banniere
 
 
Liens utiles: Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Cacher les avatars

Le Grand Jeu - Forum RPG

Bad langage Discrimination Drugs Sex Violence Gambling

Bonjour et bienvenue.

Ce forum présente des oeuvres littéraires au caractère explicite et/ou sensible. Pour ces raisons, il s'adresse à un public averti et est déconseillé aux moins de 18 ans. En consultant ce site, vous certifiez ne pas être choqué par la nature de son contenu et vous assumez l'entière responsabilité de votre navigation.

Bonne visite ! :)

Pages: [1]
  Imprimer  
Auteur Sujet: La vallée des femmes perdues  (Lu 115 fois)
Grayle le pérégrin
Humain(e)
-

Messages: 226



Voir le profil
FicheChalant
« le: Janvier 05, 2018, 10:55:44 »

97 jours.

97  jours que Grayle avançait, seul et solitaire, poussé par son irrépressible instinct d'explorateur et d'aventure. Il n'y a rien là bas qu'on lui avait dit. Rien au delà des canyons, des marais et des montagnes. Personne n'y était revenu, et si des gens s'y trouvaient, aucun n'était jamais arrivé à la civilisation. Des centaines de kilomètres de rien, de nature intouchée et pure.

Foutaises. Après plus de 400 ans à arpenter des dizaines de planètes, l'immortel savait une chose. La nature a horreur du vide. Des contrées de "rien", ça n'existe pas.  Il y avait toujours quelque chose, une tribu, ou au moins ses restes, même en plein milieu des plus chauds déserts.

Traverser les canyons avaient été une partie de plaisir. La vue était infinie, et il évitait toute attaque surprise d'un prédateur quelconque. Peu affecté par la chaleur et la brume, il avait progressé avec une vitesse effarante, silhouette isolée sur la roche brûlante.
La forêt n'avait pas été un vrai obstacle. Les marais par contre... comprenait pourquoi personne n'était allé plus loin. S’étendant sur une surface suffisamment grande pour recouvrir un pays, ils étaient poisseux, pleins d'animaux horribles et de bestioles puantes. De gros lézards cracheurs de feu, des moustiques aussi gros que des chats et d'immenses araignées peuplaient les marais, calme champ de bataille et de carnage perpétuelle entre une faune hostile et une flore indifférente. Une armée entière n'aurait pas pu traverser cet immense terrain d'horreur, de maladie et de sang.

Distance de vue avec le brouillard de pestilence ? 10 mètres.

Temps de traversée pour Grayle ? 32 jours. Innarêtable, le jeune homme avait tracé tout droit devant, évitant et échappant à tous les dangers. Toujours droit devant ! Immunisé face aux maladies, doué de centaines d'années d'expérience et d'instinct, la proie s'était jouée des prédateurs, laissant derrière elle des créatures rageuses et affamées, faisant de ce terrain impossible à franchir, un simple désagrément, un terrain de jeu, dompté avec une grossière facilité.

Dernier obstacle, la montagne. Grayle n'aimait pas la montagne. La nature et le temps se dressaient spécifiquement contre vous. Le froid, le vent, une seule erreur, et c'était la mort, et retour à la case départ. Heureusement, il était bien équipé, et commenca l'ascension. Heureusement, les monts, bien que hauts, n'avaient pas de particularité les rendant trop dangereux, et, bien qu'ennuyante, elle ne fut guère difficile. L'absence de neige, grâce à la saison chaude et aux températures agréables de la région, y étaient pour beaucoup.

Tout au long de son voyage, le pérégrin continuait d'écrire des notes sur ce qu'il avait traversé, avec dessins, croquis et remarques. Il savait que personne n'allait jamais lire son huitième livres, mais tant pis ! Il fallait bien que tous ces voyages soient utiles. La montagne franchie, c'était une autre forêt qui s'était présentée à lui.

Il avait trouvé un passage à mi-chemin de la montagne et s'était ensuite mis en quête d'un point avancé.

