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Auteur Sujet: La Chasse Sauvage [Maud de Rehen]  (Lu 3005 fois)
Paladin Vesa
Humain(e)
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FicheChalant
« le: Janvier 09, 2017, 02:00:48 »

Locbourg
Nexus, province de Velen


« Fuyez ! Fuyez !! »

Les hurlements résonnaient dans la nuit. Habituellement, les nuits à Locbourg étaient calmes et paisibles. Les fermiers avaient cessé de veiller sur leurs vaches, et les gens dormaient sur leurs deux oreilles. Certes, Velen n’était pas la province la plus sûre de Nexus, mais, après tout, Locbourg était éloigné de la frontière nexusienne, de telle sorte que les habitants pouvaient dormir sereinement. Habituellement donc, les nuits étaient calmes et heureuses, sereines. On voyait les jeunes enfants se coucher sur l’herbe du jardin, détaillant les étoiles, les plus hardis cherchant à lire les constellations avec les cartes stellaires de tel ou tel astronome, documents, qui en réalité, tenaient souvent davantage de la charlatanerie que de la rigoureuse science.

Ce soir, point de repos tranquille. Tout avait commencé quand le ciel s’était obscurci, et que de la neige s’était mise à tomber. De la neige… En plein automne ! Un froid hivernal était tombé, ainsi qu’un sifflement terrible, et, tandis que les bougies et les lanternes s’éteignaient, des bruits de sabot et de ferrailles s’étaient faits entendre… Puis les premiers tirs avaient fusé, tandis que d’infernaux cavaliers noirâtres aux yeux rougeâtres arrivaient.

Hurlements et larmes, pleurs… Il n’y eut pas de rapt, pas même de tentative de viol ou de pillage. Ils vinrent, et tuèrent, incendiant les maisons, crachant des boules de flamme qui incendiaient les chaumières. Soit les gens brûlaient par le feu, soit en étant traqués par les cavaliers noirs, ou par leurs abominables molosses. Hommes, femmes, enfants, nul n’était à l’abri, et ceux qui parvenaient à s’enfuir du périmètre de Locbourg affrontaient un blizzard effrayant et surnaturel.

« Pitié ! Pitié !!
 -  Ce sont eux ! La Chasse ! La Chasse Sauvage !! »

Le forgeron de Locbourg s’empara d’une épée qu’il venait de terminer, et devait remettre à un riche chevalier de la capitale, et hurla, tout en ordonnant à sa femme et à ses deux enfants d’aller se réfugier.

« Enfermez-vous dans la cave !
 -  Joseph, non… !
 -  Vite ! »

Il dut pousser sa femme, lui faisant dévaler l’escalier, et referma rapidement la trappe, puis renversa sur cette dernière un meuble. Il eut à peine le temps de se retourner qu’il vit un cavalier entrer dans sa forge. Un immense cheval l’observa, le museau recouvert d’une armure en acier. Joseph se mit à déglutir, mais resserra sa poigne sur sa lame, en sentant le souffle du cheval sur son visage.

Joseph serra les lèvres devant la créature infernale, tandis que le feu se répandait le long de sa forge, les flammes crépitant sur la paille et les poutrelles en bois. Déglutissant lentement, il avança une jambe vers l’arrière, et, sachant bien qu’implorer la miséricorde de son adversaire serait vain, se mit à prier :

« Notre Père qui es aux cieux, que ton Nom soit sanctifié, que ton règne vienne… »

Dans la cave, Andréa, la mère de Tom et de Jean, serraient ses deux fils en pleurant, tandis que, au-dessus d’eux, le plafond commençait à se fissurer, et qu’une forte odeur de brûlé se répandait dans leur refuge, au milieu de victuailles et d’outils servant à la forge. Andréa voyait la fumée s’immiscer dans la cave, les recouvrant petit à petit, les restreignant et les piégeant…

« …Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour… »

Le cavalier noir semblait indifférent à cette prière, son visage impossible à voir derrière l’épais heaume noir qui recouvrait sa silhouette. Il leva néanmoins sa main, et des flammèches se mirent à crépiter dans la paume de sa main.

« Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du… »

La boule de feu frappa alors.

