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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Devil's Fair  (Lu 446 fois)
Alix et Nox
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« le: Novembre 01, 2017, 09:31:42 »

"Les historiens nous proposent du passé des systèmes trop complets, des séries de cause à effets trop exacts et trop clairs pour jamais avoir été vraiment vrais."
Mémoires d'Hadrien - Marguerite Yourcenar

La Caravane
Il faut remonter au XVème siècle pour trouver les premières traces à peu près fiables de la Caravane. Les témoignages sont souvent fractionnels, incomplets et contradictoires. Les premiers documents faisant référence à la Caravane sont les registres paroissiaux de Konstanz qui font état d'un nombre surprenant de décès entre le début et la fin de l'été 759 pour une ville de cette taille. Quatre suicides, six meurtres dont cinq passionnels et un autre sans raison apparente, une dizaine de viols, d'innombrables agressions, deux exorcismes improvisés, un enlèvement d'enfant et trois incendies;  il semblerait que la population de Konstanz ait été prise d'un d'une frénésie surnaturelle.
On retrouve plusieurs événements similaires au travers de l'histoire de l'humanité, mais rares sont les historiens à avoir fait le lien entre les différentes époques, et pour cause. Thèbes, Teotihuacán, Toulouse en 1351, Constantinople en 1624, Ulan Bator en 1738, Chicago en 1924, Soweto en 1970, le point commun à toutes ces catastrophes éloignées tant dans le temps que dans l'espace consistait en la présence d'une caravane d'artistes itinérants, présente quelques semaines avant que l'enfer ne se déchaîne.

Le Flood Tide Pub - Seikusu - Juin 2017
Il est certaines situation professionnelles qui ont tout d'une torture. Travailler dans une boulangerie quand on est au régime par exemple. Pour le cas qui nous intéresse, Alix avait reçut du tôlier la ferme interdiction de coucher avec les clients sur ses heures de boulot.
Bordel ! Elle va jamais finir cette putain de journée ?
Alix était en train de se concentrer pour ne pas briser les pintes de bière qu'elle manipulait avec précaution. Elle en avait déjà cassé six et s'était coupée trois fois dans l'opération, découvrant avec soulagement que la régénération annoncée par Nox était tout à fait efficace.
Tu devrais peut-être arrêter de boire Alix.
Pourquoi tu me dis ça ?
Parce-que je pense que si tu passes encore Don't Stop Me Now sur la chaîne, les clients vont vouloir te faire la peau.
Qu'y z'y viennent tiens, je voudrais bien voir ça !
Alix tapa du poing sur le zinc, laissant une marque très nettement cabossée. Un jeune homme en sweat à capuche se tenait devant elle, visiblement apeuré, un verre vide à la main.
"Oui, qu'est-ce que tu veux ?"
Alix détailla le jeune homme des pieds à la tête, s'attardant ostensiblement sur son entrejambe.
"Ben, une autre bière, mais je peux repasser plus tard si c'est pas le moment."
Alix non, pas ici.
Mais j'avais pas l'intention de le prendre sur le bar !
Alix, je suis dans ta tête, ça ne sert à rien de me mentir..
Pffff!
"Tu veux juste une bière ?"
Elle lui prit le verre des mains puis servi deux pintes dont une qu'elle englouti d'un trait.
"Heu.. C'est dans mon verre que vous venez de boire là."
"Et alors ? J'ai pas craché dans l'autre non plus !"
Quelle commerçante ! Alix tu m'impressionne.

La soirée fut longue, le bar était bondé et fleurait bon la bière et la sueur. Alix vit une succession de culs, de seins et de belles gueules défiler devant sa tireuse mettant ses nerfs à rude épreuve.
Après une caisse remplie de verres brisés, cinq autres "Don't Stop Me Now", un ou deux "Sex Dwarf"et deux dents de cassées (un homme qui n'aimait pas Queen, à son grand regret), Alix finit par se retrouver seule dans le pub. C'était le soir du water-polo pour Kiyoshi et Alix était en chien.
Vint le moment déplaisant qui consiste à remettre le bar dans l'état approximatif ou il était avant le passage des clients. Alix pestait après l'univers entier quand elle entendit une musique étrange qui l'attira hors du bar.

 
Une surprenante parade descendait la rue à peine plus vite qu'une procession funèbre. La musique provenait de musiciens afro-américains à l'arrière d'un vieux pick-up Bentley noir qui ne semblait rouler encore que par miracle. Une foule de curieux se pressait pour observer le spectacle incongru sous les harangues au porte-voix d'un monsieur loyal dépenaillé à dos de cheval.
"Venez mesdames et messieurs, venez vivre le grand frisson au Devil's Fair! Vous aimez avoir peur? Notre train fantôme sera l'expérience la plus terrifiante de votre vie! Vous n'en reviendrez pas!"
Alix aimait le blues aussi s'attarda-t-elle sur les musiciens. Leurs redingotes étaient miteuses et leurs chapeaux melons déformés par le temps. Ils avaient tout d'une bande de hoboes et ils jouaient leur musique avec une énergie surprenante. L'angle du dos du joueur de banjo formait un angle malsain, il manquait des doigts à la main du trompettiste et le pianiste, bien qu'agité de spasmes dérangeants, excellait dans sa partition. Alix vit qu'il y avait trois mains à parcourir les touches du piano, mais seules deux de celles-ci étaient rattachées à un corps. La troisième s'occupait des basses, animée d'une vie qui lui serait propre.
"Votre avenir vous inquiète? Notre inégalable voyante, Madame Reinhart, vous fournira les moindres détails, des plus sordides aux plus revigorants!"
Le cheval qui suivait le porte-voix était monté par une jeune femme remarquable. Habillée comme un petit rat de ballet, son tutu plus tout à fait blanc, elle se contorsionnait dans des positions tout à fait improbables en équilibre sur la selle. La grande majorité des hommes présents dans le public observait avec une attention toute particulière la jeune femme arquer son dos pour venir passer sa tête entre ses jambes. Un "Oooooh" ravi fut exprimé en choeur par l'assistance.
"Vous pensez avoir tout vu? La télé vous ennuie? Vous serez surpris de voir que nous avons de nombreuses merveilles à vous dévoiler! Venez vous assurer de la sécurité de la cage de notre formidable homme scorpion! Du jamais vu, mesdames et messieurs!"
Un deuxième pick-up, guère plus en forme que le précédent, était occupé par un cracheur de feu, un jongleur aux hachoirs de boucher et deux nains habillés en leprechauns qui invectivaient la foule de gestes obscènes.
"Vos journées sont longues et ennuyeuses? Nous sommes ouverts toutes les nuits pendant deux semaines! Ne perdez pas un instant, venez nous trouver au Devil's Fair pour vivre l'expérience la plus excitante de votre vie!"

Alix retourna au bar pour enfiler son blouson de cuir. Un rapide coup d’œil au miroir en pied lui assura qu'elle était toujours aussi désirable. Elle portait une brassière blanche qui tranchait avec la couleur de sa peau, un jean délavé déchiré aux genoux et des boots noires un peu lâches. Elle laissa le ménage inachevé et ferma le bar derrière elle.

Papillon Valise Dilater Pélican Géant
« Dernière édition: Novembre 01, 2017, 10:27:21 par Alix et Nox » Journalisée

Kelen
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« Répondre #1 le: Novembre 01, 2017, 01:18:27 »

Toum Doum... Toum Doum... Toum Doum...

Les soubresauts de la monture de fer empêchait tout simplement notre colosse de chair et de chitine de dormir alors qu'il était niché dans une cache cerclée de barreaux de métal et sous couvert d'une immense bâche ou l'usure avait finit par se faire des ouvertures, défaire les coutures de tissu usitées pour refermer les plus importantes ouvertures et ne pas gâcher la surprise aux nombreux chalands qui seraient attirés, comme des mouches par du vinaigre, par cette mascarade de cirque qu'était le Devil's Fair. La lune se perdait dans le peu d'ouverture de cette tenture et Kelenn avait prit l’initiative de se mouvoir pour aller se poser, le visage proche de l'un d'eux, profitant de cette lueur morte qu'il n'avait plus côtoyé depuis leur dernier arrêt, il y a de ça quelques jours. Avec la masse musculaire qui venait de se vautrer lourdement sur le bois, la cage vint à trembler et à se balancer sur le coté dû à l'instabilité du transport. Sans trop réfléchir l'un des nains sauta sur le véhicule, à l'arrière et tapa contre la cage d'un bon coup de pied rageur en vociférant au démon de se tenir au calme et de ne pas remuer autant sous risque de briser sa prison de fortune mais surtout de réveiller le directeur de cette étrange cortège. Et cela... Kelenn ne le voulait pas, ce n'était pas de la peur, non, juste qu'il voulait éviter cet homme, cet créature dans un affrontement directe qu'il n'avait pas gagné la première fois. Les griffes rayèrent le parquet, à nouveau avant qu'il se se redresse des quelques centimètres qu'on lui avait laissé, les pieux d'os sur son dos rayant aussi le sommet, il s'étira quelques instants pour essayer de se dégourdir. Cette cage de transport était on ne peut plus désagréable, mais obligatoire pour présenter le show.

Voilà, tout était fait, tout était installé pour le défilé, les plus originaux, mais aussi les moins vendeurs allaient haranguer la foule alors que les attractions principales ne seraient pas montré ou alors suggéré par d'habiles descriptions ou morceau de chair perdu ici et là.

Le calvaire allait reprendre... Maudit Enfer.

Comme à son habitude, Arthur savait faire la promo de cette diligence macabre. Son costume en queue de pie, cette chemise rouge ou trônait une chaînette qui se perdait dans la poche intérieur de son tissu, laissant croire aux gens qu'ils pourraient trouver une montre à gousset, alors qu'il n'y avait rien.

