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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: [FINI] La belle elfe et le dragon [Tinuviel Lastrim]  (Lu 6891 fois)
Princesse Alice Korvander
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« le: Janvier 08, 2012, 02:29:03 »


« Hooodoooorr !! » s’exclama la voix enjouée du colosse, malgré les multiples branches d’arbres qu’il se recevait sur la figure.

Alice se retourna vers lui. Hodor semblait particulièrement enjoué, et elle pouvait, à vrai dire, aisément le comprendre. L’immense colosse avait passé son enfance en forêt, et, même si c’était une forêt bien différente de celle-ci, avoir l’occasion de s’y promener devait lui rappeler son enfance, quelque chose de bien différent de la ville de Sylvandell, avec ses collines escarpées, ses pentes difficiles, ses nuits glaciales, ses étés parfois brûlants, quand le soleil tapait fort. Pourtant, Alice et Hodor n’étaient guère éloignées de la ville, et étaient toujours dans le royaume, mais au pied des montagnes, le long des multiples baronnies qui étaient sous la protection de la Commanderie et du royaume.

Contrairement à la ville de Sylvandell, les baronnies comprenaient surtout des forêts, des plaines, et des champs agricoles. On y trouvait de paisibles hameaux, de petits villages pittoresques, et quelques forteresses, ainsi que de multiples cavaliers. Chaque baronnie avait sa propre armée, après tout, même si aucune ne parvenait à égaler celle de Sylvandell. Alice avait aujourd’hui tenu se à promener dans les baronnies. Simple curiosité passagère, simple envie d’explorer les bas-fonds de son royaume. Terme assez péjoratif pour désigner cet étalage naturel, ces délicates cascades, ces mares d’eau, ces lacs, ces rivières et ces affluents découlant de l’immense lac se trouvant dans les hauteurs de la montagne, mais, après tout, ici, il était rarissime de voir des dragons. Pour Alice, ce n’était donc pas un lieu très attirant, même si elle devait reconnaître que se promener dans de belles forêts était assez paisible…

… Du moins, ça aurait pu l’être, sans la présence d’un gros balourd derrière lui qui ne cessait de heurter avec ses pieds les racines des arbres, de se faire cravacher le visage par des branches d’arbres, et rouspétait à chaque fois. Difficile de croire que ce grand nigaud avait pu passer des années dans une forêt encore plus sauvage que celle-ci. Ses pas de géants faisaient généralement fuir tous les oiseaux, de même que ses « Hodor » exubérants, seul et unique mot que le géant connaissait.

« Calme-toi, Hodor, essaya de l’encourager Alice.
 -  Hodor », répliqua simplement ce dernier en s’approchant d’un arbre, y voyant quelque chose d’invisible au commun des mortels.

Elle continua sa marche, tandis qu’Hodor continuait à fouiner autour de l’arbre, ses sourcils froncés.

« Hodor, hodor, hodor, hodor… » répétait-il inlassablement.

Se retournant, Alice le voyait chercher des choses autour de l’arbre. Difficile de dire si c’était là l’un de ses nouveaux caprices, une nouvelle fantaisie, ou s’il avait réellement vu quelque chose, Hodor pouvant parfois se montrer surprenant. Elle s’approcha de lui.

« Qu’as-tu, Hodor ?
 -  Hodor » répondit tout simplement ce dernier.

Il s’approcha d’un caillou, et Alice soupira, manquant perdre patience, avant de noter quelque chose d’étrange sur le sol. Elle vit les grosses mains d’Hodor pousser des cailloux, et s’abaissa en voyant des espèces de fragments éparpillés sur le sol. Elle en récupéra un entre ses doigts gantés, et l’inspecta prudemment.

*Je reconnais cette texture…*

Elle regarda autour, et ne tarda pas à trouver le reste de l’œuf, soit le bas, le haut ayant éclaté. Elle le prit délicatement, et constata qu’il était totalement vide, le jus natal ayant disparu. Elle regarda l’œuf, et comprit qu’il s’agissait effectivement d’un œuf de dragon.

« Qu’est-ce qu’un œuf de dragon fabrique ici ? demanda-t-elle à l’attention d’Hodor.
 -  Hodor », répondit-il.

Alice soupira, secoua la tête, et se releva, tenant l’œuf entre ses mains. Quantité de scénarios étaient envisageables : un œuf égaré lors de la portée, subtilisé par mégarde ou intentionnellement… Dans tous les cas de figure, il était sacrilège de voler l’un des œufs de dragon de la colonie du dragon d’Or, mais elle laissa ça de côté pour le moment, préférant se focaliser sur quelque chose de simple : retrouver le bébé dragon, qui, dans une telle forêt, devait aisément trouver à se nourrir. Elle regarda Hodor, et se rappela que ce dernier, même pour un demi-géant, avait des facultés sensorielles exceptionnelles. Elle lui tendit l’œuf.

« Essaie de pister son odeur, Hodor, l’encouragea-t-elle.
 -  Hodor ?
 -  Ne fais pas l’idiot, s’impatienta-t-elle. Je sais que tu peux le faire. »

Hodor sembla malgré tout hésiter, avant de prudemment renifler l’œuf. Il ferma ensuite les yeux, marmonnant plusieurs « hodor » discrets, analysant et traitant les odeurs qu’il percevait, surprenant encore une fois Alice. Hodor était un véritable enfant-sauvage, fort heureusement aussi inoffensif qu’un agneau. Il finit par rouvrir les yeux, et se mit à marcher précipitamment, finissant par atteindre ce qu’Alice recherchait au bout de plusieurs minutes : une petite mare desservie par une délicate cascade avec des rochers. Un coin paradisiaque, et elle s’arrêta en voyant, sur un rocher, la forme verdâtre d’un minuscule dragon regardant son reflet, agitant ses microscopiques ailes.

« Ho… commença ce dernier.
 -  Chut, gros balourd ! répliqua Alice en lui mettant un doigt sur les lèvres. Ne va pas l’effrayer ! »

Hodor se tut, et Alice reporta son attention sur le bébé dragon. Si petit, il devait sûrement chercher à voler, mais, sans ses parents, ce serait relativement difficile. Le bébé dragon grommela, tandis que, pendant ce temps, descendant de son arbre, une délicate araignée semblait voir en le gros nez d’Hodor un excellent endroit où se poser. Tandis qu’Alice réfléchissait sur la manière d’aborder le bébé dragon, la petite araignée finit par se poser sur le nez d’Hodor. Les yeux du demi-géant louchèrent sur cette forme noire, jusqu’à ce qu’il l’aperçoive, que son cerveau comprenne ce qui se passait, et…

« HOOOOOOOOOOODDDDDOOOOOOOOOOOORRRRRRRRR !!!! » tonna-t-il en se redressant subitement, si rapidement qu’il heurta un arbre, provoquant un boucan de tous les diables.

Le pauvre Hodor en fit tomber une branche d’arbre, qui s’abattit sur son visage.

« Hodor hodor hodor HODOR !! » s’exclama-t-il en portent sa main sur sa tête endolorie.

Sous ce bruit, le bébé dragon avait bondi sur place, avant de partir le long de ses petites jambes. Furieuse, Alice se retourna vers Hodor.

« Mais vas-tu te taire, bougre d’âne ?! »
« Dernière édition: Avril 25, 2015, 01:57:54 par Princesse Alice Korvander » Journalisée


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« Répondre #1 le: Janvier 08, 2012, 12:52:32 »

L’elfe  soupira un long moment,  cela faisait plusieurs heures qu’elle travaillait sur l’administratif du harem, elle  devait donc comme chaque jour  répondre aux dizaines de lettres que les esclavagistes de tous les coins du pays écrivaient.   Le plus souvent, c’était la même chose, on lui proposait des hommes vigoureux de toutes les espèces mais cela ne l’intéressait pas.  Elle jeta donc  toutes ces offres promotionnelles  et continua par la gestion des comptes.  Ce fut d’ailleurs la que cela qui inquiéta l’elfe,  depuis un certain temps, le harem n’avait eut aucune rentrée d’argent.  Certes Krystal maitrisait parfaitement cela en  jonglant avec les différents postes de dépense mais il allait falloir quelques rentrées d’argent pour continuer à entretenir ce lieu.

Elle réunit donc aves ses amantes de la situation actuelle.  La décision fut alors prise, comme d’habitude, elfe fabriquerait des artefacts magiques en rapport avec son domaine de prédilection pour pouvoir les vendre à la noblesse fortuné et renflouer les caisses du lieu.  Mais pour réaliser ce genre de chose, il lui fallait divers plantes et autres éléments essentiels.  Il lui faudrait donc s’absenter du harem durant quelques temps.  Ce fut cependant la seconde partie du discours qui étonna le plus les filles.  En effet, l’elfe proposa à Lorna, de venir durant ce voyage.   En effet, l’elfe savait que celle-ci n’avait absolument aucune formation dans la maitrise des armes mais elle estimé que cela faisait bien longtemps que les deux femmes n’avaient pas eut la chance de passer un moment ensemble.  Hors cela était essentiel pour Lorna.  La pauvre kitsune n’eut qu’un petit rougissement, son amour pour l’elfe n’avait de secret pour personne et c’était pour cela que la jeune kitsune avait le droit d’être plus proche de l’elfe que les autres.


Cela faisait maintenant plusieurs heures que l’elfe et la kitsune voyageait ensemble, discutant de tout et de rien.  Ce genre de moment que la maid adorait car finalement à cet instant, elle avait l’elfe pour elle toute seule.  Elle adorait chaqu’une des amantes de son amour mais… Mais Tinuviel était la seule qui avait fait battre son petit cœur d’esclave.  Elle prit doucement la main de l’elfe lui souriant doucement,  l’elfe lui rendit son sourire avant de l’embrasser doucement. 
Ce petit manège dura pendant une bonne partie du trajet, permettant ainsi à ce que le voyage ne soit pas trop ennuyeux. Au bout de deux heures l’elfes  proposa à la kitsune de faire une petite pose, elles n’étaient plus loin d’ashnard et elle pouvait entendre d’ici le bruit d’un fleuve, sans doute dans la forêt se trouvant à coté de leurs positions. .  La servante accepta avec joie, elle n’avait pas l’habitude de ses longues marches et ses pauvres pieds lui imposaient une douleur monstrueuse.  La mage rouge porta donc son amante durant les quelques mètres qui la séparait de la rivière, plongeant la kitsune dans un rêve éveillé. 