" Pas question de me retaper la descente. " Comme à chaque fois qu'il se trouvait seul pendant un long moment, Grayle se mettait en mode pilote automatique, ses pensées uniquement focalisées sur le principe simple d'avancer droit devant, peu importe l'obstacle. Ses rares réflexions étaient à haute voix, comme pour se rassurer de son état. Celui d'être vivant. Avisant un a-pic, il s'y dirigea, alors que le soleil se levait. Emmitouflé dans une tenue d'hiver et des lunettes anti-neige modernes, il n'avait, au début, rien remarqué du spectacle qui se présentait à ses yeux.

C'est lorsque la lumière matinale illumina l'horizon qu'il la vit alors. Pas l'immense étendue de roche, ni la grande forêt en contrebas, non. Du moins, pas seulement. Mais la ville. Une grande, immense ville, qui s'étendait sur des centaines de mètres, voir des kilomètres, en contrebas, à dos d'une autre montagne qui lui faisait face.

Il fouilla dans son sac, et en sorti une paire de jumelles. Oui, c'était bien une ville ! En pierre blanche et ornée. Du marbre ? Quoi qu'il en soit, il savait désormais ou aller. Il continua de fixer l'étendue en contrebas, à la recherche d'un autre signe de civilisation et d'une présence humaine. Hélas, pas grand chose... ses jumelles n'étaient pas assez précises et ne portaient pas assez loin.

Autour de lui, la chaine de montagnes continuait. Hum. Donc, cette vallée, en dessous de lui, était cernée par les montagnes... si civilisation il y avait, elle devait être relativement bien isolée, et méfiante. Une route de pierre serpentait vers sa montagne.

Ignorant le froid, il se défit de ses affaires, et rangea tout son barda d'alpinisme dans son sac, avant de se saisir... d'une combinaison de vol ailé. Wing-suit, comme ils disaient sur Terre.

" Bon... atterrir près des ruines serait un poil dangereux... alors... si je trouve une clairière... Bah, au pire. Je ne risque pas de mourrir... "

Puis, comme un suicidaire, laissant son sac derrière lui, il sauta... et, porté par le vent, se mit à voler.

Il descendait à toute vitesse, le vent fouettant ses oreilles, alors que le terrain défilait de plus en plus vite. Il évita de se fracasser contre "sa" montagne, avant de se diriger vers la vallée. Un grand sourire sur ses lèvres, il s'orienta un peu plus près du sol, cherchant le frisson du danger. Lancé comme une flèche, le jeune homme n'était plus qu'à quelques dizaines de mètres au dessus du sol... il dérivait légèrement sur la droite, corrigeant son vol lorsque nécessaire, et se mit à survoler la forêt, puis, lorsqu'il vit une ouverture, à voler au niveau des arbres, zigzaguant entre le relief et les arbres, suivant une rivière descendant de la montagne.

" Youhouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu ! " dit-il, effrayant un vol d'oiseaux bleus vifs, qui piaillèrent d'effroi dans sa direction

Puis, lorsqu'il n'était plus qu'à quelques centaines de mètres de la ville, et de ses hauts remparts blancs, il activa son parachute. Brusquement dans le ciel, une boule de tissu rouge éclata, et le vol du pérégrin prit fin. Doucement, il descendait vers les arbres... ou plutot, vers une des clairières en pente qu'il avait repéré.

Le tout n'avait pris qu'une petite minute...

Avec expertise, il arriva en douceur sur le sol, détachant son parachute, qui s'écrasa doucement derrière lui. Il se retourna, et regarda la montagne d'où il avait sauté. Il avait parcouru en une minute ce qui aurait prit plusieurs heures, voir une demi-journée pour beaucoup.

" 10/10 Grayle. T'es vraiment le meilleur. "

Se défaisant de sa combinaison, il se prépara à ranger ses affaires, se rhabiller, et se diriger vers la ville... en supposant qu'il n'avait pas déjà été repéré. Et si les habitants étaient dangereux ? Bah ! Il avait vu pire. A moitié candide et blasé, Grayle n'était guère effrayé de ce sur quoi il allait tomber.

