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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: [Fini] It's too late to run [Lucie Backerlord]  (Lu 2679 fois)
Lucie Backerlord
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« Répondre #135 le: Juillet 12, 2018, 06:52:23 »

J'attendais donc patiemment qu'elle fasse ses petites emplettes, tout en fumant une clope. Évidemment, elle prit ce qu'il y avait de moins cher. Il était clair qu'elle n'était pas habituée à avoir quelque chose de relativement coûteux sur le dos, et je ne pouvais pas la juger. Si j'avais vécu la même galère qu'elle, je ferais la même chose. Je pouvais donc tout à fait comprendre son point de vue, même si je n'avais jamais vécu de la sorte. Je la regardais choisir des vêtements, sans faire vraiment attention si tout cela était à sa taille. Je souriais en coin, car même si rien n'était à sa taille, je pouvais faire quelque chose pour elle. Il nous suffirait de faire un petit saut chez une consœur, et tout irait pour le mieux ensuite. Une sorcière spécialisée dans la couture, et qui pouvait rajuster des vêtements avec ses pouvoirs, sans utiliser le moindre instrument.

Je payais donc tout ce qu'elle venait de prendre et lui demandait donc de me suivre. Ma consœur n'habitait vraiment pas loin. De ce fait, nous n'allions pas mettre des plombes pour trouver sa baraque. Elle avait eu la très bonne idée d'habiter pas loin d'une zone commerciale. Le contraire aurait été l'une des pires imbécilités que j'aurais pu voir de ma vie. Sur le chemin, je faisais des ronds de fumée, en regardant de temps à autre derrière moi pour voir si Alix suivait toujours. Une manie que je gardais depuis mes débuts à l'armée. Je regardais tout le temps derrière moi pour savoir si mes hommes suivaient, et s'il n'en manquait pas un. Une fois arrivées sur place, je jetais mon mégot dans un caniveau et le vit s'éteindre instantanément. Frappant à la porte, je n'eus qu'à attendre moins de 4 secondes avant de la voir m'ouvrir la porte. Ne l'ayant pas vue depuis des mois, je la pris dans mes bras, et la serrai aussi fort que possible. Elle était habituée de toute manière, à ce que je ne contrôle pas ma force avec elle.

- Lyssandra, ma chérie, je suis contente de te voir. - Lucie, Lucie, Lucie.... Toujours aussi discrète à ce que je vois. Quel bon vent t'emmène? Je tapotais doucement la tête d'Alix. - Ma grande, j'ai cette petite chose sous le bras, je lui ai acheté des fringues, mais j'ai bien peur que tout ne soit pas à sa taille. Comme tu es une maîtresse du sur-mesure, tu vas bien pouvoir me rattraper ça, non? Elle me regarda avant de regarder longuement Alix, en souriant. - Ma petite, je ne sais pas ce que tu fais avec cette tarée, mais si tu lui fais confiance, tu t'en feras une très bonne alliée. Lucie, j'veux bien te faire ça, en échange de ce que tu as fait pour moi par le passé.

Elle amenait donc Alix avec elle pour faire en sorte de mettre tous ces vêtements à sa taille. Cela n'allait pas prendre longtemps, de ce fait, je me contentais simplement de m'asseoir dans le canapé en attendant.
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« Répondre #136 le: Juillet 18, 2018, 02:54:06 »

Le bon sens aurait voulu que je me serve largement. Que je profite du fric de Lucie pour m’acheter un énorme tas de fringues dont j’avais, de toute façon, vraiment besoin. Mais merde, je n’allais pas faire la connasse. Je pris donc un vêtement de chaque, une veste, une chemise, un ensemble de sous-vêtements et un pantalon, même si ça me démangeait de dévaliser les étalages. Avec tout ça, je pourrais sans doute avoir deux ensembles complets, peut-être même trois avec un bon coup de bol.

Pas une minute pour respirer, ni même pour regarder mes achats d’un peu plus près, que Lucie a une nouvelle idée derrière la tête. A croire qu’elle connait bien mieux Nexus que je ne l’aurais cru. Quoiqu’il en soit, elle m’entraine dans les ruelles sans autre forme d’explication, si ce n’est une demande, presque un ordre de la suivre. Moi qui déteste l’autorité. J’ai carrément l’impression d’être surveillé le long du trajet, mais j’avance malgré tout, en bougonnant tout de même.

« C’est quoi cet endroit ?... » Marmonnai-je devant la porte d’une boutique.

Heureusement que je n’attendais aucune réponse. La porte s’ouvre à la volée, et une autre femme apparait, puis disparait tout aussi rapidement dans les bras de Lucie. J’ai l’impression d’être exclue de quelque chose. En tout cas, je n’aime guère la manière dont la tournure que prend la conversation, en particulier parce que j’ai le vif sentiment d’être prise pour une potiche.

« Hé, ça ira les compliments là ?... La chose, la tarée, c’est super plaisant. »

Et ça ricane. Je souffle, je râle, je ronchonne, mais je me décide à suivre l’amie de Lucie dans l’arrière-boutique pour ajuster mes vêtements. Puisqu’il s’agit de ça visiblement. Dans une pièce à part, conformément à sa demande, je me change pour enfiler mes nouveaux vêtements qui sont trop grands, ou trop petits. Bon, je n’ai pas bien regardé, et alors ?

