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Le Grand Jeu - Forum RPG

Bad langage Discrimination Drugs Sex Violence Gambling

Bonjour et bienvenue.

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Auteur Sujet: Drag me to Hell [Emilia Deneville]  (Lu 225 fois)
Desmina
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« le: Décembre 05, 2017, 04:47:03 »

L’enfer est pavé de minables. Tout comme ce manoir situé dans les niveaux supérieurs, mais dont les murs suintaient l’ennui et le mauvais goût. Le seigneur du lieu n’avait vraiment aucun mérite, si ce n’est la qualité de ces massages plantaires, talent dont je lui avais ordonné l’usage et qu’il exécutait en ce moment même tandis que son personnel domestique s’était mis à mon service.

Cela n’avait pas requis un grand effort de ma part de m’emparer de ses biens et, tandis que je consultais le second ouvrage d’histoire de sa bibliothèque, je me consolais en songeant qu’il était au moins, bien fourni en littérature. Une succube vint poser une carafe de vin et un verre sur le chevet à proximité de mon fauteuil, avant de s’éloigner en baissant humblement la tête. J’écrasais du pied la tête de mon masseur quand celui ne résista pas à perdre son regard sur les formes de la servante. Quel genre d’imbécile se détourne de cette tâche sacrée pour lorgner sur des courbes de seconde zone ?

Le petit personnel efficace est vraiment difficile à trouver. Ceci dit, on ne peut pas espérer grand-chose d’un comte, ou était-ce d’un duc, qui n’avait probablement jamais servi une personnalité comme la mienne. Dans un sens, je pouvais comprendre qu’il était intimidé devant moi.  D’un coup de talon, je lui écrasais donc une nouvelle fois le crâne, faisant sauter une dent, afin qu’il garde sa concentration. L’ancien maitre de maison fit un répugnant sourire obséquieux avant de retourner à son honorable besogne : masser mes pieds parfaits.

Absorbée par le dressage du personnel de maison, et par ma lecture sans aucun doute, je remarquais à peine les picotements familiers parcourant mon corps. Je reposais mon livre sur le chevet, et propulsait le masseur à l’autre bout de la pièce d’un coup de pied, pour mieux me rendre compte de la sensation. C’était une invocation à ne pas en douter. L’appel était reconnaissable, comme des dizaines de petits hameçons plantés dans ma chair, cherchant me tirer vers un autre plan. C’était faible certes, très certainement l’œuvre d’un débutant.

Je réfléchissais à toute vitesse. Devrais-je donner suite ? Les débutants étaient rarement intéressants, trop impressionnables et facile à berner. Puis, je posais mon regard sur le "seigneur-masseur" qui rampait vers moi pour se faire pardonner d’une éventuelle erreur commise. Cette vue me dégoûta, et je lui ordonnais de garder sa demeure propre jusqu’à mon retour. Autant se laisser emporter par l’appel, et se distraire quelques temps avec un mortel naïf qu’assister aux jérémiades de ces idiots.

L’invocation mis un temps bien trop long à agir. Le mortel ne devait certainement pas être convaincu de ce qu’il faisait et cela me donna quelques idées. Pour quelle genre d’apparition pourrais-je opter ? La méthode classique de l’arrivée spectaculaire fonctionnait toujours à merveille sur les débutants, et je ne me lassais pas de les voir paniquer face à ma forme première. Le novice allait certainement se faire dessus. J’eus un sourire cruel tandis que le rituel commençait à faire effet, m’ouvrant les portes du plan des humains.

Je laissais présager mon arrivée par une fumée noire d’un noir d’encre, à l’odeur de souffre, qui absorbait la lumière alentour et produisait une forte chaleur à l’endroit où l’on m’invoquait. Cela faisait toujours son petit effet. Toutefois, je restais dissimulée dans la fumée opaque pour ne laisser voir que mes cheveux rougeoyants et je pris une voix forte, apte à résonner avec un effet lugubre.

- "Qui a osé m’appeler ?"

Je me retins de faire apparaitre mes ailes. Après tout, le simple mortel devait déjà être terrorisé et prêt à suffoquer avec toute cette fumée, inutile de provoquer une mort subite sinon ce ne serait pas amusant. J’enroulais donc ma queue reptilienne sur ma jambe droite et laissais la fumée se disperser progressivement pour apparaitre totalement.

J'avais gardé quelques frusques déchirées pour cacher ma nudité, après tout, apercevoir ce corps parfait est un honneur, il faut le mériter. De mes yeux de flammes, dont je savais qu’ils avaient un effet fabuleux sur les mortels, j’attendis avec impatience de visualiser l’endroit où j’étais. Et surtout de visualiser l'invocateur, que j'allais forcément prendre un grand plaisir à tourmenter.
« Dernière édition: Décembre 05, 2017, 05:15:40 par Desmina » Journalisée
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« Répondre #1 le: Décembre 05, 2017, 06:53:43 »

Le shooting du jour fut à la fois original et plaisant. J'avais pu découvrir un autre des fantasmes communs chez les japonais, à savoir les succubes, démones et consorts. Si ces créatures à la fois diaboliques et féminines en faisaient rêver plus d'un, elles étaient aussi l'incarnation même de la cruauté, de la fourberie et des maléfices. Pour moi, elles n'étaient que d'autres créatures mythiques que je ne rencontrerai jamais et que je me permettais donc de parodier à loisir, que ce soit dans mes écrits ou pour mon travail. Aujourd'hui, la boîte m'avait fait essayer une collection plus provocante qu'érotique ; même en intérieur, je sentais l'air me titiller à tous les endroits possibles et imaginables. Je restais néanmoins professionnel, m'entichant de mon sourire le plus porteur de sous-entendus pour la caméra. Je prenais la pose en étant quasiment dénudée, ne portant qu'une culotte dentelée qui s'apparentait davantage à un string (aussi bien devant que derrière, d'ailleurs. Deux ficelles, quoi) ainsi qu'un pseudo soutien-gorge plus semblable à une brassière déchirée et pauvre en tissu. Pour l'occasion, j'avais même eu droit à quelques accessoires supplémentaires, à savoir une paire de fausses canines, des lentilles de contact qui imitaient les motifs oculaires reptiliens ainsi qu'un fouet de cuir noir dont le mordant serait à tester sur le derrière de mon photographe aux yeux baladeurs.

Bref. Ma matinée ne fut pas si chargée, si bien que je fus en mesure de quitter le travail avant la pause déjeuner habituelle. Et quelle ne fut pas ma surprise quand je rencontrai le chemin de ce bon vieil Ishiro, un type de la trentaine qui était davantage chargé de l'administratif que du concret. Ce dernier ne pouvait s'empêcher de m'offrir tout un tas de babioles à chaque fois, sans que je ne sache où est-ce qu'il les dénichait. Par exemple, il y a trois jours, il a réussi à me trouver tout un tas de cosplays douteux dans le style sci-fi sans que je ne lui demande quoi que ce soit. Il m'avait laissée en choisir un parmi tous en échangeant d'un simple dîner avec lui ; deal. Je m'étais alors contentée de l'écouter parler pendant deux heures, autour d'une assiette pavée de sushis, tout en me refaisant les ongles. Mais cette fois-ci, je n'eus droit à aucune demande de sa part. Cet idiot m'offrit une simple enveloppe non-timbrée qu'il me recommanda d'ouvrir une fois rentrée chez moi. Euh, ok. Là, je suis totalement sur le cul. Je ne sais pas à quoi m'attendre. Pourtant, j'aimais bien profiter de sa faiblesse, c'est d'ailleurs pour cela que je lui offris mon sourire le plus radieux (et donc hypocrite) accompagné d'un regard sulfureux dont les interprétations pouvaient être multiples.

À demain, Ishi-chou.

C'est avec ce genre de messages dissimulés et de méta-communication que j'espérais obtenir davantage de présents de sa part. Qu'il se ruine ? Je n'en avais rien à faire, il n'avait qu'à pas tomber sous mon charme, cet abruti. Je comptais même l'y encourager. En partant pour les vestiaires, je roulai expressément des fesses et fis claquer mes talons sur le parquet massif. Je n'avais pas besoin de me retourner pour savoir qu'il me regardait, c'était évident. Bref. Une fois dans lesdits vestiaires, je rangeai l'ensemble du jour dans un petit sac (avantage du métier : on m'offre toujours un exemple de ce dont je fais la promotion) et adoptai pour des dessous plus communs mais pas moins évocateurs. Rouges et quasiment transparents, ils ne me couvraient réellement qu'aux emplacements où la dentelle mordait ma peau laiteuse, soit aux extrémités qui n'étaient pas à cacher. J'enfermai ensuite mes longues jambes dans un jean noir qui moulait parfaitement mes fesses, enfilai un débardeur blanc assez classique que je recouvrai ensuite de veste en cuir noir, et chaussai mes délicats petits pieds avec ma paire favorite de stilettos. Une fois que mon sac fut correctement placé sur mon épaule, je m'en allai simplement en ne laissant rien derrière fois, pas même la lettre suspecte que je gardai sous le bras.

Quelques dizaines de minutes plus tard, j'arrivai enfin chez moi. Je poussai les grandes portes de mon loft, les refermai bien évidemment derrière moi et tapai dans mes mains pour allumer les lumières. Toujours aussi grand, aéré et illuminé, mon pseudo appartement était un lieu de rêve dans lequel j'aimais passer la plupart de mon temps, que ce soit seule ou avec quelqu'un pour me tenir compagnie. Aujourd'hui, je n'avais personne, pas la moindre compagnie pour me distraire de mes propres pensées vagabondes. J'en revins alors à penser au présent d'Ishiro que je me décidai finalement d'ouvrir. Un petit mot glissa en dehors de l'enveloppe, ainsi qu'une sorte de parchemin, de papyrus ou de je ne sais quoi. Bref, quelque chose d'un historien connaîtrait sans doute mieux que moi.

Il m'a pris pour une archéologue, ou comment ça s'passe ? Je m'en vais lui excaver le fondement, moi, si c'est son souhait, lâchai-je en français, par manque de vocabulaire en japonais.

Je daignai finalement lire son petit mot avant de me focaliser sur la formule étrange. Il disait : Comme tu l'as maintenant vu, la collection actuelle est un peu... fantastique. J'ai donc décidé de t'offrir cette petite décoration un peu étrange. Je te passe les détails sur le "comment" de son obtention, mais apparemment, ça servirait à invoquer des yokais, des onis ou je ne sais plus quoi. Bref ! Des démons ! J'ai décidé que ce serait un super cadeau pour ma démone en lingerie fine <3 Ishiro

Berk. T'es lourd, mec. D'où t'as pensé que j'étais à toi ? C'est moi qui te tiens en laisse, actuellement. M'enfin. Je soupirai et me posai au fond d'un grand fauteuil noir avant de jeter nonchalamment le mot d'Ishiro vers l'arrière, estimant approximativement l'emplacement de ma poubelle. Je me saisis alors de l'étrange parchemin usé aux reflets cendrés et à l'aspect mystique. Il dégageait une véritable aura que je ne saurais décrire, à moins qu'il s'agissait en fait de mon désir de croire à ce genre d'histoires. Mais... Attendez un peu. Si c'est un truc pour invoquer des démons, y'avait pas des instructions quelque part ? Je sais pas, j'en voyais pas. Je me relevai donc en grognant avant de récupérer le mot d'Ishiro (qui était tombé à côté de la poubelle, non pas dedans, d'ailleurs) et de le retourner. Ce boulet m'avait laissé les instructions du pseudo "vendeur" à qui il avait acheté sa camelote. Je n'avais jamais été aussi sceptique de ma vie. Et pourtant...

Et puis merde, hein.

