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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Une attaque d'envergure... [PV : Belhpy]  (Lu 1555 fois)
Belphy Mueller
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FicheChalant
« Répondre #15 le: Juin 16, 2017, 08:34:32 »

« Je comprends, mourir pour une forme de vie telle que vous doit sembler être une chose définitive, ennuyeuse même. J'ai contacté les autres unités, elles sont en route pour le hangar, un vaisseau nous a été attribué... L'empire ne vous en voudra pas de fuir, vous n'êtes pas remplaçable...
 -  Je n'ai jamais fui une mission. Mais malgré tout, je n'aime pas laisser ma survie au hasard. »

Le ton avec lequel elle venait de lui faire part de sa possibilité de trouver la survie dans la couardise n'avait pas vraiment été bien entendu, mais Belphy avait comprise, avec ses quelques jours auprès de l'Empire, que ces femmes robotiques étaient bien loin d'avoir le moindre don en terme de tact ou de loquacité, ce qui avait justement peut-être menée Clover, une humaine sans éducation, à se méprendre sur la manière d'échanger avec autrui. Alors elle ne vint guère ronchonner, ou répondre avec un ton acerbe, et préféra plutôt commencer à avancer en compagnie de la femme qui la guidait, Mortissia ayant naturellement une pleine connaissance du domaine, et lui offrant dés lors la possibilité de ne pas se perdre dans le gigantesque vaisseau si elle avait l'intelligence de ne pas quitter du regard le cheminement de la belle femme à la chevelure mauve. Entre-temps, elle continuait toujours d'observer le moniteur, d'engranger la moindre information dont elle pouvait se faire l'acquisition afin de s'assurer d'être en pleine possession de ses moyens pour les futurs déplacements au cœur des tunnels de la Ruche planétaire, et ce faisant, elle ne manqua point de continuer d'analyser les divers cheminements qui leur était utilisable, avant de finalement se focaliser sur d'autres parties des dossiers, notamment ceux qui parlaient des spécificités raciales des formiens de cette colonie. Pendant ce temps là, Mortissia lui confirma la présence de Micha lors de leur arrivée sur la planète, ce qui ne manqua pas de faire sa joie, car elle allait sûrement échanger avec elle durant l'aller pour s'assurer de l'exactitude des plans, mais autrement, elle ne quitta guère des yeux l'écran, étudiant le moindre élément avec une rigueur toute professionnelle.

Dehors la bataille faisait rage. Finalement le son ne se portait pas dans l'espace, quelque chose qui ne leur permettaient pas, en laissant traîner l'ouïe, d'imaginer la violence des impacts, la destruction massive des assauts, la folie furieuse que représentait les affrontements entre les forces formiennes d'une sauvagerie infinie, et les puissantes technologies Silduriennes, qui faisaient grand effort pour égaliser en capacités annihilatrices leurs adversaires. Pourtant, et plus d'une fois, la mercenaire rousse eut la grande occasion de voir voler, au travers des vitres gigantesques du bâtiment qu'elle traversait en compagnie de son alliée, les formes sanguinolentes et charnelles des aliens à la voracité éminente, ou de manières bien plus inquiétantes, les morceaux de ferrailles vibrant d'énergie délaissé par les formes mécaniques de l'Empire. Rien de tout cela ne paraissait finalement réel, par moment Belphégor se posant même la question d'une action rituelle d'auto-destruction des deux forces en présence, et, en d'autres occasions, elle se serait sûrement rangé sur ce raisonnement, si elle n'avait pas déjà eut déjà le droit de constater, avec stupeur, la manière proprement barbare avec laquelle les troupes de l'Empire engageait les guerres et les assauts plus ou moins tactiques. Qu'elle lui demande des conseils n'était finalement pas si mal avisé, car oui, maintenant, elle s'en rendait bien compte : La puissance de ces troupes avait surpassé le besoin de prudence, et désormais, elles pêchaient de confiance, chose qu'une entité mortelle telle que la Tekhane ne pouvait omettre.

En tout cas, elles continuèrent de parcourir les lieux avec un regard tout aussi distrait que rigoureux, l'une, mécanique, se perdant sûrement dans les quelques préparatifs qui allaient devoir être produit pour s'assurer du départ optimal de leur vaisseau pour la mission si étrange pour l'Empire qu'elles allaient accomplir, et l'autre, charnelle, qui cherchait encore et toujours à analyser ce monde d'une brutalité sans pareil à ce qu'elle avait connue, y trouvant tout autant un certain dégoût face à la débauche de moyens brisés par la sauvagerie générale, qu'un attrait malencontreux, indépendant de son être, attaché à une nature qu'elle ne comprenait en cet instant. Quand elles parvinrent enfin au hangar, ce ne fut pas sans une légère marque de satisfaction de la part de la mercenaire, qui n'avait dés lors plus à contempler les « mortes » et les cadavres, et qui pouvait dés lors continuer son étude précise des plans pour affiner peu à peu ses préparations méticuleuses, mais pourtant les images qu'elle venait d'observer lui restait en tête, lui offrant cette sensation désagréable de s'élancer dans quelque chose de presque trop gros pour elle. Très honnêtement, et humblement aussi d'ailleurs, la rousse se devait d'avouer qu'elle n'avait pas l'habitude de s'attaquer à un danger qu'elle ne pouvait vaincre seule, question de confort professionnel, et, en ce jour, elle était évidemment mise en face d'un problème que le tout de ses capacités, de sa nature inhumaine, de son talent martial ne saurait lui permettre d'envisager le plus petit degré de réussite solitaire. Finalement, quand elles approchèrent des zone d'embarquement, et quand elles croisèrent le reste des unités... Elle marqua un temps d'absence avant de réagir, perdu dans un constat qui la plaçait dans un certain ressenti, un malaise sourd, qui ne trouvait pas de réconfort.