A tort ou à raison ?
« Dernière édition: Janvier 09, 2018, 11:24:39 par Grayle le pérégrin » Journalisée
Vanessa White
Humain(e)
-

Messages: 873

avatar


Voir le profil
FicheChalant
Description
Agente du S.H.I.E.L.D
« Répondre #1 le: Janvier 07, 2018, 04:33:00 »

Ancaria, une terre reculée et isolée de tous. Un monde dans un monde, qui semblait à l’écart des conflits Ashnardien et Nexusien. Pour combien de temps ? L’Histoire pouvait nous apprendre que ce royaume, bien que récent par rapports aux autres mastodontes, vivait et prospérait depuis plusieurs siècles. Ce royaume se protégeait et faisait tout pour rester dans l’ombre. Non par pour frapper plus fort, mais pour se préserver, pour conserver la paix qui y régnait. Rares étaient les vagabonds et voyageurs parvenant à parvenir à l’encontre de cette contrée. Il fallait pour cela traverser toutes sortes de paysages escarpés ; des montagnes aux cimes grimpants au ciel ; des marais boueux et habités par des monstres en tout genre ; des forets où la faune et la flore vous attaquait sans répit. Que d’étapes et de périples pour rejoindre ce royaume ...

La venue d’un voyageur était donc rare et, généralement, n’était pas bien vu. Ancarla était une terre de refuge, un lieu où l’on pouvait y demander l’asile pour des raisons précises ... Mais ce n’était pas un lieu où faire du tourisme. La règle était donc de signaler toute intrusion remarquée sur le territoire. La simple pécore avait l’obligation et le devoir civique de rapporter ce qu’il avait vu, s’il avait vu quelque chose. Et fut un jour où arriva aux oreilles d’une capitaine de milice, gérant la sécurité dans plusieurs bourgades fermières au nord de la capitale, qu’un étranger avait été aperçut. De surcroit, une personne de sexe masculin. L’alerte fut immédiatement lancée, et un détachement modeste mais bien armé fut dépêché, afin de tenter de retrouver cet intru.


Cela faisait maintenant plusieurs heures que l’alerte avait été lancée et que les recherches continuaient. Les gardes forestières étaient aussi dans le coup, travaillant avec la milice pour mettre la main sur cette personne ayant été remarquée par une fermière. Dans une clairière, apparemment. Les fouilles durèrent plusieurs heures, jusqu’à ce que deux miliciennes finissent par repérer la cible. Celle-ci tentait de trouver son chemin entre les arbres et les feuillages, essayant probablement de se frayer un chemin vers la ville. « HALTES ! » S’exclama donc fortement l’une des deux femmes, brandissant son épée. « Au nom de sa majesté, la Reine Lonara, vous êtes prié de vous rendre. Rendez-vous pacifiquement, étranger, et sa Grâce vous accordera clémence éventuellement. » Dit-elle alors, finissant par approcher l’homme. Les deux gardes se placèrent devant et derrière la cible, épée brandit, afin de le maintenir en joue. Un silence s’installa, avant que l’autre milicienne apporte des précisions. « Vous venez de vous infiltrer en territoire interdit aux voyageurs. Vous devez être conduit auprès des autorités pour qu’ils décident quoi faire de vous. Si vous n’êtes pas là pour troubler l’ordre publique, alors rendez-vous sans discuter. » Dit-elle d’une voix neutre, mais assez ferme pour montrer l’importance – et la gravité – de la situation.

Cet homme n’avait plus qu’à se rendre pacifiquement, et suivre les deux miliciennes jusqu’à la garnison principale la plus proche, qui se trouvait dans un village à quelques kilomètres d’ici. De là, la capitaine allait pouvoir décider quoi faire de son sort et surtout, élucider le mystère ; qui était-il, et comment était-il parvenu ici ?
Journalisée

Compte principal.

