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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: La forêt du Diable (PV Zekreet)  (Lu 649 fois)
Lucie
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Pauvre petite âme Maudite


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« le: Décembre 21, 2010, 03:55:17 »

Lucie se réveilla en sursaut, le visage trempé d’une fine couche de sueur salée. Ses cheveux, en bataille, collaient à son visage et certaines mèches se perdaient dans la commissure de ses lèvres, comme pour abreuver la jeune fille de cette substance poisseuse et gluante. Encore sous le choc, épouvantée, la pauvre enfant calla son dos contre l’oreiller de son lit et ramena ses genoux vers elle, ses bras enlaçant ses jambes tremblantes.
Elle haletait, essayant tant bien que mal de reprendre sa respiration. Mais elle haletait, inspirant tout en poussant de petits sifflements aigus. Quel horrible, quel infecte, quel épouvantable cauchemar ! Du moins, cela ressemblait à s’y méprendre à un cauchemar. Instinctivement, Lucie releva le haut de son pyjama et tâta son ventre chaud, comme pour vérifier si celui-ci était de nouveau intact. Sa peau était douce et tendre, quoi que tout aussi poisseuse de la sueur de sa peur. Elle sentait encore ses petites choses internes se déverser hors de son abdomen, comme jaillit d’un paquet-surprise.
C’était ce qu’elle détestait le plus : quand l’agonie était long et douloureux.
Les odeurs familières de sa chambre chatouillant ses narines palpitantes, son cœur ne tarda pas à reprendre un rythme à peu près convenable.
Quel jour était-on, déjà ? La petite Lucie tourna la tête vers le réveil matin de sa commode, qui annonçait Minuit 35. Aujourd’hui était samedi. Samedi ? Lucie se mordit les lèvres, le regard embué. Le samedi… C’était le jour qu’elle détestait le plus… Et déjà, elle sentait comme de très légers fourmillements dans le bas-ventre.
-J’y crois pas… chuchota t-elle. Ca va encore recommencer !
Tenter de dormir de nouveau ne servirait à rien, elle avait déjà tenté cela les samedis derniers : Elle était toujours réveillée par cette horrible pulsion qui lui faisait alors faire n’importe quoi. Et elle n’était absolument pas en sécurité dans sa chambre ! Il était encore tôt, elle pouvait déjà s’enfuir loin des gens pour tenter de résister à cette insupportable tentation.
Très vite sur pied, Lucie se dirigea vers une chaise près de l’unique fenêtre de sa chambre. Sur le dossier reposait, comme toujours, ses vêtements propres, pliés et dans un état impeccable. Elle ôta ses vêtements de nuit qu’elle jeta à terre avec désintérêt, enfila sa petite culotte et ses collants, se glissa dans sa robe, se chaussa et se chapeauta. Elle hésita devant la machette que le diable avait la bonté de régulièrement lui laisser en début de chaque journée. Finalement, elle s’en empara et franchit le seuil de sa chambre. L’enfant dévala les escaliers de sa maison, éternellement vide depuis « l’accident » et se précipita hors de chez elle, laissant la porte grande ouverte.
La rue ne laissait apercevoir aucune jeune âme vivante. Mais ce n’était qu’une impression, elle savait ce qui rodait dans les couloirs de la ville. Elle devait s’échapper en forêt ! Marchant à petits pas rapide, préférant l’obscurité pour éviter que la lumière des lampadaires ne se reflète sur la lame aiguisée de la machette, Lucie prit le chemin du parc. Elle marcha de longues minutes, tandis que le pavé devenait petits cailloux avant de se transformer en sentier droit puis en herbe fraiche couverte de rosée. Là, elle s’appuya contre un arbre, les dents serrées, une main glissée sous sa robe pour tenter de calmer ses pulsions. Elle sentait déjà les fourmillements se transformer en petites chaleurs intenses, tandis que le fond de son sous-vetement s’assombrissait.
-Respire, Lucie… Respire… Ce n’est pas toi ! Ce n’est pas toi… Ca va se calmer si tu fais attention… Mais respire… Calme toi… Voilà… Voilà…
Et effectivement, sous ses propres encouragements, la chaleur se mit à décroitre lentement, nullement appâtée par quelques créatures qui auraient servi à assouvir ses besoins fondamentaux. En vérité, quelque chose d’autre l’inquiétait, lui faisant penser à autre chose : Elle était belle et bien seule, perdue dans une forêt noire et sombre. Et elle détestait le noir… C’était malin !
-Mince… chuchota t-elle…
Avant de se lover contre son arbre, l’arme à ses côtés, et d’attendre, les yeux exorbités, tremblante de la tête au pied.
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Zekreet
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« Répondre #1 le: Décembre 21, 2010, 07:50:43 »

