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Auteur Sujet: La Grande campagne de Nexus [Enyo]  (Lu 892 fois)
Princesse Alice Korvander
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FicheChalant
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"Hear me Roar !"
« le: Avril 07, 2012, 02:05:59 »

« Ô dragon d’Or, Saint-Patriarche, je vous en Conjure, j’Implore votre aide pour que vous daigniez accorder à vos Soldats toute votre bénédiction, que vous Leur donniez la force dont Ils ont besoin en ce moment, mais aussi votre courage, votre sagacité, et votre puissance. Ô dragon d’Or, je vous Implore… »

Yeux clos, agenouillée face à une idole, Alice priait dans la tente impériale de Sylvandell. Elle tenait entre ses mains un collier de perles avec, en son extrémité, un pendentif religieux, et répétait, depuis maintenant vingt minutes, une série de prières. Alice était une fervente dévote. Depuis qu’elle était toute petite, elle baignait dans la principale (voire même unique) religion de Sylvandell, celle du Dragon d’Or. Dehors, on entendait bien des bruits et du mouvement. Les troupes de Sylvandell venaient d’arriver, et se déployaient dans l’un des camps impériaux faisant face à la Bordure. Alice, elle, avait abandonné ses traditionnelles robes pour une indispensable armure. Même s’il était rigoureusement exclus qu’Alice aille se battre, elle était après tout sur un champ de bataille.

Et quel champ de bataille ! Sylvandell venait enfin de rejoindre le champ des hostilités, le théâtre des opérations. Depuis plusieurs mois, le Conseil Impérial avait validé une nouvelle grande offensive sur Nexus. « Encore une », avaient pu dire certains stratèges militaires assez critiques. Une ambitieuse campagne militaire, réunissant des centaines de milliers de soldats ashnardiens. De véritables marées noires qui marchaient vers Nexus. Cette grande campagne n’avait pas pour objectif de faire tomber Nexus, mais de percer le front, à savoir tout un dispositif de châteaux fortifiés qui se trouvaient à la frontière de Nexus. Sylvandell avait sans hésitation prêté ses troupes à cet effort de guerre, y voyant une parfaite d’occasion d’entraîner les dragons et les hommes. Comme avant chaque grande offensive, le Roi avait été dans le Sanctuaire des Dragons, afin de demander au Patriarche s’il comptait participer à cette guerre. Le plus vieux des dragons de Sylvandell avait répondu par la négative, ce qui, en soi, n’était pas vraiment une surprise. Néanmoins, bien des dragons avaient décidé de venir, et le Patriarche avait accepté de donner son sang à l’arme de Tywill, une arme ancestrale, le Marteau de Sylvandell. Un puissant marteau magique dragonien.

Cette campagne se déroulait sur plusieurs fronts. Sylvandell avait rejoint des forces qui se heurtaient à l’un des solides châteaux protégeant la frontière de Nexus. On l’appelait tout simplement la « Bordure », même si ce n’était pas son nom officiel, et c’était un château suffisamment solide pour nécessiter l’intervention de Sylvandell. Quand Alice avait vu la taille massive du château, elle avait blêmi sur place. En chemin, Sylvandell n’avait croisé que quelques petits fortins et camps de brigands. Les dragons s’en étaient chargés, à guise d’entraînements. Tywill, en voyant l’état de panique de sa fille, lui avait alors suggéré de réciter ses prières, et de prier tous les dieux d’Ashnard, tandis que lui discutait stratégie avec les autres généraux.

