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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Pour le peuple et pour l'argent [PV Lamnard Kystrejfter]  (Lu 452 fois)
Amara
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Née Ashnardienne, mais fille d'esclaves, Amara s'affranchit de son passé sous le nouveau nom de Terria. C'est une grande femme qui aspire au pouvoir par tous les moyens possibles sans se soucier d'un égo ou d'une conscience. Suivant son propre code, elle cherche à trouver de nouvelles proies ou partenaires d'affaires.
« le: Avril 11, 2018, 08:22:04 »

La bougie aidée de la lune éclairaient le pupitre de bois ouvragé où se trouvaient une lettre ainsi qu'un petit couteau fin. Déposant son contenu après l'avoir porté à son attention, Terria arborait un sourire satisfaisant. La fenêtre était légèrement entrouverte et faisait danser la flamme solitaire. Dans le ciel de la nuit, les anges noirs, volée de corbeaux, apportaient pour elle un bon présage. Assise sur une chaise de bureau confortable, Terria lassa sa tête pendre vers l'arrière amusée, mais surtout heureuse de sa découverte.

Un sauveur, âme de bonté et de bienveillance; Lamnard.

C'était le portrait craché du promis, un messie que tous les esclaves rêvaient. Amara avait déjà cru en lui lorsqu'elle était jeune, en cette foi d'un chevalier qui viendrait la délivrer, elle et toute sa famille des mains de son maître impitoyable. Mais la dure réalité l'avait rattrapé et ce ne fut qu'en saisissant cette cruelle compréhension qu'elle avait sortit des filets de la servitude. C'est pourquoi elle avait renié cette pensée de l'apôtre. Fervente de la méritocratie, elle était une endurcie du système et elle comprenait la nécessité de ces ressources pour les riches. L'exploitation des faibles était nécessaire pour la survie et surtout, pour leur propre survie.

Un homme qui a fait ses preuves.

Quoi qu'il en soit, Terria avait entendu courir la rumeur par ses contacts, d'une révolte réussite en contrées du Chaos. Elle avait déployé quelques unes de ses ressources en plus de participer à la collecte d'information. Finalement, un peu après le souper, elle avait reçu une lettre de son informant. Ainsi avait-elle été mise au courant de ce Lamnard. Grand leader d'un petit groupe de révolutionnaires, Lamnard menait ses opérations avec succès. Sa plus récente conquête est ce qui avait permit à Terria de mettre le doigt sur lui.

Lamnard, Lamndard. Si ta justice est ta motivation, où est ta limite?

N'ayant eu qu'une très brève description physique de sa prochaine proie, Terria l'imagina musclé et grand, comme tout chef respectable. C'est avec cette question qu'elle se coucha ce soir là avant de partir à sa rencontre dès l'aube. Dans ses rêves, elles dessinait des portraits et imaginait comment elle le rencontrerait. Elle avait un plan, elle avait un projet pour lui.

Alors que les premiers rayons du soleil venaient caresser le pelage équestre de sa monture, Terria emboîtait le pas vers le village de Dortogne. Armée de son charme et d'une proposition, les bagages de Terria étaient légers afin de lui permettre d'atteindre sa destination plus tard en début de soirée. Si elle était chanceuse, l'armée d'Ashnard avait d'autres chats à fouetter et la taille du village ne leur était sans importance. Ayant fait ses recherches, seul quelques bourgeois y habitaient. Personne de la noblesse n'avait alors été visée par cette attaque.

Le chemin vers le village de Dortogne la fit traverser des routes peu empruntées. C'est cette difficulté qui ajoutait temps à son voyage. La route cahoteuse par endroit devait être parcouru avec attention. Par ailleurs, ne maîtrisant pas la conduite à cheval, Terria eu certains inconforts et moments où elle dû ralentir le rythme afin de garder le contrôle. Cependant, cette journée à dos de cheval fut très enrichissante pour son apprentissage en la matière.

Au final, ici comme au lit, il s'agit de bien recevoir les coups, comprit-elle.

Les heures s'écoulèrent et le soleil se fatiguait. C'est à ce moment que Terria vit se dessiner le village de Dortogne. Entourée de champs, elle comptait toutefois un bon nombre de maisons et de plus grosses résidences. Les plus remarquables étaient ces structures de pierre semblable à de petits forts stylisés. Elle devait y loger les plus riches. Se fiant à ses connaissances, c'était surement là que se reposait Lamnard après son attaque réussit. Le village, bien qu'humble, devait compter près de deux milers d'habitant si l'on se fiait à sa grosseur.

À son entrée, un petit groupe de civil armés montaient la garde. Il s'agissait surement de sympathisant à la cause qui avaient pris les armes. Leur posture ne reflétait en aucun point celle des soldats ni des hommes expérimentés. De plus, Terria se doutait bien qu'elle allait se faire embêter par ceux-ci afin de pouvoir procéder à l'intérieur. Ainsi, pensa-t-elle aller droit au but. Ces petites âmes ne lui était d'aucun intérêt. S'arrêtant avant la rencontre destinée, elle débarqua de son cheval afin de poser le pied à terre après toute cette course. Le premier pas était lourd, car elle avait passé la journée à encaisser le mouvement de l'animal. Mais fidèle à son expertise, elle avait fait en sorte de diminuer l'impact de ce dernier. Le deuxième pas était plus sur et au troisième, la marche revenait à sa parade habituelle.

Terria retira son chapeau qui avait su protéger ses cheveux de la terre soulevée par la course et sa cape qui préservait ses habits. Enfin, apparaissait-elle en toute élégance devant ces hommes. Elle savait que l'apparence était important pour démontrer son influence, c'est pourquoi elle avait prit ces soins avant son départ. Comme de fait, les paysans s'étant inventés garde furent surpris et très attentif à sa demande. Si bien que pas un mot ne fut prononcé avant qu'elle n'ouvre la bouche.

- « Je suis ici pour rencontrer Lamnard. Apportez-moi à lui et donnez à boire à mon cheval. Je suis Miss Terria. »
 
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Lamnard Kystrejfter
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Ancien esclave nexusien, c'est un orateur et un mystique, fort et agile, qui a pris les armes contre ses maîtres et suit depuis la voie d'un homme libre.
Un temps résident de Son'Da, il a quitté la ville pour mener sa lutte personnelle contre les esclavagistes, écumant côtes et cours d'eau par bâteau.
« Répondre #1 le: Avril 11, 2018, 11:46:27 »

La poussée sur les frontières d'Ashnard n'était pas facile. Lamnard avait déjà songé à se replier, à laisser ces territoires lourdement fortifiés derrière lui pour se retourner vers Nexus. Mais il avait échauffé la marine de la grande république, et nombre d'esclaves étaient employés ici. Par ailleurs, il avait fini par réaliser que, si les armées étaient plus fortes ici, elles étaient aussi largement cantonnées à leurs forts et à des patrouilles très limitées. Le navire n'avait eu guère de difficulté à traverser les rivières secondaires des plaines alluviales.
Dans cette région très verte, les villages étaient vastes, les fermes isolées nombreuses, et la population plus portée sur l'agriculture que sur la maçonnerie. Le guerrier blond savait qu'il devrait bientôt quitter le secteur, laissant les esclaves libérés ne s'étant pas engagés à leur nouvelle vie. Il était sceptique : plutôt que de se disperser dans les bois et de s'y faire oublier, ils avaient pris possession des communautés pillées par l'équipage de Kystrejfter. Dortogne était un exemple particulièrement inquiétant : le village était vaste et construit de sorte à protéger les familles bourgeoises et leurs possessions, pas la grande majorité des échoppes et maisons. Si Ashnard se décidait à reprendre la place avant les moissons prochaines, les insurgés, sans formation militaire ni équipement réel, seraient affamés dans ces demeures fortifiées avant d'être écrasés en tentant de s'enfuir.

Mais, dans l'immédiat, Lamnard et les siens avaient besoin de temps pour recruter et se reposer. Bien qu'il soit un chef et se considère comme celui qui avait libéré cette ville, il ne se comportait cependant pas en dirigeant. Il avait laissé les affranchis s'organiser à leur convenance, transformant les résidences bourgeoises en habitats casernements. Beaucoup d'entre eux avait pioché dans les armureries des gardes, mais les stocks avaient vite péréclité. Les premiers, bien équipés et souvent anciens préposés aux armureries, s'étaient autoproclamés stratèges protecteurs de Dortogne, dirigeant bientôt une foule de crasseux armés d'outils agricoles et sans grande importance. On en trouvait à chaque coin de rue, avec les couleurs de leurs stratèges respectifs, cherchant à imposer de l'autorité par leur nombre.
On parlait d'élections prochaines, et les valeureux protecteurs de Dortogne commençaient à se transformer en crieurs publics, fléau, cognée ou faux à la main. Ce n'était vraiment pas encourageant.