Pour voir la liste complète de mes comptes, cliquez ici-même !
Grayle le pérégrin
Humain(e)
-

Messages: 226



Voir le profil
FicheChalant
« Répondre #2 le: Janvier 10, 2018, 11:37:21 »

Grayle avait essayé d'être discret, sans toutefois faire trop d'effort. Il s'était au début caché de ce qu'il devinait des créatures se dirigeant vers lui. Il avait au début observé, vérifiant que les habitants (qui, dieu merci, existaient) n'étaient pas quelque chose comme des cannibales ou autres créatures assoiffées de chair humaine. Aussi, lorsqu'il fut intercepté, sa prudence contournée, il ne flippa pas. Au contraire, il leva lentement les bras, mains bien en évidence, au dessus de la tête, et fit le sourire le plus charmeur et apaisé possible.

" Bonjour Mesdames. " dit-il d'une voix calme, sentant la tension autour de lui. " Je ne vous veux aucun mal, je le promet. "

Etrangement, il ne sentait pas la tension baisser. Il se fléchit un peu, tendant sa jambe droite vers l'arrière.

" J'ai un couteau ici " dit-il, le fourreau attaché au niveau du mollet. " Prenez le. Mon sac également. "

Il fit glisser son sac à dos de ses épaules, et le jeta sur le côté. Il laissa également la guerrière derrière lui retirer sa lame, sombre et noire comme les ténèbres.

" Ca n'a rien de magique, je vous assure. C'est le matériaux qui fait ca. Je l'utilise pour me dégager le chemin. Et couper le fromage. " dit-il dans une tentative désespérée et désespérante de détendre la situation. Il sentait qu'elles s'impatientaient...

" Oh ! Et je me rend ! Mes excuses ! "

De tous les voyageurs, Grayle devait sans doute être le plus poli qu'elles aient rencontré. Cette attitude énerva une des miliciennes, qui lui donna un coup de pied dans le dos, le faisant se renverser à terre. Il sentit le poid de la milicienne sur lui, puis le genou contre son dos, alors qu'elle lui passait la corde aux mains. L'autre fouille son sac et fut... désapointée de le trouver vide.

" C'est quoi ca ? "

" Secret " répondit Grayle avait de se prendre son sac dans la figure, ce qui n'enleva pas sa bonne humeur. " Rien de dangereux, je vous assure. " Il fut relevé par la seconde milicienne, qui tira sur la corde, entraînant le pérégrin à sa suite.

" Suivez nous et sans faire d'histoire. "

Le petit groupe sortit de la forêt. Grayle essaya au début de faire la conversation, demandant des précisions sur leur culture et elles-mêmes, s'étonnant de ne voir aucun homme, mais le silence déterminé des deux femmes le convainquit de rester silencieux afin de ne pas aggraver son cas. Elles prenaient manifestement leur rôle très au sérieux, ce qu'il comprenait. Vu a quel point le territoire était isolé, et interdit au voyageurs, elles ne devaient pas souvent rencontrer quelqu'un comme lui. Lorsqu'on a pas l'occasion de faire son métier, on se donne à fond lorsqu'elle se présente...

Ils furent rejoints par d'autres miliciens, ou plutôt, miliciennes, qui avaient participé à la battue. Grayle ne vit que des femmes, certaines le regardant avec dégout, d'autre avec une curiosité presque attendrissante. Il fut ensuite escorté sur les routes, où ils traversèrent un village. Fermières, marchandes et autres passantes regardaient Grayle avec une crainte bien plus palpable, échangeant des chuchotements.

* Hum... ou sont les hommes ? Même dans une société ultra matriarcale, j'en aurais vu un ou deux... * pensa Grayle. Etait-il tombé dans une contrée d'amazones, chassants et tuants les hommes ? C'était bien sa veine... Alors que la cheffe hurlait aux citoyennes de faire place, il chuchota à la milicienne la plus proche de lui.