Je reste stoïque pendant qu’elle s’affaire. Difficile à dire comment cette Lyssandra s’y prend, mais je sens mes vêtements rapetisser ou bien s’agrandir. Peut-être même un peu trop serré au niveau de l’entrejambe, ce dont je lui fais discrètement la remarque. Elle rit et fait les ajustements nécessaires. Au moins c’est efficace, et je reviens dans la pièce où patiente Lucie, fraiche et ajustée à mes nouvelles fringues. Sans trous celles-ci.
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« Répondre #137 le: Juillet 23, 2018, 06:33:57 »

Bordel que ce canapé était confortable. Un endroit parfait pour une féroce partie de jambes en l'air. Mais j'aurais pu très bien m'endormir dessus tellement il était confortable. Néanmoins, cela ne servirait à rien, puisque je ne dormirais pas vraiment. Lyssandra n'était pas du genre à traîner en besogne. Elle pouvait ajuster des dizaines de vêtements en seulement quelques minutes. Elle avait un véritable don, que je lui enviais souvent. Mais comme je n'étais pas dans le même domaine qu'elle, il ne me servirait pas vraiment. Mes pouvoirs me suffisaient largement, même si, je devais l'avouer, je rêvais secrètement d'être bien plus puissante que je ne l'étais actuellement. Car une véritable sorcière n'était jamais réellement satisfaite de sa puissance. Certaines passaient même toute leur vie dans la quête d'un plus grand pouvoir. Du moins, c'était ainsi que je voyais les choses. J'étais donc confortablement installée dans un bon canapé, et je patientais, tranquillement. Cela n'allait pas vraiment durer très longtemps.

En voyant Alix revenir avec des fringues parfaitement à sa taille, je souriais. Lyssandra était géniale. Même quand elle faisait les choses rapidement, elle s'arrangeait toujours pour que ce soit bien fait. Je ne savais pas vraiment comment elle fonctionnait, mais elle savait parfaitement à quel point je l'admirais pour le travail qu'elle fournissait en permanence. Et, comme d'habitude, je la complimentais sur son travail, toujours bien fait. Alix avait surtout choisi des fringues assez jolies. Si tel n'avait pas été le cas, je l'aurais une nouvelle fois traînée en plein milieu du marché pour qu'elle choisisse avec plus de parcimonie cette fois. Je pouvais très bien lui acheter des fringues, sans aucun problème, mais il fallait tout de même qu'elle soit présentable, même si je trouvais qu'elle prenait les vêtements les moins chers possible. Mais je n'allais pas lui en tenir rigueur.

Je restais donc quelques minutes de plus, pour parler de choses sans réelles importance avec Lyssandra. Je l'aimais beaucoup, et elle le savait très bien. Je savais surtout que je pouvais compter sur elle en permanence, surtout en cas de coup dur. Si jamais il m'arrivait un pépin, je pouvais d'office compter sur elle. Un véritable amour. Après cette discussion fort passionnante, je la remerciais une nouvelle fois avant de quitter sa maison avec Alix, en souriant. Je tapotais doucement la tête d'Alix, aussi doucement que possible, pour ne pas la froisser ou quelque chose de ce genre-là.

- Bon, au moins maintenant, t'es bien fringuée, et en plus c'est joli. Moi, j'ai tout ce qu'il me faut pour le moment. Tu veux faire quelque chose d'autre en particulier?
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« Répondre #138 le: Août 01, 2018, 10:12:10 »

Ces nouveaux vêtements me semblaient bizarres. Cette impression ne cessait de me tarauder pendant que Lucie papotait avec sa copine, tandis que je glandai sur le canapé. Je tâtai avec perplexité ce pantalon neuf, cette veste impeccable, ses chaussettes douillettes et l’évidence me frappa aussitôt. Alix, t’es vraiment débile parfois. En fin de compte, c’était tout simplement la première fois de ma vie que je portais des fringues complètement neuves, et à ma taille qui plus est.

Celles-ci n’avaient pas de trous, elles n’étaient pas trop grandes, elles étaient propres et n’avaient pas été reprisées cinquante fois dans l’année. C’est donc ça la sensation du tissu neuf, pensai-je. C’en devenait presque fascinant, mais c’était surtout bien plus confortable, au point que j’avais l’impression d’avoir le cul bercé par un édredon. Mieux valait ne pas le raconter à Lucie, j’allais passer pour une imbécile à réagir ainsi. Quoiqu’il en soit, sa grande discussion sembla terminé, et nous sortîmes peu après, cette grande perche me flattant encore la tête. Ce geste devenait une habitude bizarre. Ou alors, je trouvais absolument tout bizarre.

« Bah j’ai encore faim. Tiens, j’vais te montrer une taverne pas dégueulasse niveau menu, et d’habitude c’est dans mes moyens. »

En l’occurrence, mes moyens à présent étaient réduits à zéro. Mais curieusement, je l’avais complètement oublié, mon esprit trop occupée à retourner une pensée encore plus stupide que les précédentes. Avais-je vraiment l’air jolie dans ces fringues ? Non, ce n’était pas exactement ce dont Lucie parlait, elle ne pouvait que parler des vêtements en soi, l’inverse n’était pas possible. Je n'avais jamais été coquette, et alors l'idée que je puisse être sexy ne m'avait encore moins traversé la caboche.

Bref. Je me concentrai sur la route à suivre, emmenant à nouveau Lucie dans les méandres des ruelles, vers une petite auberge du coin. Pas cossu, et elle ne brillait pas non plus pour le luxe, mais la cuisine était vraiment super. Du moins, pour moi qui était habituée des conserves. Au détour d’une rue un peu crade, je retrouvai la vieille façade médiévale, avec sa vitrine proprette et ses pots de fleurs démodés accrochés au balcon. La vielle porte en bois grinça comme d’habitude quand nous entrâmes.

