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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Des fois, les négociations sont de mise (PV Alice Kovander)  (Lu 1025 fois)
Les Amazones
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FicheChalant
« le: Janvier 30, 2012, 04:05:17 »

Le Soleil frappait fort en cet après-midi dans les terres chaotiques, lieu de prédiléction des Amazones. C'était une terre de non droit, ne répondant à aucune autorité, et ne reconnaissant qu'une seule loi, celle du plus fort. Cela faisait toutefois maintenant des jours qu'elles chevauchaient presque sans répit, la Horde essayant de trouver un endroit où elles pourraient monter un camp sans trop de risques, mais cela semblait être une impossibilité.
Les Amazones n'étaient d'ordinaire pas le genre de peuplade à s'installer trop longtemps au même endroit, mais cette année était exceptionnelle. Selon leur propre calendrier, viendrait bientôt une nuit où les étoiles étaient masquées par une pleine lune rousse. Ce n'était en soit qu'un phénomène astologique, mais pour ces femmes c'était avant tout l'occasion d'un rituel sacré et d'une importance capitale pour leur survie. Une nuit d'amour, une nuit de fertilisation, une nuit de vie.

Cela faisait deux semaines que les Amazones avaient terminée leurs raids et leurs achats, et transportaient donc avec elles plus d'une centaine de femmes n'étant pas des Amazones, mais qui avaient été choisies comme étant les futures mères de leurs enfants. Et c'étaient pour elles que la plupart des Amazones s'inquiétaient, car elle supportaient bien moins aisément cette vie rude et nomade, et le feraient encore moins une fois qu'elles seraient enceintes.
En d'autres termes, il leur fallait un endroit sûr, et rapidement, car cette nuit qu'elles attendaient toutes était proche, dangereusement proche. L'importance de cette nuit venait d'une croyance selon laquelle tout enfant né d'une amazone, et n'ayant pas été procréé au cours d'une de ces nuits de lune rousse, serait condamné à être difforme. Les Amazones n'avaient toutefois n'en avaient toutefois jamais fait l'expérience, et ne comptaient pas le faire.

Et c'est alors que le temps pressait qu'Andromaque avait prit une décision impliquant des risques, mais qui pouvait peut-être sauver la prochaine génération d'Amazones. Elle avait ordonnée à la horde de changer de direction, et d'aller droit sur Sylvandell.
C'est ainsi par un beau début de soirée, que certains des gardes frontières de ce beau pays eurent la surprise de voir se diriger vers eux, ce qui semblait d'abord être un petit nuage de poussières. Nuage qui grossissait, encore et encore, avant qu'ils ne puissent distinguer peu à peu les formes de cavaliers...non, de cavalières, et en nombre impressionnant. Les hurlements et les cris des Amazones déchiraient le ciel, mais elles ne chargèrent toutefois pas ce pauvre avant-poste qui aurait eu bien du mal à résister. La Horde s'arrêta à la frontière de ces montagnes, alors qu'Andromaque ainsi que sa fille, Sélène, se présentèrent toutes montées sur leurs juments aux soldats de cet avant-poste.

Soldats de Sylvandell, je suis Andromaque, reine des Amazones, et requiert une audience avec votre dirigeant sur le champ !
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Princesse Alice Korvander
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« Répondre #1 le: Janvier 31, 2012, 12:27:06 »

L’hiver approche. La litanie des mestres et des hommes âgés de Sylvandell quand ils levaient la tête, et voyaient qu’il faisait beau depuis des semaines, comme c’était le cas en ce moment. L’hiver approchait maintenant à grands pas, et on le sentait dans les chutes de température brutales. Dans les hauteurs de Sylvandell, dans les profondeurs des montagnes, les hivers étaient rudes, froids, glaciaux, mortels, même pour des Commandeurs. Dehors, lors des longues nuits d’hiver, il arrivait parfois, en certains points, que la température chute jusqu’à -40° Celsius. Et les tempêtes de neige, quand elles avaient lieu, s’étalaient sur toute la région. Aujourd’hui, il faisait beau, mais, plus la journée déclinait, et plus on voyait les nuages se former, recouvrant la chaîne de montagnes, tandis qu’un froid polaire commençait à se répandre sur le royaume. Chaque période de froid amenait toujours le royaume à devoir réagir. Il faisait parfois si froid au Château royal qu’il était même arrivé, il y a quelques siècles, qu’on dût provisoirement le quitter pour s’implanter dans les baronnies.

