquet de bonbons, le souleva, et le glissa dans la poubelle. C’était trois fois rien, mais Ivy se sentait mieux. Et elle sentait les arbres lui en être reconnaissante.

*Et puis, c’est toujours mieux que perdre ma soirée à noter un paquet de feuilles...*

Cette soirée-là devait néanmoins s’avérer assez spéciale, assez... Particulière. Ivy l’ignorait, mais la police affrontait en ce moment un mystérieux tueur en série, surnommé le « Cannibale », car il s’attaquait la nuit à des individus, optant généralement pour des clochards. Il les dévorait, et abandonnait leurs corps dans des ruelles. Un serial killer particulièrement vorace, qui faisait la une du journal local, journal qu’Ivy ne lisait jamais. Le « Cannibale » n’était toutefois pas vraiment un simple tueur en série, mais un Lycan. Un homme qui se transformait en loup-garou quand il le voulait, et surtout la nuit, quand il avait faim. Contrairement à d’autres Lycans, celui-là ne se souciait pas de lutter contre sa nature lycanthropique, la trouvant au contraire bien plus intéressante. Il avait une telle puissance, une telle force quand il était un Lycan... Ses griffes immenses lui permettaient de découper en deux un meuble en bois, d’entailler un mur, de découper un arbre, et, quand ses crocs se plantaient dans la chair humaine... Même jouir dans le corps d’une femme ne procurait pas autant de bonheur !

Pour autant, dévorer des clochards, c’était bon, mais, au bout du quinzième ou du vingtième, ça ne procurait plus le même plaisir. En revanche, quand il avait dévoré cette étudiante qu’il avait séduit... Cette peau tendre, ce corps ferme, chaud, cette femme qui mangeait bien... Oui, le « Cannibale » préférait les grosses, les femmes bien en chair, celles avec un gros ventre. C’était là qu’on trouvait un véritable festin, mais, à défaut, il savait se contenter des femmes. Or, il avait remarqué depuis plusieurs jours en rôdant près du parc, son lieu de prédilection, qu’il y avait une mystérieuse femme qui se promenait dans le parc, et qui entreprenait de le nettoyer en utilisant des tentacules. Une mutante... Le « Cannibale » se demandait quel goût un tentacule devait avoir, mais il se dit qu’il serait rapidement fixé.

Le soir de son intervention, Ivy portait sa tenue de Poison Ivy, soit des gants verts, une tunique de la même couleur, et de longues bottes. Elle avançait au milieu des arbres, quand elle entendit une bran che craquer. Sursautant, Ivy se retourna, mais ne vit que l’obscurité.

« Qui est là ? »

Personne ne lui répondit. Elle fronça les sourcils, prudente. Poison Ivy serra les poings, regardant à gauche et à droite. Voyant qu’elle ne fuyait pas, déçu, le « Cannibale » avança. Il était plutôt grand, et Ivy reconnut la silhouette d’un garçon qui avait l’air d’étudier à la faculté. Sur le coup, même si elle l’ignorait, elle ne se trompait pas. Le « Cannibale » était bien un étudiant, mais, depuis qu’il avait obtenu de nouvelles facultés, les études en spéléologie le passionnaient bien moins que chasser la nuit.

« Se promener seule dans un parc n’est pas conseillé, jeune fille...
 -  Je te retourne le compliment... »

L’homme portait un long manteau, avec rien en-dessous, pas même un caleçon. Quand il se transformait, il arrachait tous ses vêtements, et ça commençait à faire cher, à force. Ivy comprit qu’elle avait affaire à un cinglé, et l’un de ses tentacules jaillit de son doigt pour s’enrouler autour de la gorge de l’agresseur.

« Tu ferais mieux de retourner chez toi, mon garçon...
 -  Je le ferais volontiers, si je n’avais pas dévoré mes propres parents et brûlé ma maison... Je voulais savoir quel goût ça avait : ma propre chair. »

Ivy fronça les sourcils. Qu’est-ce que c’était que ce cinglé ? A chaque fois qu’il souriait, il semblait avoir des dents énormes, volumineuses et acérées. Ivy se mit indiscutablement à trembler, et fit quelques pas en arrière.

« J’aime quand mes repas ont peur... Fais-moi plaisir, salope... Couine ! »

Le manteau de l’homme tomba alors, et ses yeux se mirent à luire d’une lueur démente. Sa pilosité corporelle s’accrut énormément, jusqu’à former une espèce de fourrure, et le mutant se mit à grogner, avant d’attraper le tentacule d’Ivy, et de le couper. Ivy poussa un terrible hurlement de douleur, le sang vert se mettant à couler de sa blessure. La bête poussa un terrible grondement, en filant à quatre pattes sur le sol, et bondit en hurlant vers Ivy. Elle tenta de le fouetter avec un autre tentacule, mais son fouet rebondit, et le Lycan la frappa à l’épaule. Une charge colossale, qui envoya Poison Ivy passer entre deux arbres, roulant sur la terre pour atterrir sur le sentier, sonné.

Elle eut à peine le temps de se relever, ayant affreusement mal au doigt, que le Lycan atterrit devant elle, poussant des grondements terrifiants. Une voix caverneuse, sourde et horrible.

« Toi… Je me demande quel goût la chair d’une mutante doit avoir... Mais j’aime manger bruyamment... »

Poussant un rugissement, le Lycan entreprit de lever une patte pour cingler le dos d’Ivy. Paniquée, cette dernière essayait vainement de trouver une solution. Elle avait affreusement mal. Si elle avait bien des pouvoirs, son corps, elle, n’était pas particulièrement résistant. Et, ma foi, se recevoir une charge de Lycan dans le ventre, il y avait de quoi sonner n’importe qui. Ivy décida donc de dire la chose la plus stupide, cette réplique qu’on ne voyait que dans les films :

« Au secours ! »
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Alahazra
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« Répondre #1 le: Mai 03, 2012, 10:56:52 »

Cela faisait maintenant 1 mois que j'avais été affectée au Japon et je commençais à prendre mes marques. Comparée aux autres bases aériennes de l'archipel, celle de Seikusu n'avait rien de remarquable : elle n'avait pas une taille conséquente ni aucun intérêt stratégique ; l'officier qui la commandait, le colonel Henry Bonnier (drôle de nom, ce devait être français) était un quinquagénaire fatigué qui passait le plus clair de son temps à fumer des cigares et à regarder la télévision ; de temps à autre, il traînait sa lourde carcasse de son bureau vers le mess où il vidait quelques verres de whisky avant de faire le chemin inverse.