La kitsune plongea ses pieds dans l’eau fraiche, heureuse d’être enfin arrivé. En effet l’elfe lui avait annonçait que ce qu’elle recherchait se trouvait ici.  Mais son attention fut rapidement  attiré par autre chose,  la mage ne termina même pas sa phrase plaçant ses doigts sur la bouche de la kitsune et lui montrant du  doigt la petite forme qui se dirigeait vers elle.   La kitsune ayant déjà vu Task devina immédiatement, un dragon… Cette petite créature était un dragon.    Elfe se demandait cependant ce qu’il faisait ici, La forêt était trop dense pour qu’un adulte puisse s’y poser et donc était impropice  à la ponte d’une femelle.   Si sa mère n’était pas là, alors…  Et bien elle ne donnait pas chère de se petit bout.   Certes les elfes et les dragons étaient en guerre depuis des années, mais cela ne l’empêchait pas de penser que ce petit bout n’avait rien à faire là dedans.  Elle tira donc de son sac un peu de viande séchée et s’approcha doucement.  A cet âge, il ne pouvait pas encore cracher du feu, et devait à peine commencer à battre des ailes pour muscler celle-ci et ne représentait pas donc un grand danger.   Elle s’assit tranquillement laissant la créature s’avancer d’elle-même pour  manger.    Lorsqu’il fut assez prêt, l’elfe  commença doucement à s’approcher,  elle voulait voir si avec son armure en écaille de dragon,  il allait la prendre pour un  de ses siens. 
L’individu se laissa faire,  il n’était pas bien sauvage et manquait sans doute de quelqu’un pour s’occuper de lui.   Elle lui gratta doucement le haut du crâne produisant ainsi une espèce de ronronnement.

L’elfe savait que ce qu’elle était entrain de faire était mal, car elle ne pourrait pas s’occuper de lui. Elle avait déjà de nombreuses choses à faire, mais elle pouvait au moins prendre soin de lui pour quelques heures.  Elle entama un chant dans sa langue natale, l’elfique solarien était sans doute une des plus belles langues aux mondes. La kitsune ne pouvait s’empêcher de regarder ce spectacle émerveillée,  sa maitresse ayant sur les genoux une des créatures les plus dangereuses au monde et chantant une divine mélodie…  Elle ne regrettait pas d’appartenir à une femme si extra ordinaire.
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« Répondre #2 le: Janvier 08, 2012, 04:51:16 »

« Espèce d’imbécile ! s’énervait-t-elle, furieuse. Quoi, tu as eu peur d’un moustique ?! C’est pour ça que tu as fait tout ce boucan ? Tu as fait FUIR le dragon, espèce de bourricot !
 -  Hodor », murmura faiblement ce dernier.

Il était assez rare qu’Alice s’énerve auprès d’Hodor, ou même s’énerve tout court, mais ses joues étaient ici empourprées par la colère et la frustration. Ce n’était pas tant l’acte d’Hodor qui l’embêtait, que de savoir le bébé dragon parti. La forêt n’était pas des plus petites, et le retrouver tiendrait probablement du miracle. Un si pauvre dragon… En soi, la forêt n’était pas dangereuse que d’autres forêts, mais on y trouvait tout de même des loups, des renards affamés, des chiens sauvages errants, et un petit dragon ne pourrait rien faire contre eux.

Alice avait repris sa marche, recherchant les traces du dragon. Secoué, Hodor n’était plus en mesure d’utiliser ses capacités sensorielles, et Alice lui en voulait trop pour le lui demander. Elle avait compris qu’un insecte avait du lui tomber sur le nez, pour l’effrayer à ce point, et n’oserait jamais avouer que, si jamais une araignée avait également du se poser sur son nez, elle aurait aussi poussé des rugissements hystériques.

Après plusieurs minutes, Alice, frustrée, tapa avec sa botte sur une motte de terre, soupirant.

« On l’a perdu, résuma-t-elle simplement. Tu peux être fier de toi, Hodor !
 -  Hodor », répondit-il simplement en regardant à droite et à ta gauche, avant d’hausser les épaules.

Elle soupira, et continua à avancer entre les arbres, ne voyant rien d‘autre que des arbres autour d’elle. Même le début de la montagne, le versant rocailleux qui partait, était difficile à voir d’ici. Au moins pouvait-elle apercevoir le soleil.

*Je ne partirais pas d’ici avant d’avoir trouver ce dragon, quitte à organiser une battue*, se décida-t-elle, faisant dans sa tête son petit caprice princier.

Alice s’assit sur un rocher le long d’un délicat ruisseau, fermant les yeux, inspirant lentement. S’énerver sur Hodor ne l’aiderait pas à trouver le dragon, même si c’était agréable. Alice n’était pas une Princesse pour rien, après tout. Elle réfléchit rapidement, mais ne voyait aucun moyen de retrouver le dragon, ce qui, paradoxalement, l’énervait encore plus. Ce fut à peu près-là qu’elle commença à percevoir les curieuses notes d’une mélopée galopant dans ses oreilles.

Tournant la tête vers l’origine du son, elle rouvrit les yeux, et crut avoir rêvé, n’entendant rien de plus. Néanmoins, quand elle vit qu’Hodor regardait fixement dans la même direction, elle réalisa qu’elle n’avait pas imaginé. Même si Hodor était le roi des imbéciles, il avait après tout une ouïe de géant, et, s’il y avait une mélopée, il avait du plus facilement l’entendre qu’Alice. Qui irait chanter en pleine forêt ? Des amoureux transis cherchant un buisson pour s’honorer mutuellement ? Un barde récitant ses notes ? Dans tous les cas, Alice décida de s’y rendre, n’ayant après tout rien d’autre à faire. Elle marcha vers l’origine du bruit, et entendit les sons, mélodieux, venir à nouveau. Une voix de femme, qui chantait dans une langue qui n’était aucun des dialectes rocailleux de Sylvandell et de sa région. N’arrivant pas à identifier cet accent, elle s’avança un peu plus, suivie par Hodor, cherchant à être discrète, afin de ne pas effrayer la femme qui chantait, et se tourna soudain vers son demi-géant, mettant les choses au point avec lui.

« Un bruit, un mouvement de travers, Hodor, et tu dormiras dans le foin ce soir !
 -  Hodor », répondit piteusement ce dernier, ce qu’elle interpréta comme un acquiescement.

La chanson était succulente, rappelant à Alice combien des airs similaires lui manquaient à Sylvandell. Dans la Cour de Sylvandell, il y avait parfois de la musique, mais elle n’avait rien de gracieuse. C’était une musique tonitruante, qui rugissait, électrisait les sens, et rendait généralement Alice aphone. Celle-ci était mélodieuse, rêveuse, enchanteresse, et correspondait mieux à l’idée qu’Alice se faisait d’une voix féminine que des sauvages hystériques qui aboyaient en chantant à Sylvandell.

Elle rejoignit et découvrit ce curieux spectacle par le haut. Une petite cascade coulait le long de plusieurs rochers, roulant entre les arbres, rejoignant d’autres petits ruisseaux, jusqu’à former une autre chute qui était le point de départ d’une rivière peu profonde. Alice se tenait sur un rocher en hauteur, et s’allongea prudemment, afin qu’on ne la remarque pas rapidement. Ce qu’elle vit était fascinant. Le bébé dragon était lové contre les genoux d’une femme succulente dans une armure rouge qui semblait être faite à partir d’écailles, qui portait de longues oreilles pointues, et chantait une langue mystérieuse, mais très belle à entendre. Alice remarqua alors que cette femme était accompagnée par une autre femme, qui semblait l’observer avec une lueur d’admiration dans le regard. Cette seconde femme portait une chevelure blonde, mais c’était la plus longue chevelure qu’Alice ait jamais vu, mais elle était aussi de toute beauté, et portait également des oreilles pointues, mais aussi poilues.

*Je n’ai jamais rencontré de telles créatures ici…*

Se rappelant ce qu’elle avait lu, Alice finit par identifier la femme qui caressait le bébé dragon comme une elfe, ce qui était assez curieux. D’après ce qu’on lui avait expliqué, les elfes n’aimaient pas les dragons. Les dragons brûlaient les forêts, et les elfes adulaient ces dernières. Quant à l’autre femme… Elle l’analysa comme une espèce de neko, avant de réviser son jugement en voyant la forme des oreilles. Plutôt une kitsune… Incroyable ! Qu’est-ce qu’une elfe et une kitsune fabriquaient ici ?! Alice était très curieuse à l’idée de leur parler, mais avait peur de les déranger, de leur faire peur.

Aussi prudente qu’elle désirait l’être, Alice n’était toutefois pas très discrète, du moins pour des oreilles agiles. Ses mains recourbés sur le rebord égratignèrent le roc, et des graviers tombèrent, sans qu’elle s’en rende compte, dans l’eau, provoquant des éclaboussements à plusieurs reprises.
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« Répondre #3 le: Janvier 08, 2012, 10:33:11 »

La kitsune profitait de ce moment avec l’élue de son cœur.  Elle posa doucement la tête sur l’épaule de l’elfe qui continuait doucement sa berceuse.  Le jeune dragon  s’était entre temps roulé en boule  et somnolait tranquillement dans un demi-sommeil.  Elle s’arrêta à la fin de sa chanson.   Caressant l’épaule de la jeune kitsune et les écailles brillantes du dragonnet.  Hum, elle avait l’impression d’être observait, et cela se confirma bien rapidement quand  elle entendit le bruit de la roche.  Elle eut un petit sourire, quiconque était cet intrus il était bien trop bruyant pour être un guerrier de formation.  Elle reprit donc ses chants en gardant cependant sa fidèle lance prêt d’elle. 
Le chant elfique était cette fois si bien plus  profond,  bien plus lent  et pour dire vrai bien plus triste.  Ce chant,  Lorna le connaissait par cœur,  il était en effet le préféré de l’elfe et elle l’avait appris dans le langage commun,  Tinuviel lui ayant expliqué le sens de ces paroles si pleine de mélancolie mais de beauté.


- Mon cœur est chargé de peine, car je suis loin des miens.  Cette peine qui est mienne, hante à jamais mes pas.  Chaque jour je continue à me battre contre un destin sans pitié.  Je suis loin des miens et je continue de pleurer.   Le soleil chaque jour se lève mais il fait nuit dans mon cœur.   Le soleil ne se lève plus dans mon cœur car je suis loin de ma terre.


