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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Alexeï Dayinski -- A quais...  (Lu 463 fois)
Olivia
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Impératrice Pirate, entre autre.


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« le: Avril 18, 2012, 02:54:02 »

Vingt-deux heures. J'suis sur l'pont en train d'observer l'horizon. On arrivera vers vingt-trois heures au port de Nexus. En attendant, j'chante avec mes matelots une de ces chansons d'pirates célèbres dans le monde entier. Les vois résonnent dans la nuit, chantent juste ou faux, et ça m'met de bonne humeur. On revient d'un périple de trois semaines, à chasse l'kraken dans les eaux du nord. Tu sais, ces eaux glaciales et périlleuses pour qui n'est pas équipé. On l'a eu c't'enfoiré d'kraken, mais j'y ai laissé un gars. Kröl. Un type sympa. Un bon bosco. J'te jure, j'lui a fat ravaler ses tentacules à c'te grosse bestioles. Kröl a été vengé. Les gars s'en sont donné à coeur joie ensuite pour dépiauter l'machin. Et l'plus cool dans tout ça, c'est qu'ils ont fait ça propre. Les morceaux qu'on va vendre sont nickels, y a rien à leur reprocher. Taille égale, épaisseur égale, sans accrocs ou traces de lame sur la chair. Nickel j'te dis. On les a foutu dans des gros barils remplis d'sels ces morceaux d'barbaque. La graisse, on l'a recueillie dans des gros bocaux. Ça s'vend à prix d'or ça. Et ensuite, sur l'chemin du retour, on a abordé deux Navires de Sa Majesté de Nexus. V'là les caisses d'or et d'joyaux qu'on a récupéré. Et aucuns survivants. Faut pas être con non plus. Pas d'corps, pas d'crimes. Tous sont passés à la flotte, pour nourrir les requins et autre monstres des profondeurs.

Alors tu vois, c'est pour ça qu'on fait la fête, qu'on chante à s'en égosiller la voix, qu'on boit comme des trous et qu'on s'insulte à qui mieux mieux. Pour célébrer notre victoire sur le monde, et pour rendre hommage à Kröl. Moi, j'me dis qu'j'ferais mieux d'arrêter la boisson avant d'arriver au port, 'stoire que les commerçants essaient pas de m'arnaquer. On arnaque pas l'impératrice pirate hé ! Et, en face de moi, j'vois qu'Lily et Brandô -mon frère de lait- s'font des mamours. Tant mieux, y boivent pas non plus. J'me lève, et j'file à ma cabine. J'ai ma forme la plus courante, celle de la plantureuse rousse. J'rajoute une ch'tite couronne d'or autour de mon front avant de remettre mon chapeau, et j'ressors sur le pont. On arrivait à Nexus.

« Allez, activez-vous bande de larves ! On a pas toute la nuit pour accoster ! Arrêtez d'boire et bougea-vous ! Repliez la grand'voile ! Jetez l'ancre ! Amarrez l'navire ! On rigole plus les troufions ! »

J'vois Brandô qui m'mire avec un sourire. Ça l'fait toujours marrer mon parler avec les pirates. Il m'a connue plus distinguée. Mais maitenant, quand j'parle de façon claire et distinguée, c'est quand c'est sérieux. Par exemple, pour honorer la mémoire de ce cher p'tit saligaud d'Kröl qu'à clamsé avant d'avoir sa part de pognon.

En attendant, les gus s'activent. Dix minutes après, la Rusalka (Définition) était à quai. J'avais même pas encore jeté l'échelle me permettant de descendre sur le port que j'apercevais un type au loin. Mais il avait pas l'air d'un de ces marchands d'mes deux qu'jvois souvent à attendre les navires. Et mis à part lui, l'port était désert. J'attends qu'il soit à portée de voix pour l'interpeler :

« Hey machin, ils sont où ces troufions d'marchands ? »
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Alexeï Dayinski
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« Répondre #1 le: Avril 19, 2012, 06:01:01 »

