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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Teen Sitting [Jessandra Chavez]  (Lu 211 fois)
Pam Chihara
E.S.P.er
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Soft and Squishy ( ◡‿◡ ✿)


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FicheChalant
« le: Février 26, 2017, 10:26:55 »

Les dîners de famille, c'était souvent pénible pour les adolescents. Ils ne réalisaient pas la chance qu'ils pouvaient avoir, d'être entourés de gens qui les aimaient, attablés avec de bonnes choses dans leurs assiettes, alors que d'autres personnes moins chanceuses auraient donné un rein pour avoir ne serait-ce que la chance de s'asseoir à leur table. A cet âge où l'on revendiquait l'indépendance tout en ayant un cruel désir de reconnaissance, être l'objet de contemplation limite prophétiques de la part de personnes qui avaient le double de leur âge, c'était dérangeant pour eux. Aussi passaient-ils tous le plus clair de leur temps les yeux rivés sur leurs écrans, à marmonner une vague réponse quand on avait le malheur de s'adresser à eux.

Pam se demandait souvent si elle aurait réagi de la même manière, si elle avait eu la chance de se trouver dans cette situation. Les repas de famille, ça ne lui évoquait qu'un vague souvenir, à l'époque où elle n'avait même pas dix ans et que ses parents étaient encore ensembles. Dans chacun de ces souvenirs, un arbre de Noël se retrouvait planté dans le décor, étant à lui seul un indice suffisant sur la période où ces fameux repas se déroulaient. Quelques visages se reflétaient autour de la table, mais plus le temps passait, plus leurs traits se retrouvaient floutés, brouillés, en perdition. Les grands-parents avaient disparus, les éventuels oncles et tantes s'étaient dispersés et n'appelaient que rarement pour Noël et pour l'anniversaire - pas tous en même temps, et certainement pas de bon cœur, vu le ton qu'ils employaient avant de raccrocher rapidement.
L'adolescente les avait à peine connu, alors elle ne pouvait pas vraiment leur en vouloir réellement. Pour ce qu'elle en savait, dés à présent, sa famille, c'était son père. Il y avait longtemps que sa mère ne l'avait plus appelé, et chaque fois qu'elle le faisait - à une fréquence relativement aussi grande que celle des oncles et tantes fantômes - c'était sur un fond de cris, de pleurs et d'éclats de voix enfantins qui rappelait à Pam qu'elle possédait actuellement trois demi-sœurs et une demi-frère. Une information qui ne lui faisait ni chaud ni froid. Une photo d'eux lui avait pourtant bien été envoyé, un jour, en accompagnement d'une carte d'anniversaire. Elle devait traîner quelque part dans un tiroir, coincée dans la carte en question.


« Pam, ton père t'as posé une question. »

La lycéenne releva la tête de son téléphone, et observa les alentours comme si elle venait d'en notifier l'existence. A la droite de l'immense table ronde laquée, Mayumi lui offrait un regard plus dur qu'à l'habitude. Accompagné de la lassitude dans celui de son père, leurs quatre yeux pesaient sur la jeune fille qui glissa bien vite la coque rose de son portable dans sa poche.
La nouvelle conjointe de son géniteur - une belle femme au teint brun et à l'approche de la trentaine - poussa un soupir de lassitude, et se leva, se dirigeant vers la porte qui menait à la cuisine. Pam la suivit du regard, n'osant pas regarder son père en face. Le renflement qui paraissait sur le ventre de la femme était une nouvelle source d'énigme pour sa conscience.


