banniere
 
 
Liens utiles: Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Cacher les avatars

Le Grand Jeu - Forum RPG

Bad langage Discrimination Drugs Sex Violence Gambling

Bonjour et bienvenue.

Ce forum présente des oeuvres littéraires au caractère explicite et/ou sensible. Pour ces raisons, il s'adresse à un public averti et est déconseillé aux moins de 18 ans. En consultant ce site, vous certifiez ne pas être choqué par la nature de son contenu et vous assumez l'entière responsabilité de votre navigation.

Bonne visite ! :)

Pages: [1]
  Imprimer  
Auteur Sujet: Sacrifice Fascinant (La chimère)  (Lu 243 fois)
Andy Lancaster
E.S.P.er
-

Messages: 11



Voir le profil
Fiche
« le: Juillet 15, 2017, 03:44:26 »

Il y a une semaine, ma tante et mon oncle m'avaient emmené à Seikusu pour faire les magasins, c'était leur manière de combler leurs absences répétées. Quand nous nous étions rendus d'une rue marchande à une autre, nous sommes passés devant le lycée. La pause déjeuner venait de terminer et tout les élèves rentraient dans l'établissement. A cet instant, mon sixième sens me frappa de plein fouet. Une émotion m'envahit. Mon cœur battit la chamade et mon visage se tourna de lui-même vers les grilles grande ouvertes du bâtiment. Quelque chose se tramait à l'intérieur de ces murs, quelque chose d'incroyablement dangereux, de puissants. Il m'était arrivé de ressentir à maintes reprises cette émotion mais, jamais aussi forte. Derrière mon torse, mon coeur me faisait mal. Puis, tout s'arrêta quand ma tante me demande si j'allais bien. Sans m'en rendre compte j'étais tombé à genoux, une main sur le coeur qui tentait de calmer l'organe affolé. Je fis mine d'avoir trop chaud pour ne rien laisser paraître.
Je dû attendre la fin du week-end à la maison, pour pouvoir y retourner dès le lundi matin. J'avais déjà tout planifié, il me suffisait de me mêler à la foule d'élève entrant et sortant du bâtiment pour passer inaperçu et d'être discret dans les couloirs quand les cours commençaient. En plus de la sensation que je sentis devant le bâtiment, je m'étais informé sur internet à propos de celui-ci. Et de nombreux événements étranges s'y déroulaient. Des élèves disparaissaient et malgré les plaintes des parents, les cours continuaient d'être dispensés. Fascinant, d'autant plus que c'était la première fois que mes enquêtes concernaient un lieu de tous les jours, fréquenté par des centaines d'individus. Et pour une fois, je n'avais pas besoin de faire le mur.
Lundi matin, ce matin, j'étais de nouveau seul à la maison et je pus partir sans employer la moindre excuse. Je pris un billet de train pour Seikusu, armé d'un sac à dos contenant quelques effets personnels, dont un carnet de note, je pénétrais dans l'enceinte de la cour en me mêlant aux élèves. Personne ne me remarqua, vêtu sobrement d'une chemise blanche et d'un jean noir je me fondais facilement dans la cour. Toutefois, j'entendis un groupe de fille gloussait, leur meneuse me montrait du doigt et se moquait de ma petite taille... Je baissais la tête et continua ma route... Ca ne servait à rien de se faire remarquer et cette fille ne méritait pas mon attention mais, au fond de moi, je sentis une vive haine pour elle. Quand j'entrais enfin dans le bâtiment principal, je me surpris à aller bien... Pourquoi aucune émotion ne tortura mon petit coeur sensible aux ondes néfastes ? Pourquoi tout semblait aussi... normal et banal ? Lentement la masse d'élève se dissipa, chacun trouvant sa place dans les nombreuses classes qu'abritaient le bâtiment. Rapidement, je me retrouvais seul. Les toilettes étaient ma seule solution pour rester caché. Je me cachais dans l'un des cabinets de ceux des garçons et j'attendis une bonne dizaine de minute en pianotant sur mon téléphone pour voir le temps passait plus rapidement. Ces premières minutes étaient décevantes et gênantes. Tout ce que j'avais récolté, c'était des moqueries bêtes et méchante sur mon corps... Enfin, passons... Tout le monde devait être dans une salle, concentré à suivre ou donner un cours. Il me suffisait d'écouter les bruits de pas raisonnant dans les couloirs pour me cacher au bon moment. Les couloirs semblaient bien entretenus, tant par les élèves que le personnel scolaire. J'entendis derrière la plupart des portes des cours être enseignés, mais quelques unes n'abritèrent que le silence. Je mis du temps à franchir le pas, à ouvrir ces portes pour découvrir ce qu'elles cachaient. Je fis sans cesse les cents pas devant la première, me demandant si c'était une bonne idée avant d'abaisser la poignet de la porte et d'y entrer... Pour ne découvrir qu'une salle de classe vide et ennuyante. Dans le doute, je fouillais rapidement le bureau, mais rien et toujours rien. Pourtant j'étais certains d'avoir raison, ce lycée cachait quelque chose !

Quand la pause du matin sonna et qu'un brouhaha de pieds dévalant les escaliers raisonnèrent, je me faufila une nouvelle fois dans la foule pour descendre dans la cour principale... Et c'est là que mon coeur se resserra à nouveau. Comme posséder, mes yeux fixèrent une personne, un garçon, brun, discret, entouré par ses amis. Je le regardais discrètement en m'appuyant contre le mur, laissant les élèves passaient entre lui et moi, mais, je ne le perdais jamais de vue. Il était la source des ondes néfastes qui m'envahissaient. Il était la clef, la solution de mon enquête ! Discrètement, je le suivais du regard, quand je ne le faisais pas, mes yeux fixaient le sol. Je n'étais pas sûr d'être discret mais, il ne croisa jamais mon regard. Quand il était à un cours, j'étais dans les toilettes les plus proches, prêt à le reprendre en filature. C'était excitant. J'étais heureux à cet instant de stalker quelqu'un que je ne connais pas, que je n'avais jamais vu. Les heures passèrent, lentement et sûrement et le soleil se déclina à l'horizon. Les cours se terminaient mais, le brun ne quittait pas l'école. Non, il tournait encore et toujours dans les couloirs, comme s'il cherchait quelque chose, quelqu'un ? C'était de plus en plus difficile de le suivre, je n'étais plus caché par les autres élèves. Par les fenêtres, je pouvais voir les adultes, le corps enseignant et les membres du secrétariat quitter l'enceinte du lycée à leur tour. Ne restaient-ils plus que nous deux ? Je ne le savais pas. Tout ce que je savais, c'était que ce garçon cachait quelque chose qui faisait vibrer mon corps. C'était épuisant et éreintant de vivre avec cette émotion, j'essayais de la calmer mais, c'était difficile. Mon corps étant en alerte et je ne pouvais pas l'arrêter. Après le crépuscule vint la nuit, la lune et ses étoiles. Le garçon s'arrêta devant une salle d'une aile abandonnée du bâtiment. Jamais nous étions passés par-là. J'attendis qu'il y rentre avant de sortir mon téléphone portable pour éclairer le sol et savoir où je marchais.

Quand j'arrivais enfin devant la porte, j'eus la chance de la voir entrouverte. Immédiatement j'éteignis la lumière et attendit quelques secondes. Si quelqu'un de l'intérieur avait vu la lumière de mon téléphone, il serait déjà venu. J'avais de la chance ! C'était bête en y repensant de se balader la lumière allumée dans un bâtiment public et normalement désert. Ma foi, ce n'était pas la priorité. Quand mon œil regarda par l'ouverture de la porte, je vis un spectacle terrifiant qui fit rétracter mes pupilles. Le jeune homme était là, il n'était pas seul... Et la fille qui s'était moquée de moi dans la matinée semblait évanouie et solidement immobilisée par des cordes.
" Qu'est...Qu'est-ce-qu'il se passe ici ? " murmurai-je à moi-même.
Journalisée
La Chimère
E.S.P.er
-

Messages: 23



Voir le profil
FicheChalant
« Répondre #1 le: Juillet 15, 2017, 08:35:44 »

Izuki palpitait d'excitation et d'appréhension à la fois. La jeune fille s'était préparée. Elle était fraîche, mignonne pour ses seize ans, avec son visage rond et ses grands yeux noirs un peu trop maquillés qui lui donnaient un air kawaï. Elle avait lacé dans ses cheveux blonds, frange à l'avant, un large ruban bleu clair, et avait troqué son uniforme contre une robe noire, avec de discrètes dentelles azurées. La tenue n'était ni trop sage ni trop provocante. C'était parfait pour une première rencontre.

Et parfaite, elle se devait l'être, car ce soir était le grand soir. Un des garçons les plus populaires du lycée, Seigi, lui avait donné rendez-vous. Toutes ses amies étaient jalouses, surtout qu'aucune n'osait lui adresser la parole. Il était blagueur, sportif, cool – il fumait même avec sa bande devant le portail, avant les cours – bref, il les faisait toutes craquer. D'ailleurs, elle non-plus ne lui avait jamais vraiment parlé… et quand elle lui faisait des petits signes dans la cours du lycée, il semblait ne jamais y réagir. Elle comptait lui demander des explications à ce sujet, bien sûr. D'autant qu'elle était plutôt populaire elle aussi. Dans son groupe de filles, tout le monde la respectait. Elle estimait mériter un peu plus. Mais les SMS qu'ils échangeaient depuis deux semaines ne trompaient pas : il était fou amoureux d'elle.

