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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Un Jour sans Fin (1) Céleste et Jack Taylor  (Lu 491 fois)
Celeste Hendricks
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FicheChalant
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« le: Septembre 05, 2017, 07:53:05 »

7h00 Céleste se réveille en sursaut: son smartphone n'a pas sonné et sa mère tambourine à sa porte comme une furie.
Fait chier bordel!
"Céleste, tu vas rater ton bus!"
Mais casse toi la vioque!
"Oui, j'me lêve m'man!"
La jeune fille repousse sa couette mais son pied s’emmêle dans le drap et la voilà qui s'étale de tout son long sur son tapis en imitation de peau de mouton. Elle resterait bien ici nue sur le sol de sa chambre, elle aime le contact de ce tapis sur sa peau, mais le temps lui manque. Elle enfile une paire de bas en nylon noir, sa jupe plissée de la même couleur, un débardeur un peu serré (noir également), elle perd un peu de temps pour attacher ses bracelets de cuir aux pieds et aux mains et attrape au vol son pendentif et son sac.
Pas le temps de me coiffer.
Elle court vers les toilettes pour trouver la porte fermée.
"Chacun son tour" dit la voix de son frère. Il commence une heure après elle tous les vendredis, et c'est à croire qu'il aime passer cette heure enfermé dans les toilettes rien que pour l'emmerder.
"Va chier!" murmure-t-elle.
Elle se dirige donc vers la salle de bain, dans laquelle sa mère prend sa douche, et se brosse les dents.
"Ma chérie" lui dit sa mère au travers de la paroi, "ce soir on va au cinéma, on ne pourra pas aller te chercher au lycée."
Bah, depuis quand je peux compter sur eux?
"Ok m'man."
Elle jette un coup d'oeil à l'heure: 7h15! Pas le temps de prendre un petit dèj.
Elle descend les escaliers et enfile ses converse tout en réalisant que ce débardeur ne cache pas complètement son tatouage et elle se décide à emporter son vieux manteau en cuir noir, puis elle prend son sac et sort dans la rue.
Putain j'ai trop envie de pisser moi...
Allez, y a personne à l'horizon, je peux faire ça vite fait entre ces deux camionnettes.[/color][/i]
Elle sort un paquet de mouchoirs de son sac et s'accroupit quand elle découvre avec désarroi qu'elle a oublié de mettre une culotte, ce qui la fait rire sur le moment.
On va dire que c'est un acte manqué...
C'est à ce moment qu'elle entend le bus; elle a juste le temps de s'essuyer puis de courir jusqu'à l’arrêt. Elle entre toute essoufflée pour découvrir qu'il n'y a pas de place assise et que le bus est quasiment bondé.
Fait chier! Journée de merde!
Elle met ses écouteurs et s'accroche d'une main à la barre en métal. A présent qu'elle est parmi ces gens, le fait de ne pas avoir de culotte la met extrêmement mal à l'aise et lui vient la curieuse sensation (erronée bien entendu) que tout le monde s'en rend compte et la regarde en la jugeant. Ca va etre long aujourd'hui...
Après dix minutes debout accrochée à la barre, une place assise se libère. Elle se précipite sans faire attention à la personne assise à côté d'elle et s'affaire alors à se maquiller. Noir aux lèvres et kohl sous les yeux, une fois fait elle jette un coup d'oeil à ses ongles.
Mince, le vernis est tout écaillé. Va falloir que je m'en occupe.
Puis elle sort son agenda. Le vendredi est sa journée la plus longue mais heureusement elle commence par deux heures de français avec monsieur Taylor. Elle aime bien; elle a beau être nulle en français, elle le trouve beau et son côté mystérieux ne fait que renforcer son charme. Elle passe deux heures chaque semaine à rêvasser en le dévorant des yeux.
« Dernière édition: Septembre 06, 2017, 09:23:03 par CelesteHendricks » Journalisée

Jack Taylor
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« Répondre #1 le: Septembre 06, 2017, 12:14:02 »

Lorsque Jack se lève, à six heures précises, comme d'accoutumée, il éteint son réveil d'une taloche et se redresse, frais et dispo comme d'accoutumé. Son penchant naturel pour le stupre et la boisson n'en font pas pour autant un mauvais agent. Réglé comme une horloge et quel que soit son état, il se force à se lever à heure fixe. Quelques minutes lui suffisent pour se vêtir de son habituel jean brut et d'une chemise un peu trop entrouverte sur son poitrail. Sans prendre la peine d'arranger sa tignasse rebelle, il claque la porte de son appartement et se jette dans la jungle urbaine. Dans le métro, puis le bus, il prête relativement peu attention à ses semblables, trop occupé à préparer mentalement son cours sur le romantisme français. Car au delà d'un agent secret et d'un odieux pervers sodomite, Jack Taylor est, curieusement, un bon professeur. Plongé dans sa mémoire, il ne prête guère attention à la plantureuse jeune fille, trois place devant lui, qui est pourtant dans sa classe. Il adresse néanmoins un sourire à une femme d'âge moyen qu'il croise tous les jours, et dont le décolleté lui fait de l’œil. Coquette, l'inconnue rougit, et détourne le regard.

Il a le temps de boire un double expresso et de fumer trois cigarettes avant le début des cours. Lorsqu'il rejoint sa salle de classe, celle-ci est déjà pleine, les élèves assis. La plupart d'entre eux comatent déjà, mais Jack le leur pardonne. Le lundi matin est un jour ingrat et lui-même n'était guère sérieux à leur âge. Après un appel rapide, il reprend sa leçon là où il l'avait laissé, c'est à dire à la bataille d'Hernani, controverse littéraire autour d'une pièce de Hugo, qui avait vu s'affronter les classiques et romantiques naissant. Cette période de l'histoire étant relativement complexe à appréhender, il se contente d'en brosser les grandes lignes, sans entrer dans les détails.

« Takami, seriez-vous en mesure de me citer au moins deux autres auteur romantiques et leurs œuvres ? » 

Le binoclard se rengorgea, remontant ses lunettes sur son nez.

« Eh bien on pourrait citer bien sûr Chateaubriand et ses Mémoires d'outre tombe, ou la poésie de Lamartine. »

Jack hoche la tête en silence, satisfait. Il reprend le cour de sa leçon, qui se déroule sans anicroche, sans rien de particulier à vrai dire. La journée semble être d'une banalité affligeante. Son regard s'attarde à plusieurs reprise sur une élève pensive, Céleste Hendricks, dont l'indolence l'émoustille. Loin des canons de beauté habituelle, l’adolescente a des formes opulentes, hypnotisantes, que Jack imagine tièdes et moites, douces et malléables. Oh, il la coincerait bien dans une salle obscure, mais c'est là une entreprise plutôt risquée. Quittant la jeune fille des yeux, il expédie la fin de son cour juste avant que la cloche ne retentisse. N'ayant que deux heures à dispenser ce jour-là, il a prévu de déjeuner à l'école puis de passer l'après-midi en ville. En attendant... Un second café lui semble de bon aloi. C'est seulement lorsqu'il est arrivé devant la machine à café qu'il se rend compte qu'il avait oublié sa sacoche dans la salle de classe. Agacé, il remonte quatre à quatre les marches qui mène au deuxième étage. Dans le couloir, il croise la petite Celeste, qu'il observait plus tôt. L'adolescente prête son bras à une camarade, qui se tient le ventre.

« Est-ce que tout va bien, mesdemoiselles ? »
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Celeste Hendricks
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« Répondre #2 le: Septembre 06, 2017, 09:40:08 »

Voilà bien une heure que Céleste flotte dans une douce rêverie. Non pas que le cour de français ne l'intéresse pas, le mouvement évoqué par le prof fait résonner certaines cordes en elle, mais elle est plus attirée par le symbolisme et elle a décroché des études depuis plusieurs mois déjà. Elle ne fait plus acte de présence qu'à cause de ses parents dont elle redoute la réaction. La voix de Mr Taylor la berce et quand elle ne l'observe pas en fantasmant des scènes écœurantes de gnangnanterie, elle se plonge dans l'écriture d'un nouveau poème guère plus exaltant.
Elle s’apprête à écrire la dernière strophe quand Brittany, sa voisine de table, attrape le feuillet et inscrit au crayon rouge en haut de la page:
0/20 La prochaine fois mettez au moins une culotte!
Céleste, interloquée regarde sa voisine:
"Ca va pas non?!"
"J'ai une preuve!" répond-t-elle en montrant son iPhone.
Ça sent les emmerdes ça.
Brittany a du prendre une photo quand elle est allée ramasser son crayon un peu plus tôt. Ou alors elle bluffe. Dans tous les cas, elle a les moyens de causer de sérieux dégâts à la réputation de Céleste qui n'était déjà pas glorieuse malgré son changement récent d'établissement. Elle n'a pas le temps de creuser la question car la cloche sonne à ce moment laissant cette angoisse de l'épée de Damoclès planer sur sa tête. Elle décide de ne pas descendre dans la cour à 10h, préférant atermoyer le moment de la confrontation, mais aussi de peur que tout le monde soit déjà au courant.