Le monde à moi, oh que j’avais fantasmé sur cet état de fait plus que théorique. Je m’imaginais, arrivant en ville, me faire toutes ses filles, plier mon petit monde, assujettir, tendre le bras et prendre tout ce qui attirait ma convoitise. Il fallait que je fusse un rêveur, un débarqué de sa tour d’ivoire où il avait ressassé mille fois ses fantasmes et frustrations pour avoir atteint un tel niveau de crédulité. J’avais des fonds c’était certain, mais croire qu’il suffisait de tirer quelques biftons pour avoir tout ce qu’on voulait, eh bien j’avais réussi à le faire dans ma naïveté presque infantile. Il y-avait beaucoup de choses qui ne s’achetaient pas, beaucoup plus que je me l’étais représenté. L’amour ? Sans doute. Pour le moment j’en faisais l’impasse. La reconnaissance, le prestige, l’admiration, l’amitié, la sympathie, l’influence morale, et même de façon plus pragmatique les contacts, les lèches pompes, l’information, le pouvoir tout simplement ; tout ceci, sans que le bifton ne soit qualifiable d’inutile à leur acquisition, il ne s’y-suffisait pas. Bienvenue dans la cour des grand Alex, là où tout est possible peut-être, mais où tout est aussi bien plus dur. Quel coup de flemme énorme on se prenait à s’en rendre enfin compte.

Maintenant de mondes, il-y-en avait deux, et je ne m’en trouvais que plus embarrassé encore. Cette ville-ci se nommait allègrement Nexus et prenait des dimensions faramineuses, et s’y-fondre à corps perdu quand je ne savais en sortir que par un portail obscur que j’avais peiné à refranchir la dernière fois était en sois un vrai risque, mais eh ! Sans couilles pour les affronter, traiter d’ambition nos rêveries d’un soir relevait de la farce, et se farcer soi-même était la marque des moins que rien, tel était mon humble avis. Il y-avait de cela une heure j’aurais pu balancer ces paroles à la face du contestataire avec une prétention invincible, mais maintenant, alors que la nuit était tombé, que mes pieds se mettaient à trainasser et que je commençais à douter pour la marche retour, je me plongeais dans une réflexion fascinante sur les affres de la témérité et les vertus de la pondération.

Je m’étais fait indiquer la mer, ce fut donc tout logiquement que je parvins à elle au bout du compte. Ca avait suscité ma curiosité de comparer cette composante première d’un bas monde à un autre, et je ne sais trop à quoi je m’étais attendu en voyant la mer, autre que de voir la mer. Une étendue d’eau qui n’en finissait plus, noire à peine bleutée à la lumière de la nuit, calme, battant légèrement des vagues la digue surélevée dans un bruissement inconstant et qui malgré cela reposait ô combien pour peu qu’on en contemple trente secondes la plénitude. D’un monde à l’autre la mer restait la mer, et en fin de compte c’était déjà pas mal. De part et d’autre le rivage, et la ville s’étalaient de façon vertigineuse, si tant était qu’on pouvait avoir un vertige horizontal. Et tant était. Quelques types au loin trimbalaient leurs cageots de pèche vers leurs réserves respectives, ici ou là un agent du guet, d’autres tâchaient juste de se rendre d’un point A à un point B pour des raisons propres à chacun. Ceux-là m’inspirèrent grandement par leur lucidité, et me décidèrent à gagner une baie portuaire sur ma droite. Quelques voiles blanchâtres qu’on affalait  s’y-rendaient ; c’était toujours quelque chose à voir, et sans doute quelque chose à faire. De toute façon il était trop tard pour rentrer.

J’en eus bien pour une vingtaine de minutes à gagner le port. Sans doute pas le plus important de cette ville monstrueuse de part sa densité et son activité, il abritait néanmoins une collection de navires très regardables. Tous de bois, la plupart à voiles, parfois à rames, coques larges et coques effilées, de la trirème à la caravelle en passant par nombre de modèles qu’on n’avait pas du voir en transvortex. A chacun, les mats agrippaient autrement le ciel que ceux de nos voiliers modernes. D’envergure qu’à mon échelle je trouvais déjà impressionnantes, ils étaient pourtant tous battus par le colosse de nouvel arrivant. Un trois mats, style renaissance sans doute ; avec la horde de canons qui en parsemaient le flanc, c’avait tout l’air d’un engin taillé pour couler ses semblables. Comme le port n’était pas militaire et que je voyais mal des pirates débarquer en pleine ville, j’optais pour des corsaires sous le protectorat de Nexus, soit des pilleurs et tueurs accrédités, des tueurs potentiels au moins. De quoi en rendre méfiants plus d’un. Peut-être que passer devant l’air de rien et poursuivre…

Hey machin, ils sont où ces troufions d'marchands ?

