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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Wolf and Sheep [Camille Catalino]  (Lu 364 fois)
Pam Chihara
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« le: Février 17, 2017, 12:49:02 »

La porte des toilettes des garçons claqua avec violence, ne dévoilant heureusement personne, que ce soit dans les cabines ou dans les urinoirs. Pam n'en fut pas surprise, et ne s'attarda même pas sur les différences existantes entre ces toilettes-là et celles des dames. En réalité, elle était déjà venue ici plus d'une fois - et de toutes façons, le moment aurait été mal choisi pour s'attarder sur des détails pareils. Alors, à la place, la blonde se laissa glisser contre la porte, des larmes coulant déjà sur ses joues rougies par l'effort et l'endurance de sa course. Elle sentait sa courte chevelure blonde, dégoulinante de sueur et d'eau, tremper sa nuque et le haut de sa tunique, la faisant frissonner.

Elle courait déjà depuis dix bonnes minutes, et quand on connaissait ses capacités physiques, c'était déjà un exploit en soi. Mais quand on considérait en plus le fait qu'elle tentait d'échapper aux brimades de l'équipe féminine de volleyball - qui l'avait reconnu comme l'une de leurs victimes préférées - cela devenait un exploit. Et si elle se trouvait dans ces lieux-là en particulier, c'était parce que les joueuses de volley n'avaient encore jamais eu l'idée de venir la traquer jusqu'ici. Ce n'était peut-être pas la plus glorieuse méthode pour s'en débarrasser, mais leur échapper était déjà une fin en soi.
De base, elle sortait simplement des toilettes pour filles, la pause de midi étant sur le point de se terminer. Mais les volleyeuses étaient venues mettre fin à ses plans, la retenant un long moment dans les commodités. Elles avaient tenté de la racketter, et la blonde avait été assez stupide pour ne pas céder... une erreur qui l'avait emmené à se retrouver de nouveau dans les toilettes, mais avec la tête dans une des cuvettes. Bien que la propreté des sanitaires de Mishima laisse beaucoup moins à désirer que dans la plupart des commodités occidentales, cela restait l'une des expériences les plus dégradantes qu'il soit.
Quand les sportives avaient finalement décidé de laisser tranquille leur victime, les cours avaient déjà commencés - ce qui expliquait qu'il n'y ait personne, ici, à l'heure actuelle. La jeune femme en était bien heureuse, et se préparait déjà à rester ici un long moment, dans une des cabines, à tenter de sécher un peu sa chevelure à l'aide des séchoirs accrochés au mur, en espérant que le bruit continuel n'attirerait aucune suspicion.
Et tant pis si elle devait justifier de son absence suite à cette décision, ou affronter les regards interloqués des rares garçons qui passeraient dans ces lieux entre-temps. Aujourd'hui, l'heure n'était de toutes façons visiblement pas aux interactions sociales saines.
Tout en poussant un gros soupir, la blonde serra ses genoux potelés contre sa poitrine, et enfouit sa tête dans le creux de sa jupe. Les battements de son cœur parvinrent à ses oreilles, l'organe se calmant peu à peu. Le bruit d'une goutte d'eau partant d'une de ses mèches et allant s'écraser contre le carrelage vint se mêler à cette symphonie rassurante... qui ne dura pas.
Quand Pam entendit quelque chose tomber contre le carrelage de la pièce, son cœur rata un battement. En relevant la tête, elle ne vint pourtant rien, mais elle réalisa qu'elle n'avait pas vérifié le fond de la pièce, là où se trouvait caché quelques urinoirs, dans l'idée d'offrir un peu d'intimité à d'éventuels timides ou complexés. Le fond de cette partie de la pièce partait vers la gauche, et n'était pas visible, formant une espèce de case d'où toutes les éventualités pouvaient débouler à tout moment.

Sans vraiment réfléchir au fait qu'une voix féminine ne collerait pas avec l'ambiance de la pièce, et parce qu'elle ne sentait plus assez de forces dans ses jambes pour se relever, Pam demanda, d'un ton incertain :


"...Q-qui est là ?"
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Camille Catalino
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Ancien petit malfrat, depuis qu'il a violé une fée, Camille a été puni de revivre son adolescence en temps que demoiselle... Apprendra-t-il de ses erreurs ? Sera-t-elle une adorable demoiselle ?
« Répondre #1 le: Février 17, 2017, 10:56:51 »

L’argent... Le nerf de la guerre, ne dit-on pas ? Et bien, ils ont bien raison... On a besoin de l’argent... Tout le temps. Les pepettes, les billets, les mandats, les actions, le fric, le liquide, les dollars, les roupies, les millions... Il y a que le pognon ! C’est les comptes en banques, les placements, plus valus, capitales, honoraires, patrimoines... Bref, vous avez bien compris... L’argent avait toujours été au sens de Camille Catalino, ce qui était le plus important. Après tout, elle avait toujours été frustrée de ne pas être née dans une famille riche, qui pourrait lui permettre d’avoir ce qu’elle voulait... Donc, elle avait toujours espérer être adulte et pouvoir avoir le plus de fric possible, et pouvoir prendre tout ce qu’elle voulait... Sauf que, bien entendu, ce n’était pas aussi simple... Surtout quand tu violais une fée, et que tu en payais les conséquences, n’est-ce pas, chère Camille ?