Comme si la journée n'était pas assez pourrie, la prof de sport c'est décidée à faire un cour d'endurance.
L'endurance est une discipline qui n'aura jamais la faveur de filles comme Céleste et Mia, et la prof de sport ne gardera jamais celles-ci dans ses petits papiers. Aussi, quand l'une d'elle est prise de maux de tête et de mal de coeur, ce n'est que logiquement que son choix se porte sur l'autre pour l'accompagner à l'infirmerie. Toutes deux discutent de Brittany sur le trajet, traînant la patte pour faire durer le moment. Toutes deux sont victime de la même garce qui leur pourrit la vie à longueurs de journées, mais Céleste n'a jamais voulu faire partie des amies de la rousse pimbêche anglo-saxonne, contrairement à Mia qui est son souffre-douleur attitré. Céleste est encore en sueur dans sa tenue de sport rose (jamais plus elle ne laissera sa mère acheter de vêtements pour elle) quand elles croisent Mr Taylor. Elle pousse un petit cri de surprise quand celui-ci leur adresse la parole:
« Est-ce que tout va bien, mesdemoiselles ? »
Céleste sent le regard de Jack sur elle. Elle pense à l'image qu'il doit se faire d'elle: son t-shirt blanc avec écrit "New Day Girl" en rose fluo lui colle à la poitrine et la sueur qui mouille le vêtement laisse transparaître la pointe de ses tétons; le corsaire en spandex du même rose que l'imprimé du t-shirt est trop serré et lui rappelle à chaque instant l'oubli du matin.
Oh putain, si ça se trouve ça se voit que je ne..  ..oh merde, oh merde, putain merde!

Céleste rougit comme rarement et regarde bêtement ses pieds:
"J'emmène Mia à l'infirmerie monsieur Taylor, elle ne sent pas très bien."
Je suis ridicule merde, je pourrais aussi bien aller me pendre dans les toilettes.
A ces mots, Mia qui ne se sentait réellement pas bien s'empresse de courir aux toilettes les plus proches la main devant la bouche sans demander son reste, laissant son amie avec le professeur de français.
"Mia?"
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Jack Taylor
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« Répondre #3 le: Septembre 08, 2017, 07:34:11 »

La véritable profession de Jack Taylor, lui a permis de développer un self control bien au-dessus de la moyenne. Mais s'il y a bien quelque chose susceptible de le perturber, ce sont les formes généreuses d'une jeune fille en fleur, et en nage. Ces obscènes tétons gorgés de sang, moulés par son top lui font tourner la tête, et il fronce les sourcils avant de détourner rapidement les yeux. 

« La tyrannie de Miss Seiko a encore frappé, hum ? »

La professeure de sport, ancienne athlète professionnelle était réputée pour sa sévérité et son exigence. Elle avait bon fond, mais semblait avoir du mal à comprendre que tous les lycéens n'étaient pas dotés de qualités sportives exceptionnelles. Le bruit courait également qu'elle avait un appétit sexuel démesuré, mais Jack n'avait pas encore eu l'occasion de le constater personnellement. Lorsque Mia s'enfuit aux toilettes, laissant Jack face à Céleste. Il la sent gauche, troublée.

« Tout va bien de ton côté ? J'ai vu que tu avais eu un petit accrochage avec Brittany ce matin. Cette petite est intenable... Elle a failli être exclue plusieurs fois, mais sa mère siège au conseil d’administration de l'école alors... »

Jack s'interrompt, alors que quelque chose explose en lui. En baissant les yeux pour éviter de loucher sur les seins de la jeune femme, son regard s'est arrêté sur l'entrejambe de son leggings rose...Et sur le renflement caractéristique de sa vulve, moulée par la transpiration. Sa respiration s'accélère et ses pupilles se dilatent alors qu'il fait un pas de côté. Assaillies par le stupre, il se voit déjà coincer l’adolescente dans les toilettes, déchirer son corsaire d'un geste sec, avant de glisser sa queue dans cette fente tiède. Il se sent de plus en plus à l'étroit dans son jean, le sang affluant déjà vers sa verge.

« Écoute Céleste, il faut que j'y aille. Tu ferais mieux d'emmener rapidement Mia voir l'infirmière, elle n'a vraiment pas l'air bien. »

Il a cessé de la regarder et s'éloigne d'un pas rapide. Celeste a probablement surpris son érection... Non, elle l'a forcément remarquée. Après tout il porte un jean, et ce n'est pas comme si son pénis était dans la norme. Merde, merde. Croisant l'un de ses collègues dans le couloir, il lui adresse un bref signe de tête, avant de s'enfermer dans sa salle de classe, afin de reprendre ses esprits. Oh il ne craint guère le regard des autres, il n'a pas honte de sa sexualité. La seule personne qu'il craint, c'est lui-même. Quelques secondes de plus, et il se serait probablement jeté sur elle.

Plusieurs heures plus tard, Jack sirote son allongé à la terrasse d'un café, son stylo bic rouge en main. Il a pris pas mal de retard dans ses corrections à cause de nombreuses galipettes qu'il s'est autorisé et rattrape consciencieusement son retard. Comme d'accoutumé, il juge les devoirs assez moyens, sinon mauvais, exception faite de certaines perles. La petite Hendricks n'en fait malheureusement pas partie, son dernier rendu étant plutôt superficiel et tout juste passable. Surlignant un 09/20 sur 20, il passe à une autre copie, avant de lever le nez. Cet endroit de la ville est plutôt agréable. Assez cosmopolite, le quartier est fréquenté par beaucoup d'étudiants.
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Celeste Hendricks
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« Répondre #4 le: Septembre 09, 2017, 03:24:45 »

« La tyrannie de Miss Seiko a encore frappé, hum ? »
Céleste hausse les épaules, gênée, mouvement qui dû à l'ampleur du col de son t-shirt laisse entrevoir son épaule et la fine ligne de sa clavicule.
L'endurance, c'est le romantisme de la culture physique aurait-elle aimé dire. Au lieu de cela, elle bredouille un malheureux "Bah elle nous force à courir quoi!"
Lamentable! Je continue de creuser.
Sur ces mots, Mia s'enfuit en courant vers les toilettes.
"Mia?"
Mais le professeur ne semble pas la remarquer et poursuit:
« Tout va bien de ton côté ? J'ai vu que tu avais eu un petit accrochage avec Brittany ce matin. Cette petite est intenable... Elle a failli être exclue plusieurs fois, mais sa mère siège au conseil d’administration de l'école alors... »
Céleste calcule rapidement dans sa tête et envisage la pire des complications impliquant Brittany. Optant pour limiter les dégâts, elle se contente de minimiser la situation.
"Oh, c'est rien, tout s'est arrangé!" Elle aurait aimé avoir raison mais sentait au fond d'elle qu'elle n'avait pas encore effleuré la surface du problème et que le pire était encore à venir. La scène commençait à devenir vraiment gênante pour elle, et inconsciente de l’émoi qu'elle provoquait chez son professeur, elle était de plus en plus mal à l'aise, tant dans ses vêtements que dans son corps moite. Elle aurait aimé être n'importe ou ailleurs qu'ici à ce moment, mais n'osait pas prendre congé sans y avoir été invitée; aussi quand Jack, mal à l'aise lui aussi, mit fin à la conversation, Céleste fut libérée d'un poids énorme:
« Écoute Céleste, il faut que j'y aille. Tu ferais mieux d'emmener rapidement Mia voir l'infirmière, elle n'a vraiment pas l'air bien. »
"Je... Oui monsieur, j'y cours! Enfin, je veux dire..."

Mince, ce que je peux être cruche
"Bonne journée monsieur Taylor"
Puis sans demander son reste, elle s'en va à la suite de sa camarade.
Lorsque Céleste reviens seule de l'infirmerie, le cour touche à sa fin, et elle est soulagée de pouvoir se changer avant les autres, disposant ainsi pour elle seule des douches communes.