C’est ainsi que la Princesse se retrouvait dans cette grande tente. Sa tente. Il y avait à l’entrée deux gardes, et elle priait. Elle avait commencé par accorder une longue prière envers le Dieu de Sylvandell, le Patriarche, et se portait maintenant, comme son père l’avait requis, vers d’autres Dieux. Quand on priait le dragon d’Or, il fallait insister sur ce qu’on souhaitait bénir, soit, en l’espèce, les soldats. Inutile de donner de l’intonation quand on s’adressait à cette divinité ; le simple fait de lui adresser une prière était suffisant. En revanche, la chose était différente pour d’autres Dieux, et Alice ne devait pas se tromper. Elle priait avec foi et conviction, car elle était intimement persuadée que, quelque part, les Dieux observaient la bataille qui se déroulait. Elle accorda ainsi une prière à Zor’sTxoth, le Dieu sanguinaire de peuples tribaux de régions équatoriales, qui avaient massivement, juchés de leurs énormes bêtes, rejoint la campagne. Ils n’étaient pas sur ce front-là, mais ça n’avait que peu d’importance. Alice priait pour cette campagne. La guerre était une chose qu’elle avait du mal à accepter, même si elle en comprenait les raisons, tout comme elle comprenait ses raisons d’être ici. Tywill lui avait en effet expliqué qu’une femme qui avait l’âge de se marier avait aussi l’âge d’assister à une bataille, et qu’Alice devait voir à quoi ressembler une guerre. Quand elle serait Reine, ce serait à elle de mener les hommes à la victoire.

Après avoir prié Zor’sTxoth, Alice retourna vers les Dieux communs. Étant une femme, et sachant que le sexe était parfois quelque chose qui intéressait les Dieux, elle pria pour Ényo.

« Ô Ényo, Déesse des batailles, destructive des villes, Toi qui es pareil à la tempête qui détruit les récoltes, Daigne insuffler dans le cœur de nos guerriers Ta force et Ta volonté. Que Ta puissance puisse les accompagner en ces lieux, et les aider à trouver la foi dans la bataille là où ne fera que résonner le désespoir. Ô Ényo, j’implore Ton aide et Ta puissance dans ces jours guerriers qui nous attendent… »
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« Répondre #1 le: Mai 01, 2012, 01:58:27 »

Son adversaire lui porta un coup de taille, qu'elle para sans difficulté, enchainant avec une botte qui vint frôler sa gorge. Déséquilibré, il fendit plusieurs fois les airs de façon maladroite, avant de se retrouver au sol d'un balayage ample de la part d'Enyo. Elle le tenait en joue.


"Ajax, toi et les autres héros commencez à m'ennuyer. Si vous ne vous améliorez pas plus que ça, comment voulez-vous que je fasse de l'exercice en l'absence de mon mari?"


Soupirant, elle l'aida à se relever. Elle dévisagea leurs visages honteux avant de jeter son arme sur l'une des tables longeant le mur du temple, et s'en alla.
Arès était occupé avec certaines affaires dont il ne valait mieux pas qu'elle se mêle, et aucun guerrier ne se montrait assez viril pour gagner l'honneur de partager sa couche. C'est à la limite de la dépression qu'elle ariva devant le bassin de divination. Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, cette grande bassin évasée faite d'or et de pierres précieuses ne sert pas à lire l'avenir. C'était un objet courant dans les temples des dieux qui permettait de regarder n'importe quel endroit des deux planètes. Seul un dieu pouvait s'en servir, l'objet réagissant à la volonté divine pour montrer les images. Les autres êtres n'y verraient qu'une grande vasque remplie d'eau. La télé olympienne, en quelque sorte.
Elle commença par scruter la Terre, mais n'y trouva rien d'intéressant. Les politiques y rendaient la guerre étrange, sans gloire ni honneur. Les escarmouches et bombardement étaient monnaie courante alors que les véritables afforntements dignes de ce nom n'existaient pratiquement plus. Si seulement elle pouvait les écorcher vif sans s'attirer les foudres de la moitié de l'Olympe...
Après cette vision qui faillit la faire déprimer pour de bon, elle se tourna vers Terra. Nexus. La cité était calme, un peu trop d'ailleurs. Quelque-chose devait se passer, et sa curiosité fut piquée au vif. Elle fouilla un peu la ville. On y rentrait des provisions, les recrutements allaient bon train et les prisons étaient quasi-vides. Cela ne pouvait signifier qu'une seule chose: la guerre.
Très certainement contre son ennemie de toujours, Ashnard. Elle alla naturellement fureter du côté de cette dernière afin de se faire une idée plus précise de ce qui se tramait. Nombres de troupes se massaient devant une forteresse colossale. Cette grande cité bloquait le seul chemin traversant une chaine de montagne. Bien sûr, on pouvait faire le tour, mais on perdait plusieurs mois, et en cas de revers, on se retrouvait encerclé. Elle mit fin bien des tentatives d'invasion, que ce soit en tant que rempart infranchissable ou raccourci pour prendre l'ennemi à revers.
Si les soldat d'Ashnard étaient compétents, ceux e Nexus l'étaient tout autant, et possédaient un moral sans faille. Si encore l'assaut avait pu bénéficier de l'effet surprise. Mais non, Nexus savait. Ses patrouilleurs étaient discrets et rapides et formaient au combat une unité de cavalerie redoutée: les fameuses "Lances d'argent". La guerre semblait être équilibrée, et elle ne savait pas quel côté soutenir.