Ainsi, devenue une fille, sans famille, sans ami, sans soutien... La fameuse Camille se devait de trouver de l’argent. Elle avait encore 30 000 Yen de ses transactions, vis à vis de la drogue... Mais elle savait qu’elle avait aussi 5 000 Yen qui venait d’un mec qui consommait, mais qui n’avait pas encore payée... Et oui ! La drogue avait été le moyen d’atteindre la richesse, sans problème, sans véritablement travailler, et le mériter. Donc, elle espérait bien regagner tout cet argent. Après tout, elle le devait. Donc, elle avait donné un rendez-vous anonyme au mec dans les chiottes des mecs. Elle espérait que cela allait être rapide, et qu’elle allait vite pouvoir en partir. Il n’y avait... Qu’un seul et unique petit soucis... En effet, quand Camille expliqua la situation au mec, celui-ci déclara, d’un ton incrédule :

« Je sais pas qui t’es, sérieusement, mais t’es gonflée à me demander du fric pour la drogue. Sérieux, t’abuses. »

Sauf que voilà le problème. Elle était plus Camille Catalino, le trafiquant de drogue des bas quartiers... Elle était Camille Catalino, une petite lycéenne, qui faisait peur à personne... Et quand je dis, personnes, c’est bien personne... Elle n’était qu’une jeune adolescente ! L’autre soucis, c’était que... Bah, le fameux mec avait pris la drogue à un mec, et se retrouvait confronté à une petite fille... Enfin, une jeune femme, pas une petite fille non plus. Mais bref, vous comprenez la situation... Camille était furax, elle. Elle voulait son fric, et bordel... Ce mec avait sans doute encore de la drogue sur lui, qui venait d’elle ! Et puis, en plus, elle rappelait quand même que premièrement, le fait qu’elle le savait, et bien, et bien... C’était bien la preuve qu’elle était Camille. Puis, merde, d’accord, elle était différente de sa version mec, mais quand même ! Il y avait des points de ressemblance... Malheureusement pour Camille, elle n’eut le temps de finir, étant donné que, tout d’un coup, une voix retenti.

"...Q-qui est là ?"

« 
-... »


… Quelqu’un ? Elle avait pourtant vérifié qu’il n’y ait personne... Et oui, Camille avait espéré que tout soit rapide. Sauf, que non, il y avait quelqu’un. Et le pire, c’est que d’habitude, si c’était un mec, cela passait... Mais là... C’était une meuf ? Une meuf qui était dans... Dans... Sérieusement, dans les chiottes des mecs ? Mais qu’est-ce qu’elle faisait là. La fameuse Camille eut son reflexe habituelle dans cette situation... Elle restait parfaitement calme, et elle ne bougeait absolument. Plus le temps passait, plus la fameuse fille avait des chances d’oublier, et de partir le plus rapidement possible... Putain, donc, là, il n’y avait qu’une règle, une seule et unique règle : être totalement calme. Il ne fallait rien dire. Il ne fallait rien faire. Décontracter tout les muscles. Contrôler sa respiration... Et surtout... Et bien ne pas faire ça :

« PUTAIN PUTE ! TU AS TENTE DE ME PIEGER ?! Je me ferais pas choper moi et ma drogue ! »

Elle se fit violemment giffler qui l’envoya contre les cabinets de toilettes, qui la sonna un peu, tandis que le mec s’enfuyait. Putain, pensa la fameuse Camille. Non seulement elle n’aurait pas le moindre yen avec la drogue, mais en plus, elle allait avoir un beau bleu à cause de cet enculé. Et bon dieu qu’il était con. Il aurait du hurler encore plus fort, pensait l’ancien garçon. Sans doute, il y avait des hommes à Tombouctou qui ne l’avait pas entendu, c’était dommage...  N’est-ce pas ? Bref, de toute façon, elle pouvait faire une croix sur ses 5 000 Yen, le mec étant parti à la vitesse de la lumière. Encore une fois, Camille se disait que plus louche, cela n’existait pas. Titubant un peu, elle se leva, avec quelques difficultés, et finalement s’approcha du lieu d’où venait la voix... Elle déclara, une fois ayant ouvert la porte :

« … T’es qui... ? »

Et oui, tout était bien prêt, pour un beau quiproquo. En effet, tout portait à croire que la consommatrice de drogue, n’était pas le mec qui venait de partir... Mais Camille ! Donc, cela permettait un beau quiproquo en approche... Camille, elle, était entrain de juger son interlocutrice, qui avait empêché la jeune femme de récupérer quand même 5 000 Yen. C’était une fille pas trop moche, dommage qu’elle était beaucoup trop grosse aux yeux de Camille, qui avait a peu près autant de tolérance qu’un membre du K.K.K. Sinon, elle avait des beaux attributs, surtout ses beaux cheveux blonds... Mais bref, quoiqu’il en soit, elle regardait, un peu surprise. Elle pensait qu’elle pourrait être en situation de force... Mais non, elle était en grosse situation de faiblesse. C’est juste qu’elle ne le savait pas encore. C’est bête !
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Pam Chihara
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« Répondre #2 le: Février 18, 2017, 12:41:57 »

Vu le silence qui suivit la question de la blonde, il s'avèra que ce n'était probablement pas la meilleure façon de démontrer sa présence en ces lieux après tout intimes - assez intimes pour qu'une conversation privée s'y déroule, ce qui n'avait pas sauté aux yeux de Pam qui, maligne, s'était manifestée sans la moindre once de discrétion. On aurait pu la prendre pour une espionne - mais s'aurait été se montrer tout aussi futée qu'elle. Les espionnes manifestaient en effet un minimum de professionnalisme, notamment en ne parlant pas.
...Cela dit, ce n'était pas comme si le sujet de cette conversation l'avait vraiment intéressée. A l'heure actuelle, la seule chose qui l'intéressait vraiment, c'était de pouvoir atteindre le séchoir le plus proche, afin d'y glisser la tête et de pouvoir se débarrasser de toute cette eau et cette honte qui collait dans sa nuque et poissait ses cheveux - dont une des couettes avait abandonné en cours de route, laissant sa compagne assurer le travail toute seule et le reste de la chevelure s'étaler sur l'épaule de façon plutôt lamentable, donnant un air stupide à leur propriétaire.