Personne ne me regardait (j'étais chez moi, après tout) et je voulais y croire, alors pourquoi ne pas tenter ? "Juste pour le fun", hein. Je posai donc la formule sur une table basse en verre et suivis les instructions à la lettre, bien que j'avais probablement légèrement merdé sur les détails de telle ou telle étape. Mais bon ! Le gros de l'invocation semblait à priori réussi. Résultat... Rien. Ou peut-être que j'étais simplement trop impatiente. En tout cas, aucun phénomène étrange ne se produisit durant les premières secondes. Déçue, je ne pus m'empêcher de jurer.

Enfoiré de vieux con. Ça marche pas ton tru- avant de me faire interrompre.

Sorties de nulle part, de massives volutes de fumée noire m'englobèrent, me faisant régulièrement tousser et cligner des yeux. Un instant, j'avais crû que le bidule était en train de prendre feu ou quoi, mais non. C'était bien trop opaque et étouffant pour n'être que ça. Et puis comment est-ce qu'un parchemin pouvait s'auto-immoler, d'abord ? C'est pas cohérent. Bref. Il faisait également de plus en plus chaud. Je commençai tout juste à suffoquer et cherchai de l'air, jetant ma veste au loin et tirant frénétiquement sur le décolleté de mon débardeur pour m'asperger d'air. Enfin, une voix profonde fit écho dans tout mon loft. Je relevai les yeux et pus distinguer avec difficulté une silhouette surplombée de flammes s'agitant et volant comme des cheveux au vent. À partir de ce moment, la fumée commença à s'éparpiller puis à se dissiper. Génial ! Je vais enfin pouvoir y voir quelque chose.

Quelques secondes plus tard, ce qui était apparu du néant se dressait finalement devant moi. C'était une femme. Non, faux. Les simples femmes n'ont pas la peau rouge, n'ont pas de flammes à la place des cheveux, ne parviennent pas à faire bouger un membre supplémentaire en la présence d'une queue et n'ont certainement pas la peau aussi rouge. Et en général, même si je finis par déshabiller qui que ce soit qui entrait ici, personne ne commençait par être aussi peu couvert. Mais finalement, ce fut dans les yeux de la bête que je me perdis. Plus lumineux et mystiques que les miens, c'est comme s'ils m'absorbaient. Les frissons qui me parcouraient s'étaient aussitôt changés en picotements, comme si de petites flammes prenaient naissance sur mon corps. J'étais littéralement fascinée, mais jamais assez pour me taire.

Je te demanderais bien comment t'as réalisé ton cosplay et comment t'es sortie de nulle part, mais je suis même pas en mesure d'affirmer que je rêve pas, là. Suite à quoi, j'hésitais. Pour une fois, j'avais l'impression qu'ouvrir ma gueule n'était pas la meilleure des idées. Mais vous le savez bien, j'ai un caractère de cochon. Mais tu sais, c'est pas parce que t'es à moitié à poil que t'as le droit de rentrer chez les gens comme ça, même si techniquement, c'est moi qui t'ai faite rentrer, nan ? M'enfin. Tu vas me voler mon âme ou je peux me retenir de crier comme une princesse pour le moment ?
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« Répondre #2 le: Décembre 06, 2017, 03:14:05 »

Cette fumée avait parfaitement rempli sa tâche. J’en étais satisfaite lorsque les toussotements de l’apprenti magicien parvinrent à mes oreilles, néanmoins, je ne me pressai pas le moins du monde pour apparaitre à ses yeux. L’effet devait absolument rester à la fois élégant et théâtrale pour marquer cet esprit faible.

Et pourtant, quelques instants plus tard, c’est moi qui fut légèrement surprise. Les derniers lambeaux de fumée dissipés, c’était une femme qui se tenait devant moi et me fixait, l’air passablement surprise elle-aussi. Moi qui m’était imaginé un jeune puceau s’adonnant aux sensations fortes après le sermon du dimanche. Si cela existe encore cela dit.

C’était donc elle qui était parvenu à me convoquer ? Je l’examinai de la tête aux pieds. Jolie, très jolie. Et je crus même déceler une étincelle insolente dans son regard qui n’était pas déplaisante à mon goût. D’ailleurs, elle plongeait en ce moment même ce regard dans le mien et je le lui rendis avec la même intensité. Oh, je connaissais cet air fasciné, je l’avais vu à maint reprises et j’en étais toujours autant flattée.

Ah, quelle déception. A peine manifestée, et je l’avais déjà sous mon emprise, c’était décidemment trop facile. Finalement, la demoiselle retrouva sa langue. Elle allait probablement se prosterner devant ma personne, impressionnée comme elle devait être. Sur le moment, j’eus besoin d’un petit instant pour saisir le langage de cette pauvre créature mais, fort heureusement, j’avais passé une partie de mon temps à compiler les nouvelles langues humaines afin d’être à jour. Pourtant, je clignai des yeux plusieurs fois car je pensai avoir mal compris.

*Pardon ?!... A poil ? Moi ? Comment osait-elle ?! Je crois même avoir marqué un long, très long temps d’arrêt tandis que mes pensées s'échauffaient. Cela faisait des siècles que l’on ne m’avait pas parlé sur ce ton. Non, on ne m’avait jamais parlé sur ce ton ! Mais quel toupet ! Quelle impudence ! Des démons se seraient entretués pour toucher un carré de ma peau ! Une mortelle osait ?... Et qu’est-ce que c’était qu’un cosplay ?!*

Cette fois, je fulminai. Littéralement. Ma chevelure crépita de fureur et de petits jets de flammes s’étaient échappés de mes narines sans que je m’en aperçoive. Oups. Quel manque de classe.

Inspirant un grand coup pour reprendre le contrôle et faire taire cette envie de faire ravaler sa langue à cette petite peste, je serrai les dents et fis un pas lent dans sa direction, puis un autre, la fixant durement. Je me plantai devant elle, les bras croisés, pour la fusiller du regard sans dire un mot, préférant me contenir et en profiter pour examiner sa tenue vestimentaire. Aussitôt vu, aussitôt fait. Mes frusques déchirées se transformèrent lentement pour devenir les copies conformes de ces habits modernes qui, somme toute, s’avéraient plutôt confortables malgré le fait qu’ils ne s’accommodaient pas de ma queue, que je fus obligé de faire disparaitre.

Laissant mes cheveux crépiter non loin de son visage, j’ignorai royalement la fille en détournant la tête élégamment pour fureter quelque peu dans ce lieu nouveau, caressant du bout des doigts le pantalon noir et ce haut blanc fait d’une étrange matière que je portais à présent. Je remarquai au passage une veste, noire elle-aussi, trainant sur le sol. Aussitôt je claquai des doigts et m’en fis une similaire pour accompagner l’ensemble. Le cuir noir produisait un contraste saisissant avec ma peau rouge et ma chevelure brillante. Et ça m’allait plutôt bien.

Satisfaite du changement, je pris voluptueusement place dans le premier fauteuil venu et croisai les jambes pour promener mon regard dans la pièce. Un siège confortable, et un intérieur luxueux, voilà qui n’était pas pour me déplaire. La décoration était un peu simpliste à mon goût, mais le style épuré me convenait aussi. Je remuai mes orteils nus de satisfaction. Décidemment, je comptai bien y passer un peu de temps.

D’un regard volontairement dédaigneux, je reportai mon attention sur la femme rousse que j’avais délibérément ignorée jusqu’à présent et lui offrit un sourire prédateur, dévoilant mes crocs impeccablement blancs avant de prendre la parole. Encore un élément qui faisait toujours son petit effet sur les mortels.

- "Tu peux crier si cela te chante, mais tu peux bien garder ton âme, elle ne m’intéresse pas le moins du monde. Et ne fais donc pas l’ignare. Tu m’as appelé, je suis venu, et ça n’a rien d’un rêve."

Je marquai une pause pour l’examiner une nouvelle fois, en particulier cette somptueuse chevelure rousse. C’était une moitié de mensonge, son âme ne m’intéressait pas. Du moins, pour l’instant. J’agitai la main avec nonchalance vers elle, lassée de devoir expliquer ces formalités.

- "Puisque tu m’as convoqué, j’imagine que tu dois forcément savoir comment tout ceci fonctionne. Ne m’oblige pas à croire que tu es aussi belle que cruche. Ce serait vraiment décevant."
« Dernière édition: Décembre 06, 2017, 03:22:17 par Desmina » Journalisée
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« Répondre #3 le: Décembre 06, 2017, 09:24:31 »

Attends, quoi ? Elle m’ignorait, là ? Bon, je veux bien le concéder. Je n’étais peut-être pas en position pour pouvoir exiger ne serait-ce que la moindre chose de sa part. Après tout, si elle était effectivement une démone (ce dont j’étais à peu près persuadée, sans blague), elle devait posséder des pouvoirs fabuleux, ou quelque chose dans le genre. Et d’ailleurs, l’un d’entre eux était de pouvoir changer de tenue en un claquement de doigts. Pratique. Si je pouvais en faire de même, combien d’hommes aurais-je à mes pieds ? Mieux encore ; combien d’économies serais-je en mesure d’effectuer ? Tout un tas ! Bref, cessons de divaguer.

Voilà que cette ravissante démone se retrouve désormais à porter la même tenue que moi. Sérieusement ? Quel manque de personnalité. Pourtant, j’avais beaucoup de mal à avouer que le cuir lui allait mieux à elle qu’à moi. Je la regardai alors s’installer sur l’un de mes fauteuils, retenant la moindre remarque désobligeante pour l’instant, et la fixa à nouveau dans les yeux. Je fus une nouvelle fois captivée, attirée, au point d’en faire inconsciemment un pas vers l’avant. Heureusement, je redevîns la maîtresse de mon esprit quelques temps après et décidai instinctivement de river mes yeux sur une autre partie de son corps, à savoir ses seins. Bah quoi ? Elle portait mes vêtements, donc mon débardeur favori avec un décolleté plongeant. Je connaissais les atouts de mes propres habits, tout de même.

Mon attention fut néanmoins requise dans les secondes qui suivirent puisque madame la démone (ou l’archidémone, d’ailleurs ? Ce serait con que je l’insulte sans le vouloir, quand même) daigna enfin me répondre, m’assurant à la fois que je n’avais pas à crier et qu’elle était bien réelle. Parfait. J’étais sûre à environ 99%, maintenant je le suis à 100. Cependant, il me restait un mystère à élucider : qu’est-ce que je devais faire, bordel ? Apparemment, j’étais supposée savoir comment tout ce foutoir fonctionnait. Moi, dans cette histoire, je retenais simplement le fait qu’elle ait accepté ma beauté. Néanmoins, ce n’était pas ce genre de flatteries qui allaient me sortir de ce pétrin. Je me mis donc à réfléchir, l’air de rien, laissant un lourd silence s’abattre peu après la dernière réplique de mon interlocutrice.

Je t’ai invoquée, tu as répondu. Dans les récits et autres trucs de ce genre, je dois poser une requête, nan ? Te faire tuer quelqu’un pour moi ou je ne sais quoi d’autre, ça peut être n’importe quoi ? Et avant de parler contenu, j’aimerais qu’on cause rémunération. Je sais pas trop ce que t’attends de moi, c’est quoi ton prix ? M’enfin, peu importe. Insinue une nouvelle fois que je suis une cruche et je pourrais peut-être te laisser là, sans te donner de mission. Je sais pas trop comment ça va se passer pour toi, mais au moins j’aurais plus à me préoccuper de quoi que ce soit.

Peu après, je parvins enfin à détacher mon regard de ses formes et pris place au fond d’un fauteuil situé en face de celui de la démone. Je croisai les jambes et posai mes mains sous ma poitrine en soupirant lourdement. J’avais beau parler et encore parler, j’étais quand même dans une sacrée merde. Il fallait que j’improvise pour me créer une porte de sortie. Mais bon ! C’est pas vraiment marrant, comme solution. Et maintenant que je pouvais fantasmer sur les légendes potentielles de ce monde (y’en avait bien une devant moi, apparemment), je n’allais pas me priver pour m’amuser un peu. Carpe diem, j’aurais qu’à dire merde si je m’en sors avec quelques blessures (même si je jouais plutôt sur le fil du rasoir, là).