Il y eu un élément décisif dans son choix: elle fut priée. Enfin une raison légitime de se battre en première ligne!
Descendant du mont Olympe, elle apparut dans la tente d'Alice, sans que les gardes ne puisse la remarquer. Elle arriva juste au moment où la jeune femme terminait sa prière.


"Tu sais, il n'y a pas besoin d'un tel discours et phrases sans queue ni tête pour faire appel à un dieu. Le sacrifice d'un mouton ou d'une vache est beaucoup plus apprécié, crois-moi. Mais passons.
Que me veux-tu?"
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Princesse Alice Korvander
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"Hear me Roar !"
« Répondre #2 le: Mai 01, 2012, 02:30:39 »

Yeux clos et à genoux devant un autel, Alice aurait pu faire passer à une dévote. Elle priait avec une certaine forme de passion détachée, et, quand elle eut terminé ses louanges pour Enyo, elle fut tentée de revenir au dragon d’Or, qui restait après toute sa divinité principale, quand elle sentit un courant d’air. Tournant la tête, s’attendant à ce que des gardes viennent la mander, elle sursauta en voyant une femme débarquer, et poussa un cri de surprise. La femme eut à peine le temps de se présenter que, suite à ce cri, les deux gardes surveillant la tente dehors jaillirent rapidement.

« Majesté ! » s’exclamèrent-ils de concert.

Avisant une femme avec des cheveux qui avaient l’air d’avoir la couleur du sang, ils sursautèrent, mais portèrent leurs mains à leurs fourreaux.

« Un assassin de Nexus !
 -  Arrêtez ça, pauvres idiots ! » s’exclama Alice d’une voix forte et impérieuse en se relevant.

Surpris, les gardes tournèrent la tête vers elles.

« Princesse ? »

Alice regarda la femme en fronçant les sourcils.

« Ce n’est pas un assassin. Je… Il s’agit… Il s’agit d’Enyo… lâcha-t-elle d’une toute petite voix.
 -  E… Enyo ?! »

On n’affectait pas à la surveillance de la Princesse des imbéciles. Ils connaissaient les Dieux, et, en réalisant qu’ils avaient menacé une Déesse, les deux gardes se sentirent d’un coup très idiots, et fléchirent presque automatiquement le genou en signe de respect.

« Ve… Veuillez nous pardonner, D-Déesse !
 -  Laissez-nous ! » ordonna alors Alice.

Mal à l’aise, les gardes obtempérèrent sans difficulté. Il fallait s’attendre à ce que Tywill débarque sous peu. Alice observa donc, extrêmement surprise, Enyo. Ses joues étaient toutes rouges. Une Déesse ! Une Déesse avait répondu à son appel ! Seigneur ! Elle n’arrivait pas à y croire ! Mais il n’y avait pas à se tromper. Ce regard arrogant, ce corps attirant… C’était bien une Déesse. Enyo la Belliqueuse. Celle qu’on associait à Phobos, la Terreur. Alice sentait son cœur battre dans sa poitrine, et lutta contre cette peur naturelle qu’elle éprouvait devant une femme si puissante pour lui parler. Après tout, Enyo devrait louer les Ashnardiens. Les multiples guerres que l’Empire faisait devaient la nourrir.

