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Auteur Sujet: Elle descend de la montagne en tombant [pv le piaf]  (Lu 1476 fois)
Shad Hoshisora
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« le: Octobre 17, 2011, 08:59:10 »

Ah les terres arides ! Son désert au sol sec et rocailleux, ses falaises abruptes où le moindre faux pas peut vous donner la mort. Mais quel endroit magnifique ! Quel endroit à en faire pâlir de jalousie la plus belle plage des deux plans ! Trèves de plaisanterie, cet endroit est un enfer, juste un enfer, rien qu’un enfer. Il n’y a rien d’amusement à vivre ici à part une envie de suicide ? Ou de survie désespérée peut être ? Oui ça devait être cela. Certes n’étant pas tout à fait humaine, je pouvais tenir plus longtemps sans manger ni boire mais ma résistance ne tenait pas éternellement. Et en ce moment, j’avais besoin de me repaître.

Le seul souci, oui car sans problème ce ne serait pas marrant, le seul endroit qui pourrait apporter ombre, eau et nourriture se tenait plus haut, en hauteur. Et le seul moyen d’y accéder était d’escalader une pentes rocailleuse des plus inhospitalière. Et ne pensez pas qu’il y’aurait un chemin pour contourner cette falaise, que nenni ! Croyez moi j’avais déjà exploré les alentours. Le seul moyen que j’avais d’atteindre l’autre côté était de faire un petit bout d’escalade. Enfin si on appelle une hauteur de plus d’une centaine de mètre, petit.

Pourtant, je ne pouvais simplement pas faire demi tour, Le vent apportait avec lui une odeur d’eau, et j’en avais grandement besoin. L’eau était droit devant, pas derrière moi. Il fallait que j’avance et que je tente le tout pour le coup. De toute façon, la seule chose a faire était de se lancer, de faire le premier pas. Posant ma main contre la paroi rocailleuse de la montagne, j’utilisais mes pieds comme support et commençais une montée des plus difficile.

A chaque mètre, chaque centimètre, il fallait faire attention, ne pas poser la main ici, un serpent pourrait se terrer dans la cavité sombre, faire attention à cette partielle, elle est trop escarpée et puis elle tombe en morceaux. Pour conclure, il fallait que je fasse attention à chaque de mes mouvements, la rapidité n’était pas de mise.

« Patience est mère de vertu hé ? »

Cette fois l’adage avait vraiment sa place. Levant la tête, je remarquais qu’il me laissait encore une belle montée à faire et en regardant plus bas, je pouvais présumais qu’une chute n’allait pas être indolore si je manquais à  chuter. Bien qu’en bas, sur la terre ferme, l’air était sec et lourd, ici le vent soufflait et l’air était légèrement plus frais. Certes le vent apportait un peu de fraîcheur mais plus je montais, plus il redoublait de violence et de puissance et chaque mètre à monter devenait de plus en plus dur.

Arrive à un hauteur d’environs vingt-cinq mètres à vu de nez, je décidais de prendre une pause.. Restant juste accrochée à la paroi, soufflant lentement afin de baisser mon rythme cardiaque qui atteignait déjà un rythme effréné au vue de l’effort. Et dire que je n’étais qu’au début de mon supplice !  Sachant cela, je ne pouvais me permettre de m’arrêter trop longtemps, je repris donc mon ascension.

Soudain, la pierre sous mes pieds s’effrita et se déroba, le choc contre la paroi rocailleuse ne fut pas des plus délicats et je lâchais un hurlement de douleur. Bougeant les jambes dans le vide, je tentais de reprendre un appui, n’importe quoi, même une petite surface ferait l’affaire. Un léger bruit d’effritement attira mon attention.

« Oh merde… »

La paroi sur laquelle mes mains étaient posées craqua à son tour, ne pouvant supporter tout ce poids. Autant dire que la chute ne fut pas des plus «  indolores ». Heurtant la paroi rocailleuse à plusieurs reprise, tentant de m’agripper à  n’importe quoi, je ne faisais que de m’écorcher les poignets, les paumes des mains, les chevilles et tout autre partie du corps en contact avec la falaise. Si seulement ce n’était que ça ! Mais les divers chocs violent contre la paroi me brisait aussi les membres, et bien que l’envie de crier de douleur me venait par instinct, je ne pouvais simplement pas. La souffrance encourue étant trop intense pour que je puisse émettre le moindre son.

Après plusieurs secondes qui me parurent une éternité, je fini sur le sol. EN sang et complètement déboussolée, je tentais de me relever. Ce n’était sans compter  ma cheville gauche qui m’extirpa un grognement de douleur. Un bruit me fit relever la tête. N’ayant pas eu le temps de réagir, je vis à la dernière seconde un rocher plus gros que les autres s’abattre d’abords sur mon épaule la disloquant encore plus pour finir sa course contre ma jambe, brisant l’os d’un coup sec.

Autant dire que j’étais dans de beaux draps. En sang, les os brisés et surtout coincé par un amas rocheux en pleins milieux des terres arides que pouvait il m’arriver de pire ? Une chance que je n’avais pas perdue connaissance, bien que j’aurais préférée que ce soit le cas;
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Gerfaut
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« Répondre #1 le: Octobre 18, 2011, 10:28:47 »

Peut être parce qu’il n’était pas comme le commun des mortels, il était capable d’apprécier les terres arides dans toute sa splendeur. En un sens, ces terres lui ressemblaient beaucoup. Elles étaient, aussi peu prompt à la sympathie que lui, aussi sèche, et repoussantes, mais, malgré cela, elles avaient en leur sein un véritable trésor et des paysages à la beauté sans pareil. Gerfaut était bien placé pour savoir de quoi il parlait, il avait longtemps arpenté ce monde, et il connaissait les terres arides aussi bien que le reste des contrées du chaos. Après tout, un bon éclaireur devait connaitre assez bien les endroits où devait se rendre le gros des troupes , aussi, tant la cartographie que le voyage était au rendez-vous, et il aimait beaucoup les deux, enfin, le voyage plus que la cart’ mais qui l’en plaindrait, il ne savait pas vraiment écrire. Lire il savait, mais écrire…no comment.

Notre homme dont la première jeunesse s’était envolée après la quarantaine, on ne pouvait plus parler de jeune homme, avait décidé de parcourir les terres arides vues du ciel, à la recherche d’une proie valable à débusquer et à tuer en la compagnie de son faucon préféré. Le gerfaut et le gerfaut géant parcouraient le ciel avec une grâce toute particulière et tout ce qu’il y a de plus logique, nulle espèce n’était mieux adaptée au vol que les rapacaes. Les faucons entre autres, en étaient les plus rapides repréentants..

Il y avait une autre raison à son vol, c’était qu’il appréciait chaque jour davantage les plaisir de voler, et il commençait à se demander s’il n’abandonnerait pas toute humanité. Après tout, l’ingratitude régnait sur terra, les hommes et les autres choses profitaient volontiers de ce qu’il offrait : des abris surs avec des réserves de bois, des routes plus ou moins dégagés, mais jamais personne ne referait la réserve de bois, non, ou jamais personne ne dégagerait le rocher qui pourrait bloquer une charrette. C’était là tout l’égoïsme des gens de terra. Combien prenaient vraiment soin de la nature, ou des voiries dans les terres du chaos ? Purement rhétorique, il était le seul idiot à faire cela…il devait être trop gentil…oui, paradoxal pour un véritable associable de dire ça, mais combien de voyageurs ses abris avaient ils sauvé ? Combien de personnes avaient suivi ses recommandations pour se rendre à bon port en toute sécurité ? Beaucoup trop ! Et sur le nombre, combien l’en avaient remercié d’une quelconque manière ? Heeuuu….il pouvait les compter sur les doigts d’une main. Bref, c’était désespérant, et énervant par-dessus le marché ! Il ressentait un effet raz le bol des plus significatifs. Aussi avait-il pris un moment de repos et de détente dans les terres arides. Là, il devrait être assez loin de tout pour ne pas être tenté d’aller aider qui que ce soit…

…ou pas. En effet, parvint à ses « oreilles » d’oiseau un bruit bizarre, et étrange, avant qu’il ne comprenne que ce bruit n’était ni plus ni moins qu’un cri de douleur. Il se mit à voler à tire d’aile dans la direction du cri….il avait été eu…sa bonté d’âme le perdrait… c’était certain ! Mais avant d’y aller, il fallait qu’il aille à l’oasis ou il avait laissé pas mal de matériel qui pourrait lui être très utile, notamment de longue lanières de cuir tressées pour en faire des sangles résistantes et des cordages. Il voulait y prendre aussi son arc et sa sacoche.