Cet bête chaîne était le parfait représentant de cette troupe, être et laisser paraître.

Valise en main, il usé de l'espace entre le cou du cheval et son ventre rebondit pour la déposer et récupérer, de temps à autre, un sirop pour adoucir sa gorge et ainsi que ses cordes vocales. A n'en pas douté, il était professionnel dans son métier et une bonne partie des intrigués venaient admirrt le défilé uniquement grâce aux timbres de sa voix. Malgré le fait de connaître chacun des protagonistes, Kelenn écouta chaque mots qu'Arthur pouvait dire, lâcher de ses lèvres sèches et abîmés par le temps. Comme un mimétisme incontrôlé, le scorpion venait à répéter, en silence, chaque chose qui devait être dites, rengaine qu'il finissait par connaître par cœur.

Bien au delà de tout ça, il ne savait pas ce qui se tramait dehors, il ne voyait pas la foule enclin à suivre cette troupe. Seul les mouvements de voiture brisait la monotonie de la scène pour lui car irrégulier dans les mouvements. Contre son grès et du fait aussi de son manque de réactivité pour le public. L'un des leprechaun souleva le draps, attrapant le dard énorme et sombre du bâtard sans que ce dernier ne réagisse. Oh le langage châtié qu'ils employés envers la meute n'étaient pas sur joué car Kelenn fut insulté de « chiure de papillon nocturne abruti par une ampoule !» au avant que l'extrémité de son appendice fut sorti de la cage et que le nain glissa ses jambes de chaque coté de se dernier, se plaçant sur la pointe des pieds et fit semblant de se caresser un membre déformé et monstrueux en dévisageant tout ceux dont le regard osé se poser sur lui.

Toum ! Doum ! Toum Doum !

Le cortège avait ralenti, pour le bien de la populace, il fallait se vendre, se montrer et faire venir les clients et c'était chose faite, réalisée avec brio par la caravane. C'est avec un profond soupir libérateur qu'il sentit en fait cette dernière s'arrêter, le lieu de l'installation était sûrement sous lui à cet instant précis et il reçu confirmation rapidement quand le tissu vola sous la force du cracheur de feu et du jongleur réuni. Ouvrant la cage et libérant la bête sombre qui posa la main sur ses yeux tout en descendant, s'habituant à la peine ombre et à la pleine lune. Il secoua le corps tel un animal couvert de puces, son membre chitineux brassant l'air dans le sens contraire, comme mué de sa propre vie avant qu'il ne pose sa tête pointu sur l'épaule de son propriétaire. Kelenn leva la main, non pas de mot, pas besoin, nul besoin de le faire, il savait ce qu'il avait à faire et il s'y attela  rapidement. Il chercha du regard le Captain Essy et mais ce fut son oiseau osseux et étrangement encore en vie qu'il trouva le premier. Ce pélican n'avait plus rien de la bête splendide qu'il aurait dû être et n'était plus que l'ombre desséché de ce qu'il était. Essy se trouvait déjà à l'immense amas de planches qui allait servir de cabine pour ameuter la foule, mais aussi de baraquement pour notre fameux « Homme Scorpion ».
Ce qui aurait du être aigu et bruyant venant de l'animal qui annoncé ça venu, n'était plus que gargouillis étranges sortant de son bec. Kelenn il posa une main sur le boiteux à la jambe de bois rongé par l'usure et secoua la tête négativement pour l'empêcher de  se casser un peu plus le corps. Le géant de chair, de fourrure et de chitine aux trio de cornes allait faire tout ceci. Loin des regards indiscret et de l'entrée pour ne pas dévoiler à la foule que non, cette manticore n'était pas supercherie et était bel et bien un être de chaire, de sang et de souffre. Même si elle n'osait se l'avouer, le directeur avait réussi à briser sa monotonie et il commençait à aimer errer de ville en ville avec ses vils.

La cohorte se mit à vivre telle une fourmilière, dressant chapiteaux, cages et attractions pour la future ouverture du cirque funeste.

Pour les plus observateurs des futurs clients ou les habitués du lieu ou se trouvait cette petite troupe, une chariote était déjà présente depuis sur ce lieu, depuis combien de temps ? Difficile de le dire. Mais personne n'en était sorti. Il y avait une raison à tout ceci, elle n'était là que pour servir de passe au sir de ce lieu et responsable de cette essaim d'insectes en plein travail.


Ajustant son chapeau haute forme et il se stoppa sur la dernière marche avant de poser le pied sur le terrain boueux, son regard mesurant tout le manège qui se déroula devant lui. Adras fut prit d'un sourire satisfait de tout cela. Il appointa son carrick à l'aide de ses deux mains et prit le pas en direction du centre des festivités. Vérifiant que chaque chose était à sa place, chaque personne et chaque lieu, que rien ne soit fait de travers ou laisser au hasard. C'était un perfectionniste dans l'âme et il ne voulait pas que sa troupe de démons ne puissent user de leur plein potentiel. Durant sa progression, il se stoppa devant de l'un des chef d'oeuvre de son cirque si ce n'était pas LE chef d'oeuvre. Le train fantôme qui ne payait pas de mine de l'extérieur, la peinture était écaillé, les monstres n'étaient plus d'actualité et les railles commençaient à rouiller et pourtant, derrière cette morne décoration, se cacher surement le plus grand mystère de cette fête, mais aussi la plus dangereuse des choses qu'il avait pu amener en ces lieux ou se traînait les carcasses mortels. Il s'avança tout en dodelinant de la tête sur une musique imaginaire que son esprit dérangé devait lui chanter et s'arrêta à hauteur de son amuseur public. Ce dernier se retourna vers Adras, les pupille dilatées par la prise de stupéfiants, avant même que le directeur ne souffla mot, il secoua la tête positivement, comme pour répondre à la futur question qui devait être éternel « Tout se passe bien ? Pas de soucis dans le montage particulier de mon plaisir ? » Et Adras sourit, il sourit à pleine dents, satisfait de voir qu'il n'avait plus mot à dire à ce dernier pour avoir ce qu'il désirait. Pas le plus futé ? C'était désiré, il ne vendrait pas la mèche sur le secret de ce lieu, il était bien trop... Dépendant des drogues que pouvait lui fournir son sir et trop malléable mentalement.

Adras le laissa donc, tournant le talons avec son manteau prit par le vent qui se posa quelques secondes plus tard contre lui. Il libéra tout le monde de sa présence, les laissant s'affairer autour de lui, alors qu'il s'offrait le temps de faire le tour de sa propriété pour deux semaines à venir, d'immenses tentures sombres étaient tendues pour délimiter la zone avec une ouverture simple, fermée par une corde tendu entre deux poteaux de bois pour signifier que rien n'était prêt dans l'immédiat et dont les gardiens étaient les deux nains aux langages fleuris.

Adras prit le temps de vérifier que tout était bien fermé, clôturé, pas de tour de passe passe pour s'infiltrer chez lui, pas sur son domaine, pas dans petit coin d'enfer. Pipe à la main et canne dans l'autre, ce démon de luxure, d'orgueil et de la bienséance malfaisante déviré le long de ses parois, perdu dans ses pensées, réfléchissant aux âmes égarées qui allait venir ici et dont, il espérait, pour en profiter pleinement, d'une manière ou d'une autre.

Sbire Essence Homard Chevalet Somnanbule
« Dernière édition: Novembre 01, 2017, 01:23:32 par Kelen » Journalisée
Alix et Nox
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« Répondre #2 le: Novembre 08, 2017, 09:01:22 »


Alix regarda l'étrange caravane s'éloigner dans la nuit, suivie d'une foule de curieux errants comme des  somnambules.
"Voilà qui pourrait être amusant. On avait rien de prévu ce soir?"
Alix avait pris l'habitude de parler à Nox plutôt que de s'adresser à lui en pensée quand il n'y avait pas de témoins.
Non, pas que je me souvienne... Mais si je peux me permettre Alix, j'ai l'impression que tu cours après les ennuis. Et puis je doute qu'ils se soient déjà installés.
"Rabat-joie!"
Cherchant les clefs dans sa poche, la jeune femme tourna les talons pour s'en aller finir de remettre le bar en état.
"Bon alors, boîte de nuit ?"
C'est une activité plus saine si tu veux mon avis, à moins bien sûr de finir sur un chevalet dans une boîte SM, mais j'aurai quand même préféré manger du homard au Seafood Chef, un truc simple quoi.
Alix éclata de rire: "Avec mon salaire de ministre?"