« Je… Je suis la Princesse Alice Korvander, grande Déesse, fille héritière du Roi de Sylvandell, Tywill Korvander. Je… Je vous ai invoqué pour bénéficier de votre soutien et de votre protection pendant les dures épreuves qui attendent mon armée et mon Père. »

Alice inclina humblement la tête. Dehors, l’un des deux gardes s’approchait de la table de commandement, où plusieurs hommes discutaient. Il y avait quelques généraux, et un Roi, ce dernier étant aisément reconnaissable. Sans son armure, Tywill était déjà impressionnant, mais avec cette espèce armure dragonique, il ressemblait à une espèce de demi-géant. L’impressionnant marteau de guerre de Sylvandell, un long marteau en or massif, était accroché à sa ceinture, ses runes énigmatiques luisant le long de son arme.

« On ne peut pas contourner ce putain de caillou de merde, grommelait Tywill. Coehoorn nous attend dans les prochaines semaines, pas dans les prochains mois !
 -  Mon… Monseigneur !
 -  Quoi ?! lâcha ce dernier sur un ton bourru.
 -  Votre… Votre fille… Elle… Elle a invoqué une Déesse.
 -  Elle a fait QUOI ?! »
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Enyo la belliqueuse
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« Répondre #3 le: Mai 01, 2012, 03:07:41 »

Lorsque les gardes, affolés, entrèrent en trombe sous la tente, elle ne se retourna même pas pour les regarder. Après tout, les hommes ne font pas attention au brin d'herbe qu'ils foulent en marchant. Pourquoi elle le ferait-elle?
Elle attendit que la situation se calme un peu et écouta la fille jusqu'au bout sans mot dire.


"Hmmm... Deux bons soldats, mais pas des guerriers. Parfaitement qualifiés pour faire le piquet devant une tente, en somme."


Nonchalamment, elle marcha en direction de la couchette de la princesse et s'y installa. Elle s'allongea sur le côté, redressant sa tête en l'appuyant sur sa main.


"Je sais qui tu es, princesse. Quand un mortel nous prie, nous savons tout ce qu'il y a à savoir sur lui. A ce propos, je trouve assez étrange le culte que ton peuple voue à un dragon. Ils sont puissants, certes, mais ce ne sont pas des dieux et je doute qu'il puisse entendre tes prières et encore moins les exaucer.
Mais bref, je ne suis pas venue pour un débat théologique. Alors déjà, tu vas commencer par te détendre. Les courbettes et les manières ont le don de m'irriter. Je suis une guerrière, pas une femme de cour! Et je ne supporte pas le vouvoiement.
La précision étant faite, venons-en à l'essentiel."



Elle se leva et marcha en direction d'Alice. Elle lui releva la tête en prenant son menton entre le pouce et l'index, plongeant son regard dans le sien. Il aurait pu transpercer un mur d'acier comme une flèche une feuille de papier.


"Je suis la sanglante, la belliqueuse! Où as-tu vu que je protégeais qui que ce soit? Je peux les inspirer, les aider à tuer, mais en aucun cas je ne me soucierai de leur petite vie. Si je participe à cette bataille, je baignerai dans le sang, peu m'importe que ce soit le leur ou celui de ceux qu'ils tueront!
Me suis-je bien faite comprendre?
Donc maintenant, je vais te reposer la question une dernière fois. Que me veux-tu?