Ca te fera probablement chier, mais si tu pouvais au moins me dire ce que tu peux faire et ne pas faire ? T’as beau être une créature fantastique, tu dois avoir tes limites, non ? Et enfin, si je pouvais avoir un petit échantillon avant de te demander quoi que ce soit, qu’est-ce que tu pourrais m’offrir ? Évite les hommes, j’en ai déjà toute une collection qui rêverait d’être utilisée. Et si tu veux des pistes, j’aime l’argent et le pouvoir.

Peut-être que tout cela était trop osé, je ne sais pas. Est-ce que j’ai réellement l’air d’une experte en moeurs infernales ? Pas à ce que je sache. Bref. J’appuyai bien évidemment mes propos de la gestuelle qui correspondait, me redressant de tout mon long pour paraître plus grande et confiante, entamant un nouveau visuel et… merde. Pourquoi est-ce que je devais éviter ses yeux, déjà ? Ah oui, c’est comme s’ils m’aspiraient dans un gouffre sans fond. Et pourtant, cela me semblait étrangement satisfaisant, comme si mon subconscient me hurlait de me soumettre. Le pire dans cette histoire ? Je commençais à en avoir réellement envie. Néanmoins, ma fierté bloquait systématiquement toute tentative de reddition. Et, à chaque fois que mon corps suppliait pour esprit pour enfin se mettre à genoux, il se faisait calmer aussi sec par un ego surdimensionné.

Ah, et si par la même occasion tu pouvais arrêter de m’envoyer tes ondes ou je ne sais quoi, ce serait super. Si tu veux me voir aboyer, va falloir trouver un autre moyen.

Ouais, enfin… Je savais pas combien de temps j’allais pouvoir tenir, en vrai.
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« Répondre #4 le: Décembre 07, 2017, 03:44:05 »

Le silence s’éternisa. Comme je l’avais deviné, ma ravissante invocatrice n’avait manifestement pas la moindre idée de la marche à suivre et je savourai déjà l’ascendant que cela me donnait sur la situation. Un sourire se dessina sur mes lèvres sans que je ne puisse le retenir, tandis que je posai délicatement mes mains sur les accoudoirs du fauteuil pour mieux fixer mon interlocutrice.

Les habits de cette époque étaient plutôt près du corps et, intérieurement, je m’interrogeai sur la méthode de fabrication, mais également à quoi pouvait ressembler les chaussures désormais, ou même les sous-vêtements. Il va vraiment falloir que je rattrape le temps perdu. En tout cas, la demoiselle ne semblait pas en perdre quand je sentis son regard baladeur fuir mes yeux pour mieux suivre les courbes de mon corps. Amusant. Je notai ceci dans un coin de mon esprit pour mieux le réutiliser plus tard.

De mes longs doigts manucurés, un fin sourire sur les lèvres, je tapotai les accoudoirs du siège tout en l’écoutant déclamer sa tirade qu’elle avait certainement élaboré à toute vitesse dans sa jolie petite tête. Je jubilai, et c’était justifié. La voilà qui gesticulait et s’échinait à combler son ignorance par un flot de questions presque ininterrompu et le tout, en essayant de couvrir toute les modalités possibles. J’en étais certaine désormais, elle avait tenté cette invocation par pur amusement sans même y réfléchir.

Si j’avais un cœur, il aurait très certainement explosé d’enthousiasme. Incapable de me départir de mon sourire, je l’écoutais calmement patauger dans ses interrogations. C’était hilarant. L’appât du gain, un trait typiquement humain, semblait singulièrement développé chez cette mortelle. Elle voulait le marché, et je sentais bien qu’elle cherchait à en connaitre les limites pour en tirer profit mais évidemment en essayant de réduire les risques au minimum.

Le point d’orgue resta bien évidemment cette menace pathétique qu’elle me fit. Cela ne fit que dévoiler davantage le fait qu’elle commençait à peine à mesurer la situation délicate dans laquelle elle s’était aventurée. Les mortels croient souvent qu’ils sont capables d’effacer leurs actes comme un mauvais rêve, d’autant plus lorsque les conséquences leur échappent. Oh non, chère enfant, cela ne marche pas comme cela.

Ceci dit, je dois reconnaitre qu’elle y met du cœur en tâchant de conserver un semblant de maitrise de la situation, et le tout, en essayant de juguler sa cupidité. Et avec ça, elle est parvenu à détacher ses yeux de mon corps, quel effort louable. Je m’amusai à croiser son regard pour mieux la décontenancer. C’était amusant, mais ça me ne changeait pas réellement des requêtes habituelles à base de "Je veux, moi, moi, je veux, je veux".

Et pour couronner le tout, elle semblait imaginer que j’usai d’un quelconque pouvoir sur elle. Voilà qui est flatteur, je vais le prendre comme un compliment. Je me levai gracieusement pour déambuler dans la pièce, évitant délibérément son regard pour lui laisser libre vue sur mes courbes, sûrement moulées par le cuir, ça je n’en doutais point, spectacle dont elle semblait raffoler. Je lui tournai le dos pour m’approcher de l’endroit où j’étais apparu quelques instants plus tôt pour trouver exactement ce que je cherchai.

Que voilà un joli parchemin d’invocation qui trainait là. Cette situation promettait décidemment d’être amusante. Je saisis le vieux papier entre mes doigts, et son contact déclencha un frisson de le long de ma nuque au point que je sentis ma chevelure crépiter. D’excitation évidemment. Je savourai d’avance ce que j’allais pouvoir dire à cette ravissante peste rousse, et le simple fait d’imaginer sa réaction piqua ma curiosité. Parchemin à la main, je me retournai pour capter à nouveau son regard. Je pris alors la parole sans la quitter des yeux, mesurant ma voix pour lui donner un côté hypnotique.

- "Puisque tu me le demandes avec tant de délicatesse, je vais t’expliquer longuement le fonctionnement de tout ceci. Tâche donc de m’écouter sans m’interrompre car je ne me répèterai pas.  Précisons d’abord que je ne suis pas une déesse. Je ne peux pas modifier la réalité donc tu peux déjà oublier les souhaits de voyager dans le temps ou je ne sais quelle demande démesurée. En revanche, tu as devant toi un démon de premier ordre, si tu veux fonder un empire, c’est possible mais cela demandera du temps. T’obtenir de l’argent est encore plus facile. Quant à tuer quelqu’un, c’est dans les cordes d’un démon de bas étage."

Tout en continuant mon discours, j’approchai de son fauteuil pour m’accroupir à sa hauteur en lui souriant. Les possibilités que j’avais laissé entrevoir étaient très souvent séduisantes pour les humains, et je suis sûr qu’elle ne faisait pas exception à la règle.

- "Quant au prix, certains démons choisissent de l’inclure dans le contrat. Il m’appartient de le dévoiler ou non, comme il t’appartient d’accepter ce fait ou pas. Tu dois cependant savoir plusieurs choses essentielles. Pour commencer, un démon respecte toujours les termes de la demande une fois qu’il l’a accepté et qu’il est capable de la réaliser. Ensuite, il y a toujours un prix plus ou moins important selon le degré du service. Si tu ne respectes pas les termes du contrat ou si tu refuses de payer le prix, alors tu m’appartiendras corps et âme."

Je marquai une pause stratégique pour la laisser bien imprimer mes derniers mots. Puis, toujours accroupis, je m’humectai les lèvres pour continuer mon explication.

- "Sache également, que je ne suis pas ta servante. Pense davantage à moi comme une partenaire à plus ou moins long terme. Nombreux sont les invocateurs qui prennent d’infinis précautions avant de procéder, surtout quand il s’agit d’un démon comme moi. Hors, je ne crois pas avoir vu la moindre protection magique, sceau, ou cercle pour me contenir n’est-ce pas ? Oh bien sûr, tu peux toujours me renvoyer en utilisant la précieuse formule dont tu as déjà usé pour me faire venir. Celle-ci, je crois ?"

J’accompagnai ces paroles en agitant son petit parchemin d’invocation qu’elle avait imprudemment laissé trainer à ma portée. Je jubilai réellement et cela devait se voir à mon sourire.

- "Ce serait dommage que je détruise ton unique échappatoire, n’est-ce pas ? Bien entendu, tu peux choisir de n’établir aucun contrat si tel est ton souhait, cela me va très bien puisque je serai libre de faire ce que je veux. Je n’ai pas mis les pieds dans le monde des humains depuis des siècles, tu peux donc prendre tout ton temps pour te décider, ça me convient. Maintenant, si tu as des désirs, même inavouables, je suis prête à t’écouter et à rester à tes côtés toute ta vie si nécessaire.

Naturellement, j’occultai quelques détails. Elle pouvait parfaitement trouver une autre formule, et je n’étais pas complètement libre de déchainer mes pouvoirs dans le plan de humains. De même que je respecterai les termes des contrats seulement dans le cadre de mes propres interprétations. Mais après tout, cette explication n’était pas un contrat, et rien ne m’obligeait à dire la vérité.

- "De plus, il est hors de question que je fasse une démonstration. Mes pouvoirs ne sont pas un élément de cirque, et je te déconseille de douter de mes capacités car ce serait vraiment très mal avisé. Exprime tes désirs comme si j’étais ta confidente, et je te dirai ce qui est possible. Ne te presse pas cependant, j’ai tout mon temps, et je suis sûr que tu apprécies déjà ma compagnie."

Satisfaite de mon discours, je me relevai lentement pour venir m’accouder au dossier du fauteuil dans lequel elle était assise, gardant le précieux parchemin à la main. Je savais que ma présence dans son dos se faisait ressentir par la chaleur que je dégageai. J’en profitai pour me pencher et parler à voix basse près de son oreille.

- "Pour finir, mon nom est Desmina. Et pour revenir à ta dernière requête, non, je n’utilise aucun pouvoir sur toi, je ne suis pas ce type de démon. Mais puisque ma présence semble te perturber, veux-tu que j’opte pour une apparence humaine ou préfères-tu continuer à me déshabiller du regard sous cette forme ?"
« Dernière édition: Décembre 08, 2017, 01:12:42 par Desmina » Journalisée
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« Répondre #5 le: Décembre 08, 2017, 09:19:31 »

Je déglutis et me concentrai un long moment, tâchant de saisir le moindre mot de mon interlocutrice sous tous les sens qu'il pouvait abriter. Les légendes décrivaient les créatures démoniaques comme fourbes et retorses ; détourner les termes d'un contrat à leur avantage était sans aucun doute une pratique courante. Cependant, j'étais entièrement inspirée par les possibilités qu'elle me laissait entrevoir, dont la création d'un empire. Si cela se produisait, j'aurais autant de sujets que je ne pourrais en imaginer. Je mènerais une vie de luxe sur les décennies à venir. Il fallait pourtant que je me ressaisisse et que j'analyse cette éventualité : la démone avait mentionné un empire, sans plus. Si je lui demandais cela sous la forme actuelle, elle pourrait hypothétiquement parvenir à fonder un empire mais sans que j'en sois la souveraine, puisque je n'en aurais pas formulé la demande au préalable. Je me considérai donc comme susceptible d'obtenir ce que je voulais tant que je ne m'avançais pas trop vite en besogne.