« Tiens, d’habitude j’me cale au fond là-bas. » Dis-je en indiquant à Lucie une banquette moelleuse au fond de la pièce, avec sa table lisse et spacieuse.

La décoration était franchement moche, mais c’était sûrement au goût de l’ex mercenaire qui gérait la boutique, avec ces vieux tableaux de chasse tâchés par le temps et les chopes de bières accrochées au mur. Et cette odeur de tripot un peu lourde qui vous plombe les paupières, ça me rappelait des souvenirs. Autrement dit, on venait rarement m’emmerder ici. Comme toujours, je me vautrai sur la banquette, bien contente de m’offrir un vrai repas plutôt qu’une simple pomme et un jus de chaussettes sorti de ma cave.

« C’est pas mal non ? Bon, c’est pas le grand luxe des machins sur Terre mais bon… Ils font des steak pas mal si ça te branche. Puis c’est tranquille ici, pas trop de monde. » Et aujourd’hui n’échappait pas à la règle, car mis à part les piliers de bar, le reste de la salle était désert.
« En fait, j’venais aussi pour régler des affaires discrètes, et souvent les gens viennent ici pour faire des galipettes à l’étage. Ah par contre, j’te conseille de faire gaffe à l’alcool, c’est un peu le même genre de piquette chez moi. »
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« Répondre #139 le: Août 02, 2018, 09:45:23 »

Je me mis donc à suivre Alix lorsqu'elle proposa d'aller bouffer quelque part. J'étais persuadée que j'allais encore me prendre une remarque, due au fait que je mangeais rapidement. Très rapidement. Toute personne me voyant manger me faisait toujours la même remarque. Celle de manger moins vite car autrement, je pouvais m'étouffer. Mais cela faisait des siècles que je mangeais ainsi, et je ne m'étais jamais étouffée. Je savais très bien ce que je faisais, et si j'avais eu le moindre doute, je n'aurais jamais fait une chose pareille. J'étais par moments totalement stupide, j'étais même la première à le dire, mais il ne fallait surtout pas m'infantiliser non plus. Cela ne pouvait qu'attirer des problèmes à la personne qui faisait une telle chose. Je ne supportais pas que l'on puisse m'infantiliser, même lorsqu'il s'agissait de ma propre famille. Ce qui était paradoxal, puisque j'agissais comme une seconde mère avec mes hommes. Mais je n'avais jamais prétendu être quelqu'un de totalement cohérent.

Une fois sur place, je ne pouvais que constater que la décoration était d'un goût des plus douteux. Mais j'avais toujours à l'esprit qu'une gargote, aussi minable soit-elle, pouvait être pleine de surprises. Je connaissais quelques bonnes adresses sur Terra, et je savais surtout que Terra était une zone pleine de surprises. Je m'étais même surprise à rentrer dans un restaurant des plus miteux, où j'ai pu trouver de la très bonne nourriture. Me jetant sur la banquette où Alix avait prit place, je jetais un coup d'œil autour de moi. Vraiment, je n'étais pas du tout fan de la configuration des lieux, mais je devais faire abstraction, et laisser sa chance à cet établissement. Je notais aussi de ne pas toucher à la moindre goutte d'alcool ici. L'expérience chez Alix m'avait suffi, pourtant, je n'étais pas du genre à ne pas tenir l'alcool, bien au contraire. Je pouvais facilement boire une bouteille d'absinthe pure sans ressentir le moindre effet.

- J'ai déjà vu franchement pire comme déco, mais au moins, la bouffe était bonne. Donc, je ne vois pas pourquoi ça ne serait pas la même chose ici. Je réfléchissais à ce que je pouvais bien manger. Je n'avais pas vraiment d'idées en tête, et sans la carte, je ne pouvais pas vraiment deviner ce qu'ils pouvaient bien faire ici. - Ah, c'est à la fois un restaurant et un bordel... Intéressant ça. J'en ai déjà vu faire ça, même sur Terre. Au moins, ici, je ne suis pas dépaysée.

Je ricanais car il m'était déjà arrivée de faire quelque chose comme cela, sous couverture, bien évidemment. Pour trouver mes informations, tous les moyens étaient bons. Je faisais bien évidemment attention à ne pas sur-utiliser mon pouvoir pour lire dans les pensées. Alors si je pouvais obtenir des informations, en faisant une chose que j'aimais beaucoup, c'était tout bénéf à mes yeux. Mais encore fallait-il tomber sur quelqu'un aimant les personnes comme moi.
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« Répondre #140 le: Août 08, 2018, 01:03:29 »

Mon estomac gargouillait déjà à l’idée du festin qui m’attendait. J’allais me faire péter le bide, c’était certain, même si j’espérai que Lucie ne rechigne pas trop au moment de payer la note. Les repas ici n’étaient pas vraiment coûteux, mais je ne lui avais toujours pas avoué que malgré mon invitation, je n’avais pas du tout de quoi couvrir les frais.  En attendant, la moindre des choses était de la conseiller.