Quand il m'avait reçu le jour de mon arrivée, j'ai vu une petite étincelle s'allumer dans son regard vitreux, s'attardant sur ma poitrine. Cela devait faire un bail qu'il n'avait pas vu une femme potable... Il m'offrit un cigare, que j'acceptai, en bonne latine, j'adore fumer ces machins là, me souhaita la bienvenue, me dit que l'endroit était calme, qu'ils étaient tranquilles, bla bla bla... Je compris dès lors que mes supérieurs, à Washington, m'avaient affecté à une voie de garage et je me mis à imaginer des scènes où mon poing rencontrait leurs sales gueules...

Puis je pris mes quartiers dans la base proprement dite. Pour être calme, elle était calme : quand les pilotes n'effectuaient pas une "mission de reconnaissance" (fallait bien justifier les dépenses de l'argent du contribuable) ils passaient le plus clair de leur temps au bar où ils buvaient et jouaient au billard ; ou alors ils allaient en ville pour... faire la même chose mais dans l'un des établissements de Seikusu ; ils y provoquaient de temps à autre une belle bagarre et les MP débarquaient pour rétablir l'ordre.
Quant à la discipline était quelque peu relâchée : la plupart des soldats portaient la moitié de leur tenue militaire et saluaient à peine les gradés et les officiers. Bref, dans l'ensemble, c'étaient de sacrés branleurs !

Mon arrivée avait provoqué quelque émoi parmi cette bande de mâles en rut : j'étais la seule fille de la base, et bien roulée de surcroît, ce qui ne gâtait rien. Fort heureusement, j'avais ma manière bien à moi de faire taire leurs ardeurs viriles. Par ailleurs, le colonel avait eu la prévenance de me donner un logement éloigné du quartier des soldats, ce qui me donnait un peu d'intimité et de tranquillité.

Comme j'avais pas mal de temps libre, ce qui m'arrivait souvent, je faisais un peu de sport ou j'allais flâner en ville. Seikusu n'était pas très grande, comparée à Tokyo ou Osaka, que je n'avais jamais visitées, mais elle était calme et offrait le charme que l'on pouvait parfois trouver dans certaines villes de province.
Néanmoins, un sixième sens, développé grâce à mon apprentissage de la Magie, me faisait sentir que bon nombre de courants d'énergie mystique convergeaient vers Seikusu et que le surnaturel devait avoir pignon sur rue. Ce n'était peut être pas un hasard si j'avais été affectée ici...


oOo

J'arpentai d'un pas tranquille les allées du parc de Seikusu. La nuit venait de tomber et les premières étoiles venaient de faire leur apparition. On m'avait parlé de ce parc et je n'avais pas résisté à l'envie de le visiter. Ce qui était frappant était sa taille : je n'avais jamais vu un parc aussi grand, c'était limite une réserve naturelle ! Certaines parties étaient même redevenues à l'état sauvage comme si les employés municipaux avaient renoncé à l'entretenir.
Ce n'était pas pour me déplaire car j'aimais les coins un peu sauvages, abandonnés. Bien sûr, je n'ignorais pas la réputation quelque peu "sulfureuse" de cet endroit : la nuit il était hanté par les loubards mais j'avais pas peur : j'en avais vu d'autres et c'était pas une bande de gilipollas qui allaient me faire chier !

Au secours ! cria une voix féminine dans l'air nocturne. Quelqu'un était en danger et avait besoin d'aide. Cela venait d'une dizaine de mètres non loin de là où je me trouvais. Je m'y précipitai et arriva bientôt en vue d'un spectacle des plus étranges : à la lumière de la pleine lune, je vis une étrange fille couchée au sol et vêtue d'une combinaison verte qui faisait penser à des feuilles qu'on aurait joint ensemble. Sans doute un cosplay. Devant elle se tenait une... créature humanoïde qui me tournait le dos, couverte de poils, qui répandait une odeur de fauve et qui levait une griffe menaçante sur la malheureuse. Sans doute pour la caresser ou jouer avec elle...

N'ayant pas besoin d'un dessin pour comprendre la situation, je décidai d'agir : je rassemblai en moi les énergies mystiques, prononçai une incantation en arabe, invoquant les esprits du feu et tendis la main. L'instant d'après une véritable gerbe de flammes ardentes et bleutées vint envelopper le monstre qui se mit à hurler de douleur et de terreur.
Il faut dire que j'avais mis la gomme : si cette chose était bien ce que je pensais, j'avais pris la précaution d'infuser un peu de Quintessence dans mon attaque : de ce fait les flammes pouvaient aussi bien blesser les êtres de chair que les créatures surnaturelles ; j'avais toutefois veillé à ce que le feu ainsi créé ne touche pas la fille ainsi que ce qui trouvait aux alentours : j'avais pas envie de foutre le feu à elle et à tout le parc !

La créature se débattait, en proie à une souffrance indicible. Une odeur de chair grillée se répandit dans les airs et je me bouchai le nez tant elle était écœurante ; le monstre finit par prendre la fuite, direction un plan d'eau où il y plongea dans un "plouf" retentissant, éteignant du même coup les flammes qui le consumaient. J'avais crains qu'il ne revienne à la charge mais ses brûlures, assez graves, lui avaient ôté toute envie d'agressivité à mon égard. Il s'éloigna donc tant bien que mal du champ de bataille, la queue basse (enfin ce qu'il en restait).

Je me tournai vers la gonzesse en vert : ça va ? lui demandai-je avec un beau sourire.
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Poison Ivy
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« Répondre #2 le: Mai 03, 2012, 01:27:38 »

La situation n’était pas à l’avantage d’Ivy. Prostrée sur le sol, paniquée, elle sentait l’haleine fétide du Lycan, tandis que ce dernier sentait un délicieux repas en perspective. Ce fut alors que quelque chose se passa. Quoi, Ivy n’aurait su le dire avec précision, mais elle avait l’impression que le Lycan s’était mis... A brûler ? Poison Ivy ne croyait pas à la combustion instantanée, et encore à moins à l’intervention divine. Le Lycan poussa des couinements de douleur, et, dans un sursaut, Ivy s’éloigna. La masse noirâtre était auréolée d’énormes flammes incandescentes, et, vu les hurlements de douleur du Lycan, ce n’était pas un autre de ses pouvoirs. Ne pouvant rien faire, le feu étant son pire adversaire, Poison Ivy se recula prudemment, prête à envoyer ses tentacules sur la bête, qui se mit à se tortiller, essayant d’éteindre les flammes, avant de courir vers une rivière à proximité. Ivy entendit un gros *PLOUF !*, et vit quelques volutes de fumée. Dans l’eau, le feu était privé d’oxygène, et s’éteignait totalement.