Il restait encore une quantité non négligeable de travail, et Alix soupira bruyamment. Le sol de l'entrée du bar collait de manière désagréable, certainement du whisky-coca renversé.
"Nox? Tu peux rien faire pour tout ce boxon?"
Je ne peux rien faire du tout à part te parler dans ta tête.
"J'ai hérité du dieu le plus inutile de l'univers!"
A cet instant, la porte s'ouvrit ce qui surprit Alix qui était persuadée l'avoir fermé à clef. Un homme entra, une cane à la main, et découvrit un chapeau haut-de-forme lourdement décoré.
Ah, voilà pile ce que je recherchais.. pensa Adras
"Pardon ?"
"Chère amie, permettez moi de me présenter : Adras Théophile Del Pozzo Dei Giganti. Ne cherchez pas à retenir mon nom cependant, mes.. ...amis m'appellent Adras."
L'accent porté sur le mot amis sonnait comme s'il avait placé des guillemets imaginaires. Le ton de sa voix était obséquieux et un brin moqueur, l'homme était emprunt d'une élégance maniérée tout à fait charmante qui plut tout de suite à Alix. Cependant, sa posture hautaine la mettait mal à l'aise; Adras semblait incarner l'essence même de l'impudence. Sans se soucier de la bienséance, Alix le détailla de pied en cape, s'attardant sur sa carrure et ses yeux envoûtants.
Pas dans le bar, Alix. Et puis regarde ses cicatrices! Moi il me fait froid dans les dos. Enfin, façon de parler hein...
"Et bien Monsieur Del Pollo, je ne suis pas votre amie et le bar est fermé."
Bien dit ! Il m'inspire pas du tout confiance ce type.
"Oh, je ne vous importunerai pas longtemps, et j'ai pourtant l'intime conviction que je pourrai vous aider à soulager le tourment qui vous accable en ce moment même."
"J'ai pas plus de tourments que l'envie de discuter avec vous. Laissez-moi maintenant ou je vous casse le bras!"
"Croyez vous que je sois aveugle au point de ne pas savoir interpréter la façon que vous avez de me regarder ?"
Le regard d'Adras s'était soudain fait lubrique, levant le doute sur toute mauvaise interprétation de ses mots.
J'aurai pu te sauter toute la nuit, négresse..
"Tant pis, j'ai dû me tromper. Si vous deviez changer d'avis, vous saurez où me trouver. Mes sbires vous feront entrer gratuitement." dit-il en tendant un vieux papier bruni par le temps. C'était un flyer au design désuet qui annonçait pourtant les dates de présence du Devil's Fair à Seikusu pour les deux semaines à venir.
L'homme remit son chapeau et fit mine de s'en aller.
Oh non ! Non Alix, c'est un piège grossier ! Ne tombe pas dans le panneau !
"Attendez !" s'écria Alix. Puis, lui tendant sa serpillière et indiquant le sol, elle ajouta : "Quitte à alléger mes tourments, commencez déjà par vous rendre utile avec celui-là."

Lourd Epicé Diagonale Epitaphe Bascule
« Dernière édition: Novembre 08, 2017, 11:35:50 par Alix et Nox » Journalisée

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« Répondre #3 le: Novembre 10, 2017, 04:02:29 »

La promenade n'avait été qu'ennui et formalité, bien sûr que ce cantonnement était des plus sécurisé malgré l'apparente faiblesse des tentures, il avait scellé le tout dans un pentacle invisible à l’œil nu mais qui avait valu à Adras de prendre la vie de quelques vierges pour réaliser, voulez vous savoir qu'elle était réellement le drame dans l'acte réalisé ? La plus vielle n'avait que douze ans au compteur. Grand diable, que ces mortels étaient bercés la par corruption et la luxure qui s’insufflait dans leur cœur à la première respiration qu'il libérait à leur naissance et qui ne faisait que croire au fur et à mesure qu'ils croisaient leur propres regards dans les rues, qu'ils visionnaient du porno sous l'excuse des nombreuses fenêtres hasardeuses qui apparaissaient. Mais ce qui était le plus fascinant dans cette contrée, ce n'était pas les déviants, mais ceux qui avait fait le pas de trop, ceux qui était en équilibre incertains sur une planche juché sur un triangle et qui, au premier faux pas, faisait bascule pour se trouver dans les tréfonds de leur existence, à ne vivre que pour eux et leur désirs malsains, passant par le meurtre et le viol. Douce univers qu'Adras avait finit par apprécié à force de les côtoyer et de les pousser au vice.

C'était tout cela qu'il se disait quand il retourna dans sa caravane de breloque et de bois. L'intérieur était tel que l'extérieur le laisser présager, vieux et délabré. Tirant lentement sur le tissu qui recouvrait ses doigts, il délogea ses mains pour les poser sur une table au bois couverte de défauts et de copeaux rebelles. Dépliant une carte de la ville avec lenteur, le papier crissant légèrement sous le déploiement lent et appliqué par le démon, cette dernière finit par se plier légèrement, gondolant au point de réussir à se bloquer elle par l'opération du saint esprit. Il glissa une main dans le revers de sa veste, retirant un pendule des plus basique, mais donc les faces étaient gravés pas des milliers de runes qui avait du prendre une éternité à créer au vue de la minutie appliqué pour les réaliser. Levant délicatement cette objet devant ses lèvres. La beauté cadavérique ferma les yeux et murmura quelques mots dans dans un langage que seul les initiés aux cercles infernaux pouvaient comprendre  avant de laisser quitter de ses lèvres un volute de fumée aux teintes verdâtres qui anima cet artefact maintenu par le pouce et l'index au dessus de cette carte.

« Tu sais... Tu connais... Trouvez les... Et je serais ton obligé... »

murmura le vil tout en se concentrant sur la carte. Le pendule fut prit d'une vie unique, un mouvement balancier chaotique fut créer, de droite, gauche, les diagonales étaient chaotiques, le nord, le sud, l'est et l'ouest, tout ça n'avait plus de sens pour cet instrument occulte qui semblait se chercher, trouver un point où se focaliser sur le Flood Tide Pub... Ainsi le balancier avait parlé, il y avait quelqu'un, quelque chose qui n'était pas mortel au sens littérale du texte, un être divin ou quelque chose de surnaturel, difficile de savoir, mais ce lieu serait sien ou du moins, ce qu'il allait trouver à l'intérieur.
Le chemin avait été simple, quand vous avez un pendule comme GPS, nul besoin de fouler les pavés de la cité en tâtonnant, ce dernier allait vous indiquer le chemin le plus rapide. Et c'est ce qu'il fit avec aisance, offrant à son possesseur le loisir d'admirer la lourde charpente de l'établissement, un pub à la devanture des plus agréable quand vous étiez attiré par les odeurs épicés des whisky. Notre dandy démoniaque était un grand amateur de cette alcool et il espérait au moins mettre les lèvres sur un RedBreast douze d'âge si le pendule lui avait fait faux bond et que l'être intérieur n'était point à son goût.
Il poussa la porte non sans oublier de ranger son objet dans la poche intérieur de carrick et un échange sans suivit ou cette beauté à la peau d'ébène se montra renfrognée à sa demande avant de, finalement, s'ouvrir à lui en lui proposant de faire le ménage. Pensait-elle réellement que le dilettante allait refuser cela et reculer devant cette manière de lui parler ou même de lui proposer de ce salir les mains.

Et bien, nous y voilà femme, tu as finalement cédé et me demander de rester.

Adras leva les mains, retirant sagement sa veste pour la déposer, de façon soigné, sur le dossier d'une chaise du bar, il remonta méticuleusement les manches de sa chemise blanche dont le dernier n'était point fermé et offrait une visibilité sur sa gorge traversé par une blessure au couleur bien plus sombre que sa peau pâle et donc les cheveux argenté ne voilait rien de cette dernière. Tel un gentleman, il défit ses gants, en tirant sur les premières phalanges avant de se libérer de tout le fracas de tissu qu'il avait pu abordé jusque là.

« Nul besoin de me dire par quoi commencer, je sais ce qui m'attend. »

J'espère ne pas mettre déplacer pour rien, tout aussi belle de corps qu'est cette noire.

Sans trop tarder, il prit un chiffon, perdant son temps à sur le bar, chaque geste semblait être méticuleux et finement calculé dans l'espace qu'offrait le bar. Adras profitait de chaque frôlement avec Alix pour l'attiser de manière anodine, presque par erreur, quelques mouvements de mains sur la courbe de ses reins, des phalanges curieuses les courbes de ses fesses. Un souffle léger pourtant brûlant sur sa peau ébène quand il devait se perdre sur la même table avec elle pour la nettoyer. Notre ami satanique faisait dans le feutré et la délicatesse pour découvrir et envenimer la situation par ses contacts charnels et son regard dévorant sur place cette beauté exotique.

Est il vulgaire dans ses manières ? Certes, mais ce n'était pas de manière flagrante, point de rentre dedans, chaque mouvements étaient de plus en plus précis, alors que les effleurements étaient ponctuels, ces derniers devenaient régulier à chaque gestes. Les gestes qui semblait involontaire et flou devenait méticuleux et précis, passant de la courbe délicate d'une cuisses pour se perdre maintenant entre les pans de se jean usé par le temps et finir sa course juste sur les boutons à pression. Un index tendu, la pointe d'un sein frôlé, jusque ce qu'il fallait pour que la poupée vaudou ressente cette agression comme une caresse sur l'un de ses monts. Rien n'était fait au hasard, il était maître de ses faits et gestes et elle pouvait profiter de tout ceci.

Mais ce n'était pas sa touche finale, le dernier coup qu'il portait à la créature divine au corps parfait qui s'offrait à son regard machiavélique. Quand la fin du ménage se pointa, il récupéra sa canne proche de ses habits, tapotant le sol à trois reprises, comme si l'être sombre signalait le début d'une pièce macabre alors que son regard se posa sur l'ancien juke-box brisé dans un coin de ce troquet et comme, par enchantement, ce dernier se vit insuffler une vie contre nature et sans électricité. Libérant une chanson qui résonnait Jazz dans la pièce qui était leur piste de danse pour sur l'instant. Si Alix avait l'étonnement de poser les yeux sur le boite à musique qui venait de revivre de ses cendres, elle aurait la surprise de voir Adras devant elle le temps de son inattention, mauvaise ou agréable surprise.
Il se saisit des hanches de ses doigts longs et effilés pour l'amener à lui avec une force loin d'être visible à l’œil nu, l'invitant contre lui pour cette danse endiablée mené par cette voix enivrante aux à la basse et au piano.



Alors que la mélodie ne faisait que rythmé cette danse, Adras avait posé son regard sur celui d'Alix a nouveau, cet instant lubrique, une touche de perversité pure, il afficha un sourire malicieux et digne du Malin.

« Laisse toi faire... Laisse toi porter... Laisse moi te dévorer... Que sur ton épitaphe on puisse lire " Alix, décédée par le plaisir lubrique et infernal de son amant. " »

Puis il se pencha lentement vers elle, glissa sa joue tiède sur celle de la belle ébène, glissant le bout de sa langue percé par une sphère de métal se perdre sur la forme de cette dernière pour remonter à la courbe délicate e et de lui susurrer.