Madame, habituée aux restaurants chics terriens, semblait tout à fait perdue sur la manière de commander en ces lieux. Ce qui n’avait rien d’étonnant puisqu’on ne voyait aucun menu, et qu’en bonne boutique de bas-fonds, il fallait être un habitué pour en comprendre le fonctionnement. En l’occurrence, passer la commande au bar, et non attendre un quelconque service. Mais qu’allais-je pouvoir demander à Lucie ? La cuisine exotique de Nexus était sans doute prématurée après sa découverte de l’alcool de ma cave.

« Bon, j’vais commander pour toi. T’inquiète, j’te prends un truc pas trop différent de la bouffe sur Terre. » Déclarai-je en me levant pour aller au comptoir.

Ce pantalon neuf me faisait un effet très étrange. Etait-ce la sensation du tissu neuf, ou bien ce truc me moulait réellement beaucoup ? J’avais l’impression d’avoir limite le fessier à l’air. Ou bien était-ce un coup de la tailleuse bizarre de Lucie ? Quoiqu’il en soit, je demandais au patron un steak à point classique avec des patates au four pour mon invitée. Quant à moi, j’optai pour un Wazagui, une sorte de poulpe typique de la côte de Nexus avec des petits légumes.

Ici, on ne devait pas s’attendre à être servi à table. Je restai ainsi au bar à patienter, essayant vainement de me persuader que ce pantalon ne moulait pas mon fessier. En vain. Je réceptionnai les deux grandes assiettes pour rappliquer à notre table, distribuant le plat désespérément classique devant Lucie. En revanche, mon poulpe avait une belle couleur mauve au milieu des petits oignons, mais c’était sans doute trop exotique pour une terrienne.

« Tu veux goûter ? Ça a l’air bizarre comme ça, mais c’est super bon, et il parait que c’est bon pour la forme. »

L’endurance, la bonne mine ou les performances au pieu. On attribuait un peu tout et n’importe quoi à ce plat, mais peu m’importait en réalité, car j’adorais vraiment ce croquant et ce goût acidulé. Ce qui était sans doute très bizarre pour un terrien. Je mordis dans un tentacule avec appétit, l’aspirant comme une spaghetti, vraiment ravie de pouvoir enfin en manger à nouveau. Après les derniers jours éprouvant, je méritai bien ça !
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« Répondre #141 le: Août 23, 2018, 11:53:39 »

Au final, Alix commanda pour moi. Je n'allais pas vraiment me plaindre, je n'étais pas vraiment habituée à ce genre de lieux. Et comme elle vivait ici depuis longtemps, j'allais tout de même lui faire confiance. Si je ne lui faisais pas confiance, je n'avais strictement rien à faire ici. Le lieu n'était pas si top, mais j'allais tout de même jeter un coup d'œil à la bouffe. Je n'étais pas ici pour me délecter de la décoration, mais pour manger. Une fois mon assiette devant moi, je commençais à manger, rapidement, comme à mon habitude. Je ne savais pas manger lentement. Je mangeais certes très vite, mais je faisais tout de même attention. Il était hors de question que je commence à m'étouffer pour si peu. J'aurais de toute manière fini avant elle, car je ne comprenais tout simplement pas comment on pouvait manger ce genre de choses. Je ne trouvais pas cela fondamentalement mauvais, mais la texture me gênait un peu parfois. Je refusais donc poliment, car à mon sens, il valait mieux ne rien mélanger.

- Je ne mélange en aucun cas la viande et le poulpe. Je ne supporte pas ce genre de choses. Mais c'est gentiment demandé.

Après quelques bouchées, j'en avais terminé. C'était même assez bon d'ailleurs. Généralement, quand quelque chose était plutôt bon, je mangeais bien plus vite que lorsque je n'aimais pas un aliment. J'attendais donc patiemment qu'elle ai fini sa propre assiette. Je n'allais tout de même pas la laisser toute seule pour aller vagabonder dans cette gargote. Je n'allais tout de même pas lui demander de se dépêcher. Ce n'était clairement pas dans ma nature. M'étendant donc sur la banquette, je jouais lentement avec mes doigts. Je ne savais pas vraiment quoi faire, mais au moins, cela me ferait passer le temps. Au moins, ici la décoration était dégueulasse, alors que la bouffe était hautement correcte. C'était l'une des raisons principales pour lesquelles on ne devait jamais juger un établissement sur l'image qu'il donnait. Surtout sur Terra.

- Au final, j'peux vraiment tirer quelque chose de toi. Tu choisis bien tes fringues, tu choisis bien à bouffer, tu sais te servir de tes dix doigts, t'es pas trop cruche avec une arme entre les mains... Avec un peu d'entraînement, j'peux vraiment faire quelque chose de toi. Après c'est à toi de voir si tu veux faire des efforts dans cette voie-là ou non. J'te laisse le choix.
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« Répondre #142 le: Août 24, 2018, 07:24:18 »

La nourriture de Terra avait ses spécificités, bien différentes de la Terre, et j’aurais parié gros que Lucie était trop classique pour goûter mon plat. Du poulpe mauve de première qualité pourtant. Je savourai ce grand classique du coin à petite bouchées, parce que c’était tout de même long à mâcher, et rajoutait du poivre de temps à autre. Cette auberge m’avait tout de même un peu manqué.

Ah, les bonnes affaires que j’avais signé ici. Des contrats juteux souvent, car la bonne bouffe et l’alcool ont tendance à mettre les gens bien à l’aise. Sans parler des quelques parties de baise à l’étage, moins souvent, mais toujours mémorables. Lucie se goinfrait toujours aussi vite. Je pourrais me risquer à la comparer à un aspirateur, mais ce serait sans doute vexant, si bien que je mangeai mon plat dans mon coin. En silence, et paisiblement.