C'est dans ces circonstances que Terria avait débarqué à Dortogne, ne sachant trop dans quel guépier elle avait débarqué. Elle avait bien vu des gardes, mais n'avait pas forcément identifié les brassards qu'ils portaient, difficiles à distinguer dans la lumière déclinante : il y en avait de trois sortes, vert, bleu et orange. Les protecteurs s'étaient attendu à ce qu'elle annonce rendre visite à un des stratèges, reconnaissant ainsi son importance et lui faisant gagner du prestige ; en fait, ils étaient justement là pour conduire le premier visiteur venu au stratège qu'il demanderait. Alors, quand elle demanda le libérateur qui se tenait à distance depuis le Grand Jour ... Oui, les affranchis avaient de l'imagination.

" Euh ... Faut voir avec l'stratège pottequeur Brön, mamzelle. C'lui l'chef du Dortogne, main'nant. "

" Pouah ! T'sais même pas l'dire cortement ! C'est stratège protecteur ! Et c'est Loragrim qu'y vous faut voir. "

" Loragrim ?! L'écoutez pas, Farnan est un gars d'ici, secondième au tir à la corde, seul'ment paskil avait pas l'droit d'être l'unième ! Mais maintenant, c'est lui, l'unième ! "

" Laisse parler la dulte entre elle, pèqu'not ! "

" Hé ! Tu vas bouffer ma ... "

" ... Suffit ! Elle va voir Loragrim, c'est tout ! "

" C'est quoi, encore, ce raffut ? "

De l'obscurité croissante régnant entre les bâtisses, une paire de personnages nouveaux étaient apparue. L'un d'entre eux était une femme, d'apparence inoffensive, mais l'expérience de Terria la poussait à ne pas lui tourner le dos malgré son air angélique. Celui qui avait parlé était un petit homme barbu et trapu, qui comptait probablement un nain dans ses ancêtres, et portait maille, bouclier et épée longue. Il avait une voie puissante et autoritaire. Sa seule phrase avait raidi les pouilleux, qui s'étaient finalement calmé et écarté tandis qu'il approchait de Miss Terria. La femme ne parlait toujours pas, mais, malgré son allure rustre, le petit barbu fit preuve d'une étonnante diplomatie, posant ses armes à terre avant de parler d'une voix presque chaude, quoiqu'un peu rapeuse :

" Madame, veuillez les excuser. Nous avons beau les avoir affranchi, ils continuent de se chercher un maître. "

" Etes-vous celui qu'on appelle Lamnard ? "

" Ca non, et si vous venez pour voir Kystrejfter, vous ne le trouverez pas dans ce fichu cloaque d'adorateurs de la politique. Nous pouvons vous mener à lui. Vous êtes qui et vous venez de la part de qui ? "

" Miss Terria. Je viens de mon propre chef. "

Un regard intrigué s'échangea entre les deux aventuriers, mais ils ne firent pas preuve de méfiance ni de surprise particulière.

" Je suis Olgiar. Et elle, c'est Dulcinea. Veuillez nous suivre. C'est pas tout prêt, vous pouvez remonter si vous le souhaitez. "

Faute de meilleure option et un peu rassurée d'avoir trouvé meilleure escorte, elle se laissa convaincre de les suivre. Elle était en plus certaine d'être en sécurité : chacun de ses accompagnateurs aurait été capable de régler leur compte à la garde improvisée qu'elle avait rencontré. Elle était sur la bonne voie.
Et, effectivement, la voix n'était pas à Dortogne. Ils avaient coupé à travers un quartier. Les échoppes vandalisées témoignaient encore des feux et des combats. Beaucoup de fenêtres étaient brisées, du sang avait séché, les façades étaient noircies. Certes, une fois en position de force, les pillards avaient pu compter sur l'aide des esclaves locaux, mais, tout de même, Dortogne n'était pas la cible la plus facile de la région. Elle ignorait le nombre d'hommes (et de femmes) dont disposait Lamnard, mais, à en juger par les deux exemples qu'elle avait là, quelques-uns pouvaient suffire à créer le doute dans un village comme Dortogne.

Ils s'éloignèrent de la ville qui s'éclairait, s'enfonçant dans un bois noir, sur un sentier battu par des générations d'hommes et d'esclaves, et débouchèrent sur une rivière calme et une dépression herbeuse. L'Ashnardienne avait déjà repéré les deux feux brûlant ici, mais elle put voir la silhouette ténébreuse du navire ayant amené les pillards jusqu'ici. C'était un bateau fin à fond plat et à voile, qui exhibait une figure apparemment draconique à sa proue. A ses côtés, quelques silhouettes éclairées par les feux dînaient tout en discutant tranquillement. Dulcinea les rejoignit sans dire un mot, mais Olgiar fit franchir le gué à l'intriguante. Là, sur l'autre berge, isolé, un géant de près de deux mètres, à la crinière blonde parée de tresses, son torse nu dévoilant un tatouage entrelacé mystérieux, réalisait une curieuse cérémonie, murmurant tandis qu'il se passait l'eau de la rivière, prise dans un bol, sur le visage et dans les cheveux.
Olgiar lui fit signe d'attendre, et la cérémonie fut très courte. Le grand blond se releva et vint vers eux. En approchant, les rayons de la Lune, qui avaient maintenant pris place pour la nuit, le révélèrent avec plus de détails. Elle put détailler le corps musclé, la tenue simple, et le visage aux yeux bleus transperçants. Terria ne pouvait plus être surprise des récits qu'on lui avait rapporté sur le personnage. Il échangea quelques mots dans une langue incongrue avec Olgiar, et le courtaud s'effaça enfin, les laissant seuls. Lamnard s'approcha de la dame, l'observant avec une claire curiosité, mais sans trahir d'appréhension particulière. Il avait l'air de s'attendre à tout, et son assurance était pour beaucoup dans sa légende et son autorité naturelle. Finalement, il brisa le silence, et parla, étrangement, dans un ashnardien presque parfait et avec très peu d'accent.

" Olgiar m'a dit que vous chercher Lamnard. Je suis Lamnard Kystrejfter. Je m'attendais tôt ou tard à de la visite, mais je m'attendais à un commandant arrogant et son armée. Je ne vois pas d'armée, et vous n'êtes pas préparée pour la bataille. Que me voulez-vous ? "
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Amara
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Née Ashnardienne, mais fille d'esclaves, Amara s'affranchit de son passé sous le nouveau nom de Terria. C'est une grande femme qui aspire au pouvoir par tous les moyens possibles sans se soucier d'un égo ou d'une conscience. Suivant son propre code, elle cherche à trouver de nouvelles proies ou partenaires d'affaires.
« Répondre #2 le: Avril 15, 2018, 11:45:17 »

À son arrivée à Dortogne, Terria pu sentir les effets du passage du sauveur. Désorganisés, les hommes tentaient de reconstruire un environnement familier et hiérarchique, Olgiar lui avait glissé un mot. Plusieurs miliciens improvisés portaient toujours les coups frais découlant des combats qui avaient éclatés dans ce village. Ceux-ci avaient toutefois la mine haute, contaminé par l'espoir et la victoire que leur avait donné Lamndard. Plusieurs signes de soulagement et de satisfaction planaient sur les visages de ceux qu'elle avait brièvement aperçu en traversant la ville accompagnée avant de sortir vers les bois.

Les hommes de mains du conquérant portaient chacun une partie de mystère. Le nain était le plus bavard des deux. Fier, sa démarche révélait une aptitude au combat et une grande force, mais une écoute attentive de sa respiration indiquait que ce dernier n'avait pas encore récupéré des derniers assaults. Au contraire de son collègue, la dame resta muette pendant le trajet. Réservée, elle avait beaucoup plus de grace dans sa démarche que le nain. Aussi, Terria remarqua que les pas de celle-ci étaient étouffés naturellement. Sans doute quelqu'un qui savait se montrer discrète.

Ceux-ci l'avait menée jusqu'à la la rencontre de Lamnard. Sa première impression vint alors qu'il terminait son rite isolé de son groupe. Terria avait lu quelques articles au sujet des us et coutumes des peuples en contré éloignée, ainsi observait-elle attentivement les gestes du fervent avant qu'il ne vienne la rejoindre.

- « Vous voyez juste, ou peut-être presque ? » répondit-elle le sourire aux lèvres.

Terria pouvait maintenant mieux voir avec qui elle échangeait. La taille de son interlocuteur l'obligeait à lever la tête puisqu'elle était descendue de son cheval par courtoisie et pour mieux mener la discussion. Le colosse la regardait toutefois avec toute la douceur qu'il avait pu emprunter de sa mère à travers ses yeux bleu. Toutefois, bien que celui-ci portait plusieurs accessoires, rien ne lui renvoyait l'idée d'un objet échangé en gage d'union.

- « Enchantée de faire votre connaissance cher Lamnard Kystrejfter, je suis Miss Terria. Si vous ne me voyez pas prête pour le combat, c'est parce que je suis ici pour votre prochain. Et non, je ne dirige pas d'armé, mais je suis armée d'un plan, une proposition, pour votre prochain victoire en république de Nexus natale. »

Lamnard échangea un regard qui lui renvoyait la confirmation qu'elle avait piqué son intérêt.