Amen.


Haven
Siège de l’Ordre du Griffon
Nexus


« C’est une situation très complexe. »

Monseigneur Barbas résuma ainsi, de manière très simple, la mise à sac de Locbourg, avant de poursuivre :

« Et, pour préciser le fond de ma pensée, Vesa, c’est la merde la plus complète. Nous marchons sur des œufs. »

Barbas commença alors à marcher, délaissant la statue du fondateur de l’Ordre, le Roi Sebastian Ivory, immense statue de marbre dressée à l’entrée du château-fort du Griffon, s’avançant le long d’un chemin en pierre très impressionnant, avec une série d’arbres et de parterres de fleurs. Le soleil éclairait le duo, tandis qu’ils rejoignaient un épais escalier menant à l’un des patios du massif château.

« Velen est l’une des régions frontalières de Nexus. Elle a été durement affectée par la guerre contre les Ashnardiens. L’économie s’est effondrée et de multiples villages sont abandonnés, ayant provoqué une hausse des vagues de monstres, hausse renforcée par les multiples morts. »

Vesa savait que les conditions de vie étaient difficiles dans ces provinces. Pour autant, elles étaient vitales pour Nexus, car elles permettaient de soutenir les forts à la frontière. Velen, du fait de sa position, avait régulièrement dû faire face à des incursions ashnardiennes, et la guerre, comme Vesa le savait, favorisait toujours l’émergence de multiples maux. En l’occurrence, la population locale avait décru.

« Velen est ruinée, et au bord du chaos. La province est dirigée par un baron, Phillip Strenger. C’est un ancien chevalier, qui a mené ses classes militaires, et a combattu les Ashnardiens, mais avec un tempérament… Impulsif. Sa femme, pendant qu’il guerroyait, est tombée amoureuse de quelqu’un d’autre, et, quand Strenger l’a su, il a massacré cet homme à mains nues.
 -  Charmant.
 -  Il y a eu un procès, mais Strenger a pu étouffer les preuves, de telle sorte que le juge l’a relaxé. Pour autant, personne n’a oublié ce qu’il a fait. Strenger dirige Velen d’une main de fer, et est soupçonné par les enquêteurs de la Couronne de double taxation sur ses sujets, et de soutenir des bandes de pillards qu’il utilise dans la région pour opprimer les habitants refusant de le payer.
 -  Aussi odieux soit-il, notre rôle n’est pas de nous substituer à la justice étatique, Monseigneur…
 -  L’affaire est compliquée, Vesa. Velen doit faire face à de multiples problèmes. L’automne est particulièrement avancé cette année, et les récoltes sont déjà en train de pourrir. De plus, nos espions nous informent que des armées ashnardiennes s’approchent, ce qui rend la tension des plus palpables. Et, pour ne rien arranger, la Scoia’tael se trouve à Velen. »

La Scoia’tael… Une organisation qui, selon qu’on penche pour elle ou non, était, soit présentée comme une organisation résistante, soit comme terroriste. Dans tous les cas de figure, la Scoia’tael était une organisation groupusculaire non-humaine militant pour la reconnaissance des droits alliés aux races non-humaines, essentiellement les elfes, les nains, et les Terranides. C’était néanmoins une organisation très dispersée, véritable nébuleuse confuse, mais qui bénéficiait du soutien d’Ashnard pour financer et l’entretenir.

« La Chasse Sauvage est votre principal objectif, Vesa. »

Tout en grimpant les marches menant à la cour, Barbas en revenait au cœur du sujet.

« Les gens sont superstitieux, et croient que l’arrivée de la Chasse est un châtiment divin, annonciateur de la punition divine. La révolte gronde dans la province contre l’autorité de Strenger. Velen se transforme en une poudrière, et, même si je n’ai pas ça, vous allez devoir vous mêler de politique. Obtenir des informations sur la Chasse reste votre priorité, mais il va aussi falloir éviter que la région ne s’embrase. »

Vesa n’aimait guère ça. Elle savait que Phillip Strenger avait un surnom peu ragoûtant, car on l’appelait le Baron Sanglant. Mais, au-delà de ça, le Griffon ne se mêlait jamais de querelles politiques. Son rôle, en la présente affaire, était de venir à bout de la Chasse Sauvage, mais, pour réussir ce tour de force, il allait falloir s’intéresser au contexte politique.