Lorna s’arrêta doucement, sachant que l’elfe avait fini.  Ce chant était plus long, mais c’était tout ce que l’elfe avait bien voulu lui traduire.  Mais comprendre le reste n’était pas difficile. Il suffisait d’entendre la voix de l’elfe, remplie de regret et de douleur. Elle termina enfin son chant.  Ses yeux légèrement brouillés.  Elle en avait presque oublié qu’elles n’étaient pas seules et il ne fallait pas qu’on puisse la voir en condition de faiblesse.  Elle  quitta finalement cette peine et prit le jeune dragonnet qu’elle plaça sur les genoux de lorna en prenant garde à ne pas le réveiller.  Elle  se leva tranquillement et  se dirigea vers celui ou celle qui se dirigeait vers son amante et elle. 

Elle mit quelques minutes avant d’être au niveau d’une jeune femme très mignonne d’ailleurs.  Elle était assez grande pour une femme de cette région.  Une chevelure couleur blé, des yeux couleurs océans.  Oui, cette femme devait vraiment avoir de nombreux prétendants et peut être déjà quelques amantes. Elfe lui fit un grand sourire avant de lui dire.


-Je pensais que vous viendriez de vous-même, mais  vu que vous ne vous décidiez pas, j’ai décidé de venir de moi-même.  Je m’appelle TInuviel Lastrim. Maitresse du Harem qui porte mon nom.  Mage rouge de premier Ordre et ancienne elfe du soleil.

Elle avait sans doute oublié quelques petits détails, mais le plus important y était.  SI la jeune femme avait un peu voyagé, elle saurait que le dit harem était une véritable institution. Au départ secret, il  avait prit au fils des années une importance de plus en plus forte.   Les rumeurs parlaient de cet endroit comme d’un lieu ou les gens  sans espoirs retrouvaient l’envie de vivre mais seules les femmes y étaient acceptées plus que le temps d’une journée.   Beaucoup  de celles qui y étaient parties en étaient sorties transformées parfois même physiquement.
Les pouvoirs que l’on donnait à la maitresse des lieux frôlaient même le divin.  Mais tout cela n’était que des rumeurs car non, elle n’était pas une déesse, elle ne croyait d’ailleurs même pas aux dieux.
Elle se contenta d’un petit sourire amical avant de tendre la main à la jeune femme.


-Il est étrange qu’une jeune femme telle que vous  se balade dans des contrées aussi inhospitalière que celle-ci.  Vous n’avez aucune arme,  et je ne vois personne pour veiller sur vous.  Vous êtes donc une proie facile pour les monstres, humains comme locaux. Quoi qu’il  en soit plutôt que de rester caché pourquoi ne pas descendre, cela sera toujours plus agréable que votre piédestal et dite à votre garde de venir elle aussi, car je suppose que vous n’êtes pas seule.

Elle avait un petit sourire, non cette jeune femme n’était sans doute pas seule.  Elle n’était pas une esclave, cela se voyait à sa tenue. Elle devait être riche,  sans doute la fille ou la femme d’un  marchand ou d’un noble.  Hum…  Plutôt la fille d’ailleurs, car sinon elle ne serait sans doute pas dehors.  Mais qui était-elle vraiment.  Et bien, cela l’elfe le serait   si cette jeune femme venait la rejoindre.  En effet, elle quitta littéralement la jeune femme, retournant s’assoir sur l’herbe à coté de son amante et du dragonnet.  Elle  ne pouvait pas laisser son amante seule pour l’instant.   La kitsune n’était sans défense et elle ne se  pardonnerait jamais si il lui arrivait malheur.
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« Répondre #4 le: Janvier 09, 2012, 01:24:17 »

La kitsune se mit alors à chanter, et Alice, subjuguée, se crut revenir dans sa petite enfance, à cette époque où un barde itinérant avait affirmé pouvoir bercer les nuits agitées d’Alice. Ses chants mélodieux avaient réussi le miracle de calmer Alice, et le barde était resté de longues années, la berçant de succulentes musiques. Mais le chant que la kitsune prononça était, même s’il était beau et mélodieux, emplie d’une tristesse, d’une forte nostalgie, qui la fit délicatement soupirer. Elle imagina à travers ses paroles le sort de ce pauvre dragonnet abandonné des siens, perdu dans la forêt, loin de la Terre des Dragons. Elle en soupira un peu plus, tandis qu’Hodor restait curieusement relativement éloigné, tapi dans l’ombre, attitude qui ne lui ressemblait pas.

Elle s’y désintéressa en écoutant à nouveau les chants, trouvant dans la position de ces deux étrangères une singulière beauté. La kitsune se blottissait tendrement et délicatement contre l’elfe, indiquant clairement le rapport d’autorité entre les deux, y cherchant du réconfort, sans pour autant aller jusqu’à la gêner. Elle crut même voir les yeux de l’elfe s’embuer, et hésita encore à venir. Elle avait peur de faire fuir le dragonnet, qui semblait si bien sur les genoux de l’elfe. Alors, sans prévenir, l’elfe s’empara délicatement du dragonnet, qui remua ses ailes, arraché d’un commencement de sommeil, pour finir sur la femme qui accompagnait l’elfe, qui marcha alors… Vers Alice !

*Comment est-ce qu’elle m’a repéré ? Oh mince !*

L’elfe monta tranquillement la petite butte menant vers Alice, qui regarda Hodor, toujours recroquevillé au milieu des arbres.

« Hodor, fais quelque chose ! » l’implora-t-elle.

Hodor resta obstinément silencieux, se ratatinant sur place. L’avait-elle sermonné trop fort ? C’était difficile à croire, sachant qu’il était une véritable tête de mule, mais elle préférait ne pas trop présumer… Hodor était particulier. La femme vint vers elle, et Alice entreprit de se redresser, rougissant légèrement. Elle se présenta comme Tinuviel Lastrim, avec les titres pompeux que cela impliquait. Quand elle parla d’un harem, Alice fronça les sourcils, se rappelant une conversation de deux Commandeurs à ce sujet, décrivant l’endroit comme un véritable paradis, même s’il avait apparemment une politique assez discriminatoire envers les hommes, ce que la belle elfe avoua sans ombrages.

*Une magicienne elfe ? On dit qu’elles ont de grands pouvoirs… Mais qu’est-ce qu’une femme d’une telle importance vient faire au beau milieu d’une forêt de Sylvandell ?*

Elle fut tentée de lui dire qu’il n’y avait aucune population elfique ici, se demandant si elle ne venait pas chercher des esclaves, mais elle enchaîna. Elle décrivit ces contrées comme « inhospitalières », ce qui amusa Alice. Si elle savait… Mais, parfois, l’aperçu était trompeur par rapport à la réalité. Inhospitalière, Sylvandell l’était ; dangereuse, pas vraiment. Sylvandell avait une telle réputation que le brigandage était rare, et, tant qu’on n’avait aucune velléité particulière envers le royaume, et qu’on respectait les règles, on ne craignait rien… Ou presque. Alice accepta toutefois l’invitation, et finit par retrouver l’usage de sa langue, si bien pendue selon son père.

« Je… Je viens… » parvint-elle à dire, assez estomaqué.

La belle elfe dans sa superbe armure se retira, et Alice alla près des arbres, allant voir ce fichu Hodor.

« Mais à quoi est-ce que tu joues, bougre d’âne ?
 -  Hodor, gémit ce dernier.
 -  Il n’y a pas d’Hodor qui tienne ! Écoute, je n’aurais pas du m’emporter ainsi contre toi, Hodor, mais tu n’as aucune raison de t’en vouloir. Tu sais que je t’aime, non ? Ne te l’ai-je pas montré à Tekhos, grand dadais ? »

Et elle l’embrassa sur la joue, et essaya de le tirer par un bras. Hodor rouspéta, mais consentit à se laisser faire, se mettant à marcher. Alice soupira, puis s’approcha de Tinuviel et de sa kitsune, tandis qu’Hodor avançait timidement derrière elle, les joues rouges. Son regard dériva sur l’elfe, mais il baissa rapidement la tête, n’osant pas la regarder plus avant. Ne tenant pas compte de ce comportement particulier, Alice se mit à parler.

« Je comptais bien venir vous voir, noble elfe, mais votre chant rêveur m’a emporté dans d’agréables songes… Quoiqu’il en soit, je tiens à vous rassurer pour ma sécurité. En tant que Princesse de ces lieux, je pense ne craindre absolument rien des gardes ou des monstres, et j’ai de toute manière Hodor pour me protéger. »

Dans cet état, Hodor devait être plus curieux et ridicule qu’autre chose.

« Hodor hodor, dit-il soudain en posant ses mains sur les épaules d’Alice, qui se retourna furieusement.
 -  Ça suffit maintenant, Hodor ! Assieds-toi, et compte tes doigts. Tout de suite ! »

Le ton ne souffrait aucune réplique, et Hodor obtempéra, s’installant lourdement sur le sol, entreprenant la difficile tâche consistant à compter ses doigts. La Princesse s’approcha lentement des deux femmes, ne voulant pas les effrayer, mais ne voulant surtout pas effrayer le dragonnet.

« Je m’appelle Alice Korvegan, et je me promenais dans cette forêt… Parce que j’aime m’y promener, jusqu’à ce que je réalise que ce petit dragon s’était perdu de sa portée. Malheureusement, j’ai craint de ne plus jamais le retrouver, jusqu’à ce que vos angéliques chants me guident jusqu’ici, expliqua-t-elle, avant d’incliner avec respect la tête. Je tiens pour cela à vous remercier. »

Elle fixa ensuite un peu plus attentivement les deux femmes. Si Tinuviel était la gérante d’un harem, alors cette petite kitsune devait être l’une de ses employées, ce qui laissait supposer qu’elle était… Alice rougit en réalisant qu’elle avait probablement affaire à une prostituée de luxe, et baissa les yeux sur ses bottes, avant de se reprendre. Les prostituées de Sylvandell n’avaient rien d’élégantes, rien de ce charme innocent et enfantin qui semblait se dégager de Sylvandell. Les prostituées n’aguichaient pas les clients en leur parlant de manière suave, mais plutôt en leur lançant des provocations du style : « Hey, toi, l’eunuque ! Tu as envie de prouver que tu as une grosse, mais je suis là pour te montrer que le seul truc qui soit gros chez toi, c’est ton bide ! ». Elle imaginait mal cette kitsune faire preuve de tant de vulgarité, et se mordilla les lèvres, avant de reprendre.

« Votre chant était vraiment superbe, Mesdames. Si je n’avais pas été aussi nerveuse pour le bébé dragon, je me serais sans doute allée à verser quelques larmes, mais je suis rassurée de voir comme il a l’air heureux entre vos mains. »

C’était un fait indéniable. Il aurait été un chat qu’il en aurait vibré comme un séisme, mais sa tête se frottait tendrement contre le corps de la kitsune. S’approchant d’elles, Alice s’assit sur une pierre, à distance assez respectable.

