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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Fly me to the other Moon [Natacha]  (Lu 687 fois)
Natacha Landefeld
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Lycanthrope grincheuse et violente, amatrice de rock.
« Répondre #15 le: Février 21, 2018, 02:58:49 »

Un zombie. C’était à peu près ce à quoi je ressemblai à présent, une sorte de cadavre blafard avec un peignoir blanc décoré d’empreintes de chats. Surmontant une curieuse et soudaine nervosité, mon interlocutrice, ou interlocuteur ; ça devenait vraiment compliqué,  semblait des plus soulagé de me voir débouler dans la pièce en un seul morceau. Honnêtement, tout ça me gonflait déjà dans la mesure où la seule chose qui m’intéressait, c’était mon lit et rien d’autre.

Rester debout me coûtait déjà énormément, alors maintenir une attention soutenue pour écouter les explications saugrenues du puceau-pimbêche-immortelle nécessitait un effort titanesque. Je posai machinalement la main sur mon épaule endolorie et emballée comme un paquet cadeau, pulsant légèrement de douleur. Hochant la tête machinalement aux paroles de l’autre type, je faisais de mon mieux pour donner l’impression d’être attentive à ses paroles.

Seulement, tout ne parvenait pas atteindre ma cervelle anesthésiée, si bien que sa tirade ressemblait davantage à des borborygmes « blabla-remords-blabla-hâte-blabla-puceau ». Quelle plaie à déchiffrer.

« Ouais, c’est pas faux. » Dis-je pour donner l’illusion d’avoir suivi le discours.

En attendant, la seule chose que je compris clairement était son autorisation à me poser sur mon lit, dans le but de m’expliquer quelque chose. Mais quoi ? Je n’étais même plus certaine de savoir où nous en étions. Peu importe, je la suivi tant bien que mal vers ma chambre, m’appuyant aux murs pour ne pas me vautrer complètement et aggraver encore mon état. D’ailleurs, je ne me souvenais pas lui avoir indiqué cette pièce privée, mais en réalité, la zombie que j’étais ne protesta même pas.

Mon lit m’apparut alors comme le paradis, m’attirant comme un aimant avec quasiment les chœurs des anges en fond sonore. Je m’assis avec ravissement sur le rebord, mais aussi tentant que ça puisse être, je ne pouvais pas me résoudre à m’y vautrer comme un phoque sur sa banquise. Non, ce type était encore dans cette pièce, et la personne à l’intérieur de lui, ou la créature immortelle ; rien que de chercher à qualifier cette bizarrerie m’assommait déjà mentalement. Bref, ce mec voulait m’expliquer je ne sais quoi.

Encore cette histoire de pacte étrange dont cette gourde m’avait déjà seriné avant de m’empaler l’épaule comme une malpropre. Mon corps ressentait des frissons à l’idée de pouvoir m’étaler dans ce lit, et étrangement, il ou elle ne semblait pas s’apercevoir que je n’étais pas du tout en état de comprendre une explication aussi farfelue. Je retenais un mot sur deux, entre deux « blabla ». Ma bouche s’ouvrit machinalement en un large bâillement tandis que mes paupières se fermaient d’elles-mêmes.

« Ahin… Ahin… C’est pas faux. » Déclarai-je en hochant faiblement la tête, n’ayant compris qu’à moitié en réalité.

Peu à peu, la pièce se mit à se déformer puis carrément à tourner, et une chanson commença à défiler bêtement dans ma tête tandis que l’inconnu terminait sa tirade. "You Spin Me Round (Like a Record)". Il attendait une réponse, sérieusement ?... Ma soirée avait été plus que chargée : entre la transformation et cette cinglée qui me charcute l’épaule, tenter de faire la part des choses dans son histoire compliquée était mission impossible.