« Qu'il te pousse des ailes d'ange... si je n'y arrive pas. »

Cucurbitacée - Étoile - Cheminée - Escargot - Silhouette
« Dernière édition: Novembre 10, 2017, 04:17:42 par Kelen » Journalisée
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« Répondre #4 le: Novembre 15, 2017, 06:34:19 »

Alix capta très rapidement le petit manège d'Adras, et ce dès les premiers effleurements. Elle décida alors de rentrer dans son jeu pour faire monter la tension, déjà presque à son comble de son côté. Elle multipliait les occasions pour Adras de la toucher par mégarde, faisant exprès d'approcher ses bras nus de l'étrange personnage. Elle regrettait de ne pas pouvoir prétexter une chaleur étouffante afin de se dévêtir un peu, elle n'allait tout de même pas retirer son jean et elle ne portait rien sous sa brassière de toute façon. Cependant, l'idée de faire le ménage en petite culotte sous le regard envieux d'un homme la fit sourire.
Gardant l'idée pour plus tard, elle prit un malin plaisir à se pencher en avant pour ramasser la poussière, jambes tendues afin de mettre en avant ce cul dont elle était si fière, bien en vue d'Adras.

Bon OK Alix, je vois bien ton petit jeu, je sais très bien où ça va nous mener, mais s'il te plaît promet moi qu'on n'ira pas à cette foire. Je suis sûr que ça va mal finir.
Ça mon petit bonhomme, il va déjà falloir que tu repère les moments où il faut que tu fermes ta gueule. Je n'ai vraiment pas envie de capter Radio Loser God toute la soirée, surtout en pleine action.
Bah, pour ce que ça changerai de toute façon, tu ne suis jamais mes conseils.
C'est ça Jiminy, va pleurnicher sur mes décisions foireuses et laisse moi tranquille !
N'empèche que j'aurais été plus à l'aise si tu t'était contentée du cucurbitacée dans ton frigo pour t'occuper ce soir..

Alix était perdue dans ces réflexions quand Adras la ramena à la réalité en tapant trois coups de sa cane sur le sol. Elle regarda autour d'elle et vit tout de suite le jukebox, l'antique machine à musique qu'elle avait cassé un soir de colère, se mettre en marche. Les étoiles de néon à l'intérieur brillaient de mille feux alors que l'apareil n'était pas branché. Elle était à peu prêt sûre que ce morceau n'était pas dans la playlist et elle comprit aussitôt qu'Adras y était pour quelque-chose.
N'eut été sa condition récente de surhumaine hôte d'un dieu, elle aurait trouvé une raison plausible à cette résurrection mécanique, mais étant donné les circonstances, il lui était bien plus facile de conclure à une intervention du charmeur au chapeau.
Elle ne vit ni n'entendit pas Adras s'approcher d'elle et elle eut un sursaut dû à la surprise quand il apparut sous ses yeux comme par magie.

Elle se laissa faire, le laissa mettre ses mains sur sa taille et fut à nouveau surprise de constater que sa force dépassait ce que son apparence pouvait laisser penser.
Elle aurait certainement pu lui résister et le repousser, mais elle n'en avait pas envie. Elle se laissa alors aller à cette danse, sous le charme de l'étrange dandy qui plongeait ses yeux en elle comme s'il arrivait à lire dans son âme.

« Laisse toi faire... Laisse toi porter... Laisse moi te dévorer... Que sur ton épitaphe on puisse lire " Alix, décédée par le plaisir lubrique et infernal de son amant. " »

Alix posa ses mains sur le torse d'Adras alors qu'il lui léchait la joue et s'apprêtait à répliquer quand il ajouta ces derniers mots :

« Qu'il te pousse des ailes d'ange... si je n'y arrive pas. »

Oh non ! Oh non non non ! C'est pas bon ça !

Alix fut prise d'une secousse, comme si une décharge d'électricité avait parcouru son corps. Elle lâcha Adras et tomba à genoux. Ses omoplates pulsaient sourdement dans son dos. Ce n'était pas désagréable, mais la sensation avait quelque-chose de troublant. Elle sentit sa brassière se serrer comme si ses seins avaient soudain pris plusieurs tailles d'un coup, mais ce n'était pas le cas. Elle tâta du bout des doigts et senti deux protubérances gonfler dans son dos. La température de son corps monta d'un cran et son souffle se fit court.

"Nox ! Qu'est-ce qu'il m'arrive ?"
Dans la panique, elle en avait oublié de s'adresser au dieu par la pensée.

C'est l'une des règles qui nous lient Alix. Je ne sais pas comment il a fait, mais des ailes d'ange sont en train de te pousser dans le dos. Ne t'en fait pas, ça devrait être temporaire.

Alix poussa un cri de surprise. Son vêtement craqua, libérant aussitôt sa splendide poitrine et deux petites ailes qui continuaient de grandir. Un frisson parcouru son échine tandis qu'elle déployait ses ailes nouvelles. Elle vit les deux grandes ailes blanches immaculées dont l'envergure était impressionnante dessiner à présent une silhouette inquiétante sur la fresque qui ornait le mur.

Je pense qu'il a dû comprendre le pouvoir qu'il a sur toi. Un conseil Alix : tue le avant qu'il ne décide de te transformer en escargot!

Elle ne savait pourtant pas exactement à quelle fin elle se jeta sur lui. D'une main elle saisit Adras au cou et le souleva de terre sans aucun effort, son autre main serrée en poing prête à lui éclater le foie ou un autre organe interne. Son désir, toujours présent était maintenant mêlé de rage. Elle n'aimait pas perdre le contrôle.

"Qu'est-ce-que tu es venu chercher ici, sorcier ? Que veux-tu ?"

"Dans l'immédiat ? La même chose que toi petite perle noire."

Adras ne s'était pas départi de son sourire et son regard était encore plus lubrique que précédemment.
Alors Alix desserra son poing et, d'un geste vif, fit sauter les boutons de la chemise d'Adras avant de le reposer un peu brusquement sur le comptoir tout en repliant ses ailes, faisant voler quelques plumes au passage. Il n'était maintenant plus question de tergiverser, elle en avait envie et lui aussi, les réponses à ses questions attendraient.
Elle l'embrassa avidement et porta la main à son pantalon, prête à faire subir le même sort à ses boutons. Elle espérait simplement ne pas commettre une erreur.
"Montre moi de quoi tu es capable !"
dit-elle sur un ton de défit.

Expérience Balise Phénoménal Gardien Signal
« Dernière édition: Novembre 15, 2017, 11:51:37 par Alix et Nox » Journalisée

Kelen
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« Répondre #5 le: Novembre 17, 2017, 09:21:11 »

Ainsi donc la négresse était réceptive aux atours de notre gentleman démoniaque, comment cela en pouvait-il en être autrement ? Il savait être méticuleux et précis dans ses attouchements tout en restant surprenant dans ses gestes. Le beauté d’ébène avait été, en plus d’être ouverte, preneuse d’initiative pour attiser et mettre en chaleur l’être infernal. Les formes qu’elle dévoilait était de ceux qui pouvait damner un âge aux souffrances des cercles, ce fessier était des plus jouissif à regarder et rien n’avait été perdu par l’œil avisé et expert du directeur du cirque infernal.

T’as essayé de cacher ton jeu, mais tu crèves d’envie de te faire culbuter ici même ma petite noire.

La danse aurait pu être des plus délicieuse, des mouvements balancés et cadencés comme seul le démon savait faire, la faire chavirer entre plaisir de la danse et tension sexuelle, mais cela avait été bien différent, totalement différent, la phrase d’Adras venait de sonner comme le changement de la soirée, tel cet instant ou un ami coupe le son pendant une party et annonce qu’il est gay, ça coupe tout sur l’instant avant que certains ne commencent à chuchoter, d’autres à rire et certains, à partir, trahit. Et bien ce qui se déroulait sous les yeux d’Adras étaient exactement cela. Ses yeux étaient grand ouvert devant la réaction de ses mots, bien loin d’avoir fait le rapprochement, entre les syllabes balançait à l’emporte-pièce pour la séduire et ce qu’il avait pu dire.

Le démon la voyait se contorsionnait de douleur et de surprise sous ce qui lui arrivait, elle ne semblait ni comprendre ni savoir la raison de cet effet et elle appelait une personne, un gardien invisible qu’elle était la seule à pouvoir voir ou entendre. Ce n’était plus du plaisir physique qui envahissait notre être obscur à ce moment précis, mais le plaisir malsain, la jouissance sombre d’avoir le mot qui pouvait changer quelqu’un à votre volonté, à votre guise et qui ne pouvait rien y faire, strictement rien… En cela, il avait l’impression d’être dieu, au moins sur une personne et elle venait de faire naitre chez lui, cette délectation d’avoir une domination sur un tiers.

Ce sont des iris splendide, scintillant l’intérêt malsain qu’Alix venait de faire naître qui la toisait à cet instant, qui l’a regardé comme une vulgaire chose, un objet qui allait devenir son nouveau jouet du moment.
Mais Adras n’eut pas le temps de réfléchir, de parler, une main sur la gorge le décoller du sol tel un fétu de paille soufflait par le vent, il ne bougea pas, les pieds tendus pour avoir toujours un appui, même léger pour éviter l’étranglement idiot. Malgré cette situation douloureuse pour sa chair humaine, il n’arrivait pas à perdre ce sourire léger et amusé qu’il se dessinait sur son visage sombre. Avait-elle réellement compris que son désir immédiat était différent du sien, qu’elle ne devenait qu’une expérience surnaturelle pour lui et qu’il allait tester les limites d’un tel pouvoir sur sa personne ?
 
Petit pendule, tu as encore prouvé ton utilité, tu es magnifique.
 