C’était une voix de femme, et il me semblait bien qu’elle m’était adressée. Je levai les yeux sur le pont du navire et tombai sur une belle rousse, du genre fougueuse et autoritaire en témoignait son fouet, et du genre on la voit on la veut à un détail près peut-être, son chapeau. Du bicorne en question on retenait surtout la tête de mort blanche sur fond noir, et qui, si j’avais bien mes références, allait pour dire quelque chose comme « Salut, on est des pirates, et ça c’est toi dans pas si longtemps ». Enfin bien sûr c’était de l’ordre du symbole, et ceux-là s’il leur avait été laissé d’amarrer, on pouvait espérer quelques… je ne sais quoi, comme quoi ils n’allaient pas s’amuser à tout ravager sur leur passage. A voir la décontraction relative du pont je me calmai moi-même un peu.

– Oh je pense que l’heure doit être pour quelque chose à leur absence. Je ne m’en étais pas inquiété outre-mesure en arrivant. Bien le bonjour dame pirate, vous êtes venue nous dépouiller de nos biens et de nos vies ?

Je regardai autour de moi et constatai qu’en effet il n’y-avait pas un rat aux alentours ; j’étais seul, face à tout un équipage de bandits des mers et à une trentaine de leurs canons. Mieux vaudrait éviter de trop les énerver. Or la situation, aussi dérangeante fût-elle ne manquait pas d’un certain piment. Au fond, tomber sur un vaisseau pirate de ce genre, n’était-ce pas inconsciemment ce pourquoi j’étais allé trouver la mer ? C’était mes velléités aventureuses que j’étais venu mettre à l’épreuve, je crois, et de velléité à passion, le seul indice de différenciation un tant fût peu plausible était le passage à l’acte. Et surtout, surtout, ça me faisait peut-être enfin un endroit où me poser.

– Et dites-moi, sur votre beau vaisseau vous n’auriez pas un gîte de libre pour la nuit ? Je pourrais bien trouver une auberge mais, c'est-à-dire que… Ces endroits ne m’inspirent qu’une confiance toute relative.
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Le rp est une espèce d'égocentrisme social où se joignent les délires de chacun : un réseau de frustrations, d'obsessions et de fantasmes, orné d'effets stylistiques et scénaristiques et de fautes d'aurtaugrafe.

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« Répondre #2 le: Mai 10, 2012, 11:16:53 »

J'haussais les épaules. C'est vrai qu'il était tard, mais les marchands les plus zélés étaient là à toute heure d'ordinaire. P'tet une histoire de fête ou un truc du genre. Tant pis. On attendra. En attendant, j'me reconcentre sur le type. Pas trop mal, pas trop vieux et pas trop con. J'esquisse un sourire amusé et m'accoude au bastingage, l'air indolente :

« Vous dépouiller de vos biens et de vos vies ? Ce serait tentant. Mais y a pas âme qui vive pour l'moment, sauf toi. Et puis tu m'as pas l'air de posséder grand-chose pour le moment. J'suis pas non plus d'humeur à tuer ce soir. Mais p'tet qu'une demande de rançon... »

Sa voix se fit moqueuse mais elle braqua cependant un regard impassible sur le jeune homme avant qu'un sourire ne vienne étirer ses lèvres et éclairer ses prunelles de la couleur de l'océan, leur octroyant une teinte plus clair que lorsqu'elles n'expriment rien. Derrière moi, Brandô et Lily jetaient sur l'inconnu un regard peu amène. Ils n'aiment pas les étrangers, encore moins lorsqu'ils demandent à être accueillis à bord. Moi, j'm'en fous. Un quatrième larron s'avance. Dawes. Un très bon barreur. Il jette un regard indifférent à l'inconnu, puis m'dit qu'il file à la première maison de passe du coin. Me détournant du jeune homme devant la coque, je prend la bourse qui pend à ma ceinture et la lui donne. Pour qu'il puisse s'amuser. Il descend alors, et je me retourne vers l'inconnu.