Restait le lieu de rendez-vous « la salle d'anglais, après vingt-et-une heure », qui était un peu étrange. Ça non-plus, Izuki ne se l'expliquait pas. En même temps, elle n'avait pas beaucoup d'imagination. Elle avait juste dit à ses parents qu'elle passait la soirée chez une copine, pour se couvrir. Mais pour l'instant, la salle d'anglais était vide, et elle attendait, toute seule, comme une imbécile, assise sur un bureau.

Elle était en train de se demander si elle ne s'était pas faite avoir, quand elle entendit finalement des pas dans le couloir. Elle sentit alors son cœur s'accélérer. Elle se leva, travailla sur son sourire, rajusta son ruban… et se figea.

Tu… vous… ce n'est pas Seigi… begaya-t-elle.

C'était en effet deux individus plutôt qu'un qui venaient d'entrer dans la salle, et aucun des deux n'était celui qu'elle attendait. L'un était un garçon de la même classe qu'elle, qui s'appelait Rei. L'autre était une fille plus âgée, qu'elle avait déjà vu mais qu'elle ne connaissait pas trop.

À l'évidence, lui répondit cette dernière, l'air amusé.

La mémoire lui fit défaut à ce moment là. Izuki devait se souvenir qu'après avoir dit cela, la jeune femme s'était approchée, et avait agité devant elle une grosse bague, forgée d'un scorpion, qu'elle portait au doigt. Elle avait vu une grande lumière, et puis plus rien.
*   *
*

Izuki se réveilla… plus tard. Elle ne savait pas combien de temps avait passé. Il lui semblait qu'on était le matin, mais c'était par simple habitude. Elle n'avait mal nulle part, mais elle se sentait quelque-chose d'étrange avant même d'ouvrir les yeux. Quand elle le fit, elle réalisa qu'elle était dans une pièce plongée dans la semi-obscurité, seulement éclairée par la lumière orange et lanscinante de bougies disposées à même le sol, tout autour d'elle. Le plafond était bas, et dans un coin elle put voir un escalier qui montait. Ce devait être une cave. Dans le noir, il y avait des silhouettes dont elle ne distinguait pas les traits, la vision encore un peu brumeuse.

Elle ne commença à paniquer que lorsqu'elle identifia une pression sur ses chevilles et ses poignets : elle était attachée. Plus précisément, elle était attachée par de la paracorde, les bras et les jambes écartés, sur un plan incliné à 45°. Elle ne pouvait pas vraiment le voir, mais le dispositif était bricolé à partir d'un bureau, qui en constituait la pièce centrale. Par dessus, des pieds de chaises étaient cloués les uns aux autres et sur la surface du bois pour former un X. Bien qu'il semblait très artisanal, le dispositif était au moins inquiétant par les tâches sombres qui le maculaient comme elles maculaient le sol de béton gris tout autour.

Izuki voulut hurler, mais elle se rendit compte qu'une corde avait été également passée aussi tout autour de sa mâchoire, pressant sur ses lèvres, et lui empêchant d'émettre autre chose que des sons étouffés. Ses grands yeux effrayés cherchèrent alors une échappatoire. Ils n'en trouvèrent pas. À la place, ils se fixèrent sur les silhouettes devant elle.

Au nombre de six, elles étaient de tailles et de carrure différentes, mais toutes portaient des capuches – noires ou verdâtres, elle n'aurait su le dire. Elles étaient disposées en demi-cercle. Izuki crut reconnaître, au centre, la femme qui l'avait endormie. Face elle cette femme se trouvait un autre dispositif étrange : deux chaises portaient des grandes bougies, et au milieu, un autel avait été aménagé sur un bureau. Là, un livre à la couverture lourdes et aux pages de vélin reliées y était posé, fermé.

Enfin, devant le bureau-autel, environ un mètre de hauteur, un morceau de métal circulaire, en forme de parabole, avec des pieds… qui avait en vérité tout l'air d'un barbecue. Elle pouvait sentir une légère odeur de charbon brûlant, laissant supposer qu'il était allumé.

Nous t'attendions, Haru. Tu es le dernier. Je ne pense pas que Nori viendra. Il faudra nous en occuper plus tard... , fit la cultiste, avant de désigner Izuki d'un mouvement de sa manche ample. Elle est réveillée. Nous allons pouvoir commencer.

Lorsqu'ils furent prêts, la spirit ouvrit le livre, et commença à réciter une prière avec assurance et magnétisme. Les autres écoutaient, silencieux, têtes baissés, cette voix, presque mélodique, qui se joignaient aux crépitements.

Seigneur du rêve, concède nous, nous t'en prions, la grâce de ta présence. Ô puissant spectre, seul vrai dieu, toi qui vis et régneras pour toujours, nous te supplions de te manifester. Entends l'appel, à travers la nuit et les ténèbres, de tes humbles et dignes serviteurs, de Tes Enfants. Par la force de ces paroles et par Ton Nom, nous te demandons de quitter la demeure de Ton Sommeil éternel !

Si on y regardait de plus près, elle ne paraissait pas vraiment en lire le contenu du grimoire, elle n'y posait jamais les yeux – peut-être le connaissait-elle par cœur, ou peut-être improvisait-elle. Elle reprit à voix plus basse, alors que deux cultistes quittèrent le rang pour s'avancer vers l'adolescente attachée. Chacun saisit une des bougies qui trônaient de chaque côté de l'autel.

En ce jour de solstice, ô Chimère, enveloppe nous de Ton Ombre. Protège-nous du jour qui révèle nos secrets, du soleil qui nous brûle. Épargne nos chairs contre celles de cette innocente. Accepte le sacrifice que nous t'offrons.
Journalisée
Andy Lancaster
E.S.P.er
-

Messages: 11



Voir le profil
Fiche
« Répondre #2 le: Juillet 15, 2017, 10:25:38 »

J'étais agenouillé, derrière la porte, mon oeil droit uniquement illuminé par la lumière des flammes. La fente était petite, il était difficile pour moi de voir toute la pièce. C'était rassurant sur le moment, parce que cela voulait dire qu'eux aussi aurait dû mal à me voir ! Et attentif et concentré malgré le stress qui montait, je compris que personne ne viendrait dans mon dos me surprendre. J'étais à l'abri, contrairement à cette pauvre fille. Enfin... Pauvre... Ne méritait-elle pas cela ? Je veux dire, elle s'est moquée de moi. Alors de combien de personne s'était-elle moquée depuis le début de sa scolarité, le début de sa vie. Etait-elle franchement innocente ? Je ne la connaissais pas après tout mais, je pouvais voir son corps essayait de se débattre en vain. Je notais aussi que les mécanismes mis en place évoquaient la religion. C'était une secte ! Une méchante secte qui semblait s'en prendre à des innocents. Enfin... Je veux dire, cette secte était violente contrairement à d'autres, plus douces... Enfin, je crois ? Je me suis jamais spécialement renseigné sur ce sujet-là. Mais, je savais reconnaître une secte quand j'en voyais une ! Ils étaient dangereux, s'ils me voyaient, il serait persuadé que je préviendrai les autorités. Et au fond ils n'avaient pas tort, je pouvais pas venir tous les soirs contempler leur sacrifice et faire comme si de rien était. J'étais pas comme ça...

La jeune fille, la seule dont j'avais entendu la voix, commença ses incantations... Des paroles dignes des films de fictions. J'aurai pu en rire, normalement, car elles étaient tout droit sorties de son imagination mais, ce n'était pas le cas. Je le sentais. Ce don devenait fort, puissant et incontrôlable. Ce n'était plus mon coeur qui était concerné, mais tout mon corps. Chaque muscle vibrait d'avantage au fil des mots récités. C'était une véritable incantation d'un être surnaturel, ce n'était pas du cinéma ou des délires d'une femme folle. Une entité était là, la chimère arrivait... Mon oeil balayait de haut en bas la pièce, comme s'il était guidé par l'entité pour se fixer sur elle. Je devenais l'oeil de Sauron malgré moi. Mes mains serrèrent de toutes leurs force le côté de la porte. Je voulais assister au spectacle, non pas parce que mon don me dictait de rester mais, parce que quelque chose d'extraordinaire allait se produire ! Au diable que cela soit un sacrifice, je devais le voir ! Pour moi, pour mon bonheur et...

Une musique raisonna... Une musique familière, celle de mon téléphone. Quel crétin je ne l'avais pas mis sur silencieux. Ce n'était qu'une musique, relativement répétitive mais qui raisonnait dans le couloir. Immédiatement, j'essayais de l'éteindre, de raccrocher à ma tante qui devait sans doute s'inquiéter ! La sonnerie continua de retentir, stupide appareil ! Il était tombé tellement de fois qu'il freezait sans arrêt au mauvais moment. Impossible d'arrêter la sonnerie. Mon corps n'était plus concentré sur l'incantation et la jeune fille... Et les cinq autres personnes. Mon oeil, horrifiait, regarda par l'ouverture de la porte. Avait-il entendu mon téléphone qui venait de s'arrêter à l'instant ?
Journalisée
La Chimère
E.S.P.er
-

Messages: 23



Voir le profil
FicheChalant
« Répondre #3 le: Juillet 15, 2017, 11:37:35 »

La cultiste avait arrêté sa prière. Les deux fidèles, leur bougie en main, placèrent celles-ci, symétriquement, au-dessus du tison. La cire commença alors à fondre rapidement, goûtant dans le foyer. Une fois qu'elle fut bien chaude, ils retirèrent leurs cierges de concert. Leur rituel s'interrompit là. Une musique populaire et mal à propos venait de perturber le silence sacré qui s'était installé depuis déjà une dizaine de secondes.