Le self est bondé et Céleste sent à nouveau cette gêne lui chauffer les joues. Elle fait maladroitement tomber sa carte de cantine en voulant la remettre dans son sac et se penche en faisant très attention de plier les jambes pour ne pas montrer son anatomie à l'assemblée. Rouge de honte elle remonte ses lunettes sur son petit nez puis traverse la salle avec son plateau, le casque sur les oreilles, en cherchant du regard une table de libre. Personne ne semble faire attention à elle cependant, ainsi peut être Brittany n'a-t-elle pas encore diffusé sa preuve.
Seule à sa table, Céleste peine à trouver l'appétit et elle agite négligemment sa fourchette dans son assiette, se demandant où tous ces évènements vont la mener quand un plateau s'installe en face d'elle. Céleste lève les yeux sur la belle rousse qui lui offre un sourire radieux de suffisance:
"On va faire du shopping toutes les deux cet après-midi, il est hors de question que tu vienne à ma soirée dans cette tenue!"
"On a un devoir d'algèbre cet après midi, et mes parents vont me tuer si je sèche encore un cours"
Brittany joue avec son téléphone l'air de rien.
"Comme tu voudras." Puis elle se lève faisant mine d'appeler des copines à elle quelques tables plus loin.
"Attends!"
Je sens que je vais le regretter.
"Tu as parlé d'une soirée?"

Céleste n'aime pas particulièrement faire du shopping mais l'après midi se passe au début curieusement plutôt pas mal de son point de vue. Brittany montre un aspect parfois sympathique de sa personnalité et Céleste en viendrait presque à la trouver amicale. Les boutiques et les cabines d'essayage s'enchaînent et Brittany insiste pour payer à Céleste sa tenue tout en refusant systématiquement de lui avancer le moindre yen afin qu'elle se paye une culotte. Céleste pensait leur tournée sur sa fin quand Brittany s'offrit une combinaison de pilote tout droit sortie d'un manga dans une boutique spécialisée en cosplay, mais elle n'était pas au bout de ses peines. La gosse de riche insista pour qu'elles rentrent dans une boutique plus orientée vers les DVD adultes que sur les costumes de soirée et Céleste refusa obstinément d'y entrer.
"Très bien, je te croyais plus joueuse que ça, tu me vois obligée d'employer les grands moyens."
Sur ces mots, elle dégaine son téléphone, sélectionne la photo incriminante et sélectionne le partage aux contacts.
Confirmer?
Cette fois, Céleste pâlit. Elle essaie de trouver une issue de secours mais n'en voit pas. Finalement, elle se résigne et tente de conserver un minimum de dignité en mettant un peu d'entrain dans sa réponse:
"Bon on entre?"
Avant d'entrer à la suite de sa tortionnaire, elle jette un coup d’œil de chaque côté, terrifiée à l'idée que quelqu'un puisse les surprendre.

Elles ressortent un bon quart d'heure après, quand Brittany s'est enfin décidée pour la tenue de sa victime de ce soir:  Céleste porte une tenue de cuir moulant pile à sa taille (ils avaient un choix exhaustif) recouvert de coutures et de fermetures éclair. En bonus, elle a dans son sac une cagoule façon Catwoman et porte à ses pieds des escarpins qu'elle a bien du mal à maîtriser. La tenue n'est pas à proprement parler un vrai déguisement et certaines fermetures éclair (heureusement en plastique) sont à des endroits particulièrement étudiés. Céleste s'empresse d'enfiler son manteau de cuir par dessus l'ensemble.
La gêne que Céleste avait enduré toute la matinée n'est rien face à celle qu'elle ressentait à présent. L'impression que tout le monde la regardait n'en était plus une désormais et elle voyait bien que les hommes se retournaient sur son passage ou faisaient mine de ne pas la voir quand ils étaient au bras de leur femme. Un groupe de jeunes l'avait même sifflé, récoltant pour toute réponse un disgracieux bras d'honneur de la part de Brittany.
"Finalement, t'es drôle. Je t'imaginais plus rabat-joie que ça. Je t'aime bien en fait." dit elle en prenant place à la terrasse d'un café.
C'est au moment ou le serveur leur apportait une bière chacune avec un dédain manifeste que Céleste aperçut Mr Taylor à la terrasse d'en face. Elle s'enfonça dans son siège et se couvrit le visage souhaitant que cette journée touche à sa fin le plus vite possible.
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Jack Taylor
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FicheChalant
« Répondre #5 le: Septembre 11, 2017, 12:41:36 »

Jack n’a pu s’empêcher de faire une entorse à la règle qu’il s’impose et selon laquelle il se refuse à boire la moindre goutte d’alcool avant 20h ; il avait bien trop envie – non besoin, d’une bière. Plusieurs fois, il a repassé dans son esprit les événements de ce matin et les courbes généreuses de Céleste refusent de quitter son esprit avilit par le stupre. Toutefois, le lycée d’expatrié dans lequel il officie le vendredi matin n’est pas aussi permissif que le lycée public de Seikusu, dans lequel il s’est déjà, à de multiples reprises, livré à des ébats obscènes. Y abuser d’une jeune élève reviendrait probablement à signer son propre mandat d’arrêt. A la fin de sa pinte, il est presque parvenu à oublier l’incident et s’est replongé dans la correction de ses copies. A côté de lui, un petit groupe de jeune se chamaillent en plaisantant, perturbant sa concentration. Compréhensif, Jack sourit, et lève le nez de ses feuilles. Le bar commence à se remplir. Après tout nous sommes vendredi soir et beaucoup de jeunes japonais ont besoin de décompresser de leurs études, ou du boulot. Mais alors qu’il observe les environs, quelque chose attire son attention dans son champ de vision, et il fronce les sourcils en reconnaissant Céleste, assise à la terrasse d’en face avec… Cette petite peste de Brittany. Lorsque la petite croise son regard, elle se détourne, tâchant – en vain- de dissimuler son regard.

« Putain les gars, regardez-moi cette chaudasse ! », remarque l’un des étudiants sur sa droite.  

Le manteau entrouvert que Céleste porte dissimule assez mal l’obscène tenue en cuir qui moule son corps moelleux. Jack se passe rapidement la langue sur les lèvres, appréciant une nouvelle fois le galbe de ses jambes moulées par son justaucorps.

« Je me la ferais bien moi ! », balance quelqu’un. « Arrête tes conneries mec, elle a même pas dix-sept piges, cette meuf… » « c’est ça qui m’excite », rétorque l’autre, avec un rire étranglé. Ses potes se marrent, en détournant le regard. Jack gage qu’ils partagent l’avis de l’indélicat… Mais qu’ils sont simplement moins honnêtes que lui.

Mais que diable fait la petite Céleste fait-elle en compagnie de sa tortionnaire, et qui plus est dans une tenue aussi obscène ? Jack fait la moue, songeant à ses années de collège. A l’époque, il avait du mal à s’intégrer et certains gars de l’équipe de football s’amusaient à lui faire accomplir des défis un peu débiles, comme subtiliser les sous-vêtements de rechanges des filles pendant le cours de sport. Jack n’y trouvait aucun intérêt, mais cela lui évitait de se faire passer à tabac. Ce petit manège avait duré presque un an, avant que le corps de ce dernier ne commence à se développer et qu’il ne commence à corriger ses anciens agresseurs. Dans le mesure où – à voir la honte qui s’épanouissait sur son visage, Céleste ne porte pas cette tenue de son plein gré, Jack en déduit que Brittany l’a forcé à le faire. Ah cette foutue peste… Encore une lycéenne qu’il coincerait bien dans une salle obscure pour lui faire payer son effronterie.

Allons bon, cesse donc de fantasmer.

Lorsqu’il croise le regard de Céleste, Jack se contente de lui adresser un discret signe de tête. S’il intervient, il sent qu’il pénalisera davantage la jeune femme qu’il ne lui viendra en aide. L’homme finit sa bière tranquillement, avant de ranger les copies de ses élèves dans son baise-en-ville. Sourd à la violente érection qui déforme son pantalon, il se lève et quitte la terrasse d’un pas tranquille, alors que certains murmures s'élèvent à la vue de son émoi. Une fois chez lui, Jack hésite une bonne dizaine de minute à appeler une escort-girl qu'il connaît bien, une certaine Melody, mais il tombe sur son répondeur et n'insiste pas, épargnant ainsi son portefeuille. C'est donc bien plus tard sous la douche, en solitaire, qu'il doit astiquer sa grosse verge veineuse, caressant doucement ses bourses glabres de sa main libre. Ne faisant guère durer ce plaisir solitaire, il jute bientôt à gros jets, arrosant la céramique de sa douche. Cette purge lui permet de s'endormir aussitôt qu'il se glisse entre ses draps propres, sans prendre la peine de régler son réveil ; après tout nous sommes vendredi soir et le lycée est fermé le lendemain.