Alice avait senti le froid et la tempête arriver, et, dès qu’elle s’était levée, Lõara, sa fidèle servante, lui avait confirmé ce que tout le monde pensait. L’hiver approche, et il allait faire froid cette nuit. hasard ou coup du sort, c’est vers le milieu de la journée, peu après le déjeuner, que des éclaireurs vinrent les informer qu’une armée marchait sur eux. En temps normal, attaquer Sylvandell était généralement courir à sa perte. Avec l’approche d’une tempête de neige, c’était tout simplement de la folie. Sous le froid, les dragons devenaient encore plus voraces, se battant pour que le sang bouillonne dans leurs veines, et ainsi avoir moins froid. Son père prit la chose avec un grand éclat de rire, mais, quand on lui confirma que l’armée ne venait pas de ces « blancs-becs de Nexus qui se dorlotaient le cul dans des manoirs », Tywill se demanda qui donc venait. On parla d’un « contingent de femmes », avec des chiffres variant. Pour un éclaireur, elles n’étaient « pas plus d’une ou deux centaines, et en très mauvaise condition physique pour la plupart ». Pour un autre, elles constituaient, au contraire, « une légion de femmes sanguinolentes, des milliers de guerrières qui poussaient des rugissements, comme si elles voulaient impressionner les dragons eux-mêmes ». Il renchérissait, évoquant des « diablesses maléfiques », sortes de démones modernes. Agacé, Tywill s’entretint avec les quelques Commandeurs qui se trouvaient à Sylvandell, notamment Oberyn, un Commandeur pour qui Alice éprouvait beaucoup d’affection, qui expliqua qu’il devait s’agir des Amazones. Oberyn ne connaissait en effet qu’une seule horde féminine braillarde et indisciplinée, celle des Amazones. Alice, nerveuse, suivait l’échange. Oberyn expliqua à Tywill qu’une Amazone était une fière combattante, mais qu’elles n’étaient pas en guerre contre Ashnard, ni contre Nexus. Elles étaient en guerre « contre tout le monde, et en paix avec tout le monde », pour reprendre sa formule. Pourquoi venaient-elles là ? Mystère… Quelques Amazones étaient mises à prix, mais ce n’était pas Sylvandell qui les avait mises à prix, n’ayant rencontré aucun problème avec les Amazones, mais Ashnard. Les Amazones aimaient enlever des femmes belles, fortes et vigoureuses, afin de les enfanter, et d’avoir des enfants, restituant ensuite les otages, mais sans vraiment demander initialement leurs avis. Immédiatement, le regard de Tywill s’était porté sur sa fille. Venaient-elles pour capturer sa fille ? Il ordonna qu’on retrouve Hodor, qui se prélassait dans les forêts des baronnies, et qu’on l’assigne à la protection permanente d’Alice.

Pour accéder à Sylvandell, il existait bien des passages. On pouvait passer par les ponts principaux, mais aussi par les montagnes, et, si les Amazones étaient d’aussi fières guerrières que ce qu’on disait, prêtes à attaquer n’importe quelle place forte, Tywill gardait à l’esprit qu’elles pouvaient très bien choisir d’envoyer un groupe passer par la montagne pour s’infiltrer dans le Château royal, et capturer sa fille, ce qui était une hypothèse inacceptable. Avec Hodor veillant constamment sur elle, Alice était assurée qu’on ne puisse que difficilement la capturer. Le demi-géant, même s’il était d’un naturel doux et calme, était une véritable masse, l’homme le plus grand qu’Alice eut jamais vu. Même son Père, un colosse, était moins grand et moins imposant qu’Hodor. Une épée ne l’effrayait pas, pas plus que les balles, et, quand Hodor était énervé contre quelqu’un, la fuite restait la seule solution envisageable. Alice se retrouva ainsi avec Hodor toute la journée, et fut consignée dans le Château royal, tandis que Tywill prenait les choses en mains.

Lorsque la Horde des Amazones finit par approcher, le château qui servait d’accès à l’un des plus grands ponts de Sylvandell comprenait une garde massive. Des centaines d’archers et d’arbalétriers se pressaient le long des murs et des miradors, pointant leurs armes sur les femmes. Dans la cour, et le long des créneaux, on avait mis en place des armes de siège : canons, balistes balançant des projectiles enflammés suffisamment épais et rapides pour renverser comme des quilles toute une ligne de soldats. Néanmoins, plus la Horde avançait, et plus les soldats sylvandiens comprenaient qu’elles étaient effectivement très nombreuses. On les entendit bien avant de les voir, leur tintamarre résonnant dans toute la région, et deux femmes ne tardèrent pas à se détacher du lot.

Dans l’enceinte du château, Alice était également là, sur son cheval, à côte d’Hodor. La meilleure protection au monde restait son père, et, si les Amazones entendaient les attaquer, elle était sûre qu’ils ne pourraient que gagner. Les dragons seraient avec eux, et elle conservait aussi en elle une confiance inébranlable envers son Père. Deux Amazones s’avancèrent donc, et Oberyn parla à l’attention de Tywill. Ils se tenaient dans une pièce d’une tour, observant la scène depuis des fenêtres.

