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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Blood will flow [PV: Dowell]  (Lu 307 fois)
Arphélia Von Krone
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« le: Février 13, 2018, 12:09:52 »

Les dons. S'il y avait bien une chose dont le couvent ne pouvait se passer, c'était ça. Comme tous les mois, Arphélia et les autres soeurs étaient chargées de quémander auprès des civils. Souvent par groupe de deux, elles tenaient un petit stand en pleine rue dans l'espoir qu'on leur verse un peu d'argent. Même si le couvent ne manquait pas tellement d'argent, les dons leur apportaient une aide non négligeable.

C'est donc tout naturellement que la jeune Arphélia attendait dehors, vêtue de sa longue robe bleue, caractéristique de sa profession. Les rayons du soleil tapaient sur sa peau blanchâtre, lui faisant fermer les yeux pour mieux savourer cet instant. Rares étaient les occasions où elles et ses soeurs étaient autorisées à se promener en ville. Il ne s'agissait pas d'une réelle promenade, certes... Mais Arphélia y tenait. Marcher, échanger, côtoyer des personnes normales... des hommes, aussi.

Les hommes. Chaque fois qu'elle sortait, elle sentait leur regard envieux sur ses courbes. Certains la regardaient comme si elle n'était qu'un vulgaire bout de viande, d'autres comme si ils étaient prêts à quitter leur femme pour elle... et ce n'était pas pour déplaire à la petite nonne qui aimait se sentir désirer. Tout sourire, elle fredonnait un petit air avant que ses prunelles ne se posent sur la Mère Supérieure qui s'approcha pour lui annoncer qu'aujourd'hui, elle serait seule. Stupéfaite, Arphélia ne comprit pas tout de suite mais on lui expliqua qu'une des nonnes était tombée malade.

- D'accord, mais... Pourquoi ne pas m'inclure dans un groupe avec deux autres soeurs ?

La Mère Supérieur ne répondit pas tout de suite, trop occupée à chercher le petit sac dans lequel sa fille pourrait y glisser l'argent récolté.

- Arphélia, tu es une grande fille. Je sais que ce n'est pas habituel mais aujourd'hui, nous faisons une exception. Tout ira bien pour toi, Dieu nous protège.

"Dieu nous protège"... Elle avait peine à y croire. La petite blonde n'aimait pas quémander... et encore moins faire du porte à porte. Mais là, elle n'avait pas le choix. Tout ce qu'elle espérait, c'était éviter les mauvaises rencontres. Attrapant le petit sac en tissu, elle quitta le couvent pour partir en direction de la ville.

Fort heureusement pour elle, les gens semblaient de bonne humeur. En même temps, Arphélia était plutôt douée dans l'art de Convaincre. Lorsqu'elle avait à faire à un homme, il lui suffisait de lui offrir son plus beau sourire pour qu'il lui cède un peu de sa fortune. Après une heure passée au Centre-Ville, elle se dirigea vers un gratte-ciel immense, un peu isolé de la foule. Puisque la porte était entrouverte, elle se faufila à l'intérieur avant de refermer derrière elle. Le bâtiment était plutôt luxueux et elle espérait tomber sur des personnes fortunées.

Avant d'envisager quoique ce soit, elle prit le temps de fixer son reflet dans la glace. Elle remit sa coiffe, balaya les quelques mèches de cheveux qui lui barraient la vue et s'assura que sa peau était complètement dénuée d'imperfection. Si le responsable la surprenait à faire du porte à porte, elle allait devoir négocier sévèrement pour ne pas se faire virer. Et pour cela, elle devait être Impeccable.

Soufflant brièvement, elle prit son courage à deux mains et monta les marches pour aller toquer à toutes les portes, une à une. Bien évidemment, sa visite ne plut pas à tout le monde et elle se rendit bien vite au dernier étage pour éviter de se faire prendre. Un adorable petit sourire au visage, elle toqua à la dernière porte, s'attendant à ce qu'une énième femme vienne lui ouvrir pour la gronder.
« Dernière édition: Février 13, 2018, 12:23:28 par Arphélia Von Krone » Journalisée
Alexandre Dowell
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« Répondre #1 le: Février 13, 2018, 12:42:25 »