Toutefois, c'est bien par la sonnerie stridente de ce dernier que Jack est réveillé en sursaut. Humm... Appuyant d'un geste endormi sur l'importun, Jack se redresse, fronçant les sourcils, prenant quelques instants pour rassembler ses pensées. Machinalement, il se lève de son lit et se dirige vers la cuisine pour se préparer un café. Saisissant son mobile, il hausse un sourcil en constatant que la date correspond bien à celle de samedi. Faut que je change de réveil. Lorsqu'il revient dans le salon, sa tasse à la main, il écarte négligemment le paquet de copies corrigées la veilles et ouvre un exemplaire de la Chartreuse de Parme qu'il lit pour la troisième fois. N'ayant rien de particulier à faire ce jour-là, Jack a prévu d'aller faire un tour à la salle de sport vers onze heures, puis de flâner un peu en ville. Après tout, ne doit-il pas se mettre en quête de phénomènes paranormaux, comme ses supérieurs le lui ont indiqué ? Ayant déjà décidé de taire scrupuleusement l'existence de Mélinda Warren, il va sans dire qu'il lui faut leur donner un os à ronger. Plongé dans la lecture de son roman, il sursaute lorsque son téléphone vibre sur la table en bois et décroche par réflexe.

« Taylor. »

« Bonjour monsieur Taylor, est-ce que tout va bien aujourd'hui ? » c'est la voix calme et professionnelle de Mademoiselle Howard, la secrétaire de l'établissement privé dans lequel il travaille le vendredi. « Heu oui, naturellement, pourquoi cela, Hélène ? » Jack s'amuse souvent à être familier avec la jolie jeune femme, pour le plaisir de la voir s'empourprer. « Hé bien ma foi... Vous n'êtes pas venu en cours ce matin, alors j'ai pensé que vous étiez peut-être malade. Surtout que cela ne vous arrive jamais. »

Jack fronce les sourcils, esquissant une moue. « Je ne travaille pas le samedi Hélène. Et vous non plus d'ailleurs. Vous avez du vous tromper en vous réveillant ce matin. Moi aussi quand mon réveil a sonné j'ai cru que nous étions vendredi, mais en réalité... » La jeune femme le coupa, confuse. « Mais monsieur Taylor, nous sommes vendredi ! Les élèves sont là, et les professeurs aussi ! A part vous bien entendu... » Cette fois-ci, Jack reste silencieux l'espace de quelques secondes, se prenant le front dans la main. Il est sûr et certain que la journée de la veille était un vendredi. Il l'avait vu sur son téléphone, dans les journaux. Il avait effectué son cours de français hebdomadaire. Il avait discuté avec ses collègues du week-end à venir....Y compris avec Hélène ! Pis encore, son téléphone indique bel et bien samedi. Toutefois, Hélène n'a aucune raison de lui mentir. Ainsi soit elle est complètement folle, soit il se plante.

« Écoutez Hélène, je pense que j'ai peut-être attrapé un rhume hier, je ne me sentais pas très bien. J'ai du confondre...Je suis vraiment désolé de vous avoir fait faux bond ».

« Oh ne vous inquiétez pas, ça arrive à tout le monde. Et puis vous n'êtes jamais absent de toute façon ! »

« C'est vrai. Dites-moi Hélène, aujourd'hui vous portez un tailleur bleu marine et des escarpins grenats, n'est-ce pas ? Les Vera Wang ? »

La secrétaire marqua une pause, surprise. Jack imagine sa tête de l'autre côté du fil, et ne put s'empêcher de sourire, malgré l'étrangeté de la situation. La jeune femme possèdent en effet une quantité invraisemblable de chaussures. Il avait environ une chance sur trente de tomber juste. Lorsqu'elle reprend la parole, elle chuchote, affolée.

« Monsieur Taylor, comment savez-vous ça ? Vous avez planqué une caméra dans mon bureau ou quoi ? » Jack sourit. « Malheureusement non Hélène, je pense que j'ai juste eu de la chance... beaucoup de chance.»Lorsqu'il raccroche, un rapide regard à ses copies l'informe que sa correction de la veille...N'avait pas eu lieu.

Persuadé qu'il a dû rêver la journée de la veille, Jack a essayé d'appeler Mélinda Warren, la petite vampire étant probablement la première informée en cas de survenance d’événements... Étranges. Mais il est tombé sur son répondeur et en a déduit qu'elle est occupé à soumettre quelque esclave. Si bien qu'il a pris le premier bus pour se rendre au lycée, soucieux de vérifier quelque chose. Il doit courir dans la rue pour arriver à 10h30 au portail, avant de traverser la cour de l'école à grandes enjambées. Il devait être 10h35 environ quand je l'ai croisée... Montant les escalier quatre à quatre, il débouche sur le pallier pour constater que le couoir est vide. ouf... Mais son soulagement est de courte durée, puisque quelques secondes plus tard, Céleste Hendricks et sa petite camarades se dirigent dans sa direction.

Mais qu'est-ce que c'est que ce putain de bordel ?
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« Répondre #6 le: Septembre 12, 2017, 07:03:50 »

Il m'a vue ! Merde, comment j'ai pu me fourrer dans cette situation moi ?
Céleste évite à tout pris de recroiser le regard de son professeur quand Brittany, hilare, l'interpelle:
"Dis donc Catwoman, il en pince pour toi le prof de français !"
Cette fois, et bien qu'il essaie de dissimuler sa vigueur avec sa sacoche, Céleste ne manque pas de remarquer le formidable embonpoint de son entrejambe, certainement pas dû à la correction des copies.
"Allez viens, on va se préparer pour ce soir, le chauffeur nous attend devant."

Pendant tout le trajet, Céleste tente de trouver des solutions à ses problèmes de la journée, mais l'image de Mr Taylor et de la bosse de son pantalon ne cesse de lui revenir en tête.
C'est avec soulagement qu'elle prend son premier verre chez Brittany et s'isole dans les toilettes pour mettre à jour son blog anonyme qui lui sert de journal intime, peu avant de perdre conscience de la suite des événements alors que la soirée costumée commence tout juste.

## Deuxième jour ##
Céleste est en retard quand elle arrive dans la salle de cours, mais elle remarque avec soulagement qu'elle n'est pas la seule. Elle pénètre sous le regard de ses camarades avec la désagréable sensation que tout le monde remarque son absence de sous-vêtements. Discrètement, elle se faufile entre les rangées jusqu'à sa place aux côtés de l'horrible Brittany qui tente un coassement à son approche.
Ah oui, le corbeau. On me l'avait jamais faite celle là..

Sa voisine de table venait de faire tomber son crayon quand Mademoiselle Howard fit irruption dans la salle, s'excusant pour l'absence de leur professeur.
Bon, c'est peut-être pas une si mauvaise journée finalement, je vais pouvoir rentrer chez moi avant le cour de sport.
À la sortie du lycée, Takeshi le bellâtre de la classe l'interpelle:
"Eh Céleste, t'es pas du feu s'teuplaît?"

Jamais dans son souvenir il ne lui avait adressé la parole et bien qu'il ne fasse pas partie des lourdauds qui se moquaient d'elle régulièrement, Céleste n'imaginais pas qu'il puisse lui parler un jour, fut-ce pour lui demander son briquet.
"Tiens. Du coup t'aurais pas une clope pour moi ?"

Le jeune homme lui offrit la tige et se mit à marcher à ses côtés.
"Tu fais quoi pendant les deux heures ?"
"Je rentre chez moi, j'ai un ou deux trucs à récupérer."
"J'te dépose si tu veux, je suis garé juste là."

Céleste faillit refuser l'offre, mais Takeshi faisait partie de ses fantasmes et bien que le grand brun ne soit pas typiquement le genre de garçon qu'elle affectait, elle ne pouvait se résoudre à laisser passer une telle occasion.
Le trajet fut des plus agréables et malgré que le jeune homme soit un peu simple au goût de Céleste, il avait la conversation facile et savait écouter. Cependant, il se fit plus entreprenant une fois chez Céleste et après qu'ils se soient embrassés il tenta de glisser une main baladeuse qui lui rappela de mauvais souvenirs:
"Non ! Je.. pas comme ça. Excuse moi, mais je ne peux pas, ça va trop vite."

Le garçon fut cependant très compréhensif:
"Oh ne t'en fait pas, je comprends. Je vois bien quel genre de fille tu es."

Au début soulagée, Céleste remarqua quand même sa dernière phrase, se demandant ce qu'il entendait exactement par là. Le retour fut plus tendu mais ils ne firent pas référence à ce qu'il venait de se passer entre eux.