Quelle ne fut pas sa surprise de remarquer au final que l’oasis était juste à côté du lieu du drame…en effet, à flanc de falaise, l’oasis offrait ombre, eau, et protection, pour peu que l’on ne s’amuse pas à jouer à la limite du vide ! Et quand il se pencha au-dessus du vide, ce fut pour voir un corps en contrebas. Bon et bien, il y en a qui n’avaient apprécié l’ascension, et encore moins la chute. Bon, l’avantage d’être tombé ici, c’est qu’il n‘avait qu’à s’encombrer du cuir tressé, le reste il pouvait le laisser là.

Il émit une série de bruits, composés entre autres d’imitations de claquement de becs et de petits cris aigus (non, il n’est pas eunuque ! Il a juste des cordes vocales qui peuvent atteindre plus de fréquences que la normale.). Cette série de sonorités rappelait énormément les bruits d’un rapace. C’était le langage des oiseaux. Quand on comprenait leur langue, on arrivait à s’en faire obéir, il s’agissait de créatures craintives et influençables, qui prises par le bon bout, étaient aussi dociles et soumises qu’une esclave bien dressée.

Celui-ci obtempéra, et fondit vers le corps encore animé, puisqu’il pouvait sentir et entendre le cœur battre. La pauvre créature…

Une fois les cordes en main, ou plutôt en serre, il reprit son envol, pour venir se poser à côté du corps abimé en contrebas. Il reprit forme humanoide, nu, c’était hélas l’inconvénient de cette capacité, et s’agenouilla  à côté de la jeune femme. Il commença à lui parler doucement.

« Ne vous en faites pas, je vais vous aider. Comment vous appelez vous ? Allez calmez-vous je vais vous dégager de là et vous emmener en lieu sûr pour vous soigner. Parlez-moi ! Restez consciente, allez-y, racontez moi un peu votre vie, d’où venez-vous ? Que faites-vous dans le coin ? »

L’important était qu’elle réponde ! Le reste, lui il s’en chargerait ! Il commençait à retirer les rochers les moins lourds, avec précaution, il ne fallait pas aggraver les choses ! L’ennui était le gros rocher sur sa jambe. Lui, il allait falloir non seulement le retirer, mais en même temps, il allait falloir limiter l’hémorragie. Il n’avait trente-six solutions. Prenant la plus court des sangles et l’utilisa pour faire un garrot très serré vers le haut de la cuisse, il ne savait pas jusqu’où remontait la blessure, onc il valait mieux trop haut que pas assez, il avait tellement serré qu’il y aurait peut-être la marque du cuir dans sa chair pendant quelques jours, mais il fallait accepter un mal pour bien supérieur. Puis il prit le rocher, et tenta de le soulever. Peine perdue. N’ayant pas vraiment le choix, Il arrima le rocher à une autre lanière de cuir, et reprenant forme aviaire, il s’envola pour déplacer le rocher. Lourd…très lourd, il eut un mal fou à le soulever, mais quelques centimètres suffirent pour le jeter sur le côté.

« Continuer de parler, npous vous arrêtez pas, je sais que je vais vous faire mal, mais je n’ai pas le choix. Courage, bientôt vous pourrez vous reposer ! Je vais m’occuper de vous, ne vous en faites pas. Je vais vous soigner… »

Et il en avait bien l’intention ! Bon, le résultat n’était pas brillant…..vilaines plaies un peu partout, jambe brisée si ce n’est broyée, et sans doute d’autres choses qu’il n’avait pas encore remarqué ! Il était barge quand même, venir en aide ainsi aux autres, d’accord, il fallait prendre la défense des êtres faibles ou du moins, moins évolué que lui, mais quand même. Il avait trop bon cœur…

Avec une extrême douceur et une infinie dlicatesse, Gerfaut fit passer  des sangles de cuir sous elle, sous la nuque, sous les bras, et au niveau du bassin, dans le creux des reins. Puis il se pencha sur elle, et s’arrima à elle de manière à ce qu’elle soit contre lui, avec un peu beaucoup de mou quand même, pour se transformer en oiseau et commencer à s’envoler vers le haut de la falaise. L’expérience de vol à laquelle elele avait droit n’était pas la moins douloureuse sans doute, mais bon…

Il finit par la déposer sur un lit de feuilles dont le sommier tait un assemblage de branches.

« Bon, ça va maintenant….dites moi, vous sentez encore vos orteils ? Et ou avez-vous mal hormis à la jambe ? »

Il lui demandait beaucoup de choses vu son état, mais si il voulait être efficace, il n’avait pas le choix…

« Courage ! »
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Shad Hoshisora
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« Répondre #2 le: Octobre 18, 2011, 01:47:00 »

Un bruit ou plutôt une multitude de sons agitèrent mes oreilles? Était-ce un rapace que j’entendais plus haut ? Penchant ma tête vers l’arrière pour regarder vers le sommet, je me retenais de ne pas lâcher un juron. Même bouger la tête me faisais mal ce moment. Posant mon regard sur le rocher qui m’écrasait la jambe, je tentais de le repousser. Peine perdue. J’abandonnais bien vite l’idée, ne pouvant utiliser qu’une main et encore avec une mobilité réduite.

Puis il arriva, un faucon, un des rapaces les plus rapides qui soit. L’être aviaire passa rapidement comme si on lui avait donné des indications, un ordre à suivre. Lequel ? Je n’en n’avais pas la moindre idée. Tout ce que je savais c’était que ces oiseaux étaient  majoritairement utilisé comme éclaireur voir comme compagnon de chasse. Quoi que, je me voyais mal être une proie à chasser ! Enfin dire cela dans pareil endroit c’était un peu ironique !

Une autre ombre attira mon attention et je rester stupéfiait  par ce que je voyais. Un rapace, oui mais un rapace énorme. A vue d’œil son envergure devait facilement mesurée dans les 4 mètres, si ce n’était plus. Instinctivement, j’eus un mouvement de recul qui je devais l’admettre ne servit à rien.
Le rapace prit forme humanoïde, bon il était nu, bon mes joues s’étaient légèrement empourprées par la gêne mais la couleur cramoisie disparue aussi vite qu’elle était apparue. Écoutant ce  que l’inconnu disait, je ne répondis pas de suite. Il voulait que je lui parle ? Comme ça ? Que je raconte ma vie ? Plus facile à faire ! Pourtant, il fallait avouer que je me sentais de plus en plus faible et que le fait de parler me permettrais de garder les pieds sur terres.

« Je m’appelles Shad, Shad Hoshisora et pour ce que je fais ici, disons que je préfère de loin cette terre aride que la grande ville du Nexus. »

Un léger cri de douleur m’échappa tandis que mon corps se faisait bouger ici et là. Un autre grognement suivit quand une sangle en cuir fut serrée contre le haut de ma jambe meurtrie au niveau de la cuisse.  Bon c’était un mal pour un bien, mais ça faisait quand même douloureusement mal !