La chemise du démon rompit sous les assauts de la jeune femme, dévoilant un corps, comme son visage, mutilé par le temps mais à la musculature légère et sèche, loin d’avoir une anorexie comme l’aurait suggéré ses doigts et fins. Il posa une main sur celui de la jeune femme, tordant légèrement le poignet pour se dégager de là alors qu’il lui annonçait des plaisirs qui, selon elle, devait être charnel sous les assauts qu’elle était parti cherché et cueillir dans les plies de son pantalon. Il posa les pieds contre le bar, se repoussant vivement pour se déloger de la prise qu’elle lui avait infligée avant de pencher les bras en arrière, se libérant de sa chemise avant qu’il est un sourire léger, comme si une multitudes d’idées plus perverses les unes que les autres se mélangeait dans sa tête.

« Tu vas devenir la créature de mes pensées, mon fruit de luxure, ma perversion vivante jeune femme… Tu seras PHENOMENAL ! »
 
Lâcha le démon avec excitation dans sa voix, libérant un flot de mot tel une ode à ta personne.

« Je veux que ta langue soit bien plus longue que celle que tu as à cet instant, qu’elle puisse s’enrouler autour de mon membre et me masturber rien qu’avec ça ! Transforme toi pour mon plaisir !»

Souffle-t-il avec arrogance pendant qu’il défait lentement son pantalon, le laissant tomber sur ses chevilles pendant, libérant un membre faisant honneur au plus grand des étalons humains digne des films pornographique. Il se déplaça avec aisance devant elle, ses mains se tendit rapidement vers Alix, saisissant sa chevelure d’ébène et de souffler sur ses lèvres, à quelques centimètres des siennes.

« Que tes jambes soient flasques, qu’elle ne supporte pas toi… Que tu finisses à terre, devant moi, car c’est la place des chiennes nègre de ton genre, assise et la langue pendante, salivantes de plaisir pour goûter au membre de leur maître qu’elle vénère. »

Adras n’allait pas passer cette occasion d’avoir une perle noire à ses pieds, qui allait l’être parce-qu’ il le voulait, il allait pouvoir jouer avec elle, en faire ce qu’il veut et elle ne pourrait rien faire contre ça. Son bassin proche, elle pourra sentir le musc de la luxure qui émane de lui, elle pourrait le trouver dans la brume grâce à cela, telle une balise, elle saurait maintenant le reconnaître en mille grâce à son parfum de sexe si particulier et qui qualifié les démons de son type.
 
----------

Une respiration puissante pour ce colosse culminant bien au-delà des deux mètres et à la stature massive et imposante, quand Kelen faisait cela, il était bien plus gros que le bœuf de la faible, il était tel un Alpha chez les démons et pourtant, cela était bien loin d’être le cas. Il avait passé par mal de temps à aider le captain et son goéland maigre à monter cette cage de fortune qui disposait d’un couloir de pour venir admirer le fameux homme scorpion. Cela avait été l’affaire d’une bonne heure, rien de bien important ou de compliquer comme bien souvent, c’était presque devenu une habitude depuis qu’il suivait Adras dans ses péripéties.
Le bâtard s’était perdu quelques au sein du show, même s’il le connaissait comme sa poche, chaque arrêt, chaque ville était comme un nouveau spectacle, certaines des âmes quittaient la troupe pour être remplacés. Cette jeune femme portant le tutu, il ne la connaissait ni d’adam, ni d’eve mais pourtant elle avait réussi à lui attirer l’attention. En même temps, il fallait bien se l’avouer, Kelen, l’incube n’avait pas baiser depuis bien longtemps et le manque commençait à se sentir au plus profond de son corps.

Mais non, la promenade actuelle n’avait pas pour but de la trouver, c’était loin d’être le cas. Non, il y avait quelque chose qui lui attirait l’œil, bien plus qu’une minette avec un certains. Non il y avait ce lieu, cet endroit, cette chose étrange et interdite. Mais Adras avait fait comprendre, par des signaux sous-jacent que le premier qui violé l’entrée de cette caravane paierait le premier fort.

Chance pour le démon manticore, il avait vu notre bellâtre quittait le petit groupe qui s’installait pour aller se perdre dans cette nouvelle citée. Cet homme était un grand curieux et Kelen partageait ce défaut avec ce dernier, mais pour cette chose interdite, à ce gros bouton rouge qui lui était interdit de toucher et qui, tel un sale gosse. C'était bien différent, lui, il n'avait aucun loisir de l'approcher, ni même de le toucher, la tentation était bien trop importante pour passer à coté de tout ça. Il fallait juste espérer qu'aucun signal ne soit envoyé au détenteur de cette caravane bien étrange pour notre bâtard.
Une inspiration, comme un signal pour se décider à y aller et c'est d'un mouvement vif qu'il pose la main sur la poignée.

Virgule, santé, saturnien, matelas, épicéa
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« Répondre #6 le: Novembre 21, 2017, 08:14:21 »

Un picotement intense se fit sentir dans la langue d'Alix. Celle ci se mit à prendre du volume, poussant sur le haut de son palais. Le muscle pulsait contre ses dents et il n'y eu rapidement plus de place dans sa cavité buccale, elle fut presque aussitôt obligée d'ouvrir la bouche pour laisser sortir sa langue qui se mit à pendre comme un serpent descendant de sa branche, faisant comme une virgule entre ses deux seins. Elle sut que la croissance de sa langue s'était arrêtée quand elle sentit le contact froid de sa boucle de ceinture. Un réflexe lui fit éviter ce contact et sa langue vint toucher le sexe chaud d'Adras qui venait de faire tomber son pantalon. Elle eut tout juste le temps d’apercevoir la plus grosse verge qu'elle aie jamais vue avant qu'Adras lui prenne le visage entre les mains, plongeant celles-ci dans ses dreadlocks et son regard hypnotisant dans ses yeux.
Elle découvrait les règle absurdes de Nox qui sonnaient un peu comme une malédiction, mais elle trouvait ça tout à fait excitant. Qu'Adras puisse en profiter à son avantage ne faisait pas de doute, mais ça n'inquiétait pas outre-mesure Alix qui était à présent certaine d'au moins une chose: la fin de soirée s'annonçait autrement plus palpitante que le début.

« Que tes jambes soient flasques, qu’elle ne supporte pas toi… Que tu finisses à terre, devant moi, car c’est la place des chiennes nègre de ton genre, assise et la langue pendante, salivantes de plaisir pour goûter au membre de leur maître qu’elle vénère. »

Comme en réponse à la requête d'Adras, les jambes d'Alix lui firent défaut. Tous ses os jusqu'aux fémurs réagirent comme s'il avaient été changés en guimauve, ainsi, sans plus rien pour la retenir que les mains d'Adras qui accompagnèrent sa chute, Alix se retrouva subitement comme assise sur le matelas que formaient à présent son jean et la chair de ses jambes.
Bien évidement, elle se retrouva nez à nez avec le sexe dressé et massif de son visiteur du soir. Celui-ci n'avait rien d'humain, du moins, pas dans la norme admise; même son odeur était différente, elle évoquait un mélange d'épicéa et de cannelle.
Elle aurait voulu lui dire que ce n'aurait pas été nécessaire pour la mettre en position de s'occuper de sa verge, mais elle fut tout juste capable d'émettre un début de phrase incompréhensible qu'elle préféra ne pas finir. Il n'était pas aisé de parler avec une langue comme la sienne, aussi décida-t-elle de lui trouver un usage adapté à la situation.
Tout en gardant son regard bien planté dans celui d'Adras, elle enroula progressivement sa langue
autour du mat dressé comme une cheminée, à la façon d'un boa constrictor. Lorsque la torsade enveloppa totalement le membre, elle commença a faire des mouvements de va-et-viens tout en appliquant de temps en temps de petites pressions, comme des contractions pour procurer plus de sensations encore à son partenaire. Elle procéda ainsi jusqu'à obtenir le résultat escompté: un bouillon épais de sperme chaud vint s'écraser sur son visage, éclaboussant ses épaisses mêches noires au passage. Les ailes dans son dos furent agitées d'un spasmes, comme des témoins de l'excitation qui l'avait gagnée.

Il a la langue bien pendue lui aussi, et une verve haute en couleur! Et bon sang, quel mandrin! Tu es sûre de vouloir aller jusqu'au bout Alix?

Alix ne répondit pas à la petite voix cependant. Elle appréciait ce qui était en train d'arriver, comme un rêve absurde sans réelle conséquence pour sa santé. Elle se moquait bien de ce que pouvait penser Nox à ce moment, elle n'avait plus qu'une envie: satisfaire Adras et obtenir satisfaction par la même occasion.
Elle usa de sa longue langue pour nettoyer le surplus de semence sur son visage, un sourire presque carnassier illuminant celui-ci. Il lui en fallait plus, mais elle espérait bien qu'Adras aurait la présence d'esprit de porter une nouvelle modification à ses jambes, elles se révélaient peu pratiques pour effectuer tout autre activité que celle à laquelle elle venait de s'adonner avec plaisir.

                                             ______________

La température avait baissé fortement alors que Kelen se rapprochait de la caravane. Celle-ci avait l'apparence typique du cliché qu'on attribue généralement à une roulotte de bohémienne. Toute en bois avec un toit en demi-cylindre, quatre grandes roues cerclées de métal, la peinture rouge et violette chargée de fioritures était quelque peu passée et on pouvait remarquer que derrière les rideaux de perles, les fenêtres avaient été obturées de planches de bois, clouées de l'intérieur.
Lorsqu'il monta les trois marches qui menaient au porche, la température était telle que la respiration du démon formait de petits panaches de vapeur. Un chant aux intonations saturniennes semblait provenir de la roulotte, une voix féminine à n'en pas douter, mais dont les envolées partaient parfois sur un chuintement déroutant.
Alors qu'il s’apprêtait à tourner le bouton de la porte, un autre voix résonna, plus masculine cette fois, un peu nasillarde, elle provenait assurément de la poignée.
"Hého! C'est mon nez ça!"
Face à la surprise de l'homme-manticore, la serrure éclata de rire!
"Houahaha! Ca marche à tous les coups!"
Il y avait deux yeux au-dessus de la poignée qui formait bien un gros nez caricatural au-dessus d'une bouche-trou-de-serrure.
"Allez mon gars, donne moi le mot de passe et je te laisse passer."