« Et nous voilà réunis, voici Vermin, unité antibiologique, et Ravager, qui nous couvrira depuis la surface.
 -  Hum.... Oh euh.... Enchantée. »

Point de réponses. Pas étonnant dans un sens, ni l'une ni l'autre ne présentant les détails humains qui lui permettrait de considérer le fait qu'elle se trouvait en face d'entité charnelle, et qu'il s'agissait donc là de deux autres machineries, à l'image de Mortissia, et dont les forces ne se tenaient guère dans quelques considérations toute vivante, mais dans une puissance brute, celle de forces armées qui n'avaient pour autre but qu'assouvir les desseins de leurs maîtres. La mercenaire ne manqua guère toutefois de remarquer que si l'une, bien plus réduite que l'autre, avait sur le visage marqué l'expression d'une joie sauvage et viciée, celle d'un être dont le comportement se rapportait sûrement à quelques interdits naturels qui n'avaient, pour le coup, pas la moindre raison d'être limités en temps de guerres, l'autre possédait un attirail de toute beauté, la plaçant aux yeux de la Tekhane comme une forteresse sur patte, un temple à la destruction qui n'avait sûrement pas autre raison de vivre que celle d'être projetée dans la bataille. Mais cela avait le don, pour l'occasion, de la rassuré sur un éventuel loupé de leurs parts lors de cette descente programmée sur les terres ravagées de la guerre, et elle ne manqua pas de se montrer, si ce n'est joviale, coopérative envers ces deux êtres un brins silencieux, avant de finalement quitter toute tentative de discussion supplémentaire, et simplement les observer finir leurs préparatifs. De cette même manière, Mortissia vint à quérir le reste de l'équipement et l'amena enfin vers leur vaisseau de départ, futur crash-test de grande qualité sur le sol rude de la planète, et le ton qu'elle employa en le lui présentant n'eut pas don de la rassurer, bien malheureusement !

« Et voilà notre Lander Navyra, allez à bord Vermin, et pas de détour.
 -  J'y vais aussi immédiatement Mortissia, je vous attendrais à l'intérieur. »

Que ce soit pour le calme, ou se trouver ne position quand les différents programmes de lancement s'entameront, Belphégor ne voulait pas se trouver surprise par le temps et avoir le malheur d'être laissée en arrière, encore moins alors que les alentours fourmillaient d'une activité frénétique, et ce avec un véritable effort de guerre qui poussait à l'admiration, voir même, pour de minces occasions, en un élan d'étrange patriotisme que même la jeune mercenaire ne s'expliquait pas. Elle voulait faire partie de ce tout, alors bien sur, pas comme une machine décérébrée, agissant en cœur avec les autres sans le moindre exemple de pensée individuelle, car cela provoquait en son cœur quelques peurs dont elle ne sentait guère l'acceptation, mais en revanche, avec une volonté commune d'exterminer un ennemi dangereux, puissant, malfaisant, une gangrène spatiale qui avait déjà fait ses preuves sur son propre territoire, et qui désormais, dans les confins spatiaux, semblait quasiment redoubler de sauvagerie. Ce qui la liait avec toutes ces camarades inhumaines, c'était un élan particulier de haine envers cet adversaire commun, et une fois qu'elle trouva sa place sur l'un des sièges si particulier dont était constitué le porteur spatial, elle ne manqua guère de reprendre sa lecture assidu sur les mutations et les types précis de présence formienne à la surface de la planète, cherchant à en assimiler les faiblesses, les forces, les avantages et les inconvénients en les comparant à ceux qu'elle avait elle même combattue, et découvrant dés lors le désordre macabre dans lequel elle allait se retrouver.

Elle ne se rendit compte ni du mouvement, ni du départ, toute perdue qu'elle était dans ses lectures, mais celle-ci lui offrirent au moins le savoir qui lui était nécessaire pour agir de manière optimale une fois que le groupe trouvera enfin son chemin dans la Ruche extérieur, avant qu'elles ne s'enfoncent de plus en plus profondément dans le dédale anarchique de l'habitation stellaire des formiens. Notamment, elle comprit que les ennemis qu'elle allait affronter était des bêtes puissantes, lourde de muscles étranges, et protégés par une chitine bien plus épaisse que les spécimens vifs qu'elle avait précédemment rencontré sur Terra. La raison en était simple, la gravité du monde. Ils s'étaient adaptés à une vitesse phénoménale, prouvant encore une fois qu'il s'agissait là de parasites, de monstres qui n'offraient finalement que peu de temps à leurs ennemis pour ne pas tourner un domaine à leur avantage, et les quelques clichés du dossier lui permirent de constater avec effroi l'épaisseur abominable de ces êtres, la laissant devant un constat simple : Si elle voulait gagner, sa propre brutalité ne sera guère de mise, elle allait devoir redoubler d'une agilité hors-normes, et surtout, choisir avec précision quand les mouvements lents de leur adversaire lui permettrait de produire à un meurtre de sang-froid, ou un coup incapacitant envers ces entités, en faisant usage de ses lames sur les articulations molles et élastiques de ces êtres immondes. De là, elle ne chercha pas à s'enquérir plus sur le résultat de la mission, elle ne pouvait guère faire mieux, et ferma les dossiers pour observer simplement, d'un air concentré, l'évolution de leur progression spatiale, acceptant l'aveuglement relatif du transporteur pour ne pas avoir à s'inquiéter, et se concentrant sur l'effet des différentes couches protectrice de la planète pour lui indiquer l'approche rapide du sol.

La pression fut difficile à vivre, la chaleur montante aussi, les degrés ne manquant pas de passer d'une fraîcheur spatiale relative à une fournaise insupportable quand elle entrèrent dans l'atmosphère des lieux. Dans le fond, cela avait au moins l'avantage de l'informer qu'elle pourrait respirer sur le sol sans avoir le besoin d'user d'une tenue annexe, ce qui faisait son plaisir, elle qui n'avait jamais supporter de s’embarrasser de quelques couches de tenues trop épaisses pour ne pas lui laisser la pleine liberté de ses mouvements, mais pour autant la situation dans l'énorme morceau de métal, combinée au lourd momentum qui la clouait contre l'inconfortable assise qu'elle occupait, n'avait rien de bien rassurant pour la mercenaire, qui n'avait jamais connue pareille débarquement planétaire. Les autres unités alentours, sur lesquelles elle passa un œil avide de conseil, mais aussi d'un besoin rapide d'éléments rassurants, ne semblèrent pas un seul instant ciller de cette descente douloureuse, et aussi elle cessa de jouer les mijaurées pour simplement accepter son sort, adressant de manière bien superstitieuse une légère pensée à quelques divinités inconnues de la chance et de la bonne fortune, leur demandant en grande connaissance de ses habituelles déboires qu'elle n'ai pas à connaître une fin prématurée lors de l'atterrissage improvisé de l'appareil. Sur l'écran, l'affichage lui indiquait qu'un choc imminent allait bien sûrement les mener, ses partenaires mécaniques comme sa faible chair, à ressentir tout l'impact d'un crash, et ce malgré la feinte qu'elles devaient produire... Ses derniers gestes avant ceci furent de poser les mains vivement sur les poignées de son armement, et de les serrer avec un brin d'appréhension, alors que les derniers chiffres du compteur défilaient à toute allure...