*Vu comment il a brûlé, il doit être grièvement blessé...*

Secouée, Ivy avait toujours mal au doigt, et regarda ce dernier. Le tentacule s’était rétracté, mais son doigt saignait un peu, répandant un sang écarlate et verdâtre. Le sang d’Ivy était rouge, comme n’importe qui, mais le sang de ses tentacules, de ses excroissances végétales, était vert. Elle serra le poing en se mordillant les lèvres, et vit ensuite une étrange femme s’approcher d’elle. Probablement celle qui avait mis en fuite le Lycan. La prof’ remarqua bien rapidement qu’elle avait deux énormes obus, et tenta de lui faire un sourire chaleureux.

Surprise, Ivy cligna des yeux à plusieurs reprises, avant de lui répondre, sarcastique :

« J’ai failli me faire dévorer par un loup-garou, mais, à part ça, ça va très bien. »

Le cœur d’Ivy faisait toujours de violents « Bom ! Bom ! » dans sa poitrine. Elle reprit donc sur un ton moins agressif, puisque cette femme venait après tout de lui sauver la vie :

« Désolée... Ce n’est pas tous les jours qu’on se fait agresser par un Lycan... »

Poison Ivy repensa ensuite à ce qui s‘était passé. Comment est-ce qu’elle avait fait pour enflammer le Lycan ? Si elle avait utilisé une grande incendiaire, Ivy aurait été touchée aussi, et elle aurait entendu la détonation. Or, c’était comme si, de son point de vue, le Lycan avait instantanément pris feu. Fronçant les sourcils, elle s’approcha de la mystérieuse femme aux seins énormes :

« Vous êtes une magicienne ? Vous venez de Terra ? En tout cas, je vous remercie de m’avoir sauvé des griffes de ce cinglé. Je sais que certains hommes adoreraient me dévorer, mais je crois que je ne suis pas encore prête pour ce genre de choses. »

Non, Ivy n’avait décidément aucun talent pour l’humour. Les battements de son cœur se calmaient progressivement, même si elle avait peur que le Lycan ne les attaque à nouveau, qu’il soit là, tapi dans les arbres, prêt à bondir. Naturellement, vu les brûlures qu’il avait reçu, c’était totalement impossible, mais ça n’empêchait pas la panique d’Ivy de le croire.

« Vous venez de me sauver la vie, réalisa-t-elle alors subitement. En toute logique, ça fait de moi votre obligée. Merci... »

Elle inclina poliment la tête, tout en louchant sur sa poitrine. Ce n’était pas tous les jours qu’on pouvait voir de tels seins !

*Impossible qu’ils soient naturels... Quoique, sur Terra, tout est possible...*
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« Répondre #3 le: Mai 03, 2012, 02:12:22 »

- J’ai failli me faire dévorer par un loup-garou, mais, à part ça, ça va très bien. répondit celle que je venais de sauver.
- Ah ah, au moins vous avez réussi à garder votre sens de l'humour !

En tout cas, cela confirmait mes soupçons sur la nature de la créature : c'était bel et bien un loup-garou que je venais de transformer en torche ambulante. Cela m'aurait un peu emmerdé d'avoir cramé un pauvre type qui venait de se déguiser en monstre pour faire peur aux gens ; mais mes sens mystiques me trompaient rarement, Dieu merci.

- Désolée... Ce n’est pas tous les jours qu’on se fait agresser par un Lycan...
- Y'a pas d'mal ! m'exclamai-je, allumant un cigarillo. A la lumière de la flamme de mon Zippo je vis que la fille avait la peau de couleur beige et que son vêtement avait quelque chose de végétal. Bizarre. Elle remarqua également qu'elle lorgnait sur ses seins qui pointaient de dessous son T-shirt Black Sabbath, que lui avait offert un pote de l'armée pour son anniversaire.

- Vous êtes une magicienne ? Vous venez de Terra ? En tout cas, je vous remercie de m’avoir sauvé des griffes de ce cinglé. Je sais que certains hommes adoreraient me dévorer, mais je crois que je ne suis pas encore prête pour ce genre de choses.
- Terra ? Connais pas. C'est un patelin ? répondis-je en tirant une bouffée, ignorant l'autre question : je n'avais pas vraiment envie de parler de mes talents magiques à une étrangère. Je peux vous poser une question ? Qu'est ce que vous foutiez à cette heure-ci de la nuit habillée ainsi ? Vous êtes une... comment ils disent ça ? Lostplayeuse ou un truc comme ça ?...

- Vous venez de me sauver la vie. En toute logique, ça fait de moi votre obligée. Merci...
- Y'a pad'quoi ! Mais je pense qu'on devrait pas trop traîner ici : l'autre bestiole à poils pourrait revenir et pour tout vous dire, je commence à avoir la dalle !

Mon ventre se mit à gargouiller, venant accentuer ces dernières paroles. Ce soir, à la cantine de l'armée, il y avait du chili con carne mais j'avais plutôt envie de manger en ville, histoire de changer un peu. Et puis cette gonzesse m'intriguait un peu et je brûlais d'en savoir plus sur elle.

De la main, je l'invitai à me suivre, direction la sortie du parc qui n'était pas très éloignée.
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Poison Ivy
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« Répondre #4 le: Mai 03, 2012, 03:33:13 »

Zéro pointé pour l’intuition féminine ; cette femme ignorait totalement Terra, et n’avait pas l’air d’avoir envie de parler de ses pouvoirs. Soit... Quand on savait tout le climat de suspicion que les mutants et autres êtres paranormaux avaient suscité dans certains coins du monde, comme les Etats-Unis. Ivy n’insista donc pas, et préféra ne pas lui parler de Terra. Si elle lui disait que Terra était une autre planète où on trouvait des dragons et des forêts qui bougent, elle passerait très certainement pour une cinglée.

*Déjà que j’ai moi-même du mal à comprendre, parfois...*

Poison Ivy hésita de même à répondre à la question de la femme, mais, comme elle venait de lui sauver la vie, elle estima qu’elle méritait au moins de savoir pourquoi elle avait affronté un Lycan :

« Ce n’est pas un cosplay, c’est la tenue que je porte habituellement. Mais c’est assez long à expliquer. Je m’appelle Pamela Isley. »

Ça sonnait mieux que « Poison Ivy », non ? Elle poursuivit ses explications tandis que les deux femmes s’éloignaient de ce lieu sinistre.

« Disons que je me promène dans le parc pour y faire quelques observations sur mes recherches. Ne le dites pas à la municipalité, mais je m’amuse de temps en temps à planter des graines, afin de voir leur évolution dans un environnement naturel, et voir dans quelle mesure elles survivent à la toxicité ambiante, notamment par rapport à des plantes normales. »

C’était exact. Ivy s’amusait réellement à planter des graines dans le parc, mais elle ne venait pas chaque soirée pour les étudier. Ses plantes poussaient sans difficulté, mais elle se voyait, là encore, assez mal dire à cette femme qu’elle se promenait la nuit pour nettoyer le parc.