« Pardonnez ma curiosité, mais je ne peux m’empêcher de me demander ce qu’une elfe comme vous fait à Sylvandell, qui est éloignée des routes commerciales majeures. Cherchez-vous quelque chose de précis à Sylvandell ? Ce ne serait qu’honorer la dette de mon royaume d’avoir retrouvé l’un de nos dragons que de vous satisfaire dans la mesure du possible. »
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« Répondre #5 le: Janvier 09, 2012, 12:31:40 »

En réalité le dit chant n’était pas inspiré du dragonnet, mais de l’histoire de l’elfe et de beaucoup de ses amantes. En effet toutes celles qui étaient restées au harem n’avait aujourd’hui le plus souvent, plus de famille ou alors avait perdu toutes traces de celle-ci.  Mais il était vrai que le jeune dragon était dans la même condition, cela expliquait peut être pourquoi ce chant trouvait écho à cette situation.    Elfe repris doucement sa position, observant son amante qui retrouva sa place sur l’épaule de son amour.   Cette relation bien qu’à sens unique convenait à la pauvre kitsune car elle savait que sa maitresse ne la quitterait jamais, que jamais elle ne serait vendu et que l’elfe serait toujours la pour elle.  Celle-ci lui expliqua rapidement qu’elles allaient avoir de la visite ce qui fit sourire la jeune kitsune. Même dans le plus parfait des déserts, l’elfe était capable de trouver une femme et cette loi ce vérifia encore.

La kitsune observa donc le drôle de cortège, il y avait un homme de grande taille, bien plus grand que les hommes qu’elle avait vu jusqu’à présent et son comportement semblait étrange.  On aurait dit un enfant,  oui, il avait les mêmes réactions qu’un jeune enfant, comme quoi, il ne fallait pas se fier aux apparences. Elfe quand à elle, comprit qu’elle n’avait pas à faire à un humain, mais plutôt  comme un demi-géant.  Cette espèce n’était pas réputée comme particulièrement intelligente et cela semblait se confirmer avec cet individu, pourtant, il ne semblait pas dangereux et était moins bestiale que ceux de sa race puisque il était capable de communiquer avec des humains.  En temps normal, l’elfe aurait sans doute  eut le réflexe de l’embrocher immédiatement mais pas cette fois ci, elle l’aurait cependant à l’œil, au cas où.

Elle remarqua l’autorité dont la jeune femme fit preuve pour « dompter le géant », cela la fit d’ailleurs sourire, cette jeune femme avait de la poigne et savait ce qu’elle voulait. Elle irait sans doute loin.  Par contre, le fait qu’elle regarde son amante puis rougisse après la réflexion sur le harem.  Penser que Lorna n’était qu’une vulgaire employer, une fille de joie, c’était clairement se mettre à dos elfe.  Non, la kitsune n’était absolument pas un objet que l’elfe utilisait à sa guise. Mais cela, elle lui expliquerait tout à l’heure. En effet, elle se rattrapa en parlant du dragon,  ainsi celle-ci semblait savoir qu’il risquait ses écailles en étant ici.  Elle soupira doucement avant de répondre à chaqu’une des interrogations de la jeune femme, comprenant que cela pouvait paraitre bizarre que l’elfe et la kitsune se trouvent ici.


-Oui, nous somme ici pour une raison assez particulière. Nous recherchons certaines plantes ne poussant que dans ses contrés reculées.  Ces végétaux doivent me servir à la création d’artefact. C’est pour cela que nous n’avons pas fait le voyage sur des chemins plus traditionnels, les fleurs poussent rarement sur les chemins trop fréquentés.

Elle se tourna en direction du petit dragon, soupirant doucement, il était clairement condamné en effet,  elle ne pouvait pas le garder et seul, il ne tarderait sans doute pas à se faire dévorer par un prédateur.  C’était dommage d’en arriver là, car les dragons étaient de magnifiques espèces, mais  elle ne pouvait rien faire de plus. Elle soupira donc doucement avant de lui dire.[/i]

- Oui, mais j’ai bien peur que son avenir soit déjà compromis.  Il est trop jeune pour pouvoir se débrouiller seul et nous ne pouvons malheureusement pas le prendre avec nous.  Le harem n’est pas un environnement convenable pour un dragon. Il a besoin d’espace et ma tour ne le permet pas.  Et si personne ne s’occupe de lui, il est condamné, c’est certain.


Elle soupira doucement, c’était presque triste pour lui. Il n’était pour l’instant qu’une innocente créature et malgré le fait que les elfes et les dragons  ne s’appréciaient pas, elle ne pouvait pas laisser mourir une pauvre créature.  Mais que faire…  Bon, pour l’instant il y avait d’autre question à se poser.  Elle caressa doucement la joue de sa si jolie amante.  Elle était bien avec le corps de la kitsune collait contre elle.


- Donc vous êtes  la princesse de la région n’est ce pas.  Cela ne m’étonne à vrai dire que peu, vous n’avez pas la garde-robe pour passer pour une simple femme du peuple. Enfin, si vous voulez mon avis.  Mais il est étrange de voir un géant dans cette région si du monde.   Surtout qu’il semble ne semble pas être trop barbare.  Enfin,  pourquoi pas.  Il y a cependant une question que j’aimerais vous poser. Pourquoi vos dragons ?  Disons que je connais une certaine dragonne qui ne serait pas vraiment  d’accord avec vous. Les dragons sont des créatures libres. Et qui déteste appartenir à quelqu’un.

Mais cela à vrai dire n’était qu’un petit détail.  Après tout, elle n’était pas la pour parler de dragon non ?

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« Répondre #6 le: Janvier 09, 2012, 10:47:58 »

Tinuviel ne tarda pas à donner ses explications, et Alice l’écoutait, tout en regardant de temps en temps ce que faisait Hodor. Hodor agissait de façon assez curieuse, même s’il était assez étrange de penser cela, dans la mesure où Hodor avait toujours été un être spécial. Les belles femmes ne lui faisaient généralement pas peur, mais il regarda l’elfe comme s’il en était littéralement terrorisé, n’osant jamais croiser son regard, alors que tout ce qu’elle inspirait à Alice était le réconfort. Elle semblait digne de l’image qu’on se faisait des elfes : belle et noble, empreinte d’une espèce d’assurance naturelle, qui conduisait généralement les elfes à mépriser les autres espèces, mais elle ne semblait pas distinguer un tel mépris chez Tinuviel. Certes, la kitsune semblait indiscutablement relever, çà ses yeux, d’une espèce d’esclave, mais elle se comportait avec elle de manière très douce, et il suffisait de voir le regard épanoui de la belle femme pour comprendre que, si elle était soumise, c’était une soumission on ne peut plus volontaire… Un peu comme Hodor, dans une certaine mesure. Il était difficile, à les voir, de croire que le demi-géant était soumis à Alice, mais c’était pourtant le cas.

« Oui, nous somme ici pour une raison assez particulière, expliqua la belle elfe, arrachant Alice de ses pensées. Nous recherchons certaines plantes ne poussant que dans ses contrés reculées.  Ces végétaux doivent me servir à la création d’artefact. C’est pour cela que nous n’avons pas fait le voyage sur des chemins plus traditionnels, les fleurs poussent rarement sur les chemins trop fréquentés. »

Une mystérieuse fleur… Alice comprit assez rapidement de quoi il s‘agissait. On trouvait de tout dans les forêts des baronnies : de l’ellébore, des pétales de myrte blanc, de la chélidoine, tout ce qui faisait rêver les alchimistes et les spécialistes en botanique, mais les fleurs que Tinuviel recherchait étaient les rares et précieuses fleurs qui poussaient dans les vallées, au Sanctuaire des Dragons. On disait qu’il y avait là des fleurs uniques, comme une variante spéciale de l’edelweiss, qu’on appelait, non pas « étoile d’argent », mais « étoile des dragons ». Tinuviel ne pouvait venir que pour ces fleurs. Dans ce cas, sa rencontre avec Alice et le bébé dragon relevait d’une bénédiction, car jamais la Commanderie n’aurait autorisé une elfe à rejoindre la terre sacrée des Dragons.

« Oui, mais j’ai bien peur que son avenir soit déjà compromis.  Il est trop jeune pour pouvoir se débrouiller seul et nous ne pouvons malheureusement pas le prendre avec nous.  Le harem n’est pas un environnement convenable pour un dragon. Il a besoin d’espace et ma tour ne le permet pas.  Et si personne ne s’occupe de lui, il est condamné, c’est certain. »

Tinuviel enchaîna en évoquant le dragon, arguant qu’il était condamné, ce qui la fit sourire. L’elfe ne devait visiblement pas connaître grand-chose de Sylvandell, ou ne pas avoir pensé à des choses assez évidentes. L’affection dont les deux femmes faisaient preuve envers le dragonnet était sincèrement touchante, mais elle n’aurait au moins pas de difficulté à le remettre aux dragons. L’affaire aurait été autrement plus difficile si Tinuviel avait désiré le conserver avec elle. Alice fut bien tentée de parler, mais elle préférait laisser l’elfe finir, sentant qu’il y avait en elle quelque chose d’infiniment solennel et majestueux. Elle se sentait toute petite face à cette femme, et probablement un peu jalouse aussi ; une elfe inconnue avait réussi à apprivoiser un dragonnet, alors que la Princesse héritière de Sylvandell s’en était montrée incapable.

Il y avait de quoi se sentir frustré, non ?

« Donc vous êtes  la princesse de la région n’est ce pas.  Cela ne m’étonne à vrai dire que peu, vous n’avez pas la garde-robe pour passer pour une simple femme du peuple. Enfin, si vous voulez mon avis.  Mais il est étrange de voir un géant dans cette région si du monde.   Surtout qu’il semble ne semble pas être trop barbare.  Enfin,  pourquoi pas.  Il y a cependant une question que j’aimerais vous poser. Pourquoi vos dragons ?  Disons que je connais une certaine dragonne qui ne serait pas vraiment  d’accord avec vous. Les dragons sont des créatures libres. Et qui déteste appartenir à quelqu’un. »

Ce fut après cette dernière tirade qu’Alice se sentit en droit d’intervenir, enchaînant assez rapidement, ses beaux yeux reflétant son intense surprise par rapport à la manière dont Tinuviel interprétait les traditions de Sylvandell.

« Je vous en prie, belle elfe, ne redites jamais cela devant mon Père, l’encouragea-t-elle. Il interpréterait cela comme un sacrilège, et vous bannirait à vie de Sylvandell… Nous… Nous savons très bien que les dragons sont des créatures libres, et nous ne les enchaînons pas. Ce serait irréalisable, et contraire à toutes nos croyances. »

Pour Alice et le peuple de Sylvandell, les dragons n’étaient pas que de simples animaux, mais descendaient de l’essence des Dieux.