Alexandre n’aimait pas Tekhos. Clairement pas. La ville était grossière, sale, puante, et abritait en elle tout ce qu’il abhorrait chez l’être humain. Comment des individus capables de bâtir de si grands immeubles pouvaient-ils à ce point pervertir et souiller tout ce qu’ils faisaient ? Chaque fois qu’il se rendait à Tekhos, Alexandre avait des migraines, sans trop savoir à quoi il pouvait les assimiler. Était-ce une conséquence de toutes les ondes électroniques qui passaient dans la ville ? Un rejet contre cette technologie excessive ? Contre cette société hyper-consumériste où tout était une invitation grossière au sexe ? Partout, une invitation à la débauche. La Nature était pervertie ici, par des actes qu’il ne comprenait pas. De base, la logique tekhane lui était d’ailleurs incompréhensible. Pourquoi détester à ce point les hommes ? Ça, plus que tout le reste, avait le don d’irriter le noble vampire. Lui qui était un suzerain ashnardien, devant qui les gens s’inclinaient, il essuyait ici le mépris de salopes en tenues moulantes. Dur à accepter.

Le vampire venait très rarement à Tekhos. Mais il était contraint d’y aller, car il participait à un important sommet entre les Tekhanes et les Ashnardiens, destiné à renégocier des accords militaires dans le cadre de la lutte contre les Formiens. Une tâche importante, qui permettait à Alexandre de bien se faire voir, et de mettre en avant ses connaissances juridiques. En cette fin de journée, il était d’ailleurs dans son bureau, analysant des traités juridiques, consultant des commentaires, lisant des études et des rapports, une bouteille de sang frais à proximité. Il en avait rempli un verre, qu’il buvait régulièrement. C’était le sang de l’une des Terranides de son domaine. À défaut de pouvoir leur trouver une utilité quelconque, il les traitait, les saignant régulièrement pour s’assurer qu’elles fournissent un sang de bonne qualité. Élevées dans des fermes sanguines, elles étaient régulièrement pompées, et ce sang avait au moins l’avantage de calmer ses nerfs... Même si l’afflux de sang en lui avait aussi pour corollaire d’augmenter son taux d’adrénaline, rendant son corps plus sensible, ses sens plus aigus... Et influant aussi, entre autre, sur sa libido.

L’homme portait une chemise blanche à manches longues, avec un pantalon et une cravate. Une tenue très sobre, très professionnelle, même si la cravate était légèrement abaissée. Le vampire attrapa son verre, et en but le contenu, avant d’entendre quelqu’un toquer à la porte. Troublé, il regarda l’heure sur une horloge. Était-ce la délégation ?

*Non, il est bien trop tôt...*

Alexandre disposait certes d’une caméra permettant de voir qui sonnait à la porte, mais il préféra se lever, et marcha rapidement. D’une main, il déverrouilla la porte, l’ouvrit... Et s’arrêta sur place, fronçant légèrement les sourcils en voyant une religieuse devant lui. Croyant avoir une vision, il cligna légèrement des yeux.

« Hm... »

La femme lui fit un ravissant sourire de benêt, qui lui rappela à quel point il avait horreur de l’Ordre Immaculé... Et il observa ensuite le corps de la femme, détaillant ses formes langoureuses, l’absence notable d’une combinaison moulante en latex, et sentit l’adrénaline affluer de nouveau en lui.

« Vous voulez quoi, ma sœur ? » demanda-t-il néanmoins, poliment, quoique avec une voix légèrement rauque.
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« Répondre #2 le: Février 13, 2018, 01:13:35 »

La porte s'ouvrit et ses grands yeux bleus se posèrent sur l'individus face à elle. Il ne s'agissait pas d'une femme mais d'un homme... un homme bougrement attirant. Perturbée par cette beauté sauvage, il fallut un certain temps à la nonne pour reprendre ses esprits. Son sourire disparut et ses joues ne tardèrent pas à rosir. Bordel, ce qu'il était sexy !

Elle suivit son regard, constatant avec stupeur qu'il observait ses formes. Il est vrai qu'Arphélia était plutôt... généreuse. De tout le couvent, elle était très certainement la plus gourmande et il était aisé de le remarquer étant donné ses courbes. Pour autant, elle n'était pas grosse. En surpoids... peut-être, oui. Légèrement.

Le bel homme prit la parole, faisant déglutir la blonde qui venait d'oublier son discours. Sa voix était grave, séduisante, et il lui fallait faire tous les efforts du monde pour rester professionnelle.

- Eum... je... je m'appelle Arphélia. Je m'excuse de vous déranger mais... j'imagine que vous connaissez l'Ordre Immaculé, n'est-ce pas ? parvint-elle à articuler, péniblement.