« Il y a un petit restaurant près d’un lac dans ce parc... De toute façon, je ne pense pas que ce Lycan reviendra, vu comment il a flambé... Et, même s’il revient, vous serez là pour me protéger » glissa-t-elle avec un léger sourire et un clin d’œil.

Elle se rapprocha d’elle, la collant presque, hésitant à glisser son bras sous le sien, mais quelque chose lui dit que la femme n’apprécierait que moyennement... Ivy tenait aussi à aller à cette auberge champêtre, car elle était plus proche de ses plantes. Ainsi, si le Lycan devait à nouveau attaquer, elle aurait de quoi le recevoir. Poison Ivy avança le long des sentiers, passa un petit pont, et les deux femmes atteignirent l’auberge. Elle était assez éclairée, et ressemblait à une espèce de maison champêtre. Bien qu’il soit tard, l’auberge était toujours ouverte, et il y avait plusieurs gens sur des tables dehors. Elle était au centre de deux beaux lacs. Ambiance champêtre oblige, il y avait un fourneau dehors, où on voyait des poulets rôtir.

« Prenez ce que vous voulez... Vous m’avez sauvé la vie, le moins que je puisse faire est de satisfaire votre estomac. »

Poison Ivy commençait à retrouver son calme, et, partant de là, son corps commençait à émettre des phéromones. Quelque chose de naturel contre lequel Ivy ne pouvait rien faire.
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« Répondre #5 le: Mai 03, 2012, 04:20:41 »

La jeune femme, qui se présenta comme étant Pamela Isley, me dit que sa tenue n'était pas un cosplay, que c'était la tenue qu'elle portait habituellement. Je haussai un sourcil amusé :

- Eh bien Pamela, si vous vous baladez tout le temps avec une tenue pareille, nul doute que vous allez attirer tous les pervers du coin, sans compter les créatures en maraude... Mais je ne me suis pas présenté : je m'appelle Warda Vasquez.

Quand elle me dévoila les raisons de sa promenade dans le parc, je lui lançai un regard interrogateur : c'était bien la première fois que je rencontrai une botaniste, si c'en était une, de ce type ! Je ne pus m'empêcher de lui en faire la remarque :

- Eh bien, c'est ce qui s'appelle "travailler sur le terrain" ! C'est marrant mais j'ai toujours cru que les personnes travaillant en labo étaient en blouse blanche et bossaient sur des bouillons de culture et autres du même genre.

Bien évidemment, je m'y connaissais autant en botanique qu'un boucher en spéculation boursière ou en physique quantique, aussi je ne pouvais pas vraiment savoir si ce qu'elle faisait était dangereux ou pas.

- Vous z'en faites pas pour la municipalité : je leur dirai que dalle. Et puis bon, chacun s'occupe comme il peut, hein ? Moi, par exemple, je suis pilote d'avion de chasse ; quand je suis pas en mission, je sauve les personnes en détresse de grosses bêtes à poils qui puent. Je ponctuai cette dernière phrase d'un éclat de rire.
Pamela me parla d'un restaurant situé dans le parc, près d'un lac. Je hochai la tête : ici ou ailleurs, ça n'avait aucune importance, du moment que la bouffe était bonne, c'était le principal.

- Je vous suis !

Quand je découvris l'endroit, je ne pus retenir un sifflement admiratif : c'était vraiment un endroit charmant et le cadre agréable du parc renforçait cet aspect bucolique.

- Eh ben, on se croirait à la campagne !... N'empêche, ce doit être le genre de coin romantique où les garçons invitent leurs petites amies avant de les sauter !

Nous nous assîmes à une table. L'odeur des poulets rôtis me mettant l'eau à la bouche, j'en commandai un, accompagné de frites. Une fois que le serveur eut pris nos commandes, je reportai mon attention sur Pamela : il émanait d'elle un petit je ne sais quoi qui la rendait diablement attirante... Elle devait attirer les regards masculins aussi sûrement que le miel attirait les abeilles.
D'ailleurs, en parlant de regard, je remarquai que nos voisins de table, un couple, nous mataient bizarrement ; il faut dire aussi que la tenue de mon compagne était un peu inhabituelle et qu'elle manquait de discrétion.

- Tu veux ma photo, ducon ?! m'exclamai-je à l'adresse de l'homme qui choisit de retourner à son plat.
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Poison Ivy
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« Répondre #6 le: Mai 03, 2012, 04:46:46 »

Ivy alla s’asseoir sur un banc en bois, près du lac, et contempla silencieusement ce dernier. Dans sa tenue, elle attirait bien des regards. A vrai dire, quand elle sortait en ville, Ivy devait parfois se forcer à porter des vêtements, mais elle n’avait pas prévu de manger avec cette femme. Pour que Warda ne se sente pas toute seule à manger, Ivy commanda quelque chose d’assez léger, du saumon.

« Rassurez-vous, je n’ai pas l’intention de vous sauter » lâcha-t-elle avec un léger sourire, après la remarque de Warda.

Il s’agissait toutefois effectivement d’une espèce d’escale romantique. Loin des bruits de la ville, on pouvait profiter de la nature, du calme apaisant des arbres. Tournant la tête, Ivy observa le lac. Indéniablement, elle trouvait ce spectacle naturel d’une relative beauté, confirmant qu’elle était bien plus à son aise au sein de la nature, que dans des buildings en acier. Ivy ne nota pas qu’un homme louchait sur elles, pour la simple et bonne raison que c’était assez habituel chez elle. Elle regardait la surface calme du lac, lorsque Warda se mit à parler d’un ton sec et agressif. Ivy tourna la tête vers l’individu, qui se mit à rougir, et retourna vers son plat sans demander son reste.

Poison Ivy regarda alors Vasquez, et lui lança :

« Ne lui en veuillez pas, il est normal que le regard soit attiré par les belles choses... Vous devez donc être une militaire, c’est ça ? »

Ivy avait entendu parler d’une base militaire à côté de Seikusu. Un reliquat de la Seconde Guerre Mondiale, à ce qu’elle en savait... L’armée japonaise n’existait pratiquement pas, et toute la défense du territoire reposait essentiellement sur l’aide américaine. De son point de vue, ces bases servaient surtout en cas d’une guerre ouverte contre la Chine.