- « Je vous écoute. »

Le blond des cheveux de Lamnard lui rappelait celui de sa soeur perdue à l'empire et les cicatrices qui parsemaient son corps par endroit confirmait son passé similaire. Terria chassa ces souvenirs, car il lui était important de se concentrer sur sa proposition. Elle savait très bien que les deux premières minutes d'une rencontre étaient celles qui allaient forger l'opinion de l'autre à son égard. Aussi, elle voulait créer le meilleur impact afin d'assurer la collaboration de Lamnard qui lui était indispensable.

- « Nous avons des intérêts communs à voir certains d'entre nous libérés. Ceux dont je viens vous parler seront un atout pour votre croisade. »

Terria sortit son étui à parchemin. En dévissant le couvercle, elle saisit un papier soigneusement enroulé et le tendit à Lamnard.

- « Il s'agit ici de l'une des réserves marines de la flotte de Nexus. Elle y abrite vivres, bateau de guerre ainsi que protection pour le village voisin. Pourquoi s'en soucier & C'est bien parce qu'il s'agit d'un port clef pour l'échange de marchandises. »

Lamnard avait foncé les sourcils et regardait la lettre qui lui avait été présentée. Elle contenait une liste de tout les items qui pouvaient l'intéresser à suivre le plan de Terria.

- « La marchandise dont on parle ici est la traite d'esclave. Je dois vous présenter en toute honnêteté que ce plan n'est pas sans l'ombre de danger, mais je dispose des outils qui vous permettra de mener à bien cette victoire si nous pouvons convenir d'un arrangement. Qu'en dites-vous ? »

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Lamnard Kystrejfter
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« Répondre #3 le: Avril 17, 2018, 04:27:56 »

Le grand blond resta très courtois et silencieux. On avait plutôt en tête l'image de barbus puants ne sautant de leurs bateaux que pour péter, prendre tout ce qui a trou et engloutir bières et vins des greniers jusqu'à vomir. Malgré son allure de sauvage, il fallait le dire, Lamnard se conduisait comme un homme de bonne éducation. Compte tenu de son passif de docker, galérien et insurgé sanguinaire, c'était une chose bien improbable, mais Terria avait fait son travail et s'attendait à ce genre de comportement. Il ne pouvait avoir survécu si longtemps et obtenu une telle aura sans une certaine conscience du symbolisme et des vertus de la discussion.

En fait, en remontant aux anciens royaumes libres existant autrefois dans les lointaines contrées froides bordant Nexus, beaucoup auraient été surpris par la qualité des négociateurs de l'époque, formés sur le terreau favorable d'Etats tribaux décentralisés et de rivalités incessantes. Leurs entreprises garantissaient rarement la paix, en raison du goût des tribus nordiques pour la guerre ; mais leurs talents et leurs réalisations auraient fait rougir certains diplomates civilisés.

En fait, comme Terria réalisait que Lamnard n'était pas un ignare des techniques de séduction propres à la diplomatie, elle savait qu'il n'était pas complètement dupe quant à sa tactique. Elle s'était efforcée de faire au mieux, et elle avait réussi, cela dit. Le géant tatoué était toujours sur ses réserves, mais il écoutait, et considérait avec une attention réelle tout ce que lui disait la belle rousse, et semblait réellement peser le poids de chaque élément. Avec une allure plus formelle, il aurait pu passer pour un véritable négociateur de métier. Mais il était un chef de guerre et un idéaliste, et cela voulait dire qu'il avait des objectifs très clairs pour lesquels il pouvait se révéler particulièrement souple sur le plan moral, c'était certain. Et en cela, Terria avait l'avantage.

Une fois la présentation initiale terminée, il gratta sa barbiche entre ses deux tresses, fixant un point du sol comme pour considérer tout ce qu'elle avait dit. Il finit par se lever, et lui prit le bras avec délicatesse pour qu'elle le suive. Son cheval, toujours tenu en bride, suivit calmement, telle une vigie dévouée. " Marchons un peu, voulez-vous, " se contenta-t-il de dire tandis qu'ils s'en retournaient vers le gué. L'ambiance était magique, la lueur de la Lune perçant à travers la canopée pour dessiner un kaléidoscope toujours changeant de vitraux naturels sur le sol et les troncs, sublimés par le reflet argenté des lucioles les traversant.

" De combien d'esclaves parlons-nous là ? "
" Lors du pic de la mi-journée, ils peuvent atteindre un stock de 120 têtes. C'est une plaque tournante, ils ne restent jamais plus de quelques heures. "
" Bien sûr. Le réel intérêt, c'est l'impact économique dans le temps. Par semaine, ils doivent atteindre 1500 têtes ? "
" La moyenne est assez proche ; même un peu plus élevée. "
" Si loin au sud ; elle est capitale, sûrement destinée à contrôler les îles du Doyen et les routes au-delà. "
" C'est ça. Mais elle est éloignée, et loin de tout renfort. "

Le barbare soupira profondément, semblant se recentrer pour peser les options. Ils avaient atteint le bord de l'eau. Le clapotis du cours d'eau créait une musique apaisante. Lamnard fixa un instant le flot en silence.

" De quels outils disposez-vous pour faciliter cette entreprise ? "
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Amara
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« Répondre #4 le: Avril 18, 2018, 02:52:07 »

Terria voyait la sagesse dans l'âme de Lamnard. Au delà de son physique, il n'était pas faux de penser que le colosse était un bon stratège. Une position de pouvoir comme la sienne demandait la complicité de plusieurs traits de personnalités. C'est ce que Terria aimait des hommes de pouvoir, aussi se surprit-elle à ressentir un brin d'admiration pour Lamndard. Bien que ce dernier s'engageait dans un combat pour des idéaux qu'elle ne partageait pas, elle ne pouvait nier le travail de ce dernier pour attendre son rang aujourd'hui. Fière fervente de la méritocratie, cet esclave affranchit avait démontré qu'il était digne de sa liberté, il n'en n'était pas de même pour les autres.

Le grand blond les avait conduit plus loin sur le chemin de la rivière. La lune qui brillait haut avait éclairé leur chemin dans les ombres. À leur niveau, un petit bourdonnement sourd pouvait se faire entendre. D'autres compagnons de la nuit dansaient de feux près des buissons et du sol non-loin. Le chant de quelques insectes témoignait de la chaude journée qui venait de se terminer.

- « Ce que je peux vous dire est qu'en une certaine date qui m'est connue, ce village sera presque sans protection. La raison est fort simple, un événement plus gros se prépare ailleurs sur Terria et l'on a prévu prendre une bonne partie des soldats confinés à cette réserve nasale qui sera moins importante pour cette situation. »

- « Qu'est-ce qui vous fait dire que votre information est véridique ? »

- « J'attendais justement cette question. » répondit-elle avec sourire

Terria retira doucement la bretelle du sac qu'elle portait à son dos. Elle avait prit soin d'apporter le nécessaire pour son voyage et son retour si son plan rencontrait un échec. Passant la main furtivement à travers la bouche de son compagnon de voyage, ses doigts qui avaient mémorisé le contenu plus tôt, furent aussitôt dirigés vers l'objet recherché. Terria en sortit un petit paquet. Enveloppé dans de la soie brodée, il était pour dire que quiconque possédait ce bien lui accordait une grande valeur. De mouvements lents, Terria déballa le contenu en tirant sur la soie délicatement comme l'on retirerait les pétales d'une rose. Peu à peu, une lumière partagée entre le bleu et le violet émana de sa main. Une fois le rideau tombé, Lamnard pu enfin apercevoir l'objet mystérieux.

- « Qu'est-ce ? »

Terria tenait encore à la base, le tissu de soi, emballage de choix. Dans sa main se trouvait une pierre particulière. Exposée à l'air, Lamnard pouvait voir une forme similaire au quartz de par ses arrêtes et fines lignes qui la définissait. Toutefois, cette dernière était opaque et possédait une qualité inconnue de son spectateur. Reluisante, elle dégageait également une lueur que l'on pouvait conférer aux flammes, mais sans chaleur. Les teintes qu'elle avait étaient également en opposé avec le soleil, elle côtoyait plutôt l'arc des couleurs froides. Si l'on s'approchait suffisamment, on pourrait constater que la pierre dégage aussi une brume transparente similaire à de la vapeur, mais sans trait apparent autre qu'un aspect purement visuel. 

- « Elle n'a pas encore de nom, mais cela ne la rend pas inintéressante pour le moins. Elle fait partie d'une série de plusieurs sœurs ayant été découvertes près de la frontière de Nexus par le plus grand hasard. »

Un souvenir vif de la nuit avec ce petit marchand frêle lui vint en tête. C'était un soir comme les autres où Terria avait décidé de faire rencontre et chercher une main de plus à son réseau. Elle était tombée sur un chétif buveur. Ce dernier s'était commandé une boisson très dispendieuse qu'elle avait su repérer avant les autres, car elle avait porté attention à ses alentours. Il s'avérait que ce dernier venait tout juste de découvrir une nouvelle ressource et qu'il était maintenant en contact avec l'armée d'Ashnard afin d'investiguer sa découverte. Une partie de plaisir lui suffit, à l'aide de la boisson, à dévoiler son sac et offrir en cadeau à sa nouvelle intéressée, une partie de son nouveau gagne-pain. Elle avait conservé contact avec lui à travers les diverses rencontres au lit et su lui soutirer l'information qu'elle avait présentement. Bien que cet aspirant noble ne savait pas plaire les femmes dans l’accomplissement de sa masculinité, Terria avait calculé qu'il était un mal pour un bien.