Il fallait bien le dire, ce silence était plutôt gênant. Mais à côté du hurlement qui résonna juste après, intensifié par les dédales de carrelage de la pièce qui le firent rebondir, Pam aurait encore préféré qu'il dure un bon moment. Elle avait commencé à s'éloigner de la porte et à se rapprocher de son graal - un séchoir en assez bon état - dans l'idée que le bruit de celui-ci permettrait aux autres d'avoir de nouveau l'intimité apparemment nécessaire à leur conversation... mais après le hurlement, vint une silhouette, qui déboula vers la porte et courut vers celle-ci... avant de se prendre les pieds dans Pam, et de trébucher par terre, manquant de se prendre la porte. Après un long gémissement, le garçon se redressa sur un bras, l'autre étant occupé à brandir le poing vers l'intruse qui l'avait fait tomber.


« OW, PUTAIN, mais t'es qui, toi aussi ?! »

Il se releva rapidement, jaugeant l'obstacle du regard, évaluant probablement la force qu'il lui faudrait pour (re)mettre à terre ce sac de viande qui avait l'eu d'audace de se trouver sur son chemin. Ses yeux étaient clairement ceux d'un prédateur, aux pupilles élargies par la consommation de drogue. Pam, elle, dans une autre situation, l'aurait probablement observé avec crainte. Mais dans le cas présent, un désintérêt certain se lisait dans son regard. Elle venait d'être passé à tabac par toute une bande, alors la présence d'une seule personne, aussi intimidante fut-elle, n'avait plus vraiment de quoi l'effrayer, du moins, pour aujourd'hui.
Le lycéen sembla s'en rendre compte, et après un dernier regard vers Camille - qui s'était avancée, entre temps - il saisit le loquet de la porte d'entrée avec violence, et quitta les lieux en courant.

La blonde observa la porte battante se fermer, s'arrêter, après un certain temps. Dans un geste presque automatique, elle se releva, resta sur place pendant quelques secondes. En se retournant, elle put voir l'autre lycéenne prés d'elle, la jauger du regard - avec une expression qui n'avait rien de sympathique.


« … T’es qui... ? »

La question n'en était pas une, c'était une certitude. C'était posé sur le même ton que l'on utiliserait en voyant quelqu'un s'asseoir à notre table au réfectoire, ou quelqu'un qui viendrait prendre notre place en cours. C'était la phrase que l'on sortait lorsque l'on remarquait la présence d'une personne indésirable, et que l'on voulait le lui faire savoir de façon plus ou moins indirecte. C'était une phrase que Pam avait entendu bien des fois, et qui ne lui avait jamais plu. On aurait dit une sorte d'incantation destiné à effacer toute existence de la personne non désiré, à lui couper toute envie d'interaction sociale.
Pam sentit ses nerfs gigoter, sous l'impulsion de cette phrase. Des années de brimades et d'intimidations avaient probablement aiguisé sa susceptibilité, et en raison des évènements d'aujourd'hui, celle-ci était à vif. Elle ne répondit pas, et à la place, enleva l'élastique de son autre couette, avant d'aller se placer sous le séchoir, tête en bas. Dans cette position, la blonde tourna son regard fatigué vers sa camarade, et la prévint :


"Je crois que ce garçon va faire venir du monde ici pour se venger. Tu devrais peut-être partir."

Ce fut les seuls mots prononcés, avant que le séchoir ne commence à vrombir.
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« Répondre #3 le: Février 19, 2017, 01:02:58 »

Franchement, notre chère Camille était mécontente. Plus le temps passait, plus elle se rendait compte que la situation était de plus en plus complexe. Non seulement, il y avait le fait que bah… Bah, comme dire… Elle allait pas pouvoir récupérer 5 000 Yen, ce qui faisait quand même une sacrée somme qu’elle avait dans le cul… Mais en plus, si ce fameux enculé de merde et pas doué, croyait qu’elle avait tentée de le trahir… Et bien, il serait très probable qu’il revienne, avec la ferme attention de se venger… Et cela… Et bien, mystérieusement, la fameuse Camille n’avait pas spécialement envie de rester pour voir si cela serait le cas… Après tout, c’était le genre de truc que si on ne savait pas finalement… Et bien, ce n’était pas si grave. Mais bref, en tout cas, sa fameuse interlocutrice, lui déclara, alors qu’elle commençait déjà à se déintéressé d’elle, étant donné qu’elle partait :

"Je crois que ce garçon va faire venir du monde ici pour se venger. Tu devrais peut-être partir."

« Oh, oh, eh. »


Attendez, elle se prenait pour qui exactement, cette meuf ? Sérieusement… Elle l’ignorait, comme ça ? Non mais elle ne savait pas dans quels situation MERDIQUE elle venait de la foutre ? Et elle s’en fichait ? Sérieusement, c’était quoi ce manque de considération. Non, elle était tout simplement entrain de se… De se sécher les cheveux ? Camille ne comprenait pas sur le coup. Qu’avait-elle fait ? Le soleil était au rendez-vous, donc, ce n’était très certainement pas de la pluie… Qu’est-ce ce que cela pouvait-il bien être… ? Boah se disait-elle ! Elle s’en contrefoutait, enfaite. Tout ce qu’elle voulait, la seule et l’unique chose qui la concentrait, c’était comment se tirer de cette situation merdique. En effet, Pam avait raison -bien qu’elle ne connaissait pas son nom- sans aucun doute, cela serait strictement impossible pour elle de sortir, comme ça, sans se faire chopper. Surtout qu’il connaissait son nom… Mais elle avait un moyen de s’en sortir sans trop de difficulté. Et ce moyen était sous ses yeux, entrain de se sécher les cheveux.