Voilà déjà quelques jours que Zekreet était arrivé sur Terre via un portail. Et l avait élu domicile dans la grotte qui l’avait ainsi vu débouler. Certes, elle n’était pas des plus grandes et confortable, mais pour ce qu’il en faisait, cela lui convenait très bien. D’autant plus que le parc dans lequel elle se trouvait était assez fréquenté, et il avait donc accès à tout types de proies selon ses envies. Et ce n’était pas seulement pour tirer un coup avec une femme, non, il pouvait capturer un homme pour la joie de la torture avant de l’envoyer sur Terra via le Portail où il deviendrait probablement un esclave, s’il ne mourrait pas de ses blessures.

Le portail lui permettait aussi de retourner sur ce monde quand bon lui semblait, et sans perdre de temps pour le chercher en plus. Bien sur, ses sorties sur la Terre était principalement de nuit, car elles étaient à la fois plus discrète, et rendait l’atmosphère plus lourde, et donc plus difficile à supporter pour ses proies qui tremblaient au moindre bruit. Notons aussi, que l’obscurité lui permettait de dissimuler une grande partie de son corps aux regards des humains, jusqu’au moment où ceux-ci auraient véritablement affaire à ce dernier.

Et ce soir là ne fit pas exception lorsqu’il quitta sa tanière en pleine nuit, ne se souciant pas de l’heure contrairement aux humains. Il s’en fichait royalement à vrai dire, et il se mit donc à marcher, en essayant de faire trembler que peu le sol à chacun de ses pas. S’est alors qu’appuyée sur un arbre, Zekreet ne tarda pas à voir sa prochaine cible, surtout que celle-ci semblait dans une position assez évidente avec une main sous sa robe au niveau de son entrejambes. Le démon sourit alors amusé en observant la scène, laissant apparaître ses dents blanches. Cependant celle-ci cessa bien vite, et il en fut un peu déçu, d’autant plus que la demoiselle sembla soudainement sur ses gardes, prenant une sorte de machette en main avant de s’adosser encore plus à l’arbre, le regard clairement craintif.

L’aurait-elle entendu ? Se demanda t il, alors qu’il restait immobile derrière une rangée de buisson, qui était plus là par hasard qu’il ne cherchait à se dissimuler. Il n’en avait pas réellement besoin de toute façon.

- Et bien, je vois qu’on s’amusait bien toute seule ! Faillais pas t’arrêter petite !

Dit-il d’une voix assez rauque, mais pas spécialement élevée, suffisamment pour qu’elle l’entende tout de même, alors qu’il se mit à avancer vers elle, le sol tremblant sous ses pas. Cependant, Zekreet ne se montra pas à elle, bien qu’elle puisse voir ses dents blanches, lorsqu’il prit la parole, et son regard rouge le reste du temps.

- A moins que tu ne te sois réservée pour un partenaire ?

Poursuivit-il alors que sa voix laissait penser qu’il était partout à la fois, tellement elle résonnait dans ces bois. De plus, cela donnait aussi la sensation que le démon était aussi très proche, ce qui n’était pas faux, puisqu’il était à quelques mètres devant la jeune femme.
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Lucie
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Pauvre petite âme Maudite


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« Répondre #2 le: Décembre 22, 2010, 12:41:52 »

Une odeur de champignon  flottait dans l’air, mêlée au parfum des feuilles en décomposition. Completés par l’émanation terreuse qui provenait du sol, cela donnait le parfait arôme des bois. Lucie ce concentra sur ses odeurs, respirant à plein poumon. Etrangement, elle se mit à songer au Phallus Impidicus, le fameux champignon ressemblant à un pénis masculin. Elle se gifla violement la joue, s’insultant intérieurement de toutes les manières possibles et grattant furieusement l’écorce du chêne sur lequel son dos reposait. Respirer la forêt… Surtout… Après tout, ça sent bon, la forêt, n’est-ce pas ? Si si, cela sent royalement bon…  Un bonheur pour les narines frémissantes… Non, en réalité cela sentait incroyablement mauvais ! Sans compter qu’elle respirait maintenant une toute nouvelle odeur qu’elle n’avait pas repéré jusqu’à présent.