« Je me demande bien quels missions vous devez bien pouvoir faire à Seikusu lâcha-t-elle soudain, intriguée. A ce que je sache, il n’y a aucun village à bombarder dans le coin. »

Le ton était assez acerbe et sceptique, mais Ivy, à vrai dire, n’appréciait que moyennement les militaires. Ils n’avaient aucun respect pour l’environnement, et n’hésitaient pas à brûler des forêts entières pour attaquer des cibles ennemies. Avant que sa sauveteuse puisse dire quoi que ce soit, Poison Ivy répondit à une autre de ses questions :

« Sinon, rassurez-vous, j’ai aussi un laboratoire et une blouse blanche, mais... Disons que c’est une passion. Je dois vous paraître ringarde et fleur bleue, mais la Nature est quelque chose qui me fascine en tout point. »
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« Répondre #7 le: Mai 03, 2012, 05:33:00 »

- Rassurez-vous, je n’ai pas l’intention de vous sauter.

J'avais émis un grognement amusé à cette remarque : je me doutais bien que cette Pamela n'avait pas ce qu'il faut entre les cuisses pour effectuer une partie de jambes en l'air avec moi. Bien entendu, elle pensait plus à un truc homosexuel ; l'idée de coucher avec une femme ne m'avait jamais effleuré l'esprit, pas que je trouvais ça dégoûtant, c'était juste que je préférais les mecs. Ce qui ne voulait pas dire que j'étais fermée à ce genre d'aventure, mais je n'avais pas envie de le faire avec n'importe qui...

Ne lui en veuillez pas, il est normal que le regard soit attiré par les belles choses... Vous devez donc être une militaire, c’est ça ?

J'eus un sourire goguenard avant de répondre : "les belles choses", hein ? Vous parlez de qui ? De vous ? Hum, je dois avouer qu'il y a de quoi vous mater... fis-je, en jetant un regard pensif à la plastique de Pamela. Je poursuivis : de moi ? Il y aurait de quoi aussi... Je baissai le regard vers ma poitrine : c'est vrai qu'elle était particulièrement volumineuse mais parfois je me disais que j'aurais préféré avoir des seins de taille normale. De nous deux ? Je pense que c'est plutôt ça !

Je me demande bien quels missions vous devez bien pouvoir faire à Seikusu. A ce que je sache, il n’y a aucun village à bombarder dans le coin.

Ma main se mit à trembler en entendant "bombarder" : cela me rappelait des mauvais souvenirs, des trucs que j'aurais préféré oublier mais qui, certaines nuits, revenaient me hanter dans mon sommeil : je revoyais les villages irakiens détruits, les maisons ravagés, les habitants morts ou estropiés. Certes, j'étais une militaire et n'avais fait qu'obéir aux ordres mais cela ne suffisait pas à apaiser ma conscience qui me taraudait, un peu comme une vieille blessure qui vous démangeait de temps à autre. Je finis par lâcher :

- Effectivement, y'a que dalle à bombarder dans le coin : j'ai été affectée dans une voie de garage... je voulais avoir l'air détachée mais je ne pus empêcher une larme de couler le long de ma joue et mes lèvres de trembler. Saleté de fumée ! dis-je en m'essuyant l’œil et en écrasant le cigarillo dans le cendrier.

Pamela me parla de sa passion pour la Nature et je lui demandai de but en blanc :

- C'est marrant mais à vous écouter, la nature est pour vous un être vivant !... Vous seriez pas une Verbena des fois ?

Bien sûr, je faisais allusion à un groupement de Mages qui vénéraient Gaïa, la Terre-Mère, et dont les pratiques étaient basées sur le sang, les plantes, les peintures rituelles et les sacrifices. Mon mentor m'en avait vaguement parlé durant mon initiation et à l'époque j'avais éprouvé le désir d'en rencontrer un.
La question avait été peut être un peu trop directe : c'était un peu comme si un mec demandait à une fille si elle portait une culotte. Quoique cette comparaison est un peu foireuse...

Le serveur apporta nos commandes. J'attaquai aussitôt mon plat, non sans avoir souhaité un bon appétit à Pamela.
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« Répondre #8 le: Mai 03, 2012, 06:18:06 »

Étant une scientifique, Pamela était du genre à observer ce qui se passait. Elle perçut donc le tremblement de la main de Warda quand elle parla de bombardements... Visiblement, elle avait déjà du en faire. Avec un nom et un corps pareil, elle n’avait pu servir que dans l’armée américaine. De toute manière, elle ne pensait pas que le Japon avait une aviation... Ou alors, elle devait comprendre quinze pauvres avions dont les moteurs rouillaient.

*Est-ce qu’elle aurait des choses à se reprocher ?*

Il y eut ensuite d’autres détails assez troublants : une larme qui coulait, les lèvres qui tremblaient... Manifestement, avoir atterri dans cette base ne lui plaisait pas trop, et Ivy se demandait bien ce qui avait pu lui arriver pour qu’elle finisse dans une « voie de garage ». Une expression assez amusante. Néanmoins, lui poser la question serait sans doute un peu trop personnelle... Vasquez lui avait sauvé la vie, et elle ne tenait pas à l’indisposer. La galanterie féminine, en quelque sorte.

*Je me demande comment elle fait pour marcher avec une telle poitrine songea alors pensivement Ivy Même les miens ont l’air petits ! Elle n’est pas une soldate pour rien...*

Poison Ivy ne dit donc rien, et tiqua légèrement quand la femme parla des... Des verbena ? Sur le coup, Paméla ne sut pas quoi dire, ne comprenant pas trop la question. En effet, pour elle, une verbena désignait une fleur, ou, plutôt, un groupe de fleurs qui poussaient en Amérique. Était-ce une forme de compliment pour vanter sa beauté ? Pour lui montrer qu’elle était cultivée ? Ivy ne savait qu’en penser, et les plats arrivèrent ensuite. Soldate entraînée, Warda mangea sans trop attendre, et Ivy, se reprenant, finit par lui répondre :

« Ma chère, la Nature n’est pas une chose, mais une créature vivante, au même titre que les humains. Chaque arbre, chaque brin d’herbe, chaque nénuphar, tout est vivant... La seule différence, c’est qu’un arbre est muet, ne bouge pas, et n’exprime rien, mais il n’en reste pas moins vivant. L’être humain oublie cet état de chose pourtant évident qui veut qu’il ne soit qu’une simple espèce animale parmi d’autres. Chaque espèce animale a besoin des autres pour survivre, ne serait-ce qu’en les dévorant. Mais je crois que la plupart des membres de notre espèce l’ont oublié... »

Silencieusement, Ivy regarda ensuite plusieurs arbres.