Elle relâcha sa tête. Voyant l'air terrifié qu'elle affichait, elle montra un visage beaucoup plus doux, comme si rien ne s'était passé. Elle devait mettre les choses au clair, mais pas nécessairement se tailler une réputation de monstre.
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« Répondre #4 le: Mai 01, 2012, 08:05:31 »

Après le départ des gardes, Enyo s’était nonchalamment allongée sur la couchette de la Princesse, qui ne dit rien. C’était une Déesse, après tout. Elle lui expliqua qu’elle trouvait curieuse le culte que les Sylvandins vouaient aux dragons. Alice aurait bien été tentée de lui dire que, pour elle, le dragon d’Or était le Dieu le plus noble qui soit, mais elle préféra parler d’autre chose. Enyo s’avança alors vers Alice, et l’attrapa par le menton. Cette dernière rougit jusqu’aux oreilles lorsque la Déesse lui expliqua qu’elle ne s’était pas déplacée pour protéger ses soldats.

*Se baigner dans leur sang… Quelle charmante femme…*

La Princesse sentait son cœur battre follement dans sa poitrine, et tâcha de se reprendre, se rappelant qu’elle ne devait pas la vouvoyer.

« O-Oui, j’ai… J’ai compris, Dé… Enyo ! »

Elle se racla la gorge, afin de parler.

« Je… J’ai invoqué les principaux Dieux auxquels les Ashnardiens demandent de l’appui pour nous soutenir. Vous… Tu as du le voir, Ashnard est en train de mener une massive campagne dont l’objectif final est de prendre un puissant fort. Pour cela, le haut commandement a dépêché plusieurs armées qui attaquent par différents points, et Sylvandell a pour ordre de passer ce fort qui se trouve à quelques kilomètres, afin de rejoindre le gros de nos troupes. »

« Le gros » des troupes… Si un individu passait dans le coin, il aurait pu croire que l’essentiel des forces ashnardiennes étaient amassées près de ce château. L’Empire avait une puissance militaire terrifiante, et Sylvandell avait sous sa charge des milliers de troupes. Alice continua ses explications :

« Je… On ne te demandera pas de protéger nos forces, mais de réserver tes lames pour nos adversaires… Il… »

Alice allait poursuivre, mais elle entendit alors des bruits de pas massifs. Elle se mordilla les lèvres, et tenta de dire quelque chose à Enyo, mais quelqu’un entra alors. Il dut baisser la tête et fléchir les genoux pour rentrer. Dans son armure noirâtre, avec des épaulettes surmontées de griffes, et un heaume immense, Tywill impresisonnait énormément Alice. Il tourna sa tête vers Enyo, l’observant des pieds à la tête. Puisque cette dernière connaissait Sylvandell, elle avait sans doute du reconnaître le Roi. Tywill ne portait pas une couronne, mais le Marteau de Sylvandell, aisément reconnaissable par sa longue taille et les gravures runiques inscrites dessus.

Tywill souleva son heaume, et regarda Alice.

« Tu invoques des Déesses, maintenant ? »

Alice rougit à nouveau, et baissa les yeux, avant de lui répondre :

« Je… Je n’ai fait que prier, Père !
 -  Ça, si tu avais réussi à en invoquer une par le biais de la magie, j’aurais du t’envoyer à la Citadelle. Tu es Enyo, non ? »

Tywill avait alors tourné sa tête vers la Déesse. Qu’elle soit une Déesse ne semblait nullement l’impressionner. Tywill ne fléchissait pas même le genou devant l’Empereur, uniquement devant le Patriarche. Il semblait la jauger, et un curieux rictus traversa ses lèvres. Les runes du Marteau, elles, se mirent délicatement à luire, comme si elles sentaient la présence d’une divinité. La légende disait que le Marteau était si puissant qu’il pouvait briser les os des Dieux. Dans la mesure où le Marteau était une arme du Patriarche, Alice était tentée de le croire.