L'instant d'après, et ce que ses craintes de voler à travers des lieux ne se virent confirmer, elles étaient au sol. Discrètement, la sortie du vaisseau fut ouverte, et chacune, avec rapidité, quitta le confort absent des assises pour se précipiter, avec efficacité, hors de la soute, Belphégor ne se faisant guère attendre, malgré sa légère confusion, ayant pleinement conscience que pour ce genre d'action, de mission, il était absolument crucial que chacune agisse avec la plus grande des vélocités. Pendant un moment, elle ne put désavouer avoir quelques craintes vis-à-vis de l'unité ravager, celle-ci semblant être si lourde et pataude que le moindre pas de course les menaient à la distancer, mais elle remarqua avec grande surprise que celle-ci interrompit son échappée pour se position à découvert, et implanter sa machinerie diabolique dans le sol de manière à signaler l'imminence de ses tirs, et leurs précisions, si quiconque osait un seul instant les approcher de ce point particulièrement crucial du plan : le point de retrait. Personne ne cilla à cet arrêt de l'unité, et chacun continua son déplacement vigoureux envers le point de réunion, la mercenaire dotée d'une vue excellente remarquant rapidement le carnage produit à l'entrée des lieux, quelque chose dont la violence était encore un brin plus soulignée par la belle jeune femme qui tranchait encore et encore les cadavres l'entourant, du moins jusqu'à ce qu'elles s'approchent. Unité Sayaka, efficace, imprévisible, elle avait eut le droit de contempler son dossier, et elle appréciait que l'Empire les ait doté d'une femme dont la nature lui était bien semblable, hors considération d'un certain sadisme. Pour autant, l'heure n'était pas aux présentations, et Mortissia ne perdit pas une seconde, tandis que l'unité Micha apparut elle aussi, auprès de l'entrée de cette Ruche :

« Bien, Sayaka, tu nous rejoins, Miccha au rapport, et montre-nous le tunnel.
 -  Le tunnel est par ici, il n'y a que peu de forces ennemies dans la zone, Ravager est en train de les attirer à elle. Le tunnel est assez grand pour nous, mais nous devrons passer en file indienne. »

Le tout de la mission semblait se dérouler sans encombre pour l'instant, et c'est avec une certaine satisfaction que, pour la première fois, Belphy vint à rejoindre le peloton de tête dans cette avancée, Sayaka ayant prit les devants, rapidement suivie par la mercenaire, pour qu'enfin les unités Micha, Vermin, et Mortissia se placent à leur suite, leur laissant conserver une organisation claire dans leur avancée prudente dans les tunnels de la Ruche formienne. Belphégor n'était pas étonnée de la conception des lieux, les entrées de Ruche étaient toujours les même, car hormis la principale, béante, servant normalement à laisser le tout de l'armée s'écouler avec violence sur les terres qu'ils occupaient, le reste des accès étaient toujours étroit, afin d'en faire des zones de déplacements facilité, ou de retrait, et non de position à défendre pour les forces xénomorphes insectoïdes. Pour autant, qu'elle reconnaisse le style architectural n'était pas non plus agréable, car elle y trouvait le moindre des détails écœurants qui y étaient affiliés : les murs couverts de cette substance poisseuse, servant notamment à maintenir aux murs différentes sortes de larves, ou de matériaux glaiseux utiles à garder les lieux chauds et secs, mais aussi ces étranges colonnades anarchiques constituées d'un liquide ambré, à moitié solidifié, et qui réagissait au moindre toucher par une soudaine pétrification capable de maintenir en place un char poussé à pleine vitesse. À peine entrées, elles se devaient déjà d'accepter les dangers qui les entouraient, mais aussi la toute proche possibilités de quelques inconvenant événements, ceux-là même qui les mèneraient à perdre un temps précieux, et essentiel pour de tels missions éclairs.

« Mademoiselle Mueller, on m'a passé vos idées de déplacements. Le passage le plus rapide reste la grande artère, mais nous serions faciles à repérer, vous êtes sûres de vouloir l'emprunter ?
 -  Certaine. Les formiens sont conscient de la moindre approche, ils partagent un seul et même esprit. Quoi que nous fassions, nous serons repérées rapidement, alors le minimum, c'est que nous nous permettions un peu de liberté d'espace, mais surtout, le passage le plus rapide possible en direction de notre objectif. À droite toute ! »

Elles s'engouffrèrent dans un conduit sûrement trop exigu pour un formien d'affrontement, ceux-ci possédant une carapace bien trop rigide pour la moduler à un passage destinés à des formes serviles et de plus basse extraction, et c'est ainsi qu'elles débouchèrent sur l'énorme galerie australe, dans laquelle sommeillait principalement les jeunes larves, et les formes nymphales, ou pupales, qui rivalisaient toutes d'atrocités difformes et d'inquiétantes mutations. Toutes en stases évolutives, elle ne pourront en aucun cas les remarquer, et les arrêter, même donner l'alerte leur étant tout à fait impossible, et comme l'avait prévue la rousse, il n'y avait pas ici âme qui vive, la grande majorité des formiens ayant migré dans l'espace centrale afin de se rediriger sur le fantastique champ de bataille plus loin. Cela avait l'avantage de leur laisser le champ libre pour se diriger vers leur objectif, mais le triste déboire de leur prévoir quelques actions bien plus complexes une fois qu'elles y seront arrivée, l'endroit prétendument détenteur de la technologie Sildurienne se trouvant à fleur du cœur supérieur de la structure, peu loin de l'Overmind de cette Ruche, et qui aura dés lors tôt fait de les remarquer, voir de s'en prendre à elle. Et si se farcir quelques xénomorphes n'était pas, fondamentalement, problématique, surtout au vu de leur équipe, vaincre un Overmind était chose bien plus contestable sans un support de feu, ou de destruction massive conséquent. Et Ravager ne pouvant entrer efficacement pour s'en approcher, l'idée était proscrite, alors pour l'instant, on évitait de réfléchir à l'éventualité de cette rencontre, et les cinq femmes se pressaient, usant du tout de leur force, pour parcourir le plus prestement possibles la longue distance les séparant de l'objet de leur mission.