« Tu n'as rien entendu, ou tu ne veux tout simplement pas répondre ? »

L'homme passa une main dans sa coupe en brosse, observant sa fille pour la première fois de l'année. Et on était déjà en mars. Celle-ci ne lui rendait toujours pas son regard, fixant désormais son attention sur une femme de ménage qui passait par là avec une pile de linges presque aussi grande qu'elle.
La maison, habituellement vide, se faisait effervescente lors des rares passages de l'homme. Les domestiques s'agitaient en tous sens, et de nombreuses personnes y passaient lors de rendez-vous d'affaires, qui pouvaient se conclure aussi bien dans le salon que dans le vaste bureau d'habitude toujours vide. Dans ces périodes-là, Pam restait dans sa chambre, et les seuls moments difficiles à passer étaient les repas où elle était bien forcée de s'asseoir sur cette même table, en compagnie d'un homme qu'elle ne reconnaissait plus vraiment.
Elle était consciente d'être celle qui initiait ce malaise désagréable. Son père se comportait avec elle comme tous les papas du monde se comportaient avec leurs filles - il la câlinait, lui faisait des sourires, la réprimandait quand elle allait trop loin, et passait surtout le plus clair de son temps à poser des questions relativement adaptés à la vie d'une adolescente. Il ne semblait pas déçu par ses réponses, même quand elle lui avouait des choses qui montraient bien que son quotidien n'avait rien de celui d'une héroïne de roman.
Certains aspects sombres de celui-ci - les brimades par ses camarades, notamment - étaient passés sous silence. Mais pourtant, ces aspects étaient en fait la raison de la venue de l'homme au domicile. Il avait réussi à convaincre sa fille de lui en parler - elle qui, pourtant, aurait préféré emporter ça dans la tombe. L'homme était capable de prouesses devant une troupe de journalistes ou de prospecteurs, et ses capacités oratrices ressortaient également quand il parlait à sa propre famille. Il avait réussi à la convaincre de donner tous les détails - excepté le nom des harceleurs. L'adolescente ne voulait pas que ce soudain ressort d'autorité de la part de son père le pousse à aller frapper à la porte des parents, rendant la suite des évènements encore plus désagréables.
Ensemble, ils avaient finis par tomber sur un compromis auquel la jeune fille n'aurait jamais vraiment pensé. Et ce compromis lui inspirait des sentiments mixtes. Actuellement, elle n'était même plus très sûre de son accord sur la question, et cela semblait embêter son père, qui le remarquait bien.


« Écoute, heu... (l'homme se gratta de nouveau le crâne, peu sûre de ce qu'il allait dire.) j'ai eu un entretien au préalable avec cette jeune fille, au téléphone. C'est quelqu'un qui m'a l'air très bien, tu n'as aucune raison d'appréhender sa venue.
- C'est même pas une vraie gouvernante en vrai, non ? »

L'homme ne répondit pas tout de suite, laissant à Pam tout le loisir de se tordre sur sa chaise. L'appréhension de la jeune fille à l'idée que quelqu'un d'étranger à la famille ou au service pénètre dans son domicile pouvait paraître exagérée. Ça l'était un peu moins quand on savait que, plusieurs fois, quelques farceurs avait passé les hauts buissons de fleurs qui bordaient le portail pour aller tenter de forcer sa fenêtre dans son sommeil. Ce genre d'incidents laissait toujours une marque, qui pouvait paraître comme un caprice à quelqu'un ignorant des évènements.

« Tu as passé l'âge de bénéficier de ce genre de services, je pense, répondit son père. Je ne l'ai pas engagé pour ce genre de choses. Pas entièrement, du moins. Comme Mayumi l'as dit tout à l'heure, je pense qu'il est grand-temps que, hem... tu apprennes à te débrouiller dans les situations les plus délicates. »

Pam savait qu'il pensait à l'incident de la fenêtre. Et à d'autres, que lui et Mayumi avaient réussi à lui arracher, avec quelques larmes au passage. Si son père lui avait maladroitement tapoté le dos, Mayumi, elle, n'avait pas eu l'air d'être bouleversée par la confession. Probablement le soupçonnait-elle depuis un moment, au vu des bleus qu'elle avait un jour surpris dans le dos de sa belle-fille. Ça avait d'ailleurs dû être l'élément déclencheur. Pam ne savait pas si elle lui en voulait ou pas pour cela.

