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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Quand on arrive en ville, on arrive de nulle part [Libre]  (Lu 332 fois)
Thaïs la Pérégrine
E.S.P.er
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Fiche
« le: Septembre 29, 2017, 06:56:23 »

On pourrait considérer l'ennui comme une fonction naturelle de notre cerveau, une émotion que la société moderne tend à étouffer coûte que coûte mais que les psychologues encensent comme générateur de créativité chez l'être humain.
Pour Thaïs cependant, l'ennui est un ennemi redoutable qui peut parfois la ronger de l'intérieur et la confronter à  son incapacité de faire face à elle même. Lorsqu'on est immortel, et ce depuis plus d'un millénaire, l'ennui et un compagnon de tout les jours qu'il faut sans cesse bâillonner et détourner par une activité incessante. Peut-être est-ce la raison même de la volubilité de Thaïs et de son indécrottable besoin de se fourrer toujours dans les pires embrouilles avec pour excuse de se faire défenseure de la veuve et de l'orphelin quand elle ne cherche pas simplement un moyen de se divertir par quelque rocambolesque aventure.
Et c'est bien dans cette optique là que Thaïs avait traversé cette nouvelle faille d'un pas décidé quittant la fraîcheur vivifiante d'Erskändell, ses fjords et ses bordels délicieusement libertains pour un nouvel univers plein de promesses.

Consulter son Krùstall aurait informé Thaïs qu'elle venait de mettre les pieds à Seikusu, sur la Terre. En ouvrant son grimoire sur une page au hasard elle aurait alors pu y lire toutes les informations disponibles sur le sujet, et ce de manière exhaustive aussi bien qu'elle aurait pu passer une demi-éternité à compulser l'histoire, la géographie, les mœurs et les arts de ce monde étrangement similaire à son monde d'origine.
Elle n'en fit rien cependant et préféra aborder ce nouvel univers avec l'objectivité du touriste ravi par la nouveauté.
Thaïs toussa.
Le centre ville de Seikusu aux heures de pointe à la fin du mois d’Août a ceci de particulier que l'action combinée d'une circulation dense et d'un soleil encore trop fort pour évoquer l'automne naissant peut former des véritables nappes de pollution. Rien de bien méchant pour l'organisme endurant de Thaïs, mais le contraste soudain avec l'air pur d'Erskändell et le calme de la nature a quelque-chose de déplaisant.
Thaïs fronce les sourcils, déçue de pas être tombée sur un monde plus exotique. Elle observe quelques instants le curieux ballet des voitures accompagnées de leur triste symphonie de klaxons et de moteurs qui ronronnent avant de décider qu'elle ne trouvera pas là un remède à son ennui.
La foule se presse sur les trottoirs et Thaïs arrête une femme en tailleur dont le pas hésite entre la marche et la course:
"Excusez-moi madame, auriez-vous l'aimable gentillesse de... Oh, vos chaussures sont splendides, où les avez-vous trouvées?"
La femme s'arrête un bref instant mais reprend son chemin et sa conversation téléphonique.
"Non, rien, juste une folle, donc pour le meeting de mardi..."
Décidée de ne pas s'avouer vaincue, Thaïs arrête alors un duo de jeunes adultes en trotinette:
"Bonjour! Pourriez-vous me dire ou je me trouve?"
Le plus jeune des deux éclate de rire:
"Tu es en 2017 à Seikusu, Marty, va donc faire réviser ta Delorean!"
"Heu, je... Oui, je n'y manquerai pas quoique j'aie bien du mal à saisir la référence à laquelle tu fais allusion, vois-tu, je n'ai pas encore consulté les archives de votre monde. Seikusu dis-tu?"
"Laisse tomber Heiichirō, elle est complètement cinglée!"
Pas le temps de répondre, les deux s'étaient déjà éloigné.
Décidée à trouver malgré tout un côté agréable à cette mégapole, Thaïs s'aventure un peu plus dans ses rues, observant les autochtones et sondant son entourage, à l'écoute de résonances à son Nòmos, l'âme essentiel de son don. Seikusu s'avère ainsi être une petite merveille, une rareté même au sein du multivers: jamais Thaïs n'a foulé de monde avec un si grand nombre de failles et cette ville en concentre un nombre tout simplement improbable. La magie aussi y est fortement présente, et ce malgré les apparences d'un monde profondément ennuyeux.
Guillerette, Thaïs presse le pas, ravie d'avoir enfin trouvé de quoi tromper son ennui; d'ailleurs une faille est à deux pas d'elle et elle s'engouffre bientôt dans une station de métro bondée.

Voilà qui déplaît encore plus à Thaïs, ce métro et une station d'accès au pire moyen de transport technologique qu'elle ai eu l'occasion d'observer: l'incivilité masquée sous une fausse politesse rend l'ambiance encore plus irrespirable qu'à la surface. Heureusement pour elle, Thaïs est plutôt menue et elle n'a guerre de peine à se faufiler parmi la foule fatiguée en suivant le flot sans savoir vraiment ou elle se dirige. Arrivée sur le quai, elle attends comme le reste de la foule.
A ses côtés, un homme est obligé de serrer les coudes pour lire un livre, debout, en attendant la rame.
"Oh! Un livre! C'est très bien ça! Ça parle de quoi?"
L'homme ne daigne même pas lui jeter un regard, ignorant sa question.
"Mais enfin, c'est quoi votre problème? C'est quoi ce monde absurde?!"
Un autre homme à côté d'elle semble enfin lui porter attention. Son costume bleu est tout à fait ridicule, mais Thaïs évite d'aborder la conversation sur ce sujet, préférant une approche plus directe:
"Vous, vous allez répondre à mes questions, ça commence à bien faire! J'en ai plus qu'assez d'être traitée de folle dés que j'adresse la parole à quelqu'un alors vous allez me faire plaisir d'écouter jusqu'au bout et de me répondre sans moquerie!"
Sans s'en rendre compte, Thaïs a agrippé le col de l'agent de police, emportée dans son élan, et elle lui hurlerai presque au nez.
"On est où là, et c'est quoi Seikusu? Pourquoi je sens la magie partout sans la voir et pourquoi il y a des failles un peu partout?"
Le cliquetis des menottes fut rapidement recouvert par le bruit de la rame...
 
Journalisée


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