Haru, articula la prêtresse, troublée, qui avait tourné la tête.

L'homme ne se fit pas prier, comprenant aussitôt les enjeux. Avec la vivacité d'un prédateur, il abandonna sa tunique en un seul mouvement ample et remonta les escaliers à toute vitesse. Il ne lui fallut que quelques secondes pour arriver à l'étage et pousser la porte, qui claqua contre le mur. Il repéra aussitôt le petit adolescent qui s'était mis à courir. Le japonais sourit en prenant sa suite : il savait que l'intrus n'avait aucune chance de fuite.

Hep, toi !

En effet, Haru était un sportif de haut niveau. Même s'il était karatéka, c'était avant tout un athlète, dont toute la musculature était soigneusement équilibrée. De plus, c'était également un géant, surtout pour un asiatique : il approchait les deux mètres. Ses foulées étaient longues, rapides, et diminuaient en un rien de temps l'écart avec sa proie. Ils n'étaient pas arrivés au premier virage dans les couloirs qu'il put déjà tendre son grand bras, et attraper le garçon par le col de sa chemise, mettant un terme brusque à sa course.

Haru profita de l'arrêt pour passer son coude autour du cou de l'adolescent. Puis, sans changer sa prise, il le souleva du sol sans difficulté apparente, gênant dramatiquement sa respiration. Son deuxième bras lui attrapa les jambes, pour l'empêcher de se débattre d'une manière qui l'aurait gêné. Il était évident cependant qu'il n'avait pas physiquement grand-chose à en craindre, faisant presque le double de son poids.

Putain, je savais que j'étais suivi.

Il le porta sur plusieurs mètres, avant de le coller brutalement contre l'ensemble métallique de vieux casiers défoncés. Bruit dissonant du métal vibrant sous le choc.

On se retourne que je vois ta tête, commanda-t-il avant de le renverser lui-même pour qu'il lui fasse face. Sa bouche se tordit en une expression de perplexité. J'te connais pas. Pourtant tu lui plairais. Mh.

Sa main puissante était venue pousser sur son torse, le maintenant inconfortablement plaqué contre la surface gondolée du matériel cassé. Ses pieds ne touchaient toujours pas le sol. Le sportif plia le genou pour le placer très précisément sur l'entrejambe de l'intrus. De son articulation, il écrasa un peu les parties les plus sensibles de l'adolescent, par plaisir, mais il se réservait une pression bien plus importante s'il avait le malheur de se débattre trop.

T'es pas du coin, c'est ça ? Quelqu'un sait que t'es ici ? Réponds !

Son autre main vint attraper sa mâchoire, ses doigts pressant sur ses joues pour l'obliger à entrouvrir les lèvres et à le regarder dans les yeux. Ainsi, il ne pouvait s'exprimer que d'une voix ridicule. C'était une pure méthode d'intimidation. Mais Haru était déjà assez intimidant en lui-même : en plus de sa taille, il avait un visage assez acéré, des cheveux noirs qui tombaient jusqu'à son regard sombre, et un bijou compliqué qui serpentait sur son oreille. 

Enfin, bien sûr, à cette main qui lui tenait le visage, il avait une bague dans un métal argenté, figurant un scorpion. Elle appuyait, glacée, contre la peau du garçon, et il se trouvait qu'elle renfermait un pouvoir magique de puissance intermédiaire.

Mouais, au moins ça devrait être facile de trouver quoi faire de toi.
Journalisée
Andy Lancaster
E.S.P.er
-

Messages: 11



Voir le profil
Fiche
« Répondre #4 le: Juillet 16, 2017, 12:26:26 »

Un... Deux... Trois, quatre... Cinq... C'était le nombre de personne que je comptais dans la pièce. Il n'en manquait pas un ! ? Malheureusement pour moi, j'avais raison... J'entendis un brouhaha dans les escaliers, des chaussures raisonnaient dans les marches. Ca ne servait plus à rien de rester ici ! A mon tour je me mis à courir vers un autre couloir, près à prendre une porte double derrière laquelle se trouvaient d'autres escaliers. En regardant dans mon dos, je vis mon poursuivant réduire rapidement la distance qu nous séparait. Je courais plus rapidement, le plus rapidement possible, mes petites jambes enchaînant les enjambés à la vitesse de l'éclair ! Mais, à un éclair beaucoup trop lent face aux enjambés du géant. Il s’appelait comment déjà ? Haru ? Oui je crois que c'était Haru que j'entendis. Cette course-poursuite ne dura même pas une minute face à mon adversaire.

" Lâche-moi ! Mais lâche-moi ! " J'essayais désespérement de me débattre depuis le début, gigotant dans tous les sens, mais quand je fus attrapé au niveau du cou, je sentis une vive douleur me paralysait. Je décidais de l'ignorer, me débattant encore et encore avant d'avoir les jambes emprisonnées par un simple bras. Pourquoi n'étais-je pas si fort, si agile, si rapide ? J'aurai pu fuir ou intervenir comme un héros et interrompre le sacrifice. Le pire, c'est qu'il blessa mon égo de détective. Il se sentait suivi. Cela ne l'avait pas empêché de se rendre à son sacrifice, peut-être était-il stupide ? Quand il me plaqua contre le casier, je gémis de douleur, d'un gémissement légèrement efféminé... Je n'incarnais pas la virilité, pas même dans ma voix.

" Je lui plairai ? Tu parles de l'entité que tu essayes d'invoquer ? Ou de nourrir ? " Je n'étais pas né de la dernière pluie pour ne pas comprendre ce que tu me disais. Je manifestais peut-être du sang-froid pour te tenir tête et oser te poser une question. Je ne m'avouais pas vaincu face à quelqu'un de plus fort que moi... ou peut-être était-ce ma curiosité qui me poussait à t'interroger malgré notre rapport de force. Je vis du coin de l'oeil ton genoux s'approchait de mon entre-jambe, c'était ta manière de me faire taire... De me soumettre ?

La soumission, cette idée me frappa un instant, je détaillais ton visage, ton corps. Je t'enviais d'être aussi beau. Et... Je jalousais l'invocatrice d'être proche de toi, d'être une amie Je crois que j'aurai essayé d'être ton ami en d'autres circonstances.. Quand je sentis mon entre-jambe être compressé par ton genoux, je déglutis, ma tête penchée en avant.

" Han... Aïe... Arrêtes... Je veux pas... " Je ne terminais pas ma phrase par le mon bander. Parce que je ne comprenais pas pourquoi je me mettais dans cet état. Pourquoi être excité quand on me torturait, quand un horrible sectaire, prêt il y a quelques minutes à tuer une jeune fille, me compressait le sexe bandé comme un arc. C'était horriblement gênant comme situation et j'en rougis, mais mes pommettes furent à moitié caché par ta main sur mes joues. Maintenant tu me ridiculisais... Salaud... J'étais encore le dindon de la farce. D'abord d'une fille qui se croit être la reine d'un lycée et maintenant d'un psychopathe beau garçon.

" Absolument personne chait que je suis ichi. Je viens d'une autre ville... Je chui... Cheulement un intrus... Je chavais que quelque chose de pas net se déroulait ici. Je voulais shavoir, achouvir ma curiosité. Promis, je ne dirai rien à perchonne si tu me lèches partir. "

J'étais sincère. A quoi cela servait de se mettre une secte sur le dos si ce n'est de devenir le prochain sacrifice ! ? Je voulais vivre moi, je ne voulais pas bêtement mourir dans un lycée que je ne connaissais pas. Je ne voulais pas finir comme mes parents ! Le pire, c'est que dans ce moment critique mon don me frappa à nouveau, mes yeux se tournèrent vers le bijoux que tu portais au doigt.

" Ché quoi cha ? Ché bizarre... Ché magique ? Ché cha ? "
« Dernière édition: Juillet 16, 2017, 12:31:46 par Lancaster » Journalisée
La Chimère
E.S.P.er
-

Messages: 23



Voir le profil
FicheChalant
« Répondre #5 le: Juillet 16, 2017, 03:11:06 »

C'est bien, t'es malin. Tu sais deux-trois trucs sur nous, je suppose, rétorqua Haru, en se détendant un peu. Que l'adolescent ne soit pas venu suivi lui ôtait un certain poids des épaules. ...ou pas ?

Il abandonna le sujet pour le moment, car il venait de sentir une force contraire pousser contre son genou. Une force qui n'était pas musculaire, contrairement à ce qu'il crut d'abord, et qui le poussa à renforcer légèrement sa prise. Non, la réaction était celle du pénis de l'adolescent qui s'était gorgé de sang, par la simple pression – que beaucoup auraient pourtant qualifiés de déplaisante – qu'il lui avait appliqué.