« Nous les respectons et les vénérons, protégeons leur terre, mais nous ne les dominons pas, nuança-t-elle. C’est… Ah, comment vous expliquer… Nous nous rendons mutuellement service, tout simplement. Les dragons de Sylvandell ne nous vénèrent pas, naturellement, mais ils savent qu’ils peuvent compter sur nous. »

Même un dragon n’était pas invincible, et il existait des créatures terrifiantes qui rendaient les dragons impuissants, et qui nécessitaient le recours des hommes. Des créatures enfoncées dans les profondeurs de ce massif montagneux, des êtres terrifiants, des démons qui faisaient les légendes les plus noires de Sylvandell.

« Quoiqu’il en soit, vous pouvez remercier la Providence de m’avoir rencontré. Vos fleurs sont dans un endroit interdit pour ceux qui ne font pas partie de la Commanderie, dans le Sanctuaire des Dragons. Mais, comme vous avez sauvé un bébé dragon, je pense que Père devrait vous autoriser, avec mon assistance, à y aller pour récupérer vos fleurs. Vous pourrez alors y déposer le dragonnet ; sa place est auprès des siens. »

Sans relever l’ironie des propos de Tinuviel, qui critiquait Sylvandell pour soumettre les dragons, alors qu’elle-même le faisait avec sa kitsune, Alice poursuivit.

« Hodor ne vient pas de cette région, confirma-t-elle. Il a été retrouvé par des hommes de mon père dans les ruines d’un ancien village, au fin fond d’une forêt. Il coupait du bois pour sa mère, mourante, et nous supposons que ce village était sous l’autorité d’un géant, et a été rasé par une communauté d’elfes. »

Rien de bien surprenant ; bien des elfes étaient retors et hostiles envers les autres peuples, un peu comme Sylvandell avec son lieu de culte. Le village avait du être implanté dans un lieu important pour ces elfes, comme un sanctuaire, et ils avaient fini par tous les tuer, ne laissant en vie qu’Hodor avant de partir de cette forêt désolée.

« Hodor a été ramené à Sylvandell, et s’est attaché à moi… Ne lui en tenez pas rigueur, dame Elfe, mais je pense que vous voir doit lui rappeler les traumatismes de son enfance, ce qui explique pourquoi il… Pourquoi il a peur de vous. Mais rassurez-vous, rajouta-t-elle précipitamment, il est incapable de faire le moindre mal. »

Elle regarda ensuite la kitsune, se mordillant les lèvres. Pour certains propriétaires, parler à leurs esclaves, si tant est qu’on pouvait considérer la kitsune comme une esclave, était une offense personnelle. Néanmoins, le dragon était auprès de la kitsune, et elle se mit à parler d’une voix un peu plus douce. Cette kitsune semblait tellement renfermée et innocente qu’elle avait peur de l’effrayer.

« Tu auras le droit de conserver le dragon avec toi jusqu’à ce que nous arrivions au Sanctuaire », dit-elle, la tutoyant sans s’en rendre compte.

C’était plus fort qu’elle ; cette femme lui évoquait une délicieuse fleur couvée à protéger, enfermée dans une bulle de délice et de plaisir. Comment vouvoyer telle créature ? Alice ne rêvait que d’une chose : s’enrouler autour de son interminable queue poilue.
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« Répondre #7 le: Janvier 09, 2012, 11:44:01 »

L’elfe  se contenta d’écouter, il fallait dire que la jeune femme venait de lui donner de nombreuses informations.  La première fut que dans ce pays les homme et les dragons cohabitaient.  Elle trouvait cela disons assez étrange.  Pour elle, un elfe du soleil et un dragon ne pouvait pas cohabiter.  Il fallait dire que le passé entre les deux espèces était désormais trop chargé pour que cela change.  La guerre des orbes. Un projet insensé, mais qui expliquait la haine viscérale entre les dragons et les elfes,  en effet les elfes eurent le projet fou de vouloir dominer les mères des couvées. Cela provoqua la destruction de la capitale elfique et la mort de milliers d’innocents, voila pourquoi de puis le temps les elfes et les dragons se livraient une guerre sans merci. 
Il n’y avait qu’un cas qui faisait que l’elfe appréciait ses dragons.  Ceux qui avaient choisi une forme humaine plutôt que leurs formes draconienne. En effet, certain dragon une fois leur majorité atteint choisissait de devenir des êtres humains pour un temps donné. Ou du moins des êtres humanoïdes.  A ce moment là, elle pouvait commencer à les apprécier.
Elle réprima un soupire lorsque la jeune femme lui proposa de lui servir d’escorte.  Elle était une elfe, le monde n’avait donc pas de frontière pour elle.  Et il était assez facile de tromper les sens des humains.  Mais elle aurait perdu du temps en faisant cela. Hors, elle ne pouvait pas se le permettra. Elle allait donc accepter.  De toute façon, il n’y en avait que pour quelques heures, alors cela ne devrait pas poser de problème. Elle  ne dit rien, acceptant pour l’instant le fait qu’elle n’était pas dans une position de force.  Elle  laissa donc la jeune princesse continuer.   Ainsi ce géant était à moitié humain. Cela expliquait sans doute bien des choses.  Et honnêtement l’attitude des elfes ne l’étonna pas.   Il suffisait de voir comment  ils s’étaient comportés avec elle.   Il fallait aussi savoir de quel race d’elfe on parlait. En effet, s’il avait eut la malchance d’être tombé sur des sylvains…
Elle laissa faire la jeune princesse,  discuter avec lorna n’avait absolument aucune conséquence chez l’elfe au contraire.  Elle senti donc son amante se relever avant de fixer la jeune princesse et de lui répondre avec un grand sourire.


-Ne vous en faite pas, je ne comptais pas le garder vous savez.   Mais je peux le sentir, il a besoin d’une présence.  Pour l’instant…  Il manque de ce que seule une mère peut lui donner.  De l’amour.


Elfe se contenta de masquer un petit sourire, Lorna était loin d’être une frêle fleur, non elle était au contraire une femme remplie d’amour, de bonté et toujours de bonne humeur.  Elle  était celle qui arrivait toujours à voir un point positif même si le ciel lui tombait sur la tête.  En un mot, elle incarné à elle seule l’amour.  L’amour dans le sens le plus global du terme.  Elle ne pouvait pas se mettre en colère et  pouvait toucher n’importe qui.  Pourtant, il n’y avait que l’elfe qui avait réussit à gagner son cœur.
Elfe eut un petit sourire avant de répondre doucement.

-Elle  est loin d’être aussi fragile que vous pouvez le penser.   Je dirais même qu’elle est sans doute plus forte encore que moi.  Mais ce n’est pas cela que je voulais vous dire.

Elle réfléchi quelques instants avant de lui dire.

- Les elfes et moi y compris sont des créatures relativement peu tolérantes.  D’après la description que vous me faite et en vu de la localisation de son village, je dirais qu’il est tombé sur des elfes sylvains.  Autant vous dire qu’il a eut de la chance.  Il s’agit d’une des espèces les plus sauvages après les drows.  Il est impossible de raisonner un sylvain si l’on touche à ses terres et  le fait que votre compagnon soit encore en vie tien du miracle.

Elle hocha doucement la tête, oui, ce géant était né sous une bonne étoile, c’était certain.  Enfin.  Elle termina par la dernière information.


-Bien, nous acceptons de vous suivre. Quelqu’un qui connait le terrain et qui peut nous servir de guide est un avantage considérable. Cependant, je souhaite vous prévenir.   Les elfes n’ont pas de frontière ainsi, si nous avons besoin d’une ressource, rien ne pourra nous empêcher de l’obtenir.


Elle était certes abrupte, mais d’un autre coté, elle pouvait sentir que cette princesse n’était pas quelqu’un de fragile.  Elle consacrait sa vie à aide les faibles, mais elle avait besoin de ces plantes si elle voulait que cela continue.  Elle fit un petit signe de tête à la kitsune qui se leva doucement avant de prendre le dragon dans les bras, comme s’il s’agissait d’un gros chat.  Elfe se leva ensuite, récupérant sa lance.  Elles étaient maintenant prête à repartir.

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« Répondre #8 le: Janvier 10, 2012, 01:52:01 »

Lorna s’exprimait d’une voix douce et tendre, agréable à entendre. Alice l’écoutait tranquillement, avant que Tinuviel ne s’exprime à nouveau, lui parlant des elfes sylvains. Cela ne disait pas grand-chose à Alice. Oh, bien sûr, elle savait qu’il existait plusieurs types d’elfes différents, mais, à Sylvandell, on avait coutume de simplifier les choses. Si ça a les oreilles pointues, et que ça pète plus haut que son cul, il ne faut pas chercher plus loin, ça ne peut être qu’un elfe ! L’analogie était simpliste, mais on aimait simplifier, à Sylvandell. Qu’Hodor soit encore en vie était toutefois un mystère pour tout le monde. Les Commandeurs avaient supposé une attaque elfe, car c’était le plus probable, mais bien des mystères avaient entouré cet épisode, qui faisait de toute façon maintenant partie du passé d’Hodor. Tinuviel lui donna ensuite une dernière information qui amena Alice à froncer les sourcils.

« Les elfes n’ont pas de frontière ainsi, si nous avons besoin d’une ressource, rien ne pourra nous empêcher de l’obtenir. »

Répéter une telle phrase devant Père, c’était prendre le risque de l’énerver, vu ce que cette phrase impliquait. Essayant de faire preuve de sagesse féminine, Alice se redressa, et se mit à parler.

« Je conçois tout à fait que des notions comme la souveraineté ou l’État soient des sornettes pour un peuple aussi indépendant et libre que le vôtre, dit-elle, bien conscient qu’il n’y avait rien de plus fier qu’un elfe en ce monde, mais vous dirigez un harem, et vous avez sous votre aile plusieurs femmes qui ont de l’intérêt pour vous, et qui en ont visiblement autant à votre égard. Si le concept de ‘‘souveraineté’’ ne vous évoque rien, poursuivit-elle, je pense que celui de ‘‘propriété’’ signifie quelque chose. »

La propriété… Pour Alice, c’était une notion fondamentale, et même les elfes connaissaient cette notion. Après tout, même les animaux la connaissaient. Il suffisait de voir comment certains animaux défendaient avec bec, ongles, et griffes, leurs territoires, pour réaliser toute l’importance que revêt la propriété à leurs yeux. Et, si Tinuviel dirigeait un harem, elle ne devait pas y être insensible non plus.