« Pour l'instant, si nous rencontrons un formien, assurons nous que ce ne soit pas une pupe aveugle, ou un serviteur de petite extraction, car ils n'ont pas les phéromones ou l'esprit pour appeler à l'aide, mais peuvent répandre des signaux à leurs morts.  En tout autre occasion, Mortissia, Sayaka, nous allons travailler de concert pour les éliminer rapidement, et poursuivre sans délais. À la première mise en alarme, nous n'aurons pas plus de quelques minutes pour atteindre votre technologie, et l'emporter, alors toute discrétion est nécessaire. »
Journalisée

L'empire Sildurien
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L'empire Sildurien


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Ceci est une légion militaire.
« Répondre #16 le: Juin 17, 2017, 04:15:32 »

Le hasard, voilà bien une chose étrange, inconnue de l'empire, du moins, si elle y existait sans doute, elle n'était pas prise en compte. Pour eux tous àa une raison, naturelle ou accidentelle, mais personne nommée "hasard" n'en est la cause. Et le peu d'aléatoire de l'empire ne reposait que sur d'anciens algorithmes de leurs ancêtres. La réunion passée, tout le monde avait pris le transporteur pour descendre. Comme prévu l'atterrissage ne fut pas sans secousse, mais tout le monde était en vie, et chacun faisait sa mission. Ravager occupait les ennemis et attirait l'attention, tendis que Sayaka, Mortissia, Micha & Belphy poursuivaient leur avancée dans le tunnel vers la ruche. Avancer en se suivant n'était pas très rassurant, mais bon c'était ça ou tenter de trouver une autre voie. Après quelques explications la route fut choisie, l'artère principale ou presque, une des plus grandes dans la ruche. Elles s'élancèrent donc vers la ruche, des couloirs sombres, humides, froid et fait d'une résine encore vivante. Le passage choisi était donc plus étroit, sans doute destiné à faire passer des unités apportant des ressources. Les analyses des androïdes le confirmaient rapidement, les unités de combat ennemies étaient trop grandes pour passer ici.

Autour d'eux des ennemis semblaient en était de stase, comme s'ils attendaient quelque chose pour agir ou évoluer, c'était bien là ce que l'empire avait déjà vu de ses ennemis. Des capacités d'adaptation hors du commun ! Cependant une chose se fit voir alors qu'elles avançaient... Du métal, des anciennes traces des structures Silduriennes utilisées comme point d'ancrage et d'appuis pour la ruche ennemie. Ainsi les formiens n'avaient pas tout détruit, non, ils avaient corrompu l'installation pour en faire la leur. Ce qui confirmait que les cartes Silduriennes étaient encore valables, bien qu'absolument pas à jour pour ce qui était des murs brisés, ou encore des nouvelles cloisons posées par l'ennemi. Ce mélange absolut encore la mécanique et le biologique rendait l'endroit terrifiant. C'est comme si les deux ennemis n'en faisaient plus qu'un a dans cet endroit. Heureusement que les formiens n'avaient que repris la structure, et non toutes les usines d'armements, ni n'avaient les connaissances pour exploiter cet endroit à son plein potentiel. Tout le petit groupe courrait donc, analysant les lieux et essayant d’éviter de sonner l'alerte.

Tout le monde écouta donc les conseils de l'invitée, en effet le mieux était d'ignorer les drones, leur mort alerterait la ruche, et ça c'était à proscrire. Le groupe avança donc encore un peu, quand une surprise leur bloqua la route, quelques drones semblaient miner une ancienne paroi rocheuse. Micha prit donc les devants, un petit détour était possible, et comme prévu, les drones ne percevaient pas leur présence. Sans doute trop occuper à manger la roche pour créer ce qui semblait être une nouvelle salle dans la ruche. Doucement les détours se firent longs, impossible de suivre le chemin initial. Et bientôt le group du progresser dans des tunnels d'excavation, des drones y passant parfois. Mais sans jamais les remarquer, il suffisait de les éviter et surtout ne pas les bousculer.

C'est ainsi que le groupe perdit un peu de temps, presque une heure déjà l'air de rien. Mortissa les rassura cependant disant qu'elle a communiqué les infos au vaisseau, ils auront du temps en plus pour la mission, étant donné que ce détour n'était pas prévu initialement. Tout le monde semblait faire avec, surtout les androïdes, après tout pour eux le temps était secondaire. Mais alors que tout le monde semblait pouvoir se rassurer, et que Micha ouvrait la marche, elle poussa un petit cri surpris. Rapidement on la vit s'enfoncer jusqu'aux chevilles. Le sol dans cet endroit était dangereux depuis le début du voyage, mais cette fois l'une de ces petites taches de lumière dans le sol, c'était brisé. Rapidement Sayaka attrapa l'unité Micha et la retira de là, heureusement sans blessures pour personne.

- Hmm, le chemin va se compliquer un dirait, cet endroit est plus jeune si je puis dire, et ses parois encore... molles...

En effet cette zone semblait bien plus récente que les précédentes, le sol était encore fait d'un mucus violet flasque et collant. Et sur les murs la sécrétion semblait encore molle, mais ce genre de surface pouvait mètres des années à devenir dures. Donc dur de savoir depuis combien de temps ce passage était ouvert, mais en tout cas il fallait redoubler de prudence, la route reprit donc, Micha du même ralentir le pas, le sol était étrange, glissant même, elle du sortir des crampons de ses pieds comme le reste des androïdes du groupe. Seuls Sayaka et Belphye devaient encore faire plus attention sur le chemin à présent. Au plafond en tout cas on voyait de plus en plus de mouvement dans le tunnel d'au-dessus. La paroi était un peu translucide, mais très trouble, on pouvait juste voir des ombres de drones circuler en se suivant.