« Ma vieille, je suis dans la merde, par ta faute, donc, t’as intérêt de me protéger… D’accord ? Tout est de ta faute, de toute façon. »

Elle resta un moment, les sourcils froncé… Puis se rappela que bien souvent, pour les filles… Ce qui marchait le mieux, c’était plutôt avoir l’air mignonne. Donc, alors qu’elle fronçait les sourcis… Elle se mit tout d’un coup à lui montrer un air mignon… Avant de s’arrêter brusquement. Bon sang, qu’est-ce qu’elle était conne. Cela n’allait pas marcher, bien entendu. Comment cela ? Et bien, tout simplement… Car elle avait trop vite changer d’expression. Sans doute que Pam aurait tout remarquée… Peuh, quoiqu’il en soit, elle avait besoin de Pam sur le coup, et elle voulait bien faire en sorte de s’en sortir. De plus, elle voulait Pam, pour avoir au cas où un bouclier. Comme ça, s’il y avait le moindre problème, elle pourrait toujours faire en sorte que cela soit l’autre grosse qui paye tout… Oui, elle n’avait aucune honte.

« J’allais avoir ce que je voulais, si t’avais pas foutu tes gros pieds dans les chiottes des mecs. »

Là, elle n’avait pas totalement tord… Après tout, la fameuse Pam n’avait rien à faire dans les chiottes des mecs… De l’autre côté, Camille semblait oublier… Bah… Que… Vous allez rigolez, mais c’est un truc tout, tout, tout con… Mais alors, vraiment très con. Vous êtes prêt… C’est que… Camille est une fille maintenant. Donc, elle n’avait elle non plus rien à faire dans les fameuses chiottes des mecs… Maintenant, il fallait voir ce qui allait se passer. Est-ce que Pam allait faire queqlues choses de précis ? Ou bien, est-ce que la fameuse Camille allait se retrouver toute seule ? Ou bien, encore, est-ce que Pam allait pêter un cable, vis à vis de cette fameuse adolescente, qui était véritablement très vulgaire, et très peu respectueuse… Totu cela était possible… Maintenant, les possibilités étaient entre les mains de Pam.
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« Répondre #4 le: Février 25, 2017, 09:41:01 »

Pam n'était pas du genre à se mettre en colère. Jamais. Quand elle n'était encore qu'une enfant, la pédiatre qui la prenait régulièrement en charge avait même douté du degré de danger que pouvait représenter une telle capacité au calme pour sa santé mentale. Cette aptitude atypique à garder pour soi tant de choses pouvait en effet être génératrice de stress, d'angoisses qui pouvaient être difficiles à traiter une fois le bel âge passé. Mais pourtant - hormis ses tendances à la boulimie -  la blonde n'avait jamais dû subir un effet revers trop marqué par la seule faute de son tempérament timoré.
C'était, bien sûr, si l'on ne considérait pas les nombreux harcèlements envers sa personne comme des effets revers... Ce qui aurait été relativement cruel, d'ailleurs. On n'était jamais le responsable d'un harcèlement envers sa personne, peu importe les actes que l'on pouvait commettre ou le caractère que l'on pouvait avoir. Des filles timides et effacées, il y en avait des tonnes à Seikusu - et pourtant, peu d'entre elles avaient dû subir cet enfer que subissait Pam régulièrement dés qu'elle mettait le nez dehors. Parce que ces filles là correspondaient à la définition même de ces adjectifs. Elles étaient capables de prendre le moins de place possible et se fondre dans la masse, devenant une vague silhouette qui se répétait inlassablement aux quatre coins des rues de la ville. Camille en était un bon exemple, par ailleurs. Elle semblait fragile et timide. Pourtant, d'après ce qu'elle était en train de cracher à sa camarade, elle semblait savoir prendre de la place quand il le fallait. Elle semblait connaître parfaitement le rôle qu'elle était supposée jouer, et elle semblait aussi supposer que Pam en savait tout autant qu'elle. Et autant dire que Pam ne se retrouvait pas avec le beau rôle, justement.
Encore une fois, contrairement à toutes ces filles, la blonde semblait prendre trop de place - au sens littéral comme au figuré. Et elle aurait dû, comme d'habitude, accepter de jouer le rôle de cette fille envahissante, qui se trouvait toujours au mauvais endroit au mauvais moment, et que l'on pourrait reléguer avec joie à un autre rôle - en l’occurrence, celui de la victime.


« Ma vieille, je suis dans la merde, par ta faute, donc, t’as intérêt de me protéger… D’accord ? Tout est de ta faute, de toute façon. »

La moue que fit l'autre adolescente n'inspira pas vraiment de sympathie à Pam, qui arrêta tout de même de se sécher les cheveux, le bruit du séchoir l'empêchant de vraiment entendre ce que la jeune fille lui disait. Quelques gouttes coulèrent dans son cou, la faisant frissonner de plus belle.

« J’allais avoir ce que je voulais, si t’avais pas foutu tes gros pieds dans les chiottes des mecs. »

Quelque part en elle, alors qu'elle était occupée à observer le regard plein de haine de Camille, Pam sentit un blocage se libérer, aussi subitement que subtilement.