- « Elle contient une source magique. » Terria tenta de dissimuler un dégoût alors qu'elle présentait la nature surnaturelle de cet objet.

- « Vous voulez dire que ? »

- « Oui, à long terme, on peut estimer que les royaumes feront des expériences et recherches afin de vérifier ce qu'ils seront en mesure de produire avec celle-ci ou d'en tirer de ses propriétés. Que ce soit pour remplacer l’ancêtre de la forêt comme source d'énergie ou encore pour cracher le feu comme les dragons, cette nouvelle ressource donne porte ouverte sur un monde de possibilité. Vous comprendrez ainsi l'intérêt de Nexus et Ashnard pour celle-ci. »

Terria marqua une pause. Lamndard était en train de réfléchir et de saisir la situation.

- « Soyez rassurée, cet avenir n'est pas pour si tôt. Toutefois, un conflit se prépare plus loin sur le territoire de Nexus. Cet endroit est suffisamment loin du village concerné et surtout en terrain que Nexus maîtrise moins, sur terre ferme. C'est pourquoi elle prendra tout homme disponible à une certaine distance du coeur de ce conflit pour s'assurer qu'Ashnard ne puisse mettre main sur ceci. D'un côté, rien nous dit si la chose est faisable, c'est pourquoi il ne s'agit pas ici d'une guerre imminente, mais plutôt d'un combat de territoire particulier.

Vous suivez toutefois la logique, advenant qu'elle puisse être utilisé par autre que les orfèvres, elle nécessitera d'être récoltée. Qui dit récolte dit travail. Vous savez où je veux en venir. »


Terria se tait, laissant Lemnard prendre la parole et la place dans son plan.
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Lamnard Kystrejfter
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« Répondre #5 le: Avril 19, 2018, 10:10:01 »

Le chef de guerre était perplexe après les révélations faites par Terria. Il avait longuement examiné la pierre que la belle inconnue avait amené avec elle. Comme elle, il avait exprimé un dégoût contenu pour cette chose ; mais il était d'autant plus inquiet du bouleversement que cela annonçait dans un avenir somme toute proche. Si les pressentiments de sa visiteuse étaient justes, cette ... roche ... pourrait changer la face du monde. Ceux qui maîtriseraient cette chose pourraient-ils créer des armes aussi puissantes que celles des mystérieuses matriarches de Tekhos, dont quelques artefacts échappaient parfois à leur vigilance ? Pourraient-ils donner un pouvoir magique au commun des mortels ? Et quelles conséquences pour les esclaves, dos courbés, bêtes de somme laborieuses des industries ashnardienne et nexusienne ? Nul doute qu'ils souffriraient plus qu'aucun autre. Cette chose dégageait une aura malfaisante. Il se doutait que ceux qui seraient employés à l'extraire subiraient des tourments intenses durant de leur courte existence.

Miss Terria avait bien sûr omis de préciser la provenance de cette pierre, la source de ce minerai d'un autre monde. Lamnard l'avait bien noté. Il réalisait qu'elle n'était pas simplement là pour le plaisir de lui offrir une cible exceptionnelle sur un plateau, si tant était que l'information se révèle être exacte. L'agenda personnelle de la demoiselle restait mystérieux, et il n'avait pas encore déterminé si elle travaillait effectivement pour elle-même, ou pour le compte de quelqu'un. Une chose était sure : elle avait la ressource pour faire son chemin pour elle-même, sinon quoi celui ou celle qui l'avait sous son emprise avait un atout formidable, et des ressources nécessairement conséquentes. Il ne savait pas s'il devait admirer cette femme, la craindre ou la repousser.

" Quoi qu'il arrive, à terme, une bonne partie de l'effort de guerre et de travail nexusien passera par cette enclave. Leur en priver, c'est mettre un coup mortel à leurs capacités dans la région, et nuire autant à Nexus ne peut que me faire plaisir ; cependant ... " Il tourna un oeil brillant à la fois de méfiance et d'orgueil vers la belle rousse. " ... l'idée qu'Ashnard, déjà riche en esclavagistes elle aussi, et en mages et démons de surcroît, n'est pas vraiment pour me plaire. "

Les paroles se suspendirent un instant. Terria réalisait que la négociation de ce soir risquait de s'étendre, et que les enjeux risquaient d'augmenter. C'était une tactique tout à fait correcte, pour tout dire. C'était une autre preuve d'intelligence et d'expérience de la part du grand blond, qui faisait décidément faux bond aux stéréotypes courant sur les gens de son espèce. De la même façon que le mélange d'intelligence et de féminité de Terria ne le laissaient pas insensible, l'ambitieuse intriguante risquait de voir sa menue frustration compensée par un autre respect pour cet étranger. Ce n'était définitivement le marchand facile et frêle auquel elle avait pris cette pierre. Saurait-elle seulement s'en tirer en gagnant réellement quelque chose, aujourd'hui ? La question pouvait toujours se poser.

Mais, dans l'immédiat, la nuit se prolongeant et les menaces rôdant dans les bois convainquirent l'aventurier de proposer à la dame la compagnie d'un modeste feu. Ils restèrent sur leur berge, car un petit tas de bois sec pouvait être trouvé non loin, offrant le nécessaire pour un feu pour deux pour ce soir. Son cheval attaché à une branche solide, Terria put trouver un rocher offrant une bonne assise. Après avoir fait partir le feu, l'hôte s'absenta en outre un court instant pour revenir avec plusieurs fourures et coussins. La plupart des coussins furent offerts à la belle demoiselle, qui put presque se créer un divan. On pouvait redouter les odeurs des textiles et fourures sortis d'un bateau de maraudeurs, mais non, l'ensemble était surprenamment propre. Toujours torse nu mais maintenant couvert d'une pelisse ouverte, Lamnard veillait sur le feu tout en poursuivant enfin son raisonnement.

" Ne me trouvez pas grossier, mais j'aimerais autant veiller à ce que Nexus et Ashnard se saignent mutuellement à jamais. "
" Je crois que je peux comprendre ça. "
" Dans ce cas, vous comprenez pourquoi j'hésite. Vous me demandez de vous faire confiance et de remplir votre plan, mais ce plan pourrait bien nuire à ma cause. Qu'est-ce qui devrait bien me convaincre de me lancer sur cette forteresse ? Votre parole ? "

Il ne se montrait ni abrupt, ni agressif ou condescendant, non, il conservait un ton et une attitude parfaitement respectueux et polis ; mais Terria pouvait bien sentir que tout ça ne sonnait pas creux. Il émettait de véritables questionnements, et elle avait besoin de savoir à quel point cela pouvait nuire à ses stratagèmes.

" Je me doute que ma parole n'est pas suffisante. Vous avez sûrement des besoins. "
" Commençons par parler moyens. Je vais avoir besoin du matériel nécessaire à la prise de la place. Même si elle sera pratiquement vide, il faudra des cordes et des grappins pour s'y infiltrer, des armes de qualité pour mes hommes, et de quoi éventuellement acheter complices et informations. Il y a aussi Dortogne. Dans la mesure du possible, le village ne devra pas être inquiété. De toute façon, il pourrait bien se réduire lui-même en cendres sous peu. "
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Amara
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« Répondre #6 le: Avril 26, 2018, 03:33:29 »

Lamnard lui renvoyait l'image d'un grand chef à devenir. Aussi, Terria se surprenait que ce dernier n'était pas déjà dans la mire d'Ashnard. Du moins, possiblement allait-il le devenir sous peu, voyant ses derniers succès. Autant que son voisin commun, les deux nations étaient à craindre pour le sauveur. Or, c'était là le jeu de sa survit, bien que le grand bloc avait réussit à mener jusqu'à présent sa campagne, il fallait aussi penser un coup à l'avance et saisir les opportunités.

- « Bien que vous suivez mon fil d'idée, rien pour le moment nous confirme que cette ressource pourra effectivement être utilisée de la sorte. Les recherches sont encore trop tôt pour confirmer le tout. C'est pourquoi il ne va pas d'un enjeu national pour le moment, mais plutôt d'une guerre de territoire localisé. Cela dit, les deux nations sont pleinement consciente du pari qu'elles prennent avec les ressources qu'elles déploient. Elle doivent jouer le jeu prudemment, car si elles perdent trop d'hommes pour une ressource qui ne peut être utilisée, alors ce sera leur perte. »

Son hôte avait pris soin de les installer confortablement. Terria était heureuse de l'attention que Lamnard apportait à sa proposition ainsi qu'à sa personne. Elle se disait bien que si elle n'était pas capable de l'embarquer dans son aventure, celui-ci pouvait faire un allier potentiel. Seulement, les deux individus ne partageaient pas les mêmes idéaux, mais il avaient suffisamment d'affinités pour se comprendre l'un et l'autre.