Le duo avait finalement rejoint l’élégante cour en marbre, entourée par des ogives, avec une fontaine en son centre, des drapeaux flottant au vent, et quantité d’arbres et de buissons.

« C’est pour cette raison que vous accomplirez cette mission à deux, Vesa… »

Et, pour l’aider, Barbas avait trouvé une aide idéale… Un autre Paladin, également de sexe féminin, et, comme Vesa, d’ascendance noble, qui les attendait dans la cour…

Maud de Rehen.
« Dernière édition: Janvier 10, 2017, 11:18:51 par Paladin Vesa » Journalisée


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« Répondre #1 le: Janvier 09, 2017, 09:51:56 »

Maud de Rehen.

Elle n’était pas spécialement paladine depuis très longtemps, mais dans l’ordre du Griffon, elle s’était déjà taillée une solide réputation… D’emmerdeuse de première ordre. Mais cependant, une femme assez efficace, pour qu’on ne la renvoie pas chez elle, d’un coup de pied au cul bien placé… Vous voyez la situation assez complexe ? Beaucoup avaient envie de la voir partir, de l’autre, beaucoup appréciaient son travail et son dévouement pour l’ordre, bien que ses anneries à propos des différentes races, et surtout, de son Dieu Solaire, était parfois quelques peu chiant. En gros, une très bonne membre, quand elle fermait sa bouche, et cela, malheureusement, et bien, ce n’était pas non plus extrêmement courant, si vous voulez mon avis.

Des missions, elle en avait fait… Pas encore beaucoup, elle devait bien avouer, étant encore une novice, mais elle apprenait sur le tas, et surtout, elle rendait content ses supérieurs. Après plusieurs échecs dans des missions de subtilités, ses derniers avaient peu à peu appris là où la Paladine devait être installée : dans les missions d’extermination de menace. Son don, magnifique don, était bien pratique, car en général, même quand elle rentrait blessée, elle était de nouveau apte au combat quelques jours après. Voir quelques heures, dans certains cas. Bref, une paladine efficace. Encore une fois, cela renforçait l’énervement de son comportement. Elle pourrait être un très bon membre, si elle savait un peu se contrôler, et la fermer !

Aujourd’hui, elle avait une nouvelle mission, et s’exerçait déjà à la lance, pour faire ses échauffements. C’était Monseigneur Guy de Brosse qui lui avait informé de sa mission. Un vieux de la vieille, qui avait tout appris du maniement de la lance et des codes des Paladins à Maud. Cela faisait de lui, l’une des très rares personnes que notre chère Maud appréciait relativement bien dans l’ordre, et surtout, respectait. Ce dernier était déjà dans la cour, entrain de regarder les mouvements de la paladine, tout en la jugeant silencieusement. Ce n’était pas terrible, mais cela ferait l’affaire, et puis… Même s’il trouvait cela pas terrible, il reconnaissait qu’il y avait du progrès. Plus qu’à attendre l’arrivée de l’autre paladine. Il savait que Maud travaillerait avec une autre femme qui était dans l’ordre… Plus qu’à l’a… Ah bah. L’attente avait payé. Les voilà.


« Bien le bonjour Seigneur Barbas. Mes hommages, Paladine Vesa. Je vous la laisse. Bon courage Maud. Souviens-toi. Les bases avant tout. Et ne te repose pas sur ton Don.
-Bien messire de Brosse. »


Le vieux paladin à la lance s’éloigna alors, laissant la fin du briefing à son collègue, a peu près du même âge que lui, maniant l’épée. On pouvait voir que les paladins maniant la lance travaillaient plus souvent ensemble, et les paladins maniant l’épée de la même façon… Bref, quoiqu’il en soit, Maud était maintenant au service de Barbas, et collègue de Vesa. Elle aurait préférée que la mission se fasse sous la supervision de SON professeur, et son Maître, carrément pouvait-on dire de l’Ordre… Mais bon. Elle déclara alors :