« Je verrai demain, laisse-moi un message au pire. »

C’était bien la seule phrase qui me vint à l’esprit à ce moment-là. Mon agressivité était à la poubelle, de même que ma capacité à réfléchir clairement. Mon corps était bien trop épuisé, et l’esprit n’était pas en reste. En somme, j’avais réellement besoin de repos. La dernière chose que je vis, fut sa tête d’ahuri avant que je m’effondre tête la première dans le lit pour m’endormir comme une masse. Je n’avais même pas pris la peine de me changer ou me faufiler sous les draps, que je commençai à ronfler jusqu’au lendemain.
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Muramasa Akasha
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Tachi maudit de Muramasa


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Lame maudite capable de pactiser avec un "propriétaire" pour exploiter ses pleins pouvoirs.
« Répondre #16 le: Février 22, 2018, 04:15:48 »

Là, j'avais cette étrange impression de ne pas vraiment être écoutée, que mon interlocutrice faisait semblant d'appréhender mes mots pour que je la lâche le plus vite possible. C'était terriblement frustrant et énervant, mais je m'efforçai de ne pas lui en tenir rigueur, compte tenu de son état plutôt lamentable malgré le fait qu'elle soit encore en mesure de tenir debout. Je ne pus cependant pas étouffer mes soupirs trop longtemps et en laissai un fuiter. J'étais moi-même fatiguée et cette situation ne faisait qu'accentuer cet état. Je pourrais presque m'endormir à la simple idée de devoir tout lui résumer à nouveau. Je devais cependant faire preuve d'une grande force mentale pour ne pas céder. Après tout, si je m'endormais également et que la blonde se réveillait avant moi, qui sait ce qu'elle tenterait ? Peut-être une nouvelle fuite. Certes, je serais en mesure de la retrouver assez facilement, mais tout cela n'en devenait pas moins chiant pour autant.

Euh... Je vais pas te laisser de message, non. En tout cas, dors. T'as l'air aussi énergique qu'un lombric.

J'avais beau me moquer, je ressentais également la fatigue. Ou en tout cas, ce corps la ressentait, chose que je trouvais particulièrement débile puisque je lui accordais mon immortalité. Pourquoi pas ma non-nécessité de dormir, dans ce cas ? Peu importe, passons. Je soupirai de nouveau et me posai dos à la porte tout en observant mon milieu, sans ajouter le moindre mot. Ouais, je comptais littéralement laisser la lycanthrope s'endormir. Combien de temps devrais-je la surveiller pour ne pas qu'elle se fasse la malle ou tente de se débarrasser de moi ? J'en avais aucune idée et, franchement, je préférais ne pas y penser. La simple idée de poireauter pendant des heures sans rien faire m'alourdissait déjà les paupières.

Finalement, je ne m'étais pas montrer plus résistante que ça. Alors que j'espérais monter la garde aussi longtemps qu'il le faudrait, ce corps pitoyable céda finalement sous le poids de la fatigue pour ne plus se relever avant un moment. C'était arrivé si soudainement... Et, dans ce genre de situation, je n'étais pas en mesure de faire quoi que ce soit même si mon esprit, lui, restait conscient à l'intérieur de ce corps éreinté et à première vue sans vie. Une véritable torture psychologique ! C'est comme si je flottais au beau milieu de l'océan avec les yeux bandés, les oreilles bouchés et la bouche cousue. Bref, une privation quasi-totale des sens couplée à une attente indéterminée, au moins jusqu'à ce que ce corps soit suffisamment reposé pour se lever.

Je ne sais pas trop ce qui m'a réveillée, au final, mais je finis par ouvrir les yeux et récupérer peu à peu le contrôle de son corps. C'en était si lent et pseudo spectaculaire que cela aurait pu être comparée à une soudaine sortie du coma. Je plissai les yeux, articulai mes doigts dans l'espoir d'en sentir le bout engourdi et finis par me frotter basiquement les yeux en bâillant. Sérieusement, s'il y a bien une chose que je détestais, c'était la lenteur exaspérante avec laquelle les humains se réveillent. Si j'avais pu posséder un paresseux, cette étape aurait sans doute été similaire en de nombreux points. Bref ! Je me concentrai pour essayer de ressentir la présence de mon hôte mais y peinai vraisemblablement, toujours un peu dans le gaz. Il faut dire que je voyais toujours un peu flou et que je galérais à me relever, chose qui devait être hilarante à voir puisque ce sommeil prolongé m'avait fait m'écraser lamentablement sur le sol. Et, à vrai dire, j'en venais presque à me demander si la blonde n'aurait pas pu en profiter pour handicaper ce corps, ou même le livrer à quelqu'un d'autre. J'étais toujours en mesure de m'en échapper, certes, mais au prix d'un certain temps, une nouvelle fois. Entre deux bâillements, j'articulai quelques mots avec peine.