Une angoisse la prit - ce qui, d'ailleurs, calma cette impression. Elle se souvint de la dernière fois qu'un tel sentiment lui était parvenu au creux de l'estomac. Quelques temps plus tôt, dans des toilettes, en compagnie d'un garçon qui avait eu vite fait de transformer la haine de ses yeux en une terreur inédite de sa part. C'était quand il-

« Pourquoi ? »

Le souvenir s’effaça, alors que l'adolescente se concentrait sur la situation. Les sourcils légèrement froncés, mais les traits calmes malgré tout, elle toisait Camille de haut en bas, étant légèrement plus grande qu'elle.

« Pourquoi est-ce que je ferais ça ? On ne se connait pas, que je sache. Je ne t'ai jamais vu. Tu...tu m'insultes, alors qu'on ne s'est jamais parlé... »

Sa voix tremblait un peu, peu habituée à tenir tête à qui que ce soit. Elle tournait toujours le dos à la brune, et c'était probablement plus facile ainsi.

« ...En plus... »

Trop curieuse de voir la réaction de Camille à cette hypothèse, Pam risqua un regard en arrière.

« ...Tu as l'intention de te servir de moi, si jamais les choses tournent mal, pas vrai ? »

Ce n'était pas pour rien que la lycéenne était presque première de sa classe. Et en grande amatrice de séries télévisés, comme toutes les filles de son âge, ne pas imaginer cette possibilité aurait été surprenant de sa part. La situation était délicate, et Pam regretta de s'être retournée - la simple vision de la fille, à présent évocatrice d'un scénario cauchemardesque, suffisait à lui donner des sueurs froides.
Camille et son apparence n'était pas ce qu'on pouvait considérer de plus dangereux sur cette planète. Néanmoins, Pam était la première à savoir que les apparences ne valaient pas grand-chose dans une telle situation. Les petites choses comme cet fille, au contraire, étaient bizarrement celles qui affrontaient le plus de personnes, le plus souvent. Quand elle voyait des bagarres entre élèves de lycée, dans la rue, les filles étaient souvent fines et graciles, ce qui ne les empêchait pas de mettre au tapis leurs adversaires.
Il se pouvait très bien que Camille ne soit pas réellement ce qu'elle semblait être. Et Pam ne pouvait pas savoir, en se faisant cette réflexion, à quel point elle était prés de la vérité.
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Camille Catalino
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« Répondre #5 le: Février 26, 2017, 01:06:18 »

Bon ! Elle avait son agneau sacrificiel ! Oui, fallait pas croire… Elle en avait RIEN à foutre de sa fameuse interlocutrice. Tant qu’elle faisait son taff : c’est à dire, se faire chopper à sa place, se faire tabasser à sa place, ou quoique tenteraient les gens qui viendraient… En effet, la fameuse Camille Catalino n’avait aucune idée de ce qui allait se passer… Tout ce qu’elle voulait, c’était que rien ne lui arrive, et qu’ainsi, elle soit tranquille, qu’elle n’ait aucun problème. Oui, c’était de la lacheté, mais elle s’en foutait. Après tout, les courageux, c’étaient les premiers à crever. Donc, mieux vallait qu’elle sache bien se cacher, et faire en sorte d’être tranquille, plutôt que prendre le moindre risque… C’était quand même bien plus sûr ! Mais cependant… Tout ne se passa pas exactement comme elle l’avait prévu… En effet :

« Pourquoi ? »

Son sourire s’effaça d’un seul coup. Que… A quoi elle s’amusait la grosse là ? Elle avait à payer pour ce qu’elle avait fait, et elle allait pas s’en tirer comme ça… Et surtout, pourquoi « Pourquoi ? » Elle avait été assez clair ? Oh, la graisse l’empêchait de voir le panneau sur la porte : « Chiotte des mecs » C’était compliqué peut-être ? Bordel de putain de merde, pensait-elle… C’était PAS compliquée ! Elle était entièrement fautive. Alors, en vrai, était-ce le cas ? Et bien, il était vrai qu’on ne pouvait pas dire que la fameuse Camille avait tord, Pam n’aurait pas du être dans les toilettes des hommes. Mais de l’autre côté, Camille non plus, elle était une fille elle aussi. Mais en plus, et plus important encore… Et bien, elle avait quand même tenter de regler des trucs de drogues, au sein d’un établissement…

« Pourquoi est-ce que je ferais ça ? On ne se connait pas, que je sache. Je ne t'ai jamais vu. Tu...tu m'insultes, alors qu'on ne s'est jamais parlé... »

Aie… Cela commençait à sentir le roussis pour elle… En effet, non seulement elle n’acceptait pas de jouer le jeu, mais en plus, elle commençait à l’acculer au mur. Elle était plus grande qu’elle, en plus. A l’époque où elle était un garçon, elle aurait foutu à sa place cette petite conasse, pensait-elle, mais là… Là, si elle tentait de frapper, elle avait plutôt peur pour elle, et pour ce qui pourrait lui arriver… Après tout, elle faisait moins la maligne quand elle commençait à se faire dominer. Camille Catalino ? Autant le dire très très clairement : c’était une grande grande gueule, qui parlait et qui aboyait fort, mais quand il s’agissait de mordre… Et bien, là, il y avait plus personne. Elle s’écrasait, et elle faisait plus rien… Mais le pire, c’était que ce n’était pas fini… En effet, la fameuse interlocutrice de l’ancien garçon, l’actuelle fille, continua alors ses discussion, mettant bien mal à l’aise la fameuse adolescente...