« Vous pouvez me définir comme une écologiste. La Nature est ma passion. Je me sens d’ailleurs plus proche des fleurs que des êtres humains, pour être honnête. Mais n’allez pas croire que je ne mange que des feuilles et de la salade, sourit-elle alors. Je ne suis pas de ces énergumènes qui s’émerveillent devant la Nature en croyant qu’elle n’est que beauté et amour. La Nature, c’est la loi de la jungle, le plus fort qui écrase le plus faible. Le loup qui dévore la brebis. L’araignée qui tisse sa toile pour gober la mouche. L’insecte féminin qui déchiquète le mâle avec qui elle s’est accouplée. La Nature est infiniment belle et cruelle, et l’être humain est à son image. »

Réalisant qu’elle s’était lancée dans une longue tirade, Poison Ivy lui fit un sourire assez poli. Au moins, Warda avait du comprendre que Paméla ne mentait pas quand elle lui disait que la Nature était sa passion. C’était même plus que ça. Il y avait entre elle et la Nature une réaction alchimique, génétique, même. Se mordillant les lèvres, elle reprit donc :

« Et... Vous vouliez dire quoi, par ‘‘verbena’’ ? Je sais qu’une verbena est généralement une belle fleur, mais je ne me suis pas encore transformée en fleur... Même si je veux bien admettre que vous puissiez me trouver attirante. »
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« Répondre #9 le: Mai 03, 2012, 07:39:20 »

Pamela se lança dans un discours sur la nature, les plantes, les animaux, tout ça... Je ne disais rien, me contentant de manger mon poulet et mes frites et de hocher la tête tout en marmonnant toutes les 3 secondes "honhon" ; ce n'était nullement de l'irrespect ou du désintérêt : j'écoutais ses paroles, n'osant nullement l'interrompre. Et puis, ça se faisait pas de parler la bouche pleine.

Quand elle eut fini, j'avais déjà terminé les trois-quart de mon assiette. Je m'essuyais la bouche, buvais un verre d'eau et dit en guise de conclusion :

- Eh ben, la Nature c'est vraiment votre truc ! Je n'étais pas très douée pour les grandes phrases mais je devais reconnaitre que j'éprouvais une sorte d'admiration pour Pamela ; en fait j'aimais beaucoup les personnes passionnées, celles qui pouvaient vous parler pendant des heures des choses auxquelles elles se consacraient, s'y donnaient à fond et arrivaient à vous faire partager cette passion. Bien sûr il y avait passion et passion : la pêche aux moules, par exemple, était peu digne d'intérêt...

Mais Pamela en arriva au point qui m'intéressait le plus :

Et... Vous vouliez dire quoi, par ‘‘verbena’’ ? Je sais qu’une verbena est généralement une belle fleur, mais je ne me suis pas encore transformée en fleur... Même si je veux bien admettre que vous puissiez me trouver attirante.
- Hum, je me suis mal expliquée : les Verbena sont une faction de euh... personnes pratiquant une forme de magie proche des druides d'Europe et vu votre accoutrement, votre discours, eh bien j'ai pensé que vous en faisiez partie...

Je finis mon plat et allumai un nouveau cigarillo, veillant à ne pas indisposer ma voisine ainsi que les autres occupants du restaurant. Le serveur nous demanda si nous voulions un dessert.

- Ma foi, pourquoi pas ? Une mousse au chocolat pour moi.... fis-je au jeune homme qui semblait plus intéressé par ma poitrine que par ma commande ; je ne relevai pas et me tournai vers "Miss Nature" : vous prenez quelque chose ?
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« Répondre #10 le: Mai 03, 2012, 10:23:11 »

Le résumé de Warda fit lentement sourire Pamela. Son « truc »... Ouais, et pas qu’un peu, même ! Quand on pouvait sortir des tentacules de ses doigts, et avoir une sorte de symbiose avec les plantes, oui, on ne pouvait qu’être très proche de la Nature. Warda lui expliqua ensuite que « verbena » ne faisait pas référence aux plantes, mais à une espèce de secte magique européenne, les Verbena. Une magie druidique, apparemment... Ivy ignorait que les druides avaient eu des pouvoirs magiques, mais elle n’en serait même pas étonnée. Elle sortit ensuite une espèce de gros cigare cubain, digne de ceux de Fidel Castro, et Ivy ne fit aucun commentaire. Elle était à la fois tentée de dire que ce cigare ne lui allait pas, et qu’il lui collait à merveille.

Un serveur arriva ensuite pour demander un éventuel dessert.

*Une chose est sure: cette femme n’est pas attirée par moi. Je l’aurais remarqué, sinon...*

Warda n’avait fait aucun commentaire déplacé qui aurait pu indiquer que les spores d’Ivy la perturbaient. Même le serveur, quand il venait, semblait légèrement perturbé. Ivy haussa les épaules.

« Non, merci, je n’ai... Je n’ai pas très faim. »

Elle avait failli se faire dévorer. Manger n’était pas vraiment son souci. Elle n’avait d’ailleurs qu’à peine entamé son saumon. Manger... Cette seule idée lui donnait des crampes à l’estomac, lui faisant revoir les crocs acérés du Lycan qui avait tenté de la dévorer. Elle reprit donc sa conversation :

« Je... Je ne suis pas une Verbena... J’ignorais même leur existence, pour être honnête. Même si j’ai moi aussi quelques tours qu’on pourrait qualifier de ‘‘magiques’’. »

Poison Ivy lui fit un léger sourire, et se décida à lui montrer qu’elle n’était pas tout à fait normale. Elle leva un doigt, et le bout de ce dernier devint vert. Un petit tentacule vint se former, et alla caresser la joue d’Ivy, avant qu’elle ne le rétracte.

« Si la Nature est ma passion, c’est parce que je suis une créature hybride. Quelque chose à mi-chemin entre une dryade et une humaine, en somme... Mais toi... Tu n’es pas qu’une simple pilote de chasse, n’est-ce pas ? A moins que tous les pilotes de chasse ne soient dotés du pouvoir de créer une combustion instantanée... Et, vu que tu pensais que je faisais partie d’un groupe magique, j’en déduis que c’est probablement toi qui es une magicienne. »

Tout se tenait, dans le fond. Le serveur amena la mousse au chocolat, et s’éloigna. Elle imaginait mal une pilote de chasse connaître l’existence d’un groupe de mages méconnu en Europe, à moins d’être elle-même une magicienne. Ivy lui fit un sourire poli :

« Ne t’en fais pas... Je ne peux pas faire de mal à la femme qui m’a sauvé. »
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« Répondre #11 le: Mai 03, 2012, 11:30:15 »

Je remarquai que Pamela avait à peine touché son saumon. En un sens, c'était compréhensible : elle avait failli se faire bouloter par un monstre et du coup elle devait avoir l'estomac noué après cet évènement ; enfin bon, c'est mieux que d'avoir les tripes à l'air... Je posai néanmoins une main dans la sienne et la serra doucement :

- Allez, ne vous inquiétez pas : ce monstre a été grièvement blessé et cela m'étonnerait qu'il revienne vous emmerder ! Si jamais il se pointe, je serais là et... Crac ! J'en fais de la chair à pâté !