« Mais vous que faites vous ici ? »


Pas évident de trouver quelque chose à dire quand on ne connaît pas la personne ! Certes ce n’était qu’une petite question mais au moins, il pouvait noter que j’essayais de lui montrer que j’étais encore éveillée. La prochaine tâche fut plus dure. Enlever le rocher qui m’écrasait, m’explosait la jambe.  Celui qui m’offrait son aide essaya d’abords sous sa forme humanoïde avant de prendre une forme plus animale, plus aviaire et de porter le rocher, difficilement , à l’aide de ces serres. Le soulever juste assez pour le faire tomber sur le côté et me libérer. Autant dire que le résultat n’était pas beau à voir.

« Autant signé un arrêt de mort, dans l’état où je suis, je ne risque pas d’aller loin… »

Cette phrase m’était venue seule et spontanément. Une chance, enfin peut être serait ce de la marchante ? Que cet être avait croisé ma route. Enfin, pour le moment de toute façon, je ne pouvais faire qu’obtempérer. Les dernières lanières de cuir furent placées et je me retrouvais contre le corps de l’inconnu. Rien de spécial là dedans. Juste une proximité nécessaire pour avoir plus simple à me porter. Et quelle manière de faire ainsi cette ascension qui m’avait aussi pénible !

Certes, le voyage était douloureux, très douloureux et plusieurs fois je devais me retenir de ne pas crier de douleur, mais paradoxalement, la vue et le spectacle que j’avais droit parvenait à me faire oublier un court instant ma douleur. Ce n’était pas tout les jours qu’on avait son baptême de l’air ! Pourtant toute chose à une fin et je me sentie bien vite déposée contre ce qui semblait être un lit formé de feuillage et de branche. Un lit de fortune en somme, mais un lit.

A la suite de sa question, je tentais de bouger plusieurs parties de mon corps, l’observant également, bien que je n’avais aucune crainte à avoir de l’inconnu, mes oreilles se penchèrent légèrement vers l’arrière, prouvant une légère crainte.


« Et bien…Je crois que j’ai l’épaule déboîtée, la jambe fracturée si ce n’est broyée et  mon bras me fait aussi mal…Après, je pense que vous voyez aussi les autres blessures tout comme moi. »


Une chance que j’arrivais à parler et à rester consciente ! Non si on omettait le fait que j’étais en sang et en morceau, je pouvais donner l’impression de péter la forme ! Enfin il ne fallait pas exagéré ! J’étais endurante certes, mais là j’avais qu’une envie dormir, me reposer et mes yeux qui restaient difficilement ouvert le prouver; Fronçant les sourcils, je tentais de les garder ouvert, m’adressant à mon interlocuteur comme il me l’avait demandé.

« Je vous ai dis mon nom, j’aimerais savoir le vôtre. Et puis qu’êtes vous ? C’est la première fois que je vois…Un être comme vous.  Etes- vous aussi un Terranide comme je le suis ? »Autant brisée la glace d’une certaine façon et il fallait bien commencer par quelque part. Par une question anodine.
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« Répondre #3 le: Octobre 18, 2011, 04:16:00 »

« Et bien…Je crois que j’ai l’épaule déboîtée, la jambe fracturée si ce n’est broyée et  mon bras me fait aussi mal…Après, je pense que vous voyez aussi les autres blessures tout comme moi. Je vous ai dit mon nom, j’aimerais savoir le vôtre. Et puis qu’êtes-vous ? C’est la première fois que je vois…Un être comme vous.  Etes- vous aussi un Terranide comme je le suis ? »

Au moins, non seulement elle était consciente, mais en plus elle était lucide ! C’était déjà un bon point. Et puis au moins elle avait l’intelligence de poser des questions  parfaitement inutiles et aux réponses assez simples. Il sourit et la laissa le temps d’aller s’habiller, remettant son masque par la même occasion. Il se contenta d’une simple tunique et des braies de couleur marron, un peu comme l’écorce d’un chêne. Puis il revint avec un bol et un pilon en bois. Il mit un peu d’eau au fond et prit des feuilles qu’il commença à piler avant de jeter la mixture dans une petite marmite pleine d’eau qu’il mit à mijoter. Bon, ça en avait pour un petit quart d’heure, d’ici là, il allait déjà faire le plus important, il allait remettre son épaule en place et lui panser les plaies. Eviter les infections étaient essentiel, et donc nettoyer et bander les plaies étaient eux aussi, par extension, des choses essentielles.

Il revint avec la seule chose « civilisée » qu’il avait avec lui, une bouteille d’un très vieil alcool, bien fort, une eau de vie apparemment. Il posa cela à côté de la jeune femme avant de reprendre la parole, palpant l’épaule de la terranide pour voir à quel point elle était déboitée. Tout était une question de distraction…

« Mon nom est Tessh’ktket Klec’sshak’t’la, mais appelle moi Gerfaut, gamine. Et après quand à ce que je fous, ici, et bien disons qu’ici au moins j’ai la paix désormais…ou pas. – D’un mouvement brusque et soudain, il remit l’épaule en place. – après, je dirai bien volontiers que je suis comme toi, mais ce serait un mensonge, preuve en est qu’avec l’avilissement de ma race, nous vous ressemblons de plus en plus. Nous sommes des hommes oiseaux et nous vivons au nord. Alors oui, je suis terranide, et non, heureusement, je ne suis pas comme toi ! »

C’était peut-être un peu brusque, mais au moins, c’était clair et précis. Il sourit sous son masque avant de revenir prendre l’alcool et prit une de ses tuniques propres pour l’imbiber, puis, il fit sortir deux serres de ses doigts et lacéra les vêtements aux endroits des plaies, il fallait qu’il y ait accès… Il commença avec délicatesse à appliquer le chiffon.

« Attention, princesse, ça va chatouiller un peu… »

Et croyez-moi, l’alcool de prune, ça ne chatouille pas, non, ça brûle… il passa le produit avec application sur les plaies, faisant fi des murmures de chochotte si elle en poussait. C’était un peu piquant, certes, mais pas tant que ça ! Il se l’était fait lui-même, et plus d’une fois.

« Par contre, pour la jambe, je devrai prendre un peu plus de temps à triturer pour tâter de l’état des blessures. Du coup, je te propose de t’endormir partiellement, histoire que tu ne sentes rien, ou du moins, que tu sentes bien moins la douleur. Mais il faut que l’anesthésiant termine de chauffer. D’ici là, je vais te laisser, tiens, je sais que c’est sommaire, mais comme ça tu seras peut être plus à l’aise, ce sera plus facile pour te soigner, et tu ne seras, j’espère, pas trop gênée. »

Il désigna d’un signe de tête une sorte de bandeau élastique à passer autour de sa poitrine, et des braies qui lui arriveraient mi-cuisse. Oui, ça ne cacherait pas grand-chose, mais ça lui permettrait aussi de vérifier un détail troublant. Elle avait peut-être aussi une ou deux côtes cassées. Une fois le produit complètement appliqué, il la laissa se débrouiller comme, elle voulait et surtout comme elle pouvait. De toute manière, pour lui, elle pouvait être à poil ou habillée comme pour une expédition au pôle nord, ça lui faisait le même effet, rien, le néant total…

De là où il était, il ne pouvait pas la voir, mais cela ne l’empêchait pas de parler.