« ...En plus... Tu as l'intention de te servir de moi, si jamais les choses tournent mal, pas vrai ? »

« Car… »


Bon, elle devait jouer le tout pour le tout… Cette fille non seulement montrait qu’elle maîtrisait BIEN mieux la situation qu’on pourrait croire… Mais en plus, cette salope de merde était intelligente, pensait la fameuse Camille. Alors, oui, Camille était extrêmement vulgaire, mais cela, il fallait pas s’étonner. Elle n’avait pas ce qu’elle voulait, donc, cela l’énervait particulièrement… Et on devine que quand elle était énervée, elle devenait de suite très vulgaire. Elle eut n’empêche BEAUCOUP de chance : elle ne regarda pas dans les yeux son interlocutrice. En effet, là… Elle baissait les yeux. Et ouais, vous devinez aisément ce qu’elle était entrain de tenter de faire. Cela ne marchait pas de forcer… Et bien, on allait tenter de le faire passer en douce ! Qui sait, cela pouvait toujours marcher… Et il est vrai que c’était une tentative, qui pouvait avoir un certain succès. Qui sait… Bref, elle déclara :

« Car j’ai peur de ce que va m’arriver… Je suis toute seule, et j’ai pas d’amie… Je risque gros… Il… Il me faut de la protection... »

Et voilà ! Elle faisait ce qu’elle devait faire à son sens. Celle qui avait peur, qui était effrayé… Un parfait jeu de pur comédie, alors qu’en vrai, c’était que du fake, bien sur. Il serait possible de distinguer le vrai du faux, mais c’était le genre de situation, où on pouvait être très gênée. Bien sur qu’elle mentait sans doute, et qu’elle joauit très certainement la comédie… Sauf que bien souvent, on ne peux s’empêcher de se dire : « Oui, mais si c’était vrai ? » C’était là où son plan marhcait… Dans cette petite zone d’incertitude, et bien, la fameuse Camille Catalino comptait s’installer, pour faire en sorte qu’elle puisse s’en sortir, sans le moindre soucis ! Ainsi, elle continua, toujours dans le même registre...

« Qui sait ce qu’ils pourraient me faire... »

Si c’était en grande partie de la comédie, elle entendait en effet des pas, s’approcher en vitesse, des fameuses toilettes… Donc, la comédie commençait à prendre un réel côté de peur, qui lui, il faut bien le dire, était nullement feint… Elle commençait à avoir vraiment peur. Quand elle entendit les pas véritablement se rapprocher… Elle se cacha de suite dans un cabinet de toilettes. Pourvu qu’elle ne soit pas trahie… Pourvu qu’elle ne soit pas trahie. Sérieux, si cette grosse ne sortait pas l’info où elle était cachée… Elle pourrait s’en sortir. Et puis, si ça se trouve, elle stressait pour rien, et c’était juste des gars qui allaient aux chiottes ? Maintenant qu’elle était dans le cabinet, elle ne pouvait pas savoir ce qui se passait à l’extérieur. Il ne lui restiat donc plus qu’une seule et unique chose à faire… Attendre. Attendre, et espérer. Sérieux, si elle s’en sortait sans problème, elle pourrait bien remercier son interlocutrice. Et si cette pouffiasse disait où elle était… Alors, là, elle ferait tout pour se venger.
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Pam Chihara
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« Répondre #6 le: Mars 19, 2017, 11:53:48 »

Dans un contexte normal, il y aurait déjà longtemps que Pam aurait aidé Camille à se tirer de cette délicate situation. Si l'on n'y réfléchissait bien, en effet, la jeune fille ne lui avait encore rien fait. Ou du moins, rien de trop intolérable. Les épaules de la blonde s'affaissèrent même un peu, alors que le jolie visage de son interlocutrice se tordait en une expression terrifiée.
Ce n'était pas que ce faciès ne soit pas bien calculé. Au contraire, tout était parfaitement dosé : le nez retroussé, la bouche un peu tordue, l'étincelle de terreur qui brillait comme un éclat entre chaque morceau de pupille... Camille savait incontestablement y faire, malgré le peu d'expérience qu'elle possédait au niveau de son existence dans les rangs du beau sexe. Si un homme faisait ployer quelqu'un par la violence, la femme, elle, lâchait habituellement quelques larmes. Chacun ses armes, comme dirait l'autre, et le tout était savamment dosé, ici.
Mais, en réalité, l'état mental de Pam commençait à ne plus laisser passer aucune brèche. Un chaton ou un nourrisson aurait pu se trouver à ses pieds, que la situation restait la même. Aucun mignonnerie ne semblait capable de couper court à cette sensation bizarre qui envahissait ses tripes, son cerveau, ses mains qui avaient commencé à trembler imperceptiblement. Les gouttes qui continuaient de dégouliner dans sa nuque et son chemisier semblait attiser cette sensation et l'empirer.
Pam ne comprenait pas trop ce qui était en train de lui arriver, mais plus les minutes passaient, plus elle s'en fichait. La terreur que lui inspirait la familiarité de ce sentiment s'atténuait peu à peu, alors qu'elle se laissait aller, et observait Camille avec un regard de plus en plus impitoyable.
Si jamais tout cela était vrai, le résultat serait de toutes façons le même. Une petite voix lui susurrait qu'elle pourrait très bien se préoccuper de tout cela plus tard, réparer les dégâts à un autre moment et se répandre en excuses un autre jour- ou peut-être même jamais. Y avait-il une quelconque obligation à se répandre en excuses à chaque faute que l'on commettait ? Cela n'accentuait-il pas l'impression que semblait avoir tant de gens d'elle, et qui les confortaient dans l'idée de la traîner dans la boue ? Elle-même n'avait jamais reçu une seule excuse de toute sa vie. Et pourtant, les pêchés exercés contre sa personne auraient été nombreux à nécessiter d'être expiés, par trois petits mots simples et efficaces. Je - suis - désolé.
Pourtant... pourtant, la blonde ne l'avait jamais entendu de toute sa vie de la part de la bande de débiles qui avait osé l'agresser. Personne ne faisait autant d'efforts qu'elle pour paraître agréable, au sein de ce lycée. Ou, en tout cas, pas avec elle.