« Bien le bonjour Seigneur Barbas. Bonjour, Vesa. Je suis Maud de Rehen, élue du Soleil, pour vous servir. Je suis prêt à accomplir ma tache. »

L’orgueil était bien entendu toujours aussi visible chez la jeune paladine… Chose assez logique, elle était ici la plus jeune. Elle pensait, sans doute avec raison, que Vesa devait avoir un peu plus d’ancienneté qu’elle, étant donné qu’elle semblait plus à même de connaître les réalités de la mission. L’autre différence entre elle, et l’élue du soleil, comme elle s’appelait, était sans aucun doute le style de combat. L’armure et l’arme de Vesa semblait beaucoup plus lourde, beaucoup plus puissante que la simple lance, bien qu’excellente, de Maud. Maud avait un style beaucoup plus rapide, beaucoup plus basée sur l’harcelement, des coups bien placé et en vitesse, plutôt qu’une violence brute, et encaisser les coups. D’ailleurs, cela s’expliquait par son dons, qui permettait à Maud de tenir, même si elle se prenait une épée qui lui ouvrait les intestins… Bref, en tout cas, la jeune paladine déclara :

« Cela sera un immense honneur pour moi de vous aider pour cette mission. Je suis prête pour partir, mon cheval Helios est dans l’entrée attaché. Sauf si vous avez d’autres déclarations pour nous, Monseigneur. »

Maud avait hâte de commencer cette quête, surtout qu’elle estimait qu’elle avait été assez briefer… Mais bien sur, elle ne voulait pas manquer de respect à un de ses supérieurs. Bien qu’elle soit élu du Soleil, la rendant donc à ses yeux, comme la plus importante de l’Ordre du Griffon, elle savait quand même qu’elle devait se limiter, et qu’elle ne devait pas du tout être trop fière, si elle ne voulait pas avoir trop d’ennui. Surtout devant un supérieur, juste devant une mission. Son but était de montrer qu’elle était totalement prête. Après tout, elle était une paladine, et elle se devait de montrer son talent. Elle était Maud de Rehen, héritière de l’une des familles les plus importante de Nexus, et elle allait faire honneur à sa mission ! Quoiqu’il arrive ! Elle avait sa lance, et elle était prête maintenant.
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« Répondre #2 le: Janvier 16, 2017, 12:09:44 »

« Sachez que je n’aime pas ça. Je le dis avec toute la sincérité du monde. Notre ordre a formé Liam Ivory, le précédent Roi de Nexus, mais nous avons toujours eu à cœur, ici, à Haven, de gommer les différences sociales. C’est notre idéal, notre philosophie... Mais, pour cette mission, il va falloir faire une exception. Vous êtes toutes les deux issues de grandes familles nexusiennes, et votre statut noble vous permettra d’obtenir les faveurs des vassaux du Baron. »

Vesa hocha la tête, écoutant silencieusement les instructions de Barbas. Faire équipe avec Maud de Rehen ne l’enchantait guère, car elle connaissait la prétention légendaire de la jeune femme, qui s’accompagnait d’un racisme larvé qui, selon Vesa, n’avait nullement sa place dans un ordre aussi prestigieux que celui du Griffon. En fait, et pour le dire très simplement, elle considérait que la femme n’avait tout simplement pas sa place parmi eux. Elle se demandait même pourquoi les Frères Supérieurs autorisaient la présence d’une telle femme, qui n’avait pas honte de se faire appeler « Élue du Soleil » devant un supérieur.

Maud et Vesa allaient donc devoir coopérer, car, au-delà de la Chasse, leur mission était surtout politique.

« Que ceci soit clair. Sous aucun prétexte, vous ne devez vous en prendre à la Chasse Sauvage ! Vous n’êtes que des enquêtrices, ou, plutôt, des éclaireuses. Vos principales missions sont, non seulement d’obtenir des informations sur la Chasse, mais aussi d’empêcher une guerre civile. Vous serez seules pendant plusieurs semaines, le temps que le Griffon réunisse des troupes, et vienne vous rejoindre.
 -  Des troupes, Monseigneur ? »

Barbas grimpait un escalier menant vers les étages les plus élevés du vaste château-fort. Le siège du Griffon était un château immense, visible à des kilomètres à la ronde, et qui figurait au patrimoine national de Nexus, tant le château était impressionnant. Régulièrement, des gens passaient devant eux, saluant Monseigneur Barbas, qui alla rejoindre une grande pièce, abritant plusieurs bibliothèques, des tables, et de grandes fenêtres. D’autres frères supérieurs, ainsi que des sœurs supérieures, conversaient entre eux autour de plusieurs cartes, et Vesa constata qu’une carte de Velen avait été dressée.