Eh... t'es là ? Pas vraiment envie de jouer à cache-cache de si bon matin. Même si... je sais pas vraiment si on est le matin, en fait.
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Natacha Landefeld
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Lycanthrope grincheuse et violente, amatrice de rock.
« Répondre #17 le: Février 23, 2018, 07:21:38 »

Si la nuit était sensée porter conseil, ça n’était clairement pas mon cas pour cette fois-ci tant je sombrai dans un véritable coma sans rêve. Le noir absolu, total et sans la moindre variation à part quelques ronflements de ma part que je n’entendis même pas. Par contre, que ce soit à cause de la douleur lancinante dans mon épaule ou bien par nervosité, j’avais eu la nette impression d’avoir gesticulé dans le lit comme asticot hors de sa boite.

Quoiqu’il en soit, j’étais littéralement roulée dans les couvertures à la manière des nems que j’achetai parfois dans le restaurant chinois du coin. C’était probablement l’heure avancée qui me réveilla, ou bien peut-être était-ce l’appel lointain d’une voix masculine. Wait… Je vis seule aux dernières nouvelles. Ou bien, j’avais quelque peu oublié les souvenirs de ma soirée, ou encore j’étais délibérément en train de rêver.

Clignant des yeux pour chasser la soudaine luminosité de la pièce, je marmonnai un truc absolument incompréhensible en levant la tête des draps pour essayer de regarder mon réveil par réflexe. Midi passé. Heureusement que nous étions samedi, sinon j’aurais probablement été obliger d’appeler le boulot pour inventer une maladie quelconque. Remuant lentement dans ce semi coma, je me redressai tant bien que mal avec un atroce mal de crâne, digne d’une pure gueule de bois.

« Oh, la ferme… Il est midi, c’est pas le matin. » Marmonnai-je en m’asseyant dans mon lit.

Etonnamment, mon épaule ne me lançait plus ni ne pissait le sang, merci à mon organisme de lycanthrope ayant déjà récupéré. Je retirai le pansement avec prudence pour observer la plaie nette, encore barbouillée de sang séché mais au moins refermée et sèche. Encore quelques jours, et ça aura complètement disparu. C’est fou la vitesse où mon organisme récupère, et c’est justement un des avantages auquel je n’avais pas envie de renoncer.

Mon peignoir s’était complètement fait la malle pendant mon sommeil si bien que je m’assis au bord du lit complètement nue, la bouche pâteuse et les cheveux en bataille, essayant d’émerger rapidement. Ce ne fut d’ailleurs pas long ; organisme résistant, je vous dis. Mon regard se posa immédiatement sur le type possédé en train d’émerger plus lentement, et affalé contre ma porte comme une larve humaine. Étrangement, je lui trouvais un air un peu changé.

Récupérant mon peignoir pour ne pas être complètement nue, je me levai et m’habillai fissa pour m’approcher du puceau d’hier soir. Celui-ci avait clairement les cheveux plus longs, la barbe aussi, et peut-être même les ongles comme s’il sortait d’une cave au bout d’un mois. Ma cervelle avait du mal à se rappeler de son explication en détail, mais n’avait-elle pas justement parlé d’une sorte de fatigue lié à sa possession ? Fatigue ou pire… Tout ça me sembla étrangement foireux.

« Réveille-toi l’ermite. C’est quoi l’explication pour que tu ressembles à un biker au bout d’une seule nuit ? »

Me grattant d’abord ma tignasse blonde, je croisai ensuite les bras sous ma poitrine pour patienter, et aussi pour maintenir mon peignoir fermé. Mon estomac échappa un gargouillis sonore, illustrant parfaitement la dalle que j’avais. Avec tout ces évènements, ça me semblait légitime d’être affamée.

« Bon, quand tu auras levé ton derrière de ma porte, tu veux manger un truc ? On mettra les choses à plat en mangeant, histoire de voir si je te vire à coup de pied au cul ou non. »
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