C'est un peu plus tard que Céleste croisa son professeur dans le couloir, alors qu'elle tenait Mia par le bras pour l'emmener à l'infirmerie. Elle avait eu le temps de remplacer ses vêtements de sport par un t-shirt Slayer noir ample ayant vu des jours meilleurs et un short en jean si court qu'il ressemblait plus à une culotte en denim avec les poches qui dépassaient par en dessous. Le short mettait fort bien en valeur son petit cul rebondi et ses belles jambes dodues, effet recherché par Céleste et elle avait à ses pieds de petites baskets roses. Ses cheveux étaient attachés en couettes de chaque côté.
Elle eu un petit cri de surprise quand elle vit son professeur :
"Monsieur Taylor ? On nous a dit que vous étiez malade."


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Jack Taylor
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« Répondre #7 le: Septembre 17, 2017, 11:07:59 »

Si Jack Taylor n’avait pas rencontré Mélinda Warren, quelques semaines plus tôt, il aurait refusé de croire à l’éventualité d’un évènement aussi extraordinaire que celui qu’il était actuellement en train de vivre : il est en train de revivre exactement la même journée que la veille, la seule différence étant qu’il a parfaitement conscience de cette répétition. En chemin il lui est venu à l’esprit que ce pouvait d’ailleurs être un coup de la petite vampire, mais cela n’est pas son genre.

« Non… Enfin à vrai dire oui, je me sentais patraque et j’avais un petit peu de fièvre », répond-il, d’un ton plane.

Jack Taylor n’est pas homme à paniquer, mais la perspective de revivre encore et encore la même journée a quelque chose de très angoissant. Fort heureusement, la tenue de la petite Hendricks a de quoi rasséréner un mort, et Jack ne peut s’empêcher de laisser son regard glisser sur ses cuisses découvertes. Son short dévoile la naissance de son cul laiteux. Une belle paire de fesses moelleuses, qui doit bien rebondir lorsqu’on les fesse. Comme la veille, un début d’érection qu’il ne chercha pas à cacher déforme rapidement son pantalon.

« M’enfin pour l’instant, c’est Mia qui a l’air plutôt mal en point. Je vais vous accompagner à l’infirmerie. » Jack sait que l’infirmière de l’école était absente le vendredi matin, mais naturellement il n’en souffle pas un mot aux deux élèves qui l’accompagnent.

« Tiens Mia, tu devrais t’allonger un petit peu en attendant que ça passe. » les deux élèves et leur professeur ont effectivement trouvé l’infirmerie totalement vide. Les élèves n’avaient pas le droit d’accéder librement à cette salle lorsque la responsable est absente, mais comme tous les professeurs, Jack a un double de la clé. Alors que la pauvre Mia – que Jack trouvait fadasse, bien que gentille – s’installe sur un lit propre, l’homme fouille l’une des armoires, pour dénicher deux boites de médicaments, et revenir avec trois cachets et un verre d’eau qu’il lui tend.

« Tiens bois ça, tu devrais aller mieux d’ici une heure ou deux. »

La jeune femme s’exécute en gémissant un peu, puis se coucha sur le côté, sans même prendre la peine de se glisser sous les draps. Lorsque quelques secondes plus tard, sa respiration régulière indique qu’elle s’était endormie, jack tire une couverture sur elle. « Bon… » L’homme se retourna vers Céleste, réfrénant l’envie de l’attraper par les couettes et de lui fourrer son chibre entre ses lèvres pulpeuses. Calme-toi, allons-y progressivement, s'ordonne-il, en s'efforçant de calmer sa respiration désordonnée. Une idée sournoise, odieuse, lui a traversé l’esprit pendant qu’il marchait derrière Céleste, quelques minutes plus tôt. Et s’il pouvait lui faire tout ce qu’il voulait, sans qu’elle ne s’en rappelle le lendemain ? Après tout, elle ne se souvient visiblement pas de leurs deux rencontres de la veille… Mais cela demande tout de même vérification.

« Dis-moi Céleste, ça t’arrive souvent de te cosplayer ? Tu sais, te déguiser en personnage de jeux vidéo, ou de manga. »

L’homme s’est assis sur un lit vide, en face de son élève. Son érection n’a pas décru et son regard brillant est suffisamment inquiétant pour faire baliser une lycéenne un peu prude. Mais il n’y a pas que de la concupiscence dans le regard du prétendu professeur. La curiosité est elle aussi, bien présente. Lors de la survenance d’événements extraordinaires ou traumatisants, il arrive que l'esprit humain se retrouve au bord d'un précipice, dorénavant incapable de bien distinguer le vrai du faux, le bon du mauvais, sourd à toutes préoccupations morales. C'est exactement là où l'esprit malade de Jack se trouve.
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« Répondre #8 le: Septembre 17, 2017, 06:47:37 »

« Non… Enfin à vrai dire oui, je me sentais patraque et j’avais un petit peu de fièvre », répond le professeur, l'esprit visiblement ailleurs.
Céleste surprend le coup d’œil de l'enseignant vers son short mais confond son expression pour de la désapprobation. Elle baisse alors les yeux, gênée comme à son habitude quand elle imagine ce qui peut se passer dans l'esprit des adultes qui ne voient pas d'un regard bienveillant ses choix vestimentaires. C'est alors que son regard à elle s'attarde un peu trop longtemps sur le mouvement suspect à l'entrejambe de Mr Taylor. Elle détourne cependant rapidement le regard, remontant machinalement ses lunettes sur son nez, rougissant encore un peu plus.
"Vous avez l'air d'aller mieux en tout cas..."
Et pas qu'un peu en plus. Mince, c'est moi ou Mia qui lui fait cet effet là?
« M’enfin pour l’instant, c’est Mia qui a l’air plutôt mal en point. Je vais vous accompagner à l’infirmerie. »
"Je... .. heu d'accord."
Céleste panique un peu à cet instant. Elle savait parfaitement que l'infirmière était absente le vendredi matin mais elle comptait sur cet instant de répit pour éviter la torture de la course et elle se sentait alors comme prise au piège de sa manigance. Leur professeur les suivait jusqu'a l'infirmerie et elle ne réussissait plus à se défaire de l'image des plis en mouvement du pantalon de Jack. Pourtant, la jeune fille se sentait malgré tout en sécurité, n'imaginant pas un seul instant qu'un de ses enseignants puisse lui faire des avances.
Bien entendu, les lieux étaient déserts mais Jack disposait d'une clef et les fit entrer à sa suite.
« Tiens Mia, tu devrais t’allonger un petit peu en attendant que ça passe. »
C'est à cet instant que Céleste se demanda malgré tout si c'était une bonne idée de laisser Mia seule et sans défense.
Enfin, c'est con, je me fait des films....
« Tiens bois ça, tu devrais aller mieux d’ici une heure ou deux. »
Mia ne fit ni une ni deux et s'endormit assez rapidement, laissant sa camarade seule face à Jack Taylor.
« Bon… Dis-moi Céleste, ça t’arrive souvent de te cosplayer ? Tu sais, te déguiser en personnage de jeux vidéo, ou de manga. »

Mais il sort d'où lui? J'habite depuis suffisamment longtemps à Seikusu pour savoir ce que c'est que le cosplay, c'est quoi cette question, et où veut il en venir?
Jack s'était assis sur le lit et Céleste ne savait plus ce qu'elle devait faire, quitter l'infirmerie et retourner en cours de sport? Rester ici avec Mia et le professeur?
Un détail significatif du comportement humain pousse ceux-ci à adopter par mimétisme le comportement de leur interlocuteur; ainsi, il est très difficile d'agresser quelqu'un de calme en train de manger. Un effet similaire était en train de se passer ici: le fait que son professeur se soit assis incita Céleste à faire de même et à répondre à sa question malgré son instinct qui lui dictait de quitter les lieux au plus vite. Malheureusement pour elle, à cet instant précis et dans sa vie en général, Céleste n'avait pas pour habitude d'écouter son instinct.
Bon, au pire je loupe la fin du cours de sport et j'aurai une bonne excuse...
"Non, la dernière fois que je me suis déguisée je devais avoir 6 ans. Pourquoi cette question monsieur?"
A cet instant précis, Céleste baisse les yeux sur l'entrejambe de son professeur et remarque très nettement son érection d'un regard pas aussi fugitif qu'elle ne l'aurait souhaité, regard qui n'a pas pu passer inaperçu de l'intéressé. Céleste rougit une nouvelle fois mais cette fois son cœur se met à battre follement dans sa poitrine lui faisant perdre ses moyens.
« Dernière édition: Septembre 18, 2017, 07:11:09 par Celeste Hendricks » Journalisée

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« Répondre #9 le: Septembre 22, 2017, 11:18:48 »

La situation prends une tournure plutôt... Glauque. Jack en a conscience, raison pour laquelle il tâche de réprimer ses pulsions, avec un succès... Discutable. Depuis qu'il a rencontré Mélinda Warren, il a l'impression que sa libido, déjà exceptionnelle, avait décuplé. Il a envie de baiser partout, tout le temps. Et avec n'importe qui...Enfin presque. Car Céleste n'est pas n'importe qui. Son corps onctueux et pâle est une invitation au stupre. Presque docilement, l'adolescente s'est assis à côté de lui, visiblement gênée. Il le sait, si la petite n'a pas encore désertée les lieux, c'est parce qu'il est son professeur...Et que les professeurs n'abusent pas de leurs élèves, du moins en règle général. Mais lorsqu'elle remarque son érection, la pauvrette s'empourpre et son regard se trouble. Elle sait que je l'ai vue regarder ma queue, constate-il, avec un mauvais sourire. D'un geste précis, il replace une mèches de cheveux de la jeune fille derrière son oreille.