Barbas leur fit une sommaire présentation.

« Au nord, il y a la frontière. Les zones à l’est sont marécageuses et austères. C’est ici qu’il y a le plus grand nombre de monstres. Votre première place à visiter sera la ville du Baron, à l’ouest. »

Barbas leur remit plusieurs documents, dont une autorisation signée des mains du Grand Maître, tamponnée du sceau officiel du Griffon. Elle offrait à Vesa et à Maud le droit de faire mander quelque officier civil que ce soit pour accomplir leur tâche.

« Vous êtes toutes les deux des guerrières compétentes. Néanmoins, je vous recommande d’accorder à cette mission toute votre attention. Velen est un endroit dangereux, marquée par la guerre contre Ashnard. Des monstres redoutables y rôdent, attirés par les cadavres qui gisent là. Des missionnaires religieux et des fanatiques ont investi la zone, profitant de la misère et de la détresse qui y règnent pour répandre leurs diatribes. »

Vesa hocha la tête.

« Je serais prudente, Monseigneur, n’en doutez pas. »

Barbas esquissa une ombrelle de sourire.

« J’ai toute confiance en vous. Il vous faudra plusieurs jours pour rejoindre Velen, ne forcez pas inutilement l’allure. »

Il se déplaça encore un peu, remuant son lourd corps, s’éloignant de la carte. Vesa avait entendu parler de cette province, mais ne s’y était encore jamais rendue.  Velen était une zone assez sauvage, avec, au sud, un vaste lac, et la région elle-même était serpentée par des rivières et des cours d’eau qui la découpaient en de multiples endroits. Les scribes avaient noté « LOCBOURG » en mettant un signet dessus, le village se trouvant à Crookback Bog, soit l’une des zones dangereuses listées par leur supérieur.

« Vous pouvez maintenant partir. Que la force légendaire des Ivory vous accompagne pendant ce rude périple ! »
« Dernière édition: Janvier 18, 2017, 08:37:46 par Paladin Vesa » Journalisée


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« Répondre #3 le: Janvier 16, 2017, 10:52:26 »

Maud connaissait sa mauvaise réputation. Elle la connaissait très bien... Et s’en fichait. Après tout, elle était une Rehen, et... Franchement, cela ne servait à rien de penser à tout cela. Donc, franchement... Elle était jugé de toute façon que pour ses mots, et la plupart des gens, une fois sortie des insultes car elle était « raciste » (ce qui était faux, à son sens, elle serait plutôt « espèciste », dans le pire des cas), et bien... Ils étaient bien incapable de dire qu’est-ce qui était mauvais chez elle... Et là, elle se moquait bien d’eux... C’était bien jolie de la critiquer, mais il fallait avoir quoi, pour la descendre véritablement ? Des arguments ! Et ses résultats étaient BONS. Quoiqu’on dise. Et si elle entendait quelqu’un nier ses talents... Elle le défierai sans soucis en Duel ! On verra qui sera capable de résister...

Mais bon... Chut pour le moment ! Sage et concentrée, elle écoutait attentivement toutes les déclarations de Monseigneur Barbas, sans piper mot. Cela allait être une mission compliquée, loin de ses missions habituelles d’extermination de menace... Damn. Elle devait bien avouer qu’elle n’était pas spécialement fan de l’idée... Mais bon, elle devait bien accepter ce qu’on lui donnait comme mission. Elle avait eu, déjà, par Monsieur Guy de Brosse, des explications sur la fameuse « Chasse sauvage ». Cela semblait assez ignoble, et l’idée de devoir la « Laisser tranquille », pour encore plusieurs semaines la révoltait au plus haut point. C’était une créature maléfique, malfaisante, non humaine (elle aurait presque fait remarquer que ce sont toujours des créatures malfaisantes NON-humaine qui font ce genre de massacre sur des pauvres humains innocent) qui devait être tuer... Mais malheureusement... Elle n’avait pas le droit de désobéir...