« Tu as bien raison de préférer la solitude de cet endroit à Nexus, ici, tu vois venir le danger, et y a moins de monde. Mais pourquoi as-tu voulu escalader ?? Il y a un chemin à trois kilomètre à l’ouest qui permet de monter directement sur le plateau au lieu d’escalader !*

Il préférait ne pas attaquer directement par son avis sur la jambe, m'ais c'était moche, très moche...
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« Répondre #4 le: Octobre 18, 2011, 06:57:36 »

Bon, la discussion n’allait pas du tout être facile. Après tout, il fallait s’en douter, Il était seul et chercher sans doute la solitude,  solitude que je venais de briser depuis quelques minutes.  Le laissant faire, j’aidais même en soulevant la partie de mon corps qu’il examinait. Après tout, il n’y avait aucunes pensées dans ses gestes et heureusement. Il faut dire que de tomber sur des pervers, ce n’est pas ce qui me manque, surtout dans mon état.


« Je suis navrée de troubler votre tranquillité mais vous pouvez être sûr que je partirais dès que je serais plus ou moins rétablie. »


Un brusque mouvement à l’épaule me coupa la respiration et un simple « hé ! » fut la seule chose en retour de la douleur que je venais de ressentir. Mais il fallait avouer que je me sentais mieux. Faisant rouler doucement mon épaule en avant, je ne ressentais quasiment plus aucune douleurs. Pratique, douloureux mais pratique

Cela allait sans doute l’arranger et je présentais qu’il n’espérait que cela après tout.  porta sur la bouteille qui amena contre des morceaux de son propres tissus, le liquide dégagea une forte odeur d’alcool et qui disait alcool disait désinfectant. Et aussi que ça allait pique ou plutôt brûlé. Autant dire que le contact contre mes plaies n’étaient pas des plus plaisantes. Prenant une grande inspiration, j’expirais lentement afin d’oublier la douleur dont j’étais victime en ce moment même.

Et si encore ce n’était qu’une plaie ! Mais j’en avais une dizaine ! La désinfection me parut une éternité et je poussais un soupir de soulagement quand il reposa le tissu trempé sur le sol. Prenant par la suite les bandages qui me présentaient, je les appliquais, non sans une certaine difficultés autours de mon buste et de mes hanches, posant ma queue de louve devant mon ventre, non pas pour cacher quoi que ce soit mais pour profiter de sa chaleur. 

« Disons que je ne pouvais savoir qu’un chemin se trouvait à 3 km à l’ouest et puis pour vous c’est simple vous pouvez  voir tout le terrain depuis le ciel, je vous envies un peu. Je comprends pourquoi vous vous sentez supérieur, après tout vous avez bien raison…. »

Oui je l’enviais, j’enviais sa chance de pouvoir voler, d’être libre comme l’air, comme un oiseau. Il était chanceux qu’il ne nie pas.

« Pourtant il doit bien rester des personnes de votre race, vous ne pouvez pas mourir aussi bêtement….Mais comment cela se fait il que  vous allez dans la dégénérescence ? »

Oui, comment un peuple qui apparaît comme fort et fier peut ainsi être au bord du gouffre ? Cependant, je me ravisais bien vite et détournant le regard, je lâchais dans un souffle.

« Oubliez cela, ceci doit être privée . »

Je désignais par la suite la marmite dont la mixture semblait prêt.

« Je pense que c’est prêt mais si je suis anesthésier comment pourriez vous savoir où j’ai mal ? Certes vous allez sentir que les os ne sont pas à leurs places mais cela sera-t-il suffisant ? »

Bon, si j’allais rester éveillée j’allais souffrir et pas qu’un peu. Mais je n'avais pas aussi l'envie de me retrouver dans les bras de morphée alors que Gerfaut me soignait. Bon, j'avais rien à craindre mais quand même ! C'est comme si on demandait à quelqu'un de dormir chez un parfaite inconnu. Ce qui était le cas me diriez vous.
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« Répondre #5 le: Octobre 19, 2011, 11:27:08 »

Il sourit. Il avait l’intention d’y répondre. Après tout, même si elle semblait assez peu dégourdie, preuve en était sa folle escalade. Mais bon, elle avait une qualité qui l’amusait plus que le reste : sa curiosité. Et si elle avait la chance d’en avoir le don, il fallait toutefois que cela ne se transforme pas en défaut via une manie exaspérante. Sinon,  c’était un vrai souci qu’elle allait avoir. Non pas qu’il se soit assez attaché à elle pour vouloir lui éviter ce genre de désagréments, mais plutôt qu’un pette conseil entre deux raccommodages, ça ne peut pas faire de mal.

« Je pense que c’est prêt mais si je suis anesthésier comment pourriez vous savoir où j’ai mal ? Certes vous allez sentir que les os ne sont pas à leurs places mais cela sera-t-il suffisant ? »

Il sourit avant de lui répondre. Non pas que cela ne soit pas surprenant, disons juste qu’elle se montrait plus méfiante, et elle avait beau lui donner cette raison, il se dit qu’au fond elle ne lui faisait pas assez confiance pour rester inconsciente à ses côtés. Il n’allait pas la blâmer pour ça ! Il en comprenait même la logique ! Lui-même ne lui faisait pas assez confiance pour la laisser seule avec ses affaires, d’où sa présence derrière un rocher quelques mètres plus loin.

« Je comprends, et bien libre à toi d’agir ainsi, mais quand je vais ouvrir les chairs pour tout remettre en place, ça va faire mal…très mal. Mais bon, c’est ton corps, pas le mien, libre à toi d’être complètement consciente du couteau qui rentrera dans tes chairs une fois la lame chauffée à blanc…mais j’aurai sans doute dit la même chose que toi dans des circonstances inverses. Tout est une question de confiance, et je ne vais pas te cacher qu’un manque de confiance en moi est une preuve de sagesse.  »

Il revint vers elle, pensant qu’elle s’était changée. Il fut surpris de voir que non. Bon, tant pis. Avec une louche il sortit les feuilles bouillies dans l’eau et les laissa un peu refroidir avant de les déposer dans sa gamelle en fer et les poser à côté d’elle.

« Voila, c’est à vous de voir ce que tu en feras. Après, concernant tous tes propos, je dois avouer qu’ils sont judicieux. Tu vois, disons que je vais résumer la situation en un mot : consanguinité et peu de fertilité chez nos femmes…..un bel handicap pour notre survie. »

Il sourit et sous son masque, ses yeux se mirent à briller d’un éclat amusé. Oui, il appréciait énormément les propos de cette jeune terranide. Il prit une outre d’eau et la déposa aussi à côté de la jeune femme, si elle désirait boire. Il y eut un petit cri perçant, et un faucon entra pour se poser sur l’épaule du terranide aviaire. Celui-ci sourit et lui caressa le bec d’où sortait un mulot mort, pendu par la queue. Il émit une série de bruits ressemblant à des claquements de bec et de petits cris aigus, l’animal répondit à son langage par d’autres bruits semblables avant de repartir.

« Désolé qu’ils nous ait interrompus. Enfin bon, qu’est-ce que je voulais dire….ah oui, je voulais vous proposer un petit marché. Tu me fais confiance pour que je te soigne,  et en échange, je t’emmènerai vraiment voler. C’est équitable non ? Ah oui, et j’oubliais, tu ne partiras d’ici que quand j’estimerai que tu seras en état de t’en aller. D’ici-là, tu te reposes et tu me laisse me charger de tout ! Une bouche de plus à nourrir n’est pas si gênante que ça. Et puis qui sait, j’apprécierai peut-être assez ta compagnie pour regretter ton départ ! »

Il avait dit ça, mis n’y croyait pas lui-même, enfin bon…il plaça un couteau sur le bord de l’atre, pour chauffer la lame, et il ressortit.