« Je vois. Peut-être que tu auras bientôt une occasion de le faire. Tu verras, c'est plutôt amusant, passé le côté un peu ridicule de la situation. »

Ainsi il ne se trompe pas. La journée de la veille n'a pas encore eu lieu pour Céleste. Et si les choses se passent exactement comme elles doivent se passer, d'ici trois heures, elle déambulera dans les rues, habillée en Catwoman, sa poitrine se soulevant lourdement à chaque fois que ses talons heurteront le bitume. Cette idée émoustille encore davantage et il se voit poser sa main tiède sur la cuisse nue de l'adolescente... Mais il va trop vite, bien trop vite. La petite s'effarouche, proteste et s'écarte. L'instant d'après, Jack se retrouve seul avec une Mia profondément endormie. Il l'observe dormir pendant quelques minutes, dubitatif. En approchant Céleste de la sorte, il a pris un risque énorme ; celui de se faire renvoyer de l'école, voire même, si l'établissement n'étouffe pas l'affaire, de se retrouver au tribunal... A supposer que la petite parle, ce qui n'est pas acquis.

« Bon. »

Alors qu'il quitte l'infirmerie, refermant silencieusement la porte derrière lui, Jack ne peut s'empêcher d'esquisser un sourire mauvais. Si demain est encore aujourd'hui alors... Je suis théoriquement libre de faire n'importe quoi. Cette dernière constatation balaye définitivement son inquiétude, alors qu'une sensation de puissance gonfle sa poitrine. Je pourrais même m'astiquer en pleine rue, que cela n'aurait aucune espèce d'importance.Alors que ses pas le mènent hors de l'établissement, le professeur s'amuse à imaginer toutes les improbables situations dans lesquelles il pourrait se mettre, sans en craindre les conséquences. Forcer la directrice à me sucer. Cambrioler une banque pour le fun. Voler un hélicoptère... Mais à chaque fois, ses pensées tumultueuses reviennent à Céleste et à son gros cul laiteux. Le fait qu'elle se soit refusée à lui le met en rogne, l'obsède littéralement. J'aurai cette petite catin, avec, ou contre son gré, se promet-il, sombrement.


Quelques heures plus tard.

Accoudé au bureau, Jack Taylor a les yeux rivés sur les écrans de surveillance du sex shop. Il ne lui a fallu que quelques billets pour convaincre son gérant – un quadragénaire un peu louche – de remplacer son gardien pour l'après-midi. Avec amusement, il constate que les cabines d'essayage sont pourvues de caméra en haute définition et invisibles pour les clients. C'est bien évidemment illégal, mais le patron ne semble pas s’embarrasser de ces considérations. Toutefois, depuis l'heure et demie qu'il a le cul vissé sur son siège, Jack n'a pas vu grand-chose, hormis quelques salary-men s’attarder dans les rayons les plus crades du magasin, le regard fuyant, leurs doigts tremblant triant fébrilement les DVD pornographiques.

« Ah enfin. »

Un léger sourire se dessine sur les lèvres de Jack lorsque Brittany pénètre dans le magasin...Puis s'efface : Céleste n'est pas avec elle. Qu'est-ce que j'ai raté putain ? Chez l'homme, l'agacement le disputait à la surprise, et il quitta des yeux l'écran de surveillance l'espace de quelques instants, avant de se frapper le front de son poing fermé. Naturellement, quel con fini ! Son absence avait du provoquer, ou l'inverse ne pas provoquer de manière directe ou indirecte, la venue de Céleste dans le sex-shop.
« Dernière édition: Septembre 23, 2017, 08:42:33 par Jack Taylor » Journalisée
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« Répondre #10 le: Septembre 24, 2017, 09:01:57 »

Jack porte la main vers son visage, replaçant une mèche de cheveux dans un geste un peu trop familier pour Céleste.
« Je vois. Peut-être que tu auras bientôt une occasion de le faire. Tu verras, c'est plutôt amusant, passé le côté un peu ridicule de la situation. »
Céleste s’apprête à répondre quand son professeur place une main sur sa cuisse. Le cœur de Céleste déjà emprunt d'un rythme endiablé s'emballe carrément. La panique s'empare d'elle et elle se prend les pieds dans le drap, pour la deuxième fois de la journée, chutant brusquement au sol.
Sans demander son reste, la jeune fille quitte la pièce en courant, abandonnant son amie au professeur.

Brittany fait irruption dans le sex-shop dans une démarche décidée et hautaine. Elle se dirige vers le gérant assis mollement derrière son comptoir et lui glisse un petit papier sur la caisse enregistreuse.
"Combien vous demandez pour me fournir ceci?" dit-elle en désignant le papier.
Le gérant jette un œil et son visage se décompose.
"Mais enfin mademoiselle, ce que vous me demandez là est illégal!"
dit-il d'une voix qui se veut discrète.
"Ah oui? Et laisser entrer une mineure dans votre boutique équipée de caméras jusqu'aux cabines d'essayage, ça n'est pas illégal?"

Brittany n'a pour sa part pas imité la voix basse du gérant, volontairement bien entendu, et un client s'est déjà retourné en surprenant leur conversation. Le gérant baisse encore d'un ton et dévisage Brittany, peu habitué à ce genre de comportement de la part d'une adolescente.
"C'est pas ma boutique que je risque là, c'est ma liberté. Si quelqu'un venait à savoir que je vous ai fourni ça..." mais la jeune fille l'interrompt brusquement, sûre d'elle:
"Un petit flacon suffira, et personne n'en saura rien, je vous assure."
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« Répondre #11 le: Septembre 25, 2017, 01:47:40 »

Jack tempête derrière l'écran de surveillance, tapotant le bureau de ses doigts, mais hausse un sourcil amusé lorsque Brittany engage la conversation avec le propriétaire. Se sachant observé, ce dernier surjoue l'indignation, jetant un coup d’œil affolé à la camera, mais Jack n'en a cure ; il tient enfin un moyen de pression sur Brittany. Repoussant brutalement sa chaise à roulette, il sort de la pièce au pas de course, avant de traverser la boutique pour se diriger vers le comptoir. Surgissant dans le dos de la petite peste, il lui arrache silencieusement le post-it qu'elle tient.

« Acide gamma-hydroxybutyrate, autrement dit GHB », constate-il, d'un ton posé, avant de relever les yeux vers le visage affolé de la jeune femme. « Qu'est-ce qu'une petite idiote comme toi pourrait bien faire avec une saloperie pareille ? »

Observant la scène d'un air visiblement gêné, Le gérant a croisé les bras et secoue la tête d'un air affligé.

« Ah, mon bon monsieur, y'a plus de jeunesse, c'est moi qui vous le dit ! »

La cruauté et l'ingéniosité des jeunes filles ne surprend plus Jack Taylor depuis un bon moment, mais il faut avouer que cette fois-ci, la rouquine a fait fort. Pliant soigneusement le papier avant de le ranger dans la poche arrière de son jean, Jack s'accoude au comptoir, esquissant un mauvais sourire.

« La loi voudrait que je rapporte l'infraction au premier agent de police qui croiserait mon chemin... » Il marque une pause, adressant un signe de tête apaisant au propriétaire, qui commence à s'agiter. « mais je n'ai pas envie de mettre ce monsieur dans la mouise à cause de tes caprices. » De toute évidence, le gros homme vend des drogues à ses clients ; la jeune fille ne s'était pas adressée à lui par hasard. Peut-être d'ailleurs n'était-ce pas la première fois qu'elle faisait appel à ses services. Mais tout cela n'est pas son problème.