La zone était donc dangereuse... Bien, elle sentait que son pouvoir allait être loin d’être inutile. Si elle « adorait » l’humanité, elle savait bien que celle-ci pouvait parfois être perfide dans certaines situation... Donc, il fallait se préparer, et elle savait qu’elles tomberaient sans doute dans des dangereux coupe-gorges parfois. Mais bon. Elle savait qu’il fallait aller là bas. Elle se demandait aussi sur les questions des religions et des extrémistes. Sur quoi allaient-elles tombés ? C’était de nombreuses questions dont elle n’avait pas de réponse, mais dont elle doutait très fort que le fameux Monseigneur Barbas avait lui-même ses réponses -sinon, il n’aurait pas hésité à les dire aux deux femmes-... Quoiqu’il en soit, elle écouta les dernières déclarations du fameux Monseigneur Barbas, qui déclara :

« Vous pouvez maintenant partir. Que la force légendaire des Ivory vous accompagne pendant ce rude périple ! »

« Mille merci monseigneur. »

Elle montra ainsi son respect envers les autorités.. C’était l’une des choses, sans doute, que les gens aimaient le moins chez notre chère Maud... Elle était parfois horriblement... Faux cul. En effet, elle était du genre à être extrêmement polis envers ses chefs, puis après, leurs casser du sucre dans le dos... Oui, je sais ce que vous pensez... Plus le temps passe, moins le tableau est reluisant pour la fameuse Maud, et on comprends largement poruquoi beaucoup préférait qu’elle soit tranquillement égorgé dans un coin de rue, dans le pire des cas, et dans le meilleur des cas, jeter au dehors de la confrérie à grand coup de pied au cul. Mais quoiqu’il en soit, concentrons-nous un peu donc sur ce qui suit :

« Alors... mmh... Vesa c’est ça ? Oui, c’est ça ! Je suis bien contente de faire une mission avec toi ! J’ai entendu beaucoup de bien de tes talents ! C’est chouette. Tu me suis ? Helios, mon cheval est à l’entrée... »

Elle parlait, parlait, et encore parlait. La route allait sans doute être longue pour Vesa. Mais intéressons-nous un peu à son très long discours qu’elle avait commencé... On pouvait voir ainsi une véritable dissymétrie entre ce que pensait Maud de Vesa, et inversement. En effet, Maud n’avait entendu que du bien de la paladine... Son maître, monseigneur Guy de Brosse, lui avait bien dit que c’était très certainement une excellente paladine, et une toute aussi bonne coéquipière. Donc, Maud était très heureuse d’être avec elle, et tentait déjà de nouer une amitié, bien qu’on voyait que ses mauvaises tendances continuaient. Elle avait déjà décidé d’être « commandante » de l’expédition, donnant par exemple des « ordres », ce genre de proposition qui était un ordre, étant donné que Maud, directement, se dirigea vers là où elle avait laissé Helios, pour le récupérer... Bref, elle continuait, encore et toujours de parler.

« Tu as un cheval toi aussi, je suppose ? Bon. Mission politique. Cela devrait le faire. Tentons de nous concentrer sur la mission exactement. Si on est attaquées, n’hésite pas à m’utiliser comme bouclier. Les créatures ne peuvent pas me tuer, donc, je peux servir d’appat ! Bien sur, si cela arrive, j’ai bien compris qu’on ne doit pas attaquer la Chasse Sauvage. Tient ! Voilà Helios ! Helios, je te présente Vesa. Vesa, Helios. Allez, viens mon Helios... Bon cheval... »