C'est sur cette reconnaissance de l'autre qu'ils prenaient siège au feu. Terria appréciait la chaleur brûlante et s'approchait de sa source. Cette vulnérabilité la réconfortait, elle laissait le feu étendre son pouvoir sur son corps afin de la préserver des griffes froides de la nuit. Le parfum de la cendre lui rappelait le réconfort, mais aussi une souche douloureuse de son passé. Faisant le pont avec sa situation, elle se disait qu'il serait également bon de s'intéresser à celui de son interlocuteur. Tout en bon temps.

- « Vous apportez un excellent point Lamnard. Seulement, j'avais autre chose en tête qu'une attaque depuis l'extérieur. Vous voyez, l'une des meilleures stratégies est parfois de frapper en plein cœur. »

Terria plongeait son regard dans celui du colosse, de sa main, elle avait inconsciemment désigné son propre coeur. Elle remarquait à présent que Lamnard n'en avait rien à l'intérêt de la chair. Celui-ci était fixé uniquement sur ses propres objectifs. Terria admirait ce trait de personnalité, elle savait pouvait avoir confiance en les habiletés de ce guerrier.

- « Les esclaves qui entrent et qui sortent transit pour la grande majorité par le port. Nexus est avant tout une puissance économique navale, ce que n'est pas Ashnard. Ainsi, la voie maritime vous permettra d'accéder directement à votre but. Les effectifs seront réduits, mais la masse de gens sera tout aussi abondante. Ceci est donc un moment privilégié, voyez-le comme une eclipse qui vous permettra de passer inaperçu. »

- « D'accord, mais faudra-t-il avant tout passer le contrôle avant d'accéder aux quais. Comme vous le dites, Nexus est avant tout une puissance navale et ses postes de contrôles ne sont pas à prendre à la légère. »

- « C'est exact et c'est aussi la raison pour laquelle je suis ici. Je possède les permis nécessaires afin de vous faire entrer en douce sous le couvert d'hommes de mains et de produits de commerce. Oui, il s'agira ici de vous faire passer comme des esclaves destinés au marché. »

Terria jaugeait la réaction de Lamnard avec prudence. Certes, sa proposition n'était pas des plus délicates, car elle proposait ici au chef de se livrer en partie comme bétail à la vente, ce qui était l'opposé de son but. Seulement, cette ruse ingénieuse pouvait lui faire gagner temps et efforts pour parvenir au coeur de la ville. Celle-ci impliquait de faire confiance à Terria en ce qui concerne sa part du marché. Aussi, quelques hommes de son groupe devaient également assumer le rôle d'homme de main. Donc, il ne s'agissait pas ici de mettre tout l'équipage en sujet à cette situation.

- « Évidemment, pour ceux qui se ferons passer pour esclaves, leurs armes seront cachés, le temps de pénétrer la ville. Nous les transporterons avec nous et au moment de frapper, elles seront disponibles.

Comme vous le voyez, je suis seule, donc ce sont vos hommes et femmes qui auront le réel contrôle, c'est à eux seuls que votre confiance se portera. »


La jeune femme alla fouiller de nouveau dans son sac pour en sortir une bourse qu'elle déposa devant-elle.

- « Pour ce qui est de vos armes de qualités, je connais d'excellents marchants. Ceci devrait être suffisant pour acheter ce qu'il vous manque et vous assurer également un ravitaillement pour votre future, car je doutes que vous n’arrêtiez après cette victoire. Je sens en vous un future plus loin. La route sera longue et vous devez également vous faire des alliés autre que l'équipage. »
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Un temps résident de Son'Da, il a quitté la ville pour mener sa lutte personnelle contre les esclavagistes, écumant côtes et cours d'eau par bâteau.
« Répondre #7 le: Juin 02, 2018, 08:08:00 »

Un homme de pouvoir ayant un avenir se reconnaissait à sa capacité non pas à savoir quand se méfier, mais à savoir quand faire confiance. Depuis que la discussion avait débuté, il ne faisait que jauger son interlocutrice. Ah ! Elle savait parler et inspirer sérénité et relâche dans les cœurs des hommes, et peut-être même des autres femmes. Mais quel était son programme dans tout cela ? Jusque là, elle révélait beaucoup de choses, peut-être pas grand chose comparé à ces objectifs incertains, suffisamment en tout cas pour instiller l'idée d'une confiance donnée de sa part, une confiance dont on pouvait attendre un retour immédiat.

Son objectif, était-ce le bien d'Ashnard, ou le sien ? Quel enjeu pouvait représenter ce théâtre précis dans ses propres intérêts ? Ce n'était pas une philanthrope. Lamnard le constatait sans juger, lui-même était plus un extrémiste qu'un homme bien, il le réalisait à défaut de le changer.
Le plan était audacieux ; le danger immense ; et les conséquences potentielles, vertigineuses. Un revers majeur dans la région pouvait déboucher sur des décennies de désengagement nexusien. C'était à la fois alléchant et vertigineux ; effrayant.

" Je vois où tout cela me mène sans connaître ni l'issue ni votre part. Je peux faire avec ça. Mais il me faudra un gage de grande valeur pour me convaincre de mener l'opération à bien. "
" Un gage de quelle nature ? "
" Quand vos préparatifs seront finis de votre côté, vous accompagnerez vos agents et vous constituerez otage jusqu'à la fin du combat. "

Encore une fois, Kystrejfter ne manifestait ni hostilité ni quelque mauvais sentiment que ce soit
L'usage d'otages était pratique courante dans la plupart des régions de Terra, entre ennemis comme entre alliés, et ces otages étaient toujours traités en invités, libres de leurs mouvements, puisque profitant des conditions que seule une confiance sincère accordait.
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« Répondre #8 le: Juin 15, 2018, 05:52:49 »

Lamnard était tout ce que Terria espérait, et même, plus... Les yeux de ce guerrier blond reflétaient l'intelligence réfléchit d'un chef qui avait l'expérience du combat, mais également d'un visionnaire. Celui-ci n'était pas dupe, et encore moins prêt à se lancer dans une aventure sans filet de sécurité.

Malgré la providence de l'offre, il fallait se douter que le principal intéressé, devant l'ampleur de la tâche, allait vouloir protéger sa peau et celle de son équipage en premier. C'est pourquoi il questionnait celle-ci sur les grandes lignes avant de donner sa réponse.

-Je fournis le matériel, le plan ainsi que les vivres. La seule chose que je demande est votre talent et vos nombres pour le combat afin d'assurer la victoire. Mais je comprends votre nécessité d'un otage, à vrai dire, j'estime que le fait que vous le demandiez est signe que vous savez ce que vous faites.

Toujours assise au pied du rocher, Terria s'abritait des peau apportées par Lamnard. Le feu dansait devant eux et le crépitement apportait réconfort dans ce silence qu'arrachait la pénombre. Regardant l'astre de la nuit, Terria ne pu contenir un baillement, mais elle le cacha poliment du revers de la main.

Il eu un moment de silence, comme si les deux partit pensaient encore, valsant entre les chemins et les possibilités de cette prochaine aventure. Terria en profita pour se désaltérer. Elle sortie sa gourde et apporta l'embouchure à ses lèvres. Un mince filet discret s'en échappa, mais elle vint essuyer le tout de son mouchoir finement brodé.

-Si vous hésitez encore, prenez le temps de revoir le plan de façon plus approfondie avec vos seconds demain. Il se fait tard et, je commence à avoir sommeil. Les songes de la nuit apporterons possiblement réponses à vos doutes et vos incertitudes.

Cette dernière phrase ne se voulait pas pressante, mais plutôt placée dans un contexte pour rassurer son interlocuteur et lui offrir le temps nécessaire afin de prendre sa décision. Il restait encore quelques jours avant le jour J. Heureusement pour elle, Terria pouvait se permettre d'attendre un peu.


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« Répondre #9 le: Juillet 19, 2018, 04:33:30 »

Les interlocuteurs, étrangers l'un à l'autre au début de la soirée, étaient arrivés à une entente et peut-être même à une relative confiance mutuelle en assez peu de temps. Elle n'avait pas tort, Lamnard devrait en discuter avec ses lieutenants demain à la première heure. Même s'il était leur chef et s'ils le suivaient sans discuter, une telle opération nécessitait d'abord un dialogue franc. Tout cela était osé et il faudrait se fier à des étrangers. Kystrejfter pensait avoir trouvé suffisamment de matière pour convaincre tout le monde que la manoeuvre n'était pas un piège grossier et ne se faisait pas de soucis. Il était serein, pour tout dire, et il sentait déjà l'odeur du large rien qu'à penser à leur périple imminent.