« Andromaque, la Reine des Amazones, annonça Oberyn.
 -  M’a tout l’air d’une chieuse, celle-là, grommela Tywill. Le genre à vous mordre les couilles sans jamais les lâcher, même si on devait lui arracher la moitié de son foutu corps.
 -  L’autre, c’est sa fille, Sélène.
 -  M’a tout l’air d’être une autre chieuse. Putain de bordel de merde, jura-t-il alors, mais pourquoi est-ce qu’on doit toujours venir nous faire chier ? »

Le corps de garde du château s’ouvrit dans un grincement, et trois soldats montés sur des chevaux s’avancèrent, s’approchant des deux femmes. Andromaque parla naturellement. Alice voyait en elle une femme forte, au caractère inébranlable, assez proche, dans le fond, de Tywill, son Père. Quant à Sélène… Elle avait l’air aussi hargneuse que sa mère. Rien à voir avec elle.

*Est-ce qu’elles viennent vraiment pour me capturer ? Brrr…*

Elle voyait un véritable troupeau assez désorganisé, et l’idée de se retrouver à l’intérieur la rebutait… Tout en l’excitant paradoxalement. Les Amazones devaient être libres comme l’air, allant où bon leur semble. Et Alice avait toujours rêvé de voir le monde. Certes, ce n’était qu’un rêve d’enfant, mais un rêve reste un rêve, après tout, et les rêves ont parfois du mal à se refermer.

Andromaque parla aux soldats, exigeant d’une voix impérieuse un entretien avec son Père « sur-le-champ ». Les soldats ne répondirent rien, et se retournèrent, retournant au château. Derrière le château, les nuages continuaient à se former, à s’accumuler, chassant cette belle journée. Alice ne put avoir que pitié pour les Amazones. Elle lisait de la détermination dans leurs regards, mais, si elles comptaient dormir à la belle étoile cette nuit, leur regard assuré ne pèserait pas long feu face à la neige et à la température hivernale.

« M’semble qu’on me requiert… nota Tywill. Oberyn, remue-toi un peu le cul. Londruc, fit-il en parlant au commandant, prépare-toi à faire feu si jamais ces dames nous attaquent. Au moindre mouvement dangereux, j’veux qu’on puisse faire du bowling avec la tête d’Andromaque.
 -  Est-ce… Est-ce bien prudent, Monseigneur ?
 -  La prudence voudrait que je zigouille sur-le-champ ces dames ! Fort heureusement, je suis du genre galant, alors, puisque la dame veut me parler, je ne vais pas lui refuser cela. Mais je ne vais pas y aller seule. Oberyn m’accompagnera, ainsi qu’Hodor, et ainsi que toi, ma fille.
 -  Moi ? s’exclama cette dernière. Mais… prostesta-t-elle, ou tenta-t-elle de protester.
 -  J’ignore ce que ces dames veulent, mais l’hypothèse qu’on a, pour le moment, c’est qu’elles veulent te capturer. En mettant ton minois sous leur nez, on sera fixé sur les prétentions.
 -  Et si elles m’attaquent ?
 -  Cette Andromaque a pas l’air d’une illuminée, objecta Tywill.
 -  Si leurs motivations sont bel et bien de vous capturer, elles n’essaieront pas d’attaquer. Ce serait prendre un trop grand risque. De plus, rajouta Oberyn, nous affronter serait trop douloureux pour elles. »

Alice fit la moue, guère convaincue, mais on ne refusait pas un ordre direct de Père. Avec Hodor, Oberyn, et Tywill, ils sortirent donc, sous l’œil vigilant des archers et des arbalétriers. Tywill en tête, Alice à côté d’Hodor, qui marchait sur le sol, parvenant à être à hauteur de tête d’Alice, Oberyn à côté, l’air serein et insouciant, mais très attentif au moindre mouvement suspect. Alice, elle, était complètement terrorisée, mais essaya de ne rien en montrer. N’était-elle pas la Princesse de Sylvandell, après tout ?

*Du nerf !* se sermonna-t-elle.

Sa main serrait fréquemment le manche de sa dague en verredragon, comme pour se rassurer, même si elle savait qu’elle ne pèserait pas long dans un combat. Ces femmes semblaient tellement hautaines, tellement fortes ! Tywill finit par s’approcher d’Andromaque, dominant cette dernière d’une bonne tête. Il portait sa lourde armure, et on pouvait voir, accrochée à cette dernière, pendue, son énorme marteau de guerre. Il ne portait pas son casuq,e et ses cheveux volaient au vent.

« Andromaque, Reine des Amazones, vous avez sollicité une putain d’audience, alors me voici, lança Tywill. Tywill Korvander, Héritier d’Erwan Korvander le « Maudit », Souverain de Sylvandell, et toutes ces conneries. »

Tywill n’était pas un diplomate dans l’âme, et son regard oscilla entre Andromaque et Sélène. Elle savait qu’il était inquiet pour elle, mais il n’en laissait rien paraître, donnant à nouveau le sentiment à Alice de n’être rien de plus qu’une petite fille paniquée.