Je la laissai par la suite poursuivre ses explications alors qu'elle se positionnait en face de moi, à l'exact même niveau. Je baissai naturellement les yeux, préférant me focaliser sur ses lèvres plutôt que sur son regard de braise. Et si je me fiais à tout ce qu'elle me décrivait, un démon était obligé de respecter les termes du contrat tant qu'il en était en mesure, tout comme le pactisant se devait d'honorer sa promesse de rémunération. Pour le moment, tout me semblait raisonnable. Je fus néanmoins ramenée sur Terre aussitôt que le fruit de mon imprudence avait été exposé et agité sous mon nez, comme quoi la formule était le seul moyen de contenir la démone invoquée. Et ? J'étais déjà la merde, pourquoi pas un peu plus ? Si elle avait voulu obtenir quelque chose de moi, elle aurait pu me forcer sans éprouver la moindre difficulté. Cela voulait donc dire qu'elle ne le pouvait pas ou n'attendait simplement rien de plus pour le moment. Peu importe puisque ces deux éventualités me confortaient dans le fait que je ne risquais rien actuellement. Cependant, cet excès de confiance me poussa une nouvelle fois à ouvrir – un peu trop – ma gueule.

"Obéis-moi jusqu'à ce que la mort m'emporte et ne fais rien qui puisse attenter à ma vie." Tu crois que ça marche, ça ? T'es pas obligée de porter le collier mais sache que tu serais vachement sexy avec.

Même si cette demande avait peu voire aucune chance d'être concluante, je n'avais pas pu m'empêcher de la formuler. On va dire que ça compensera la frustration générée par le fait que je ne pouvais pas avoir de démonstration, chose que j'avais reçue par une brève grimace. Peut-être que mon interlocutrice n'avait pas été en mesure de la déceler, d'ailleurs. Après tout, elle s'était amusée à passer dans mon dos pour me susurrer ses derniers mots à l'oreille. Malgré l'étrange chaleur qui m'enveloppait désormais, je frissonnai. Son nom, aussi court et basique puisse-t-il être, sonnait désormais comme un invocation. Je me le répétai mentalement à de nombreuses reprises, comme pour voir s'il allait m'arriver quelque chose de surnaturel. Rien, je suppose. Rien si ce n'est la satisfaction d'avoir trouvé une échappatoire à ce monde un peu trop réel et rasoir à mon goût.

Reste sous cette forme. Et si je te déshabillais, je ne le ferais pas que du regard. N'espère même pas me filer entre les doigts maintenant que tu es ici.

Je prolongeai mon discours, je cherchai mes mots. À vrai dire, je n'étais pas suffisamment à l'aise avec le japonais pour débattre correctement avec une entité capable de jouer sur les mots ; j'étais sur une pente glissante. Pouvais-je lui demander de parler français comme je savais si bien le faire ? Était-elle seulement en mesure de comprendre d'autres langues ? Je ne le saurais jamais à moins d'essayer, ce qui me donnait une nouvelle idée. Traduction : je vais encore dire une connerie, arrêtez-moi.

J'adore l'exotisme, ma chérie. Viens me faire ressentir ce qu'est l'enfer, chauffe-moi.

Pardon, c'était plus fort que moi. Mais si jamais cette entité supérieure venait à comprendre ce que je lui déclamais en français, nous pourrions enfin débattre d'égal à égal, en espérant que je ne sois pas celle se faisant dépouiller par les termes du contrat. Bref. Je me redressai de tout mon long, plaquant mon dos sur le dossier du fauteuil et fis aussitôt basculer ma tête vers l'arrière, alors que la démone était encore penchée. De cette position, je pouvais moi aussi adresser quelques mots à son oreille (tout en espérant que sa chevelure ne vienne pas me cramer le visage).

Plus sérieusement, tu m'as comprise ? Tu peux me le faire savoir de la façon que tu veux.

Peut-être que je n'aurais pas dû dire ça. Après tout, elle pourrait saisir cette opportunité pour me faire saisir autre chose que ce à quoi je m'attendais. Mouais. Je n'avais qu'à assumer mes conneries, tant pis. Actuellement, je n'éprouvais aucun regret. Je m'amusais (et ça se voyait sans doute à mon sourire constant) malgré l'once de peur véhiculée par la simple présence de cet être infernal. J'étais très certainement plus émerveillée qu'effrayée, et je devais avouer que son physique était loin d'être désagréable, en plus de ça. Sur ce constat, mon esprit tordu d'auteure de fanfiction ne pouvait s'empêcher d'imaginer tout un tas de scénarios différents dans lesquels cette jolie démone m'appartenait, ou même que je lui appartenais. Mais pour le moment, ma fierté se plaçait au dessus de tout cela puisqu'elle refusait catégoriquement que je m'abandonne à ça. Pour combien de temps encore ? Qu'il s'agisse de ses yeux, de ses lèvres, de ses formes, tout m'appelait. La seule chose qui pouvait potentiellement avoir une chance de lutter contre ce désir naissant était mon grand attrait pour l'argent que cette démone pourrait me rapporter. Oui, c'est ça, c'est ce sur quoi je devrais me focaliser pour ne pas tomber sous son charme. Argent, richesses, possessions, sujets. Je fermai les yeux et m'imaginai à la tête de cet empire idéal, avec un nombre incalculable de terriens à mes pieds. Et, même dans ce rêve, la démone me poursuivait et y occupait une place. Mon esprit était définitivement empoisonné par sa présence fantastique et inquiétante, et je n'avais effectivement aucune échappatoire à cela.

Cercle d'invocation ou je ne sais quoi d'autre, peu importe. Mon premier désir est que tu restes. Qu'est-ce que ça me coûtera ?
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« Répondre #6 le: Décembre 09, 2017, 02:51:24 »

A mesure que les minutes s’égrainaient, je sentis mon intérêt croitre pour cette mortelle. J’observai ses lèvres s’agiter en un ballet arrogant de paroles ininterrompues tandis qu’à ma grande surprise, elle ne cessait de me narguer. Décidément, elle jouait avec le feu. Certes, je pouvais parfaitement n’en faire qu’à ma tête en lui faisant subir les pires sévices possibles et imaginables par pur esprit revanchard ou encore l’abandonner là, sans autre forme de procès pour me promener à ma guise dans son monde. Je savais pertinemment que j’avais toutes les cartes en main. L’invocation était entre mes mains, aucune chaine mystique ne me retenait et je n’étais liée par aucune promesse.

Néanmoins, quelque chose m’en dissuadait. Ou plus exactement, plusieurs éléments m’empêchaient de laisser libre cours à mes pulsions primaires. Cette insolence dont elle faisait preuve était comme un stimulant pour moi, car plus je refermai ses portes de sortie, plus elle devenait défiante et fière. Pire encore, ma ravissante invocatrice ne faisait que me braver davantage et cela n’avait rien d’une simple résistance. Non, car nombre d’humains auraient déjà abandonné, me suppliant d’oublier ce qu’il s’était passé ou cherchant à se soustraire à l’inévitable par des négociations pathétiques.

Mais pas cette femme. La demoiselle, dont j’ignorai encore le nom, continuait à tenter sa chance coûte que coûte, et j’étais certaine qu’elle connaissait parfaitement les risques de ce petit jeu. Mais cela ne l’empêchait pas de me défier sans vergogne et de dépasser les bornes, poussant sa chance dans ses derniers retranchements. C’était un jeu qui me plaisait, et je n’avais aucune envie que cela s’arrête. Bien au contraire, je désirai plus encore l’encourager à se perdre dans ses souhaits toujours plus osés pour mieux l’enserrer dans mon propre étau.

Des sentiments mélangés commencèrent à bouillir en moi à ses paroles. Elle me voulait obéissante ? Avec un collier même ? Elle exigeait ma présence ? J’eus une flambée de colère à cette idée, mais presque aussitôt éteinte. En fin de compte, je choisis de m'en amuser, car elle ne tâchait même plus d’occulter son attrait pour moi, mais l’affichait délibérément. Cela ne fit qu’attiser ma curiosité car je m’interrogeai sur sa capacité à pousser toujours plus loin le bluff. Jusqu’où comptait-elle s’approcher du feu au risque de se brûler ?

Ces mots en français furent le détail qui fit toute la différence. Je la regardai pencher la tête en arrière, me laissant une vue plongeante sur ce somptueux visage encadré de boucles rousses. Voilà bien longtemps que je n’avais pas entendu cette langue, qui avait bien changé avec le temps mais dont, fort heureusement, je pouvais encore aisément saisir le sens. Alors que je m’interrogeai sur ce soudain exotisme linguistique, ses lèvres délicieuses laissèrent échapper des paroles mielleuses à mon oreille.

La tentation s’empara de moi et je me mordis inconsciemment la lèvre inférieure. Cette mortelle n’avait donc aucun instinct de préservation ou cherchait-elle simplement à se condamner corps et âme ? Je marquai une pause silencieuse pour la contempler alors que mes pensées défilaient à toute vitesse dans mon esprit et je n’écoutai que d’une oreille ses derniers mots. Des dizaines d’idées plutôt variées se bousculaient dans ma tête illustrant la grande variété de sens que je pouvais donner à son discours imprudent et cela avait le mérite de faire travailler mon imagination. Je pouvais aisément interpréter son audace de la manière que je voulais, et prendre volontairement le dessus sur elle, par la force si je le désirai.

Oh, désormais, c’était certain, elle m’intéressait et j’allais définitivement m’attarder un moment avec cette charmante créature. Après un instant de flottement, je me redressai de toute ma hauteur pour l’observer là, dans son fauteuil, arborant son sourire de petite peste pourtant si infiniment fragile que je pourrais la briser d’un rien, d’une simple pression sur ce cou pâle et gracile. C’était donc moi qu’elle voulait ? Un sourire, peut-être un brin sadique, se dessina sur mon visage, tandis que je rangeai le parchemin dans une poche pour avoir les mains libres.

Je déposai lentement mes paumes sur son visage. Depuis ses tempes, je les glissais délicatement le long de ses joues douces sans lui laisser la possibilité de s’écarter. Je savais parfaitement que la chaleur supérieur de mon corps avait un effet apaisant, et qu’elle n’avait tout simplement aucune chance de battre la force d’un démon. Mes doigts continuaient à chuter langoureusement le long de son cou délicat pour descendre encore sur son buste, en une lente caresse, les arrêtant à la naissance de ses seins. Je marquai une pause pour sentir son cœur résonner sous mes paumes puis je me penchai afin de murmurer tout bas à son oreille dans un français un peu vieillot.

- "Mais... Es-tu certaine de me mériter ? As-tu seulement ce qu’il faut pour m’obliger à rester ? Car cela va te coûter cher. Très cher. Mais puisque tu veux ressentir l’enfer…"

Sans lui laisser la possibilité de répliquer, je remontai brusquement mes mains sur ses joues, lui enserrant le cou avec mes doigts en une pression suffisante pour maintenir son visage à ma merci. Alors, j’usai de mes pouvoirs pour appliquer à la lettre sa demande. Et elle vit les enfers, littéralement.

L’empêchant de bouger, je fis défiler dans sa tête mes propres sensations accumulées au fil du temps. La vue des enfers et le sentiment d’écrasement qui s’en dégageait. Mes invocations passées, et la sensation de triomphe lorsque l’on brise les mortels. Le désir de dominer les êtres inférieurs, et l’émotion que l’on pouvait ressentir devant un sujet dévoué. Le fulgurant désir charnel que j’ai pu ressentir pour mes anciens amants, et la jouissance ressenti lorsqu’il s’était exprimé. C'était ni plus, ni moins, qu'un déchainement d’émotions violentes, entrecoupé par les images de temps anciens où j’avais vécu, tel un bref aperçu d'immortalité.

Tout cela compressé en un torrent de sensations cascadant dans son esprit sans qu’elle ne puisse rien y faire. C’était beaucoup pour une mortelle, j’en étais consciente. Mais j’étais curieuse de savoir sa réaction face à ce déchainement d’émotions collectées pendant des siècles. J’avais simplement partagé un brin de mon vécu avec elle, résumé bien évidemment en quelques secondes bien que j’usai rarement de ce pouvoir, étant donné qu'il poussait à une certaine intimité avec ma propre personnalité.