On aurait comme du souffre… Ou une étrange odeur de brûlée. Pas celle du charbon qui empeste, mais bien celle qui provient du bois doux en flamme. Oui, cela sentait quelque chose de ce type là. La respiration de Lucie ayant retrouvé un rythme régulier et simple, elle poussa un gigantesque soupir, tirant sa robe sur ses jambes pour ne pas céder une nouvelle fois à l’occasion qui lui chatouillait l’entre-jambe. Qu’est-ce qu’elle pouvait détester le Samedi… Lorsqu’elle entendit LA voix, la jeune enfant poussa un petit cri de surprise et se redressa, ses sandales glissant sur la terre boueuse. Elle dérapa et se retrouva de nouveau sur les fesses, manquant de se blesser sur sa machette restée à terre. Immobile et attentive, le cœur battant, Lucie ne répondit pas à LA voix, attentive au moindre frémissement.

Elle semblait être venue de nulle part, caverneuse. Mais la jeune enfant ne voyait rien… à part le noir complet et la silhouette inquiétante des autres arbres de la forêt. Non… C’était grotesque. Elle avait peur voilà tout. Son esprit imaginait encore d’horribles choses ! Elle devenait folle, tout simplement… Alors, elle senti comme d’infimes secousses, comme si le sol tremblait. De nouveau inquiète, Lucie cligna des yeux et regarda aux alentours. Alors la voix, plus proche que jamais, éclata une nouvelle fois dans la forêt, faisant hurler de peur la pauvre enfant effarouchée.

- A moins que tu ne te sois réservée pour un partenaire ?


Lucie mit aussitôt la main à son arme, la ramassa, se releva avec, et décampa sans demander son reste, patinant sur la terre humide. Son corps rencontra une structure qu’elle n’avait pas vu, alors qu’elle s’écrasait en arrière, sur le dos, sa lame toujours bien serrée dans le creux de sa main. Lucie massa sa joue endolorie et leva les yeux sur ce qu’il l’avait fait tomber. Alors, sa bouche s’étira de stupeur et de peur, ses yeux s’agrandir de terreur. Si c’était un homme… Il était gigantesque… et monstrueux ! Sa tête n’avait rien de la tête des autres humains ! Sa peau non plus ! Ni ses cheveux mêmes ! Et quelles quantités de muscles saillants, dont les formes s’étalaient dans le noir, menaçantes. C’était l’homme le plus grand et le plus effrayant qu’elle avait vu jusqu’à maintenant ! La peur au ventre, elle en avait complètement oublié sa libido qui frappait pourtant avec impuissance contre l’entrée de sa grotte en ébullition.

Lucie se remit droite sur ses pieds, sa machette pointée vers l’incroyable créature des ténèbres, inquiétante et pourtant bien insignifiante devant cet amas de forces et de puissances. C’était impossible… Elle ne pouvait pas mourir aussi tôt le Samedi ! Ca n’était encore jamais arrivé, le jour ne s’était pas même levé encore !

-Qu’est-ce que vous êtes ! Un monstre ? Vous allez me tuer et me manger ? Vous allez me torturer ?

Vint droit au but la pauvre petite maudite qui était désormais habituée à la violence… Mais jamais avec un homme de ce gabarit là. Non jamais. Les jambes tremblantes, elle eu ce désir soudain de décamper. Mais elle ne se sentait pas dans la capacité de tourner le dos à l’imposante créature.
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Zekreet
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« Répondre #3 le: Décembre 23, 2010, 12:28:14 »

Zekreet était sortit de la grotte en pleine nuit comme à son habitude. Mais, l’humidité nocturne n’eut aucun effet sur son corps démoniaque dont la température interne était assez élevée, puisqu’il venait des enfers tout de même. Ainsi, la créature avança dans l’ombre, jusqu’à voir une proie évidente assise contre un arbre, en train de se donner du plaisir. Bien entendu cela le fit sourire alors qu’il s’arrêtait pour observer la scène en souriant. Bien entendu, il resta dans l’ombre de la nuit, ce qui était largement suffisant pour le dissimuler.