« Alors, Mesdames, quel bon vent vous amène à Sylvandell, vous et votre troupeau ? J’espère que vous envisagez pas de pique-niquer ; une tempête va frapper cette nuit, et vos jolis culs risquent de plus être très doux au toucher s’ils sont gelés. »

La Princesse soupira. Il ne restait plus qu’à espérer que son Père ne déclencherait pas un accident diplomatique par son franc parler et ses remarques proches de la grivoiserie.
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« Répondre #2 le: Janvier 31, 2012, 01:03:03 »

1. 2.

1. Andromaque   2. Sélène

Les Amazones avaient été attendues, il ne pouvait de toutes manières en être autrement, puisque la Horde n'était en temps normal absolument pas discrète, et qu'en l'occasion, elle avait voulu faire savoir qu'elle arrivait. Andromaque et Sélène pouvaient le voir aux nombreux soldats de Sylvandell, postés sur les murailles du chateau protégeant cet accès au royaume. Tout ceci n'était évidemment pas pour la rassurer, dans le cas où un passage en force se verrait nécéssaire.
Andromaque envisageait cette option sans toutefois véritablement la vouloir, si cela n'avait tenue qu'à elle, les Amazones auraient poursuivi leur route jusqu'à leur sanctuaire. Mais ses soeurs, outre le fait d'être de très grandes guerrières, étaient aussi superstitieuses, et ne pas enfanter au cours de la Lune rouge si elles en avaient la possibilité était innaceptable pour elles. C'était là tout le fardeau d'une reine, elle aurait pu passer outre ce qu'elle aurait presque considérée comme un caprice, mais ce n'était pas dans sa nature, elle savait toute l'importance que cette cérémonie avait pour la grande majorité de ses soeurs, et son devoir était de tout faire pour qu'elles puissent enfanter dans les meilleures conditions possibles.

A la suite de ses paroles, les soldats qui s'étaient présentés à elles se retournèrent sans un mot. Sélène prit cela comme une insulte et s'apprêtait à dégainer son arme, mais sa mère l'en empêcha, lui lançant un regard impérieux. Sélène avait beau être une forte tête, Andromaque n'en restait pas moins sa mère ainsi que sa reine, et lui obéit, ravalant son orgeuil.

Ces chiens nous prennent pour de vulgaires putains mère, pourquoi parlementer ? Nos armes pourraient sans difficulté percer ces murailles.

Je sais, mais cela se ferait au prix de nombreuses pertes de part et d'autre ma fille. Parfois, les négociations sont de mise.

Et si ils refusent de nous laisser passer ? La Lune rouge est proche et tu le sais, on ne pourra pas revenir vers nos soeurs en leur disant que nous rebroussons chemin.

Sélène remettait sur le tapis ce problème, mais elle avait raison. Si il y avait bien un élément de la vie d'une Amazone qui comptait le plus à ses yeux, c'était la procréation. Ses soeurs étaient passablement sur les nerfs, et Andromaque ne doutait malheureusement pas qu'à ce stade, un refus de la part de Sylvandell ne serait pas une réponse pour elles. Si c'était le cas...nul doute que les conséquences risquaient d'être dramatiques, et sanglantes.

Mère ?

Voyons ce qu'ils ont à nous dire avant d'envisager un tel scénario Sélène. Car si cela se passe comme tu le prévois, je crains que les Amazones n'ammorcent leur déclin.

Sélène n'ajouta pas un mot, mais regardait sa mère de façon inquiète, tandis que cette dernière demeurait impassible. Mais au sein d'elle même, la reine était tout aussi inquiète que sa fille quand à leur situation.

*Que les Dieux nous viennent en aide* Songea-t-elle.

C'est à ce moment qu'une nouvelle assemblée vint à leur rencontre, et non pas de simples soldats. Tywill Kovander se trouvait à sa tête, Andromaque n'avait eu nul besoin de connaître son visage pour le repérer, car il émanait de lui cette prestance qui siet aux véritables rois. L'un de ses conseillers se trouvait à ses côtés, ainsi qu'une jeune femme, qui ne pouvait être qu'Alice, la fille du roi, accompagnée de ce qui devait être son garde du corps.

C'est elle l'héritière du trône de Sylvandell ? Elle n'en a pas la carrure.

En effet étrange choix, mais nous ne sommes pas ici pour discuter de la famille royale de ce territoire, ils approchent. Tâche de ne rien faire de stupide...

Voyons mère, tu me connais.

C'est justement pour cette raison que je te met en garde. Termina-t-elle dans un sourire.

Les Amazones demeuraient sur leurs chevaux, non seulement parce qu'une Amazone ne formait qu'une seule et unique entité avec sa monture, et ce depuis l'aube des temps, mais aussi car ces chevaux seraient leur seule option de sortie en cas d'incident quelconque. La tension était palpable, et si les soldats de Sylvandell pointaient leurs armes sur la Horde à proximité, il en allait de même pour les Amazones restées en retrait. Fusils d'assauts et bazookas étaient pointés en nombre vers le chateau, comme pour suggérer à ces soldats le sort qui les attendaient si ils osaient ne faire qu'une seule action hostile.
Andromaque et Sélène virent donc le roi et sa "cour" s'approcher d'elles, et la reine esquissa un léger sourire en voyant que ce roi n'était pas très porté sur les manières en terme de politique...voilà qui simplifierais pas mal de choses.