Alors, là, le paragraphe va être important, car Maud venait de BEAUCOUP parler. Donc, il faut s’intéresser. Commençons par la fin. Helios était un très beau cheval, tout à fait habitué à la guerre, la chasse, et surtout, magnifiquement soigné. Visiblement, si Maud n’aimait pas les autres créatures qu’humains, elle considérait les chevaux comme somptueux, car le cheval était beau, entièrement paré des armes des Rehen. Après, il fallait s’intéresser aussi à ses déclarations pour la mission. Sacrifice de notre chère Maud ? Oui et non. C’est vrai qu’elle disait ça, avec une grande dose de sacrifice, montrant qu’elle était prête à encaisser les coups pour les autres... Mais c’était aussi une vantardise à peine masquée, un moyen de sa part de montrer son si beau talent, le fait qu’elle était une « immortelle », qui ne craignait pas les blessures... Quoiqu’il en soit, il allait être intéressant de voir comment la fameuse Vesa allait réagir, aux déclarations de la fameuse Maud de Rehen... mais ça, c’était pour plus tard.
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« Répondre #4 le: Janvier 22, 2017, 11:10:26 »

Maud de Rehen était un sacré bout de femme. Après leur entretien avec Barbas, les deux femmes se rendirent vers les écuries, à l’entrée du vaste fort, et, pendant toute la durée de ce trajet, sa consœur ne cessa de parler, comblant les rares moments de silence en parlant de ses aventures, de ses exploits, de sa capacité de régénération, du fait qu’elle était sincèrement ravie de faire équipe avec une femme aussi prestigieuse que Vesa. Cette dernière resta relativement silencieuse, ne parlant peu, si ce n’est par de brèves onomatopées. « Oui, « D’accord », etc... Vesa doutait être une paladine aussi prestigieuse au sein d’Haven, en réalité. Ses frères supérieurs savaient qu’elle recherchait sa sœur, Jinx, qui avait été prise par Lucifer quand elles étaient petites, en vertu du droit de surprise réclamé par ce dernier pour avoir répondu aux prières de la famille, et les avoir défendus il y a de cela encore plus d’années auparavant.

Le duo finit ainsi par rejoindre les écuries. L’entrée du fort était une sorte de grand couloir sombre, au milieu des palissades et des bâtiments d’Haven, avec, à droite et à gauche, des portes menant aux écuries, ainsi qu’une série d’élégantes statues en marbre. Elles étaient vastes, dissimulées derrière les murs, s’étalant en longueur. Le duo alla bien entendu voir le fameux Hélios en premier. Le cheval de Maud était à l’image de cette dernière. Un bel étalon, d’une très bonne race.

« C’est un bon cheval, reconnut Vesa. Je suis moi aussi ravie de faire équipe avec toi, Maud. »

Ce fut plus ou moins tout ce qu’elle arriva à dire, avant que Maud ne rebondisse.

*Décidément, elle adore qu’on parle d’elle, cette fille...*

Du reste, Vesa ne se voyait guère l’utiliser en première ligne. Elles étaient toutes les deux des paladines, et, même si Maud avait des capacités de régénération magique, ça ne rendait pas Vesa inutile pour autant. Monseigneur Barbas avait bien insisté sur la dangerosité de cette quête, et sur la puissance des ennemis qu’ils avaient à affronter.

« Mon cheval n’est pas très loin... Il s’appelle Neptune. »

Vesa et Maud étaient diamétralement opposées. Si Maud adorait parler d’elle, Vesa, elle, était plutôt très renfermée. Elle parlait peu, se contentant généralement de suivre, d’observer, et de ne placer, tout au plus, que quelques remarques. Dans un sens, c’était préférable, car, si Maud était tombée sur une autre version d’elle-même, les choses auraient pu être vite électriques. La jeune femme aux cheveux mauves s’avança donc vers son écurie. Son cheval était un excellent mustang, qu’elle sortit de son enclos, tout en préparant elle-même la selle. Il y avait, bien sûr, des pages ou des écuyers pour le faire, mais, généralement, Vesa préférait gérer ça par elle-même.

Elle grimpa ensuite sur le dos de son cheval, puis rejoignit Maud dehors. Neptune et Hélios s’avancèrent ensuite sur le pont séparant le fort de la ville, surplombant les douves du château, des douves naturelles, puisqu’il s’agissait de la source d’une rivière. Un véritable lac qui tournait autour d’Haven, conférant au château son aspect surnaturel et majestueux. La ville d’Haven se dressait devant elles, amoncellement de multiples maisons et de remparts, divisant la ville en plusieurs quartiers.