Ainsi l'avancée se poursuivit, quand le groupe déboula enfin sur une salle. Une salle ouverte, presque dix mètres de rayon, c'était grand, captieux, et remplir de larves... des dizaines de larves de près d'un mètre de long pour les plus grosses. Heureusement comme les ouvriers, ces dernières n'étaient pas aptes à envoyer des infos à l'esprit de la ruche. Elles attendaient simplement leurs évolutions, se nourrissant du liquide au sol, qui lui-même venait d'au-dessus. Cela formait de répugnants fils de gel épais, mauves, odorants et gluants. Une goute tomba alors sur Mortissia qui soupira avant de retirer ce gel dégueu. dans les murs on pouvait voir des oeufs en pleine croissance, mais... En s'en approchants il n'en était rien ! les poches collées aux murs contenaient des anciennes habitantes de la planète, des êtres vivants...

- Ce ne sont pas nos unités, mais ce sont bel et bien des autochtones qui vivaient dans les pleines de cette planète.

Dis alors Mortissia, avant de passer de l'autre côté de la pièce espérant y trouver le chemin. Tout ici était calme, quand soudain Micha fut bousculée, un ouvrier était sorti d'un oeuf, et lui était tombé dessus. À priori rien de grave, l'ouvrier s'en alla faisant son chemin. Mais... Le gel présent sur Micha était lourd, et surtout il devint dur rapidement la bloquant... Sayaka soupira, alla tenter de la dégager quand un bruit alerta le groupe, une troupe plus grosse passait par ici !

- Dans l'autre tunnel vite, Sayaka, laisse Micha là pour le moment !

Tout le monde alla se mettre à l'abri, tendis que les pas lourds de la troupe se firent entendre, mais pas sentir à cause de ce sol trop épais, gluant et ramolli. C'est ainsi qu'une dizaine de petites, enfin, pour la ruche, créatures se manifesta. Des espèces de quadrupèdes, plus gros que des grands chiens, mais tout de même plus petit qu'un homme, se présentèrent. Rapidement ils tournèrent autour de Micha qui était coincée, et tenta de faire la morte. Dur de savoir s'ils l'avaient repéré ou avaient sonné l'alerte... Mais rien ne laissait à penser que ça soit le cas, autour les oeufs étaient encore calmes, rien ne semblait s'être changé. C'était les petits chasseurs de l'essaim, pas foncièrement malin, pas vraiment dangereux quand on est bien équipé. Mais c'est aussi le genre d'unité à se promener par dizaines si ce n'est centaines !

Le groupe a couvert dans l'autre tunnel de la colle les parois pour ne pas se faire repérer, des parois toujours aussi gluantes et désagréables. Enfin les petits monstres finirent par faire un choix, déchirant rapidement le mucus qui couvrait l'androïde, ils sautaient de joies, l'un deux lacéra le corps del 'androïde Micha, sans doute pensant qu'elle portait des habits. Son armure vola un peu partout, elle retend des cris de douleurs. Puis le monstre face à elle, sur son ventre, se recula et sa verge fut alors visible... rapidement il tenta, à l'aveugle de s'accoupler, un essai peu fructueux, suivit d'un autre. Une autre des créatures tenta pareil avec la bouche avant que perturbés, ils ne se remettent à lui tourner autour. Une nouvelle ronde comme pour réfléchir à quoi faire tendit que deux d'entre eux pesaient sur l'androïde. Micha regarda vers le groupe, encore fonctionnel, armé, mais si elle tuait ces monstres ça sonnerait l'alerte.

- Il nous faut continuer, si l'on se fait prendre la mission est fichue...

Dit alors Sayaka qui commença à faire route se doutant de la suite. Micha n'était pas reproductrice, un cri se fit entendre alors qu'un des petits monstres l'ouvrit en deux par le bassin. Comme s'il voulait vérifier un truc, il la charcuta pire qu'un boucher. Puis les autres semblant furieux de ne pas avoir trouvé de quoi se reproduire frappèrent aussi. Le carnage fut long, le métal résistait, endurait, se tordait tandis que l'unité criait de douleur. Des cris certainement simulés, ou non, allez savoir si les androïdes de l'empire pouvaient ou non ressentir d'autres formes de douleur. Sayaka fit route, mortifia la suivant, tendis que Micha cessa finalement de crier, son signal fut perdu sur la carte.

- Hé merde ! On va par où maintenant ? Cet endroit est pire qu'un labyrinthe !
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Belphy Mueller
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« Répondre #17 le: Juin 21, 2017, 03:34:53 »

Il n'y avait, finalement, pas grand chose à craindre pour l'instant, et le groupe n'eut à se focaliser sur que l'avancée la plus efficace de leur petite compagnie, passant d'un domaine à l'autre avec une grande prudence, ne souhaitant tout de même être découverte par quelques patrouilles, ou pire encore, par un sujet un peu jeune, mais fonctionnel, qui ne tardera pas à alerter l’intégralité des lieux pour défendre sa petite vie de larve. Belphy, qui avait déjà affronter quelques formiens par le passé devait toutefois avouer quelque chose, c'est que ceux qu'elle rencontrait aujourd'hui n'avaient tout simplement que peu à voir avec les autres qu'elle s'était retrouvée à combattre, et ce même dans leurs formes premières d'évolutions, car les pupes et les asticots rencontrés étaient épais, lourd, larges, et présentaient déjà, à leur naissance, quelques coques protectrices à la nature tout simplement écœurante. Finalement, c'est ce qui avait fait que la jeune femme, cherchant à ne pas trop s'attarder sur les détails les moins ragoûtants de ses ennemis, avait finit par se focaliser uniquement sur l'importance de sa mission et donc sur sa vigilance au vu des mouvements plus « adultes » qui pourraient apparaître au coin d'un mur, plutôt que les tortillements saugrenus des formes infantiles de leurs ennemis. Elle garda toutefois, en son cœur, un élément perturbant, une pensée qu'elle ne se connaissait pas de nature, mais qui vint se faire étrangement lucide au sein de son esprit perturbé par les environs : Et si elle en profitait pour tuer ces larves ? Malheureusement pour sa satisfaction personnelle, son intelligence reprit le dessus, et lui rappela que la moindre mort d'une de ces bestioles attirerait le regard de l'Overmind de cette Ruche sur elles, et de manière peu surprenante, personne ici n'avait dans l'idée de se farcir un ennemi d'une telle puissance.

