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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Promenons nous dans les bois...[PV : Grayle]  (Lu 202 fois)
Calsiria
E.S.P.er
-

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« le: Septembre 18, 2017, 11:00:59 »

Le cocher conduisait, nerveusement. Les lanterne de la voiture balayaient les arbres sombres de la forêt, la route était étroite et sinueuse, elle semblait laissée à l'abandon depuis de longues années. Il commençait à se poser sérieusement toute une série de questions quant au bien fondé de cette rencontre.

Pour Calsiria, les rencontres, avaient toujours quelque chose d'inquiétant, qui faisait naître dans sa colonne vertébrale des sensations étranges, à la fois faites d'attirance et de répulsion. Cette rencontre, par contre, était plus étrange que toutes celles qu'elle avait pu faire. Ce couple, vers lequel ils allaient, s’était présenté comme le Marquis et la Marquise du Vallois.

Ils étaient venus à une de leur réception et avaient fait fort bonne impression sur Yolenne, la mère de Calsiria. Une rencontre au coeur de la nuit, des mots échangés, une culture si rare, des moments intenses et fusionnels, un même amour du beau et du riche qui les avaient irrémédiablement attiré les uns vers les autres. Puis cette étrange promesse, leur faire connaître en quelques jours, l'expérience qui marquerait leur vie, accepter leur mystère, se retrouver dans cette contrée éloignée de Nexus, se fier aux indications et s'enfoncer dans les bois qui leur étaient inconnus.

- Pourquoi mère et père ne sont ils pas venus avec nous ?


- Vos parents ont une affaire urgente à régler avec votre futur beau père. Ils arriveront demain.


Autrement dit, ils profitaient de l'aubaine du voyage pour éloigner la jeune femme. Ils étaient ainsi sûrs qu'elle ne croiseraient pas sa future famille. Elle ne comprenait pas pourquoi ils faisaient tant de secrets. Son futur époux était il si terrible ?

Soudain, au détour d'un chemin, la vision qui s'offrit au cocher, lui coupa le souffle. La demeure de leurs hôtes se dressait là, immense forteresse de pierres noires, elle lançait ses créneaux à l'assaut du ciel, les tours, sombres flèches, semblant vouloir percer les nuages qui couraient vite, bien trop vite, à travers un ciel lourd de présages. Il immobilisa la voiture devant la herse d'acier rouillé, de faibles lueurs semblaient provenir des petites fenêtres des tours. Il se tourna vers l'intérieur de la calèche pour trouver le regard de sa petite Comtesse. Il lui offrit un sourire qui se voulait rassurant, essayant de dissimuler l'angoisse qui s'emparait de lui.

- Je vais aller nous présenter pour que l'on nous ouvre.

Calsiria pencha la tête hors de la voiture observant le cocher s'approcher de la grille. Il fit tinter l'énorme cloche de l'entrée. Un silence de plomb lui répondit. L'homme héla plusieurs fois à forte et intelligible voix mais personne ne répondit. Il retourna sur ses pas pour remonter à l'avant de la calèche.

- J'ai dû me tromper de route...je suis désolé mademoiselle.

Elle plongea son regard dans le sien. Elle pouvait sentir la tension en lui, écho de sa propre angoisse, qui ne l'avait plus quittée depuis leur départ la veille. Ce voyage, la fatigue, ce pays dont ils ne savaient rien ; La Comtesse cherchait dans les yeux de son cocher la petite lumière joyeuse qui la rassurerait. Mais elle n'en percevait qu'un pâle reflet. Elle lui sourit cependant.

Il avança doucement la voiture sur la route, au loin le soleil disparaissait derrière les montagnes qui lui apparurent soudain comme autant de crocs d'une créature gigantesque et menaçante. Comme si la nuit, qui se fermait sur eux, était la gueule béante d'un prédateur.

- Ce n'est pas grave Henri. Allons nous en vite...j'ai...froid.