« Meh, t’as tort. On savoure mieux Nexus quand on a goûté aux trucs exotiques. »

Au moins, Lucie ne se plaignait pas de la bouffe. Moi j’avais toujours trouvé ce taudis très correcte à ce niveau, et je craignais qu’elle ne trouve quelque chose à redire. Après tout, c’était probablement loin des luxueux restaurants terrestres. Je terminais mon plat avec pour seul regret, le manque d’alcool. Mais nous étions en milieu de journée, et je n’avais pas envie qu’elle me fasse la leçon là-dessus.

Je repoussai mon assiette vide en réfléchissant à la proposition de Lucie. Vrai que je n’avais pas été très à l’aise sur Terre, mais c’était probablement une question de s’habituer à l’environnement, prendre des repères. C’était une bonne situation qu’elle me proposait, tout ce dont j’avais rêvé. Ce serait réellement idiot de ma part d’abandonner mes rêves pour un peu de mal du pays, où d’ailleurs, rien ne m’empêchait de revenir de temps en temps.

« D’accord, j’viens bosser avec toi. C’est juste un coup de moue. » Dis-je posant mes pieds sur la table. « Faut le temps de m’habituer au luxe et à bosser honnêtement, mais ça d’vrait aller. »

Le côté honnête allait certainement être le plus dur à suivre pour moi. Mais qu’importe, je ferai un effort, et c’était bien peu à subir en comparaison de ma vie dans une maison délabrée, pleine de rats et sans le sou. Un seul problème demeurait. Je me grattai la tignasse, réajustant nerveusement mon pantalon en regardant Lucie.

« Par contre, j’ai pas d’quoi payer le repas. Ça t’gêne d’allonger à ma place ? Parce que sinon, faut payer en nature, et j’y tiens pas trop. »
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« Répondre #143 le: Août 26, 2018, 10:31:18 »

Je souriais. A mon sens, elle suivait la voie de la raison. Elle aurait très bien pu me dire d'aller me faire foutre, ce que j'aurais pu comprendre, mais non. Et si elle faisait du bon boulot, elle n'allait pas le regretter. Je n'étais pas du genre à laisser de côté ceux qui bossaient bien pour moi. Mes hommes les plus méritants s'en sortaient même très bien. J'avais pour habitude d'ajouter à leur salaire des primes de mérite. Tout cela pour les motiver à faire de mon unité l'une des meilleures qui existe. Et ils savaient comment me remercier après. Plus je les récompensais, mieux ils travaillaient par la suite. Un cercle vertueux où tout le monde était gagnant. En l'entendant me demander si je pouvais lui avancer de la thune, je ricanais, avant de me redresser. J'étais persuadée qu'elle allait me faire ce coup-là, et je ne m'étais pas trompé. De toute manière, cela ne me dérangeait pas du tout.

- J'veux bien faire ça. Mais bon va falloir que tu me rembourses à un moment donné. Et vu ce que t'as été capable de faire, je pense te demander une petite compensation... Pas du tout financière.

Je ricanais encore plus. Elle devait sûrement savoir de quoi je voulais parler. Et mine de rien, j'étais assez fière de moi pour le coup. Je n'allais tout de même pas lui demander de me rembourser de manière financière pour si peu. Cela n'était clairement ni poli ni fair play, et de toute évidence, je détestais demander de l'argent aux autres. Surtout, j'avais un train de vie bien supérieur au sien, donc je pouvais me permettre ce genre de choses, après tout. En y repensant, j'allais sûrement devoir faire ce genre de choses pendant un certain temps, mais cela ne me dérangeait pas plus que ça. J'allais donc payer ce que nous venions de manger, avant de revenir vers elle, me vautrant une nouvelle fois dans la banquette. J'allais aussi devoir la garder chez moi pendant quelques temps, mais si je ne voulais pas, je n'allais en aucun cas le lui proposer. Je ne proposais jamais de choses que je ne voulais pas, au fond.

- Dans ce cas, je vais te garder un peu chez moi, histoire que tu gagnes suffisamment de thunes pour t'établir quelque part. T'en fais pas, je serais pas trop chiante.
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« Répondre #144 le: Août 27, 2018, 03:21:33 »

Avec le recul, cette décision finale était vraiment la bonne, en tout cas, la plus logique dans ma situation. Quelques efforts seraient à fournir pour m’adapter à cette nouvelle vie, plus terrestre, mais rien d’insurmontable en fin de compte. Quoiqu’il en soit, à en croire ce sourire inhabituel, Lucie avait l’air ravie de ma décision. Après tout, elle s’était montrée fidèle à ces promesses, et ce malgré mes nombreuses hésitations depuis notre rencontre accidentel. Je finirai presque par la croire attaché à moi.

A mon grand soulagement, le coup de l’addition ne la mit même pas en rogne contre moi, et je n’eus même pas droit à la moindre tirade moralisatrice. Bien au contraire, Lucie me surprit. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce coup-ci, je ne m’y attendais pas du tout. Est-ce qu’elle était en train de me suggérer de la payer en nature ? Moi qui l’estimais peu portée sur le cul, voilà que je venais de me faire complètement avoir.

« Ah… Ok. » Lâchai-je, bêtement surprise.