Alors elles continuaient leur avancée dans le conduit frais et poisseux, découvrant bien vite, grâce à Micha, que les lieux étaient bien moins stables que les précédentes galeries qu'elles avaient eut l'occasion de traverser ! En effet, la femme s'enfonça soudainement dans l'un des rayons du sol, et il fut particulièrement complexe de la ressortir à ce moment là, les propriétés inconnues mais particulièrement surprenante de l'étrange gelée royale produite par les formiens ayant quasiment commencée à se durcifier sur le corps de la jeune femme quand les Silduriennes parvinrent à dépêtrer leur camarade de ce slime épais. L'inquiétude se lisait sur le visage de chacune, car plus le temps passait, et plus elles s’engouffraient dans un véritable dédale de pièges en tout genre, naturel qui plus est, et dont le but final ne faisait rire personne, car ici, il n'y avait pas une seule inconsciente qui ne savait ce qu'il arriverait à celle qui finirait ainsi engluer, au milieu des forces ennemis, et la fin qui lui sera dés lors réservée. Belphégor ne manqua pas e vérifier sa carte, souhaitant trouver un chemin plus aisé à parcourir, moins dangereux par sa seule composition, mais le prochain embranchement se trouvait de toutes manières bien plus loin, et elles devront parcourir des centaines de mètres au milieu des rayons fragiles pour se permettre enfin de parcourir le reste sans difficultés. Tant pis, ce ne fut pas avec beaucoup de plaisir, mais la mercenaire au cheveux de sang s'y résigna, et quand elles reprirent leur avancée, elle ne manqua pas de sa placer de manière suffisamment proche de Sayaka, de manière à ce que l'une, ou l'autre, puisse agir prestement dans le cas malheureux où ce qu'il s'était produit pour Micha leur arrivait.

Mais elles continuèrent ainsi à se déplacer sans problème, le fait d'avoir redoublées de prudence semblant être le bon moyen pour les femmes du groupes de ne pas souffrir d'une nouvelle surprise incongrue, jusqu'à ce qu'elle parviennent enfin à une alcôve, emplie de larves et d'oeufs, obligeant les femme à freiner l'allure immédiatement pour ne pas se faire remarquer, avant de se mettre à avant lentement, sans le moindre bruit, en direction du chemin adjacent. Pour la mercenaire, elles arrivaient enfin au bout de ce canal, et n'auront donc plus à connaître la moindre surprise une fois qu'elles se seront échappées de ces tunnels rabougris, si bien qu'elle se mit à observer les données de la carte sans un mot, se focalisant sur sa lecture avec une précision des plus soutenues, ne voulant pas louper le moindre détail qui les amèneraient, elles et ses camarades, à se méprendre de sortie pour apparaître dans quelques lieux clos sans la moindre possibilité de progression. Elles avaient déjà assez perdue de temps comme cela ! Mais pour l'occasion elle n'eut guère la possibilité de prévoir ce qui survint, car un cri de stupeur, et quelques soudains remue-ménages lui firent tourner la tête pour observer l'androïde d'une blancheur parfaite se débattre dans une coque de gelée royale particulièrement solide, comme si elle avait toujours été là, et qu'elle était désormais destinée à y rester jusqu'à la fin de ses jours. L'empressement les amena à tenter de l'en sortir, avec un brin de panique aussi, mais il était trop tard : Des grognements approchaient dés lors, et malgré quelques dernières tentatives de sauvetage de la part, notamment, de Sayaka, Mortissia s'exprima immédiatement pour le bien du groupe et de cette mission, forçant la deuxième humaine de cette unité à suivre ses deux alliées, et aller se dissimuler dans la sortie la plus proche :

« Dans l'autre tunnel vite, Sayaka, laisse Micha là pour le moment !
 -  Merde... Fais chier. »

Elles n'eurent pas l'occasion de voir ce qu'il se passait, mais les échos qui leur provinrent ne fut guère agréable, et suffisamment dissuasif pour que personne n'aille finalement jeter un coup d’œil sur ce qu'il se déroulait. Sayaka avait la mine sombre, quand  à Mortissia, elle affichait toujours un air neutre, mais l'on pouvait presque pressentir cette envie de vengeance, de meurtre qui s'échappait d'elle, sa main renforçant d'elle-même sa poigne sur le manque de l'épée tronçonneuse qu'elle portait. Finalement, le meilleur moyen qu'elles eurent pour éviter de se laisser porter par la colère, et par finir ainsi de foutre en l'air le tout de leur mission, ce fut de laisser derrière elles les cris et les hurlements plaintifs de Micha, les amenant toute trois à parcourir le chemin qu'elles avaient prises par défaut pour continuer de s'avancer, toujours avec prudence. Malheureusement pour elles, dans leur empressement, elles avaient bifurquées, perdues la trace de leur chemin initiale, ça Belphy le savait bien, mais elle tentait du coup de retrouver rapidement, et de mémoire, les autres possibilités qu'elle avait envisagée lors de ses premières lectures, afin de pouvoir tout de même guider les membres de son groupe jusqu'au cœur externe de la citadelle, où leur objectif était gardé. D'un point de vue extérieur, il aurait été bien possible de croire que la mercenaire aux cheveux de sang jouait son avancée au petit bonheur la chance, mais loin de se laisser troubler par les événements passées, elle gardait un calme olympien, celui-là même qui lui permit, et ce malgré le grognements de Sayaka, de lui répondre avec tact, et clarté :

« Hé merde ! On va par où maintenant ? Cet endroit est pire qu'un labyrinthe !
 -  J'ai observé tout les plans que vous possédez... Ne vous en faite pas, la sortie n'est pas éloignée, nous devons juste produire un léger détour à cause de notre empressement à nous dissimuler. Je prends les devants, suivez moi. »