"Et moi, alors ?"

La voix qui sortit de la gorge de la blonde était bien différente du ton timide qu'elle pouvait avoir d'habitude. S'accordant à la soudaine dureté de son regard et contrastant avec son accoutrement de petite fille sage, les mots semblaient aussi coupants que du verre et balancés sans aucune trace d'hésitation.

"Tu ne t'es pas demandé ce que je pourrais bien te faire, moi ?"

Pam se sentit avancer, imperceptiblement, doucement, vers cette lycéenne qui avait, quelques minutes plus tôt, tenu un discours agressif à son égard. Elle ne s'arrêta d'avancer que lorsque le mur toucha le dos de la jeune fille, et qu'elle se sentit la dominer de toute sa hauteur et de son gabarit. Une sensation de puissance qui ne lui était pas familière gigota entre ses tripes, plaisante, encourageante. Cette même sensation qu'avaient dû ressentir les personnes qui l'avait harcelé tout le long de sa vie, s'en délectant. Il fallait dire que... effectivement, c'était assez agréable. Au moins, il n'y avait aucune peur dans ce mélange de sensations et de sentiments, aucune terreur que l'on puisse abîmer sa propre personne.
Pam restait immobile, continuant à fixer sa camarade, ne rajoutant rien d'autre. Aucune pensée parasitaire ne venait défiler dans son esprit, et gâcher ce moment, cette tension, ce malaise qu'elle avait instauré et que, pour une fois, elle ne tenait pas absolument à dissiper. Mettre Camille mal à l'aise inspirait à Pam une certaine satisfaction. Aussi bizarre que cela puisse être, elle n'aurait pas été dérangée que ce moment se maintienne durant l'éternité.
Il y eut le bruit d'une porte s'ouvrant, claquant contre le carrelage du mur. Des éclats de voix masculins, dont un que Pam reconnut comme familier. C'était celui du garçon qui avait fuit quelques minutes plus tôt, et il hurlait à présent, pointant Camille du doigt. Dérangeant leur moment, leur intimité.


« Elle est encore là, putain, c'est elle ! Elle est trop chelou, elle est venue me demander de lui donner l'argent pour la... »

Sa voix s'affaissa soudainement, alors qu'il faisait glisser son regard de Camille vers Pam. Comme s'il réalisait qu'il interrompait quelque chose d'important. La tête que faisait Pam, maintenant occupée à soutenir son regard - sans ciller, sans broncher... tellement différemment de d'habitude - semblait le mettre, lui aussi, extrêmement mal à l'aise.

Son doigt cessa de se pointer vers Camille, pour se fondre dans sa paume. Celle-ci atterrit sur sa bouche, alors que des flux commençait à sortir de la cavité. Son autre main vint se placer sur son estomac. Il vomit d'un seul coup, surprenant ses amis qui avaient déjà commencé à trouver son comportement bizarre. Le carrelage étincellant se couvrit de vomi- et d'un peu de sang.
D'un peu plus de sang.
De beaucoup de sang.


« - PUTAIN HIRO, ça va pas ?!
- Merde, il t'arrive quoi, mec ?
- Attends, c'est quoi, c'est du sang, ça ?.. j'crois qu'il faut l'emmener à l'infirmerie, sérieux ! »

Des bruits de pas précipités se firent entendre, le battant de la porte claqua de nouveau, et, après quelques minutes d’essoufflements bruyants et de jambes tapant le sol, le silence revint, soudainement. Peut-être un peu moins désiré par Camille que le tintamarre d'il y a quelques instants- peut-être un peu plus rassurant dans son ensemble.

Des traces de sang couvraient toujours les dalles du carrelage, inexplicables.
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Camille Catalino
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Ancien petit malfrat, depuis qu'il a violé une fée, Camille a été puni de revivre son adolescence en temps que demoiselle... Apprendra-t-il de ses erreurs ? Sera-t-elle une adorable demoiselle ?
« Répondre #7 le: Mars 22, 2017, 11:31:00 »

Camille était sûre et certaine. Sa victoire allait être totale, sans hésitation... Après tout, n’était-elle pas... Gaspard Savoureux ? Attends quoi ? Je me gourre de texte, là, je crois... Mais bref, en tout cas, elle était persuadée qu’elle n’aurait aucun soucis, et que cette grosse n’allait pas être chiante très longtemps... Dans le pire des cas, elle allait être un peu relou... Mais cela n’allait pas être très gênant, elle pensait.  Après tout, elle comptait bien dans le pire des cas convaincre cette maudite grosse... Cependant... Parfois, il faut bien comprendre que tout ne se passe pas comme prévu... Et en effet, alors que la fameuse Camille Catalino pensait que tout allait se passer magnifiquement bien, sans aucun soucis. Et bien non. En effet, alors qu’elle pensait que tout était ok, que tout était prêt à une victoire sans hésitation pour elle...

"Et moi, alors ?"