" Hey... est ce qu'il y a quelque chose que je dois faire pour ne pas finir au bout d'une pique ? "

Elle le regarda d'un air colérique, grognant entre ses dents serrées qu'il devrait commencer par la boucler. Ce qu'il fit.

Ils (ou plutôt, elles, étant donné qu'il n'y avait qu'un homme. Soyons juste pour une fois), continuèrent de marcher. Les chemins de terre laissèrent place à la route de pierre, et les palissades aux immenses murs blancs de la capitale, dont les colossales portes s'ouvrirent lentement pour laisser la place au petit groupe d'entrer. Grayle jouait le touriste. Il regardait les murs, les armures des miliciennes, les habitations, fasciné par ce qu'il voyait, comme toujours. Il avait vu énormément de choses, mais cette ville, si elle n'était pas la plus impressionnante, était une des plus belles qu'il n'ait jamais vu. Il sentit une main sur son dos, et il reconnu l'une des deux premières miliciennes. Elle arrêta Grayle.

" Pourquoi est ce que ton sac est sur ton dos... ? "

"Oh." dit-il confus. " Ce sac est lié à moi. Si vous vous éloignez trop, il reviendra sur moi. " Il parvint à se retenir de faire un clin d'oeil et un sourire graveleux et de dire "Du coup, restez tout près de moi..." et parvint à rester silencieux.

Elle lui enleva son sac et resta près de lui.

" Hey. " dit-il à la milicienne, qui le fixa d'un air énervé, suivie par celle qu'il avait abordé peu avant.

" Oui ? "

" Si vous m'amenez devant la Reine, comment est ce que je dois la saluer... ? "
« Dernière édition: Janvier 14, 2018, 09:28:21 par Grayle le pérégrin » Journalisée
Vanessa White
Humain(e)
-

Messages: 873

avatar


Voir le profil
FicheChalant
Description
Agente du S.H.I.E.L.D
« Répondre #3 le: Janvier 13, 2018, 06:30:44 »

Alors que les deux miliciennes avaient embarqué l’intru, et qu’elles devaient le conduire au village le plus proche, elles se retinrent de ne pas le violenter plus que cela. C’était que les miliciennes détestaient particulièrement les étrangers de son type ; casse-pieds. Le premier voyage se déroula sans problèmes, mais une fois arrivée dans la bourgade, les villageois découvrirent l’étranger. Il y avait alors de tous les regards. Des curieux, des apeurés et des regards hostiles. Ce pays n’était pas fait pour les voyageurs et celles et ceux désirants visiter le monde. Mais, le jeune homme aura tout le temps de comprendre pourquoi plus tard. Pour le moment, les règles de sécurité imposaient qu’il soit conduit à la cheffe de la milice, à la capitale. Ce fut pour cette raison qu’une fois à la garnison du village, ce fut la capitaine locale qui prit en main les opérations.

Le chemin vers les portes de la ville se déroula dans un climat très tendu et froid. La cheffe ainsi que les autres miliciennes étaient déjà agacées par le comportement de cet homme, qui prenait un peu trop ses aises avec son humour. La marche fut de mise ; elles n’allaient pas affréter une monture pour un intru. Et la capitale n’était pas si lointaine que cela. Il y avait ce sac qu’il portait qui constituait à la fois source d’énervement mais aussi de curiosité. D’où l’avait-il récupéré ? Et pourquoi agissait-il ainsi ? À l’approche des immenses portes blanches protégeant la cité, l’une des deux miliciennes accompagnant la cheffe posa sa main sur son épaule. Son sac avait disparu de ses mains et était revenu sur son dos, ce qui l’énerva. Mais elle eut un semblant d’explication sur cette magie ; le sac était enchanté de façon à toujours revenir à son propriétaire.