Et, sans attendre, elle vint dépasser Sayaka pour finalement se déplacer rapidement dans les lieux, malgré une prudence toute honorable, car elle avait prit soin durant l'heure précédente d'observer les points forts de la structure en « cellules » de la Ruche, et ainsi avait trouvé comment s'y déplacer sans risquer de traverser une paroi un peu faible, ou un sol à la couverture trop fine pour soutenir le poids d'une entité adulte. C'était le souci de ce tunnel, il était fait pour accueillir seulement les servante, les esclaves, et les formes infantiles du peuple parasite formien, si bien que des jeunes femmes restaient un brin trop lourde pour ces conduits légers... Mais maintenant que la mercenaire avait la technique, elle n'hésitait plus un seul instant, et filait entre les différents éléments du lieux pour s'approcher rapidement d'une ouverture qu'elle espérait encore existante, se décalant à gauche lors d'un croisement pour pouvoir alors atteindre une zone vaste, qui surplombait finalement l'un des plus gros chemin de la ruche. En bas, des soldats, des êtres qui donneront sûrement l'alerte, mais elles étaient trop haut pour que l'esprit primitif de ces guerriers ne les remarque. En revanche, alors qu'elle avait espérée un pont, il n'y avait là que quatre bon mètre de distance entre elle et le chemin qui leur permettrait d'atteindre le cœur du domaine sans être remarquée... Bien sur, le choix n'était que peu présent, et prenant son élan, Belphy fut la première à bondir, se rattrapant agilement de l'autre coté des lieux, puis elle invita les deux femmes à faire de même. Tant mieux, leur mécanique avait beau être lourde, celle-ci les aidait aussi énormément pour ce genre de petite prouesse physique, et elles se retrouvèrent dés lors dans un ancien conduit Sildurien, quasiment intact, et qui menait droit vers le cœur des lieux.

« Parfait... hâtons-nous, et dans moins d'une heure, nous serons dehors... »

Elles parcourent le reste des lieux en une bonne dizaine de minutes. Difficile de dire exactement où elles se trouvent d'ailleurs une fois qu'elles ont quittés le conduit, mais elles peuvent dés lors observer un spectacle rare, l'immense cœur de la ruche, où se trouve notamment la chambre de l'Overmind. Maintenant qu'elles sont ici, le temps est compter d'ici à ce que l'entité directrice des lieux ne les remarquent, aussi Belphégor ne fait pas grand cas de si ses camarades la suivent ou non, et elle se précipite en direction de l'alcôve où, selon les données, serait retenue leur objectif, cette arme Sildurienne nouvelle, aux capacités puissantes, et qui aura d'ailleurs tout don à grandement les aider une fois qu'elle se trouveront à quitter le domaine, le chemin arrière étant proscris. Oui, elles allaient sortir par la grande porte, et si Belphégor avait déjà en tête un moyen de le faire, il fallait avant cela qu'elles trouvent ce pour quoi elles s'étaient enfoncées de manière aussi suicidaire au cœur des lignes Formiennes, loin de toute aide Sildurienne. Mais elle finit par la trouver. Au travers de la paroi vitreuse d'une immense alcôve, la mercenaire aux cheveux de sang put contempler une femme, une entité dont elle n'avait pour l'instant jamais vue la copie dans les vaisseaux de ses employeuses, qui se trouvait au milieu de sa prison, tête vers le bas, comme déconnectée. Rapidement, la Tekhane frappa sur la vitre, une fois, puis deux, puis encore, jusqu'à ce qu'elle remarque une réaction chez la prisonnière, puis lui fit signe de s'écarter. Dés qu'elle le fit, elle activa K'leir et Ter'er, se moquant du bruit produit désormais, et vint abattre ses armes sur la cloison, qui vola en éclat.

« Belphégor, ravie de vous rencontrer. Sortez, vite, nous sommes venues vous chercher pour vous rapporter à l'Empire, et le temps nous est précieux ! »
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« Répondre #18 le: Juin 23, 2017, 12:18:06 »

Une unité de moins, le groupe s'était donc allégé, mais il n'abandonnerait pas pour autant ! Décider les membres du groupe font leur chemin, la mission se poursuivait. Et ils ne furent pas perdu bien longtemps, semblant coincé, ils écoutèrent les conseils et la suivirent. Sayaka suivit donc aussi, belphy semblait bien guider le groupe. Ils évitèrent les parois trop faibles, et tout le groupe sembla mimer les pas de la demoiselle de tête. Il faut dire que cela semblait plus sûr pour eux ! Tout le monde passa sans trop de mal le saut, malgré leur poids les androïdes s'en sortaient sans grand mal. Moins d'une heure annoncée, le temps semblait rassurant et en leur faveur. Arrivée dans la bonne alcôve, ils trouvent leur objectif, encore dans la zone de protection de l'empire. L'Android semblait intact, rapidement tendis que Belphy démonte la vitre, Mortissia elle tente de vérifier l'état de la machine, mais ne semble pas y arriver pour autant. Finalement la créature de l'empire sembla s'animer, doucement elle déploya un peu ses ailes, pas intégralement pour autant. Elle les regarda, les analysa et regarde autour.

Tout semblait bien se passer, autour les patrouilles ennemies se firent entendre. Sayaka sortit alors ses lames, ils étaient repérés ! L'heure n'était plus à la description, une petite patrouille de zerglings refit son passage, juste une dizaine. Sayaka prête au combat futaccompagné de Mortissia qui alluma son épée tronçonneuse. Le carnage allait débuter, l'unité spéciale qui ne s'était pas encore identifiée, elle, se retourna face au mur de gauche. Défaillante ? Qui sait, en tout cas elle regardait le mur, avant de plier doucement les genoux, se penche un poil en avant. Une détonation se fit alors entendre, l'unité les bras en croient venait de foncer sur le mur. Un épais mur de béton couvert de mucus ennemi solidifié. Cela fait l'unité se tourna vers le groupe, un petit regard presque froid, comme si elles faisaient un combat inutile.

- Je vais ouvrir le passage ! Suivez-moi, direction la zone d'armement.

Et pourquoi diable par là ? L'unité surprenait tout le monde, mais elle prenait sa route en tout cas ! Sayaka sembla énervée, liquidant les derniers monstres avant de suivre à la trace l'unité rebelle de l'empire. Mortissia elle, semblait perplexe :

- Il va falloir la suivre, on ne peut pas la laisser gambader ainsi, elle doit sans doute vouloir prendre son équipement de combat... Mais elle ne répond pas à nos demandes de communication, et je n'arrive pas à la pirater...

Pour le moment en tout cas, le reste du groupe fut donc un peu obligé de suivre l'androïde qu'ils voulaient sauver. Et ce faisant ils s'enfonçaient un peu à l'aveugle dans la ruche... Mais au-delà de cela... Ils pouvaient observer que la ruche s'était enfoncée dans la structure Sildurienne. Elle l'avait corrompue jusque dans ses fondations, mais au moins ici pas de risque de tomber dans des flaques de tentacules. L'endroit semblait relativement sûr, du de penser que l'on pouvait s'y faire attaquer, mais pourtant... Les ennemies les suivaient encore, les plus petites troupes en chasse à présent, les mêmes qui avaient découpé Micha en petits lambeaux de métal. Ces mêmes troupes les poursuivaient en ce moment pour venir les chasser et démembrer, au pire, les violer !