« Papa ?
- Oui ?
- Je ne pourrais pas tout simplement avoir des cours à domicile ? »

Les épaules de l'homme tressaillirent. Au moins une fois par mois, sa fille lui faisait inlassablement la même requête. Et comme à chaque fois, il restait inflexible.

« C'est exclu, Pam. »

Et comme à chaque fois, à la vue de la petite étincelle d'espoir qui s'éteignait dans les yeux de son enfant, il regrettait tout de suite d'avoir dit ces mots.
Cela dit, cette fois-ci, un son aigu l'empêcha de développer ses remords. Mayumi réapparut au même moment, portant un plateau de thé fumant qu'elle posa sur la table.

« Elle arrive, je l'ai vu passer par la fenêtre. »

Une moue vint déformer les jointures de ses lèvres brunes.

- Elle fait un peu mauvais genre. Tu es sûre qu'elle conviendra ?
- Elle sera très bien, répondit l'homme, toujours aussi raide. Il n'y aura pas mieux. »

Quatre tasses furent rapidement dispersés sur la table, alors qu'on entendait une porte s'ouvrir et la voix d'une gouvernante annoncer la présence du visiteur. Des bruits de pas indiquèrent bientôt que celui-ci était conduit jusqu'au salon où se trouvaient les maîtres de maison. Une autre porte s'ouvrit, et M. Chihara fit un sourire cordial à la jeune femme qui venait d'entrer.

« Nous vous attendions, Mademoiselle Chavez. Asseyez-vous, si vous le voulez bien. »
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Jessandra Chavez
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FicheChalant
« Répondre #1 le: Février 26, 2017, 11:40:04 »

- Rappelle moi pourquoi ce n'est pas toi qui t'occupe de ça, Bethany ?
- Parce que moi, j'ai un rendez-vous Tinder. Avoir une vie sexuelle intensive est très prenant, Chavez. Je n'aurai pas le temps de materner une gosse avec le rythme que je m'impose. Et puis, ça te fera du bien de voir quelqu'un d'autre.

Jessandra se massa la tempe en grognant d'agacement, tournant la tête en direction du portail de la jolie résidence que l'on pouvait apercevoir depuis la voiture. Quel plan galère... Encore un coup de Bethany, qui avait été contactée par téléphone alors que la brésilienne était partie s'entraîner dans une salle de sport non loin de leur petit appart' partagé. Un chef d'entreprise qui cherchait un instructeur de self-défense pour sa fille et qui tapait dans l'inédit plutôt que dans le prof hors de prix. Pour le coup, Jessandra devait admettre que c'était un choix judicieux : avec une adolescente passée dans l'une des pires favelas du Brésil, elle avait tout un patrimoine de conseils et techniques à transmettre. Et quelque chose de plus concret que des techniques militaires apprises mécaniquement par un instructeur qui prenait plus soin de son rasage que de l'entretien de son potentiel de combattant.

Chavez n'était pas très enchantée par la perspective, mais le duo avait besoin d'argent pour subvenir à ses besoins sur le sol nippon. Et Jessandra avait beau dire, Bethany en ramenait davantage qu'elle grâce à ses quelques shooting photographiques et autres apparitions dans de petits tournois officiels. Bethany Cole était aussi une combattante (et une très bonne), mais elle passait bien mieux en société que sa colocataire. Jess' dépensait plus d'argent qu'elle n'en générait et était volontaire pour inverser la vapeur, ce qui lui avait fait accepter cette proposition d'emploi plutôt incongrue. Mais bon... Comment enseigner quand on avait peu de patience et une certaine habitude de tout régler à la force des poings ? La question l'avait travaillée tout le chemin jusqu'au rendez-vous et maintenant qu'elle y était, elle revenait en force.
La main de Bethany lui pressa l'épaule.

- Ça ira, Chavez. Elle lui adressa un sourire franchement amical, puis regarda sa montre. Maintenant dégage ton cul de ma bagnole, Grochibre653 m'attend.