Elle comprit qu’elle devrait rester près de l’homme pour éviter qu’il ne puisse profiter de ça. Ce fut à contrecœur mais, elle avait un devoir à respecter. Quelques minutes après, voilà que la troupe était au pied du mur de la ville, et que les grandes portes s’ouvrirent. Le voyageur allait découvrir que ces portes ne donnaient pas sur la ville elle-même, mais sur son enceinte ... En d’autres termes, au moment de l’ouverture des portes, il pourrait observer cette majestueuse scène. Cette vue provoquait toujours, même pour les habitantes, une belle sensation. Cette ville était le fruit de toute l’Histoire de cette nation, et de tout ce qu’elle a dû endurer. C’était le joyau de ces montagnes, et c’était leur plus précieux trésor. Mais, il n’y avait pas le temps de faire le touriste ; la cheffe poussa du bout de son pommeau d’épée le prisonnier, l’incitant à avancer.

Il ne fut pas longtemps avant que la troupe rejoigne enfin le Quartier Général de la Milice. Le cœur de toute la sécurité du pays. La capitaine intima à l’homme de se tenir tranquille car ici, magie ou non, il ne pourrait faire long feu bien longtemps. Passant un portail renforcé, les miliciennes finirent par conduire l’homme dans un bâtiment, rempli de miliciennes. Inutile de dire que les visages furent surpris, hostiles pour certains, mais le travail devait être fait. « Conduisez-le à la Commandante. Elle décidera quoi faire de lui. » S’exclama la capitaine à une officière, qui prit dès lors le relai. Après une myriade de couloir et de dédales ... L’homme finit dans une cellule, mais pas n’importe laquelle. Une cellule juste en face du bureau de la commandante, qui d’ailleurs, finit par se présenter à lui.

S’approchant des barreaux, elle le toisa du regard avant de parler. « Vous ne savez probablement pas où vous êtes, étranger. Mais je peux vous dire une chose ; vous êtes tout sauf là où vous devriez être. » Déclara-t-elle en premier. Elle marqua un silence, intimant le silence au jeune homme pour lui faire comprendre qu’elle n’avait pas fini. « La Reine désirera probablement voir de ses yeux l’étranger, mais en attendant qu’elle vous accorde une audience, je vais devoir savoir qui vous êtes exactement. Alors, vous allez me répondre très simplement et sans tenter de me mentir. Qui êtes-vous, et que venez-vous faire à l’Enclave ? » Déclara-t-elle d’une voix autoritaire, sans pour autant être aggressive.
Journalisée

Compte principal.

Pour voir la liste complète de mes comptes, cliquez ici-même !
Grayle le pérégrin
Humain(e)
-

Messages: 226



Voir le profil
FicheChalant
« Répondre #4 le: Janvier 14, 2018, 10:19:59 »

La cellule dans laquelle se trouvait Grayle était pleine de poussière. Quelque chose lui disait qu'elle n'était pas souvent utilisée.  Rien de choquant à ses yeux. Si les hommes étaient effectivement absents de cette société (il n'en avait après tout vu aucun en plusieurs heures), la faiblesse de la criminalité n'était pas étonnante. Oh, les femmes n'étaient pas toutes de doux agneaux, mais quand même...

Quoi qu'il en soit, elles étaient de sacrées architectes aussi. La vue, lorsqu'il était arrivé au dessus de la ville, était à couper le souffle. D'énormes batisses de pierres, s'étendant à pertes de vue, installées en harmonie avec une série de cascades. En vol, il n'avait rien pu voir de tout ca. Juste une ville classique, un peu viellote. Il soupçonna une illusion. Ce qui, dans une ville cherchant à rester discrète, avait du sens. Mais l'architecture était... trop grandiloquente, pour un peuple caché.