Il apprécia donc le spectacle, jusqu’au moment où la demoiselle cessa toute activité, et devint suspicieuse, comme si elle avait sentit la présence du démon. Et il fallait avouer que dans cette odeur de végétation, sa propre odeur et chaleur ne devaient pas passer inaperçue, sans compter qu’n être, aussi humain soit il, était plus réceptif dans ses moments là, surtout quand il était effrayé. Mais, comme on pouvait s’en douter, ce n’est pas ce risque qui ferait fuir Zekreet, bien au contraire. En effet, la créature prit la parole pour signaler sa présence, ce qui effraya aussitôt la demoiselle se croyant seule, vu le cri qu’elle poussa.

Le démon se retint de rire, mais qu’est ce qu’il pouvait bien apprécier la peur d’une personne qui allait devenir sa proie. D’autant plus que cette dernière, vu sa réaction, était en train de se demander si elle n’avait pas rêvé, en se laissant trop emporter par son imagination. Si bien qu’au moment où la jeune femme sembla retrouver son calme, la créature redonna de la voix, faisant crier bien plus puissamment celle-ci, qui réalisa soudain qu’elle n’avait pas mal entendu, et qu’il y avait bien quelqu’un.  Ainsi, Zekreet se mit à rire, alors que la victime se levait précipitamment, prenant sa machette pour se mettre à courir.

Malheureusement pour elle, elle s’élança dans la mauvaise direction et vint percuter l’un des mollets du démon, se retrouvant sur le cul à cause du choc assez puissant. Pour ce dernier, cela n’avait été qu’une petite pichenette alors qu’il baissait le regard sur elle. La jeune femme était terrorisée comme son regard et ses jambes tremblantes le montrèrent. Surtout qu’à si courte distance, et malgré la nuit, elle parvenait à percevoir les formes du démon.

- Ben alors où comptes tu aller comme çà ?

Demanda t il calmement, mais avec une voix qui aurait fait peur à n’importe quel humain. Il faisait donc passer cet accident, bien heureux d’ailleurs, puisque cela lui évitait de la poursuivre, pour un geste volontaire de sa part. Il fut surprit de voir que l’humaine eut suffisamment de courage pour se relever et prendre son arme pour tenter de se défendre, alors qu’elle lui posa moult questions. Zekreet ne put d’ailleurs s’empêcher de rire à celles-ci.

- Et que ferais tu si ce que tu venais de me demandais s’avérait exact ma petite ?

Dit-il d’une voix qui n’avait rien de rassurant, alors qu’il se pencha légèrement en avant pour rapprocher un peu son visage de celui de la demoiselle, tout en restant tout de même assez loin. Bon, bien sur, dans un premier temps, il n’avait nullement l’intention de la tuer, mais la torturer et la manger pourrait bien coller à ce qu’il voulait faire avec elle en effet. Cependant, il ne lui dit rien de plus, puisque s’était bien plus amusant de voir sa victime s’imaginait toutes sortes de choses qu’on pourrait lui faire.

Zekreet approcha alors une main  de la demoiselle, non pour la toucher dans l’immédiat, mais pour y retirer sa croutelette des mains. Surtout que vu sa taille, cela n’aurait pas fait grand-chose au démon. Ainsi, il prit la lame de la machette entre son pouce et l’index et tira pour l’arracher des mains, sans qu’il n’use trop de forces, même si la demoiselle en jugerait surement autrement. Une fois celle-ci en sa possession, le démon la jeta au loin, sans trop se soucier d’où elle allait atterrir.

- D’ailleurs tu n’aura pas besoin de ton cure dent pour ce que je compte faire ne t’en fais pas !

Reprit –il en faisant donc référence à ce qu’il venait de faire, alors que son regard se posait de nouveau sur l’humaine terrifiée. Puis, il amena sa main près du visage de celle-ci, et lui caressa lentement la joue de son index avant de dire.

- Mais, dis moi, tu n’as toujours pas répondu à ma première question ?

Si elle n’avait pas comprit de quelle question il s’agissait, cela serait sans doute à mettre sur la peur qu’éprouvait la jeune femme. Sinon, celle-ci aurait bien comprit ce qu’il comptait faire d’elle, et qu’il avait par conséquent assister à sa petite séance de masturbation contre l’arbre.
Journalisée

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