« Si nous devions vous ravir Lorna ou une autre de vos agréables comparses, ne vous sentiriez-vous pas offusquée ? Il en est de même pour nous si vous prenez quelque chose qui nous appartient… Et le droit de passage dans la Terre des Dragons de Sylvandell est nôtre depuis l’alliance faite entre Erwan Korvander et le dragon doré. »

Consciente qu’elle pouvait passer comme une donneuse d’ordres aux yeux de l’elfe, ce qui était généralement la meilleure façon d’encourager un elfe à faire précisément ce qu’il ne fallait pas faire, et n’ayant pas non plus envie de se mettre à dos une si belle elfe, Alice précisa rapidement.

« Je vous le précise, car mon Père ne rigole pas avec ces choses-là, et je ne tiens pas à ce que les choses aillent mal… Il… Il est si rare que des êtres si exceptionnels viennent dans notre contrée… » avoua-t-elle en rougissant légèrement.

Elle tourna la tête, n’ajoutant rien de plus. Hodor entreprit de se relever, restant à une distance raisonnable de Tinuviel, et Alice se mit à marcher.

« Nous allons donc aller à Sylvandell. Avec ce dragon que votre comparse tient entre ses bras, il ne sera pas difficile d’y rentrer. »

Alice espérait juste que son père ne les surprendrait pas, car il n’aimait jamais voir des étrangers entrer dans le Territoire, surtout s’il s’agissait d’aller au Sanctuaire, un lieu ô combien sacré. Alice marcha, remontant la rivière, jusqu’à atteindre les plaines et les sentiers, se dirigeant vers les montagnes. Il y avait plusieurs façons de rejoindre la ville de Sylvandell, mais elle marcha vers une petite ville nichée dans un canyon, d’où des sentiers serpentaient le long de la montagne pour directement y conduire.

« J’espère que vous conserverez une bonne image de Sylvandell, avoua-t-elle. En tout cas, ceux qui ont été dans votre établissement en ont été ravis. »
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« Répondre #9 le: Janvier 10, 2012, 08:08:41 »

L’elfe  fallit répondre au quart de tour. Comment cela si on prenait son amante elle ne serait pas contente, a entendre cette princesse, on dirait que Lorna lui appartenait, ce qui sur le plan juridique n’était pas faux. Mais elle était loin d’être une simple esclave, une simple propriété. Non, elle était une des amantes de Tinuviel, un membre de sa famille et surtout, elle était libre de partir quand elle le souhaitait.  Elle n’était pas une chose. 

La kitsune eut le bon réflexe de calmer son amour, elle imposa doucement  sa queue sur l’épaule de l’elfe, avant de lui faire signe que cela n’était pas la peine. Elle ne voulait pas être une source de conflit surtout que celui-ci pourrait avoir de fâcheuse conséquence sur la suite des événements.  L’elfe soupira estiment qu’elle aurait du cependant remettre à sa place cette gamine qui se croyait être son égale alors qu’elle n’avait rien vécut.  Elle continua donc la marche,  mais ne pus s’empêcher de penser que cette pseudo alliance, arrangeait surtout les humains. Car les dragons n’avaient absolument aucune raison de s’allier avec eux.  Par contre les humains eut gagnaient ainsi un droit sur des terres qui ne leurs appartenaient pas.  Elle répondit simplement.

-La terre comme ce qui y pousse appartient à tout le monde.  Une fleur  ne choisi pas l’endroit ou elle pousse et à ce titre je ferrais ce que je dois faire pour aller à elle, puisqu’elle ne viendra pas à moi.   Mais si maintenant les Hommes se pensent même maitre des fleurs, alors je me demande ce que deviendra ce monde.


La même chose que la terre sans doute,  elle s’y était rendu une fois, et il n’y avait plus grand-chose hormis  du gris.  Du gris partout, dans le ciel comme sur le sol.  C’était triste à en pleurer, surtout pour elle qui même si elle était une elfe du soleil, c'est-à-dire une créature bien plus urbaine que forestière  avait quand même des affinités avec les plantes et les animaux.
Elle continua le voyage suivant cette  jeune princesse,  malheureusement pour elle, elle fit une seconde gaffe.  Une gaffe encore plus lourde  que la précédente.  Effectivement, elle  avait semblait dire que l’on passait un bon moment dans son établissement.  Le sous entendu était que celui-ci n’était qu’un endroit de passe. Chose que l’elfe prit mal…  Très mal.


-Il y a deux choses que je ne supporte pas ma demoiselle et vous avez fait les deux.  La première c’est que l’on considère Lorna ou n’importe qu’elle autre de mes amantes comme un esclave ou pire un objet,  ce que vous venez de faire.  Sachez qu’elle est libre de me quitter quand elle le veut, et que si elle reste avec moi, c’est de son plein grès. Votre  réflexion est donc insultante pour moi, mais aussi et surtout pour elle.   La seconde chose c’est de penser que mon Harem n’est qu’un endroit de passe.  J’ai extrêmement de mal à  digérer ce genre de chose.  Il a justement était interdit au homme pour cela. Et même si je ne cache pas avoir eut de nombreuse amante le but de ce lieu est surtout de redonner de l’espoir à ceux  qui n’en n’ont plus.  Un peu comme les citoyens d’ashnard qui sont obligé de mourir de faim ou de froid s’ils veulent revoir leurs familles un jour.


Elle avait beau avoir une voix relativement calme, elle avait dans les yeux une colère des plus significatives.  Autant dire que la jeune humaine s’était mise à dos une puissante magicienne.  Il y avait cependant le moyen de faire en sorte que cela s’arrange si l’humaine reconnaissait ses torts.  Alors, l’elfe serait sans doute capable de lui pardonner cet écart de conduite, puisque celle-ci n’avait aucune idée de l’endroit ou l’elfe habité ni les relations qu’elle entretenait avec ses amantes.


-  J’espère que nous sommes bientôt arrivé, je ne pense pas que le petit dorme encore bien longtemps.


Elle n’était toujours pas de bonne humeur, mais elle pensait d’abord au dragon avant elle.  Elle soupira longtemps.  Oui, les paroles de l’humaine l’avait vraiment blessé. Elle pouvait penser ce qu’elle voulait d’elle, cela lui passait outre, mais dire cela de ses amantes, jamais elle ne le tolèrerai.


-Une dernière chose.  Ce que vous dirons les hommes sont faux.  Je choisi mes amants sur le volet et pour l'instant, il n'y en a eut aucun venant de cette région qui m'as comblé.
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« Répondre #10 le: Janvier 10, 2012, 08:53:46 »

Alice ignorait quasiment tout des elfes, et sa connaissance sur eux s’appuyait uniquement sur les préjugés et ce qu’on en disait. De ce qu’elle savait, sa rencontre avec Tinuviel lui permettait de confirmer que les elfes étaient très fiers. Comment expliquer autrement la susceptibilité des elfes ? La Princesse n’avait nullement désiré vexer Tinuviel, mais c’est ce qu’elle avait fait, et elle se sentit toute confuse à cette idée. Alors que la ville approchait, elle se retourna vers elle, et décida de prendre son courage à deux mains. Elle s’approcha de l’elfe, voyant bien le regard colérique que cette dernière lui versait, et attrapa chacune des mains de Tinuviel, la regardant, l’expression sincère de ses yeux espérant refléter son honnêteté.

« Pardonnez-moi, noble elfe, si je vous ai offensé. Je ne le désirais nullement, et je ne peux que vous demander d’accepter mes excuses pour ce fait. »

Elle relâcha les mains de Tinuviel, et regarda Lorna, puis regarda à nouveau Tinuviel.

« Je n’ai jamais dit qu’elle était votre esclave, et je… Si c’est ce que vous avez cru, alors… »

Elle secoua la tête, cherchant ce qu’elle pouvait dire, ne trouvant rien, rougissant, et appela Hodor. Le demi-géant hésita à venir, mais Alice insista, et il finit par venir, tout en baissant les yeux, prêt à partir en courant. Elle lui prit la main, puis regarda Tinuviel.

« Hodor n’est pas mon esclave. Pourtant, il me suit et accomplit si fidèlement mes souhaits que n’importe qui pourrait le prendre ainsi. J’abhorre l’esclavage, noble elfe, j’abhorre la soumission forcée des gens envers d’autres, mais ce serait être niais que de considérer que toutes les relations se fondent sur un sentiment égalitaire. Hodor a besoin de moi, tout comme j’ai besoin de lui, mais je suis sa principale raison de vivre. Ne me demandez pas pourquoi, mais Hodor ne pourrait pas vivre sans moi, et on me considère généralement comme sa Maîtresse. Je… Peu importe, abrégea-t-elle, avant de chercher comment finir ce qu’elle avait dit. Je sais que Lorna n’est pas votre objet, mais le regard qu’elle vous jette… »

Alice regarda alors Lorna, emportée, oubliant Hodor, qui en profita pour se reculer, et elle parla à l’amante.

« Ne voyez-vous pas Tinuviel comme votre raison de vivre ? »

Cette question n’attendait pas forcément de réponse, et Alice parlait sur un ton excité, fiévreux, sans qu’il ne soit possible de déterminer si elle était en colère, ou simplement nerveuse. Son regard se porta à nouveau sur Tinuviel, et elle reprit, estimant qu’il n’était pas nécessaire de poursuivre dans cette voie-là.

« Et je n’ai jamais considéré votre harem comme un endroit de passe ! Mais peu importe… Je ne sais même pas ce que c’est, je ne sais même pas ce que vous y faites. »

La Princesse secoua à nouveau sa belle tête, et retourna près d’Hodor. Toute sa colère agissait sur le dragon, qui commençait à s’agiter, mais la Princesse fulminait de colère. La dernière saillie de Tinuviel de Sylvandell sur la qualité des hommes de cette région avait marqué Alice plus qu’elle ne l’aurait cru, même si ce n’était pas spécialement méchant. Les hommes de Sylvandell n’étaient pas des bourreaux des cœurs, et préféraient se rire des romantiques et des rêveurs. Plus généralement, à travers les phrases de Tinuviel, Alice percevait les sous-entendus habituels qu’on formulait à l’encontre de Sylvandell, en faisant un lieu de débauche et de sauvagerie perpétuelle, un endroit tyrannique et cruel, où nul ne souriait. L’image était relativement fausse.

« Mais, puisque mon royaume et mes ‘‘hommes’’ semblent tant vous écœurer, nous allons aller derechef chercher vos fleurs, afin que votre joli petit cul d’elfe ne soit pas plus importuné par l’air malsain de la région ! » trancha-t-elle.