Plus il y pensait, plus il était intrigué. Il y avait une histoire dans cette ville, dans ces murs, dans cette population dont il avait vu des visages de toute origine. Et, irrémédiablement, le feu de sa curiosité s'embrassa un peu plus lorsque l'apparemment redoutée commandante vint. C'était une femme au visage sévère et fier, entièrement en armure, de longs cheveux bruns étendus élégamment sur des épaulières finement ouvragés. Elle était belle, et, ce qui plaisait encore plus à Grayle, forte. Sous cette armure, un corps puissant et élégant devait se cacher, et la femme put rapidement comprendre que le prisonnier, qui était assis en tailleur sur le sol, la dévorait des yeux, admiratif, séduit et charmé, sans trace de perversité.

La voix de la femme était douce mais puissante, main de fer dans un gant de soie. Elle le toisait, et, devant cette silhouette chevaleresque et propre, il se sentait honteux. Peu à peu, l'esprit de Grayle commençait à muter, à s'adapter à son environnement, celui où les hommes était naturellements haïs et redoutés, et une minuscule partie de lui-même, qui n'existait pas avant de mettre pied sur ces terres, lui chuchotait à quel point cette haine était justifiée et qu'il méritait d'être mis dans le même sac que les autres.

Il se leva, et se rendit compte que, debout, il était à peine plus grand que la femme, qui le fixait d'un air déterminé et sure d'elle. Les barreaux étaient épais, et son épée, aiguisée.

" Je m'appelle Grayle. Je ne pense pas que mon nom de famille vous soit utile. "

Il ne s'en souvenait plus à vrai dire, mais il en inventa un. Autant ne pas leur donner la moindre raison de l'enfermer.


" Il s'agit de Dubreuil. Grayle Dubreuil. Commandante, comme vous, je fais mon métier. Je suis explorateur. Donc j'explore. Il y a... des gens de l'autre côté des montagnes. "

Il marqua une pause, fixant la porte le bureau derrière la commandante. Il rembobina dans ses pensées le chemin qu'il avait fait pour arriver ici. Les couloirs. Gauche, droite, droite, gauche, tout droit, sur 150 mètres. droite, gauche, gauche, tout droit, droite, tout droit. Droite, sortie dans la ville. Gauche. Tout droit. Il resta ainsi une bonne demi-minute, avant de tourner le dos à la chevalière et de pointer le mur.

" Je suis arrivé de là-bas. Au delà, il y a des marais, et des canyons. " Il se remit en face de la commandante. Il la regardait au fond des yeux, ne perdant jamais son regard.

" Il m'a fallu 3 mois pour arriver ici. En supposant que quelqu'un soit capable de répéter mon exploit, ce dont je doute, il lui en faudrait le double. Je ne suis pas étonné que si peu de gens vous aient trouvés. Vous êtes... bien cachées. "

Léger silence.

" Les gens m'ont dit qu'ils n'y avait rien. Alors j'y suis allé moi-même. Je suis là purement par hasard, et par ma seule volonté. Je n'annonce aucune armée, aucun pays, et personne n'a pu me suivre. Vous n'avez rien à craindre de moi, je vous le promet. "

Il se rapprocha d'elle. Uniquement stoppé par les barreaux.

" Vous etes isolationnistes c'est ca ? Je ne trahirais pas votre secret. Je ne l'ai jamais fait. Mais... est ce que vous accepteriez de me dire pourquoi... "

Il se rendit compte qu'il ne connaissait pas son nom. Devait-il dire madame ? Mademoiselle ? Non. Ce genre d'appellations marchaient dans une société avec hommes et femmes. Mais ici, il en doutait. Elle était fière, sans doute très attachée à sa position, son rang, et l'effet qu'elle faisait sur les gens, à fortiori un étranger comme lui. Elle ne lui donnerait peut-être jamais son prénom, par simple arrogance.