Sérieux. T'es un sacré weirdo toi, ricana-t-il.

Il lui lâcha le visage et retira son genou… mais ce ne fut que pour plaquer cette fois sa main entre les cuisses du garçon. Avec le jean qu'il portait, il n'était pas si facile de percevoir les détails de la déformation causée par l'érection. Haru n'eut cependant pas de difficulté à placer ses doigts autour et sur la bosse, faisant son possible pour l'agripper à travers le tissu épais. Son majeur glissa le long du relief, taquinant le sommet. La question de l'adolescent le fit soudainement hésiter, et il perdit son expression amusée.

Comment tu sais que nos bagues sont des dons du Rêveur ? Depuis COMBIEN de temps t'enquêtes réellement sur nous ?

Se faisant de nouveau plus menaçant, il l'agrippa au cou, et le souleva plus haut, paraissant chercher à l'étrangler à mains nues, ce qu'il était certainement capable de faire. Un souffle retint son étreinte.

Il m'intéresse. Mène le sur l'autel.

Les mots n'avaient été qu'un murmure, audible seulement par le karatéka, et peut-être tout juste un tremblement sonore pour sa victime. Toutefois ils eurent l'effet d'un coup de revolver tiré en l'air sur Haru, qui releva vivement la tête et relâcha le garçon un instant. Sans s'expliquer davantage, il le reposa sur le sol, puis le prit par le bras et le tira.

Si t'as l'intention de vivre, ramène-toi, lui ordonna-t-il.

Il ne lui laissait pas vraiment le choix, encore une fois – seulement celui de résister ou non à sa poigne impitoyable. Le japonais le ramenait vers la salle qu'il avait quitté. La prêtresse avait monté les escaliers et l'attendait. C'était une femme assez grande, les cheveux noirs, le visage doux mais l'air autoritaire. Elle portait toujours son capuchon baissé, qui cachait une partie de ses traits.

Laisse moi l'endormir, nous nous occuperons de lui après le rituel, proposa-t-elle.
Non. Par Sa Bouche à mon oreille, ma main est Sa Main, fit Haru, sans la regarder et en la dépassant.

La formule était codée, et stupéfia la cultiste, qui n'émit pas un mot de contestation. Le japonais poussa l'adolescent dans les escaliers, les lui faisant descendre devant lui. Puis il le poussa encore au milieu du cercle sacrificiel, entre le tison et la fille toujours attachée.

Le rit… protesta un des cultistes.

Les flammes des bougies crurent soudainement, coupant sa plainte. Alors qu'elles n'avaient été jusqu'ici que de banales flammèches, chacune semblait maintenant être consumée en son sommet par un brasier d'une dimension disproportionnée. Le foyer ardent crut dramatiquement en intensité lui aussi, les charbons devenus rouges vifs. La pièce se fit brusquement plus lumineuse, alors que la température ambiante augmenta en une seconde de plusieurs degrés.

C'est alors seulement que le plus surnaturel se produisit : la jeune sacrifiée et sa croix disparurent en un grondement qui évoquait le tonnerre, ne laissant derrière eux que le dénuement du mur sale. Même les cultistes étaient bouche-bée devant cette manifestation d'une intensité rare.

Haru paraissait un peu plus confiant, ou du moins ne montrait-il pas son trouble. Il se tenait maintenant à un bon mètre de l'intrus, qui était, de fait, seul au centre de la pièce, livré à tous les regards.

Débarrasse toi de tes vêtements, somma-t-il, sur un ton qui n'admettait pas de contradiction. Expose ton corps impur tout entier à Sa Vision.

En réalité, les bras du japonais tremblaient légèrement, mais sa voix restait plus impérieuse que jamais, tout en ayant la tournure d'une récitation. Il semblait répéter des paroles qu'on lui dictait. Il patienta le temps de la réaction du garçon, avant de reprendre :

Puis, fais preuve devant Lui de toute l'indécence dont tu es capable, comme expiation de ta concupiscence. Si tu Lui sembles assez misérable, si tu abandonnes ta dignité pour Sa Gloire, alors Celui-Qui-Marche-En-Rêvant sera clément avec ton pitoyable être.

La pièce entière était imbibée d'un halo rougeâtre, qui permettait de distinguer les détails mieux qu’auparavant. L'endroit était sans fenêtre, des fentes en hauteur servaient d'aération, mais la température commençait à se montrer étouffante. Le sol était lui froid et nu. Tout autour du garçon, un cercle de onze bougies noires, qui étaient d'ailleurs placées précisément sur un large trait de peinture rouge, chaque emplacement d'un cierge étant marqué d'un triangle, pointe vers l'intérieur. Seul en sortir engendrerait une réaction probable des cultistes. Il était d'ailleurs possible à présent de voir partiellement leurs visages, sous leurs capuches : tous étaient jeunes et avaient l'air grave. Il y avait une femme en plus de la prêtresse, les quatre autres membres de la secte étaient des hommes.
« Dernière édition: Juillet 16, 2017, 03:21:46 par La Chimère » Journalisée
Andy Lancaster
E.S.P.er
-

Messages: 11



Voir le profil
Fiche
« Répondre #6 le: Juillet 16, 2017, 02:34:35 »

Mon corps était en alerte. Il se sentait menacer, chaque muscle tremblait comme des êtres vivants, prêts à saisir la moindre occasion pour s'échapper de cette situation dangereuse et embarrassante. Cet état m'épuisait, je n'arrivais pas à avoir les idées parfaitement claires face à mon agresseur. Mon sang-froid s'évaporait lentement mais, ma raison tenait le coup. Il n'était pas question d'être sacrifié sans lutter. Pas même quand il me complimenta sur ma malice, même si une sensation agréable me traversa l'esprit. Être pris en estime par un beau garçon athlétique, ça avait don d'augmenter ma confiance en moi et... Non... Pourquoi il agrippe ma bosse, mon sexe ? Il... Avait sentit mon érection ! ? C'était encore plus gênant, j'affichais un sourire embarrassé en devenant rouge comme une pivoine. Il prenait mon sexe entre ses mains, à travers le tissu et pouvait en discerner la longueur et la largeur. Je l'avais jamais mesuré, je la savais simplement moins imposante que celle des acteurs de X. Etait-ce donc une taille ridicule ?

" Je... C'est pas ce que tu crois ! " Enfin si, mais non.

" Je ne le savais pas ! Je suis ici depuis ce matin seulement. Je ressens simplement ces choses-là. Ta bague... C'est-à-cause d'elle que je t'ai suivi. C'est vos sacrifices et les mauvaises ondes qui en émanent qui m'ont attiré. Je te jure que je te dis la vérité ! "

Puis, une étrange onde sonore raisonna à mon oreille. Je ne captais qu'un bruit assourdissant, pas de paroles, pas de voix, seulement un son. Sous l'inquiétude et la peur d'être étranglé par Haru, je ne sentis que très légèrement mon don s'activait en moi. Ce n'était pas naturel. Sans que j'ai le temps de poser la moindre question, me voilà forçait de suivre. A la fois physiquement par ton bras puissant et mentalement par mon désirs de vivre. Je ne mourrai pas ce soir. Jamais. Quand on entra dans la pièce et qu'on croisa la prêtresse, je fronçais les sourcils à sa proposition. C'était certainement comme ça que l'autre pimbêche s'était faîte avoir. Elle voulait clairement me faire du mal là où Haru pouvait faire preuve d'ambiguïté dans ses paroles. Elle était dangereuse, plus que lui, certainement... Et son charabia ne changeait rien à ce classement basé sur la menace qu'ils dégageaient. J'étais sa main ? J'étais à lui ? Je ne comprenais absolument rien et mes yeux affolés qui observèrent rapidement la place reflétaient toute ma panique.

" KESESE ! ? "
Je parlais trop d'une vite sous le coup de la panique tandis que les flammes décuplèrent, je baignais dans la chaleur du feu et abritait mes yeux avec un bras pour ne pas être éblouis. Du coin de l'oeil, je vis la peste disparaître, quitter la salle de classe, et certainement notre monde. Etait-elle morte ? Etais-je le prochain ? A cette idée je reculais d'un pas mais, Haru me donna un ordre...

" NU ! ? Moi ! ? "

Devant des filles ? Non, non, non ! Je ne voulais pas exposer ma nudité à la gente féminine. Même ma tante ne m'avait jamais vu nu. En réalité seul ma mère avait pu voir mon corps. J'étais un petit garçon au faible gabarit, elles allaient sans doute se moquer de moi... Les garçons aussi, mais, c'était moins douloureux. J'acceptais d'être moins masculins, moins virils qu'eux. Mais, les flammes agitèrent me ramener à la réalité, à ma situation délicate. Sans dire un mot, me contenant d'afficher une grimace et de regarder mes pieds, je déboutonnais ma chemise pour la laisser tomber au sol, suivi de mon jean... Et... Là... Je me souvins que mon sous-vêtement n'était pas un boxer, comme à l’accoutumé mais, un maillot, un slip de bain que j'utilisais pour la natation, trouvant cela plus confortable qu'un short. C'était pas du tout viril... Surtout que l'arrière du tissu ne couvrait pas entièrement mon fessier. Sous la panique, je m'hâtais de l'enlever mais, bêtement, je perdis l'équilibre et me retrouva sur la jambe droite, mes mains agrippaient au tissu que j'essayais de descendre, ma jambe gauche en l'air, la droite sautant sur place pour retenir le reste du corps... Avant que je ne tombe comme un idiot sur le genoux, penché en avant, m'arrachant un cri de plaisir sans prendre conscience sur le moment même que j'étais à quatre pattes, fesses cambrés vers le six fidèles. Je me relevais aussitôt pour ne plus être ridicule... On pouvait me voir nu désormais, mon corps imberbe, ou plutôt soigneusement rasé. Si on regardait bien on pouvait voir mes poils repoussés sur le pubis. Mes abdos, mes seuls muscles un minimum développés s'accouplait bien avec mon torse sec. Mon sexe s'était calmé, mes fesses, fermes, arrondis étaient exposés à la vue de tous. Je pense que j'étais gâté de ce côté-là, mais je n'étais pas sûr. Tout mon corps tremblait, mon bras gauche tenait mon coude droit. Je regardais tout autour de moi. Qu'est-ce que je devais faire maintenant ?