Énervée, Alice ressemblait un peu à son Père, quant au choix des mots utilisés. Elle se mit à marcher vers la ville, les joues rouges, ravalant dans sa langue la myriade de jurons que son père aurait sans doute proférés. Difficile de déterminer comment son esprit avait pu dériver de phrases assez polies au début pour en finir par songer à un chapelet d'insultes.

« Hodor ? demanda le demi-géant.
 -  Suis-moi, gros nigaud ! On retourne dans les montagnes !
 -  Hodor ! » s’exclama ce dernier, ravi.
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Tinuviel Lastrim
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« Répondre #11 le: Janvier 10, 2012, 10:35:43 »

L’elfe écouta les explications de la jeune femme avec attention, il était drôle de voir que celle-ci s’enfonçait encore et encore un peu plus à chaque fois qu’elle tentait d’aligner trois mots. Mais d’un autre coté, elle voulait bien faire et cela l’elfe l’avait remarqué.  Elle passerait donc l’éponge cette fois ci, et était prête à continuer la route avec la jeune femme.  Du moins, c’était ce qu’elle pensait car  apparemment la jeune princesse n’était pas de son avis.  La situation venait de changer du tout au tout.  Et c’était maintenant la jeune femme qui était à la place de l’elfe.  Effectivement,  cette fois ci c’était elle qui était en tord, elle avait eut exactement la même réaction que la jeune humaine quelques temps plus tôt. 

Celui lui fit tirer un sourire.  Alors… Et bien qui sait,  peut être que cette jeune femme avait du sang elfique dans les veines, dans tout les cas, Tinuviel  apprécier ce genre de comportement, même si elle était impulsive, elfe aimait que l’on se passionne pour une cause et c’était sans doute  le cas de cette femme pour son royaume.  Elle ferrait une bonne princesse le jour venue,  la mage rouge n’en doutait pas.  Elle se contenta juste de sourire avant de lui répondre d’une voix assez forte.


- Il me semble que je vous dois également des excuses.


Entendre une elfe prononcer ce genre de mot était tout simplement extrêmement rare. Surtout venant de la part de Tinuviel,  elle qui était encore plus que les autres, d’une fierté hors normes.
Elle eut juste un petit sourire et dit à la jeune princesse réalisant qu’en réalité leurs places n’étaient pas si différente l’une de l’autre.  En effet la ou la princesse devait gérer un pays elle, elle devait s’occuper d’un harem.  Elle devait s’occuper de l’économie, du bien être de ses résidents,  bref  c’était un pays en miniature.



-Il faut croire que comme moi, tu as tendance à partir au quart de tour lorsque l’on s’attaque à un sujet qui t’es chère.  Je pense que mieux que  quiconque tu es donc capable de voir combien mon harem me tien à cœur.  Il est  l’équivalent de ton pays, la taille en moins.   Et pour te répondre, sache qu’un  lieu de passe est un bordel.   Ce que beaucoup de gens pense lorsqu’il s’imagine ce qu’il se passe chez moi.  Hors, mon corps comme celui de mes amantes est loin d’être à vendre.


Elle soupira doucement laissant la jeune femme se calmer, et elle aussi.  Elle continua doucement, alors que la kitsune lui caressait doucement la joue, sachant que l’elfe avait besoin d’amour lorsqu’elle était comme cela.


- Je…  Je suis désolé…

 
Elle chassa rapidement ses mots,  elle ne pouvait pas rester sur des excuses, c’était déjà en demander beaucoup pour l’elfe. Elle passa donc sur la place de Lorna.  Elle se contenta de dire avec peine.

-Vous avez raison sur un point.  Je suis  sa raison de vivre.  Elle ferrait tout pour que je sois heureuse, et fait le plus grand sacrifice de sa vie.  Elle à décidé de me donner son cœur,  elle à fait de moi son âme sœur, alors qu’elle sait que je ne lui rendrais jamais totalement cette amour.  Elle sait que je ne peux lui être fidèle et car mon cœur appartient au harem.  Je serais donc toujours la femme de plusieurs amantes.  Pourtant,  elle l’accepte, et fait tout ce qu’elle peut pour m’épauler, pour me protéger, pour prendre soin de moi.  Elle pourrait maudire son destin,  ne trouver plus aucun réconfort à vivre et pourtant non.


Elle caressa doucement la joue de la créature, l’embrassant doucement sur ses lèvres.  La demoiselle rougit légèrement avant de  se laisser faire totalement.  Elle était totalement dévouée à l’elfe et lui donnerait sa vie.


- Reste encore un dernier point.  Ne pensez pas que je haïs les hommes. Ce n’est pas le cas. Mais je me dois de protéger mes amantes.  La plus part on étaient violentées, violées ou torturées par des hommes.  Voila pourquoi je me dois être impitoyable avec eux. Si je n’avais pas cette poigne de fer, je vous laisse imaginer ce qu’il se passerait si je ne laisser que 5 hommes seuls avec mes amantes.



Elle était sans doute dure, mais cela pouvait s’expliquer facilement, elle venait de le faire.  Par contre, cela avait tendance à la rendre trop dur avec les hommes même s’ils n’étaient pas mauvais.  Elle s’en rendait compte, mais  elle ne pouvait pas faire autrement.  Elle ne pouvait pas se permettre de gâcher des années de travail par un incident de ce type.  Elle resterait sans doute comme cela durant le reste de sa vie.  Elle se moquait de ce que l’on pouvait penser d’elle tant qu’elle protégeait ses amantes.
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« Répondre #12 le: Janvier 10, 2012, 11:38:54 »

En colère, Alice était décidée à rapidement satisfaire Tinuviel, et puis bon débarras ! Hodor pouvait sentir sa crise de colère, son petit caprice, et ne disait rien, tandis qu’elle avançait le long d’un sentier menant à la ville. Tinuviel dit alors quelque chose qui fit s’arrêter Alice, la surprenant au plus haut point.

« Il me semble que je vous dois également des excuses. »

A cette phrase, Alice se retourna, les joues rouges, sentant sa colère, qui lui semblait inébranlable et solide, s’effondrer rapidement. Alice en oublia pour le coup totalement la ville, et laissa Tinuviel parler. L’elfe lui donna sa version des faits, et à la fin de son discours, Alice ne savait plus trop quoi dire. Le baiser entre les deux femmes avait été un moment assez délicieux à regarder, qui, s’il n’éveilla pas réellement de sensualité dans le corps d’Alice, exprimait toute l’affection mutuelle qu’elle se portait. Tinuviel semblait avoir une relation assez particulière avec ses « amantes », et Alice supposa que sa fermeté était nécessaire, pour permettre à ses amantes d’avoir foi en elle, si elle leur était aussi indispensable.

*Tout le contraire de moi, en somme*

Dénuée d’autorité, Alice aurait comme prédécesseur, quand elle dirigerait la Commanderie, Lord Tywill Korvander, considéré comme l’un des Commandeurs les plus imposants et les plus autoritaires depuis Erwan. Elle aurait aimé pouvoir avoir au moins un dixième de cette autorité naturelle que semblait dégager Tinuviel. Plus elle y réfléchissait, plus elle se disait qu’elle ne pourrait régner sur Sylvandell qu’en essayant d’amener ses hommes à l’aimer, à voir en elle une source d’inspiration pour se battre, mais cela lui paraissait irréalisable, utopique. Les Commandeurs étaient des guerriers itinérants, et la Commanderie Noire le ciment de Sylvandell. Le rôle d’un Korvander consistait essentiellement à diriger la Commanderie, et, depuis Erwan, la Commanderie avait toujours comme Lord un Korvander, et ce Korvander devait être le plus dangereux des Korvander. Malheureusement, Alice, si elle était bien une Korvander, était bien la moins dangereuse de la lignée, ce qui impliquait une nouvelle forme de gouvernance.

Elle oublia cela en se concentrant sur le moment présent, et retourna voir l’elfe. Alice l’embrassa sur la joue rapidement, savourant le contact de sa délicieuse peau.

« Oublions ce malentendu, alors, avoua-t-elle en souriant. Mais ne soyez pas inquiète pour votre amante ; il ya des lois à Sylvandell, et il est interdit de toucher au moindre de vos cheveux. »

Alice s’écarta un peu, et reprit sa marche. Elles atteignirent assez rapidement la ville. Il y avait un petit mur en pierre autour d’une grande porte d’entrée en bois, qui était ouverte. Des chevaux y entraient, et deux gardes se tenaient à l’entrée.

« Madame », salua le garde en baissant la tête.

Le long du mur, il y avait quelques archers, mais qui semblaient s’ennuyer. Hodor rentra le premier, et ils ne tardèrent pas à aller sur une place publique au centre du village, avec des gradins en bois, faits à partir de rondins. On y organisait généralement les spectacles, et Alice vit, sur un poteau, une image vantant un spectacle musical ce soir, mais, pour l’heure, seuls des enfants s’amusaient, riant en courant. Alice les vit passer devant eux, et l’un la heurta sans la voir, tombant sur le sol. Elle tenta de l’aider à se redresser, mais il l’oublia, sans même probablement réaliser qu’il venait de bousculer la Princesse, courant avec les autres.

*Aurais-je aimé avoir une vie comme ça ?* se demanda-t-elle.

Le fonctionnement des baronnies de Sylvandell était bien différent de la capitale. Dans les baronnies, les serfs vivaient généralement en étant heureux et sereins. Alice vit une délicieuse auberge, assez grande, où des individus discutaient tranquillement entre eux sur des tables. Les grillades à l’entrée de l’auberge étaient fermées, et Alice aperçut, au loin, les ascenseurs permettant de rejoindre Sylvandell sans passer par les escaliers. Elle fut tentée de proposer à ses convives de les emprunter, mais elle vit qu’une petite fille en robe verte regardait l’elfe avec des yeux ronds, se mettant devant elle.

« Vous êtes une elfe ? lui demanda-t-elle. Comme dans les contes ?! »

Sans vraiment attendre la réponse de l’elfe, elle tourna la tête vers sa compagne, et ses yeux s’écarquillèrent en voyant le bébé dragon.

« Un DRAGON ! » s’exclama-t-elle alors.

En entendant cette phrase, certains des habitants tournèrent la tête, et réalisèrent alors qu’il y avait trois femmes pas banales ici : la Princesse de Sylvandell, que les habitants reconnurent, une elfe en armure rouge dont la beauté était à se damner, et une kitsune, portant dans les bras un petit dragon. Les adultes restèrent à bonne distance, murmurant entre eux, mais d’autres enfants vinrent, formant une espèce de cercle autour de Tinuviel et de sa compagne.