Honnêtement, ça ne me dérangeait pas du tout. Je me trouvais simplement prise de court, et en la regardant s’en aller payer au comptoir, je ressentis même une pointe d’excitation. Au moins, la dernière fois ne lui avait pas laissé une mauvaise impression pour que Lucie me demande ce genre de paiement coquin. Sauf si j’étais complètement à côté de la plaque, ce qui n’aurait pas été une première.

« Non mais ça m’va. C’est un vrai palace pour moi chez toi, faut juste que je m’habitude au changement de vie, alors t’étonnes pas si j’ai l’air paumé de temps en temps. »

La technologie terrienne représentait surtout une grande inconnue pour moi, et j’allais sans doute être complètement ridicule pendant un bon moment. Sans parler de la lecture et l’écriture. Je chassai mes pensées à ce propos. Désormais, j’aurais tout le temps d’y songer, et en fin de compte, la présence de Lucie pour me guider me réconfortait. Avec un léger sourire, je me tournai vers la concernée, vautrée sur le banquette, et revint à des questions plus amusantes.

« Donc, j’dois payer l’addition comment au juste ? Ah et, puisqu’on en est à parler fric, j’devrais sûrement payer un loyer aussi…  »

La salle de l’auberge étant vide à cette heure, je vins me glisser contre Lucie sur la banquette, et avec un sourire malicieux, ma main glissa lentement le long de sa jambe. Une telle offre, il ne fallait pas me le dire deux fois !

« Parce que si j’ai bien capté l’allusion, j’peux payer un loyer de la même manière… Et je respecte mon engagement, juré ! » Lui glissai-je en caressant le haut de sa cuisse.
« Dernière édition: Août 27, 2018, 03:40:04 par Alix Sable » Journalisée
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« Répondre #145 le: Septembre 08, 2018, 08:55:59 »

En la voyant me demander si elle devait me payer un loyer, je ne pus m'empêcher de ricaner ouvertement. Elle ne pouvait pas le savoir, bien évidemment, donc je n'allais pas lui en tenir rigueur. J'étais propriétaire de ma baraque depuis pas mal de temps déjà. Je n'allais pas m'en vanter, ce serait on ne peut plus puérile, surtout envers elle. Vu comment je l'ai ramassé il y a quelques jours, le concept même de propriété foncière devait être quelque chose qui lui passait au dessus de la tête, ou même qu'elle ne connaissait pas. Mais il était vrai que je n'étais pas à plaindre, que ce soit financièrement ou avec la maison que j'avais. Lui tapotant donc doucement la tête, je réfléchissais à une réponse un tant soi peu intelligente à lui donner. Car il était hors de question de commencer à lui dire de la merde sous prétexte qu'elle ne savait pas de quoi elle parlait. Du moins, je voyais les choses comme ça.

- Chaton, ça fait plus de 100 ans que je suis proprio de cette baraque. Ça fait depuis belle lurette que je ne paie plus le moindre loyer dessus. Alors je ne vais pas commencer à te faire raquer alors que je n'ai strictement rien à payer. Je ricanais en lui tapotant doucement la tête. - Ceci dit, si tu tiens à me payer un loyer de cette manière, je ne vais pas commencer à te l'interdire. Bien au contraire, je serais même disposée à te laisser payer autant que tu le voudrais.

Je n'allais tout de même pas lui ordonner d'oublier cette idée, alors que je savais très bien, au fond de moi, qu'elle venait d'avoir une très bonne idée, et que je n'allais clairement pas le regretter. Mais tout dépendait de ce qu'elle entendait par payer. Soit elle évoquait le futur et dans quel cas j'allais devoir attendre, soit elle évoquait l'instant présent, ce qui ne me dérangeait pas le moins du monde, même si pour moi, ce n'était pas l'un des meilleurs choix de lieux pour ceci. Mais je n'allais tout de même pas lui faire la réflexion sur un tel choix. Ceci dit, je ne savais pas vraiment ce qu'elle sous-entendait à l'instant présent. Le moyen le plus simple de savoir serait de pénétrer son esprit, cependant, je n'avais guère envie d'en faire un légume pour les prochaines heures. Donc, j'allais devoir la jouer fine.

- Tu serais pas la première à essayer de me tringler dans ce genre de lieux. Toutefois, bien que ce ne soit pas le meilleur choix de lieux, j'avoue que ça ne me dérangerait absolument pas.
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Alix Sable
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« Répondre #146 le: Septembre 17, 2018, 03:14:25 »

Lucie était parfois trop sérieuse. Même hors du boulot, cette attitude coupait souvent mon entrain, et parfois même m’agaçait réellement. C’était bien madame-je-sais-tout, et cela ne changerait sûrement jamais. Ça m’aurait sans doute manqué d’un autre côté. Je me laissai à nouveau tomber dans la banquette, étirant mes jambes sur la table tandis que le repas au poulpe me laissait quelque peu somnolente.

« Hé, c’est chaton maintenant ? »

Les surnoms ne me dérangeaient pas réellement, mais il faut bien dire, que j’étais davantage habituée à d’autres termes bien moins flatteurs. Connasse par exemple. Ce style était davantage employé dans les affaires, mais ce n’était pas forcément utile de le préciser.