Hein ? Abandonné ma dignité déjà bien bafoué ? Que je la jette au feu pour l'entité qui se manifestait et que tu glorifiais ? Avais-je le choix..? Non... Au fond, je ne pouvais que me soumettre à votre horrible culte. Je compris Haru

" Je... Je suis pas un pervers hein... Mais j'ai... Toujours été curieux de tout, des phénomènes paranormaux, des disparitions étranges par exemple mais... Surtout... Et avant tout du corps des garçons, des hommes. Des vrais hommes. Plus grand, plus fort que moi.. Je... peux me masturber plus de trois fois d'affilé devant les vidéos et images d'internet à m'imaginer si on peut vraiment en avoir... D'aussi Grosse... D'aussi... Appétissante. Qu'est-ce que cela fait d'en toucher ? D'en sentir... D'y goûter ? Je crois donc... Être gay. "
Les larmes me montèrent aux yeux. Personne n'avait accès à mon jardin secret, mais là, j'étais obligé d'en dévoiler les fleurs les plus rares pour ma survie. Les deux jeunes filles devaient glousser à l'idée de voir le pervers qu'abritait un garçon aussi candide. Et haru devait me trouver bizarre et stupide... Au fond, n'étais-je pas bizarre ? N'étais-je pas stupide ? Pathétique ?
Journalisée
La Chimère
E.S.P.er
-

Messages: 23



Voir le profil
FicheChalant
« Répondre #7 le: Juillet 16, 2017, 06:07:46 »

Un silence complet accompagna le maladroit effeuillage de l'adolescent. Pas un seul cultiste ne se permit la moindre remarque sur son anatomie. Tout juste un discret sourire passa sur les lèvres d'Haru lorsqu'il le vit chuter en voulant se défaire de son bas, les fesses en évidence. On entendait que le crépitement des flammes, et c'est dans ce même crépitement que ses aveux pénibles résonnèrent. Aveux qui ne furent suivis, encore, d'aucun commentaire.

Les membres du cultes observaient sans parler le corps juvénile de ce garçon nu, avec des émotions différentes. Le voyeurisme de Haru et d'un autre sectateur pouvait se lire dans leurs yeux intéressés qui le détaillaient de haut en bas, s'arrêtant sur les zones les plus impudiques. La prêtresse semblait elle amusée et curieuse, tandis que les autres affichaient des mines plus neutres. Mais aucun n'osait s'avancer sur ce qui allait arriver ensuite ; aucun ne pouvait prédire si sa confession avait attendrit leur terrible idole.

Plusieurs secondes s'écoulèrent, presque gênantes. La chaleur rendait les respirations lourdes et sonores. Puis les flammes des chandelles vacillèrent, et perdirent un peu de leur agressivité, projetant une lumière plus douce. Soudain, l'adolescent dût sentir comme un brusque coup de vent frais s’abattre sur lui, assez fort pour le faire frisonner. Dans le même temps, un chuchotement lui parvint. Il était faible, mais semblait très proche ; il pouvait presque percevoir l'humidité des lèvres contre le lobe de son oreille. La voix était lente, sensuelle, masculine sans être virile – adulte mais ses intonations étaient jeunes.

Tu es docile… c'est une qualité… Mais tu n'es pas guidé que par la peur… Non…

Des mains glacées invisibles vinrent glisser le long du torse du garçon, de chaque côté. Elles descendirent sur ses flancs, avant de remonter et d'appuyer sur ses pectoraux, compressant légèrement ses poumons. Une poigne qui lui fit relever la tête, doucement. Dans son dos, comme une présence, toujours froide. Sans rien voir, c'était comme si quelqu'un s'était collé à lui, et l’étreignait dans ses bras. Les doigts immatériels caressèrent son ventre, puis ses jambes, et finalement son pubis. Elles semblèrent soulever légèrement sa verge et son scrotum.

Tu es aussi avide de savoir… de pouvoir… dépasser la faiblesse de ton pitoyable corps… Ce sont toutes ces choses qui t'ont amené ici… La voix accéléra brusquement, devenant plus forte et plus caverneuse, gagnant de l'écho. CE SONT DES CHOSES QUE JE PEUX TE PROCURER.

La sensation de présence ne disparut pas, alors, mais s'éloigna. Une des douze bougies se souleva du sol, et commença à flotter, dans les airs. Puis elle s'approcha de l'adolescent, la mèche toujours allumée. Quand elle fut arrivée juste devant lui, La Chimère reprit, toujours chuchotante :

Si tu te soumets, tu n'auras plus jamais à craindre le regard des autres. Tu posséderas tout ce que tu voudras posséder. Mais pour cela, je demande tout ce que tu possèdes, maintenant. Ton corps…

Une goutte de cire venait de tomber de la chandelle, et atterrit le ventre du garçon, près de son nombril. Simultanément, une contrainte sur le bas de son dos l'empêcha de reculer. Elle n'était pas puissante, et il lui était probablement possible de s'en défaire facilement, s'il le souhaitait. Elle n'avait pour seul usage que de prévenir ses mouvements réflexes.

…ta pudeur… Prend ton sexe et masturbe toi comme tu as avoué le faire. Renonce à ta vertu. Montre moi ta vraie nature. Le garçon dissolu, immoral, pervers, libidineux qui se terre en toi.

La flamme était vive et le cierge ne tarderait pas à couler encore, environ une goutte toutes les cinq secondes. Chaque éclaboussure tomberait un peu plus près de son pubis, jusqu'à l'atteindre directement. À moins que le garçon ne se dérobe nettement, cela arriverait de toute façon.

Devant l'objet de ton désir…

Son attention pouvait être distraite cependant un instant par le claquement qui se produisit. Haru avait fait un pas en avant, et se tenait au bord du cercle. C'était la boucle de sa ceinture qui venait de se défaire. Son pantalon, lui, venait de tomber au sol. Il ne lui restait pour seul bas qu'un boxer pourpre… Le sous-vêtement était déformé par un relief qui n'était pas difficile à identifier. Si certains hommes grands paraissaient en comparaison de leur taille avoir un sexe petit, ce n'était à l'évidence pas le cas du karatéka. Sa verge, en érection, dépassait largement de son caleçon, et était collée contre l'extérieur du débardeur qu'il portait. Sa base en était encore cachée, mais elle arrivait plusieurs centimètres au-dessus de ce qui devait être le niveau de son nombril. Elle était brune, assombrie par le sang qui la gorgeait, et paraissait massive, aussi intimidante que l'individu lui-même, sinon davantage.
Journalisée
Andy Lancaster
E.S.P.er
-

Messages: 11



Voir le profil
Fiche
« Répondre #8 le: Juillet 16, 2017, 11:50:08 »

C'était très gênant comme situation. Je me tenais à la place d'une fille qui s'était volatilisée, six personnes pouvaient me mater à loisir dont deux filles et un beau garçon qui me faisait de l'effet. Le pire, c'est que je dû me confier auprès d'eux de toutes les pensées perverses qui m'animaient quand j'avais mes bas au niveau des chevilles. Le silence se fit lourd, la situation en devenait tellement ridicule que je me demandais si je n'étais pas victime d'une caméra cachée. J'espérai que non. Pas après tout ça, c'était un coup à injustement ruiner ma vie qui était déjà misérable ! Trop concentré sur cette nouvelle angoisse grandissante, je ne vis pas les yeux d'Haru sur mon corps et par extension, son ouverture d'esprit, sa sexualité. Non, ce silence trop pesant et ses flammes menaçantes m'empêchèrent de garder mon sang-froid. Et ce n'était pas vraiment de draguer la personne qui attentait à ma vie depuis plusieurs minutes déjà. Peut-être avais-je trop peur mais, mon don était en panne, comme épuisé par tant d'émotions. Alors, quand la chimère s'approcha de moi, je sursautais et tenta de faire un pas en arrière.

" Comment... Savez-vous tout ça ? " Comment cette entité connaissait tout de moi ? De mon désirs de fuir la banalité et de devenir puissant pour renverser les tyrans et établir ma propre justice. Personne ne le savait, personne sauf peut-être mon oncle et ma tante en m'observant enchaîner mes escapades. Mais, cette chimère, jamais je ne l'avais croisé, pourtant elle savait tout de moi, de mon jardin secret. Extérieurement, ma tête tournait encore et encore, à la recherche de la source de la voix, à la rechercher d'une explication rationnelle tandis qu'intérieurement je me sentais briser. On essayait de forcer un à un mes verrous.