" Commandante ? "
Journalisée
Vanessa White
Humain(e)
-

Messages: 873

avatar


Voir le profil
FicheChalant
Description
Agente du S.H.I.E.L.D
« Répondre #5 le: Janvier 16, 2018, 05:04:10 »

La commandante en avait vu des choses mais cet homme-là était bien particulier. La femme lui avait posé une question, celle qui visait à lui faire décliner son identité et les raisons de sa présence ici. Suite à cela, il obtempéra même s’il fut un peu avare en détails selon son interrogatrice. Ainsi donc il s’appelait Grayle, et était un explorateur venu voir ce qui se cachait ici. Il prétendait ne pas représenter d’armée ni de pays, et qu’aussi, lui seul était parvenu à venir ici. Un exploit ? La milicienne n’en savait rien pour le moment. Elle marqua un silence à la toute fin de son discours, où il lui demanda à son tour son nom. « Commandante Lowri. Julia Lowri. » Répliqua-t-elle d’un ton toujours aussi sérieux.

Elle marqua un nouveau silence et décida à son tour de répondre à ce jeune homme, sur ses interrogations. « J’espère que vous réalisez que malgré tout ce que vous pouvez me dire, nous ne pouvons pas vous faire confiance ni croire à votre histoire du premier coup. » Dit-elle comme préambule, afin de prévenir Grayle que la suite ne sera pas aussi simple qu’il le pensait. Sauf si la Reine disait le contraire mais, en attendant, il serait livré à Julia. « Nous sommes au courant de la civilisation par-delà nos terres. Nexus, Ashnard et tous ces autres royaumes dont nous avons choisi de nous séparer. Nous sommes une petite mais auto-suffisante nation ... Nous n’avons donc besoin de personne. » Dit-elle, évitant justement la question du pourquoi. Car tout simplement c’était le rôle de la Reine d’expliquer tout ceci à Grayle.

Julia regarda Grayle dans les yeux puis le jaugea. Son attitude, son discours laissait penser qu’il était inoffensif et que, réellement, il s’était perdu ici. Mais quelle inconsciente femme ferait-elle de le croire sur parole et de ne pas prendre toute les précautions nécessaires. Elle fronça légèrement ses sourcils, décidée à éclaircir tout ça. « Vous voulez me faire croire que vous êtes parvenu à traverser les Marais Nauséabonds, les Cimes Gelées et les Forets des Soupirs en trois mois, sans escorte ni aide ? J’ai bien du mal à croire cela, jeune homme. Notre pays est isolé, entouré par toute sorte de barrière naturelle quasi-infranchissable par la terre. » Déclara-t-elle, trouvant ce détail de son histoire la plus tirée par les cheveux. Pour traverser ces zones, il fallait bien plus que trois mois, et être dans une escorte. Avec des rations, des équipements de survie, etc.

« Qui êtes-vous réellement ? » Finit-elle par demander plus fermement, fronçant son regard. L’histoire de cet homme pouvait être vraie comme fausse, mais il mentait clairement sur son identité selon Julia. Il n’était pas qu’un simple voyageur, de cela elle en était convaincue. Alors qu’elle tentait de le cuisiner, une officière subordonnée de la commandante pénétra dans la salle, attirant ainsi l’attention de l’interrogatrice. Frappant son plastron au niveau de sa poitrine – c’était le salut militaire local – la jeune demoiselle informa sa supérieure que la Reine n’allait plus tarder à venir. Ce n’était plus qu’une question de minutes avant que sa Majesté ne soit ici, prête à voir de ses propres yeux ce voyageur / intru. « Parfait. Sa Majesté sera sans doute très contente de découvrir qui vient troubler le lac. Un conseil pour vous, Grayle ; ne tentez pas d’être plus fin qu’elle. Notre Reine est fière et surtout, puissante. Elle pourrait vous changer en grenouille si vous l’agacez un peu trop ... Alors, tenez-vous à carreau. » Déclara-t-elle.
Journalisée

Compte principal.

Pour voir la liste complète de mes comptes, cliquez ici-même !

Tags:
Pages: [1]
  Imprimer  
 
Aller à:  

Powered by SMF 1.1.20 | SMF © 2006-2007, Simple Machines
Awake and Dreaming - Le Grand Jeu
ChatBox