Les réactions des mortels variaient bien souvent selon leur sensibilité, mais c’était toujours une impression marquante, comme de chuter dans un puits sans fond rempli de fragments émotionnels. Je retirai mes mains de son visage au bout de ce temps donné, car je ne comptai pas lui faire perdre l’esprit bien entendu. Mes doigts caressaient encore son visage un instant afin de mieux savourer la montée d’adrénaline que, je n’en doutais pas, ma jolie victime venait d’expérimenter.

Lentement je me redressai à regret et fis le tour de son siège, la laissant récupérer à son propre rythme, pour me placer devant elle. Je plaçai mes jambes de par et d’autres des siennes afin de pouvoir me pencher au-dessus d’elle et la surplomber, déposant mes mains sur les accoudoirs du fauteuil pour mieux l'observer. J’approchai alors mon visage du sien à quelques centimètres, touchant presque son nez avec le mien, tandis que mes cheveux frôlaient son front. Mes yeux cherchaient les siens car je ne comptais pas lui laisser la possibilité de fuir mon regard. Méthodiquement, j’articulai à voix basse chaque mot en français pour accroitre l’intimité entre nous.

- "Alors, mademoiselle, quels sont tes désirs ?"
« Dernière édition: Décembre 09, 2017, 02:59:34 par Desmina » Journalisée
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« Répondre #7 le: Décembre 10, 2017, 04:03:51 »

Il semblerait bien que la démone soit en mesure de comprendre le français. C’est donc en quelques sortes soulagée que je me décidai finalement à converser dans ma langue maternelle avec laquelle je serai bien plus à l’aise pour manipuler les mots (et surtout pour ne pas me faire manipuler moi-même). Je ne pus cependant pas m’empêcher de perdre mon sérieux pendant un tout petit moment, souriant légèrement à l’entente du français quelque chose peu archaïque de mon interlocutrice. Néanmoins, le contexte et les gestes qu’elles me faisaient me poussèrent bien vite à récupérer un tout autre air, non pas sérieux mais au moins détendu. Je fermai les yeux aussitôt que ses mains chaudes se posèrent sur mes joues avant de descendre lentement jusqu’à la base de ma poitrine. J’en frémis à de nombreuses reprises, m’adossant au fond du fauteuil et imaginant tout ce qu’elle pourrait me faire. Ce fut néanmoins de courte durée puisque les mains de Desmina remontèrent aussi sec pour me paralyser la tête et le cou, chose que je ne supportais mentalement pas. Ses doigts posés sur mon cou me rappelèrent cette désagréable scène de mon passé, celle pendant laquelle un abruti m’avait violé en me serrant la gorge.

Je respirai lourdement et cherchai à m’échapper ; rien n’y faisait. Elle était beaucoup trop forte, cette simple pression suffisait à me retenir. Je savais même que si je me mettais à forcer davantage, ce serait mon cou qui lâcherait et non ses doigts. Je fus donc obligée de m’abandonner à ce supplice psychologique, haletante et en transe. À cela s’ajoutèrent des images tantôt noires de négativité, tantôt roses d’érotisme. Et pourtant, je n’en retenais présentement que le mauvais à cause de cette pression continuelle sur ma gorge. Devinez à quel point je fus soulagée lorsque tout ceci s’arrêta. Mais si, allez. Oui c’est ça, énormément.

Je fus enfin en mesure de respirer normalement et de reprendre mes esprits et constatai aussitôt qu’une larme n’avait pu s’empêcher de couler de mon oeil droit pour rouler jusqu’à mon menton. Longue et bruyante se fit ma respiration, fuyant se fit mon regard ; je venais de révéler une faiblesse que je ne pouvais contrôler, à savoir ma phobie de l’étranglement. Je m’apprêtai naturellement à rétorquer aussitôt mais fus interrompue à la seconde. Desmina se plaça en face de moi, s’arrangeant pour capturer mon regard et adopter une position physiquement supérieure qui ne me mettait pas en confiance, surtout en raison des derniers événements. Que dire ? Que faire pour que ce dernier incident passe pour insignifiant ? Je ne savais pas, je ne pouvais qu’improviser et tenter de reprendre mon calme.

Appelle-moi Emilia. Et pour commencer, arrête de me faire languir et fais-moi connaître ce plaisir intense que tu m’as montré au travers tes visions. Ah, en me laissant respirer correctement, si possible.

Alors que je tentais de faire passer cela pour moins que ça ne l’était réellement, j’esquissai un sourire qui n’avait que pour but de me rassurer moi-même, à moins que je désirais également être suffisamment présentable pour la démone. Après tout, je lui en demandais probablement beaucoup. À ses yeux, je ne devais être qu’une humaine à la langue bien pendue comme elle avait pu en avoir des centaines d’autres. Non. Je refuse. Je devais être bien plus que ça, je devais être l’humaine qui la fera rester, celle qui réussira à lui survivre et à la faire rester plus longtemps que prévu. Et pour cela, j’avais pleine confiance en mon corps.

Je me redressai donc quelque peu, faisant finalement rentrer son nez en contact avec le mien, et ne laissant qu’un ou deux maigres centimètres entre nos lèvres respectives. J’encerclai ensuite imprudemment les hanches de la démone à l’aide de mes bras et joignai mes mains à la source de son fessier avant de me servir de cette prise pour me rapprocher davantage d’elle. Je levai les yeux et m’abandonnai entièrement à la chaude et infernale domination de son regard alors que mon corps entier fut pris de grandes bouffées de chaleur. Si j’avais pu avoir les mêmes pouvoirs que Desmina, autant dire que mes vêtements – aussi beaux soient-ils – auraient déjà été dévorés par les flammes afin je puisse me révéler en tenue d’Ève dans la seconde. D’ailleurs, je partageais déjà un trait avec cette figure mythologique : la faiblesse à la tentation. Que cela fasse partie ou non du plan de la démone, je voulais désormais qu’elle joue avec mon corps et qu’elle en tire du plaisir. Néanmoins, je n’omis certainement pas la possibilité d’en faire de même avec le sien, de corps.

Oh ! Petit point de détail pour ma chère démone : je te laisse trois minutes, auquel cas je me passerais de contrat avec toi.

Moi, pressée ? Non, certainement pas. Par cette demande, je ne souhaitais que la mettre au défi et aussi conserver un certain contrôle – aussi illusoire soit-il – sur la situation. Cela se voyait sans doute à mon sourire mais je n’en avais cure. À créature exceptionnelle, situation exceptionnelle.
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« Répondre #8 le: Décembre 10, 2017, 05:23:55 »

Emilia. Ma ravissante invocatrice se nommait donc ainsi. Néanmoins, alors que je l’observai réagir aux visions déversées dans son esprit, un détail sur son visage se porta à mon attention. Une larme cristalline avait bien dévalé sa joue, j’en remarquai encore l’humidité sur sa peau. Cet élément insignifiant avait pourtant une grande importance à mes yeux. Lui insuffler ses sensations de manière brusque dans son esprit, était sans aucun doute une expérience perturbante, mais au point de la faire pleurer ? Ma petite peste qui, il y a à peine quelques instants, en était encore à me braver, haute et fière, versait à présent une larme ?

Non, quelque chose d’autre devait avoir provoqué ces pleurs. Son corps m’envoyait des signaux de détresse, preuve en était cette respiration chaotique et ce regard fuyant. Certes, je l’avais très certainement déstabilisée par ce partage d’émotions, et démêler la cause de chacune de ses réactions était une tâche ardue. Pourtant, sa manière de réagir tranchait nettement avec son comportement précédent. Plus je l’observai attentivement, plus elle tâchait de retrouver son aplomb naturel, ce qui ne fit que confirmer mon sentiment premier.

Oh, je n’éprouvai pas vraiment de la compassion, bien entendu. J’étais davantage curieuse, comme une érudite étudiant l’aboutissement d’une expérience scientifique, bien que je commençais à ressentir un certain attachement pour cette créature mortelle. Emilia, que me caches-tu ? Je pressentais un traumatisme enfoui propre aux humains, d’autant plus qu’enserrer son cou avait crispé son corps de façon désespérée sous mes doigts. Une peur de la strangulation probablement. Un souvenir d’une enfance douloureuse ? Ou peut-être une mauvaise expérience avec un homme ? Les temps avaient changé, mais les excès des hommes restaient immuables, je l’avais expérimenté maint fois.

Voilà un fait majeur sur sa personne que je ne pouvais pas négliger. Naturellement, mon intention n’était pas de l’aider à surmonter sa peur, je n’en avais cure, mais plutôt d’exploiter cette faiblesse pour mieux reprendre le dessus. Ceci dit, j’étais déjà amplement satisfaite de la situation actuelle. Ma ravissante humaine avait, tant bien que mal, reprit ses esprits pour revenir à ce ton insolent qui lui était propre. Je souriais lorsqu’elle se rapprocha encore davantage de moi, effleurant mon visage avec le sien, d’autant plus qu’elle effectuait manifestement un grand effort pour masquer l’incident précédent.

Trop tard, somptueuse créature, cela ne m’avait pas échappé. Pourtant, Emilia faisait tout pour occulter ce détail, efforts que j’appréciai réellement notamment lorsqu’elle vint encercler mes hanches de ses mains pour se rapprocher encore davantage de moi. Cette offrande était beaucoup trop alléchante pour que je la laisse filer. De plus, la voilà qui renouait à nouveau avec son esprit joueur en me défiant de son regard ambré et de ses paroles effrontées. Contrairement aux humains, je n’avais aucun scrupule à profiter de ce qui m’était offert, et je n’allais certainement pas m’en priver.

Néanmoins, je n’avais nullement l’intention de perdre de vue le fil de la négociation et je comptais bien placer subtilement mes pions pour l’attirer davantage à moi. Conservant ma posture dominante, je levai ma main pour venir lentement caresser sa joue encore humide, essuyant tendrement avec l’index le tracé fait par cette larme. Une manière douce et intime de signifier que ce petit incident ne m’avait point échappé. Par la même occasion, je pris une inspiration et puisai dans mon ancien vocabulaire français pour choisir avec soin mes mots.

- "Emilia, Emilia… Je ferai disparaitre aussi simplement qu’un mauvais rêve ceux qui t’ont fait du tort, si tel est ton souhait."

Ne lui laissant aucunement le temps de répondre, je l’embrassai aussitôt. Mes lèvres brûlantes vinrent chercher les siennes pendant un long instant, ne me privant pas d’y insinuer ma langue pour mieux jouer avec la sienne en un long et intense baiser. Tout le mérite revenant à ma longue expérience et aux délicieuses sensations de bien-être que ma chaleur corporelle provoquait chez les humains. Toutefois, je n’avais aucunement l’intention de m’arrêter en si bon chemin, et je libérai ses lèvres avec une lenteur exaspérante, captant de ce fait, son regard.

- "Si tel est ton souhait, je ferai de toi la femme la plus riche du monde et plus encore."

Cette fois, mes lèvres descendaient subtilement le long de son menton pour venir déposer une longue chaine de baisers sur son cou gracile, que j’avais malmené précédemment. De ce fait, je savais parfaitement que ma bouche générait des ondes de chaleur confortable dans son corps de chair. Mais ce n’était pas fini, oh non. Je retraçai le même chemin que mes doigts, venant embrasser son buste jusqu’à la naissance de ses seins avec bien plus de douceur que je n’avais pu le faire avec mes mains. Cependant, je marquai une nouvelle pause et la regardait droit dans les yeux.

- "Si tel est ton souhait, je ferai de toi la femme la plus puissante du monde dont l’histoire se souviendra pendant des siècles."