Elle disait pouvoir me les donner ? Me rendre fort, pimenter ma vie ? Etait-ce vrai ? Au fond... Si... Je rejoignais cette secte et que je recevais une bague similaire à Haru et celle de la prêtresse, j'aurai le pouvoir sur ce lycée et je serai récompensé en sacrifiant des élèves. En devenant quelqu'un de méchant... C'était dur à admettre mais, l'idée était alléchante. Toutefois, je restais méfiant et je ne répondis pas à l'esprit sur le moment. J'étais trop concentré à sauver ma vie, à gratter de précieuses minutes et à faire bonne impression pour ne pas finir sur la croix pour ensuite disparaître. Il fallait être malin... Ou parfaitement soumis. C'est ce que sous-entendais la créature qui me tripotait depuis tout à l'heure. En y repensant... Elle aimait mon corps ? Et les autres ? Et Haru ? Enfin je me retournais vers lui, essayant de voir dans son regard une réponse. Même si j'étais nul pour lire le regard des autres. Je crois qu'à cet instant, je rougis... Lui pouvait voir dans mes yeux ce que je pensais.
La bougie qui lévita sembler indiquer la position de la chimère qui me parlait encore et toujours. Au fond, je n'avais pas besoin de la bougie, mes yeux savaient étrangement où regarder. Je déglutis, mon don me faisait moins mal mais restait intacte, progressais-je déjà ? Quand la goutte de cire se renversa, je sursautais et gémit de douleur, d'un gémissement efféminé, incontrôlable que je fis taire avec mes deux mains. La cire me brûlait un peu avant de commencer à sécher.

" Ma nature ? Le pervers que je suis... Mais j'ai dit ne pas l'être ".
Oui je me voilais la face, oui je leur mentais maladroitement mais, je ne voulais pas qu'on pense ça de moi. J'étais aussi courageux, malin et gentil. Pas uniquement pervers... On pouvait pas me résumer à ça. Pourtant, je me laissais me mettre à genoux pour plus de confort et je commençais à me branler. Ma queue était déjà dure comme l'acier... La chimère avait raison, mon corps lui répondait positivement quand mes lèvres essayèrent d'effacer mon trouble. D'une main, je jouais avec mon sexe. Je respirai rapidement et je commençais à être couvert de sueur, les flammes et l'excitation me faisaient bouillonner. Dans ma concentration, je n'entendis pas les dernières paroles de l'entité... Mais j'entendis un bruit, ce bruit familier d'une ceinture tombant à terre. Par réflexe je me tourne vers ce bruit et voit Haru, en boxer et débardeur s'approchait de moi... Il était doté d'une immense bosse et je voyais son pénis dépassait. Le premier pénis que je voyais en vrai, face à face. Et il était grand, gros, épais, celui d'un homme, d'un vrai homme. Haru surpassait certains acteurs que j'admirai pour leur sexe. Je déglutis... Pourquoi était-il si dur ?

" Haru... Je... On se connait pas... Pourquoi t'es dans cet état ? C'est ma faute ? Et, t'es vraiment comme ça ? C'est pas une source de magie. Je veux dire... T'as vraiment une aussi... Grosse bite ? " * Comme si c'était interdit de formuler ces deux derniers mots, je les prononçais discrètement, sans me rendre compte que, excité comme jamais par cette vision de rêve, ma main accélérait. Mon gland était mouillé, légèrement, une goutte qui perlait sur son bon se fit balayer par mes doigts précipités et répandu sur mon sexe. Ce garçon était si beau, mais si étrange. Au fond les autres n'étaient pas méchants non plus, je représentais un danger pour eux et c'était normal de me menacer... Je veux dire que... Peut-être que ces sectaires n'étaient pas si méchant, si on en oubliait le sacrifice de l'autre pimbêche qui, elle, était vraiment méchante. Cette idée prenait de l'ampleur dans mon cerveau, mon véritable cerveau, sûrement influencé par ma queue et mes désirs.

" Je.. J'ai besoin de savoir. Tu es comme ça avec moi parce que tu te sens obliger de l'être ? Non ? " Oui... Un garçon comme moi pouvait ne pas plaire à Haru et c'était normal. Surtout s'il était hétéro. Alors tout cela n'était qu'une illusion ? Je n'étais pas la source de cette queue incroyable, dressée, et fière. De ce sexe qui me faisait déglutir et transpirait. Mes genoux avançaient péniblement vers lui, je me retrouvais à quelques centimètres de lui, de sa bosse. Qu'importe sa réponse, il représentait mon fantasme. Je voulais la toucher, je tendis ma main vers lui, l'effleura du bout de doigt et me ravisa aussitôt. Non, on ne me l'avait pas ordonné et Haru pouvait se montrer agressif à tout moment. C'était incroyable, mais je gardais une notion de lucidité face à tout ça, pourtant ma main droite ne cessa jamais ses mouvements, au contraire, elle accélérerait.
Journalisée
La Chimère
E.S.P.er
-

Messages: 23



Voir le profil
FicheChalant
« Répondre #9 le: Juillet 17, 2017, 07:08:26 »

Lorsqu'Andy s'était agenouillé, la bougie s'était temporairement retirée, acceptant son mouvement. La Chimère n'aurait pas été aussi clémente si le garçon n'avait pas aussitôt commencé à se masturber frénétiquement devant les six paires d'yeux qui le regardaient. L'avidité de l'adolescent surprit même le faux dieu, qui assistait à la scène lui aussi, décorporé, planant. Il était si rare qu'une personne à l'apparence si innocente dévoile aussi facilement ses penchants les moins acceptés par la société. Voir ce gamin fragile s'humilier publiquement sur son simple ordre rendait l'E.S.P.er fou d'excitation. Il désirait plus que tout le voir plus misérable encore, plus impudique, plus soumis à ses désirs.

Il avait lui-même défait la ceinture d'Haru, et ce dernier, habitué à être son exécuteur favori, avait aussitôt compris le message. Mais jamais il n'aurait imaginé que la vue d'un sexe à moitié dissimulé allumerait une telle étincelle dans les yeux du garçon, et ferait son sexe se dresser autant. La Chimère estimait que s'il continuait à faire aller et venir sa main sur son propre membre à cette vitesse, il ne tarderait pas à jouir. La chose serait assez distrayante à ses yeux, mais elle serait aussi frustrante si elle arrivait aussi tôt. Du reste, il avait particulièrement apprécié la plainte aiguë qu'il avait poussé lorsque la cire était tombée. Il prit une décision violente.

La souffrance est une étape obligatoire dans la quête du pouvoir… fit-il, cette fois à mi-voix.

Le cierge, qui était resté en l'air, s'interposa d'une manière étrange entre Haru et Andy. Puis il le renversa brusquement, faisant tomber plusieurs gouttes du fluide brûlant directement sur le pénis en mouvement du garçon. La cire frappa sur son gland gonflé, coula impitoyablement sur sa hampe et entre ses doigts, avant que les dernières éclaboussures ne se stabilisent à la base de son sexe. Une manœuvre qui devait certainement stopper son ardeur.

La Chimère ne lui laissa pas le temps de reprendre ses esprits, et aussitôt le poussa brutalement en arrière, sur le dos. Puis en quelques mots, il donna l'ordre à Haru d'avancer d'un pas. Celui-ci se trouva alors au-dessus du gamin, les jambes de chaque côté de son corps, au niveau de sa taille. Son boxeur et son débardeur disparurent dans un grondement. La nudité du japonais révélait toute sa formidable musculature, ses épaules et ses pectoraux larges, ses abdominaux définis jusqu'au moindre relief des obliques. Des veines bleues saillaient sous la peau tendue de ses bras, mises en valeur par son corps assez peu pileux sans être rasé. La grande taille du karatéka le faisait paraître plus équilibré que réellement lourd.

La soumission à plus fort que soi est un impératif de survie, et un devoir, recommença le pseudo-démon, plus fort, et avec plus d'écho. Elle doit être ABSOLUE.
 
Mais surtout, la disparition de son sous-vêtement entraîna la libération de la verge qu'Andy convoitait. La première impression n'avait pas été trompeuse : elle était d'une proportion peu commune. Émergeant de la toison noire de ses cuisses athlétiques, elle se dressait – presque horizontale à cause de son poids – sur près de vingt-cinq centimètres, et semblait presque trop large pour être humaine. Pourtant, elle n'était pas complètement décalottée, son prépuce cachant la moitié de son gland violacé. De sa position, l'adolescent devait aussi disposer d'une vue privilégiée sur ses bourses : lourdes, sombres, et vraisemblablement pleines.

Haru eu un sourire d'excitation malsaine, dominant le garçon de toute sa hauteur, avant de se moquer ouvertement de lui :

Tu n'es qu'un pauvre vide-couilles pour moi. Tu es un objet, pas une personne, et encore moins un homme. Tu n'es qu'un jouet de chair, je dispose de tout ton corps, de tes trous, de ce qui te sert de bite. Tu n'es rien qui mérite d'être respecté.