« Je vais soulager ma vessie, à mon retour, je t’opère, et change-toi avec ce que je t’ai montré, c’est peu ;, je sais, mais bin tu vas pas rester dans des vêtements abîmés et teintés de sang, ce n’est pas l’idéam pour l’hygiène…. »

Il partit en grommelant. Restait à voir si elle avait obéit. Il le sut bien vite quand il revint…
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« Répondre #6 le: Octobre 19, 2011, 08:43:43 »

Lui faire confiance ou ne pas lui faire confiance ? Après tout, devrais-je vraiment craindre pour moi ? S’il n’aurait pas voulu me porter assistance, il n’aurait pas prit la peine de me venir en aide et de panser mes plaies. Passant mon regard de la marmite qui commençait à bouillir jusqu’à Gervaut, j’eus un frisson lors de son explication sur la raison pour laquelle il valait mieux que je sois endormie.

« En effet….Juste l’idée de savoir qu’une lame va rentrer dans mes chairs m’effraye déjà quelque peu et imaginez si je suis consciente ! Soit, je vous fais confiance, je prendrais donc ce breuvage pour…m’assoupir un moment »

Et oui, d’un côté je préférais dormir que de sentir une lame perforait la peau et trifouiller ici et là pour voir ce qui ne va pas; Merci mais j’avais déjà suffisamment souffert. Un bruit métallique attira mon attention et je vis qu’il avait déposé une gamelle de fer contenant un liquide où flottaient ici et là les feuilles qui étaient à la conception du breuvage qui allait m’envoyer dans les bras de Morphée.

« Tu vois, disons que je vais résumer la situation en un mot : consanguinité et peu de fertilité chez nos femmes…..un bel handicap pour notre survie. »

Par réflexe mes oreilles de canidés s’abaissèrent en arrière en écoutant son explication. Vraiment, quel manque de chance ! Et surtout quelle malédiction ! Oui ça ne devait s’agir que de cela, une sorte de malédiction pour que sa race disparaisse ainsi.  Ne sachant que répondre à ses dires, je préférais garder le silence, en signe de respect et aussi de mal être vis-à-vis de lui et de sa situation.

Un faucon apparu et brisa le silence; Autant dire que je fus surprise et étonnée par ce que je voyais et entendais ! Gerfaut parlait avec le faucon comme s’il parlait à un humain ou même un Terranide ! Comme si cette langue était naturelle pour lui…D’un côté c’était le cas. Penchant la tête légèrement sur le côté, je me demandais de quoi ils parlaient. Après tout, ce langage était subtiles avec ces claquements de becs et ces bruits aigues.

« Désolé qu’ils nous ait interrompus. Enfin bon, qu’est-ce que je voulais dire….ah oui, je voulais vous proposer un petit marché. Tu me fais confiance pour que je te soigne, et en échange, je t’emmènerai vraiment voler. C’est équitable non ? Ah oui, et j’oubliais, tu ne partiras d’ici que quand j’estimerai que tu seras en état de t’en aller. D’ici-là, tu te reposes et tu me laisse me charger de tout ! Une bouche de plus à nourrir n’est pas si gênante que ça. Et puis qui sait, j’apprécierai peut-être assez ta compagnie pour regretter ton départ ! »

Bon, les choses étaient claires, je n’étais pas prête de partir et puis voler pourrait être une expérience enrichissante et surtout pas donnée à tout le monde ! Je me demandais juste comme il allait faire, enfin bon, ce n’était pas la question pour le moment.


« Ça me parait équitable en effet, bon et bien , j’imagine que je n’ai pas le choix, certes, je vous fais confiance. »


Il s’écarta par la suite après avoir posée la lame qui commençait à chauffer et à donc être préparé pour l’opération qui allait suivre.  Poussant un léger soupir, je commençais à retirer mes vêtements souillés, tâchés de sang. Un frisson me parcouru. Etre dénudée en pleins courant d’air vous apportez un léger frémissement ! Saisissant le bandeau élastique et ce qui allait avec, je m’en servit pour m’en vêtir. Bon, ça cachait le principal et c’était le principal.

Prenant par la suite la gamelle de fer dans les mains, je regardais son contenu, avant de regarder Gerfaut qui venait juste de revenir, s’étant sans doute soulager la vessie. Après un petit instant de réflexion, j’apposai mes lèvres contre le récipient, buvant doucement quelques gorgées du liquide. Autant dire que ce n’était pas fameux comme goût et je dû retenir une grimace de dégoût.

« J’imagine que je dois vous dire dans quelques heures n’ est-ce pas ? »

Baillant légèrement, je sentais déjà le produit faire effet, ma vue devenant trouble et mes paupières lourdes. Confiance, il m’avait demandé d’avoir confiance, c’est-ce que je faisais et j’espérais ne pas faire d’erreur.  Mais d’un côté, je n’avais aucune envie de crier en sentant la lame brûlante se poser contre ma chair, non vraiment pas. Posant ma tête contre le  coussin fait de brindille, je finis par être gagnée par le sommeil, un sommeil qui allait être plus réparateur que la normale.
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« Répondre #7 le: Octobre 22, 2011, 11:15:02 »

« Ça me parait équitable en effet, bon et bien , j’imagine que je n’ai pas le choix, certes, je vous fais confiance. »

Il sourit sous son masque et la laissa boire le liquide. Oh oui c’était dégoutant, et même dire que c’était carrément dégueulasse aurait été tout à fait juste. En effet, ça l’était, il l’avait expérimenté les jours où, en sécurité, il avait eu besoin d’un véritable repos, car c‘était bien ça, du sommeil, et non un coma. Donc, en cas de trop faile dose, elle pourrait se réveiller e hurlant de douleur alors qu’il était en train de la soigner tant bien que mal. Mieux valait-il qu’elle soit vraiment endormi, il avait donc mis dans le bouillon de quoi assommer un bœuf si besoin est, donc elle dormirait pour au moins une quinzaine d’heure, si ce n’est plus, beaucoup plus ! En effet, ça pourrait aller à 24h00 de sommeil, de cela seul dépendrait ses caractéristiques morphologiques qu’il ne s’évertuerait pas vérifier. Et il n’avait pas le temps de toute manière !

« J’imagine que je dois vous dire dans quelques heures n’est-ce pas ? »

Il hocha lentement la tête et attendit qu’elle ferme les yeux avant de se mettre à tâter le bras et la jambe. Il commença par la jambe. Bon, celle-ci, il la réserverait pour la fin, trop de petits morceaux. Ça risquait de devenir problématique ! Et dans tous les cas, ce serait très  délicat à traiter.

Le bras par contre avait droit à ne brisure nette, ou du moins le sentit-il ainsi. Bn, ça irait !  Il prit le couteau, vérifia qu’il était bien aiguisé, ce qui était le cas, puis il commença à trancher sur une vingtaine de centimètre  les chairs de la louve endormie pour mettre à jour la fracture. Il remit l’os bien en place et alla chercher dans une autre marmite d’eau chaude du fil et une aiguille bien stérilisés qu’il utilisa pour refermer la plaie et la recoudre proprement, avant de prendre des morceaux de bois et des bandages pour immobiliser le bras de l’épaule au poignet, au cas où. C’était très serré et sans doute exagéré, mais ainsi, cela guérirait convenablement.

Pour la jambe, ce fut plus long, puisqu’il du dégager certains éclats présents dans les chairs avant de reconstruire plus ou moins l’os, et une fois bien reconstruit, il devait empêcher tout mouvement de celle-ci pour éviter que ceux-ci ne se séparent. Il recousit la plaie et l’immobilisa la aussi, mais cette fois ci, en plus du reste des bandages, il attacha la jambe au plumard de fortune, aisni, pas de mouvement.

Il avait œuvré presque une douzaine d’heures la dessus et il suait à grosses gouttes . Bon, il avait encore quelques heures avant qu’elle se réveille dans le meilleur des cas aussi partit-il chasser, pour ramener finalement, deux beaux lièvres bien tendres qu’il mit à rotir à très petit feu, alors qu’il partait se laver les plumes dans le point d’eau.