Et ce n'était pas le froid extérieur qui mordait ses côtes mais bien la peur qui lui parcourait l'échine. Son regard était comme hypnotisé par le mouvement des arbres qui se dessinaient à la lueurs des flammes des lanternes. Tout à coup, elle vit une lumière dans le bois. Une lumière fugace qu'elle prit pour un éclair. Mais la nuit était sans orage...

Des hommes sortirent des fourrés, armes à la main. Le cocher immobilisa la voiture.

- Descendez tous de là et faites pas les malins ! Jim prend les bijoux et l'argent.

Calsiria ne se fit pas prier et sorti en tremblant de peur. Ce n'était pas le genre d'aventure qu'elle recherchait.

- Regardez moi ça les gars ! Que vla ti pas un beau bout femme qu'on a là !


Le bandit s'empara d'elle, tirant fermement sur son bras afin qu'elle se colle à lui. Il respira bruyamment ses cheveux blond.

- Rha je sens qu'on va bien s'amuser avec toi p'tite fleur !

- Ne la touchez pas ou je vous...

- Ou tu nous quoi ? Tu vas nous tuer ? Nous casser la gueule ? Tututut...on est trois et toi...ben t'es tout seul !

A ces mots, l'un des bandits transperça le coeur du pauvre cocher qui cracha son sang pour toute dernière parole. Calsiria blêmit. Son coeur s'emballa et les larmes de mirent à couler seules sur ses joues rougies.

- Non...non pas ça...vous l'avez...AAAAAAAAAAAAHHHHHHHH !!!!!!

Un cri si puissant que les quelques oiseaux qui étaient proche s'envolèrent de peur. Les bandits n'apprécièrent pas du tout le hurlement et celui qui lui tenait le bras lui frappa la tête. Le noir se fut, et Calsiria s'évanouit.

Elle se réveillera quelques temps plus tard. Elle est attachée à un arbre et devant elle un feu de camp. Autour de celui ci il y a trois hommes. Les trois bandits qui veulent s'amuser avec elle. Quand elle en voit un se retourner vers elle, elle fait semblant de dormir encore. Elle sait qu'elle est dans un pétrin monstrueux. Pourquoi diantre ses parents ne l'ont pas envoyés avec des gardes comme ils le font d'habitude ? Elle a peur et pour une fois, elle souhaite rentrer chez elle.
Journalisée
Grayle le pérégrin
Humain(e)
-

Messages: 288



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« Répondre #1 le: Septembre 19, 2017, 10:32:17 »

Ah, les voyages. Tout le monde en rêve. Quitter son petit patelin paumé, prendre un sac et s'en aller par mont et par vaux, découvrir de nouveaux endroits, cultures et nourritures. Hélas, beaucoup de gens oublient que voyager, lorsqu’on ne fait pas son touriste, consiste aussi à avancer de nuit (et vous savez à quel point la nuit est terrifiante en dehors des lumières de la ville ? Allez y un jour. Vous comprendrez), dans le froid, sous la pluie, à la merci des bêtes sauvages, et surtout, SURTOUT, à affronter les endroits de merde.

Comme les marais. Ou les forêts d'arbres denses, pointus, presque sans feuillages, menaçant comme des dingues pointées vers le ciel, et insultants tels de majestueux doigts d'honneurs dressés à la face du voyageur qui essaye de se repérer. Et la forêt dans laquelle se trouvait Grayle était une de ces saloperies même pas vertes capables de transformer le plus fanatique des écolos en industriel convaincu.

* Je te bétonnerais tout ça * pensa Grayle en délogeant son pied d'une racine, avant de lancer un regard furieux à l'arbre responsable de sa quasi-chute. * Ouais, je brûlerai toute cette forêt et j'en ferais un parking. Avec une autoroute. Et un centre commercial. * Le pérégrin était d'humeur massacrante. Il savait à quoi étaient dues ces sautes d'humeur : la forêt. Elle émettait une aura malsaine, une atmosphère pesante, et le pérégrin avait toujours été incapable de résister aux influences mentales extérieures. Il essayait de se calmer intérieurement, mais la solitude ajouté au froid n'aidait pas.