Et comme pour corroborer son propos, il plia légèrement son sexe de sa main, le dirigeant vers le visage d'Andy… puis un puissant jet d'urine en sortit. Le liquide jaune et odorant éclaboussa la figure du garçon, coulant sur son menton et sur son cou, arrosant abondamment son buste. Il était peu dilué, sale, collant, presque poisseux. Le jeune homme n'avait pas fini d'uriner sur Andy qu'il lui ordonna :

Prépare ton cul pour ma queue, fit-il, en s’accroupissant pour attraper une bougie au sol, et la laisser tomber sur le torse de son partenaire. Il estimait qu'il n'y avait pas besoin d'explications supplémentaires.
Journalisée
Andy Lancaster
E.S.P.er
-

Messages: 11



Voir le profil
Fiche
« Répondre #10 le: Juillet 18, 2017, 12:07:56 »

N'importe qui de censé me prendrait pour un fou. Mais, mettez-vous à ma place. Je n'étais qu'un garçon menant une vie banale qui découvrait une secte affilié au paranormale, capable d'invoquer une entité démoniaque qui semblait prôner la luxure. Le pêché auquel j'étais le plus sensible tant j'étais curieux de l'anatomie des hommes, de vrais hommes. Car, au fond de moi je ne me considérai que comme un garçon à cause de ma taille et de mon attribut d'une taille raisonnable, mais non imposante. Confronté à cette situation, à toutes les pensées et leurs qu'elles provoquent, l'adolescent que j'étais n'arrivait plus à voir clair. Tout ce qui comptait c'était de survivre. Alors, devenir le pantin d'êtres abjects ne me dérangeait pas. Jamais, à cet instant précis, je n'avais pensé intrigué, par ma simple personne, mes simples émotions la chimère. Etait-elle aussi surprise que moi de voir ce corps d'ange cachait un véritable démon ? Je ne m'attardais pas dans cette pensée, trop concentrée sur Haru et son sexe. Sur ce garçon sortit tout droit d'un rêve. Un doux rêve qui prit fin quand la chimère reprit la parole pour interrompre ce moment d'euphorie et me blesser. Je vis la cire aller sur moi, mais, trop tard, je n'arrivais pas à l'esquiver et la jouissance qui montait déjà m'intimida l'ordre de ne pas enlever ma main. Le liquide blanchâtre et bouillant tomba sur mes doigts, mon sexe, mon gland même, m'arrachant quelques cris de douleurs, brefs, tout autant que le mal qu'on m'infligeait. La cire sécha rapidement mais, cette douleur me rappela ma place. On ne me récompensait pas, on me testait.

" Le pouvoir... Doit se mériter ? Ai-...Ai...Ai-je raison ? " Comprenais-je la logique de la chimère ou plutôt la partageais-je pour la décrypter aussi facilement ? Sans doute... Oui... Je comprenais cet être qui me tentait par son simple instrument, Haru.

Haru se retrouva nu devant moi. Mon dieu qu'il était beau, qu'il était charmant et ô combien dangereux. Son corps parfait montrait qu'il pouvait désirer qui il voulait. Et pourtant, il avait désiré la chimère, être son serviteur, son pantin utilisait pour m'exciter. Mais, le plus dangereux était sa queue. Elle était si belle, si imposante ! Je veux dire... C'était celle d'un mâle alpha et ce mâle alpha se tenait sur moi, tandis que je fus obligé de m'allonger sur le dos un cour instant. Cette queue, l'objet de mes désirs me narguait à quelques centimètres de moi. Je me redressais, réduisant l'écart. J'en avais envie... Tellement envie... Je me mordais les lèvres, violemment, peut-être même trop puisque un filet de sang coula le long de mon menton. Le stress, la peur, la curiosité, le désir, l'excitation, la prudence, tout s'était manifesté dans cette simple morsure que je n'arrivais même plus à contrôler. Le plus étonnant, enfin, plutôt ce que je préférai, c'était la taille de ses bourses : pleine... De sperme ? De ce liquide que je voulais tant goûter ? Autre que le mien, car ce n'était pas la même chose. J'avais lu sur internet que certains considérait que le premier sperme bu correspondait à notre futur propriétaire, à nôtre maître.
Je voulais avoir des réponses à mes question, savoir si c'était la vérité, aussi simple soit-elle qui se manifestait : je plaisais à Haru. Ou si ce n'était qu'une illusion ou tout cela n'avait que pour but de me tourmenter. Quand Haru me parla violemment, me manqua de respect, m'insulta, me rabaissa en deux phrases, quelque chose en moi se brisa. Je... J'étais si heureux et ce bonheur venait d'être balayé. Ce bonheur d'être au centre de l'attention, ce sentiment d'être accepté qui s'était manifesté suite à l'absence de remarque sur mes désirs. Je... J'étais heureux. Et Haru venait de tout détruire... Enfin... Non... Enfin si. Mais, non. Haru faisait de moi sa chose avant même de jouer avec moi ? Etais-je à lui et par extension à la chimère ? Sans le voir, j'étais devenu un objet qu'on s'accaparait ? Moi, tout ce que je voulais, c'était ce sentiment de bien être. Être différent à leurs yeux, retrouver ce statut d'hommes et être ainsi apprécié.

" Je comprends. " Mon ton était calme, ferme, mature même. D'un geste de la main, j'effaçais mes larmes et mes yeux redevinrent calme. Les flammes m'entouraient, les disciplies m'observaient, la chimère me contemplait et Haru jouait avec moi. Je commençais à comprendre les règles du jeu, de cette situation... Et j'acceptais de m'y plier si cela pouvait me rendre heureux sur de nombreux points. Je... voulais être libre. Fuir cet image de lycéen banal, fuir ce monde, fuir ces chaînes qui me tourmentaient. A cet instant, j'observais le gland de Haru tournait vers moi... Avant qu'il ne m'urine dessus dans un flot abondant. Son odeur piqua mon nez mais, je ne grimaçais pas, j'endurai, silencieusement. Quelques mèches devinrent humide, mes joues luisaient sous l'urine. C'était donc ça la soumission ? C'était... électrifiant et attirant. Rapidement, désireux de surprendre les spectateurs, je tirai la langue et en récolta quelques gouttes pour goûter. Le goût était exécrable mais, je le savais. Non... Je montrais mon consentement. Puis, je me penchais vers le garçon et tira la langue pour boucher le jet un instant, pour goûter son gland et glissait le long de sa membre. Enfin ! C'était la première queue que je goûtais et celle-ci était appétissante. Je voulais savoir ce que cela faisait de l'avoir en soi, dans la bouche, dans le cul... Je voulais coucher avec lui. Là, maintenant. Tout de suite !
Quand la bougie tomba sur mon torse, je lâchais un autre cri. J'étais sensible à la douleur. Rapidement, j'attrapais la bougie, l'éteignit avec mon souffle et m'assura que la cire cessa de couler avant de me redresser sur mes genoux, de me cambrer légèrement pour exposer mon fessier à l'objet en cire que je tenais du bout des doigts. L'excitation et la transpiration causait par les flammes dilatèrent facilement mon orifice. La bougie eut tout de même du mal au début mais, une fois en moi, le reste glissa facilement, m'arrachant quelques gémissements étouffés. La sensation n'était pas agréable. Je ne prenais pas de plaisir, mais j'acceptais de souffrir pour être récompensé.

" Comme ça ? C'est ce que tu veux ? C'est ce que vous voulez tous ? Je... J'accepte vos règles. J'accepte de souffrir, d'être humilié, d'être torturé, car je sais que le plaisir et le bonheur m'attendent derrière tout cela. Ai-je tort ? " * Chacun de mes mots était murmuré d'une voix tremblotante, à plusieurs reprises je m'interrompis pour gémir, au fil des secondes la bougie coulissait toute seule, facilement en moi. Mais sa taille et son diamètre ne rivalisait pas avec celle d'Haru. De nouveau plongé dans mon silence, en observant sa bite, je déglutis d'angoisse.
Journalisée
La Chimère
E.S.P.er
-

Messages: 23



Voir le profil
FicheChalant
« Répondre #11 le: Juillet 18, 2017, 09:05:29 »

Haru baissa les yeux vers le garçon d'un air sévère. Son regard, cependant, exprimait autant le sadisme que le contentement devant l'obéissance et même le zèle de son soumis. Le japonais était à l'aise dans ce qu'il était en train de faire. C'était peut-être même la pratique dans laquelle il s'épanouissait le plus : la domination. Il n'avait pas rejoint le culte pour d'autres raisons que pour pouvoir exercer cette domination brutale, sans limite, sur des êtres, souvent timides, qui ne l'auraient pas connue autrement. Briser les volontés, briser les corps, c'était un sacerdoce, ce qui le faisait se sentir vivant.

Sur tout son bas-ventre s'étendait un agressif tatouage de scorpion, noir, stylisé. Les pinces ondulaient sur l'intérieur de sa cuisse, alors que sa queue, et son dard, pointaient vers son pubis. La marque avait quelque-chose d'effrayant, mais cela tenait peut-être surtout à son porteur.

Les questions de l'adolescent le firent sourire… et pendant que le coin de ses lèvres remontaient, il le gifla. Le coup n'avait rien d'une baffe de cinéma. Même s'il n'y avait pas mis la moitié de sa force, elle était cinglante et laissa une marque rouge sur la joue blanche d'Andy.