« Je pense qu'on va s'arranger autrement. Viens avec moi. »

Prenant la rouquine par le bras, sans se soucier de lui faire mal au poignet, Jack l'entraîne dans l'arrière boutique, sous le regard médusé du gérant. Il la pousse gentiment, mais fermement à l'intérieur de la salle de surveillance qu'il occupait précédemment, et s'adosse tranquillement à la porte. Elle est à sa merci, et il sait qu'il pourrait probablement lui demander n'importe quoi, mais il a décidé de faire preuve d'un peu plus de patience.

« Ecoute-moi bien, Brittany. Je sais que tu as prévu d'organiser une petite sauterie ce soir. Peut-être que tu pensais en profiter pour utiliser du GHB sur quelqu'un... Mais tu vas faire exactement ce que je te dis. » L'homme se prend le menton dans la main, faisant mine de réfléchir. « Je veux que tu invites Céleste. Tu sais, la fille que tu adores martyriser. Puis tu l'isoleras dans une pièce vers 21h et tu la feras boire. Pas énormément, juste un peu, pour la dérider. Ensuite, tu nous laisseras seuls. Enfin, si tu veux je te laisserait filmer un peu. »

Violer une élève ivre-morte n'a aucune espèce d'intérêt pour Jack, qui préférait de loin que ses partenaires réclament sa queue à corps et à cris. Prêt à la congédier, il s'écarta de la porte, puis se ravisa. « Tiens attends, baisse-moi ta culotte. Et remonte-moi ta jupe au dessus de la taille. Tourne-moi le dos maintenant. Écarte un peu tes fesses. Voilààà. ». Sortant son téléphone portable, l'odieux professeur prend plusieurs clichés de la peste qui exposait son abricot juteux. Curieusement, même si pour elle la situation est dramatique, elle semble y prendre un petit plaisir malsain.  Renonçant à l'idée de la prendre sur la table, Jack la laisse partir, son assurance soigneusement enregistrée dans son téléphone portable. Il sait que pour une fille comme Brittany, sa réputation est capitale. Si ces clichés obscènes venaient à circuler, la petite serait détruite... Ce qui au fond ne serait que justice.
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« Répondre #12 le: Septembre 28, 2017, 07:23:28 »

Céleste tourne en rond dans les toilettes des filles depuis bientôt une heure.
Elle est progressivement passée d'une peur panique à une curiosité
Elle se demande ce qu'il se serait passé si elle était restée dans l'infirmerie. Elle ne peut s'empêcher de revoir le regard de son professeur la dévorer des yeux et même si la situation la mettait mal à l'aise et qu'elle refuse de se l'avouer, sentir le désir pour elle de cette homme a quelque-chose d'obsédant. Elle revoit encore la bosse de son pantalon et elle s'imagine le sexe de Mr Taylor, chaud comme la main qu'il a posée sur sa cuisse. Elle a beau tenter d'effacer ces images de son cerveau, elle se repasse la scène en boucle jusqu'à en devenir folle. Peut-être le goût de l'interdit a-t-il donné à ce moment un touche plus érotique que les instants qu'elle a passé auparavant avec Takeshi.
Tout de même, c'est la deuxième fois qu'un garçon lui fait des avances sexuelles aujourd'hui!
Enfin, pas tout à fait. Mr Taylor n'est plus vraiment un garçon n'est-ce-pas?
Puis elle se demande s'il est amoureux d'elle, si une histoire entre eux serait possible.
Enfin, balayant cette idée, elle décide que ce n'est finalement qu'un vieux pervers.
Elle envisage un instant de le dénoncer, peut-être n'en est-il pas à son coup d'essai, peut-être a-t-il même déjà abusé d'une autre élève?
Bon sang! Mia!
Je l'ai laissée seule à l'infirmerie!

Céleste dégaine son portable et s'appète à appeler son amie quand celui-ci retentit, faisant résonner la Marche Impériale dans les toilettes.
Céleste, surprise, sursaute et manque de laisser tomber son smartphone sur le carrelage. C'est Brittany!
La jeune fille décroche, sur la défensive:
"Oui, allô?"
"Céleste? Comment ça va?"
"Heu, je... bien, ça va. Pourquoi tu m'appelle?"
"Qu'est-ce que tu fait ce soir? On organise une petite soirée chez moi et ça me ferait vraiment plaisir que tu viennes avec nous."
Céleste n'y croit pas. Elle ne mord pas à l’hameçon, elle sait très bien qu'elle ne l'inviterait pas, à moins d'avoir une bonne raison et les raisons de Brittany sont souvent perfides.
"J'ai mes maths à réviser ce soir."
"Toi? Réviser les maths? Tu te fout de ma gueule? Écoutes, si je t'invite c'est qu'il y a une raison: Takeshi sera là ce soir, et il a demandé après toi. Il n'avait pas ton numéro et il n'osait pas t’appeler. J'ai l'impression que tu lui fait de l'effet tu sais?"
Oui. Je sais.
"Bon, je vais y réfléchir, je te rappelle."
Un fois la conversation terminée, l'image de son professeur de français s'impose à nouveau à son esprit.
Bon, là ça commence à bien faire, il faut que je passe à autre-chose. Sortir me fera le plus grand bien...
Cinq minutes plus tard, elle rappelait Brittany...

Les parents de Brittany habitaient un vieille demeure seigneuriale datant de l'époque Edo située sur les hauteurs de Seikusu. D'architecture shoin-zukuri typique de l'époque, le vaste manoir d'apparat était disposé selon un agencement classique: le shinden et ses dépendances en forme de U étaient construits autour d'une cour ouverte sur le jardin zen dont il fallait parcourir les chemins sinueux pour accéder au porche d'entrée au sud de la demeure. Le tout était parfaitement entretenu et Céleste reprit un peu d'aisance, apaisée par le calme du petit lac qui était entouré de petits lampions savamment espacés pour donner une ambiance presque féerique à l'ensemble.
Bien entendu, les parents de la peste étaient absents et celle-ci s'était arrangée pour que les domestiques s'absentent également pour la soirée. Bien que tôt dans la soirée, la fête battait déjà son plein et de nombreux lycéens étaient déjà en train de s'amuser un verre d'alcool à la main. Tous n'étaient pas de la classe et certains semblaient même venir d’écoles différentes de Céleste et elle fut soulagée de réussir à à faire son entrée discrètement dans le butsuden à deux étages duquel sortait une musique aux basses assourdissantes.
Le mélange d'architecture traditionnelle et de mobilier moderne avait quelque-chose de coquasse et les armures de samouraï se disputaient la vedette avec un éclairage à leds colorées qui auraient fait grincer des dents plus d'un esthète.
Brittany et Fumi étaient en train de discuter avec des garçons de l'équipe de baseball dans la petite alcôve qui avait autrefois servi de bureau mais Céleste ne vit pas Takeshi parmi le groupe.
"Ah Céleste! Tu as trouvé sans problème? Comment va Mia?"
Que Brittany s'enquière de l'état de santé de son "amie" ne manqua pas de surprendre Céleste et elle voyait bien que la situation n'était pas dans l'ordre naturel établi par la rousse.
"Je... je n'ai pas réussi à la joindre. Elle est sur répondeur depuis ce matin."
"Bah! Tant pis pour elle, elle loupe une soirée mémorable... ou pas."
Brittany avait un petit sourire carnassier en prononçant la fin de sa phrase, mais elle l'ignora persuadée qu'elle n'était pas en cause.
"Allez, viens avec moi, j'ai un truc à te raconter, mais d'abord on va prendre un verre!"

La cuisine était bondée, tout le monde se bousculait pour profiter du punch et Brittany en servit un verre à sa camarade. Céleste n'était pas très habituée à boire de l'alcool et n'aimait pas le goût du rhum dans le jus de fruit, mais elle s'abstint de tout commentaire et avala même le verre assez rapidement.
"Alors, de quoi voulais-tu me parler?"
"Oh, excuse moi, j'ai un appel, je te verrai tout à l'heure. Amuse-toi!"