Miss Terria s'excusant, il reporta son attention sur le moment et sur elle. Il commençait effectivement à faire froid et à se faire tard, mais il considérait les options de retour et trouva matière à s'inquiéter au vu des lieux et de l'heure. Conformément à la tradition et à sa conscience, il se leva avant elle et se porta à ses côtés pour porter fourrures et affaires jusqu'à ce qu'elle soit debout et prête à prendre la route. Malgré cela, il lui proposa de l'accompagner encore un peu.

" Il se fait très tard et ce village et sa région ne sont plus sûrs actuellement. Il est dangereux de s'aventurer là-bas en pleine nuit. Permettez-moi de vous offrir l'hospitalité pour la nuit. Ma cabine est à votre disposition et nous partagerons le repas avec vous. "

Naturellement, il put sentir l'ombre d'une hésitation sur le visage de la dame ashnardienne, mais il chassa ses doutes d'un revers de la main comme s'ils avaient été palpables, et lui adressa l'expression la plus sincèrement rassurante qu'il puisse afficher.

" Je me permets d'insister. Notre bord ne vaut pas un palais ashnardien, mais la position de capitaine a ses avantages. Et ne craignez rien de la part de l'équipage : vous êtes sous ma protection et nous avons des femmes à bord. "
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« Répondre #10 le: Juillet 24, 2018, 04:18:19 »

Bien qu'une nuit au chaud auprès d'un grand gaillard comme Lamnard ne l'aurait pas déplu, Terria sentie en lui un associé plutôt qu'une proie à gagner par l’appât du sexe. L'hospitalité qui lui était offerte lui indiqua un intérêt pour sa proposition.

- Entendu acquiesça-t-elle

La froide brise de la lune avait fait ressortir le poil de ses avant bras et toute sa peau se retrouva parsemée de ce relief palpable du frisson. Autour, l'activité de prédation des créatures de la nuit avait déjà débutée. Croaillement et boubelement peignaient le paysage de la gamme nocturne.

Octroyant mérite à sa réputation, le fort guerrier se porta à la compagnie de Terria pour la raccompagner en lieux plus surs. Comme Lamnard l'avait avancé, les terres allaient connaître un moment d'instabilité jusqu'à ce qu'une nouvelle instance de pouvoir puisse s'installer et étendre son contrôle. D'ici là, tous allaient être en mesure de porter leur candidature; que ce soit par le sang coulé ou par l'acceptation par leurs pairs.

Terria renvoya un sourire et un hochement de tête en guise de remerciement pour la courtoisie. Rien d'autre n'était nécessaire pour lui faire comprendre que l'hospitalité était grandement apprécié. Ayant la tâche d'apporter ses effets personnels, elle rapatria son sac de voyage et se leva pour suivre le capitaine vers son bateau à fond plat et à voile. La proue, taillée de bois massif, avait été peinte à quelques endroits pour dégager le caractère fort de la créature mise à l'avant; un grand lézard fort que les histoires appelaient dragon. Il était à l'image de son commandant.

Lamnard les emmena au repos promis, la chambre du commandant du navire. Ils avaient croisés sur le pont des membres de l'équipage à bord, occupés à célébrer leur victoire et à guetter l'étrangère auprès de l'un des leurs. Terria avait vu son hôte échanger brièvement avec l'équipage avant de la guider vers les quartiers du grand blond.

L'odeur de la mer pouvait se sentir sur les effets de la cabine. Lamnard possédait quelques objets d'intérêt, possiblement un point de conversation futur pour le voyage qui allait s'annoncer. Terria soupira d'un réconfort, la route à cheval avait tout de même tiré son partit sur sa forme physique et elle était heureuse de pouvoir prendre un peu de repos alors que c'était les eaux qui allaient les guider à bon port.

Naturellement, Lamnard laissa la dame pénétrer après avoir franchit la porte pour laisser l'issue ouverte, accueillant la partenaire de chambre pour, au moins, la nuit.

- Merci Lamnard. Dit-elle sincèrement.

Les deux nouvelles connaissances s’installèrent, puis l'Ashnardienne se tourna vers le colosse, marquant un pause, un silence. Son regard se fit autre;

- J'espère ne pas vous déranger, mais une dame doit faire sa toilette avant le coucher.

Devant la réaction interrogative de son interlocuteur, elle désira se faire rassurante.

- Ne vous inquiétez pas, une coupelle d'eau suffira, j'ai tout le reste.

Jugeant de par son statu, Terria se douta fortement que les us et coutumes de la noblesse n'étaient pas parmi les connaissances que partageait Lamnard. Il était monnaie courante pour les dames de se démaquiller et de se rafraîchir avant d'aller au lit. Il n'était nullement d'afficher de la peau, mais de prendre soin du corps et converser une bonne hygiène. Elle voulu taquiner l'ignorance du guerrier par plaisir.

- C'est normalement un rite intime, quelque chose qu'on laisse les dames faire en privé, mais je n'ai pas de problème à avoir un observateur. Dit-elle en le regardant.

Elle laissa ce dernier deviner ses intentions pour la propreté, laissant planner le mystère de la toilette. Terria s'amusa de l'inconfort momentané qui s'était affiché sur le visage de Lamnard avant qu'il compris qu'il n'était pas question d'une disgrâce, mais plutôt d'une tradition que prenait en estime la haute sphère de la société.

Après ceci, Terria se mit au lit, laissant ses songes prendre le dessus sur son esprit.
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Lamnard Kystrejfter
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« Répondre #11 le: Juillet 24, 2018, 06:55:52 »

Le capitaine avait fait son possible pour que son invitée soit bien installée et ne manque de rien. S'il avait travaillé à Nexus, une des cités les plus civilisées du monde, il avait été un esclave. Pour lui, les subtilités de la haute société, et même de la vie des domestiques savants, étaient des choses quelque peu obscures. Il fit son possible pour remédier au mieux à ses oublis, cependant. Il avait porté à Terria une coupelle de bronze et d'argent de ses propres effets, avec de l'eau propre. Il avait été rassuré par sa gentillesse, mais il se sentait un peu dépassé, et se fit intérieurement la promesse d'épargner quelqu'un capable de lui apprendre ce genre de choses. Il ne passerait ainsi plus pour un ignorant, et espérait pouvoir apprendre certaines choses avant de revoir la belle dame.

Bien qu'elle l'ait autorisé à l'observer pendant sa toilette, il n'en fit rien ; ou presque rien. Il s'était d'abord installé dans un coin de la cabine, assis sur un tabouret et dos tourné, et il avait entrepris de sortir une carte pour s'occuper. Bien qu'il sache naviguer d'après les standards en vigueur dans la marine marchande nexusienne, héritage de ses années de galère, il se fit la remarque qu'il ne connaissait les lieux que parce qu'on les lui avait indiqué. Il ne pouvait lire quels étaient les lieux qu'il ne connaissait pas. Voilà une autre chose qu'il devait changer. Pour une obscure raison, la présence de la diplomate sophistiquée l'avait éveillé à ses propres limites et, bien qu'il se soit probablement montré talentueux tout alors, il se mettait à remarquer ses faiblesses.

Tandis qu'il pensait à l'effet qu'elle avait sur ses pensées, il s'était risqué à un discret coup d'oeil à la fameuse toilette, ce noble rituel qu'il ne connaissait guère. Bien sûr, ses hommes et lui se lavaient, mais pas avec des coupelles et en cabine. C'était une façon assez exotique de procéder. Il fut captivé par la manière apparemment très réfléchie dont elle nettoyait chaque partie de son corps, avec un brin d'absence née de la pratique. A quoi pouvait-elle penser ? Lui, en tout cas, en profita, c'est vrai, pour apprécier ses courbes gracieuses et deviner ses seins fermes dans l'ombre d'une bougie. Il avait croisé bien des belles femmes, mais beaucoup de filles du peuple, souvent plus musclées, marquées par la vie, excitantes par leur énergie et leur avenant. Terria était d'un genre différent. Aussi curieux que ce soit compte tenu de ses actions, il n'avait pas vu de femme de bonne société de son âge dénudée. A vrai dire, les patriciens nexusiens et les nobles ashnardiens des campagnes envoyaient souvent leurs enfants, garçons et filles, en ville dès leur jeune âge, pour apprendre tout ce qui leur serait nécessaire pour remplir leurs fonctions et être bien vus. Lamnard ne donnait pas dans les fillettes et les mères bien mûries. En bref, sa vision le marqua du sceau de la nouveauté et du désir, mais il se détourna bien assez vite, gardant en tête cette scène idéale, avec un brin de culpabilité pour tout dire.

A l'heure du coucher, il la laissa disposer ses coussins et se border. Il avait à bord des effets qui ne valaient pas les plus belles chambres d'Ashnard et Nexus, mais qui lui garantiraient un sommeil confortable et paisible, tandis que le navire entier plongeait dans le silence, le rare mouvement des sentinelles faisant craquer le pont plus haut.