Il fallait donc improviser, Sayaka tirait avec une mitrailleuse, Mortissia traquant ceux qui arrivaient assez proches d'eux. Et tout ce beau monde suivait un androïde en armure lourde qui courrait à travers les longs couloirs. D'ailleurs ils purent ainsi croiser des labos, des zones blindées renfermant surement d'autres secrets siluriens. Mais tout cela semblait ne mener à rien, en tout cas rien qui ne puisse rassurer le groupe, finir dans les tréfonds d'une usine n'avait rien de prévu sur leur plan. S'éloigner de la surface ne l'était pas non plus, et pire encore ça allait à l'encontre du plan. Finalement l'arme ralentit, défonça une porte blindée et pénétra dans une salle. Une énorme salle, chaude, brulante même, l'air y tremblait sous la chaleur, l'énorme pilier de métal au milieu n'y était pas pour rien... C'était un réacteur de la taille d'un petit immeuble en ville, il devait sans doute alimenter le complexe, mais ce qui était anormal était la chaleur. Ici aucune corruption ennemie, par contre la salle était close, et rapidement ils furent acculés par les créatures.

- Quelle merde ! Il est détraqué cet androïde ?

Se plaignit Sayaka à haute voix tout en tenant en joug les ennemis. Le prototype lui regardait le groupe ses yeux semblant encore les scanner lentement. Que se passait-il au juste ? Dur de savoir, en tout cas personne n'était capable de le deviner, pourquoi finir dans un cul-de-sac où il fait super chaud ?

- Rendez-vous, ennemis de la ruche !

Fit une voix pourtant connue, cette même voix qui avait ouvert le chemin jusqu'ici. L'arme Sildurienne se révélait à présent hostile, et surout... En faveur du mauvais camp ! Elle ne semblait pourtant pas corrompue, rien ne laissait présager un tel comportement. Sayaka intriguée se retourna vers l'arme, et un tir de cette dernière brisa l'une des quatre lames de la jeune fille. Sayaka était déjà a mal, en sueur, fatiguée par les combats acharnés, ouvrant grand les yeux elle semblait choquée. Puis elle fronça les sourcils et s'élança vers l'arme qui avait détruit une de ses précieuses lames, ses enfants... Mais une fois arrivée au corps à corps, l'arme inconnue avait bondit, retomba dans son dos tel'envoya s'écraser sur une paroi d'en face. Tout en brisant l'exosquelette qui portait les armes de sa Sayaka.

La jeune fille termina désarmée dans son petit uniforme de lycéenne, elle saignait au niveau du crâne à cause du choc contre la paroi. Elle termina inconsciente. Mortissia, elle se battait avec les petits monstres, mais cela semblait sans fin.

- Belphégor, ce fut un honneur de me battre à vos côtés, mais je pense que notre mission vient d'échouer face aux résultats de mes dernières analyses.

Elle s'élança alors dans le tas, détruisit rapidement nombre d'ennemis et encourageait la jeune femme à fuir, et pour se faire elle pointa son épée sur le couloir, à deux mains.

- Fuyez, vous n'avez pas à mourir ici, vous ne pouvez pas être répliquée ! Vite !

Elle alluma son arme, et foncé héroïquement dans le tas, lui libéra un bon bout du chemin qui menait vers leur point de départ. Puis elle se retourna pour empêcher les ennemis de la rattraper ou la suivre. Quelques minutes plus tard, Belphy se retrouvait seule, plus de bruit de combat derrière elle, peut-être que Mortissia était maintenant détruite, une grosse explosion dont elle avise pu sentir le souffle le laissait présager en tout cas.

Du côté de Sayaka & Mortissia...

Sayaka voyait trouble, elle se redressa ses jambes tremblant encore du choc. Elle entendit autour les monstres de l'essaim se rapprocher. La fin était-elle arrivée ? Surement pas, elle soupira, sourit doucement, puis regarda le prototype.

- Pourquoi ? Pourquoi trahir tes concepteurs ? On était là pour te sortir d'ici putain !

Furieuse elle sera les poings, marcha en titubant vers le prototype, lui envoya ne droite qui sembla sans effet. Puis elle la vit relever sa visière, sourire doucement et lui dire :

- Tu te trompes jeune humaine, je suis mon propre concepteur, je suis... le maitre esprit ici !

La machine avait été corrompue, offrant par là même un corps de rêve pour l'esprit de cette ruche... C'était un choc qui laissa de marbre Sayaka. Une pure machine de l'empire, corrompue par l'ennemi ? Comment et pourquoi ? Soudain l'évidence lui vint à l'esprit, le nouveau prototype de cerveau artificiel, à case de cellule vivante pour améliorer la vitesse de décision. La fusion presque ultime entre la mécanique, l'électronique, et le vivant. Des cellules vivantes censées se comporter comme une machine, la nouvelle version du système neural artificiel... La boite noire, bien différente de celle des autres machines de l'empire. Le tout dans un corps rapide, volant, puissant, léger et pourtant très résistant. Si ce corps était maintenant envahi par l'esprit de la ruche, alors l'empire avait un gros souci.

- Mais tu ne vas pas mourir petite, je te réserve un sort... plus agréable que toute mort... Moi aussi j'aime les expériences désormais...

Un énorme chien se manifesta alors, en érection, c'était un ennemi, un chien à la peau lisse et brillante de l'essaim... Sayaka choquée fit non de la tête, mais c'était trop tard, elle fuit mordue et emportée dans une autre salle, elle perdit conscience.

Mortissia, elle n'en pouvait plus, trop d'ennemis, trop nombreuse, son arme finit par se rompre. La chaine se brisa alors qu'elle tranchait les lames de ces satanées bestioles. Terminant au sol, écrasée, elle fut alors lacérée... Ses habits tout du moins, sa peau dans une moindre mesure, puis elle termina par voir sa vision se remplir d'artéfact. L’une des bêtes venait de l'empaler par le dos et la transportait ailleurs, visiblement elle aussi avait été choisie, mais personne ne savait encore pourquoi...

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