Quelle tentation n’est-ce pas ? J’étais assez fière de moi, et confiante sur le fait qu’un humain aurait bien du mal à ne pas sombrer dans mes filets. Je poursuivais néanmoins l’exploration de son délicieux corps avec ma bouche, m’échappant de son emprise pour avoir les mains libres et l’allonger un peu plus dans son siège. Je relevai lentement son débardeur jusqu’à dévoiler en parti son soutien-gorge. Une très jolie lingerie d’ailleurs. Avec une lenteur exaspérante, j’évitai pourtant sa poitrine, venant embrasser pile entre ses seins, juste assez pour lui faire ressentir mon souffle chaud. Puis mes lèvres continuèrent leur chemin le long de son ventre, embrassant langoureusement sa peau pâle et douce. Je m’accroupis finalement entre ses jambes pour m’arrêter une fois encore juste au-dessus de la ceinture de son pantalon de cuir, plantant mon regard dans le sien.

- "Et si tel est ton souhait, je pourrai faire de toi une reine. Tout cela est à ta portée, ravissante humaine."

Tout en disant ses paroles, je défis les boutons de son pantalon pour révéler le haut de sa culotte sans pour autant faire glisser son vêtement ou l’ouvrir davantage. Non, bien au contraire, je pris un malin plaisir à venir embrasser le sous-vêtement  afin d’y faire circuler la chaleur enivrante de mes lèvres pendant un long instant. Je stoppai pourtant là mes baisers afin de me redresser au-dessus d’elle, caressant son ventre avec mes paumes et faisant sinuer mes doigts entre ses seins. Puis je revins placer mon visage en face du sien, nos lèvres devenant très proches une fois de plus sans que je ne montre aucun intention de l’embrasser à nouveau.

- "Alors, belle Emilia, que vais-je faire de toi ?"

Pour tout dire, je m’amusai. Elle souhaitait que je ne la fasse pas languir mais je n’avais nullement l’intention d’en tenir compte. La laisser mariner ainsi était bien plus excitant, et lui faire perdre le contrôle serait certainement une récompense des plus alléchantes.
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« Répondre #9 le: Décembre 10, 2017, 10:33:01 »

Disparaître ? Insinuait-elle qu’elle pourrait se débarrasser de ce type, celui dont la peine devait s’être achevée il y a de cela moins d’un an ? Grands dieux, que j’aimerais le savoir mort ! Cette idée, aussi agréable soit-elle, n’eut cependant le temps de me rester bien longtemps dans la tête. Desmina happa soudainement mes lèvres dans un langoureux et chaud baiser que je m’efforçai de prolonger aussitôt que mes yeux se fermèrent dans l’unique but d’amplifier les sensations ressenties. C’est avec un certain plaisir coupable que je laissai ma langue jouer avec celle de la démone pendant que mes mains caressaient sensuellement les hanches de ma future amante. Ce doux baiser prit néanmoins fin, à mon plus grand regret. Même s’il avait laissé derrière lui un sourire satisfait, j’avais désormais envie de plus, de bien plus. La chaleur générée par la démone me rassurait, d’une certaine façon. Je le savais puissante et charmante ; de mon côté, je ne pouvais que compter sur mon charme pour espérer l’égaler. Tout naturellement, elle avait donc pris une certaine position dominante, restant toujours au dessus de moi.

Je déchantai néanmoins rapidement. Desmina s’abaissa, bombardant mon cou de délicates attentions. Je penchai la tête en arrière tout en soupirant pour extérioriser mon bien-être et recentrai aussitôt mon regard sur la vile tentatrice lorsqu’elle insinua de nouvelles idées dans ma petite tête. Mais encore une fois, je n’eus pas le temps de laisser la dernière idée germer que je me faisais à nouveau attaquer. Je ne pouvais répliquer qu’avec de nouveaux soupirs alors que ce fut autour de mon ventre et de la lande de peau entre mes seins de se faire assujettir. Je perdis peu à peu pied, cherchant une prise matérielle en la présence des accoudoirs de mon fauteuil. Et, encore une fois, la démone profita de mon état de faiblesse pour me tenter à nouveau. Totalement soumise au plaisir grandissant, je me focalisais moins sur ses mots et davantage sur les tortures physiques qu’elle m’infligeait.

Cette fois-ci, ce fut la provocation de trop. Ce baiser si proche de mon entrejambe me fit frémir de plus belle. J’étais parcourue de multiples frissons malgré la chaleur prodiguée par ces douces attentions. Enjôleuse, je baissai les yeux pour observer la démone à l’oeuvre et me mordis la lèvre inférieur. Je passai les doigts de ma main droite derrière sa nuque, la caressant doucement comme pour l’encourager à aller plus loin. Elle n’écouta cependant pas ma requête, remontant aussitôt pour me surplomber à nouveau et laisser ses douces et chaudes lèvres à ma portée. C’est juste après sa dernière réplique que j’avais enfin l’opportunité de parler.

Tu le sais déjà. Ne me laisse pas dans cet état. J’ai d’autres projets pour toi, mais ils ne viendront qu’après notre petit instant privilégié et crois-moi, tu auras ce que tu veux.

Effectivement, j’avais désormais envie de lui demander tout un tas de choses, et pas seulement me faire plaisir. Elle avait sans doute réussi son travail, celui de me tenter pour que je lui demande toujours plus. Mais qu’à cela ne tienne. Présentement, j’avais surtout envie de lui appartenir pour une nuit. Elle m’avait rendue esclave de mes pulsions mais je ne lui en voulais pas, au contraire. Ne tenant donc plus compte de mon ultimatum et d’une quelconque inhibition, je me redressai pour lui faire face et levai une de mes jambes pour en caler la cuisse contre son bassin et la capturer plaquant mon mollet derrière elle. Suite à quoi, je m’emparai à son tour de ses lèvres pour entamer un nouveau baiser, que je rendis cette fois-ci plus long et entreprenant. Mes mains, quant à elles, se baladaient imprudemment dans le dos de la démone. Je ne manquai évidemment pas de rejouer avec sa langue durant cet instant privilégié avant d’y mettre un terme, à contre-coeur bien entendu.

Qui plus est, tu ne m’as pas écoutée. Maintenant que tu m’as mise dans cet état, tu as pour obligation d’y remédier. Joue avec mon corps, Desmina. Je suis entièrement à toi à partir du moment où tu ne te retiens pas.

Sur ces mots susurrés à son oreille, je me reculai et ôtai définitivement mon débardeur avant de le jeter au plus loin, dévoilant mes seins coquinement habillés d’un soutien-gorge à dentelle et se gonflant au gré de ma lourde respiration. Quant à mon bas, je le laissai simplement tomber après l’avoir fait passer le cap de mes genoux et après m’être débarrassée de ma paire de talons hauts. J’étais à présent quasi-nue, prête à me faire dévorer par cette démone séductrice.

Et là, comptes-tu me faire attendre davantage ?
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« Répondre #10 le: Décembre 11, 2017, 07:34:15 »

La tournure prise par les évènements devenait des plus alléchante. De minute en minute, je sentis les résistances d’Emilia céder une par une, et ce baiser si près de son intimité en fut le coup de grâce. Je jubilai devant cette capitulation. Son corps frémissant répondait à la plus petite de mes sollicitations et je dois dire que cela commençait moi aussi, à m’exciter. Il est vrai que je n’ai pas pour habitude de m’enticher d’une mortelle, mais cette fois-ci, cela semblait différent, et j’avais le pressentiment que cette rencontre n’allait pas se terminer après une seule nuit. Plus je goûtais à son corps, et plus je sentais un violent sentiment s’embrasser en moi, qui désirait la faire mienne. Pour l’éternité ? C’était une possibilité.

Ainsi, ma ravissante mortelle avait des projets futurs ? Voilà qui est intéressant. C’était d’autant plus remarquable qu’elle soit parvenu à rassembler ses idées malgré son état présent. Ceci dit, dans l’extase du moment, elle venait de me promettre une chose bien dangereuse, à savoir obtenir ce que je voulais. S’était-elle seulement rendu compte de l’implication de ses paroles ? Je n’eus pas le loisir d’y songer longuement puisque Emilia, abandonnant toute retenue, vint se plaquer contre moi pour joindre avec délice nos lèvres une nouvelle fois. J’appréciai réellement ce long baiser mais également ressentir sa jambe contre mon bassin, et je ne mis fis pas prier pour la soutenir et l’aider à se coller davantage contre mon corps.

Ce baiser emprunt d’un soupçon de sauvagerie déclencha une étincelle dans mon esprit, avivé par les derniers mots d’Emilia. Elle se voulait entièrement à moi, devais-je y avoir un sous-entendu ? Je ressentais une intense curiosité à mesure qu’une idée germait dans ma tête. Prise dans mes réflexions un bref instant, ma magnifique mortelle en profita pour s’échapper de mon étreinte et se débarrasser aussitôt de sa tenue pour mieux apparaitre en sous-vêtements. Le résultat était splendide et je ne me privai pas de dévorer du regard la beauté que j’avais devant les yeux.

- "Dis-moi, belle Emilia, les dessous de cette époque sont-ils tous aussi révélateurs ou est-ce tes propres goûts ? Dans tous les cas, je te chargerai de m’apprendre les mœurs de ce temps, j’ai des siècles de retard."

Profitant de sa posture verticale, je décrivis un cercle autour d’elle pour admirer les formes de ma future amante. C’était une merveille à regarder, et je brûlai désormais de goûter cette peau pâle au point que ma chevelure en crépitait d’envie. Néanmoins, je retins encore mes pulsions pour le moment car j’avais à présent un autre objectif à l’esprit bien que je ne pouvais désormais plus retenir mes sourires d'envie. Délicatement, je saisis sa main droite pour l’amener à mes lèvres et y déposer un baiser, geste certes désuet dont j’appréciais l’élégance mais surtout le prétexte qu’il me fournissait par la suite.

Petit à petit, je déposai mes lèvres en de chauds et doux baisers sur son poignet, gravissant son bras blanc pour atteindre son épaule, et me glisser derrière elle. J’avais ainsi plein accès à sa nuque de laquelle j’écartai la ravissante chevelure rousse pour mieux l’embrasser, poussant le vice jusqu’à glisser ma langue le long de son cou. Ma main droite venait à apprécier la texture de sa chevelure tandis que la gauche se faufilait langoureusement le long de son dos jusqu’à sa chute de reins avant de suivre le chemin de ses hanches pour caresser son ventre.

Je me délectai véritablement de ces caresses, et cela devait se percevoir dans mes gestes qui devenaient plus appuyés bien que je veillai à maintenir une douceur constante et surtout exaspérante de lenteur. Demeurant dans son dos, je l’attirai à moi pour mieux assiéger sa nuque de baisers tout en abandonnant sa chevelure pour défaire sans cérémonie son soutien-gorge qui tomba au sol, libérant sa poitrine. Conservant cette lenteur exaspérante, mes doigts vinrent décrire des cercles sur ses seins, venant parfois effleurer de manière frustrante ses tétons sans que je ne m’autorise à retirer mes lèvres de son cou.

Ce petit jeu m’amusait beaucoup, je dois dire. J’aimais ressentir son cœur palpiter au rythme de mes caresses et entendre sa respiration s’alourdir de désir. Mais il était hors de question que je m’arrête là. Sans cesser mes caresses, je glissai quelques mots à son oreille.

- "La ravissante Emilia veut que je joue avec son corps ? Ne me cacherait-elle pas quelques fantasmes de soumission inavouables ?"

Se faisant, je conclus ma question en mordillant son lobe d'oreille avant de déposer mon visage sur son épaule pour mieux guetter ses réactions. Toutefois, il me semblait indispensable de pimenter légèrement sa future réponse. Sans attendre, une de mes mains vint sinuer le long de son ventre pour se glisser sous la bande de sa culotte. Délicatement, et aussi lentement que possible, je commençai à caresser ses lèvres intimes sans lui laisser la moindre possibilité de se dégager de moi, la pressant contre mon corps pour mieux laisser ma chaleur l’envahir.

- "Selon la qualité de ta réponse, je pourrais envisager de t’offrir davantage que prévu."