« Soit… Si les Dieux se sont tellement chier au point de devoir participer à nos batailles, je préfère avoir une Déesse dans notre camp, plutôt que dans le leur. Comme j’imagine mal une foutue Déesse respecter mes ordres, et comme c’est toi qui l’a invoqué, je te conseille de veiller sur elle. On ne traversera pas ce putain de château facilement. Si c’est le sang, la crasse, et les bouts d’os qui ont attiré votre joli cul ici, Enyo, vous risquez d’être satisfaite sous peu. »

Tywill ne la vouvoyait pas par respect, mais simplement parce qu’il ne la connaissait pas. Il ne tutoyait que sa fille et ses Commandeurs, ou quelques rares soldats. Le Roi regarda ensuite à nouveau sa fille.

« Je… Tout se passera bien, Père… Enyo ne nous veut pas du mal… »

Alice se sentait sur le point de faire une attaque. Elle avait en face d’elle une Déesse sanguinaire qui était venue ici pour faire des massacres, et son Père, son père qui, dans cette énorme armure, ressemblait à un seigneur démoniaque. Heureusement qu’il avait songé à ôter son heaume. Sa voix, déjà forte et caverneuse, était encore plus amplifiée sous le heaume, si forte qu’elle en devenait méconnaissable.
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FicheChalant
« Répondre #5 le: Mai 06, 2012, 03:03:05 »

La fille semblait avoir compris à qui elle avait à faire. Peut-être le regrettait-elle, mais c'était trop tard pour ça. Maintenant qu'elle était là, elle ne comptait pas repartir sans s'être substanciellement amusée à prendre quelques vies. Elle attendait la fin des explications pour expliquer les tenants et les aboutissants de l'aide d'une divinité, lorsqu'un homme entra sous la tente sans la moindre considération pour quoi que ce soit.
Le père, évidemment, et il engueulait sa fille pour rien. Après tout, c'est lui qui lui avait demandé de prier les dieux. Si Enyo était là, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui. Visiblement, il était passablement énervé et entama une tirade à propos de la déesse qui n'était pas vraiment pour lui plaire. Malheureusement pour le roi, elle n'avait jamais été réputée pour son calme olympien, bien au contraire. Serrant le poing, elle le laissa terminer.
Alice tenta de calmer le jeu, mais le mal était fait. Elle eu à peine le temps de terminer sa phrase que la déesse décida qu'un peu d'action ne lui ferait pas de mal. Aggripant le marteau d'une main, elle mit un violent coup de pied dans le thorax du roi, l'envoyant voler en dehors de la tente. Le marteau était quant à lui resté sur place. Il serait resté dans tous les cas, la question était si un bout de bras resterait accroché après ou non, et heureusement, ce ne fut pas le cas. Laissant tomber l'arme, elle rattrapa le monarque en plein vol, passant dans son dos avant de le poser genou à terre, les bras autour de son coup. Dans cette position, elle aurait facilement pu lui briser la nuque et faire une nouvelle reine, mais ce n'était pas son but. Pas pour l'instant, du moins.
Se penchant à son oreille, elle lui murmura.


"Une armure épaisse et un marteau qui brille ne suffisent pas pour m'impressionner, mortel. Si j'ai horreur qu'on me vouvoie, je déteste encore plus que l'on me manque de respect. Dorénavant, tu me traiteras avec les égards qui me sont dus. Je ne serais pas aussi clémente la prochaine fois. Souviens-t-en."


Elle le relâcha, et le remit même debout. Contre un dieu, il n'y a pas pire que faire preuve de la même arrogance qu'eux, et Tywill l'apprenait à ses dépends. Elle se posta bien droite devant lui, à peu près calmée.


"Pour ta gouverne, saches que je suis une guerrière accomplie. J'ai ma place au conseil de guerre, et je suis très largement capable de respecter un plan. A la bataille, je suis bien au milieu, avec les troupes, et pas derrière à me prélasser pendant que les gens meurent pour moi.
Et participer à cette guerre n'est pas un devoir, mais une occupation. Pour moi, c'est l'heure de la récréation. C'est honneur que je te fais en choisissant ton camp."