Mon regard s'était légèrement embrasé et de petites étincelles dansaient autour de mes doigts quand je prononçai ses paroles ; je les avais pourtant dites d'une voix douce mais ma Résonance Ardente venait de se manifester.
Je ressentis alors un trouble étrange au contact de la peau de Pamela : mon cœur se mit à battre un peu plus vite et j'eus de grosses bouffées de chaleur.

- C'est marrant mais je trouve qu'il fait chaud... dis-je d'une voix amusée. Je retirai ma main et l'étrange sensation s'atténua mais elle persistait encore...

Pamela répondit ensuite à la question, déclarant qu'elle n'était pas une Verbena mais qu'elle avait quand même quelques pouvoirs. Elle me fit une petite démonstration en transformant son doigt en petite tentacule vert qui vint caresser ma joue ; la sensation de trouble revint au galop et je sentis mon entrejambe s'humidifier. Bon sang, cette fille me faisait un effet bœuf et si elle continuait ainsi...

Si la Nature est ma passion, c’est parce que je suis une créature hybride. Quelque chose à mi-chemin entre une dryade et une humaine, en somme... Mais toi... Tu n’es pas qu’une simple pilote de chasse, n’est-ce pas ? A moins que tous les pilotes de chasse ne soient dotés du pouvoir de créer une combustion instantanée... Et, vu que tu pensais que je faisais partie d’un groupe magique, j’en déduis que c’est probablement toi qui es une magicienne.

Je tirai une bouffée de mon cigarillo et sourit :

- C'est exact ! Je suis bel et bien une magicienne. Tout a commencé quand...

Et je me mis à lui raconter de manière succincte mon histoire : mon entrée dans l'armée de l'air américaine, ma rencontre avec mon mentor, l'enseignement magique. Le dessert était arrivé au milieu du récit et je le savourais lentement car j'adorais le chocolat. A un moment donné, sans vraiment le faire exprès, je me mis à lécher la cuillère la tête renversée en arrière, les yeux fermés. C'était trop bon.
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« Répondre #12 le: Mai 04, 2012, 12:05:58 »

Fallait-il croire que les phéromones commençaient à faire effet ? Ivy était bel et bien tentée de se le dire. Les intonations de la femme indiquaient qu’elle commençait à ressentir du désir... De même que sa remarque sur la subite chaleur. Elle lui expliqua toutefois son histoire. Elle avait donc rencontré par un hasard une espèce de génie dans le désert irakien, qui lui avait sauvé la vie, afin de l’aider à révéler ses pouvoirs magiques. Si on lui avait sorti cette histoire il y a un mois, Poison Ivy n’en aurait pas cru un seul traître mot. Cependant, elle avait, depuis cette époque, voyagé sur Terra. Ceci ouvrait pas mal de perspectives, et elle décida de croire tout ce discours.

Elle prenait du reste tout son temps pour manger sa mousse au chocolat. Une fan du chocolat ? Ce n’était pas impossible à croire, mais, ce qui intéressa bien plus Ivy, et qui confirmait que ses spores commençaient à produire de l’effet, ce fut de voir cette dernière lécher sa cuillère avec... Un certain appétit. Pamela se permit un léger sourire. Warda était inexplicablement très attirante dans cette position, et Ivy s’en mordilla les lèvres, se demandant si elle n’allait pas... Quoique, peut-être que oui, après tout... Warda apprécierait peut-être de voir son jardin secret... Poison Ivy hocha donc la tête.

« Une sacrée histoire... Et bien, je ne pourrais pas te former, magiquement parlant » avoua-t-elle.

Poison Ivy parla alors de sa propre histoire. Une simple étudiante, qui avait toujours eu un certain penchant pour la botanique, et qui avait été abusée par l’un de ses profs’. Elle avait été le prototype d’une expérience dangereuse qui avait fait d’elle ce qu’elle est. Ivy fut relativement honnête. Elle lui expliqua que ses vêtements étaient une propre excroissance de son corps, et que, après la transformation, son esprit s’était retrouvé bien plus lié des plantes, du monde végétal. Elle préféra néanmoins mettre en parenthèse ses activités d’éco-terroristes, préférant dire qu’elle était venue s’implanter à Seikusu pour fuir les Etats-Unis. Elle lui expliqua aussi qu’elle venait au parc, non seulement pour ses plantes, mais aussi pour l’entretenir.

« Parmi mes facultés, je dispose de tentacules, comme tu as pu le voir, et mon corps sécrète aussi des spores, des phéromones naturelles. Je suppose que tu dois en ressentir les effets. Je ne peux pas empêcher mon corps de les sécréter, mais j’estime que je dois au moins être honnête avec toi, vu que tu m’as sauvé la vie. »

Elle rapprocha alors sa bouche de la jeune femme, et murmura dans le creux de son oreille :

« Et puis... Sache que je peux faire sortir des tentacules de toutes les parties de mon corps, notamment d’entre mes cuisses... En grossissant le tentacule et en le durcissant... »

Elle lui avouait tout simplement qu’elle pouvait faire un pénis végétal, mais elle ne tenait nullement à forcer la jeune et belle femme. Warda lui avait sauvé la vie. Ivy avait donc une dette envers elle. Poison Ivy bascula son corps en arrière, laissant à Warda le soin de comprendre ce qu’elle venait de dire.

« Je vais aller payer l’addition... Si tu le souhaites, il y a ensuite un endroit que j’aimerais te montrer dans le parc. »

Se levant, s’extirpant du banc, Poison Ivy avança tranquillement à l’intérieur de l’auberge. Elle atteignit le comptoir, et paya l’addition. Bien des gens observèrent son postérieur, et elle les laissa faire, habituée à ce genre de regards. Elle voulait laisser Warda réfléchir un peu, afin qu’elle sache à quoi s’en tenir. Pamela retourna ensuite la voir, et tendit sa main vers elle, pour l’aider à se relever.

« Es-tu prête à voir l’un de mes jardins secrets ? » lui demanda-t-elle sur un ton énigmatique.
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« Répondre #13 le: Mai 04, 2012, 02:14:42 »

- Une sacrée histoire... Et bien, je ne pourrais pas te former, magiquement parlant. dit Pamela en guise de conclusion.
- Oh, j'ai reçu de mon mentor l'essentiel de son enseignement, à moi maintenant de voler de mes propres ailes et... d'essayer de ne pas me brûler les doigts avec ma Magie.

Puis Pamela me raconta son histoire. Je découvris qu'elle était américaine, mais ça je m'en était déjà un peu douté, qu'elle était le fruit d'une expérience dangereuse, et sans nul doute ratée, qui lui avait donné ses pouvoirs sur les plantes ; ses "vêtements", par exemple, étaient une extension d'elle même et qu'elle pouvait les faire apparaître et disparaître à volonté.