Je vous salue donc Tywill. Vous ainsi que votre comité d'acceuil.
Ne vous inquiétez pas pour nos postérieurs, ceux-ci sont sans nul doute bien plus endurants que ceux de bon nombre de vos soldats postés dans ce chateau. Et je tiens à vous répondre, avant que vous ne posiez ces questions. Non il ne s'agit pas d'une invasion de vos terres, et non, nous ne sommes pas venues ici dans le but de prendre votre fille. La prime sur nos têtes serait bien plus importante qu'elle ne l'est si nous nous mettions à capturer des princesses.


Andromaque fît une pause. Le temps de leur laisser ingérer ces informations. Elle savait qu'elle et ses soeurs avaient une réputation de barbares sauvages, qui enlevaient les jeunes filles contre leur gré. Si la plupart de ces jeunes filles n'étaient pas consentantes au départ, la grande majorité le devenait lorsqu'elles comprenaient qu'elles seraient parfaitement bien traîtées, puis une fois l'enfant né rammenées chez elles, ou a tout autre endroit qu'elles pouvaient désirer. Cela permettait d'ailleurs souvent à ces jeunes femmes d'échapper à un marriage arrangé dont elles n'avaient nullement envie, ou de repartir de zéro.
Sélène pour sa part regardait de temps en temps la princesse Kovander, la jaugeant du regard. Elle était belle, mais visiblement incapable de porter ne serais-ce qu'une épée. Au fond Sélène la plaignait, car au moment d'hériter, cette princesse aurait probablement bien des ennuis au sein même de son royaume.

La raison de notre venue est que nous sollicitons un laisser-passer sur vos terres, ainsi que la possibilité de nos installer à un endroit où nous pourrons monter un campement pour trois jours.
Nous avons de quoi payer, et nous ne nous approcherons pas de vos villes et villages.
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« Répondre #3 le: Janvier 31, 2012, 02:17:35 »

Andromaque, comme si elle lisait dans leurs esprits, ne tardait pas à préciser que, non, elles ne venaient pas faire la guerre, et que, non plus, elles ne venaient pas capturer Alice. A cette idée, cette dernière sentit un certain soulagement la saisir, même si la tension était palpable. Les Amazones pointaient leurs armes vers le fort, montrant bien qu’elles ne comptaient pas se laisser impressionner par les Sylvandiens, et, si la situation devait exploser, Alice se retrouvait en plein milieu. Mais qu’est-ce qu’elle fabriquait là, par l’Enfer ?! Fort heureusement, un petit sourire sembla étirer les lèvres de son Père, qui tourna la tête vers la garnison.

« Baissez vos foutues armes ! beugla-t-il. On ne menace pas des touristes, après tout… » rajouta-t-il tranquillement, avant de se retourner vers Andromaque.

Les soldats, après quelques hésitations, consentirent à obéir, baissant leurs instruments, et Alice, se sentait indiciblement soulagée, remarqua qu’il n’y avait pas que de fières guerrières parmi tout cette horde, mais aussi des enfants, et des femmes qui avaient l’air assez fragiles. Elle se mordilla les lèvres. Les nuits pouvaient être froides par ici, et elle sentit son empathie naturelle s’emparer d’elle… Avant de constater que l’une des deux Amazones la fixait bizarrement. Elle voyait de temps en temps Sélène, avec son regard acéré, jauger Alice, semblant la détailler avec minutie. Cette dernière en rougit légèrement, mais, pour faire bonne figure, relâcha sa dague, posant ses mains gantées sur les rênes de son cheval.

*Je n’aime pas qu’on me dévisage… Qu’est-ce qu’elle me veut, celle-là ? songea-t-elle, nerveuse. Brrr, je ressens un frisson, à chaque fois que l’une de ces femmes me regardent. Mais qu’est-ce que je fabrique ici ?!*

Andromaque finit par aborder la véritable raison de sa venue : bénéficier d’un droit de passage sur le territoire, et pouvoir s’y reposer au moins trois jours. Sur le coup, Alice fronça les sourcils, se mettant à réfléchir. On pouvait bien considérer qu’elle n’était pas très forte, qu’elle n’avait pas la constitution d’une guerrière, mais il y avait une chose sur laquelle on devait s’accorder : c’est qu’elle n’était pas idiote. Ne pouvant pas muscler son corps, elle avait suivi une éducation musclant son cerveau, et affinant sa beauté et son élégance. De ce qu’elle savait des Amazones, c’était un peuple non sédentarisé, et assez superstitieux, surtout au regard de la Lune et du fait d’enfanter, considérant qu’il existait une espèce de lien entre le fait de donner un enfant au monde et la Lune. Si elles passaient par Sylvandell, c’était pour aller où ? Alice réfléchit rapidement, et se rappela que les météorologues avaient signalé, dans une ou deux semaines, une pleine lune rousse. En passant par Sylvandell, et en remontant le long des cols, Andromaque cherchait sûrement à atteindre une espèce de sanctuaire. Mais on ne traversait pas les cols et les ravins en quelques heures, surtout avec une horde de cette taille.