Elle se retourna et repartit en direction de la tente d'Alice. Elle avait encore des choses à lui dire, et si possible sans être dérangée par l'impertinence d'un mortel qui se croit fort juste parce qu'il est roi et qu'il possède un marteau gravé de quelques runes à l'efficacité douteuse.  Elle s'arrêta en cours de route.


"Une dernière chose. On invoque pas une déesse, que ce soit par magie ou autrement. Si vous êtes chanceux, elle répond à votre prière, mais jamais vous n'en forcerez une à descendre pour vous aider."


Et elle reprit son chemin, comme si rien ne s'était passé. Il devait surement être furieux, mais ça ne lui importait guère. Que pouvait-il faire, de toute façon? La renvoyer d'où elle vient? La tuer? Elle riait intérieurement à cette idée. Il n'avait pas le niveau contre elle. Une seule personne pouvait lui résister, et c'était également une déesse.
Arrivée dans la tente, elle ramassa le marteau et l'envoya dehors, au pieds du guerrier en armure.


"Bien, où en étions-nous avant d'être grossièrement interrompues?"
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« Répondre #6 le: Mai 06, 2012, 04:55:38 »

Alice ressentit cette envie désagréable que n’importe qui avait ressenti au moins une fois dans sa vie : celle de revenir en arrière, de ne pas être là, de se transformer en petite souris pour se cacher. Son père fut projeté contre le sol, au milieu de ses troupes. Surpris, les gardes regardèrent la scène, sortant leurs épées. On ne touchait normalement pas impunément au Roi de Sylvandell, mais l’altercation ne dura pas assez longtemps pour que les gardes se ruent au combat, évitant ainsi un massacre. Restée dans la tente, Alice regarda le marteau. Les runes s’étaient éteintes. Le marteau traînait là, et elle fut tentée d’aller le ramener à son père. Tandis qu’Enyo mettait les choses au point avec son père, elle posa la main sur le manche du marteau, et les runes se mirent soudain à luire d’une intense lueur. Le marteau lui sembla alors aussi léger qu’une plume, comme si une force ancestrale l’envahissait. Ce fut si inattendu qu’Alice sursauta. A peine relâcha-t-elle le marteau que l’aura dorée qui avait enveloppé l’arme disparut, le marteau redevenant alors une simple arme. Enyo le prit, et le balança sans plus d’intérêt pour cette arme, et la Princesse vit que l’arme, ou, plutôt, les runes la ornant, n’avaient pas lui.

En revanche, quand son père mit la main sur l’arme, il y eut une nouvelle lueur, mais qui semblait moins forte que quand elle l’avait touché.

*La légende affirme que le Marteau de Sylvandell ne révèle sa force qu’à ceux qui en sont dignes...  Les dignes héritiers d’Erwan Korvander... Un Dieu n’y verrait qu’un vulgaire marteau, mais cette sensation que j’ai ressenti en le touchant...*

Tywill, de son côté, avait entrepris de se redresser. Plusieurs gardes l’entouraient, lui demandant ce qu’il fallait faire. Il cracha alors une giclée de sang, et eut un sourire amusé sur les lèvres.

« Vous pouvez aller essayer de la forcer à appliquer nos lois, mais, si vous avez envie de conserver vos têtes, je vous conseille de vous abstenir.
 -  Que voulez-vous dire, Sire ?
 -  Que cette salope est une putain de Déesse ! »

Rougissant, Alice regarda Enyo, parlant d’une toute petite voix :

« Par... Pardon... Pardonne l’attitude de mon père, il... Il n’a jamais été très po... »

Le Roi retourna à nouveau dans la tente, et regarda gravement sa fille. Rougissant jusqu’à la pointe des cheveux, cette dernière baissa la tête, s’attendant à se recevoir une gifle.