La brune leva les yeux au plafonnier et s'extirpa de la Mazda bleue en écrasant un juron dans sa langue natale, refermant sèchement la portière. La voiture démarra en trombe dans un petit bruit de klaxon et Chavez fut livrée à elle-même face à la résidence des Chihara. Elle enfonça les poings dans les poches de la veste de son jogging noir pour traverser la rue afin d'aller sonner à la porte.
Une poignée de minutes plus tard, la brésilienne déposait ses Nike dans le salon de la famille.

Toujours mal à l'aise avec des inconnus, Jessandra fit tout de même l'effort de saluer les trois personnes d'un bref signe de tête, dardant un rapide regard sur chacun. Pas franchement le genre qu'elle appréciait spécialement, des uns aux autres. Une légère hostilité de la part de la femme, une amabilité de façade issue du monde des affaires pour l'homme et un désintérêt -voire un rejet- de la part de la gamine. Par-fait. Tout à fait ce qui lui donnait envie de tourner les talons pour se barrer et ne jamais revenir.
Ou alors si, pour distribuer quelques branlées bien senties.

La brésilienne s'avança pour prendre sagement la place qu'on lui désignait. Elle espérait que ces japonais feraient un effort sur le vocabulaire utilisé, sachant qu'elle-même maîtrisait mal cette langue. Ce fut d'ailleurs pour évacuer le sujet qu'elle prit la parole sans y être invitée spécialement -Jessandra se moquait des convenances et n'aimait pas perdre du temps pour ce qu'elle estimait être des futilités.

- Je pas très bien parler japonais. Mais anglais, pas de problèmes. Si jamais.

En vérité, Chavez comprenait mieux qu'elle ne s'exprimait, ce qui lui permettait de ne pas être trop perdue. De plus, elle faisait beaucoup d'efforts pour apprendre grâce à internet et l'aide de Bethany, parfaitement bilingue. En revanche, inutile de lui demander de lire ou rédiger quoi que ce fut : l'écrit selon l’Asie était une sorte de territoire mystérieux qui l'effrayait particulièrement.

- Vous vouloir quoi, au juste ? Que moi apprendre à votre fille à se battre ?


E
lle regarda le père, puis la jeune femme. La mère de famille n'avait certainement pas de poids réel dans la discussion et la concernée par les cours non plus. Jessandra était prêt à parier, même, qu'elle n'en avait absolument rien à foutre. Elle s'en sentait presque désolée pour elle : si l'affaire se concluait, la brésilienne se mettrait en devoir de lui apprendre à coller des mandales à son prochain.
Question de principe ; il fallait toujours aller au bout de ce qu'on débutait. De l'entraînement physique d'une ado en surpoids au cassage de membre de l'adversaire.
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Pam Chihara
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FicheChalant
« Répondre #2 le: Mars 18, 2017, 09:46:06 »

Dans le monde des affaires, on ne faisait pas toujours ce que l'on voulait. Que ce soit pour négocier un contrat à un million de yens, comme pour négocier l'engagement d'une fille à l'allure de princesse des ghettos pour sa propre progéniture. Sous sa figure résignée, Pam observait sous coupe la nouvelle venue et commençai déjà à éprouver de l’anxiété à l'idée de devoir passer la plus grande partie de son temps avec elle. La jeune femme lui rappelait une émission qu'elle avait regardé il y a de cela deux semaines, où un journaliste commentait avec la plus grande froideur et suivait le quotidien de jeunes issues des milieux défavorisés du Brésil. L'image d'une fille sortant une seringue de la taille de sa main pour s'injecter du crack s'était imprimée dans la rétine de Pam, qui n'en avait pas dormi de la nuit. Elle déglutit bruyamment.
Son père ressentait visiblement ce stress, alors qu'il posait une main rassurante sur l'épaule de sa fille, tout en effectuant des présentations sommaires, le ton calme et professionnel. Quand Jessandra proposa de continuer leur échanges en anglais, l'homme ne s'en formalisa pas le moins du monde : c'était le minimum auquel on devait s'attendre, de la part d'un échange entre PDG international et expatriée.