« Tu sais, tu peux parler franchement avec moi hein, j’sais pas parler autrement de toute façon. Si tu veux qu’on arrête les parties au lit parce que t’aimes pas ou tu trouves ça bizarre, on stoppe. »

C’est vrai après tout. J’avais commencé cette histoire moi-même, et en somme, cette relation pouvait certainement paraitre bizarre pour celle qui allait m’employer. Pour moi, non. Mais hé, je n’avais jamais réellement bossé pour quelqu’un alors les relations de travail m’étaient plutôt étrangères. Tout comme les coutumes terrestres.
L’auberge n’allait pas fermer de sitôt, et le patron ne dirait sans doute rien si nous continuions à flâner ainsi, en consommant de temps à autre une boisson pour donner le change. Le temps suffisant pour jouer carte sur table. Même s’il ne me fallait pas grand-chose pour partir au quart de tour, Lucie ne m’avait pas paru si porté sur le sexe, et mes propositions n’avaient qu’un sens général. Nullement de quoi se glisser sous la table immédiatement, autant être franche là-dessus.

« Perso’, j’parlais pour plus tard parce que j’suis pas le genre à prendre tellement l’initiative d’habitude. Mais ici, c’est bof. Les lits doivent avoir des puces à l’étage, j’y tenais pas trop. Après si t’insistes ou que tu me chauffes, c’est une autre histoire... » Déclarai-je en ricanant.

« En attendant, on peut rentrer. De toute façon, maintenant que j’ai mes affaires, j’ai plus rien à glander sur Terra. J’ai rien à glander de la journée tout court en fait. » Ajoutai-je avec le sourire.
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Lucie Backerlord
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L'une des meilleures tireuses d'élite au monde. Accessoirement une sorcière. Regardez la dans les yeux, c'est préférable, même si elle en joue à fond.
« Répondre #147 le: Septembre 20, 2018, 11:09:23 »

- Tu préfères que je t'appelle pauvre conne en permanence? Je peux le faire si tu veux, sauf que je ne le penserais pas une seule seconde.

Je m'allumais donc une clope, en étant totalement avachie sur la banquette. Je pourrais très bien rester comme ça pendant des heures. Il y avait certaines positions, comme cette dernière, tellement confortables qu'on ressentait l'envie de ne plus jamais les quitter, ce qui n'était bien évidemment pas possible. Au bout d'un moment, il fallait bien se lever pour partir, car mine de rien, je n'avais pas très envie de passer ma vie dans une décoration pareille. Ce n'était tout simplement pas possible pour moi. Il y avait une limite dans le manque de goût. Je pouvais très bien passer quelques instants ici sans aucun problème, mais y rester à vie serait tout simplement en dehors de mes forces. Je n'étais pas une experte en décoration, mais je savais très bien que certaines choses ne se mariaient pas avec d'autres, et je partais souvent de ce constat très simple pour faire ma propre décoration.

- J'ai pas pour habitude de continuer à baiser avec quelqu'un qui ne me satisfait pas. Et comme je suis une sorcière, j'ai des besoins à satisfaire. Mais je peux t'assurer que si t'avais été mauvaise, je te l'aurais fait comprendre depuis pas mal de temps. Je suis plus qu'honnête sur ce genre de choses, je ne m'amuses pas à simuler ou autres conneries du genre. Si tu t'y prends mal, je te le dis, point barre.

Je tirais de grandes lattes et faisais des petits ronds de fumée. Je ne savais pas vraiment quoi faire, donc j'acquiesçais sur le fait de rentrer. Car il n'y avait vraiment pas grand chose d'autre à faire autrement. Sur le chemin du retour ceci dit, un poivrot commença à me taper sur le système, mais je fis semblant de ne pas l'entendre pendant quelques instants, le laissant continuer, pour ensuite avoir une raison de faire ce que j'allais faire. C'est au moment même où il se mit à m'insulter de pute que je dégainais mon pistolet, et que je plaquais le canon sur sa gorge, ce qui le fit très rapidement reculer, jusqu'à être coincé contre un mur. Il ne faisait plus vraiment le mariole avec le contact du métal froid contre sa pomme d'adam. Surtout quand il entendit le chien s'armer. Je ne comptais bien évidemment pas lui tirer une balle dans la gorge, simplement lui faire peur pour qu'il comprenne que je n'étais pas du genre à me laisser insulter de la sorte.

- Je ne sais pas si le déchet humain qu'était ta mère t'as inculqué une quelconque once de respect, mais je suis capable de te tuer pour si peu. Et je n'éprouverais pas le moindre remord. Tu veux mourir pour si peu? Alors excuses toi.

Bien évidemment, il ne voulait pas le faire, donc je pressais encore plus le canon sur sa gorge.
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Alix Sable
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« Répondre #148 le: Septembre 24, 2018, 12:22:01 »

L’atmosphère de l’auberge miséreuse commençait à se charger d’une forte odeur d’alcool, et surtout de transpiration à mesure que s’agglutinait les piliers de bar. En plein après-midi, les nez étaient déjà rouges, et les aisselles déjà en état de transpiration avancé. Pile le moment où je me barrais d’habitude. Surtout que, à bien y réfléchir, à ce moment de la journée j’étais normalement en train de courir vers mes affaires de l’après-midi, à aller satisfaire les exigences d’un acheteur ou récupérer le fourbi d’un fournisseur.

« Ok, ça marche. » Lui répondis-je pensivement.