Il se prélassa volontiers dans l’eau bien froide une petite heure, avant de retourner vers la jeune terranide  qu’il observa dormir, presque attendri par son sommeil qui semblait si paisible désormais. Il n’attendait plus qu’une chose : son réveil. Ah ! que n’aurait-l donné pour avoir une famille et pouvoir regarder ses loustics dormir de la sorte, douveteux. Pourquoi pensait-il à cela ? Il ne le savait pas lui-même mais il trouvait si attendrissant le sommeil d’une enfant. Oui, qu’elle le veuille ou non, à ses yeux, la terranide était toujours une enfant !

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« Répondre #8 le: Octobre 23, 2011, 04:20:21 »

Ce qui s’était passée pendant que j’étais assoupi, je n’en avais aucune idée. Doucement, je m’extirpais du pays des songes, clignant des yeux, le regard légèrement brumeux. Le soleil était aveuglant et très vite mes paupières se refermèrent avant de s’ouvrir lentement, ma vue était brouillée. Sans doute quelques larmes qui s’était crées pour éviter que je ne sois aveugler. Voulant lever mon bras, je remarquais que je ne parvenais pas à le faire. Poussant un léger soupir, encore en train de me réveiller, je soulevais doucement le haut de mon corps, remarquant l’attelle au bras et celle à ma jambe. Cette dernière était coincée et solidement attaché.

Fermant les yeux, fronçant légèrement les sourcils, je regardais par la suite autours de moi. Gerfaut était là, combien de temps seulement étais-je restée assoupis ? Tandis que mes sens se réveillaient peu à peu, la douleur post opératoire faisait de même. Un gémissement plaintif m’échappa. J’avais mal, très mal même. Et pour cela il ne pouvait pas grand-chose. Abaissant les oreilles et serrant les dents, je tentais de faire abstraction. Je n’avais juste qu’à penser que la douleur passerait, que ce n’était dû qu’au réveil.

Un fin fumet  me parvint. Humant l’air, je tournais par la suite mon regard sur les deux lièvres qui cuisaient et qui commençaient à être caramélisés de part le fait que cela devait faire un petit moment qu’ils étaient ainsi au dessus des flammes. Ma langue passa instinctivement sur mes lèvres, comme un loup qui se lècherait les babines; Cela sentait si bon et avait l’air extrêmement appétissant.

Mais la douleur revient à la charge. Tapant des doigts sur le plumier de fortune de ma main libre, je n’avais qu’une envie retirée mes attelles et pouvoir bouger librement. Mais ce n’était sans compter que je devrais sans doute rester ainsi pendant un petit moment. Un soupir s’éleva dans les airs et abaissant mes oreilles canines, je m’adressais au  Terranide aviaire.

« Merci encore pour votre aide; je suis juste désolée de n’être qu’une gêne en ce moment…. »

Oui c’était comme cela que je me voyais. Une gêne, un boulet qu’on traînait car on avait pas le choix. Oui un fardeau. J’étais sûre qu’il aurait aimé que je ne sois pas  blessée et que je puisse partir rapidement, à vrai dire moi aussi j’aurais aimé cette alternative mais après tout, y pouvais-je quelque chose ? Non pas vraiment. Un grognement  m’échappa tandis qu’un pic de douleur me traversa.

Mon regard se posa directement sur la gamelle de fer qui contenait encore de ce fameux liquide. L’envie d’en prendre, malgré qu’il soit dégueulasse me vint à l’esprit mais d’un côté , je ne pouvais pas fuir la douleur et puis dormir tout le temps n’était aussi pas recommandé. Autant être un légume dans ce cas. Avec une certaine gêne, je demandais à mon soigneur /

« N’y aurait il pas un moyen d’enlever voir de diminuer la douleur post opératoire et…Combien de temps devrais je rester attachée ici ? »

A en douter que la réponse sera «  Jusqu’à que tu sois rétablie » mais qu’il était frustrant de savoir que vous ne pourrez plus faire un seul pas pendant quelques lunes !  Après tout, c’était le passage obligatoire pour un bon rétablissement. Si ça te fait mal, c’est que ça guérit, comme dirait l’adage.
Désignant les deux lièvres de ma main valide, je déclarais simplement :

« Ne les oublies pas surtout, je pense qu’ils sont prêt et à point. »

Autant ne pas manger de viande carbonisée, cela ne serait pas du tout appétissant ! Un autre grognement sortie,. Bon dieu j’en avais marre de cette foutue douleur !
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« Répondre #9 le: Novembre 10, 2011, 12:54:40 »

Bon, elle allait bien et à sa tête il comprit qu’elle allait bien, c’était déjà cela ! Elle allait bien et elle allait pouvoir se rendre compte du travail de génie qu’il avait dû déployer pour sa jambe. Quant à se déplacer, au moins un mois allongé et sans bouger la jambe à se faire nourrir « à la becquée » par un bon samaritain qui n’en avait pas l’air ni le caractère apparent. C’était juste de la ralerie de base, c’est tout ! Mais c’était une conséquence de la solitude plus qu’une mauvaise volonté !

« Merci encore pour votre aide; je suis juste désolée de n’être qu’une gêne en ce moment…. »

Il hocha la tête oui, elle allait être un boulet, un fardeau, un poids. Mais ça il l’assumait. C’était un poids qu’il avait choisi ! Bien évidemment qu’il aurait aimé qu’elle ne soit pas blessée, il ne se serait  pas retrouvé à devoir la secourir et à l’aider ! Logique ! Si ça avait été trois fois rien, il ne serait pas intervenu !

Il jeta le contenu de la gamelle qui se déversa sur le sol dans un drôle de bruit, un peu comme si le sol était atteint pas de l’acide ! Elle en aurait besoin.

« N’y aurait il pas un moyen d’enlever voir de diminuer la douleur post opératoire et…Combien de temps devrais je rester attachée ici ? »

Bien sur que si, il avait une plante des plus efficaces pour soigner cela, la douleur était une simple information, il suffisait de couper le lien avec cette information et c’était réglé, et il avait la plante pour ça, mais les effets, comme la manière de l’administrer ne lui plairaient pas du tout…

Quand à être détachée…ça dépendra de l’évolution de son état…. Puis elle désigna la cuisson de la nourriture :

« Ne les oublies pas surtout, je pense qu’ils sont prêt et à point. »

Il se tourna vers le lièvre et la hase attrapée et alla voir. Oui, en effet, c’était bien cela. Elle avait une bonne vue et un bon odorat. Il les sortit des flammes et commença à découper la viande, réservant les morceaux les plus tendre pour la jeune patiente. Il lui la débita en petits morceaux, prenant personnellement des cuisses, et surtout des pilons, à manger comme ça, ce serait facile à manger et pratique. Ce faisant il lui dit :

« J’ai bien quelque chose contre la douleur, mais c’est mon d’être agréable puisque le seul instrument de dosage que j’ai, vu que je l’ai testé que sur moi, ça va pas beaucoup plaire à ma patiente, c’est mes propres gorgées, et donc il faut que je prenne le liquide en bouche sans l’avaler et le recracher dans la gamelle pour que notre petite blessée puisse le prendre dans une quantité convenable. Trop et c’est la mort, pas assez et c’est l’empoisonnement dans une quantité énorme de douleur…  Veux tu quand même prendre le risque ?»

Il apporta les morceaux de viande et les pilons près du lit, et s’asseyant par terre il tendit le récipient, prenant un pilon dans sa main. Il attendit que la jeune femme prenne en main la gamelle en fer, sa gamelle, celle dans laquelle le terranide aviaire mangeait depuis presque vingt ans, il retira son masque, révélant ses traits…spéciaux, pour se mettre à manger.