La Princesse comprit donc que les Amazones étaient nerveuses, car elles jouaient contre l’ennemi le plus implacable qui soit : le temps.

« Passer, lança soudain Tywill, c’est pas franchement un problème. Tant que vous vous approchez pas trop des dragons, et qu’ils vous rôtissent pas le cul, vous pouvez faire ce que le bon Dieu vous a dit de faire. Rester, en revanche, c’est problématique. Sylvandell, c’est un royaume sûr en tous ses points pour ses habitants. Jusqu’à preuve du contraire, voir un millier de vagabonds surarmés, c’est pas franchement un indice de bonne sécurité. De plus, j’ai bien peur que vos trois jours risquent de se prolonger. Dans les profondeurs des chaînes de montagnes, y a une foutue putain de tempête qui gronde, et la plupart des cols sont obstrués par la neige. Tant qu’à choisir, je vous conseille de dresser votre campement dehors, et de passer quand les cols seront à nouveau accessibles, ce qui ne devrait pas prendre plus d’une semaine, normalement. »

Alice intervint alors assez rapidement, alors que Tywill commençait à se retourner, prêt à en finir au plus vite avec cette rencontre.

« Père ! lança Alice.
 -  Quoi ? répliqua ce dernier, agacé.
 -  On ne peut pas les laisser dehors ! trancha Alice, son regard déterminé défiant celui de son Père.
 -  Moi, j’crois que si…
 -  Il y a des enfants en bas âge parmi eux ! s’emporta Alice. Et je croyais que notre royaume pratiquait l’hospitalité envers les étrangers.
 -  Je crache sur…
 -  Vous ne cracherez sur rien du tout ! »

Le cheval d’Alice, Éclipse, s’était avancé à hauteur de Tywill et des Amazones, mais le regard d’Alice se posa alors sur Andromaque et sur Sélène. On pouvait y lire une franche assurance, et elle se mit à parler.

« Vous courez après la Lune, n’est-ce pas ? demanda-t-elle. J’ignore où vous voulez exactement vous rendre, mais traverser les cols et les dédales montagneux sans un guide qui connaît parfaitement la région, avec tout votre peuple, vous prendra au minimum plusieurs semaines, cols obstrués ou pas. »

La chaîne de montagnes était immense, en vérité.

« Sylvandell est à l’entrée de cette chaîne de montagnes, et s’il fait très froid en hauteur, dans les baronnies, l’air y est plus doux, même la nuit. Et, depuis les baronnies, on peut clairement voir la Lune. »

D’après ses connaissances, les Amazones n’avaient pas besoin d’un sanctuaire particulier, juste un endroit où elles pourraient voir clairement la Lune. Plus on remontait vers le nord, et plus on pouvait la voir, mais on pouvait comprendre leurs errances. Une telle horde ne pouvait décemment pas se reproduire en toute sérénité dans l’Empire d’Ashnard, ou dans les contrées hostiles et désolées entourant l’empire.

« Le mieux me semble donc que vous accomplissiez vos rituels à Sylvandell. La baronnie du comte Ethelwinrray devrait amplement faire l’affaire pour vous permettre de dresser vos tentes. »

La baronnie d’Ethlewinrray comprenait de grandes plaines, et les hautes montagnes formaient une espèce de barrière de protection contre le vent. Alice continua sur sa lancée, avant de fixer à son tour Sélène.

« Quant à votre argent, gardez-le. Nous n’allons pas vous faire payer le droit de dormir dans la forêt.
 -  M’semble que j’aurais bien deux ou trois trucs à signaler, nota alors Tywill, ayant alors droit à un regard furieux de la part de sa fille.
 -  Vous les signalerez quand ce ne seront pas des stupidités ! » fulmina-t-elle.

Surpris, le Roi la regarda pendant plusieurs secondes, avant d’éclater de rire.

« Bon, tu as gagné. Votre Horde pourra loger dans les clairières d’Ethelwinrray. Ce vieux pervers ne devrait voir aucun problème à voir mille filles s’installer chez lui. Les auberges et les forts vous seront également accessibles, si le cœur vous en dit. En revanche, je vous invite, vous, votre fille, et d’autres de vos dames, à venir avec nous au Château royal. Vous pourrez consulter les cartes de la région, et ainsi évaluer le temps que vous mettrez à faire votre voyage. »
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« Répondre #4 le: Janvier 31, 2012, 10:58:41 »

Le fait que les soldats de Sylvandell baissent enfin leurs foutues armes permit aux Amazones de respirer un peu, et la horde, d’un simple geste de la part de leur reine, imita les gardiens de Sylvandell en ce sens. Des guerrières aussi farouches qu’elles se sentaient nécéssairement obligées, par instinct, à pointer une arme sur toute personne faisant de même à leur encontre. A présent, même si l’atmosphère demeurait tendue entre les deux parties, aucune ne commettrais la suprême erreur de déclencher des hostilités par mégarde, chose qui avait au moins le don de rassurer Andromaque quand à ses chances de succès dans cette entreprise.