Considérable Mélangé Bol Improbable Tronc
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« Répondre #7 le: Novembre 23, 2017, 07:54:17 »

Rien n’est absurde, tout n’est que délice quand le glas sonne pour autrui et c’était celui d’Alix qui résonnait aux tympans de notre orgueilleux démon. Si la jeune femme ne connaissait pas l’esprit de l’être des neufs enfers et bien elle allait être servi. Rien n’est plus pervers qu’un être de son acabit à qui on a offert les plus pouvoirs sur une tierce personne et ce tiers, c’était toi petit Lotus Noir aux reflets blanc lactés.
Ce n’était plus le sourire d’un homme malsain et envieux qui illuminait son visage mais celui d’un enfant capricieux a qui ont venait de donner la dernière sucette aux yeux et la barbe des autres enfants. Tu ne peux savoir le plaisir et l’excitation malsaine qu’il pouvait en tirer devant l’image que tu offrais avec ton muscle visqueux et épais qui s’était niché entre tes obus sombres. Adras prenait le temps de la dévisager, de l’analyser et surtout de contempler sa future œuvre d’art vivant. Ce maléfique personnage le savait, il a toujours une âme d’artiste et voilà qu’il pouvait enfin pratiquer son art avec toi, à cet instant précis alors il allait en profiter pour devenir le Picasso de la chair. Flasque et pourtant si vivante, tu n’étais plus qu’une chose molle au sol qui dévorait le dard de son créateur, le regard que tu lui lançais ne faisait que l’attiser plus encore. Son membre se gonflait de plaisir tout comme qui devenait de plus en plus puissant par la situation présente.

Tu as le potentiel pour devenir une œuvre d’art vivante. Le savant mélange entre ma perversion et mon œil créateur.

Il admira ton agilité à manipuler une langue aussi pendue et épaisse, ton adaptation pour la corruption de ton corps était des plus rapide et nul besoin de te dire quoi faire, tu te lovais tel un boas autour d'un tronc qui cherchait à briser l'écorce pour récupérer la sève. Il ne peut s’empêcher de commenter tout ça avec un sourire large, aux dents blanches alors que son corps se prend à gonfler sous l'inspiration puissante que tu lui procures en te nichant autour de ce pilier, à rendre vivante cette excroissance de chair par des contractions irrégulière tel un tentacule que l'on pouvait imaginer dans les pires dessin animé sales que les jeunes adultes pouvaient regarder.

Il ne faudra que peu de temps à tout ceci pour qu'elle arrive à le faire craquer, l'excitation mental couplé à l'étrangeté improbable de cette black, obligée de rester au sol avec sa langue bien trop importante était ce qu'il y avait de plus parfait pour l'esprit malsain de notre démon orgueilleux. Son plaisir lactée finit par recouvrir le visage de cette dernière, offrant un savant mélange monochrome qui ne pouvait pas laisser indifférent Adras à cet instant. Spasmes de plaisir et contractions réguliers, son membre tremblait de vie le long de la langue, se redressant par accoue tout en libérant sa semence à un rythme de plus en plus saccadé. Mais sans surprise, il n'avait pas finit de prendre son pied, non, il lui fallait bien plus que cela et il allait avoir ce qu'il désirait par des mots... Magiques à nouveau.
Sa main se posa sur le visage d'Alix, tout du moins le bout de ses doigts, effleurant son plaisir pour lui étaler un plus longuement sur le visage avant de venir saisir sa langue délicatement entre deux doigts. Tirant dessus pour la déloger de son pieu.

« Je vais te rendre tes jambes.... Je suis trop bon avec toi ma chienne car ça sera ce que tu as en pattes... Je veux que tu récupères les articulations d'une chienne pour que j'ai le loisir te de promener avec ta langue tel une laisse trop longue. »

Si Alix ne connaissait pas encore la débauche d'un démon étrange, elle allait être servi. Ne lui laissant point le temps de se transformer, il tira sur la langue pendue, enroulant cette dernière autour de son poignet pour l'amener, la tirer vers la porte d'entrée, comme s'il avait décidé d'aller promener son animal de compagnie dans son état actuelle. Non, il n'allait pas réellement sortir ainsi, il était nu tel un ver, bien que cela n'était réellement un soucis pour lui, il y avait autre chose en tête en fait. Il se posta devant une table basse. Tirant sur la langue pour la forcer ou l'inviter à monter dessus, c'était au choix de la demoiselle de saisir la demande comme elle le désir. Offrant une pression sur ta langue, Adras força son nouveau jouet à prendre appui sur ses nouvelles articulations.

« Fait la belle négresse ! Si tu veux toujours plus ! Tu vas le faire pour moi et pour ma queue. On remplira ton bol de mon foutre que tu pourras laper comme toute les chiennes transformables comme toi pour le bon plaisir de ton maître. »

Et tel son objet, sa main se plongea entre les cuisses de la jeune femme, caressant son intimité sans savoir si oui ou non tout ceci pouvait lui procurer un plaisir inavoué et terriblement déplacé au vue de tout ce qu'elle pouvait subir à cet instant. Dans tout les cas, Adras, lui, prenait son pied et son vit dressé et pulsant sous son sang démoniaque en était la parfaite traduction.

____________________________

Maudite température, c'était lui ou le froid venait de prendre pied autour de la caravane ? Non ça ne devait être qu'une impression, comme une manière à son cerveau de lui dire que c'était une mauvais idée de se promener si près du lieu interdit par Adras et sa clique. Cette carriole était bien trop délabré pour rester utile dans un campement de forains, même si c'est dernier n'étaient que les âmes en peine de notre dilettante démoniaque.

Dans un souffle, comme pour laisser ses doutes s'échapper, Kelen fit le premier pas sur les marches et, force est de constatée que le froid n'était pas une illusion idiote, non, il y avait bien cette sensation arctique qui planait autour de cette dernière, au point ou même un vent cristal in et gelé apparaissait aux porte de ses lèvres. Le bâtard pouvait ressentir encore plus la chose car il n'était pas friand des habits et il ne portait que rarement des atours, il faut dire que sa ligne osseuse au centre de son dos et son dard chitineux n'aidait pas pour trouver du tissu pour le couvrir de manière convenable.

Tout ceci n'était que sensation onirique, le froid, le chant, il ne devait pas se sentir troublé par tout ceci, son regard se posa à droite puis à gauche et avant même avoir eu le temps de bouger, son appendice caudal lui colla un coup rude derrière la nuque, comme pour le retire tout doute sur la situation présente avant qu'il ne se frotte l'arrière du crane de sa main en soufflant sous les picotement qu'elle avait pu tirer sous le choc.

La main ouverte du démon se posa sur la poignet avant de se stopper net dans le mouvement qu'il venait de débuter, en écoutant cette voix étrange sortir cet objet. Il eut un mouvement de recul quelques secondes avant de saisir la subtilité de l'objet. Kelen eut presque le souffle coupé de tomber la dessus au milieu de ce terrain vague, pas que l'idée d'objet parlant le dépasse, loin de ça même, juste qu'il cherchait l'intérêt d'avoir cela à la vue de tous, mais surtout du premier mortel passant. Mais la surprise fut de courte durée et les yeux sombre de notre colosse suintante l'odeur de souffre par tout les pores se posa sur cette chose tordu.

« Un mot de passe... Je pourrais te dire Adras, orgeuil, pervers, luxure, connard, enfoiré de première, ouvre moi la porte ou je vais considérablement te péter la gueule à coup de poing ou à coup de dard, mais je doute que cela fonctionne, n'est ce pas ? »

Puis il fit un pas en arrière, une second qu'il posa sur le sol avant de plier le dos, courbé l'échine pour avoir le visage proche de cette dernière.

« Mais au lieu de ça, j'ai une bien meilleure idée. »

Le dard de scorpion fut prit d'une nouvelle vie à nouveau, dansant lentement, semblant être amusé par la situation présente alors que la tête s'approchait des deux protagonistes.

« Je vais aller chercher le pied de biche qui se trouve là-bas. »

Et comme pour faire comprendre le message, le dard pointa son extrémité vers le dit lieu ou se trouvait l'objet.

« Et je vais la glisser là, dans la petite ouverte de la porte. Oh ! Tu vas me dire que tu pourrais sûrement pas t'ouvrir ainsi, que ça va rien changer, mais je sais que si je force, rien que pour l'entendre le grincement du bois et voir ta sale tête se faire déformer sous la pression que je vais mettre, comme si tu allais sortir de ta cavité sous la pression que je vais mettre, tu ne vas ptet pas t'ouvrir mais au moins souffrir... et ça, rien que pour cela, ça vaut le coup que je le fasse. »

Et sans rien rajouter, Kelen tourna le dos, mimant un départ en espérant que ses menaces est fonctionnées à l'encontre de la poignet

« Ou alors tu m'aiguilles sur le mot de passe voir... Tu me le donnes, t'en penses quoi tête de fer ? »

Volume, Cymbale, Pot à fleurs, Censure, Hamacs
« Dernière édition: Novembre 26, 2017, 04:11:33 par Kelen » Journalisée
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« Répondre #8 le: Décembre 02, 2017, 07:30:06 »

Alix était partagée entre la colère et l'excitation. Bien qu'elle apprécie étrangement de se faire parler ainsi, elle trouvait qu'Adras allait trop loin et il était hors de question qu'il lui fasse boire un bol de foutre. Avaler dans le feu de l'action était une chose, mais ce qu'il proposait en était une bien différente. Sa colère était de plus amplifiée par sa frustration de ne pas pouvoir parler. Frustration qu'elle ne semblait pouvoir atténuer que d'une seule manière, aussi laissa-t-elle Adras lui titiller un peu les lèvres avant de décider de reprendre la main. Elle lui prit les siennes et les plaqua au sol d'une poigne de fer, puis elle se servit de sa langue pour guider son sexe vers sa jolie vulve moite et rose. Littéralement accroupie comme une chienne au-dessus du directeur du Devil's Fair, elle fit entrer son sexe en elle et commença les mouvements de va-et-viens.