« Après, pour les effets, tu auras juste aucune réponse de tes membres pendant quelques heures. Je ne peux pas te maintenir ainsi tout le temps. Mais par petits laps de temps de deux heures deux heures et demi, c’est possible… Je peux aussi te déboiter la jambe, entrainant une non réponse de celle-ci et seulement une atténuation de la douleur… »

Il finit d’engloutir son pilon, avant de reprendre la parole, et contrairement à avant, où ça avait été une proposition, là il s’agissait d’un ordre, un ordre ferme qui ne souffrirait aucune discussion ni aucune autre justification.

« Quant à rester attachée,, et bien, ce sera tat que je le jugerai nécessaire, et à ce moment là encore tu ne seras pas libérée de ma personne puisqu’ensuite viendra la rééducation. Hors de question de te laisser partir sans être sur que tu seras foutue de survivre seule dans cet endroit…ce qui n’est pas gagné ! »
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« Répondre #10 le: Novembre 13, 2011, 03:52:21 »

La Terranide suivie du regard son soigneur tandis que ce dernier préparait la viande, la découpant en morceaux; Elle nota qu’il lui réservait les parties de chaires les plus tendres, elle eut un sourire amusé. Après tout, ses canines avaient repoussées à force de transformation en lupus et elle pouvait facilement arracher n’importe quel morceau de viande. Mais cela était néanmoins un geste d’attention, du moins, elle le prit ainsi. Elle s’observa un moment, étudiant ce qui lui maintenait les bras et les jambes en place. Plus elle examinait le travail de ses yeux, plus dans ces derniers naissaient de la surprise et de l’étonnement. Son hôte avait effectivement dû travailler plusieurs heures acharnées pour en arriver à un tel résultat.

En parlant de Gerfaut, ce dernier revint, lui tendant une gamelle, sa gamelle de fer, où était disposé les différents morceaux du lièvre et de la hase cuit à point. Elle se saisit de l’un des morceaux avec sa main valide, l’autre étant bloqué contre son poitrail, avant de le porter à sa bouche et de manger calmement, reprenant des forces petit à petit. En même temps, son esprit était en pleine réflexion Il lui avait parlé d’une plante pour annuler sa douleur croissante mais également de la façon de l’administrer. Autant dire qu’elle était hésitante sur ce point !  Avalant un autre morceau de viande, elle croisa le regard encapuchonné de son interlocuteur.

« Le souci est, je pense, que si j’annule la douleur, elle ne reviendra que plus forte. Et j’avoues ne pas vouloir courir un risque, peut être que votre métabolisme est différent du mien et que la quantité que vous ayez prise ne soit pas la même pour moi »

Oui, il était certes un Terranide lui aussi mais il en était un d’une race différente, rien ne lui assurait que leur métabolisme allait réagir de la même façon. Elle reprit tranquillement un morceau de viande, avant de l’avaler d’un trait sous la surprise. Dans son regard, se lisait facilement la stupéfaction et la curiosité. En effet, le Terranide aviaire venait de retirer son masque dévoilant ses traits. Son visage faisait référence à l’être qu’il représentait, un rapace et sa chevelure n’était qu’un amas de plumeurs de couleurs blanches et grises. Ses yeux étaient d’un jaune perçant comme celui des faucons et son nez, aquilin, lui faisait penser à un bec acéré de part sa forme. Autant dire que ce Terranide avait une apparence bien différente de ceux qu’elle avait déjà pu voir !

« …Je peux aussi te déboîter la jambe, entraînant une non réponse de celle-ci et seulement une atténuation de la douleur… »

La louve dû sortir de ses pensées, jetant un regard interloqué à Gerfaut avant de refuser sa deuxième proposition bien qu’à contre cœur. Certes elle n’aurait pas souffert de son rétablissement mais pour que l’os se reconstitue, il fallait qu’il soit placé correctement et non dans tous les sens.

« Sans façon le déboîtage, il me faudra juste m’armer de patience et surtout de courage… »

Effectivement, la guérison allait être douloureuse et des pointes de douleurs allaient parvenir de nombreuses fois, lui arrachant un grognement ou un geignement plaintif. Mais elle devra s’y habituer, elle n’aurait d’autre choix que de résister pour se remettre sur pied plus rapidement. Mâchant le dernier morceaux de protéines, elle écouta cette fois, tout ce que Gerfaut avait à lui dire, comprenant bien par ses paroles qu’elle allait passer un petit moment en sa compagnie et qu’elle ne pouvait donner de réponses négative. En guise de réponse, elle hocha simplement la tête, acceptant ses conditions.

Posant le récipient à terre,  elle poussa un léger soupir, ces prochains jours allaient être longs. Et encore là, ils avaient de la chance, le temps était clément ! Les tempêtes étaient fréquentes dans les Landes Dévastées et ils devront faire face à l’une d’entre elle peut être incessamment sous peu. Elle se demanda évidemment comment elle ferait pour gérer ces vents d’une extrême violence si cela devrait arriver. Mais après tout, pour le moment, elle n’avait pas à se soucier de tels faits, elle verrait le moment venu.

Elle brisa le silence qui s’était installé depuis un petit moment. Étrangement, à la place que sa  voix soit  d’une tonalité normale, elle parla d’un ton plus bas, comme si elle murmurait pour ne pas briser l’instant, comme si elle voulait que le silence et « les bruits environnants » soient encore perceptibles.

« Je vous remercie encore pour toute votre aide mais dites moi, combien de temps pensez vous que j’aurais besoin pour me rétablir et apprendre tous ce que vous aurez à m’instruire ? »

Depuis peu, elle commençait à le considérait comme un mentor, une personne qui allait lui faire développer d’autres qualités et l’aider à rester en vie et également à ne pas retomber comme une grosse loque depuis une falaise. De toute manière, elle se devait d’avoir confiance en son hôte, elle ne pouvait ni fuir, ni se battre. Elle ne pouvait user que de sa parole comme moyen de défense. Ce qui peut être utile pour un plaidoyer mais pas dans la situation dans laquelle elle se tenait.

Étant encore un peu plus observatrice, elle nota l’arc et le carquois de flèches disposées non loin. Instinctivement elle pensa à ses lames rétractables et observa ses poignets. Elles avaient disparues, sans doutes brisées lors de sa chute. Ses oreilles s’abaissèrent rien qu’en pensant qu’elle devrait de nouveaux les confectionner et que cela aller lui prendre quelques bonnes heures. L’arc fut de nouveau l’attention de sa ligne de mire. Oh, elle aurait bien aimée apprendre à manier pareille arme ! Rien qu’à imaginer toutes les possibilités que cela lui permettait. Surtout au point de vue de la chasse à distance. Mais, serait il prêt à lui enseigner le maniement de pareille arme ? Elle jeta un regard à Gerfaut, hésitant à lui demander. Après tout, il avait déjà tant à faire avec ce qu’elle avait subit.

[Dis moi si tu préfère la 1ère ou la 3e personne, je ferais mes autres postes en conséquences ^^]
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« Répondre #11 le: Décembre 05, 2011, 02:28:50 »

« Le souci est, je pense, que si j’annule la douleur, elle ne reviendra que plus forte. Et j’avoues ne pas vouloir courir un risque, peut être que votre métabolisme est différent du mien et que la quantité que vous ayez prise ne soit pas la même pour moi »

Un peu masochiste sur les bords…enfin bon, c’était sa volonté, pas la sienne, il n’avait rien à objecter, elle avait fait son choix, et même si c’était stupide de sa part, ses doutes quant à eux étaient logique mais fichtre et foutre gamine !  Ne croyait-elle pas qu’il avait déjà testé ce produit contre d’autres voyageurs en détresse ? Elle était stupide, très stupide, trop stupide ! Trop pour son propre bien !