Naturellement, je ne cessai pas mes attentions pour autant car mon intention était bien de ne pas lui faciliter la tâche. Cela faisait parti du jeu, ma jolie mortelle. Ce qui ne changeait rien au fait qu'elle me plaisait, et j’avais désormais la ferme intention de m’en régaler.
« Dernière édition: Décembre 11, 2017, 07:40:21 par Desmina » Journalisée
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« Répondre #11 le: Décembre 12, 2017, 02:18:05 »

Bien. Il semblerait que mon dernier show ne l’ait pas laissée de glace. Ravie, je laissai Desmina se saisir de ma main et pris des airs de demoiselle flattée d’être courtisée ainsi, m’éventant le visage avec ma main libre et soufflant dramatiquement à droite puis à gauche. Je ne fus cependant plus en mesure de jouer la comédie une fois qu’elle me captura pour me maintenir bien plus proche d’elle, couvrant d’abord mon bras puis mon épaule et enfin ma nuque de délicats et chauds baisers. Chacun d’entre eux m’encouraient à frémir une nouvelle fois ; je me retins et penchai simplement ma tête vers l’avant pour offrir à la démone la partie de mon corps qu’elle désirait en l’instant. Je pris ensuite une légère inspiration, m’apprêtant à répondre à ma ravissante amante mais me fis interrompre sans plus de cérémonie par une main baladeuse qui décrivait des gestes doux et sensuels. Je fermai aussitôt les yeux, me laissant submerger par ce flot de bien être et le traduisant par un tout petit couinement entremêlé à de nombreux soupirs d’aise. Peu après, je fus en mesure de sentir la chaleur ambiante titiller mes seins ; ils venaient d’être mis à découvert et étaient déjà torturés. Sous le plaisir grandissant, je sus que mes tétons s’étaient durcis en quelques instants, assujettis aux tortures périodiques de la délicieuse démone.

Je...

n’avais pas eu le temps de parler. Oui, c’est exact. De mes lèvres entrouvertes ne s’échappa qu’un nouveau couinement à peine dissimulé. Il est vrai. Je la voulais au dessus de moi, en train de me dominer. Si, socialement parlant, j’adorais avoir les autres à mes pieds, c’était tout autre chose une fois au lit. Pourtant, je n’avais encore jamais laissé qui que ce soit me dompter. Devrais-je le faire avec elle ? Non, ça lui rendrait la tâche trop facile. Et puis j’étais bien trop joueuse pour m’avouer vaincue maintenant. Je luttai donc contre le désir omniprésent et le refoulai au plus profond de mon être afin de pouvoir bouger mes bras vers l’arrière et de poser mes mains sur les fesses de Desmina. Je les agrippai fermement et supportai mes pulsions grâce à la pression que j’exerçai sur ce fessier rebondi. Je perdis néanmoins en force et en vigueur aussitôt que mon exquise partenaire porta ses doigts au seuil de mon intimité. J’ouvris grand la bouche, d’un coup, et étouffai de mieux que je le pouvais un cri de surprise. J’avais toujours les yeux fermés, je ne m’étais pas vraiment attendue à ce qu’elle se rapproche autant de ma fleur alors qu’elle jouait avec moi depuis tout à l’heure.

J’aime être séduisante sous tous les aspects, vois-tu, peinai-je à articuler. Et ces fantasmes n’étaient pas inavouables. J’attendais juste la personne qui pourra m’aider à les accomplir, ma démone.

Penchant ma tête vers l’arrière et ensuite mon buste, je laissai tout mon petit poids flotter dans les bras de mon amante et serrai soudainement les cuisses pour piéger la main intruse qui me taquinait. Me mordant une énième fois la lèvre, je m’agitai quelque peu pour compresser cette main et la garder au plus près de moi.

Pourtant, j’ai beau en avoir envie, je ne vais pas te laisser m’apprivoiser si facilement. Plutôt que de me soumettre, je vais te laisser me soumettre. Après tout… tu as l’air si bien partie pour me rendre la tâche difficile.

Suite à ces mots, je serrai cette fois-ci les dents et réprimai mes gémissements au plus profond de ma gorge. Et, pour mon prochain mouvement, je décidai de libérer cette main taquine et pressai ensuite l’intégralité de mon corps contre celui de mon amante, la faisant doucement reculer du mieux que je le pouvais. À la moindre résistance rencontrée, que ce soit à cause d’un mur ou parce que la démone décidait de résister, je plaquai mon fessier contre le bassin de Desmina et commençai à m’y frotter avec sensualité, prenant bien le temps de faire une danse lente et entreprenante. Penchant quelque peu ma tête sur le côté avant de la reposer doucement sur l’une des épaules de ma belle, j’approchai mes lèvres de son propre cou et l’embrassai à mon tour. Évidemment, je ne m’arrêtai pas là et décidai d’aspirer la peau chaude de ma partenaire entre mes lèvres pour l’aspirer délicatement. Même si le suçon n’allait probablement pas se voir tant que ça, j’y avais mis une certaine conviction. Mais le plus important, c’était que mon rouge à lèvre (qui était davantage rose, cela dit en passant) laisse une trace de mon passage, même éphémère.

Et toi, comment comptes-tu me marquer ?

Fière de mon oeuvre, je ne pus m’empêcher de lui sourire. Ce rictus empli d’orgueil fut cependant atténué par l’ombre d’un plus grand plaisir naissant en moi. Alors qu’une certaine chaleur irradiait mon bas-ventre, je sentis enfin les premiers signes d’une excitation concrète ; les caresses de Desmina me faisaient mouiller. Je n’en eus pas honte, au contraire. D’un petit mouvement du bassin, je l’invitai même à venir profiter de cette lubrification naturelle. Cependant, c’était plus que je ne pouvais supporter. D’habitude, j’obtenais toujours ce que je désirais. Cette fois-ci, c’était différent. J’étais dans l’impossibilité de résister à la tentation puisque j’étais la provoquée, celle qui était supposée lâcher sous les assauts. Or, je n’avais nullement l’habitude. Il en avait fallu si peu pour abattre mes défenses.

Par les sept cercles de l’Enfer ou tout ce que tu veux d’autre, possède-moi ! Envahis-moi !
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« Répondre #12 le: Décembre 12, 2017, 09:05:45 »

Ma délicieuse amante sombrait petit à petit dans mes griffes et, même si le petit jeu que nous menions m’avait énormément amusé, j’étais satisfaite que mes attentions portent ses fruits. Je sentis Emilia s’accrocher désespérément aux derniers lambeaux d’un contrôle, désormais imaginaire, qu’elle pouvait encore exercer. C’était délicieux de ressentir son corps rendre les armes en même temps qu’elle en oubliait toute retenu, et je ne pus retenir un sourire appréciateur lorsque ses mains vinrent attraper fermement mes fesses.

Ainsi, la belle demoiselle ne semblait avoir aucune honte à avouer ses penchants. C’était un excellent point que je compte bien exploiter. Manifestement, elle tâchait de m’opposer un semblant de résistance en immobilisant ma main, ce qui ne fit que décupler mon appétit pour elle, et je la laissai volontiers abandonner son corps contre le mien. Ce poids ne représentait bien évidemment, rien pour moi, guère plus qu’une plume. Une délicieuse plume. Je l’écoutai me défier encore une dernière fois avec un désir montant au fur et à mesure des mouvements de ses hanches, tandis que des idées tourbillonnaient dans ma tête, toutes plus érotiques les unes que les autres.

Ce baiser affamé dans mon cou provoqua un déclic en moi. C’était définitivement le détail de trop qui me fit craquer et déclencha inexorablement une violente vague de désir pour cette humaine. Jusqu’à présent, je comptais simplement lui faire abandonner ses moyens face au plaisir de mes caresses, mais cette fois-ci, j’en voulais davantage. L’esprit en tumulte, je laissai Emilia m’entrainer près du mur de par son corps pressé contre le mien. Oh, bien sûr, j’aurais parfaitement pu l’en empêcher mais je commençai également à perdre un certain contrôle de moi-même.

Dos contre le mur, je pouvais sentir la chaleur bouillonnante de son corps, mais plus que tout autre chose, c'était ces dernières paroles qui furent l’élément déclencheur de mes actions. Ne prenant pas même le temps de retirer ma main de son entrejambe, je passai devant Emilia pour la plaquer avec force contre le mur. J’avais effectué ce mouvement à une vitesse surnaturelle, un enchainement de geste trop rapides pour qu’un humain puisse les voir, veillant toutefois à ne pas lui faire mal. Aussitôt, je pressai mes lèvres contre les siennes dans un violent baiser. Ce n’était ni plus ni moins qu’un geste empli de désir, et je me doutais parfaitement qu’il serait ressenti comme tel, trahissant le fait que j’abandonnai à mon tour, une certaine retenue.

Néanmoins, je rompis le baiser assez vite, tiraillant lentement sa lèvre inférieur en les quittant. Je plongeai mon regard dans le sien, consciente qu’il trahissait ce désir qui venait de flamber pour cette humaine. Je la dévorai des yeux, et c’était sûrement évident. Je retirai lentement mes doigts brillants d’humidité de sa fleur pour mieux les lécher sous son nez, ne la lâchant pas des yeux, tandis que  les miens brillaient plus intensément. Conséquence évidente du comportement provocateur d’Emilia. Je fis un pas en arrière pour l’admirer ainsi posé contre la paroi du loft.

- "Délicieux…"

J’étais également consciente du fait que j’avais perdu ce ton joueur, et que ma voix trahissait à présent les pulsions qui m’agitaient. Qu’importe, c’était à prévoir. Ne lui laissant pas le moindre instant de répit, je revins la plaquer contre le mur, saisissant ses bras pour les placer en croix. Ce geste aurait pu paraitre anodin si ce n’est le fait que ma ravissante mortelle ne pouvait désormais plus les bouger, comme si des liens invisibles les retenait dans cette position. J’étais un être surnaturelle après tout, tricher ne me dérangeait pas. A nouveau, je fis quelques pas en arrière pour admirer le résultat. Je ne doutais pas qu’avec un caractère pareil, elle allait sans doute tenter de me faire payer cette manipulation, et pourtant, je comptais bien pousser encore davantage le vice. Affichant un sourire que je ne retenais plus, je modelai un petit collier noir décoré de petits points argentés et d’une boucle de même couleur.

- "Puisque tu veux une marque, et que tu sembles apprécier les colliers… Mais rassure-toi, ta docilité va être récompensé."

Se faisant, je fis disparaitre mes vêtements pour révéler mon corps parfait et entièrement lisse comme un cadeau à ma somptueuse mortelle. Quant au second cadeau, je m’approchai d’elle pour fixer ce collier à son cou, veillant toutefois à ne pas me montrer brutale ni à le serrer autour de cet endroit sensible. Ne résistant plus, j’embrassai aussitôt ce cou puis mes lèvres descendirent, bien plus rapidement que je ne voulais l’avouer, vers sa poitrine que je couvrais aussitôt d’attentions, passant ma langue sur ses pointes durcies tandis que mes doigts s’aventuraient sensuellement sur ce ventre blanc.

Toutefois, elle était encore trop habillée à mon goût. Mes lèvres poursuivirent avec regret leur course pour accaparer son ventre, descendant sur le centre de son désir où mes mains agrippèrent le sous-vêtement survivant. Je retirai délicatement ce dernier, soulevant ses jambes une à une tout en profitant de l’opportunité pour embrasser ses cuisses avec un plaisir non dissimulé. Bien que je ne pouvais pas rougir comme une humaine, mon excitation devait certainement se ressentir dans l’impatience de mes gestes. Je plaçai mes mains sur hanches pour venir embrasser langoureusement ses lèvres intimes, savourant cette humidité délicieuse dont le parfum m’enivrait. Je me fis néanmoins violence pour marquer une pause en plongeant à nouveau mon regard dans le sien.

- "Je te félicite, Emilia. A force de me provoquer, tu m’as fait te désirer ardemment."