« Bien sûr, aucun problème. Notre fille se débrouille bien de ce côté-là, n'est-ce pas ? Vous pourrez même peut-être en profiter pour lui apprendre un peu de brésilien, si jamais, heh ! rajouta-il, sa moustache frémissant sur son sourire.
- Heu... Oui, aucun problème.

La concernée avait répondu dans un anglais sommaire, empreint de l'accent japonais qui donnait une version inimitable de cette langue. Rien que se manifester de la sorte fit battre son cœur un peu plus vite. On ne lui demanda rien d'autre, heureusement. Elle se risqua à un petit sourire timide en direction de Jessandra, mais la mine revêche de celle-ci ne le fit durer que quelques millièmes de secondes.

-  ...Bien que ça ne sera pas votre job - que je vais vous expliquer, d'ailleurs.

En une paire de secondes, un contrat sortit d'une sacoche de cuir, qui semblait avoir surgi de nulle part - ou être l’œuvre d'une servante presque apte au camouflage tant elle était rapide. La maid lança un bref coup d’œil curieux à Jessandra, avant de sortir de la pièce.
Le contrat s'étalait sur dix pages, toutes clauses comprises - fort heureusement, Jess put vite constater que les cinq dernières pages, en anglais, étaient simplement la traduction des cinq premières écrites en japonais. Il y avait des clauses redondantes, et d'autres plus vicieuses - une d'entre elles impliquant qu'en cas de problème, toute responsabilité pourrait être rejetée sur Jessandra... et le père comptait bien sur cette clause pour qu'aucun autre malheur ne s'abatte sur sa fille, à vrai dire. Outre cette délicate partie, il n'y avait cependant aucun autre piège, tout était écrit noir sur blanc. L'homme savait jouer les vicieux à ce niveau-là dés qu'il le fallait, mais ce contrat-là était trivial à côté d'autres qu'il avait encore à faire signer et qui s'apparentaient à de véritables labyrinthes judiciaires et visuels. Se sachant en compagnie peu experte, il avait pourtant décidé d'être clément envers sa future employée, sachant être juste quand il le fallait.
D'un doigt expert, il montra chacune des parties importantes - n'omettant pas celle des responsabilités.
Le travail consistait en une partie de surveillance, et une partie d'enseignement des pratiques de self-défense et d'attaque, à organiser à sa convenance. Ce n'était pas un temps plein - à dire vrai, la surveillance consistait à accompagner Pam au lycée à l'aller et au retour, ainsi que lors de ses peu nombreuses sorties qui pourraient (le père l'espérait) devenir plus nombreuses sous la sécurité de cette surveillance rapprochée. Pendant les week-ends et les périodes de vacances scolaires étaient calées les heures d'entraînement et de démonstration au combat. En soi, le job laissait donc pas mal de temps libre.
Une condition, néanmoins, était également importante : Jessandra devait pouvoir se manifester dés que sa cliente en avait le besoin - même en pleine nuit. Si la cliente estimait qu'un surplus d'heures était nécessaire - que ce soit chez elle ou en classe - Jessandra devait pouvoir s'adapter à la situation. En soi, si la jeune fille ne se sentait pas en sécurité dans sa propre maison - les domestiques n'étant pas présents la nuit ou même durant certaines périodes de la journée - elle devait sentir la présence de sa garde du corps comme légitime. Ce dernier point pouvait paraître incommodant, surtout quand on connaissait le tempérament peureux de la blonde.
En soi, il s'agissait donc de bien plus qu'un simple travail d'enseignement, et l'homme tenait à être clair sur ce sujet. Il ne continua d'ailleurs que lorsqu'il fut sûr que Jessandra avait tout bien compris.


- ...en dernier lieu, le salaire - un élément important, j'ose imaginer. Il est fixé à 12000 yens de l'heure.