- Ouah, ça doit vous faire de sacrés économies de fringues ! m'exclamai-je en riant.

Ensuite, ensuite... Non content de cultiver des plantes, elle entretenait le parc. Mais ça je m'en doutais un peu. Elle passa enfin aux choses intéressantes : son corps pouvait secréter des substances spéciales, d'ailleurs, je commençais à en ressentir les effets. Je haussai un sourcil étonné : voila donc pourquoi je commençais à avoir des bouffées de chaleur et à me sentir toute bizarre en présence de cette jolie plante ! Elle avait pris un gros risque en me le disant car j'aurais très bien pu le prendre mal et foutre le camp sur le champ ; mais elle avait été honnête avec moi et puis, comme moi, elle venait du même pays : cela aurait été con de se fâcher avec une compatriote, en pays étranger. Sans compter que je tombais petit à petit sous son charme...

Et puis... Sache que je peux faire sortir des tentacules de toutes les parties de mon corps, notamment d’entre mes cuisses... En grossissant le tentacule et en le durcissant...

Là je ne sus pas quoi dire. Mon expression devint la Stupeur même : yeux et bouche grands ouverts. Au bout d'un moment, je réussis à balbutier :

- A... Ah euh ouais d'accord...

Pamela alla payer l'addition, pour me remercier de lui avoir porté secours, c'était la moindre des choses, et moi je restais comme deux ronds de flan : une femme capable de créer des tentacules aussi durs que des pénis... Elle savait qu'au Japon ils aimaient les hentai avec des tentacules mais jamais elle n'aurait pensé que cela put être possible dans la vie réelle. Ceci dit, la Magie et les monstres n'étaient pas sensés exister non plus, donc...

Son amie revint et me tendit une main que je pris : à nouveau ce trouble qui me saisissait, cette chaleur qui envahissait mon corps, comme si une partie de moi ne m'appartenait plus. Je hochai la tête quand elle me fit part de sa proposition : après tout, pourquoi pas ? J'étais un peu curieuse de voir à quoi pouvaient bien ressembler son "jardin secret".
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« Répondre #14 le: Mai 04, 2012, 04:57:54 »

Warda devait avoir l’impression de débarquer dans une espèce de dimension parallèle. Ivy avait été très honnête envers elle. Généralement, elle ne disait pas qui elle était vraiment à de simples inconnues. Était-ce simplement parce qu’elle lui avait sauvé la vie ? Ou parce qu’elle était une magicienne, soit une femme ouverte d’esprit ? Dans tous les cas, Ivy ne pouvait plus revenir en arrière. Soit Warda fuirait, soit elle resterait avec elle, et... Et les choses évolueront, dans un sens ou dans l’autre. Ivy avait rencontré des femmes qui n’imaginaient sincèrement pas se faire prendre par des tentacules. Ce fantasme nippon n’était pas aussi populaire que ça chez les Occidentaux. Difficile de savoir si Warda apprécierait ou pas. Ivy n’avait vu aucune réaction de dégoût ou de plaisir, seulement de la surprise. Surprise assez légitime, surtout quand elle avait évoqué l’idée d’avoir un pénis végétal, mais était-ce une surprise au sens agréable du terme, ou négatif ?

A défaut d’une réponse explicite, Ivy fut tentée de croire que c’était une surprise agréable, car elle accepta de la suivre vers son « jardin secret ». Poison Ivy, conservant sa main dans celle de Warda, s’éloigna donc de l’auberge, marchant dans les profondeurs du parc, se rapprochant de son sanctuaire.

« Ce n’est pas très loin... »

Elle l’avait bâti dans les profondeurs du parc, à bonne distance d’un sentier, et s’arrêta au milieu de plusieurs arbres, sur de l’herbe. A priori, rien d’exceptionnel dans cette section du parc. Rien de particulier, si ce n’est plusieurs arbres, quelques buissons, des racines, et des feuilles qui tombaient parfois. Ivy se mit toutefois à humer cet air avec un franc sourire :

« C’est l’endroit le plus pur du parc. J’ai fait des recherches pour savoir quel était précisément l’endroit où le taux de pollution était le moins élevé, et c’était ici. Vous ne devez pas le sentir, mais moi, ça irradie... C’est ici que j’ai fait des expérimentations réelles. Je ne me contente pas de faire des recherches dans une salle close, sur un bureau, ma chère Warda. Je fais aussi des expérimentations à grandeur nature. Regardez... »

Les arbres commencèrent à remuer, les branches à trembler, et des tentacules se mirent à glisser des troncs, les enroulant, pour se rapprocher d’Ivy. D’autres plantes apparurent, poussant comme par magie du sol, d’énormes fleurs qui répandaient un doux pollen. Une végétation luxuriante ne tarda pas à se former au contact des spores d’Ivy. La nature était généralement bien plus sensible que les êtres humains aux émanations de Poison Ivy. Plusieurs tentacules allèrent s’enrouler autour du corps d’Ivy et de ses membres, comme si les arbres étaient contents de la revoir, et la peau d’Ivy se mit alors à changer. Elle devint verte, ses cheveux restant roux, un vert clair qui était différent de ses vêtements. Ses lèvres allèrent embrasser l’un des tentacules.

« Voyez, Warda... Les arbres sont des êtres vivants. Ils respirent, ils se nourrissent, ils se reproduisent, et ils ont même des désirs. Chaque créature vivante désire vivre. Et mes arbres ont cette particularité génétique qu’ils ont parfois des désirs assez virulents. »

Elle n’allait pas rentrer dans les détails, mais, depuis son retour sur Terra, Ivy avait récupéré des échantillons d’une forêt géante, par le biais de l’espèce de nymphe vivant dans cette forêt. Ces échantillons avaient permis d’améliorer l’efficacité de ces recherches, mais, dans la mesure où il s’agissait d’une forêt ayant été créée par une Déesse sexuelle, les fluides étaient imbibés de puissants phéromones. Les arbres et les plantes sentaient cette femme dans leur sanctuaire, et cette femme les attirait. Si Ivy n’avait pas été là pour réfréner leurs ardeurs, les tentacules se seraient déjà enfoncés en elle pour goûter son nectar, cette cyprine dont ses créatures raffolaient.

« Ils ont envie de vous, comme moi... J’ai une dette de vie envers vous, Warda, et il m’incombe de l’acquitter... Mais je ne veux pas vous forcer à faire quoi que ce soit. Voyez cela comme une récompense, et non comme quelque chose que je vous force à faire. Vous avez le droit d’avoir peur, vous ne serez pas la première, rassurez-vous. »
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