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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Very Good Trip (Lucy Wings-Grayle)  (Lu 134 fois)
Grayle le pérégrin
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« le: Janvier 03, 2018, 11:43:57 »

- Hm....

Grayle, perdu dans le monde des rêves, dormait paisiblement, la respiration lente et mesurée. La tête sur un oreiller dont la taie était à moitiée enlevée, le jeune homme était généreusement étendu sur un lit aux proportions épiques. Complètement nu, son corps était à peine masqué par un fin drap blanc, la couverture ayant été repoussée au pied du lit. Le drap ne cachait pas non plus grand chose, si ce n'est la jambe droite du pérégrin. Ce dernier était exposé aux quatre vents, dans sa glorieuse nudité imberbe, son sexe dur comme le bois et dressé vers le ciel, victime de l'érection matinale qui frappe une grande part de la population masculine.

En ce mercredi midi, le soleil, dont les rayons passaient à travers des rideaux oranges recouvrant une baie vitrée, donnant une teinte d'ambre à la pièce, caressaient doucement les deux amants. Car oui, ils étaient deux dans ce lit. A côté de Grayle, qui dormait comme un loir, une jeune femme, elle aussi nue, et à peine recouverte d'un drap, dormant, pour l'instant, paisiblement, ses cheveux de feu contrastant avec la blancheur des draps.

Les deux auraient eu l'air d'un parfait et apaisé couple si ce n'est l'état déplorable de la pièce. Une table de nuit renversée. Une lampe brisée, un fauteul apposé contre la porte. Des vêtements éparpillés un peu partout, dont une chemise déchirée. Une dizaine de bouteilles d'alcool plus ou moins forts étaient également observables, dont une sur le lit, un peu de son jus goutant sur le lit. L'odeur était incroyablement forte, mais pas autant que celle de sexe, puissante et musquée, qui empestait chaque recoin de la pièce.

Les draps, le lit et les corps des deux amants étaient poisseux de leurs fluides intimes, secs pour la plupart, sur leurs sexes, leurs fesses, leurs ventres et même leurs cheveux. Des traces de griffures, de morsures et même de sucons parsemaient leurs corps comme des cicatrices de guerre.

Grayle bougea un peu, toujours allongé sur le dos, visage orienté vers l'inconnue du lit. Le visage apaisé et ne montrant aucune trace de fatigue, il souriait comme un bienheureux.

Pour combien de temps encore ?
« Dernière édition: Janvier 04, 2018, 12:49:58 par Grayle le pérégrin » Journalisée
Lucy Wings
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« Répondre #1 le: Janvier 04, 2018, 01:21:44 »

Oh bon dieu...

La rouquine avait repoussé le moment d'ouvrir les yeux et de prendre conscience de son environnement jusque très tard dans la matinée -ou était-ce déjà l'après midi ? Chaque fois que sa conscience parvenait à refaire difficilement surface, un douleur lancinante sous l'occipital lui conseillait avec de puissants arguments de s'abandonner encore un peu au sommeil. Juste un peu.
L'opération se répéta deux fois. Jusqu'à ce qu'elle ouvre les yeux pour de bons, décidée à affronter ce qui s'annonçait comme une gueule de bois à faire passer Pinocchio pour un vrai petit garçon.

Et donc : Oh bon dieu. Par où commencer ?

Premièrement, elle souffrait. Son corps tout entier lui faisait mal : elle avait les jambes aussi lourdes qu'après une randonnée, son dos lui faisait mal, ses fesses étaient au supplice, ses courbatures remontaient jusqu'à sa nuque et ses abducteurs avaient été passés sous un rouleau compresseur. A cela s'ajoutaient des douleurs éparses et diverses : brûlures dans le bas du dos et sur les genoux, morsures, suçons... Et un corps affreusement poisseux.

Mais le pire n'était pas ce que ses muscles lui disaient. Le pire, c'était l'image que ses yeux renvoyaient. Un homme était allongé à côté d'elle, sur un lit et dans une pièce qu'elle ne connaissait pas, sa virilité fièrement dressée comme pour marquer une terre conquise. Cette terre conquise, cette chambre inconnue, c'était un véritable champ de bataille. Tout était en morceaux. Mobilier, vêtements. Il l'avait violée, c'était sûr. Elle ne se souvenait de rien, mais il y avait là clairement des traces de lutte. Et puis avec les muscles que ce payait cet enfoiré, il pouvait s'imposer à une fille comme elle avec facilité.

Lucy mordit son poing pour s'empêcher de hurler. Il dormait. Elle voulait le tuer, propre et net, là, pour se venger, tandis que cet enfoiré était à sa merci. Fier de son forfait, il l'avait laissée là, nue, souillée et libre, comme s'il était sûr qu'elle serait désormais sienne et docile. Quel fils de pute ! Il avait l'audace de sourire en dormant, le visage tourné vers elle ! Et la rousse n'arrivait même pas à trouver cette petite gueule si démoniaque. Ce qui rendait ça encore pire. Il avait presque l'air... Sympa, ce connard !