Evidemment qu'il le connaissait. Question idiote. Sans trop lui laisser le temps de répondre, Arphélia reprit la parole avec un peu plus d'assurance.

- Une fois par mois, mes soeurs et moi même nous rendons en ville dans l'espoir de récolter des fonds. Et... et ces fonds permettent de... euhh...

Elle ne prit pas le temps de terminer sa phrase, trop occupée à observer ses vêtements. Malgré son faible pour les voyous, elle aimait qu'un homme prenne soin de lui et, en l’occurrence, celui-ci correspondait parfaitement à ses critères. Elle regardait ses yeux, ses longs cheveux corbeau, ses sourcils froncés et cette bouche pâlotte qu'elle imaginait moelleuse. La pauvre n'était plus habituée à la compagnie des hommes et celui-ci était d'une telle classe qu'elle en perdait tous ses moyens.

- Pardonnez-moi, je suis un peu étourdie...

Dit-elle à voix basse, serrant son petit sac en tissu contre elle. Quelle cruche ! La voilà qui ne savait plus quoi dire, ni quoi faire, d'ailleurs. Un long silence s'en suit, embarrassant Arphélia qui sentait son coeur s'emballer dans sa poitrine. S'il ne lui claquait pas à la porte au nez dans l'instant, il n'allait très certainement pas tarder à le faire !
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Alexandre Dowell
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« Répondre #3 le: Février 13, 2018, 01:36:29 »

Les Tekhanes vivaient dans un monde aseptisé, où tout était réglé comme du papier à musique. Un gramme de trop sur leurs courbes déclenchait une rafale de régimes et de programmes nutritionnels aussi invraisemblables qu’écœurants. Un culte de l’apparence parfaite qui conférait au ridicule. Là, il voyait une femme qui correspondait davantage à ce qu’il aimait. Pour le dire simplement, cette nonne avait le profil d’une parfaite bombe sexuelle, avec sa généreuse poitrine, ses yeux bleus profonds, sa taille élégante, ses formes anguleuses et généreuses... Et, pour ne rien arranger, il sentait l’émoi de cette jeune femme, ses sens vampiriques percevant l’accroissement sanguin dans la poitrine de la jeune femme. De quoi le troubler davantage, lui qui faisait déjà face à son adrénaline en fureur. Dowell resta donc silencieux, laissant le soin à la femme de parler.

D’une douce voix cristalline, la nonne expliqua venir de la part de l’Ordre Immaculé, et mener une quête. Une quête pour... Pas de réponse. Alexandre sourit alors. Il était un vampire. Élégance et sauvagerie, les deux facettes de l’être humain, étirés à l’extrême dans le corps des suceurs de sang. Et, visiblement, ce bon vieux magnétisme vampirique devait encore continuer à faire effet. Au corps défendant de la nonne, Alexandre avait aussi appris à maîtriser la magie rouge, cette redoutable magie du sang qui influait sur les autres.

*Trop de confiance en la technologie, les Nexusiens entraînent mieux leurs religieuses à résister à ce genre de choses...*

Tout d’un coup, lui qui était tenté de rejeter cette femme sans plus d’empressement, se décida finalement à la laisser rentrer. Elle lui avoua être confuse, et il sourit donc, tendrement, délicatement, révélant une série de dents blanches, cristallines, presque trop parfaites pour être honnêtes.

« Ce n’est rien, c’est normal. C’est l’humilité naturelle des religieuses de l’Ordre Immaculé, non ? Entrez donc, ma sœur. »

Il s’écarta, et la laissa passer, puis referma la porte derrière eux. Il observa brièvement son dos, et, pendant quelques instants, fut si proche d’elle qu’il huma son odeur naturelle, s’en délectant. Ses pupilles virèrent même au rouge pendant une ou deux secondes, puis il se déplaça lentement.

« Pardonnez-moi, je ne suis guère familier avec les pratiques de l’Ordre Immaculé. À Ashnard, l’Ordre a beaucoup moins d’influence qu’ici. »

Tekhos avait traditionnellement été un royaume proche de l’Ordre Immaculé, après tout. Réalisant qu’il manquait à tous ses devoirs, il la regarda encore :

« Je m’appelle Alexandre. »

Ton poli, ton contenu... Mais il n’aimait toujours pas autant l’Ordre Immaculé, même avec de jolis seins. Après tout, à Ashnard, ils auraient plutôt eu tendance à vouloir le brûler vivant.