Il n'y a pas de place pour l'espoir. L'espoir est une illusion. Cesse d'espérer, commenta la Chimère, comme si elle avait porté le coup elle-même.

Bien sûr, la punition était cruelle, et même largement injustifiée. Mais l'E.S.P.er ne pouvait pas laisser son nouveau fidèle gagner trop d'assurance. Il s'agissait de lui faire perdre ses repères moraux, de le laisser dans la confusion. L'appréhension devait compenser son enthousiasme débordant : la sanction pouvait venir de partout, n'importe quand. Au moins encore un moment.

Je connais pas ton nom. Il a pas d'importance. Il appartient à ton ancienne vie. Maintenant t'es juste un petit bâtard avec une petite queue.

Avec un éclat de rire, Haru attrapa l'arrière de la tête de son soumis, et l'écrasa contre son sexe dressé. Son pénis se heurta au nez du lycéen, avant de glisser sur sa joue ruisselante d'urine. La présence de sa hampe remontant jusqu'à son front lui obligea à fermer au moins un œil, alors que son scrotum appuyait contre ses lèvres.

Lèche, bâtard. Si tu veux avoir une chance qu'elle te saigne pas quand je vais te défoncer avec.

La Chimère songea qu'il n'aurait sans doute pas eu besoin de donner l'ordre, l'adolescent semblant très disposé à agir de lui-même. Mais le karatéka ne le laissa pas trop longtemps agir de sa propre initiative. Au bout d'une vingtaine de secondes, il colla lui-même sa verge contre les lèvres d'Andy, et donna un coup de rein pour en forcer le passage, avec toute la difficulté que sa taille impliquait. Le colosse semblait insensible, ou au moins préparé, aux frictions pénibles qui suivirent avec la mâchoire de sa petite victime. Dans le même mouvement, il lui renversa la tête en arrière, trouvant dans cet angle plus d'amplitude pour ses mouvements.

Il entreprit alors à pénétrer la gorge comme s'il s'était agit d'un sexe, la main agrippant les cheveux du soumis pour s'assurer une meilleure prise. Pendant qu'il le besognait, son pied nu commença à frotter le pénis du garçon. Pressant d'abord simplement dessus pour en trouver l'emplacement exact, ses attouchements se firent plus précis. Haru commença ainsi à le masturber brutalement entre la plante de son pied et son propre ventre.

T'as envie que je te prenne, hein ? T'as envie que je te fasse chialer, lui cracha-il, en retirant sa longue verge de sa gorge pour lui laisser la possibilité de répondre. Il le repoussa du talon. Pisse-toi dessus d'abord.
Journalisée
Andy Lancaster
E.S.P.er
-

Messages: 11



Voir le profil
Fiche
« Répondre #12 le: Juillet 20, 2017, 11:26:45 »

Haru était un monstre dans le corps d'un homme. Cette phrase résumait mon avis sur cet individu. Il me manipulait, me maltraitait et abusait de sa force. Au lieu d'être un héros pour les plus faibles, il était un tyran qui s'en amusait en exprimant tout son sadisme. J'étais pas un garçon stupide, je le voyais très bien. Pourtant, je continuais de lui obéir. Ma vie semblait en dépendre mais, au-delà de tout ça, être traité de cette façon par un beau garçon me faisait fondre. Je devenais quelqu'un à ses yeux. D'avantage un animal qu'un être-humain, certes mais, ainsi, je marquais sa conscience. Je voulais être spécial auprès de lui et essayer d'amadouer sa gentillesse. Mais en retour, je ne reçus qu'une gifle, gratuite, venu du néant absolu qui m'assomma et me fit tomber à terre. Les paroles de la chimère m'ouvrirent les yeux. Dans cette situation digne d'un cauchemars, l'espoir n'avait pas sa place. Je... Haru n'avait pas de bonté d'âme. La chimère jouait avec mes sentiments, détruisant les plus positifs... Je... Je savais plus quoi faire. L'espoir faisait vivre mais, plus maintenant. La seule manière de me sentir vivant, à l'instant-même, c'était de rester leur jouet à tous, d'être à eux et de tout faire pour le rester.

" Je n'ai plus de nom... Ne m'appelle pas... Un animal n'a pas de prénom attitré." L'animal en question, c'était moi. En me redressant sur mes genoux tout en massant ma joue, je leur montrais ma détermination. Je n'abandonnerai pas ! Seul cette volonté continuerait de persévérer, encouragé par mes désirs. Ils continueront d'exister même dans le pire des enfers... Et j'eus raison ! Mon nez sentit l'odeur de sa bite. Une odeur enivrante, appréciable, forte. Il ne s'agissait pas de puanteur mais, de l'odeur corporel d'un homme, de son nouveau maître, une odeur unique à mes yeux que je m'efforçais de retenir. Mon oeil visible le regarda dans les yeux avec tendresse, signe de ma soumission. Aucune haine, interrogations ou pitié ne se manifestaient. Tout ce qui comptait, c'était de se sentir vivant et de le rester... Et de découvrir les jeux qu'offraient une bite de cette taille. Quand il m'ordonna de lécher, j'affichais un sourire discret que j'effaçais.

" Mer... *slurp* Ci *slurp* De me faire cette honneur *slurp* Maître Haru. Je ne vous décevrai pas, ni vous, ni nôtr...Votre divinité*
Notre divinité ? Pourquoi ? Parce que je me considérai comme un membre entier ? Pourtant je ne l'étais pas, ma langue faillit prononcer des paroles qu'elle regretterait. Elles étaient parfaites pour appeler une punition, chose que je voulais à tout prix éviter. Et j'eus une nouvelle récompense, ma première fellation.

Dans mes mains, la cire qui me dilatait disparaissait, se collant à ma peau, à la fois sur mes doigts et mes fesses, même à l'intérieur de ces dernières. Ma langue, elle, se plaquait sur ce sexe qui me violait la bouche avec mon consentement. Je déglutissais à plusieurs reprises, essayant de bien respirer et surtout, surtout, de ne pas vomir sur Haru. Mes yeux se perdaient dans le vide. Je ne me concentrais que sur ma bouche, retroussant les lèvres pour donner plus de sensations. J'avais lu ça sur internet. Il devait aimer ? J'espérai que oui, sinon je ne risquerai plus de pouvoir jouer avec cet objet de plaisir, mais aussi de torture qui me coupait la respiration et m'âbimer la mâchoire. Quand il bougea ma tête, je gémis de douleur, c'était une position tellement inconfortable ! Mais sa queue alla plus loin, se baladant dans ma gorge, écartant mes amygdales, une fois, deux fois et encore et encore. Je... Je me faisais baiser la gorge ? C'était ça qu'on disait dans ces moments-là ? C'était violent mais, c'était bon ! Je m'impressionnais moi-même de pouvoir encaisser une telle masse pour ma première fois. J'ignorais la douleur, il fallait l'ignorer ! Il fallait faire plaisir à maître Haru et la chimère !
Ma bite bandée comme un arc traduisait tout mon plaisir, toute ma joie de vivre cette torture. Etais-ce sadomasochisme ? Oui, certainement, sans aucune doute si on résumait les actions que j'enchaînais. Mon sexe était trempé, couvert de pré-sperme. Cela devait coller à son pied, le deuxième membre étranger qui touchait mon entre-jambe. C'était... Kiffant ! Alors, quand il m'ordonna de m'uriner dessus, je ne réfléchis pas vraiment. Restant dans ma position, je me penche légèrement en arrière en prenant mon sexe entre mes mains. Je le penche vers mon torse et au bout d'une longue poignet de secondes je commence à m'uriner dessus. Mais, en faible quantité... Je n'en avais pas spécialement envie. Pourtant le jet, assez puissant, atteignit mon menton et le haut de mon torse. Mon urine coulait sous formes de multiples filet le long de mon torse, je me retenais de respirer l'odeur du liquide, me contentant de me concentrer, jusqu'à me vider entièrement la vessie. Puis je répondis enfin à Haru :

" J'ai... Envie de découvrir de nouvelles choses maître Haru. Et... Ce serait un tel honneur de me faire baiser par votre bite, par cette grosse bite, immense, qui doit fait fuir plus d'une personne... Et je ne pleurerai pas." * J'étais naïf ou fou, mais j'étais sûr de moi quand je prononçais ces phrases.* " Je ne pleurerai pas... De perdre ma virginité avec quelqu'un comme vous... Grâce à vous !" J'étais sûr de tenir le coup, la cire m'avait dilaté, l'excitation m'aidèrent aussi et la transpiration causé par les flammes amplifiaient encore la facilité avec laquelle mon petit trou était dilaté. Courageusement, je me retournais et me mis à quatre pattes, fesses cambrés en arrière, légèrement relevé, offertes à Haru qui pouvait avoir une belle vue sur mon fessier. Du moins j'espérai qu'il trouve cela beau. N'osant affronter le regard des autres fidèles, je regardais le sol et, joueur, je dandinais mon fessier dans l'unique but de le provoquer.

Non, je ne pleurerai pas !
« Dernière édition: Juillet 20, 2017, 11:37:47 par Andy Lancaster » Journalisée

Tags:
Pages: [1]
  Imprimer  
 
Aller à:  

Powered by SMF 1.1.20 | SMF © 2006-2007, Simple Machines
Awake and Dreaming - Le Grand Jeu
ChatBox