Je n’attendis même pas sa réponse pour envahir sa fleur. C’était un peu sauvage mais c’était plus fort que moi, et je ne me privai pas d’écarter ses lèvres de ma langue, provoquant de temps en temps son clitoris par de chauds baisers. Utilisant mes pouvoirs, j’allongeai quelques peu ma langue pour la faufiler dans son intimité, maintenant ses hanches pour ne lui laisser aucune occasion de fuite. Je savais parfaitement qu’elle ne pouvait pas bouger, et c’était bien mon intention d’en profiter jusqu’à l’entendre gémir de plaisir.
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« Répondre #13 le: Décembre 14, 2017, 09:43:57 »

Aussi pressée et soudaine fut ma demande, je ne me fis pas attendre pour autant. À peine avais-je prononcé ces mots que je me retrouvais à mon tour contre le mur et émis un frisson en réponse. La fraîcheur de la façade contrastait énormément avec toutes ces bouffées de chaleur auxquelles mon corps était en proie depuis que Desmina s’amusait avec. Autant dire que ce même corps fut heureux de pouvoir goûter à nouveau aux lèvres de la démone. Je prolongeai naturellement le baiser, m’empressant de dévorer ma délicieuse amante au passage, alors que je perdais un rapport de force dont l’issue avait été décidée bien l’avance. Et, lorsque ma partenaire se recula enfin pour me contempler avec envie, chose dont j’étais entièrement fière, je lui renvoyai le même regard empli de désir, dont l’éclat avait pourtant été terni par le retrait soudain des doigts de la démone. Je ne pus m’empêcher d’émettre un petit couinement sourd en guise de plainte mais n’allai pas plus loin, non seulement parce que je ne le pouvais pas (la voir se délecter de ma mouille était définitivement trop excitant) mais aussi parce que je me doutais qu’elle reviendrait à l’assaut, et de plus belle.

Ce fut effectivement le cas. M’immobilisant aussitôt qu’elle s’était approchée de moi, Desmina se recula. Évidemment, je ne comptais pas la laisser faire. Je m’élançai vers l’avant pour la retenir mais je fus au final celle qui avait été entravée. Maintenue au mur par une force invisible, je ne parvenais pas à bouger comme je le souhaitais. Un éclat joueur illumina mon regard alors que je n’étais pourtant pas en position favorable. Et le pire, c’est que mon amante ne comptait pas s’arrêter là, bien au contraire. Elle me fit payer mes mots de tout à l’heure en me fabriquant un collier sur-mesure. Si j’avais su que mes petites piques seraient utilisées dans ce contexte, je ne me serais certainement pas retenue ! Mais pour le moment, j’avais davantage envie de lui résister, ne serait-ce que pour la pousser à aller toujours plus loin.

Si tu avais besoin d’un animal de compagnie, tu aurais dû me le dire. Je t’aurais vendu un homme.

Mais, aussi fière avais-je pu être en cet instant, je ne le restai pas bien longtemps. La précaution et la douceur avec lesquelles Desmina m’attacha ce collier autour du cou furent les gouttes de trop. Je me mordis la lèvre, me faisant la réflexion qu’elle s’était expressément retenue pour que je ne sois pas mal à l’aise. Cette attention touchante me fit baisser ma garde pendant un instant, si bien que mes lèvres se séparèrent brusquement et laissèrent fuiter un nouveau gémissement lorsque la langue de la démone passa sa langue sur mes tétons, endroit devenu de plus en plus sensible au fil de mes expériences. Dire que ce n’était pas fini. Je baissai d’ailleurs les yeux pour observer ma partenaire à l’oeuvre, qui descendait lentement tout en couvrant mon ventre de délicieuses attentions, pour au final s’attaquer à la seule pièce textile qui me couvrait encore. Ce ne fut qu’une question de secondes avant que je ne sois intégralement nue, tout comme elle. Et évidemment, je n’avais pas opposé la moindre résistance quant au fait de me faire déshabiller. J’étais même bien mieux ainsi, à pouvoir ressentir pleinement les baisers de Desmina près de mon intimité. Elle avoua d’ailleurs éprouver du réel désir pour moi, chose dont je ne pouvais qu’être fière. Cependant, je n’eus pas le temps d’esquisser le moindre sourire avant que sa langue ne pénètre les lèvres protectrices de mon organe. Je me fis violence pour ne pas crier de suite, maltraitant férocement ma langue au gré des provocations de ma belle démone. Après tout, je ne pouvais rien faire d’autre ; j’étais immobilisée et, étrangement, cela ne faisait qu’accentuer le plaisir que je pouvais ressentir au cours de l’acte, d’autant plus que mon amante entreprenante semblait en capacité d’aller bien plus loin en moi que n’importe qui et avec une certaine aisance, de surcroît.

N’arrivant plus à lutter contre le plaisir procuré par cette agile langue en moi, je lâchai enfin ma langue pour gémir sans retenue. Mes cris firent écho dans tout le loft, si bien que de potentiels voisins auraient pu m’entendre sans trop de mal. Grâce aux attentions de la démone, je découvrais de nouvelles sensations que la langue d’un simple humain n’avait pu m’apporter jusqu’à présent. C’était évidemment bien plus que ce que j’avais l’habitude de supporter. Autant dire qu’à chaque mouvement, mes râles de plaisir devenaient de plus en plus audibles et intelligibles. Je m’amusai même parfois à clamer le nom de mon amante, haut et fort, pour l’encourager à aller toujours plus loin. Et ces mots n’étaient pas les seules réponses que mon corps pouvait donner puisque, dans un même temps, je sentis les parois de ma fleur se lubrifier de nouveau, au point où leur contact avec la langue de mon amante générait des tintements humides et lubriques qui voulaient tout dire.

Je fermai les yeux et m’agitai quelque peu, bien que retenue par ces liens invisibles qui bloquaient toute tentative concrète de rébellion, submergée par le plaisir et soumise par celui-ci. À force, j’en venais à ne plus ressentir ni le mur derrière moi ou le sol sous mes pieds. Seules ces sensations orgasmiques subsistaient dans un monde vide de tout, sauf de plaisir. Ma tête percuta le mur à répétition, comme pour chercher une échappatoire à ce ressenti qui prédominait clairement sur tout le reste. Et, enfin, je parvîns à articuler quelques mots à peine intelligibles, bien qu’étouffés par mes gémissements.

C’est trop bon…! Je, j’ai du mal à le supporter… Je vais...

La suite en fut toute autant plus prévisible. Sentir la langue de la démone m’explorer intégralement était bien plus dur à supporter que je ne l’aurais imaginé, d’autant plus qu’elle se dotait de capacités ne faisant que croître le plaisir que je pouvais éprouver. Il ne fallut que quelques coups de plus pour que je libère un nouveau flot de cyprine. Et évidemment, cette libération fut accompagné d’un long cri de plaisir dont je ne perçus même pas la hauteur. Ce faisant, je m’abandonnai entièrement à elle, vulnérable et soumise.

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« Répondre #14 le: Décembre 14, 2017, 04:41:32 »

Finalement, après avoir longuement joué avec cette mortelle, je sentis que ses dernières résistances avaient cédé et je perdis peu à peu la notion du temps en dévorant ce corps bouillant de désir. Je pouvais ressentir le moindre frémissement de sa chair, chaque fibre de son corps qui se tendait et frissonnait sous les caresses invasives de ma langue. Et plus Emilia soupirait et gémissait, plus j’étais prise d’une certaine frénésie. Car oui, même si je gardais tout de même un certain sang froid propre à mon caractère, je n’avais qu’une seule envie désormais, celle de m’approprier cette charmante créature pour la nuit entière et la faire sombrer dans la luxure.

Ce n'était rien d'autre qu'un instant privilégié entre elle et moi, si bien que tout le reste n’avait plus d’importance. Ma langue serpentait au rythme des contorsions d’Emilia, et je dois avouer que je me régalai à goûter à son plaisir humide, liquide qui m’incitait encore davantage à pousser mes caresses plus loin en elle. A tel point que je saisissais ses jambes pour les hisser sur mes épaules, griffant légèrement ses fesses que je tenais fermement pour mieux coller mes lèvres à son intimité. Je m'en délectais, la buvais, la respirais et je n’avais pas l’intention de m’arrêter là.

Encouragée par ses mots, je sentis ma ravissante invocatrice se crisper sous une vague de plaisir orgasmique qui inonda délicieusement ma bouche. Oh, finalement, elle cédait. Qu’importe ? Je n’avais pas envie de retirer mes lèvres, si bien que je continuais pendant de longs instants à lécher et stimuler cette fleur au parfum si envoûtant. Et plus Emilia criait, plus il était difficile pour moi de m’arrêter. Ce corps qui se tordait sous l’orgasme était mien, cette âme qui criait mon nom était mienne. Cette possession était vraiment une sensation délicieuse et, même si je tâchais de le cacher, cette situation m’excitait à la limite du supportable.

Car le désir qu'Emilia avait fait naitre, faisait à présent son œuvre, et je sentais mon entrejambe s’humidifier au fur et à mesure. Quand bien même, je ne voulais pas le dévoiler, pas tout de suite. Après de longues minutes à m’abreuver de cette source de chaleur, je décidai de m’en écarter avec regret, déposant délicatement ses fines jambes sur le sol. Cependant, je me précipitais aussitôt pour l’embrasser, longuement et passionnément, me jouant de sa langue brûlante avec la mienne, redevenu normale, et passait mes mains dans son dos pour mieux la plaquer contre mon corps. Dans la foulée, je supprimai ses liens invisibles pour mieux la porter et la serrer tout contre moi, assiégeant son cou de baisers.

- "Même les petits animaux de compagnie ont besoin d’un peu de liberté, tu ne penses pas ?"

A peine ses paroles prononcées que je l’emportai dans le fauteuil le plus proche à une vitesse surnaturelle, reprenant la posture dans laquelle nous jouions quelques minutes plus tôt.  Une fois mon amante assise confortablement, je glissai mes mains le long de ce corps encore agité de frissons. Je l’embrassai encore et encore, c’était devenu difficile, presque douloureux de m’arrêter et je ne résistai pas à l'envie de revenir caresser d'une main sa fleur humide de cyprine. Mes pulsions se lisaient désormais aisément sur mon visage, j'en doutais point.

- "Que vas-tu faire de cette liberté, Emilia ? Préfères-tu crier mon nom plus encore ou as-tu d’autres idées ?"

Certes, je ne lui facilitai pas la tâche. Deux de mes doigts ne cessaient d’aller et venir entre ses lèvres écartées et rougies, le pouce caressant ce petit bouton sensible de l’autre tandis que je la fixai à nouveau d’un regard brûlant. Toutefois, même si je surplombai encore mon amante, la donne avait quelque peu changé. Bien qu'une main lui était réservée, je m’étais installée à genoux au-dessus d’elle, à cheval sur l’une de ses jambes, lui donnant ainsi un accès facile à ma poitrine durcie d'excitation et désormais à la portée de ses lèvres. J’étais à la fois curieuse et désireuse de connaitre ses pensées. Allait-elle choisir de s’abandonner à mes caresses une seconde fois, ou bien préférerait-elle prendre une initiative ?

La réponse à cette question ajoutait un net piment à cette instant intime. D’autant plus que je sentis ma propre intimité humidifier la cuisse d’Emilia au fil de nos mouvements respectifs. Je lui adressai un sourire empreint d’impatience, me mordillant la lèvre inférieure en caressant de ma main libre son visage rougie.

- "Tu as l’opportunité de décider de la marche à suivre, ma jolie humaine. Fais attention, tu as peu de temps pour te décider."

Se faisant, je massai d’autant plus l’intérieur de son entrejambe du bout des doigts. Après tout, nous avions commencé cette soirée par à grands renforts de défis, il était normal de continuer sur cette lancée.
« Dernière édition: Décembre 14, 2017, 05:15:28 par Desmina » Journalisée

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