« Vous voulez boire quelque chose ? À moins que l’un de vos nombreux vœux ne vous interdisent cela ? »
« Dernière édition: Février 13, 2018, 01:56:04 par Princesse Alice Korvander » Journalisée

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« Répondre #4 le: Février 14, 2018, 12:36:52 »

Un sourire parfait se dessina sur son beau visage et c'est à peine si Arphélia parvint à détourner son regard de ses dents impeccables. Même son haleine dégageait une odeur des plus enivrantes... Pourquoi Tekhos avait-elle autant de mal avec les hommes ? Celui-ci était parfait. Trop parfait, même. Elle l'écoutait attentivement, s'empourprant d'avantage lorsqu'il lui proposa d'entrer. Entrer...? Chez lui...? Non. C'était insensé.

- O-...ohh... Je ne voudrais pas vous offenser mais... je ne peux pas me permettre ce genre d'écart.

Et surtout pas avec un homme, qui plus est. L'idée était extrêmement tentante et la nonne savait qu'il refuserait probablement de lui donner de l'argent si elle n'entrait pas. Pourtant, elle était persuadée que cette invitation n'était pas anodine... ou du moins, elle l'espérait secrètement. Puis, alors qu'elle envisageait de faire demi-tour, une voix grave se fit entendre dans les escaliers. Le concierge. Il semblait furieux et, à en juger par ses paroles, il en avait après elle. Quelqu'un s'était plaint.

Perdue, Arphélia hésita un instant. Elle risquait d'avoir de gros ennuis si elle se faisait prendre mais puisque le vampire s'était écarté pour la laisser entrer, elle s'engouffra à l'intérieur. Avait-elle fait le bon choix ? Sûrement pas. Le coeur palpitant, elle n’osait plus bouger et leur proximité soudaine la fit frémir. Puis, le jeune homme lui expliqua qu'il venait d'Ashnard et la nonne hocha la tête en guise de réponse. Elle aurait apprécié qu'il lui donne l'argent tout de suite pour pouvoir filer mais elle se doutait que les choses n'allaient peut-être pas se passer aussi facilement... Néanmoins, il n'avait pas verrouillé la porte. En cas de problème, elle pouvait encore fuir.

- Je suis enchantée, Alexandre.

Lui dit-elle poliment après qu'il se soit présenté. Sa voix manque clairement d'assurance, preuve qu'il lui fait beaucoup d'effet. Le fait qu'il lui propose à boire la fit légèrement sourire mais elle ferma les yeux, secouant négativement la tête.

- C'est très aimable de votre part mais je ne peux pas.

Toujours plantée devant la porte, Arphélia continuait de serrer son petit sac de tissu contre elle. Et si il l'avait attirée ici pour lui voler son argent ? Non. Vu son appartement, il est clair qu'il ne manquait pas de moyens. Alors, pour quelle raison ? Par simple politesse ? Confuse, la petite blonde se gratta légèrement la joue du bout de l'index avant de prendre la parole.

- Eum... Je vous disais donc que les dons servent à rénover l'église... et... ils permettent également d'offrir un peu de nourriture aux personnes qui n'ont pas les moyens de manger à leur faim...
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« Répondre #5 le: Février 14, 2018, 01:13:11 »

« Hmmm... C’est très sage de votre part. Je me demande comment vous autres appelez ça... Vœu d’abstinence, peut-être ? C’est assez contradictoire, de parler d’abstinence à Tekhos... »

Peut-être devait-elle commencer à se dire qu’il y avait quelque chose d’anormal chez cet homme ? Était-il normal qu’il la fasse rentrer chez lui si facilement ? Et puis, quand on savait ce que les Tekhanes disaient sur les « mâles »... Elle devait sûrement craindre pour sa santé, ou s’attendre à un piège quelconque. Sur ce point, on ne pouvait pas lui donner tort. Alexandre restait calme, mais il avait en fait l’impression que son corps était comme en ébullition, chauffant à l’intérieur de sa poitrine. Le sang terranide se diluait en lui, et il songeait à sa batterie sanguine sur place. Quand il avait songé tantôt aux Terranides de sa ferme, ce n’était pas pour rien... Récemment, des esclavagistes lui avaient offert un précieux cadeau, une Terranide parfaite, qui avait croisé la Reine de Nexus en personne. Sur ce point, Alexandre doutait de la sincérité de ces marchands de tapis, mais il avait inspecté de très près la marchandise, et l’avait trouvé idéal pour son séjour à Tekhos Metropolis.