Avec toute la délicatesse dont elle était capable, Lucy s'extirpa des draps. Cacher sa nudité n'avait aucun sens. Des bouteilles d'alcool, partout. Il ne l'avait pas seulement droguée, il l'avait saoulée aussi... Lucy se massa le crâne. Elle ne se souvenait de rien, mais le goût de whisky était encore présent dans sa gorge et en sentir les remugles lui donnait la nausée. Maintenant qu'elle était mieux réveillée, la pièce avait l'air d'une chambre d'hôtel. Pourquoi est-ce que la situation semblait lui échapper complètement ?

Elle ramassa ses vêtements. Eux aussi puaient la boisson. Elles les enfila avec une grimace de dégoût et la discrétion d'un chat.

Ses yeux tombèrent sur le fauteuil qui barrait la porte comme une barricade d'ivrogne. Si elle déplaçait ça, ça ferait du bruit. Peut être que l'autre se réveillerait et que la situation se retournerait contre elle à nouveau. Un clignement de paupière, et le vert que cernaient ses cils se posèrent sur une bouteille à moitié vide, de bonne taille.

Et si elle l'assommait avant ? Ou lui cassait au moins le nez, ou la mâchoire ? Il fallait qu'il paye. La rage gagna Lucy dont les doigts agrippèrent le goulot sans qu'elle s'en rende compte. L'instant d'après, elle était au dessus du lit. Son bras se leva, prêt à frapper.

Mais pourquoi une chambre d'hôtel ? Pour une raison inexplicable, cette question suspendit le geste de la rousse. Juste un peu. Assez longtemps pour que l'inconnu tourne sa tête vers elle et ouvre les yeux, droit sur les siens.

AAAAAH !!

Lucy frappa de toute ses forces.
« Dernière édition: Janvier 04, 2018, 01:48:53 par Lucy Wings » Journalisée
Grayle le pérégrin
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« Répondre #2 le: Janvier 07, 2018, 08:49:51 »

Grayle avait gardé le sourire, respirant doucement, sans être perturbé par les pensées de sa voisine de lit. Toutefois, son corps ne put s'empêcher de sentir quelque chose lorsqu'elle se leva du lit et, doucement, il commenca à émerger. Il avait la tête lourde et une suprême envie de bailler. Sous les draps, il agita ses doigts. Tous là. Bon, il semblait en forme. Entendant un craquement, il tourna sa tête vers l'origine et, doucement ouvrit les yeux. Il vit une jeune femme, une jeune fille même, aux longs cheveux roux, plutot mignonne, mal affreusement mal sapée.

" Bonjour. " dit-il d'un air doux et un peu débile, ne s'étonnant pas de sa présence. Une jolie fille était à son chevet. Pourquoi s'inquiéter ?

Car elle avait une bouteille de whisky à la main. Et, une milliseconde après lui avoir dit bonjour, il se rendit compte qu'elle le regardait avec une haine farouche sur le visage.

Il eut à peine le temps de lever sa main qu'elle avait abbatu la bouteille sur lui. Le verre se brisa à l'impact, sur son front, ses cheveux, la paume de sa main. Pire que tout, les morceaux rappèrent s peau, se fichant dedans, et de multiples balafres se dessinèrent sur le jeune homme agressé, laissant, plusieurs geysers de sangs sur son corps, mais aussi le lit et les draps.

Il hurla.

" RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! "

Il était reveillé maintenant, et hurlait de douleur, de colère, mais aussi, de peur, naissant de l'incompréhension totale de se ce qui se passait. Il bondit en arrière comme un chat, s'éloignant à toute vitesse de l'ennemie. Etendu sur le lit, nu comme un ver, il protégeait son visage, dont le sang coulait abondamment à travers ses mains. Sans demander son reste, il essaya de décamper, se cassant la gueule de l'autre côté du lit.

" AAAAAh PUTAIN ! KISKICEPASSE? "

Il essaya de se lever, et eut un haut le coeur. Se lever aussi vite, après  tant d'alcool, n'était pas bon pour le corps. Il se précipita dans la salle de bain, qu'il avait remarqué, et disparu. Lucy pouvait l'entendre vomir dans la baignoire en pleurant à moitié. Grayle tremblait de tout son corps, déjà en sueur, essayant de comprendre où et avec qui il était. Putain ! Pire matinée de sa vie ! Ou soirée ? Peu importe ! La jolie fille l'avait... il passa ses mains sur son visage, dont les balafres, profondes, commencaient lentement à se refermer, même si l'alcool dessus n'arrangeait pas les choses. Heureusement, elle ne semblait pas vouloir l'achever.

Un peu à l'aveugle, il se saisit de... d'un savon ? Tant pis. Il fallait avoir quelque chose en main. Il cligna des yeux.

" Whouah ! " dit-il en s'essuyant la bouche, avant d'essuyer sa main sur une serviette qui trainait.

Avoir vomi faisait qu'il se sentait patraque, mais un peu mieux. Il renifla. Son vomi, lui, la salle de bain... puaient l'alcool. Il entendit des petits pas, et il se retourna, assit contre la baignoire. Il avait laissé derrière lui des trainées de sang, cachant son intimité d'une main, tenant la boite de savon comme une arme. Il la regarda avec colère, les balafres sur son visage et son bras semblant déjà etre vieilles de plusieurs semaines.

" T'es au courant que t'aurais pu me défigurer à vie ? T'es qui ? On est ou ? Pourquoi tu m'attaque ? "
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