" Les dieux puissent-ils vous offrir des visions apaisantes cette nuit, Terria, " dit-il d'une voix légère tandis qu'elle lui adressait un dernier sourire, avant qu'il n'éteigne la dernière chandelle. Plongé dans le noir, Kystrejfter restait maître de ses pas. Il trouva le chemin du côté opposé du lit, mais, contrairement à ce que Terria aurait pu croire, il prit quelques coussins et des fourures, et il se coucha à terre, juste à côté. La journée ayant été longue pour tous deux, il sombra bien vite, ignorant si elle avait réagi ou non, ou si elle avait, elle aussi, déjà rejoint le pays des rêves.

Au matin, Terria fut réveillée par le bruit d'une corne et de vivats. Le Soleil pointait presque sur les frondaisons des arbres, bien qu'elle ne puisse le savoir à ce moment. Bien qu'elle ne comprenne pas forcément toutes les langues parlées à bord, le mouvement lui indiquait que ce n'était pas une matinée comme les autres. Lamnard ne put lui expliquer, car il avait déjà disparu, mais il revint en cabine les bras chargés. Il s'était changé, semblait baigné et déjà bien réveillé. Pour tout dire, il se levait aux premières lueurs de l'aube pour faire de l'exercice et se mettre en bonne condition pour la journée. Ses bras et ses mains étaient aussi chargés de quantité de choses.

" J'ignore ce que vous mangez le matin, ni si vous faites une ... toilette ... avant ça ... mais je vous apporte une variété de choses : haricots au lard, avoine au lait chaud, pain, confitures, beurre salé ... Vous n'aurez qu'à faire votre choix. Ne vous privez pas ! "

Tandis qu'il disposait les victuailles sur une petite table qui faillit bien en déborder, il la laissa émerger et, le temps qu'elle soit prête à refaire partie des vivants, il avait rallumé des chandelles et ramené une lumière chaude et appréciable à bord.

" Veuillez excuser l'agitation. J'ai fait retarder les préparatifs du départ, mais nous avons beaucoup de choses à faire avant de prendre l'eau et un bon trajet devant nous. Je vous indiquerai la destination, " lui expliquait-il sans empressement tout en faisant tout cela.
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« Répondre #12 le: Août 10, 2018, 01:40:20 »

*pouf*

C'était un son sourd que faisait le bois qui venait d'accueillir son invité pour la nuit. Terria se surprit que Lamnard ne la rejoigne pas au lit, mais son aura l'avait emmené à entrevoir en ce guerrier, une morale droite et un discernement pour ses activités. Il n'était du genre à s'abandonner dans les plaisirs de la chair comme les autres hommes qu'elle avait coutume de côtoyer. Que cela ne tienne, ce personnage était un vent nouveau et Terria démontrait un intérêt pour celui-ci.

- Que la nuit vous soit des plus douces et récupératrice. Lui répondit-elle

Sur cet échange, les paupières de la dame se firent lourdes et son esprit s'abandonna à la nuit. Le sommeil la gagna rapidement et ses songes se révélaient des plus mystérieux. Plusieurs souvenirs faisaient surface. Des figures floues de connaissances qu'elle n'arrivait pas à distinguer venaient la consulter. Puis, un passage avec Alexandre, image d'une nuit torride. Une troisième personne était avec eux, un visage familier encore une fois, mais aucune nom ne venait en tête. Ce spectateur observait la scène et pouvait, d'une fluidité, se déplacer autour des corps comme un troisième oeil.

Le rêve et le souvenir de la passion se poursuivit jusqu'au réveil qui vint abruptement cesser les douces caresses de la nuit par une corne autoritaire. Ce son stricte était un appel à l'ordre pour tous les officiers.

Alors qu'elle ouvrit les yeux, Terria remarqua que son hôte avait déjà quitté son nid et débuté la journée. Son apparence n'était pas encore soignée puisqu'elle venait d'être tirée de son sommeil. Non pas que la léthargie du matin qui l'affectait, mais l'habitude du confort de la bourgeoisie qui s'était installé. Toutefois, son passé d'esclave avait fait d'elle une lève-tôt et quelqu'un qui pouvait rapidement se mettre en action.

Lamnard avait pris soin de rapporter de quoi présenter un bon déjeuner de marin. Aussi, les soins d’apparat et de bonne séance ne passèrent pas inaperçus. Le chef faisait effort pour que sa passagère puisse apprécier les commodités limitées du voyage. Terria voyait dans la suspension momentanée du dialogue l'inconfort de Lamnard pour les coutumes des nobles, dont la toilette. Toutefois, cela ravissait la jeune dame que le guerrier sorte de sa zone de confort pour elle.

Le déjeuner que celui-ci présentait n'avait rien d'extravagant. Les fruits frais, le fromage et les gâteau n'étaient que pour les hautes cuisines. Sur la mer, les convives se devaient de refléter le défi de conservation et de nutrition dont avait besoin l'équipage. Aussi, les marins appréciaient-ils les aliments que l'on pouvait conserver sec et avaler sans trop de préparation. Le travail et le danger qui les guettaient à tout instant les obligeaient ainsi. Seul les grands navires de flotte prestigieux pouvaient se targuer d'offrir un luxe comparable à la vie sur terre ferme.

- Et bien, je tâcherai de remercier convenablement votre hospitalité. Je vais... Laissa-t-elle en suspend le temps de faire son choix

Ne souhaitant pas faire disgrace de l'offre de son hôte, Terria opta pour le déjeuner traditionnel des marins. C'était aussi une façon de témoigner son dévouement et son engagement auprès de ses nouveaux alliés. Ses préférences gustatives l’emmènent à privilégier le pain, les confitures et le beurre salé. Elle goûta aux haricots au lard, se surprenant de ce poids au petit-déjeuner. La substance était visqueuse et dès le premier contact avec sa langue, des ondes parcoururent ses nerfs et virent avertir la dame de la complexité de la saveur. Tout comme le beurre, les haricots avaient ce goût salé. Seulement, ce dernier avait été transféré du lardon mijoté en symbiose. La fine trace de corps gras venait cependant atténuer ce goût fort qui balayait toutes les autres fines saveurs du menu. À son tour, elle goûta également à l'avoine au lait chaud et se surpris du clivage des saveurs. Comparativement à sa bouché précédente, celle-ci faisait allonger la tenue en bouche du goût salé, adoucissant encore une fois, la touche prononcée du lard.

Comme Lamnard lui expliquait les préparatifs de l'équipage, Terria écoutait attentivement. Des postes, comme la vigie ou encore l'entretient, étaient toujours au travail, tandis qu'une autre portion de l'équipage pouvait prendre son repos et alterner au cour de la journée. Ceci faisait en sorte que plusieurs marins avaient un peu de temps libre qu'ils vouaient à de nombreux jeux invités pour tuer le temps et l'ennuie.

Ayant terminé de se rassasier et de se préparer, les deux associés sortirent pour prendre l'air. Au large, le ciel était à découvert, mais l'humidité était déjà forte, malgré les petites heures du matin. Bien qu'elle était à même de deviner la pluie, Terria n'avait pas d'expérience près des côtes et de la mer. Elle se demandait si l'air était à un taux habituel ou annonciateur de perturbations.

Par ailleurs, le souffle des eux devant eux avait bonne odeur et lui rappelait une partie de son déjeuné. L'étendue salée qu'ils allaient devoir traverser les amenaient à une trajectoire sillonnant les côtes d'Ashnard jusqu'au continent de Nexus.

Dans l'autre direction au loin, le vent semblait soulever la poussière créant un nuage fin qui assombrissait l'horizon et qui voilait la route. En plissant les yeux, l'observatrice remarquait que le nuage de terre ne semblait pas se dissiper par un mouvement naturel. Le tout laissait présager un mouvement, une force faisant projeter la terre haut derrière son passage.

- On dirait votre visite

Il fallait s'y attendre, Lamnard attendait de la visite après sa victoire en ville, il l'avait même prédit en voyait Terria.

Au loin, on pouvait distinguer quelques couleurs et un indice indéniable. Des cavaliers arborant drapeaux s’élançaient à trot pressé vers la ville de Dortogne. Sans être suffisament près pour remarquer les motifs ni les images, ceux-ci arboraient les couleurs du rouge et du noir.

- Je vois, du... rouge et... noir... Dit-elle pour avertir Lamnard

Un mauvais présage qui leur était, peut-être, encore possible de fuir. Tout dépendait où Lamnard en était dans ses préparatifs et comment il allait gérer la situation. Terria observa.
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Lamnard Kystrejfter
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Chegnar Guevaring


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Ancien esclave nexusien, c'est un orateur et un mystique, fort et agile, qui a pris les armes contre ses maîtres et suit depuis la voie d'un homme libre.
Un temps résident de Son'Da, il a quitté la ville pour mener sa lutte personnelle contre les esclavagistes, écumant côtes et cours d'eau par bâteau.
« Répondre #13 le: Août 10, 2018, 03:31:24 »

Kystrejfter avait passé une excellente matinée en compagnie de Terria, mais le plaisir touchait maintenant à sa fin. Sa chère compagne devait s'absenter pour ses derniers préparatifs, tandis que lui se rendrait jusqu'aux environs de leur cible pour opérer la reconnaissance des lieux et estimer ses options. Mais les événements leur forçaient la main. Lamnard avait vu le nuage également. Il avait bien aperçu les couleurs à travers le bois fin bordant le cours d'eau. De toute manière, il savait déjà que leur arrivée était imminente. Terria aussi avait identifié la cavalerie. Elle semblait inquiète, mais elle semblait aussi guetter la réaction de l'homme l'accompagnant. Bien sûr, Lamnard était frustré. Il avait insisté pour que les affranchis se dispersent et cessent de s'accrocher à cette localité. Il s'était attendu à un dénouement difficile, et, s'il avait déjà affronté des troupes ashnardiennes, ça avait toujours été en position de supériorité tactique et numérique. Ses hommes, aussi bons combattants soient-ils, n'auraient su rivaliser avec la cavalerie lourde impériale. Il était presque flatté qu'on envoie une telle force en réaction à ses opérations, mais ... Il était temps qu'il quitte Ashnard.