« D’où venez-vous ?
 -  Vous êtes trop belles !
 -  Qui êtes-vous ?
 -  Vous pouvez être ma Maman ?
 -  A qui appartient ce dragon ?
 -  Où l’avez-vous eu ?
 -  Comment vous appelez-vous ? »

Les questions fusèrent dans tous les sens. Alice trouvait les enfants adorables, et se mordilla les lèvres, même si quasiment aucun enfant ne vint la voir. Elle espérait juste que Tinuviel ne se montre pas trop abrupte.
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« Répondre #13 le: Janvier 11, 2012, 07:34:12 »

Elfe se contenta d’acquiescer  lorsque la jeune femme proposa d’oublier ce genre de chose,  il était sans doute mieux pour la suite du voyage que les deux femmes oublient cet incident.   Elles continuèrent leurs marches, se demandant ou cette jeune humaine allait bien les conduire.  Elle semblait totalement perdu dans ses pensées d’ailleurs, si bien qu’elle ne remarqua pas le jeune chenapan qui lui rentra dedans.   
L’elfe eut un petit sourire, ces enfants avaient de la chance, ils pouvaient vivre en paix, et cela n’était pas donné  à tout le monde.  Elle était dans ses pensées et ce fut les paroles d’une petite fille qui la tira de celles-ci.  Elle ne comprit pas vraiment tout, mais en moins d’une dizaine de seconde, elle se retrouva entourée par une dizaine d’enfant, et au loin, elle pouvait voir les adultes sans doute des parents discuter entre eux.  Elle  ne pouvait pas entendre ce qu’il se disait, mais  c’était sans doute en lien avec sa nature, ou bien les fréquentations de la future princesse des lieux.  Elle eut donc un petit sourire, s’accroupissant pour être à la même hauteur que les enfants et leur dit doucement.


-Oui, je suis bien une elfe, une vrai de vrai avec des oreilles pointues et des pouvoirs magiques.  Je m’appelle Tinuviel Lastrim, et j’habite dans un pays lointain au plein cœur d’un endroit dangereux, les landes dévastées.  Je vous déconseille d’ailleurs d’y aller ce n’est pas un endroit propre pour les enfants.  Et je vous présente ma compagne.  Lorna,  elle, elle vient de Nexus, une ville commerciale ne se trouvant pas loin.  Elle est moi, nous sommes des amoureuses. Vous comprenez ?  Bien, pour en revenir à  notre ami le dragon, et bien, c’est lui qui nous à trouver, nous devons le ramener chez lui.


Elle  caressa doucement le visage du  jeune garçon qui lui avait demandé si elle pouvait être sa mère.  Non, elle ne briserait pas une famille, c’était contre ses principes. Elle-même avait eut beaucoup de mal à en retrouver une et savait ce que cela voulait dire de perdre ceux qui vous sont chers.


-Mon garçon, croit tu que ta maman accepterait de voir son fils partir ?  Je ne pense pas,  alors non, je ne peux pas être ta maman.  Par contre vous tous,  soyez toujours gentil avec votre famille.  Il n’y à rien de plus important dans votre vie que l’amour de vos parents. 


Elle eut un  petit sourire, non, ils ne la comprendraient sans doute pas, mais qui sait, peut être qu’il en resterait quelques choses le jour ou ils seraient adultes et ce jour la, ils comprendraient. Elle remonta doucement,  laissant les enfants reprendre leurs jeux avant de caresser la joue de son amante. Ce qu’elle venait de dire n’était pas faux, dans un sens.  En effet chaqu’une des amantes de l’elfe étaient comme une  âme sœur. C’était donc extrêmement compliqué, mais la jeune kitsune savait que sa maitresse ne la laisserait jamais.
Les enfants retournèrent jouer,  et elle, elle  retourna voir la jeune princesse. Maintenant, elle ne savait pas qu’elle était la prochaine étape de la jeune femme.  Si ce sanctuaire était encore loin, le plus simple serait peut être de rejoindre  demain et de passer la nuit à l’auberge.  Et puis, cela permettrait peut être à la kitsune et à l’elfe de se rejoindre pour une nuit qui s’annonçait courte.  Elle  exposa doucement son idée à Lorna qui rougie avant d’acquiescer. Elle demanda donc à la jeune princesse.

- Si le sanctuaire se trouve encore loin, nous aimerions si possible  prendre un bain et nous reposer à l’auberge.  Le trajet fut long et relativement dur et une bonne nuit de sommeil ne nous ferrait pas de mal.  Cependant si le sanctuaire n’est pas loin, nous pouvons attendre. Cela ne pause pas de soucis.


Elle avait en réalité une autre chose en tête, les deux femmes  passeraient une nuit courte si le programme était celui qu’elles avaient déjà décidé. L’elfe souriait doucement, étrangement, quelque chose sonnait faux dans cette histoire de fatigue, mais bon. 
Elle  attendait la réponse de la jeune princesse, se demandant à quoi celle-ci avait put penser.  Elle se demandait également si ce pays avait conscience que l’amour n’était pas une histoire de race, de sexe ou bien de religion.  Elle avait voulu faire passer cela à ses enfants, qui sans doute plus tard  serait eux aussi amoureux.

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« Répondre #14 le: Janvier 11, 2012, 09:22:52 »

Bras croisés sous sa poitrine, petit sourire aux lèvres, Alice observait l’elfe se débrouiller avec les enfants. Elle fléchit les genoux, et se mit à leur parler, se présentant, tandis que les enfants l’écoutaient attentivement. Les parents discutaient entre eux à voix basse, et Alice ne surprit qu’une simple et brève conversation.

« C’est quand même frustrant, de voir qu’une simple elfe arrive à retenir l’attention de ma fille, quand il faut que je lui fasse un gâteau pour la rendre aussi sage… »

Alice pouffa légèrement, et décida de reprendre son sérieux. Que la Princesse vienne dans les baronnies n’était pas très surprenant ; n’importe qui savait qu’elle aimait bien les baronnies, même si on n’y voyait aucun dragon. Tinuviel continua à parler, s’adressant au jeune homme qui avait désiré l’avoir comme Maman, caressant doucement son visage avant de lui répondre.

« Oh, fit ce dernier en haussant les épaules, ma mère n’arrête pas de me menacer de m’abandonner dans la forêt si je continue à revenir trempé de boue… »

Tinuviel tâcha ensuite de se désintéresser des enfants, mais elle dut surtout sa délivrance à l’intervention des parents, qui leur conseillèrent d’aller jouer ailleurs, plutôt que d’embêter la Princesse de Sylvandell. Ces derniers n’eurent aucune réelle difficulté à obtempérer, et Tinuviel s’entretint un peu avec sa compagne, sans qu’Alice ne soit en mesure de savoir ce qu’elles disaient. Ce qu’elle pouvait noter de Tinuviel, c’est qu’elle ne semblait pas avoir le même sens de l’humour que les humains, ou le même esprit immature inhérent à ce peuple. En soi, rien de bien surprenant ; Tinuviel semblait plus âgée qu’elle ne le faisait croire, et les Commandeurs ne disaient pas que les elfes avaient ‘‘un balai coincé dans le cul’’ pour rien… Phrase qui, aussi péjorative qu’elle pouvait sembler, était généralement, dans la bouche des Commandeurs, un compliment eux-mêmes ayant une conception, si ce n’est réduite de l’humour, au moins très particulière.

L’elfe retourna voir son hôte, et lui demanda si elles pouvaient passer la nuit à l’auberge. Alice regarda donc à nouveau l’auberge. Pittoresque, elle était bâtie près d’un petit parc, et avait tout d’une délicieuse auberge romantique. La nuit, des lampions devaient délicatement l’éclairer, et un peu de lierre avait poussé à plusieurs endroits. C’était une très belle auberge, qui s’intitulait, fort justement, « A la Halte de Sylvandell ».

« Sylvandell, la ville, se trouve tout là-haut, fit-elle en désignant d’une main les hauteurs insondables d’une montagne. Des monte-charges nous conduiront en hauteur, sauf si vous tenez à passer des heures à grimper sur les sentiers, mais, même après cela, nous devrons suivre un sentier pour atteindre la ville basse, et continuer à marcher, jusqu’à atteindre la ville haute, puis la Terre des Dragons, et le Sanctuaire. Or, vous avez du beaucoup marcher, alors, se reposer à l’auberge me semble un plaisir qui ne serait pas du luxe. Venez. »

Alice approcha de l’auberge, et rentra à l’intérieur. Un feu de cheminée brûlait dans un âtre, des serveuses et des serveurs nettoyaient les tables, et elle s’approcha de l’aubergiste.

« Madame, soyez la bienvenue dans mon humble établissement.
 -  Merci, aubergiste, répondit-elle. Nous désirions deux chambres, poursuivit-elle, une pour moi, et une pour nos convives. »

L’aubergiste regarda les deux femmes, et sembla blêmir.

« Ah, euh, oui, bien sûr… Hum… Deux chambres, vous dites ? Bien sûr, oui, deux chambres, ah…
 -  Un problème ?
 -  Et bien… Oui et non… confessa-t-il. Voyez-vous, l’auberge est plutôt bien remplie ces temps-ci. L’auberge se compose deux étages, le premier étage, comprenant des cellules, et le second étage, comprenant des appartements un peu plus… Confortables. Et je ne peux décemment pas autoriser une elfe ou notre Princesse à dormir dans les salles du premier étage, qui sont réservées aux… Aux… Enfin, à ceux qui ont de petits revenus, comme les pèlerins…
 -  Il n’y a plus de chambres au second étage ?
 -  Une », avoua piteusement l’aubergiste.

Les grandes chambres du second étage devaient aisément contenir au moins trois personnes, et Alice se tourna vers Tinuviel, rougissant légèrement. Elle n’était pas aveugle ; la kitsune et Tinuviel étaient toutes les deux belles. Or, comme son père aimait à le dire, quand elles étaient seules, deux belles femmes qui se regardaient avec des yeux de merlan frit ne pouvaient faire qu’une seule chose. Elle se mordilla les lèvres.

« Je… Je ne veux pas vous déranger, alors… »

Elle n’acheva pas, visualisant dans sa tête les corps nus des deux femmes, et préféra se retourner, essayant de se calmer. l’elfe avait l’air si sérieuse, si rigide… Alice se mit à l’imaginer en train d’hurler de plaisir, et se mit à rougir confusément. Ne voulant pas qu’on la surprenne, elle se replia.

« Je… Je reviens ! »

Alice se précipita vers les lieux d’aisance, afin que sa rougeur subite disparaisse, et revint une ou deux minutes après, se sentant un peu mieux.
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