Il se tenait donc devant la religieuse, qui lui expliqua patiemment que les dons serviraient à aider les pauvres, les démunis, ce qui lui arracha un léger rictus sardonique.

« Voyez-vous cela... Je me demandais aussi d’où venaient les fonds servant à entretenir les palais des prélats et leurs robes soyeuses... »

Cette femme semblait toutefois sincèrement croire à cela. Une niaise, surtout quand on savait que l’Ordre Immaculé n’exerçait plus qu’une influence très résiduelle à Tekhos. Alexandre se déplaça encore un peu, et regarda brièvement la porte fermée. Elle était à côté du salon, avec la clef sur la serrure, et il réfléchit brièvement.

« Vous vous démenez donc pour les faibles, pour protéger la veuve et l’orphelin... »

Il s’approcha lentement d’elle, et sourit à nouveau, malicieusement, observant encore les formes.

« Vous, vous ne devez pas avoir ce problème, n’est-ce pas ? La religion a toujours été très douée pour ce qui est de prendre, bien moins quand il s’agit de redistribuer les richesses qu’elle s’accapare... »

Alexandre se tut brièvement. Il n’avait aucune raison de jouer davantage avec cette religieuse, mais poursuivit quand même.

« Vos vœux vous imposent de venir en aide aux autres, n’est-ce pas ? Personnellement, je méprise les assistés et les paresseux qui s’engraissent sur le dos des méritants, mais je ne veux pas avoir mauvaise conscience. Il ne faudrait pas risquer d’attirer l’ire de Sa Sainteté Suprême, n’est-ce pas ? Je vais aller chercher de quoi vous sustenter. »

Son bureau étant situé de l’autre côté du penthouse, il longea la femme, et se retrouva près d’elle pendant quelques instants, juste le temps de glisser :

« Attendez-moi là. »

Il partit alors, filant dans son bureau, et ferma la porte derrière lui.

Pendant ce temps, un silence s’installa dans la pièce, qui fut brusquement rompu par de curieux petits bruits émanant de la porte fermée. Comme des... Des espèces de couinements, de gémissements. On aurait pu croire qu’une sorte de chat était enfermé derrière, vu la faiblesse des cris. Mais Alexandre avait demandé à la nonne de rester là, sans préciser ce qu’il y aurait derrière cette porte, et sans vraiment lui interdire de l’ouvrir... Surtout que la clef était dans la serrure. Et puis, à bien regarder autour, la religieuse aurait pu voir, dans un coin, une litière avec une gamelle d’eau et une gamelle comprenant des croquettes.

Que pouvait-il y avoir d’autre derrière cette porte qu’un chat ?
« Dernière édition: Février 14, 2018, 01:22:15 par Princesse Alice Korvander » Journalisée

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Arphélia Von Krone
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« Répondre #6 le: Février 14, 2018, 01:56:03 »

Elle haussa les sourcils devant sa pique, surprise de l'entendre dénoncer l'Ordre comme si de rien était. Comment pouvait-il affirmer ces choses alors qu'il ne vivait même pas à Tekhos ? L'envie de lui répondre la démangea mais elle ne dit rien, suivant plutôt son regard lorsque celui-ci se posa sur une porte un peu plus loin. Même si cet acte pouvait paraître innocent, Arphélia ne put s'empêcher d'être suspicieuse. Après tout... Les hommes à Tekhos n'ont pas bonne réputation.

Il s'approcha légèrement, faisant reculer la nonne qui percuta la porte d'entrée. Prise au piège, elle se dandinait d'inconfort alors que ses yeux trahissaient sa peur. Mais il continuait à baver sur l'Ordre et, cette fois-ci, elle ne put s'empêcher de lui répondre.

- Et d'où sortez-vous ces accusassions douteuses ? Vous n'êtes pas d'ici, à ce que je sache. Visiblement, vous ne savez pas de quoi vous parlez.

Le regard sévère, elle voulut poursuivre sur sa lancée mais il l'en empêcha, prenant de nouveau la parole. Furieuse après cette nouvelle pique, elle entrouvrit la bouche pour lui répondre mais il s'éloigna, pour son plus grand soulagement. Fiouh... Cet homme exerçait une telle pression...! Puisqu'elle était seule, Arphélia en profita pour observer l'appartement mais son regard revint bien vite sur cette porte qui avait attiré son attention.