Car oui, ça me faisait rudement bizarre de n’avoir rien à faire pour toute la journée. Et qu’est-ce qu’on devrait faire dans ce cas ? Mon quotidien d’avant se résumait à courir d’affaire en affaire, histoire de remplir mon assiette de nourriture acceptable le soir venu, et là… Plus rien ! Bref, le désarroi. On se lève paresseusement de nos places, je brosse les miettes sur mes fringues neuves, et on se dirige mollement vers la sortie sans avoir la moindre idée de quoi faire. Moi en tout cas.
Tout occupée à réfléchir, c’est à peine si je m’aperçois des saloperies qu’éructe un poivrot au bar, et c’est seulement en m’apercevant que Lucie ne me suivait plus que je me retourne aussitôt. J’aurai dû m’en douter ! A peine le dos tourné, et voilà que je la découvre, l’œil mauvais, en train de braquer ce légume imbibé d’alcool comme s’il s’agissait d’un grand gangster. Certes il l’avait insulté, mais à voir sa tête raviné, ce type ne devait même pas être capable d’épeler son nom correctement, et on pouvait difficilement le qualifier de dangereux.

« Hé ! Oh attends ! Stop ! » Je m’avance vers Lucie qui braque l’alcoolique contre le mur avec l’air d’avoir envie de repeindre le second avec la cervelle du premier.

La violence réglait souvent les problèmes ici, et il y avait peu de chance que les autorités fassent une descente ici, mais tout de même. Une détonation allait s’entendre, et je ne tenais pas à courir le moindre risque en plein Nexus juste pour une querelle de comptoir. Les poivrots voisins n’étaient pas dangereux, mais à l’extérieur, qui sait ce que ça allait attirer ? Comme au marché, on pouvait s’attendre à tout sur Terra.

« Pas besoin d’en arriver à c’point pour un naze. T’y gagnes quoi de toute façon ? Autant tirer sur un rat avec un canon, pas de mérite à faire ça. »

Je pose ma main sur le bras de Lucie, celui tenant l’arme, et je lui fais signe de l’abaisser. Impossible de rester discrète avec elle !

« Pas pour autant qu’on doit s’laisser insulter, hein. Mais on peut régler l’souci avec plus de finesse, comme ça par exemple… »

Là-dessus, j’expédiai mon pied entre les jambes du poivrot. Ma botte épaisse fit donc connaissance avec les noix du personnage qui tomba à genoux, plié en deux en gémissant de douleur et le visage violacé, ce qui déclencha le fou rire de l’assistance. J’indiquai la sortie à Lucie de tête.

« Finesse j’te dis, bon, tu viens ? »
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Lucie Backerlord
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« Répondre #149 le: Septembre 29, 2018, 03:39:01 »

En la voyant faire, je ne pouvais pas m'empêcher d'exploser de rire. Je n'appelais pas vraiment cela de la finesse, mais cela marchait tout de même relativement bien. Je ne pouvais pas nier ce fait, cela serait mentir au plus haut point. Je désarmais donc mon arme, avant de m'accroupir à côté de lui en lui expliquant à quel point il venait d'avoir de la chance. Se prendre un coup de pied dans les parties était certes douloureux, mais au moins, il pouvait s'estimer heureux de ne pas s'être fait sauter le caisson. Toujours en riant, je me relevais, et tapotais la tête d'Alix. Aucune finesse. Mais je l'aimais bien cette petite, elle avait quelque chose de particulier. Si je pouvais tirer d'elle un peu de finesse, cela arrangerait pas mal de choses. Mais je n'en étais pas encore là, et il fallait que je pense à d'autres choses avant.  Comme par exemple, le simple fait d'aménager ma vie avec cette dernière chez moi.

Je prenais donc avec Alix le chemin du retour, jusqu'à rentrer chez moi. Une fois chez moi, j'allais donc ranger chaque petite chose à sa place, car mine de rien, parfois, je pouvais être maniaque, mais je contrôlais cela relativement bien. Du moins pour certaines choses. Une fois ayant rangé tout mon bordel, je pouvais enfin faire ce que je voulais. Je me dirigeais donc dans ma chambre afin de changer de fringues. Pour prendre tout simplement un débardeur blanc, un jogging blanc, et c'était tout. Je n'avais pas besoin d'un habit de cérémonie chez moi, et ce même si j'avais de la visite. J'allais me jeter dans le canapé comme une espèce de loque, laissant donc Alix faire ce qu'elle voulait. Je n'étais pas sa mère, et je n'avais pas à lui dire ce qu'elle devait faire, tout simplement car je considérais qu'elle était assez grande pour prendre des décisions toute seule.

- Tu sais, je viens de me rendre compte d'un truc. J'ai pas l'habitude de ramener une nenette au boulot. Mais mes hommes sont loin d'être cons, et je pense que tu n'auras aucun problème à t'intégrer dans mon équipe. Ceci dit, il y a d'autres personnes qui ne sont pas d'accord avec mes décisions. Evidemment, il faut que ce soit des non-gradés. Je te demanderais juste une chose. Tu ne réagis pas si on te fais chier, mais tu m'en parles. Je cherche toujours une excuse pour leur en mettre plein la gueule car ils me pompent le système en permanence. Je ne vais quand même pas laisser un troupeau d'abrutis me faire chier alors qu'ils sont censés comprendre depuis belle lurette que je suis leur supérieure.

Je m'amusais avec un de mes briquets, qui traînait sur la table basse. Je n'avais pas de al à faire valoir mon autorité, mais il y avait toujours une petite poche de résistance. Et tôt ou tard, je finirais bien par la mater. Il était hors de question que je perde la main contre des gamins qui se sentaient supérieurs à tout le monde. J'étais persuadée que le simple fait qu'une femme leur soit supérieure les mettait en rage. A mes yeux, il n'y avait pas vraiment d'autre explication logique.
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