Un moment de silence suivit l’énnonciation de sa demande. Andromaque savait qu’il s’agissait d’une demande osée, et c’était tout le problème, et espérait que leur or serait une compensation suffisament attrayante pour qu’elles puissent passer et se reposer sur leurs terres. Les choses se compliquèrent toutefois très rapidement, lorsque Tywill les… invita à camper  à l’extérieur de son royaume, tout en annonçant que les cols permettant de traverser son royaume étaient encombrés de neige. Ce n’était pas des bonnes nouvelles, et Andromaque tout comme sa fille durent faire preuve de trésors de patience et de retenue pour ne pas littéralement exploser.
Attendre une semaine ? Mais d’ici une semaine la Lune rousse serait passée, et il serait bien trop tard alors pour leur rituel. Et à l’ombre de ces montagnes elles ne pouvaient espérer la voir, ni même camper de façon sécurisée. Le rituel qu’elles projetaient de faire n’était nullement discret et durait une nuit entière, ce qui attirerait diverses créatures. Camper à l’extérieur était proscrit, de même que de se laisser congédier ainsi. Sélène était ainsi à deux doigts de pousser un cri de guerre, qui signalerais aux Amazones de passer à l’attaque…mais elle ne le fit pas, fort heureusement cette bataille n’aurait jamais lieu, car Alice Kovander, que personne n’attendait au tournant, choisit ce moment pour intervenir.

En effet Princesse, la Lune Rousse est la raison pour laquelle nous avons besoin d’arriver rapidement à notre sanctuaire.

Andromaque n’entra nullement dans les détails, mais il y avait fort à parier que cette jeune femme savait pourquoi les Amazones avaient besoin d’étzblir leur campement, là où elles pourraient faire face à la Lune en toute sécurité. Un échange se produisit par la suite entre elle et son père, qu’Andromaque, Sélène, et certaines des Amazones les plus proches suivaient avec attention. La princesse tenait tête à son père, et celui-ci finit même par céder, leur offrant de rester dans un endroit où elles pourraient accomplir leur rituel en temps et en heure.
C’était inespéré, mais Andromaque n’hésita nullement à sauter sur l’occasion.

Roi Tywill, et surtout vous Princesse Alice, nous vous remerçions sincèrement pour votre acceuil. Soyez assuré que nous ne vous causerons pas le moindre problème. Mes guerrières devront être réquisitionnées pour monter notre campement avant que les températures ne soient trop froides, mais ma fille et moi-même se feront un honneur de vous suivre jusque dans votre demeure.

Sélène demeurait silencieuse, mais acquiessait aux dires de sa mère, tandis que les Amazones laissèrent exploser leur joie en des cris stridents, mais qui n’étaient nullement porteurs d’agressivité et cela se sentait. C’était leur manière, à ces femmes, de remercier leurs hôtes.
Journalisée

DC d’Alice Korvander.

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« Répondre #5 le: Février 01, 2012, 12:09:09 »

Des cris de joie, une espèce de véritable frénésie, accueillit la fin de ces pourparlers. Les soldats de Sylvandell échangeaient entre eux des coups d’œil circonspect, et Alice crut discerner l’ombre d’un sourire amusé sur le visage de Tywill, tandis qu’Oberyn s’avançait pour elle pour lui ébouriffer les cheveux.

« Tu vois que tu t’en sors bien, lança-t-il en souriant.
 -  Je… Je ne fais que mon devoir, répliqua-t-elle en rougissant.
 -  Si les dirigeants faisaient leur devoir, nous vivrions dans un monde parfait. Je vais aller annoncer à Ethelwinrray qu’il va devoir accueillir pendant un petit moment mille Amazones.
 -  J’espère qu’il le prendra bien…
 -  Je sais déjà ce qu’il me demandera. Savoir si ce sont mille laiderons, ou mille beautés. »

Alice sourit. Ethelwinrray était un baron assez âgé, mais particulièrement pervers. Combien de fois n’avait-il pas tenté de séduire Alice ? C’était un bon choix… Oberyn partit rapidement, tandis que Tywill regarda Andromaque, parlant rapidement.