Hésitante, elle se demandait si elle devait l'ouvrir. Non ! Ça ne se fait pas ! Tiraillée par la curiosité, elle avança d'un pas avant de s'arrêter brutalement. De petits bruits émanaient de derrière la porte. Des bruits étranges... Semblables à de petits couinements. Un animal ? Mais pourquoi diable enfermer un animal derrière une porte fermée à clé ?

Son coeur se mit à palpiter à tout rompre dans sa poitrine, se préparant déjà à ce qu'elle s'apprêtait à faire. Oui. Elle avait ouvrir cette porte. D'une part pour s'assurer qu'il s'agissait bien d'un animal, d'autre part pour le libérer. Un bref coup d'oeil dans la direction où était parti son hôte et elle s'approcha de ladite porte pour y faire tourner la clé le plus silencieusement possible. La porte s'ouvrit et une odeur particulièrement forte vint agresser les narines d'Arphélia qui eut pour réflexe de reculer. Puis, lorsqu'elle découvrit ce qui se trouvait à l'intérieur, elle vint plaquer ses deux mains sur sa bouche pour ne pas hurler. Mon Dieu... quelle horreur !
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Kõya Breathless
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Jeune hybride chatte qui se trouve être une rebelle dans l'âme. Pas facile à dresser !
« Répondre #7 le: Février 20, 2018, 09:46:34 »

Depuis combien de temps Kõya se trouvait ici, dans cette demeure, elle avait perdu la notion du temps depuis bien longtemps. Rien n'était vraiment plus très claire dans sa tête. Tout ne tournait pas rond, elle était totalement perdue. C'était très rare pour cette Terranide qui normalement explosait de vitalité et de joie de vivre.

Aujourd'hui, elle était au fond du trou. Attachée dans une pièce totalement noire. Des chaînes reliaient ses bras au-dessus de sa tête, et des autres écartaient ses jambes sur les côtés. Elle pouvait quand même se mettre sur les genoux, mais pas totalement s'assoir c'était une position des plus douloureuse car tout son poids tenait sur ses bras. Un bandeau lui cachait la vue, mais s'il faisait noir, Kõya était nyctalope (on savait bien que c'était une salope, mais non nyctalope ça veut dire...) elle pouvait donc voir dans la nuit. Le bandeau était donc important pour la perdre, pour ne plus trouver de repaire autour d'elle. Entre ses lèvres un gag ball l'empêchant de parler, elle ne pouvait que pousser des gémissements pour s'exprimer. Enfin quand elle était dans cette salle. Pour le reste Kõya était totalement nue... Des instruments sexuels se trouvait dans la pièce autour d'elle. On ne vous fait pas de dessin.

Comment Kõya s'était retrouvée ici ? Après avoir rencontrée la Reine de Nexus et ne voulant pas abuser de sa générosité elle rentra chez elle. Dans un premier temps, elle se fit accompagner, puis remerciant encore et encore les soldats, la terranide décida de finir sa route toute seule. On va dire que c'était assez gênant de se faire escorter de la sorte et ce n'était pas du tout dans les habitudes de la neko qui était au fond une femme assez simple.

Malheureusement, ce qu'elle ne savait pas c'était que des hommes suivaient la petite troupe depuis un bon moment. En même temps Kõya avait fait parler d'elle déjà avec l'attaque du démon, puis avec la Reine de Nexus. Et des esclavagistes c'étaient dit qu'il allait pouvoir toucher un bon petit pactole avec Kõya. Ils attendirent le bon moment pour s'attaquer à leur proie, s'assurant bien que plus personne n'était avec elle. La terranide essaya de fuir, faisant preuve d'une grande agilité et de rapidité. Mais ce n'était pas suffisant cette fois. Le nombre fait la force... Et les esclavagistes avaient bien préparé leur coup. Tombant dans leurs mailles l'hybride ne pouvait plus rien faire. Quelques jours plus tard, elle fut vendue à un homme des plus cruels avec elle. C'était la pire personne qu’elle n’avait jamais eu comme soi-disant Maître. Car bon Kõya n'avait jamais accepté d'avoir un Maître se rebellant à chaque instant ne se laissant nullement faire... Et avec cet homme, même si elle vivait un calvaire elle ne l'avait encore jamais appelé Maître. Cela impactait surement sur la situation où elle se trouvait actuellement...