Cinq minutes plus tard, Céleste était en train de danser, déchaînée comme elle ne l'avait jamais été. Ses soucis de la journée envolés, elle faisait tourner sa jupe noire, montrant ses jambes pulpeuses couvertes jusqu'en dessous du genou de mis-bas rayés noir et rose sans se préoccuper de ce qu'on aurait bien pu penser d'elle. Elle avait lancé ses Docs dans un coin du hall et ses petits pieds menus foulaient avec vigueur les tatamis au rythme de la dubstep assourdissante. Les mouvements frénétiques de sa danse faisaient bondir ses seins plantureux très largement visibles sous le top moulant noir qu'elle avait choisi et sous lequel on pouvait voir son tatouage d'ailes d'ange noires dépasser dans son dos. Ses couettes suivaient les mêmes mouvements, bondissant dans tous les sens.
Elle allait parfois faire une pause pour discuter avec des élèves quelle n'avait jamais vus, mais elle n'était déjà plus capable de soutenir une conversation correcte tant son débit de parole était endiablé. Elle retournait donc danser sans se poser de question.
C'est un peu avant neuf heures que Brittany vint chercher Céleste alors qu'elle s’apprêtait à danser topless sous le regard médusé d'un public circonspect.
« Dernière édition: Septembre 29, 2017, 02:08:13 par Celeste Hendricks » Journalisée

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« Répondre #13 le: Octobre 08, 2017, 02:13:50 »

L'agent Jack Taylor dispose d'une qualité indispensable à tout espion : il sait se montrer patient. Suivant les recommandations de Brittany, il s'est pointé à l'arrière du jardin zen, ou un domestique affable l'attendait derrière un petit portillon en bois de rose. L'individu, âgé d'une quarantaine d'année l'a ensuite installé dans une cabane en bois à l'ombre d'un cerisier, de laquelle on pouvait observer l'entrée principale. Il a ainsi assisté à l'entrée des convives en sirotant le whisky on the rocks que l'intendant lui a apporté avant de s’éclipser en silence. Il avait naturellement remarqué la silhouette de Céleste qui d'un pas mal assuré, avait traversé le jardin avant de pénétrer dans le bâtiment duquel s'échappait déjà de la musique électronique.

Jack attend une bonne demi-heure, puis quitte les lieux pour se diriger vers la bâtisse cossue qu'il contourne en empruntant un sinueux chemin en pierre, jusqu'à trouver l'entrée des domestiques. Un léger sourire aux lèvres il pousse la porte, et pénètre à l'intérieur. Déverrouillée, comme prévu. La petite peste a tenu parole. Assailli par les décibels, il fronce les sourcils, le temps de s'habituer. Jetant un rapide coup d’œil alentour, il constate qu'il se trouve dans la buanderie, heureusement déserte. Plongeant la main dans la poche de son trench-coat kaki, il en tire un masque de hibou plutôt réussi qui lui couvre la partie supérieure du visage. Ensuite, il se débarrasse de son manteau, puis rejoint le couloir d'un pas léger. Il manque de se cogner à un jeune homme ivre, qu'il écarte gentiment de son passage, le débarrassant au passage de son verre de vodka-pomme. Dans la pièce principale, la fête bat son plein. Des petits groupes se sont formés, discutant à bâtons rompus, ou se déchaînant sur la piste de danse. La plupart des invités étant déjà ivres, personne ne fait réellement attention à lui, d'autant qu'il porte un simple jean brut, des baskets et un t-shirt, comme la plupart des garçons. Une main se pose toutefois sur son épaule musclée, ce qui le pousse à faire volte-face.

« Hey beau gosse...»

Une européenne, mignonne. Blonde. Complètement pompette, elle passe la paume de sa main sur le torse de Jack, qui ne peut s'empêcher de sourire....C'est Mary, l'une des camarades de classe de Céleste et Brittany, sur laquelle il a également des vues....Mais pas ce soir. Glissant une main sur sa hanche, puis sur sa cuisse, il s'écarte doucement d'elle pour se mêler à un groupe de sportifs occupés à vider des shots de vodka. Encourageant avec les autres un rouquin à avaler son sixième verre, il s'éloigne tranquillement du groupe pour s'approcher cette fois-ci d'une cuisine encombrée. Dans le fond, il aperçoit Brittany, en train de discuter avec la jolie petite Céleste. Lorsqu'elle l'aperçoit, la peste papillonne des yeux, et hoche la tête à son endroit, avant de tendre un verre à la brunette....Puis de s'éclipser. Le signal. Il s'écarte de l'encadrement de la porte pour la laisser passer. Son épaule frôle son menton, son parfum l'assaille. Une deux, trois secondes, puis il la suit à l'étage. Elle s'arrête devant une pièce vide, plongée dans la pénombre, lui fait un signe appuyé du menton, puis s'éloigne. Mais plutôt que de pénétrer immédiatement dans la chambre, Jack s'adosse à la balustrade. D'en haut, il peut voir les jeunes filles en fleur s'enhardir sur la piste de danse. Sirotant tranquillement son cocktail, un léger frisson lui vrille l'épine dorsale alors qu'il voit la jeune Céleste s'avancer au milieu d'un cercle fermé avant de se mettre à se déhancher comme une petite folle, sa lourde poitrine rebondissant sous son T-shirt moulant. Hypnotisé par le spectacle, L'homme sent le désir lui nouer les tripes, son sang affluer vers son sexe. L'élève timide et réservé qui fuyait son contact quelques heures plus tôt a disparue pour laisser place à une jeune femme endiablée. Le cercle se referme autour d'elle, et certains garçons n'hésitent pas à laisser leurs mains traîner sur les hanches de Celeste, voire sur son cul, ce dont elle ne semble pas vraiment se formaliser.

« Bon... »

Jack consulta sa montre. Bientôt neuf heures. Réglée comme une horloge, Brittany entre en scène. Arrachant son « amie » aux mains de ses camarades, elle l’emmène à l'étage. Ni une ni deux, Jack fait demi tour, et entre dans la pièce que Brittany lui a désigné quelques minutes plus tôt. Contournant le lit, il se glisse dans la penderie, se dissimulant derrière les vêtements de la maîtresse de maison. Quelques instants plus tard, les deux adolescentes pénètrent dans la pièce en chuchotant. Dans la pénombre, le cœur battant, la queue érigée et les lèvres étirée en un sourire inquiétant, Jack prend patience, une fois encore.
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Celeste Hendricks
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FicheChalant
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Une petite ado goth rondelette coincée dans une boucle temporelle.
« Répondre #14 le: Octobre 09, 2017, 06:07:41 »

"Un cadeau ? Pour moi ? T'es pas sérieuse !"
"Oui ma chère Céleste, une surprise rien que pour toi."
"Waouh ! T'es une vraie amie toi ! Ouaip! Tu sais, avant je t'aimais pas, j'ai dû te traiter de pouffiasse très souvent, mais finalement t'es gentille."
"Oh mais ça me fait plaisir, et après ce que tu viens de me dire je pense que ton cadeau sera amplement mérité !"
"C'est quoi, dis moi, c'est quoi ? C'est quoi ?"
"C'est une surprise ma cochonne, on ne dévoile pas une surprise, ce serait la gâcher."
Les deux élèves étaient arrivées devant la porte et restaient là à discuter. La voix de Céleste portait plus que d'habitude et n'importe qui la connaissant aurait pu remarquer à sa manière de parler qu'elle n'était pas dans son état normal.
"Dis, je peux te raconter un secret ?"
"Bien sûr que tu peux, tu ne trouvera pas d'oreille plus fiable que la mienne ; ne t'en fait pas, ton secret sera entre de bonnes mains."
"Ce matin, Monsieur Taylor nous a accompagné à l'infirmerie moi et Mia. On a parlé un peu et je crois bien qu'il m'a fait des avances."
"Tiens donc ?"
"Oui, et attend, je t'ai pas dis le meilleur : il avait une érection ! Et pas une petite hein ! J'avais jamais vu une bite aussi grosse !"
Brittany éclata de rire. Un rire mauvais et moqueur.
"Et t'aurai bien aimé qu'il te saute devant Mia, c'est ça ?"
"Oui. Non! Enfin, je veux dire... Mia s'était endormie. Et.. je... bah non, c'est un prof quand même."
Céleste repensai à la main chaude de Jack sur sa cuisse. Rien que le fait d'y penser la mettait dans un état d'excitation plus qu'inhabituel, certainement dû à la présence de GHB dans son organisme.
"Oui, ptet bien que j'aurai aimé ça. Mais tu le dit à personne hein ?"
"Promis !"
"Oh, c'est super ! T'es un ange Brittany!"
"Oui c'est ça, allez, maintenant tu rentre là-dedans et tu vas déballer ta surprise !"
Brittany referma bien vite la porte à clef derrière Céleste. Ensuite elle transféra l'enregistrement de la conversation vers sa boîte mail et elle déclencha à distance la petite caméra qu'elle avait sournoisement camouflée sur la commode de la chambre.
Et bien Mr Taylor, avec ces deux enregistrements, c'est vous qui êtes à ma merci !
Journalisée


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