« Le seul endroit de libre, c'est le tapis au pied de ma couchette. »

Je ris doucement avant de reprendre.

« Le plus étonnant, c'est d'avoir davantage confiance en de foutus forbans qu'en des auberges tenus par des hommes "d'honneur"... »

Toutefois, je lui fais signe de monter. Récoltant au passage un grognement mécontent de Brandô. Je balayait l'opposition d'un geste de la main, et désignais l'échelle de corde pour l'inconnu.
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« Répondre #3 le: Mai 11, 2012, 06:14:17 »

Question pertinente que si une pirate assumée nous déclare n’être pas d’humeur au meurtre ou au pillage, est-on forcé de la croire ? Foi de pirate, honneur de pirate, qu’on m’expédie au grand Triton si je mens, autant de manifestation d’honnêteté qui ne devait valoir grand-chose pour les trois-quarts de leurs semblables, et ce malgré tous les récits intrépides qui tendaient à faire d’eux les nouveaux chevaliers du moment. Et je venais de leur demander l’hébergement pour la nuit. Fallait-il me féliciter pour mon courage, ou me railler pour mon inconscience ? Bah, n’étaient inconscients que ceux qui sont incapables de se rendre compte qu’ils sont en train de s’empêtrer dans la merde alors que moi, quand bien même je serais en train, je n'en serais qu'à moitié consterné. Deux regards glacials de la part de deux des congénères de la dame rousse que je supposais être la maîtresse de bord, et un troisième, un bellâtre ténébreux qui débarquait après avoir signalé son intention d’acheter de visiter la première maison close. Eux tous, ils me mettaient mal, et en même temps ils m’intriguaient ; un peu comme un cocktail nouveau dont on repère l’amertume d'entrée mais qu’on a envie de finir avant de trancher définitivement à son égard. Bref, en dépit de tout je n’avais qu’une envie, celle de gagner le pont, et d’approcher un peu plus sa marmaille.

– Le seul endroit libre c’est au pied de ma couchette.

Vraiment ? C’était si blindé que ça à bord, ou bien…

– Le plus étonnant, c'est d'avoir davantage confiance en de foutus forbans qu'en des auberges tenus par des hommes "d'honneur"...

Certes, me dis-je en moi-même. Tant pis si elle n’avait pas perçu l’ironie de mes propos, à moins qu’elle ne dise cela que pour parler et dans l’espoir qu’aussitôt je lui réponde quelque fine réplique de beau gosse. En l’occurrence la vérité avait son charme.

– Vous avez sans doute raison. Peut-être trouve-je plus de charme à votre fier vaisseau sur sa mer qu’à aucune de ces sombres auberges encastrés qu’on trouve en ville…

Elle me désignait l’échelle de corde qui menait au pont et je m’en saisis.

– …Et peut-être en va-t-il autant pour votre équipage, plus beau qu’une majeure partie des roturiers saoulards de la ville. Possible que l’odeur de l’or dans vos cales m’enivre, et peut-être ne suis-je juste qu’un gosse fan d’histoire de pirate et qui se sent pousser des ailes…

Arrivée au bout de la corde je franchis le bastingage et m’éleva sur mes orteils pour admirer les lieux du dessus, avant de me reporter sur la capitaine.

– …Lorsque vient à moi un puissant bâtiment de guerre et qu’à son bord une belle rousse me hèle.

J’eus un sourire galant en m’inclinant pour remercier mon hôte de son accueil, tout en surveillant ci et là les regards qu’on me portait. Oh oui je devais m’être senti poussé des ailes, ou avoir perdu quelques neurones pour m’essayer à la drague en un lieu pareil, où pouvait très bien se trouver quelque amant jaloux. Mais qui sait, si en me débrouillant bien je ne pouvais trouver plus confortable qu’un pied de couchette pour dormir.

– Merci pour votre accueil. Alexeï Dayinski, ou Alex, c'est aussi bien.

Je lui tendis une main que je jurais de serrer comme une brute pour faire bonne impression.
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