" Chier ... Du nerf, tout le monde ! Navire à l'eau ! Voiles déployées ! Rames sorties ! Allez ! "

Il donnait ses ordres plus pour dissiper les doutes que pour faire agir son équipage. Alors qu'il portait sa voix alentour, la plupart étaient déjà attelés à la tâche. Le navire était resté calé sur les mêmes rondins ayant permis de le hisser sur la berge, aussi deux coups de mandrin plus tard l'embarcation entière glissait-elle brusquement sur les flots. Le grand blond attrapa Terria par le bras pour lui éviter de passer par-dessus bord, tandis qu'elle se laissait déséquilibrer par la surprise. Ce genre de dégagement d'urgence était devenu commun pour lui, mais c'était sûrement la première fois que la demoiselle ashnardienne se retrouvait sur un batiment de guerre en pleine zone de combat. Heureusement, la cavalerie était dirigée sur le village de Dortogne et leur position était écartée. Les risquesd'être pris à parti par des éclaireurs étaient grandes, mais il serait difficile pour les Ashnardiens de répondre à temps à un si prompt départ.

Alentour, tout le monde embarquait dans un désordre organisé. Les derniers effets étaient hissés avec les derniers hommes et femmes restants, trempés mais toujours combattifs. Même le cheval de Terria, perturbé mais attaché, se retrouvait à bord. Le drakkar se retrouva au milieu de la rivière. Malgré sa construction longiligne, il restait grand pour un navire fluvial et, une fois les rames sorties et la voile déployée, le cours d'eau sembla bien plus étroit. Malgré tout, la navigation était souple et précise. Très vite, le bateau était lancé à une vitesse dangereuse en direction de l'aval, mais la maîtrise de l'équipage effaçait toute crainte d'échouage.

" Je suis navré, Terria, mais ces troupes risquent de se demander ce que vous faisiez ici, indemne dans une province en proie à l'anarchie. Nous vous déposerons en aval, je vous le promets, mais nous allons avoir une journée de navigation agitée. "

Le capitaine se sentait vraiment désolée pour l'émissaire et partenaire ashnardienne. Il lui adressait un regard sincèrement meurtri tandis qu'elle pouvait considérer les risques qu'ils courraient encore pendant quelques heures. Il leur fallait mieux se rendre à l'intérieur, où aucun oeil indiscret ni aucune flèche perdue ne viendrait se planter sur elle. Il la conduisit à l'arrière du pont des rameurs, où une cabine obscure mais éclairée de bougies, contenant une table basse, des coussins et des cartes en quantité, leur offrit un abri rassurant et du calme. Nul doute qu'il s'agissait là de l'endroit où les pirates conservaient leurs journaux, leurs cartes et leurs renseignements. Et il y avait quantité de documents.
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Amara
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Née Ashnardienne, mais fille d'esclaves, Amara s'affranchit de son passé sous le nouveau nom de Terria. C'est une grande femme qui aspire au pouvoir par tous les moyens possibles sans se soucier d'un égo ou d'une conscience. Suivant son propre code, elle cherche à trouver de nouvelles proies ou partenaires d'affaires.
« Répondre #14 le: Août 17, 2018, 02:39:21 »

Le spectacle de coordination qu'opérait l'équipage donnait une première expérience à Terria et un regard sur la manière dont Lamnard opérait. Il n'était sans dire que ses frères d'armes savaient ce qu'ils faisaient alors qu'ils terminaient de resserrer les liens des caisses afin que rien ne bouge. Le drakkar était également équipé d'artillerie lourde, une baliste, qui était surveillée par l'un des plus costaud de l'équipage. Celui-ci devait jauger la nécessité d'une éventuelle riposte selon leur plan d'évacuation. La rivière continuait plus loin en se rapprochant un peu de Dortogne. Ceci les exposait à un éventuel conflit rapproché, car à l'inverse, l'amont de celle-ci les poussaient plus loin à l'intérieur du territoire Ashnardien. Évidemment, ce choix offrait une fuite plus sure, mais elle exposait les rebels à la rencontre, plus infortune, de plus grandes troupes et légions de gardes. De plus, rejoindre la mer les obligerait à repasser par cette même rivière, ce qui délayait seulement l'inévitable. Sur cette pensée, la baliste fut chargée.

- Hmmf! Fit-elle en réaction avec toute l'agitation autour d'elle

Terria aimait les hommes forts et sures d'eux. Lamnard ne la décevait pas. Devant toute cette activité, la belle ne pu retenir un sentiment piètre, car elle n'avait aucune aptitude à la bataille. Elle dû accepter rapidement et à contre-cœur que laisser son partenaire d'affaire prendre le tout en main était la meilleure des choses. Fierté et bravoure au rendez-vous, le capitaine la saisit pour la mettre à l’abri. Évidemment, la menace de la pluie des projectiles n'offrait pas une météo des plus favorable à l'observation sur le pont. C'est pourquoi elle fut reconduit dans une cabine obscure illuminée par quelques bougies. L'humidité remplissait la cavité et alourdissait l'atmosphère. Terria pu lire la plus sincère expression dans les mots de Lamnard.

- J'ose croire que vous savez comment mener votre navire à couvert devant ce danger à l'horizon. Si mes souvenirs sont exactes, le responsable de cette troupe commande un escadron habile à se battre en forêt. Je doute que vous n'ayez une confrontation rapprochée, mais... faites attention. La rivière que vous suivez longe la forêt et cette troupe risque de prendre le couvert des arbres à leur avantage, voir à votre surprise.

Se remémorant une nuit mouvementée le mois passé, elle avait séduit le commandant Théophile dans une allée. Ce dernier était sortit penaud d'un établissement où il avait semé la bagarre. Ayant vu la taille de sa bourse et le reflet d'une médaille en or, Terria avait déployé ses meilleurs atout pour remonter le moral de ce pauvre homme. Ce dernier tomba sous le joug de la chasseuse, s'abreuvant des compliments jusqu'à en tomber ivre d'amour et de passion. Ceci les avaient amenés jusqu'aux appartements luxueux du commandant en pleine ascension. Solidement accroché à la toile, piège qu'avait tissé la belle, celui-ci avait pris en confiance de lui parler grandement de sa position et de ses projets. Terria ne faisait que nourrir son envie et sa vanité. Malheureusement pour elle, bien que Théophile lui avait donné plus d'information qu'elle ne l'espérait, il lui avait également déposé quelques bleus lors de cette nuit; certains hommes avaient été endoctrinés par l'art de la guerre jusque dans les profondeurs de leur âme. Usant de la boisson à son avantage, elle avait pu trouver une issue de secours et se faire oublier de celui-ci.

- Lamnard... Marqua-t-elle ensuite d'une pause

- Vous pourriez m'apporter mon sac? lui demanda-t-elle

Ne voyant pas pourquoi lui refuser cette demande, celui-ci hocha la tête.

Il était le cas de le dire, Terria avait plus d'un tour dans son sac. Si elle ne pouvait être d'une utilité au grand blond auprès de ses forces armées, aussi bien mettre ses méninges à l'oeuvre. Ayant inspecté le territoire avant de venir, elle avait apporté une carte du territoire où avaient été annotés plusieurs informations qui pourraient possiblement les aider dans leur retraite ainsi que quelques objets.

Au loin, la Cavalerie atteignait Dortogne et se mettaient à la recherche des principales figures à la tête de la rebellion. L'On ne pouvait encore confirmer à distance si les misérables étaient à couvert ou encore si la milice volontaire avait quelque chance de résister. Nul doute que le drakkar s'affichait au loin comme étant un bâtiment naval hors du commun pour ces terres. Il allait tôt fait d'attirer l'attention de la cavalerie. Était-ce pour le mieux des habitants? Intrigués par le navire en fuite, les soldats offraient une seconde change aux malheureux de se sauver des ennuis, à défaut d'être pris comme la cible de cette bande d'inquisiteurs ashnardiens. Par intuition, Terria savait que le commandant allait chercher retribution et s'en prendre directement à Lamnard.

Et s'il s'approchent suffisamment, il engageront à distance, pensa-t-elle.
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