« Sans façon le déboîtage, il me faudra juste m’armer de patience et surtout de courage… »

Bon, elle souffrirait. Libre à elle. Et lui qui n’avait pensé qu’à soulager ses souffrances…enfin bon, il n’était ps sa mère !  Il n’était pas là pour lui faire un sermon sur ses choix, elle était assez grande, restant une gamine, certes, mais elle était assez grande ! Donc il n’avait pas à surenchérir. Il se contenta d’hausser les épaules, se déchargeant de toute responsabilité qu’il pouvait, ou pourrait, avoir à ce sujet.
 
« Je vous remercie encore pour toute votre aide mais dites moi, combien de temps pensez vous que j’aurais besoin pour me rétablir et apprendre tous ce que vous aurez à m’instruire ? »

Il éclata de rire, oui, de rire, un rire étrange mais clair et puissant, mettant fin au silence qu’elle avait semblait-il, voulu conserver puisqu’elle avait murmuré ces paroles. Lui, il n’en avait cure, ce n’était pas comme si le silence avait de l’importance ici. Les saleté assez dangereuses pour faire du mal ne se basaient que peu sur le son, avoir un bon odorat suffisait à sentir le sang chaud de la jeune femme.

Elle voulait apprendre ? Mais que pouvait-il lui enseigner ? Et plus que cela, que méritait-elle d’apprendre ? Il n’apprenait pas aux personnes qui ne se montraient pas dignes d’apprendre, sinon ce serait du savoir gâché et perdu, tout simplement. Aussi prenait-il grand soin à ne pas apprendre à n’importe qui n’importe quoi.

« Tu es bien présomptueuse jeune fille !  Qu’est ce qui te faux croire que je vais enseigner à une gamine comme toi ? J’ai parlé de rééducation, pas d’éducation, j’ai parlé de réapprendre à marcher, si j’acceptais de t’apprendre quoique ce soit, il te faudrait réapprendre à vivre, réapprendre même à respirer. »

Non, il ne lui apprendrait rien, ou du moins, rien tant qu’elle n’aurait pas prouvé sa valeur, mais comme la pré connaissance brouillait le jeu, le faussant, il ne dit rien et se tut, si elle savait qu’il attendait qu’elle prouve sa valeur, elle chercherait à la prouver, mais ce n’était pas ce qu’il voulait voir, il voulait voir comment elle réagirait naturellement.

« Non, en définitive, je t’aiderai à te rendre autonome point de vue mouvements, que tu sois rétablie et ensuite basta, nous nous séparerons et si nous nous recroisons par la suite, et bien je ne sais pas. Mais il faut d’abord que tu te rétablisse et pour cela, il faut que tu te reposes bien, donc, quand bien même je décidais de t’apprendre quoique ce soit, ce ne serait sans doute pas avant un bon moment un mois et demi, au moins. »

Il soupira et se leva pour aller prendre un morceau de bois qu’il commença à écorcer et à tailler dans une forme représentant un oiseau, un rapace ; Apparemment , pour lui, la discussion était close.    
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« Répondre #12 le: Décembre 23, 2011, 07:38:28 »

Elle ne répondit rien, et en chercha même pas à répondre. Elle s’était mal exprimée et avait le sentiment d’être passé de simple loque  au statut de sous merde. C’était pour dire le ressentiment qu’elle éprouvait en cet instant. Oh bien entendu, elle se doutait bien qu’ils avaient pu tester le médicament sur d’autres être à part lui-même, mais elle ne voulait pendre aucun risque, après tout, pouvait il lui en vouloir pour cela ? Oui, elle pouvait paraître idiote en refusant cela, mais cela était son choix.

Elle le regarda tailler le rapace dans le bois, observant ses mouvements et sa façon de faire en silence. Son regard suivait le mouvement de ses mains et de la lame qui entaillait le morceau de bois pour faire apparaître progressivement une tête de rapace, puis un bec et enfin des ailes, où chaque plumes peu à peu prenaient formes. Un long travail minutieux mais le résultat en valait la chandelle. Elle l’avait donc laissé œuvré en paix, se mettant par la suite à observer le ciel et les alentours d’un air pensive.

Quelques jours passèrent, ses membres meurtries la tiraient de temps à autre de son sommeil et elle devait retenir des grognements de douleurs. Peu à peu, elle pouvait se permettre de bouger un peu plus. Par chance, elle récupérait vite et ses os ainsi que ses muscles semblèrent guérirent assez rapidement ou du moins, plus vite que la moyenne, une aubaine pour l’un et pour l’autre dans tous les cas ! Elle ne prenait que rarement la parole, poser en vitesse une question ou répondre à celle qu’il pouvait lui poser sur les capacités motrices qu’elle pouvait se permettre. Rien de bien folichon en somme.

Mais tout cela l’ennuyeux, en effet, la louve avait envie de discuter, de savoir plus sur Gerfaut, d’où il venait, pourquoi avait il réellement choisi de s’isoler, quelles pouvaient être les sensations lorsqu’on se mettait à voler ? A y réfléchir, elle se disait qu’il avait de la chance sur ce dernier point, il avait droit à une forme de liberté qu’elle n’aurait jamais le droit.  Mais l’antipathie du Terranide aviaire ne la poussait nullement à commencer une longue discussion et la lune mère sait qu’elle aurait aimé cela !  Mais pour le moment, elle était le boulet qu’il traînait

Depuis un jour ou deux maximum, elle arrivait à mieux se débrouiller avec une seule main. Elle se pencha comme elle pu et se saisi de la dague posée non loin, la même qui avait utilisé par Gerfaut pour faire son ouvrage,  elle coinça la lame entre ses dents avec précaution avant de se saisir également d’un morceau de bois, coinçant ce dernier entre ses genoux.  Elle reprit par la suite la dague et commença à tailler doucement le bois avec précaution. Mais alors que la différente sculpture faisait apparaître un rapace, la sienne laissait deviner la silhouette d’un loup hurlant à la lune. Elle prenait son temps, soulignant chaque détail pendant son ouvrage. Après tout, elle n’avait pas grand-chose pour s’occuper en ce moment.

Après quelques heures,  son ouvrage était terminé, elle l’observa et le reposa simplement ainsi que la dague avant de reporter son attention sur son travail. Prenant une inspiration et fermant les yeux, elle se mit à légèrement froncés les sourcils, sa queue tapant doucement le sol comme si elle voudrait prendre une décision. Son poing libre se serra sous la colère de ne pas pouvoir faire ce qu’elle aurait aimé en ce moment. Marcher. Oui, juste se  lever et marcher et ne pas être bloqué à rester ainsi coucher et à attendre que le temps daigne guérir ses blessures. En ouvrant les yeux, elle poussa un soupir de lassitude et tourna son attention vers son aumônier. Elle devait briser le silence ou elle deviendrait folle, c’était pour dire !

« J’imagine que vous allez rester ici quand je m’en irais n’Est-ce pas ? »

Elle se tut un instant, avant de lever les yeux au ciel et de lâcher dans un souffle :

« Quelle question débile quand même… »

Elle-même avait vu l’inutilité de sa question mais elle avait besoin de discuter, de nouer des dialogues et ne pas laisser un climat froid et pesant entre eux. Mais elle se doutait bien qu’elle n’aurait pas une réponse escomptée. Son attention se posa sur ses sangles et ses mains venaient s’y posaient avant de se retirer; Bien entendu, elle aurait aimé les retirer mais, cela n’aurait pas été fort judicieux. Elle attendait donc patiemment qu’il daigne lui répondre que ce soit par un simple haussement d’épaule ou par des paroles.
Journalisée


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