L'illumination vint de la flamme trouble et éloignée d'un feu de camp. Désormais intéressé, le pérégrin s'avança, sac sur le dos, dagues à portée, au cas où... Grayle avait déjà eu son lot de mauvaises rencontres. Agile comme une panthère, il s'approcha à portée de vue...

... eeeeeet c'est une mauvaise rencontre. Naturellement. 3 hommes armés autour d'un feu, une tenace odeur de sang sur leurs vêtements, des mines patibulaires, et.... ooh... une jolie fille saucissonnée à un arbre. Les longs cheveux blonds de la pauvre cachaient son visage, baissé vers le sol. Evanouie ? Il resta ainsi, caché dans l'ombre...

Un des bandits se leva, essuyant sa bouche d'un reste de poulet, le crâne chauve luisant sous la lune. Il prit le menton de la prisonnière entre ses doigts, soulevant ce dernier afin que leurs visages soient l'un en face de l'autre.

" Salut petite fleur !... "

Il caressa la gorge de la jeune fille, puis son torse, avant de se saisir de la robe et de la baisser, dévoilant les deux seins de la noble, qui se mirent à pendre, et dont il se saisit.

" Bordel, je sais pas comment ils vous nourrissent dans vos chateaux à la con, mais nous, on va pas se priver de te dévorer entièrement... hein les gars ?! " dit-il à ses compagnons.

Rire gras et hochements de têtes. Il lécha la joue de la jeune fille, qui poussa un gémissement et un cri d'horreur franc. Il la gifla pour la faire taire et mettre fin à ses tentatives de le repousser. Grayle, à couvert, fronça les sourcils.

* Bon ok... maintenant, c'est clair, c'est pas une de leur amie avec des fantasmes sur le fait d'être attachée... *

Grayle, trop prudent ? Vous seriez surpris de voir sur quels genre de cas on peut tomber durant sa vie. Il se glissa hors des ombres, prêt à frapper, approchant doucement. Il n'est pas un preux chevalier, volant au secours de la veuve et l'orphelin. Juste un type normal. Mais on n'a pas besoin de grands idéaux pour ne pas laisser une jeune fille se faire violer continuellement par trois criminels dans une forêt aussi horrible.

Surtout... comment est-ce qu'elle est arrivée là ? Concrètement, elle n'a pas pu se perdre lors d'une cueillette aux champignons !

" Alors, les gars, on commence par quoi ? Moi, je sais... on va lui apprendre à sucer. Vous en dites quoi ? "

"C'est plutôt risqué. Elle risquerait de mordre. " répondit Grayle d'un ton tout à faire sérieux, alors qu'il s'était saisi d'un des trois hommes par le cou et la bouche et était en train de l'étouffer silencieusement.

" Ouais, c'est vrai, il serait plus prudent de... ATTEND QUOI ?! " s'exclama le bandit, réalisant au dernier moment que la voix précédente n'était PAS une de ses amis. Lui et son compagnon se retournèrent devant Grayle, qui lâchait tout juste le corps inanimé de leur compagnon, évanoui. Ils tirèrent leurs armes. Des dagues, aiguisées, ainsi qu'une rapière pour le chef.

" Bordel, t'es qui ? "

" Ton coiffeur. " répondit Grayle au bandit chauve, qui inspira de colère devant cette puérile provocation. Le jeune homme, vêtu de simples bottes, un pantalon, et un haut de lin, avec un sac à dos, avait une apparence absolument normale et inoffensive... mais ses deux yeux bleus glacés brillaient comme ceux d'une panthère noire. Et il dégaine ses deux dagues : de longs couteaux longs comme des avant bras, et noirs, si noirs qu'ils se détachaient au milieu des ombres, comme s'ils aspiraient toute lumière autour. Il a beau être jeune, c'est avec une assurance totale qu'il parle. Pas d'arrogance, ni de fierté mal placée, ou de mépris. Il parle, comme s'il discutait du beau temps.

" Lâchez la fille. Elle vient avec moi. Si vous le faites, on repart tous vivants et en bonne santé. D'accord ? "
Journalisée

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