Les oreilles de la terranide bougeaient en fonction des bruits aux alentours. Et quand elle entendit la voix d'une femme qui disait être une soeur... Une nonne ! Une femme qui croyait à un Dieu. Dieu qui n'existait pas pour Kõya sinon elle n'en saurait pas là... A moins que ce soit Dieu qui envoie cette femme allons savoir ! Mais c'était l'occasion pour appeler de l'aide, pouvoir s'échapper de cet Enfer. Et quand elle eut l'occasion, quand elle sut que son bourreau venait de partir, la terranide se mit à pousser des gémissements.

"Hmmmmf... Hffff..."

A bout de force, elle donnait toute l'énergie qu'elle pouvait secouant ses bras pour faire résonner ses chaines. Le déclic de la porte. Victoire, elle se redressa alors brutalement tirant fort sur les liens qui la retenait. Perdant l'équilibre avant de nouveau se hisser. Si elle pouvait parler elle tirait simplement : AIDEZ-MOI ! et bien sûr... FUYEZ !
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Alexandre Dowell
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« Répondre #8 le: Février 20, 2018, 11:52:36 »

Sa discussion avec la nonne eut un effet secondaire imprévu, celui de réveiller la Terranide trop tôt... Ou peut-être l’avait-il calculé ? Qui sait, Dowell était connu pour être un manipulateur et un calculateur. Il était un avocat, après tout, et, quand on lui parlait de droit, Alexandre raisonnait toujours comme un joueur d’échecs. Il fallait, non seulement prévoir un coup judicieux, mais aussi, et surtout, anticiper ce que l’autre allait faire. Cette petite religieuse qui était entrée dans l’appartement d’un mâle irait-elle ouvrir la porte ? Lui offrirait-elle le prétexte dont le vampire avait besoin ? Bien qu’éloigné d’elle, ses instincts vampiriques étaient amplifiés, ce qui fit qu’il entendit clairement la Terranide gémir, les chaînes cliqueter...

...Et, le temps qu’Arphélia comprenne ce qui se passait, elle heurta la silhouette d’Alexandre, dans son dos. Ce dernier la toisait en hauteur, un sourire enjoué sur les lèvres, mains enfoncées dans les poches de son pantalon.

« Je vois que vous avez fait connaissance avec ma réserve de sang... »

Là, dans le noir, avec cet appartement tamisé, les yeux rouges d’Alexandre s’illuminèrent pendant quelques secondes, et, si Arphélia pouvait encore avoir des doutes sur sa nature profonde, les canines qui pointèrent le long de son sourire durent tous les balayer.

« Elle s’appelle Koya, elle vient de Nexus. Des esclavagistes l’ont ramassé dans la forêt, et l’ont vendu à mon clan. J’ai toujours trouvé bizarre l’attirance des gens pour les Terranides, mais ils forment un excellent mets. Leur sang est vif, énergique, tonique... »

La petite nonne semblait blême, et les battements nerveux de son cœur provoquaient une douce symphonie dans l’esprit du vampire. Il la repoussa alors légèrement, juste pour qu’elle rentre dans la pièce. Le spectacle de Koya était, du reste, assez impressionnant. Nue, elle était agenouillée sur le sol, bras écartés et maintenus par des chaînes. De la sueur coulait le long de son corps, et elle avait une culotte noire moulante sur le corps, permettant à deux vibromasseurs de remuer dans son fondement et contre sa fleur intime, la stimulant. Entre ses cuisses, une bassine avait été posée, un récipient accueillant sa mouille et d’autres excréments naturels. Un gag ball sur la bouche et un bandeau l’empêchaient de voir ou de parler, mais son ouïe était à la hauteur de l’ouïe des nekos, très accrue.

Alexandre se racla la gorge, et reprit :

« Ne soyez pas si choquée, voyons, bien que le rouge vous aille très bien au teint... Ça accroît d’ailleurs ma soif, vous savez ? À cause de vous, je vais devoir prendre son sang plus rapidement que prévu... »

Une perspective qui ne semblait guère ravir Koya, pendant qu’Alexandre marchait près de la jeune femme. Sa main caressa alors les cheveux de Koya, et il tira nerveusement sur ses cheveux, basculant sa tête en arrière, pour le plaisir de l’entendre couiner ou gémir...
Journalisée

DC d’Alice Korvander.

Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

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