Une somme tout à fait acceptable - qui fit d'ailleurs hausser un sourcil à sa femme, toujours vissée sur sa chaise. Ce salaire était bien supérieur à celui d'un job classique, et pesait dans la balance contre la clause de responsabilité et les contraintes évoquées.

- Les heures supplémentaires sont, bien sûr, payées elle aussi. En double, en période nocturne.

Une précision des plus importantes.

- Cela vous convient-il, Mademoiselle Chavez ? »
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Jessandra Chavez
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FicheChalant
« Répondre #3 le: Mars 28, 2017, 03:14:47 »

- Cela vous convient-il, Mademoiselle Chavez ?
- Non.

La réponse cingla la discussion comme un coup de cravache sur les fesses d'une soumise en séance de BDSM. Jessandra était fidèle à elle-même et ne mâchait pas plus ses mots qu'elle perdait son temps ; monsieur Chihara fut-il le foutu résident de la Maison Blanche qu'il n'aurait pas eu le droit à davantage de miel de la part de la brésilienne qui ne se rendait pas toujours compte que son caractère direct pouvait méchamment jouer contre elle.
La brune extirpa de la poche de sa veste de jogging un bonbon à la menthe dont elle défroissa l'emballage avant de le gober, le calant entre ses dents et l'intérieur de sa joue quand elle décida d'approfondir sa pensée et la réponse sèche qu'elle venait de générer.

- J'ai déjà un engagement susceptible de m'accaparer à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, engagement autrement plus sensible que votre contrat et le confort de votre fille. Donc pour cette clause, c'est non. Tout du moins, il vous faut envisager de l'aménager. Je veux bien faire un effort pour répondre au mieux aux appels de votre gosse si elle se met à paniquer à la vue de ses ours en peluche, mais en contre-partie je m'autorise le droit de répondre à mes engagements personnels d'abord.

Elle aurait pu tout expliquer à son presque futur patron. Lui dire qu'elle était au Japon parce qu'elle participait à un tournoi de street-fight hautement dangereux et illégal dont les matchs étaient organisés à la minute par SMS, ce qui lui offrait logiquement un aspect terriblement aléatoire. A côté de ça et du frisson du combat clandestin, le cul gélatineux de la petite blonde faisait bien pâle figure. Néanmoins, Jessandra avait besoin d'argent pour mener les recherches à propos de sa mère biologique (raison pour laquelle elle se trouvait au Japon d'ailleurs, le tournoi n'étant lui-même qu'un moyen de mener son projet familial à bien) et le contrat de Chihara tombait à point nommé. C'était pour cela qu'elle proposait un arrangement malgré tout ; elle ne voulait pas non plus se priver de cette manne providentielle.

- La clause qui me file absolument toute la responsabilité en cas de soucis, je prends, même si je n'ai pas besoin d'un contrat pour assumer les emmerdes. Votre petite Barbie aura le cul propre en cas de soucis, ça me va... Mais je compte bien lui apprendre à se débrouiller avec ses propres ennuis. A ma façon, souligna t'elle en plantant son regard dans celui de Pam pour peu qu'il n'eut pas déjà fuit. Si ça vous fait grincer des dents, vous pouvez revoir le salaire un peu à la baisse. Mais si on fait les choses, on les fait à ma manière. Même si elle ne vous plait pas.

Elle tempéra ses propres propos toutefois, expliquant qu'elle ne comptait pas non plus faire subir à Pam un entraînement spartiate. Seulement lui inculquer des notions utiles dans la plupart des circonstances et davantage si elle se montrait un tant soit peu habile -ou disposée à approfondir ses leçons. Jessandra fut franche en admettant qu'elle n'était pas spécialement douce ou patiente et qu'elle secouerait probablement son élève si les choses n'avançaient pas correctement.

- Je n'en ferai peut-être pas une machine de guerre, mais elle pourra sortir sans trop s'inquiéter des merdes qui pourraient lui chercher des soucis. Fille, mec... peu importe. Maintenant, à voir si c'est à vous que ça convient, ou si on arrête tous de perdre inutilement notre temps.
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