« Ethelwinrray vous aidera à monter votre campement. N’y voyez pas là une espèce d’acte de pitié, ou je sais pas trop quelle autre connerie. Il tient juste à s’assurer qu’on ne lui mente pas sur la marchandise. »

Tywill se mit alors à avancer, et Alice resta derrière lui, restant plutôt à proximité d’Andromaque et de sa fille. Elle n’avait pas dit un mot durant tout l’entretien, mais Alice l’avait clairement senti prête à bondir sur tout ce qui bouge. Une femme belle, à n’en pas douter, mais potentiellement dangereuse, et visiblement très soumise à sa Mère. Si elle avait contesté aussi violemment l’un de ses ordres, comme elle-même le faisait avec son Père, il est à parier qu’Andromaque n’aurait pas rigolé, et aurait répondu tout aussi vertement. Les relations parentales étaient parfois curieuses… Tandis que la Horde des Amazones se mettait en marche, Alice se rapprocha d’Andromaque, afin de lui parler.

« Vous savez, vous n’avez pas à vous en faire. Depuis les plaines d’Ethelwinrray, la vue est dégagée, et on voit la lune. Néanmoins, je ne saurais que vous encourager à éviter de trop vous isoler. Vous n’êtes pas spécialement un peuple discret, et, si vous vous isolez, tout ce que vous risquez de déclencher, c’est la suspicion. Ne faites pas attention à mon Père ; les habitants des baronnies sont très agréables. »

Elle leur sourit, et rejoignit son Père. Hodor continuait à rester à proximité d’elle, et ils passèrent le long de l’un des immenses ponts menant à Sylvandell. Le fleuve s’animait en-dessous, un torrent rapide, et le groupe le passa, suivant un sentier en pente qui les amena, après un dédale assez étroit,  à travers un petit village, le village d’entrée de Sylvandell. Alice vit des enfants dans la rue, curieux, mangeant des pommes, des adultes étonnés en voyant tout ce défilé passer, une véritable procession. Elle sentit l’odeur délicieuse des grillades s’échapper des fourneaux des auberges. La Princesse en sentit son estomac gargouiller, alors qu’elle voyait des côtes de porc et des rôtis de bœuf tourner à l’entrée, devant des feux de camp. Dans le ciel, les étoiles commençaient à se réveiller, et on voyait, au fond, les montagnes austères de Sylvandell, avec, pour ceux qui avaient de bons yeux, les lumières de la partie basse de la ville.

Au bout de plusieurs minutes, le convoi finit par rencontrer plusieurs cavaliers. Alice reconnut Oberyn, ainsi que le Comte Ethelwinrray, et d’autres dignitaires. Le Comte était un homme dont on voyait les cheveux blancs, mais qui n’avait rien du petit grand-père. C’était un vieux guerrier, et il loucha effrontément sur les poitrines de Sélène et d’Andromaque, ce qui fit soupirer Alice.

« Mesdames, bienvenue chez moi ! claironna le Comte. Je vais vous montrer votre demeure… Mes mages sont ici pour vous aider dans la confection de sorts qui protègeront votre camp du froid. On a prévu une chute de températures avant l’arrivée de la Lune rouge. »

Une manière assez polie de dire que les mages veilleraient aussi à ce que ceux des Amazones ne conçoivent aucun sort douteux. On n’était jamais assez prudents, après  tout. Ethelwinrray avança vers le milieu d’une immense plaine. Il y avait quelques bosquets, un petit ruisseau, mais, à part ça, la clairière était grande, vaste, et avec un précipice orienté vers la Lune.

« Une vue magnifique… » commenta le Comte.

Alice retourna voir Andromaque, lui faisant part de sa nouvelle idée.

« Je vous invite encore une fois à venir au Château royal. Votre présence, ainsi que celle de votre fille, est d’autant plus sollicitée que Kayra, l’une de nos guides, sera là. Elle vous expliquera un peu mieux par où vous devez passer pour rejoindre votre sanctuaire, et pourquoi les routes sont impraticables. Ah, et, tant qu’à faire, n’hésitez pas à venir avec d’autres de vos camarades. »

Elle rougit un peu, avant de poursuivre.

« Les… Les hommes de mon père ne sont pas du genre avoir des gants avec les femmes, alors, si vous ne voulez pas être importunée, je vous invite à venir avec d’autres. Mais ce n’est qu’une simple invitation… »

Devenant encore plus confuse, elle s’écarta. Difficile de leur dire que les Commandeurs chercheraient certainement à les séduire. Néanmoins, Sélène avait l’air du genre à fusiller quelqu’un s’il disait quelque chose de travers, et Alice tenait à éviter un incident diplomatique, si jamais elle voulait égorger un Commandeur qui, ayant trop bu, lui dirait qu’elle avait un beau cul.

Attendant qu’Andromaque soit prête, Alice retourna près de son père, qui la contempla en souriant.

« Tu te débrouilles pas si mal pour les négoces, ma belle, mais n’oublie jamais une chose importante en diplomatie. Il faut toujours mettre la pression sur les autres, et passer pour un con arrogant. Dès que t’as compris ça, alors, t’as plus besoin de te faire chier à embaucher des couillons de diplomates.
 -  Je prends note, Père. »
« Dernière édition: Février 01, 2012, 05:11:53 par Princesse Alice Korvander » Journalisée


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