« ... »


Alors qu’elle s’était attendu à aucune résistance, elle affronta ainsi une résistance... Qui, s’il fallait donner une image relativement cohérente et logique... Ressemblerait sans hésitation à un énorme mur de béton, sur lequel, la fameuse Camille s’était magistralement vautrée. Ce n’était une voix de fille soumise et implorante qui sortait de la bouche de l’interlocutrice de l’ancien homme, maintenant femme... Au contraire, même, c’était... C’était une voix dur. Coupante comme un fil de rasoir... Un véritable tranchoir, qui semblait tomber sur la fameuse Camille... Mais la voix ce n’était rien, autant le dire... En comparaison des yeux. Les yeux qui venaient de lui donner le regard... Le regard le plus inquiétant qu’elle n’avait jamais vu. Elle ne savait quoi dire, devant un tel regard... Et si, elle savait quoi dire : « Rien » . Enfin, pas rien. Rien. Mais ce n’était pas fini... Loin de là, même...

"Tu ne t'es pas demandé ce que je pourrais bien te faire, moi ?"

« Iiik... »


Elle se faisait complètement dominer... Complètement. Pam s’approchait de plus en plus de Camille, qui elle, n’avait plus qu’une seule et unique chose à faire. S’écraser. Se ratatiner. Elle ne savait pas quoi dire, elle tremblait de peur, et sentait presque ses jambes se dérober sous elle... Bordel de chiotte. Putain de merde... Elle faisait vachement peur la grosse... Mais une chose était sûre...  Elle n’allait pas le dire devant elle... En effet, elle était paralysée, se sentait pas bien, se sentait presque défaillir... C’était... Oh la vache. Pourquoi était-elle là. Qu’allait-elle faire... ? Elle n’en savait rien, mais elle voulait pas savoir. Vraiment pas. Bordel... Là, elle était sûre, la situation pouvait pas être pire.

« Elle est encore là, putain, c'est elle ! Elle est trop chelou, elle est venue me demander de lui donner l'argent pour la... »

Putain... Comme si la situation ne pouvait pas être plus merdique. En effet, alors qu’elle était entièrement maitrisée, écrasée, contrôlée même par la fameuse Pam... Alors qu’elle était ridicule, soumise, obéissante... Et bien, ce putain de drogué arrivait. Merde. Putain. Il y avait des jours... Où elle aurait mieux fait de pas se lever... pas se lever du tout. Genre, le jour où « il » avait rencontré la fée, qui l’avait transformée en fille, et ce jour d’aujourd’hui. Non seulement, elle n’aurait jamais ses 5000 Yen. Non seulement elle était entrain de’ se faire maîtrisée par une grosse qu’elle croyait faible et inoffensive... Mais en plus, voilà qu’elle allait très certainement crevée, d’un coup de couteau dans la gorge, dans une chiotte de merde, aux côté d’une grosse menaçante, mais qui n’avait aucune chance contre trois hommes qui... OH PUTAIN DE MERDE !

« - PUTAIN HIRO, ça va pas ?!
- Merde, il t'arrive quoi, mec ? 
- Attends, c'est quoi, c'est du sang, ça ?.. j'crois qu'il faut l'emmener à l'infirmerie, sérieux ! »

En effet, alors que le fameux mec avait tenté de faire face à la fameuse jeune femme... Et bien, celui-ci fut soudainement prit de spasme incontrôlé, libéra tout le contenu de son estomac, tachant de biles le sol, et finalement, cracha du sang. C’éaait... WHAAAAAAAAAAAAAT ? Tous furent sur le cul, littéralement, et finalement, ils repartirent presque aussi rapidement qu’ils étaient venus... Il faut dire que la situation avait été quand même relativement impressionnantes, surtout à voir... Enfin, à vivre, cela avait été sans doute très certainement pire, mais bon... J’ai la chance pour le moment, d’avoir jamais vomis puis craché du sang. Pour le moment. Qui sait... Peut-être que cela arrivera un jour ? Je ne peux guère le savoir. Et surtout, je ne veux guère le savoir... Mais concentrons-nous un peu sur la fameuse Camille.

« Mon dieu... »

Camille était paralysée, choquée, elle ne savait pas quoi dire, ni quoi faire. Elle ouvrait des grands yeux, et se disaient : Bon sang de bon dieu. Elle n’avait AUCUNE idée de ce putain de bordel qui venait de se passer, mais une chose était sûre et certaine : ce n’était pas normale. Bordel de bon dieu... Qui était... Enfin... Qui était cette fameuse Pam ? Bien qu’elle ne connaissait son nom, elle devinait que ce n’était pas normal  ce qui venait de se passer. Si elle n’avait pas été auparavant terrifée, mise toute petite par la fameuse Pam, elle aurait, bien sur, réagit plus rationnellement, elle aurait pensé que le mec aurait finalement payée la rançon de santé que demandait bien souvent la drogue... Mais là, non. Non, c’était cette fameuse Pam. Alors qu’ils ne restaient que les deux femmes, d’ailleurs, elle bredouilla :

« Ohputainbordeldemerde... Que... je... Je crois jamais avoir vu ça depuis la putain de fée... Oh putain... Je... »

Tient, sans le savoir, ni vraiment le remarquer, elle lacha quelques chose de l’ordre de sa vie privée... Et très intime. Mais quoiqu’il en soit, elle regardait Pam. Bon sang... Qu’allait-il se passer maintenant... ? Elle se rendait compte qu’elle était allée trop loin, et pour une fois, elle se sentait vraiment inférieur, soumise à son interlocutrice. Qu’allait-elle faire ? Cela, on allait vite le savoir, c’est moi qui vous le dis !
Journalisée

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