Oh bon sang! J'en avais jamais eu une aussi grosse!

Heureusement qu'on a rien à craindre de la censure ici!

Nox! Fermes-la, c'est vraiment pas le moment!

Mais c'est toi qui m'a parlé!

Non! Je pensai dans ma tête.

Alix accéléra le mouvement, à deux doigts d'atteindre l'orgasme.

Aoow, mais c'est trop boon!

Les grandes ailes blanches d'Alix se déployèrent intégralement faisant valser quelques chaises ainsi que la plaque en laiton représentant un trèfle, qui tomba au sol dans un bruit de cymbale.
Alix s'était mise à ahaner de manière fort peu élégante à cause de sa longue langue qu'elle laissait vagabonder sur les cicatrices d'Adras.

                     _____________

La poignée changea de couleur, passant d'un acier sombre à un zinc oxydé; certainement ce qui pouvait ressembler le plus au fait de pâlir pour un objet de son espèce. Elle bredouilla sa phrase l'air paniqué:
"Oh non, mais attend, c'était une blague!! Je plaisantais, il n'y a pas de mot de passe! C'est juste que j'avais toujours rêvé de dire cette phrase. Ça en jette tu ne trouves pas? Allez, laisse ce pied de biche tranquille, cette porte n'est même pas fermée de toute façon. Personne n'est assez fou pour entrer ici...
...enfin, c'est pas exactement ce que je voulais dire hein, tu fais ce que tu veux, mais moi, si j'étais toi, je tournerai les talons. Elle est d'humeur maussade ce soir et même armé d'un pied de biche, tu pourrais bien ressortir les pieds devant."
La porte s'ouvrit alors sur un grincement sinistre, digne d'un film d'horreur.
Le volume intérieur de la roulotte semblait plus vaste qu'il ne paraissait depuis l'extérieur et la décoration était tout à fait incongrue. Une rangée de pots à fleur sur le côté accueillait une collection de roses, de lierre et de chrysanthèmes mortes et desséchées. Les parois de planches étaient recouvertes par endroits de papier-peint passé et partiellement déchiré. Les lieux auraient pu paraître à l'abandon si ce n'était la petite forme recroquevillée qui semblait comme vider sa proximité de toute lumière. Seule une bougie à son côté n'était pas affectée, et au premier coup d’œil on aurait pu croire voir une petite fille jouant à la poupée sous une couverture. Pourtant, la silhouette qui sorti la tête des draps était bien celle d'une femme à la beauté envoûtante. Elle planta son regard dans celui de Kelen, comme un aigle planterai ses serres dans un lapin et ne lâcha plus.
La voix qui sortit de sa bouche aux lèvres rouge-carmin n'était pas tout à fait humaine, et bien qu'elle évoque le souffle du vent sur une pierre tombale, elle avait une sonorité un peu chantante qui réconfortait l'âme tout en la happant par petits bouts.
"Qui est-tu, démon, pour oser passer le pas de ma porte?"




Submerger Abîme Gonfler Neige Cou
« Dernière édition: Décembre 03, 2017, 09:51:29 par Alix et Nox » Journalisée

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« Répondre #9 le: Décembre 12, 2017, 05:08:32 »

De la colère ? Savait-elle réellement ce que cela été de la Colère ? Un démon de l’acabit d’Adras n’avait que faire de la colère d’un transformiste femelle qui n’avait que pour seul but de devenir l’excitation perverse de ses amants sous leurs idées saugrenues d’objets sexuelles ou déviance. Elle n’allait pas avoir le dernier mot et surtout pas maintenant. Collé de force sur le sol par la jeune déesse, le démon de l’orgueil posa son regard amusé sur le sien, ne sillant pas quand elle vient s’empaler sur lui, comme si elle n’était qu’une fleur délicate qui venait caresser sa chair souffler par le vent. Non, elle n’allait pas lui arracher un haussement de sourcil, un gémissement de douleur après tout ça. Il allait garder pieds et elle allait le comprendre à ses dépens. Le regard embrasé du démon se posa sur cette dernière, curieux de la voir évolué avant de se redresser de tout son énergie, tel Nosferatu se redressant de son cercueil. Sa lourde main vint saisir la gorge de la jeune femme, enfermant cette dernière tel un étau de chair et d’os pour limiter son souffle, sa respiration alors que l’autre main se pose sur son fessier ébène.

« Tu ne joues pas dans ma cours femme. Allez ! Danse sur mon membre négresse angélique ! Prend ton plaisir de petite chienne inassouvie ! »

Il garda sa poigne sur sa gorge alors qu’il lève ta langue pendante de son autre main, la bloquant entre ses lèvres pour l’aspirer, la sucer tel un démon gourmant, avalant bien plus que ne pourrait le faire un humain normal.

Il accompagne les mouvements de la jeune femme de coup de butoir violent et puissant. Le bruit de la rencontre résonant dans le bar tel deux amants fougueux.

« Vient prendre le plaisir de celui qui tient ta langue et ton plaisir ! »

Lâche-t-il en recrachant ta propre langue sur ton visage, sa salive coulant avec abondance le long de son menton, tel un chien écumant de rage. Il était bien plus loin dans le plaisir mental que physique.

« Je souhai…» Tente-t-il de dire entre deux hoquets de plaisir. « Souhaite que ta colonne soit souple ! »

Et à peine à t il le temps de formulé sa demande que sa main agrippe tes cheveu à hauteur du cou, tirant dessus pour te forcer à te plier sur toi-même, faciès contre ton propre ventre mais surtout… Tes lèvres contre la base de son membre que tu enfonces depuis le début en toi.

« Apprécie la vue ! Je vais te remplir comme l’esclave que tu mérites ! Lèche et pour lèche maudite chienne ! Récupère tout le foutre qui va s’écouler de toi ! »

Et sans prévenir, sans un mot de plus, voilà qu’Adras se libère de tout son plaisir neuronal. Une vague de chaleur puissant commençant à se déverser en quantité importante dans le corps d’Alix. Submergeant avec une facilité déconcertante cette intimité qui avait été serré quelques temps auparavant et qui blanchissait sous le raz de marée blanchâtre qui en découlait que le canon à neige du diable orgueilleux avait libéré dans cette abricot sombre gonflait de plaisir.  Sa poigne n’allait pas céder, elle allait devoir obéir ou se blesser voir se déboiter quelque chose, mais il n’allait pas rompre sa prise tant qu’il voyait encore des perles blanches coulait de ton intimité. Alors qu’il retenait cette tête de poupée des îles. Adras haletait de plaisir, ses plaies semblaient faire écho à tout ceci, s’ouvrant et se fermant à un rythme régulier tel des bouches en plus sur son être, alors qu’aucun flot de sang ne s’écoulait de tout ceci. Etrange démon qu’il était et qui vivait en harmonie avec les plaies de son corps.


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La barre de fer à la main, Kelen frappait à un rythme régulier cette dernière dans le creux de la main opposée à celle qui la tenait, tel un loubard des banlieux. C’est avec un sourire léger qui dévoila le bout de sa langue bifide qui glissait sur ses lèvres qu’il accueillit les mots de la porte ou du moins de la poignet. Doux amusement que de faire craquer un objet par plaisir, il posa l’extrémité du pied de biche sur la tête de fortune de la chose et tapota sagement cette dernière, comme on menace les plus petits que soi à la récréation. Ainsi il fallait être fou voir bien pire que cela pour entrer dans la pièce ? Tss… Cette poignet n’était qu’un crieur au loup. Le démon posa son immense main griffue sur cette dernière, s’amusant par la même occasion à la serrer comme s’il désirait briser tout les os d’une main à qu’il prendrait à un humain. Il ouvrit la porte en grand, laissant de côté ses improvisation théâtral avant de fouler la demeure d’un pied ferme, se stoppant sur le pas de la porte. Son regard acéré glissa sur l’intégralité de l’intérieur, passant des pots de fleurs arborant des fleurs desséchées, se perdant sur la lueur vivante perdu dans la noirceur des lieux tel un poisson-laterne perdu dans les abysses de l’océan et dessinant les courbes fins d’une jeune fille perdu dans les voiles d’un lit.

Mais cette illusion fut de courte durée, de cette tenture sales se dévoila une créature aux courbes si fines qu’un éléphant comme Kelen pouvait juste la briser par la vibration de ses lourds pas sur le sol de bois vermoulu. Son regard répondit à l’agression en rentrant en dualité avec le sien, silencieux, le mastodonte des enfers écouta avec un vif intérêt les dires de cette dernière. Déposant le bout de ses griffes sur son torse nu, il prit une longue inspiration, se gonfla tel un crapaud se voulant aussi gros qu’un bœuf et commença à déclamer la raison de sa présence entre ses yeux.

« Je suis Kelen, le bâtard des enfers, briseurs de chair, d’os, de volonté, et à l’heure actuelle, l’Homme Scorpion de ce cirque malsain. »

Lâche le puissant en se penchant vers l’avant, un bras vers l’arrière, révérence crédible s’il n’avait pas ce petit sourire narquois et cette langue bifide qui fouettait l’air tel un serpent moqueur.
Il fit un pas, brisant son immobilité pour prouver qu’il n’avait pas peur de cette présence décharné et envoutante, qu’il fallait bien plus que cela au démon pour le faire reculer qu’une voix légère et happeuse d’esprit.