« L’Omniprêtre se chargera de te rappeler ce en quoi nous croyons, à Sylvandell. »

Cette simple phrase sonnait comme une sentence qui fit se serrer le cœur d’Alice. A Sylvandell, on n’avait pas besoin de l’assistance d’autres divinités ; le dragon d’Or suffisait. Du moins, selon les croyances. Alice savait qu’il était inutile de débattre, et se contenta d’acquiescer, par un simple :

« Oui, Père. »

Tywill regarda alors à nouveau Enyo, et lâcha rapidement :

« Bienvenue en enfer. »

Le Roi se retira alors. Ayant très chaud, Alice alla s’asseoir sur une chaise, triturant nerveusement entre ses doigts l’extrémité de son collier : une petite croix ayant la forme effilée d’un dragon. Prenant conscience que baisser les yeux pourrait agacer Enyo, Alice releva la tête. Elle avait déplu à Père, et ceci attristait la Princesse, qui avait l’impression d’être stupide, et se sermonnait dans sa tête d’avoir étendu ses prières. L’Omniprêtre n’affirmait-il pas qu’invoquer plusieurs Dieux, c’était croire qu’ils étaient interchangeables ? Sylvandell ne louait ses prières qu’à un seul Dieu, et, même si les Dieux olympiens ne devaient pas reconnaître le dragon d’Or comme une divinité, pour les Sylvandins, il n’était rien de plus et rien de moins qu’une divinité. Leur divinité. Celle dont le souffle de feu avait forgé les armes et les maisons de Sylvandell.

*Je n’aime pas me faire rappeler que je suis une mauvaise fille... Mais bon, Enyo est là, et je ne peux pas la congédier comme une simple domestique, alors, autant essayer de mettre sa présence à profit...*

Se reprenant, Alice plongea alors son regard dans celui d’Enyo, et consentit à parler :

« Nous... Nous sommes supposées rejoindre le campement principal de nos armées. Il est tenu par le Maréchal Coehoorn, mais, pour cela, il nous faut passer le château qui se trouve à proximité. Ce château se trouve dans le seul passage le long d’une chaîne de montagnes. Il y a bien d’autres gués, des petits sentiers, mais ils sont trop étroits pour permettre de faire passer toutes nos armées. »

Alice reprenait peu à peu le contrôle, et poursuivit :

« C’est un château solide, comme tu as peut-être du le remarquer. Le gros de nos armées s’efforce de détruire les successions de murs qui protègent l’accès au fort. »

Alice n’en dit pas plus, car elle ignorait la stratégie qui était actuellement employée pour prendre le fort. Elle avait juste entendu parler de « trébuchets », et avait vu des successions d’immenses tours de siège. Le camp avait été bâti près d’une forêt, afin de pouvoir couper du bois, et construire rapidement des armes de siège.

« Je... Ne soyez pas... Ne sois pas formalisée par le comportement de mon père, il est comme ça envers tout le monde, même avec l’Empereur... C’est un soldat, et il n’est guère diplomate... »

Elle se racla la gorge, avant de poursuivre, toujours un peu gênée :

« Nous espérons prendre ce fort en une semaine ou deux, en escomptant perdre le moins d’hommes possibles, mais ce sera difficile à réaliser. En réalité, nous avons d’autres armées en arrière, qui remplaceront les troupes que nous venons de perdre. L’armée que mon Père dirige comporte essentiellement des soldats humains. D’autres armées ashnardiennes ont des régiments de démons. Des rampants, des chauves-souris géantes, des diablotins... Mais nous ne pourrons pas compter sur eux. »

Alice avait plus ou moins terminé ce qu’elle avait à dire. Elle rajouta alors, en rougissant :

« P-P-Par contre... Vous... Tu... Enfin, j’ignore comment tu te comportes, mais je sais que bien des Dieux aiment avoir une tente à eux... Malheureusement, je ne crois pas que... Euh... »

Rouge, Alice n’arriva pas à achever ce qu’elle avait à dire. Elle se voyait mal dire à une Déesse qu’elle risquait de dormir dans les tentes communes, aussi se rattrapa-t-elle en se mordillant les lèvres :

« Il... Il se peut que tu... Que tu puisses dormir dans... Enfin, ici... »
Journalisée


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Complément de script : La Saga De La Tour Sombre

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