« Et qui donc est la servante d’Adras qui se trouve ainsi cloisonné entre quatre mur sans liberté d’en sortir ? »

Demande-t-il avec une pointe de curiosité dans la voix. Cette question était très médisante vis-à-vis de l’inconnue, mais elle était désirée, il fallait la faire réagir ou sortir de ses gonds pour espérer en savoir plus sur elle et c’est ce que notre bâtard avait en tête à cet instant précis.
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« Répondre #10 le: Décembre 14, 2017, 08:15:06 »

Incapable de reprendre son souffle, Alix étouffait, les poumons prêts à exploser. Ce n'est pourtant pas la mort qui en résultat, mais la petite mort, un orgasme puissant qui fit trembler ses membres inférieurs.
Elle ne résista que pour la forme quand Adras la força à plier l'échine et embrasser leurs deux organes en pleine action. Alix avait à présent une vue privilégiée sur son intimité, d'un angle nouveau pour elle, aussi vit-elle son ventre plat se déformer sous les coups de butoir du démon. Elle sentit le foutre chaud remplir ses entrailles à en déformer un peu plus son ventre jusqu'au moment où, par manque de place, le liquide se mit à jaillir par l'orifice, aspergeant à nouveau son visage d'une visqueuse semence, bien trop abondante pour qu'elle puisse l'essuyer de sa longue langue.
Lorsqu'Adras se retira, le trop plein s’évacua dans un bruit flasque, aspergeant le sol précédemment lessivé par les deux amants d'une flaque gluante et blanche.
"Reprend ta langue, beauté ténébreuse, j'aimerai t'entendre avant que de quitter ces lieux et retrouver mon domaine."
La langue en question reprit sa forme d'origine, et Alix replia ses ailes dans son dos. Assise comme un sphynx, elle observa Adras qui se rhabillait.
"Tu fais ça à chaque invité de ton cirque?"

"Seulement ceux qui en valent la peine. Et puis tu verras qu'il y a bien plus encore à découvrir dans cette mascarade de l'étrange. Je te laisse imaginer ce qui t'attend, ceci n'était qu'un avant goût. Mais à entendre tes râles et tes soupirs, quelque-chose me dit que notre petite séance ne t'a pas déplut; j'ai bon espoir que tu ne comptes pas en rester là."

"Je réfléchirait à l'invitation."

Menteuse! Tu crève d'envie d'aller y faire un tour!

Adras reprit son chapeau et sa canne avant de faire une révérence élégante quoiqu'un peu irrévérencieuse, laissant Alix seule sur sa flaque.

Ne t'en fait pas, dans moins d'une heure tu aura repris ton apparence.

Bah, on s'habitue à tout. Par contre cet enfoiré m'a laissé un beau merdier à nettoyer!

___________


"Le bâtard des enfers hein? Sache que cette serrure n'a pour seule fonction que d'éviter aux curieux d'entrer. Mais comme tu semble n'avoir que faire des avertissements, inutile de te dire en quoi je ne suis pas la servante d'Adras. Je ne te ferai pas fuir et c'est bien ma veine."
Elle sortit de sous le drap, dévoilant une chevelure hirsute qui évoquait les brindilles sèches qu'on trouve dans les bois, bien que ses cheveux soient d'un noir de jais brillant. A quatre pattes, elle avança d'un mètre, dévoilant sa nudité d'une pâleur cadavérique. Ses griffes sur le plancher firent un craquement désagréable alors qu'elle semblait tendue, comme un fauve prêt à bondir les yeux toujours rivés sur ceux de Kelen.
"Adras n'aurai pas l'audace de garder la grande Elisabeth captive. Il croit me posséder à sa manière, mais je suis sûre d'une chose: c'est son orgueil qui le perdra."
Elle ramassa négligemment une sphère qui traînait puis observa l'hybride à travers la boule de verre.
"Souhaites-tu savoir ce qui te perdra, toi? Seras-tu dévoré dévoré de l'intérieur par ta propre colère? Combien de temps te reste-t-il à vivre?"
Elle lâcha la boule divinatoire qui vint rouler aux pieds du démon.
"J'ai la réponse à ces questions, et peut-être même à d'autres, qui sait? Avance, n'aie pas peur."
Malgré son apparente fragilité, la créature semblait faite de marbre et l'immobilité qui faisait suite à ses mouvements saccadés finissait de lui donner un aspect de statue macabre.


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« Répondre #11 le: Janvier 05, 2018, 11:43:46 »

Hé c'est un surnom comme un autre, certes cela pourrait être avantageux voir le mettre en valeur, mais on est loin du canon social qui voudrait qu'une insulte vous rende cool au près des gens. Sûrement sur terre, mais dans les Enfers, bâtard ne sonne que très rarement comme quelque chose d'agréable même de flatteur, en fait, c'est même tout l'inverse. Vous êtes plutôt montré du doigt puis moqué pour votre pseudo appartenance à la race démonique. Mais ce n'était pas le sujet de la conversation, loin de là même, après tout, il s'en foutait cordialement du surnom que l'on pouvait lui donner une fois qu'il avait le dos tourné, il acceptait même amplement de se faire appeler Bâtard par le premier venu, ce n'était pas du tout quelque chose qui avait tendance à le déranger. Après tout, on ne peut cracher sur sa vrai nature et puis il y avait pire que d'être un sang mêlée, ne rien être ou être le sbire du premier démon venu et ça, même s'il n'aimait pas Adras, il fallait bien se l'avouer, ce trou du cul des enfers était de loin d'être inintéressant à voir évolué. Cela allait bien au delà du fait qu'il débordait d'une assurance sans pareil et à l'orgueil gonflé au souffre des pires fournaises. Non, malgré son coté désagréable et princier, Adras restait une personne qui méritait le coup d'oeil, qu'on s'y intéresse, dans l'attente de savoir quand ce dernier allait se vautrer lamentablement de lui-même et surtout, savoir s'il allait réussir à remonter sur le devant de la scène et comment il pourrait le faire. C'était tout cela qui intéressait le démon Kelen et en enfreignant les règles du Devil Fair, il voulait savoir ce qui rendait Adras si méfiant des gens qui s’intéressaient d'un peu trop près à cette maudite roulotte.

Mais maintenant qu'il y avait mit pied et malgré son apparence neutralité, Kelen restait sceptique face à cette morveuse au corps de ficelle qui pourrait se faire briser le cou par un simple geste rude du démon et cela, sans même qu'il la touche, oui, il pourrait l'enrhumer en quelque sorte.

Un haussement d'épaules accueilli la remarque concernant la porte, elle allait se la jouer , je suis la terrible démone que l'on doit enfermer sinon je détruis le monde et vous allez vivre dans le chaos ou  elle serait de ceux qui ont un pouvoir bien trop important pour rester libre de leur faits et gestes ?

Au vue de la personne, il était simple de deviner qu'elle devait être enfermé ici pour son pouvoir et non sa soif de puissance qui pouvait animer le premier démon débile que l'on pouvait croiser. « Moi voit ! Moi Tue ou VIOL ! GROS DEMON TROP PUISSANT ! ». Le genre que Kelen trouvait des plus ridicule et qui, pourtant, avait le plus de place aux seins des Enfers.

En tout cas, une chose était sur, elle puait l'arrogance démoniaque elle aussi. Un piège tendue, une remarque désobligeante et voilà qu'elle savait cracher à son visage qu'elle n'était pas sa servante alors qu'elle était bel et bien présente devant lui et enfermé entre quatre murs, c'était un fait, qu'elle ne le veuille ou non. S'il te plait, fil de fer démoniaque, ne soit pas si prévisible et inintéressante que la majeur partie de tes confrères.

« Tu annonces sa chute comme si tu étais une Oracle, mais le premier démon venu, qui le connait un minimum, sait déjà ce qui va provoquer sa chute. Tu ne m'apprends rien à son sujet. »

Rétorque Kelen comme pour prouver à la jeune femme qu'il n'était pas dupe et que si son but était de créer un intérêt pour ses mots et ses lèvres, elle avait encore une chance d'y arriver. Il s'approcha des plantes mortes, tirant les derniers pétales se trouvant sur les quelques branches restantes tout en écoutant d'une oreille distraite ce qu'elle disait à son sujet sans dire mot, il attendait la suite, la fin de la phrase, de la déclaration avant de prendre une longue inspiration, sa queue de scorpion fouettant l'air tel un membre indélicat, le dard vint exploser un pot de fleur sans aucune raison au préalable, comme de sa propre vie, Kelen ne réagissant pas au bruit, il se déplaça vers la jeune femme qui le demandait. Il plia les jambes, se mettant en position de grenouille, une main ouverte et large, aussi large que le faciès de sa nouvelle interlocutrice. Indirectement, c'était une menace indirecte, cherchant à faire comprendre que toute malice qui pouvait émaner d'elle, elle restait bien loin du canon physique qu'était le colosse des enfers.

« Pourquoi voudrais je le savoir ? Pourquoi devrais connaître ma date de mort et ce qui pourrait causer ma perte ? Pour que je l'évite tout les jours ? Que je vive dans la peur de cet instant ? Prend cela pour de la peur, mais je ne veux rien savoir à mon sujet. Je viens très bien ainsi et j'aime mon existence tel quel. »

Sa main se déplace, son doigt aux griffes s'ouvrent, son index se dépose sous le menton de la créature, la forçant à relever son minois face au sien.

« Et toi alors ? Tu es condamnée à rester ici ? Si tu sais tout sur l'avenir des gens, tu sais que si tu viens à quitter le lieu, il va t'arriver pire, sinon... Tu serais déjà loin d'ici... Je me trompe ? »
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