« Bon... Nous en avons pour plusieurs jours pour rejoindre Velen, il faudra faire des pauses. »

Heureusement, il existait des auberges pour se reposer la nuit. L’entrée officielle à Velen avait lieu par un camp militaire qui avait été dressé sur la route, et qui servait généralement de lieu de transit pour les réfugiés venant de Velen et voulant fuir vers l’intérieur des terres, mais, au-delà de cette fonction, le camp servait aussi de zone de ravitaillement pour la frontière nexusienne.

C’était la première véritable étape du voyage de Vesa et de Maud, une fois qu’elles auraient rejoint Velen...
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« Répondre #5 le: Janvier 23, 2017, 01:28:09 »

Maud donc, était entrain de terminer de préparer son cheval. Helios, contrairement à Neptune, n’était pas un cheval des Paladins, mais un cheval des Rehen. Cela faisait de lui un cheval bien plus beau, bien plus gracieux, bien mieux élevé... Mais un cheval qui n’était pas spécialement adaptée à la guerre et au combat... Oui, je sais ce que vous vous dites très certianement : ce n’était pas très utile alors pour un paladin. Et vous savez quoi ? Vous avez entièrement, mais alors entièrement raison. Ce n’était pas très utile pour une paladine. Mais que voulez-vous... Maud n’était pas spécialement toujours très maligne. Bref, la paladine alors découvrir le cheval Neptune, qui était un très beau cheval. Maud espérait cependant que le nom était juste pour la classe, et qu’elle n’ait pas une compagnon qui était particulièrement croyante de toutes ses divinités marines... Peuh. La mer, c’était juste un endroit avec plein de poissons.

Elle partirent toutes deux ainsi. Maud avait compris, elle n’était pas totalement stupide, que visiblement, notre chère Vesa ne serait pas spécialement une coéquipière très bavarde. Pas grave, pensait-elle ! Elle parlera pour les deux. C’était un peu gênant, cependant, pour une mission politique. Mais bon ! Elle était largement capable de faire cela pour deux ! Après tout, elle était Maud de Rehen, une puissante et efficace paladine, loin d’être une incapable... Bref, elle était comme toujours extrêmement fière d’elle. Et oui, que voulez-vous ? On ne changera jamais notre chère Maud ! Bref, la fameuse paladine était tranquillement entrain de trotter sur son cheval,e t elle écouta attentivement les déclarations sur la marche à suivre, donner par la fameuse paladine Vesa...

« Bon... Nous en avons pour plusieurs jours pour rejoindre Velen, il faudra faire des pauses. »


« Bien ! Je te suis ! N’hésite pas à me demander conseil s’il faut ! »

Putain... Mais Maud ne s’arrêtait donc jamais ? Elle était toujours entrain de se vanter et de se mettre en avant. Alors qu’elle était très certainement plus jeune que Vesa... Mais bon. On pourrait croire qu’elle tenterait de cacher un complexe d’infériorité, qu’elle tenterait de cacher le fait qu’elle s’estimait mauvaise, en se faisant passer pour meilleur qu’elle est ? Et bien, cela serait possible... Mais ce n’était pas le cas. Et oui. Notre chère Maud se ventait véritablement comme ça, autant, et toujours. Elle était très confiante en ses capacités, et elle était persuadé qu’elle pourrait apprendre deux trois choses à Vesa. Genre comme se porter « noblement » à cheval. C’était un art, la cavalerie. Et comme elles représentaient l’Ordre du Griffon, les deux femmes se devaient d’être « parfaite » ! N’est-ce pas ? Bref, elles continuaient tranquillement d’avancer, vers leur premier objectif... Et Maud continuait. Encore et toujours.

« Donc, c’est Monseigneur Barbas qui a fait ton entrainement ? C’est intéressant. Le maniement de l’épée, je l’ai toujours vu comme quelques choses de plus simples que la lance. La lance demande plus de maî... Oh, sans offense, bien sur ! Je doute très peu de tes talents, comme ceux de Monseignaur Barbas ! As-tu un jour discuter avec Monseigneur de Brosse ? C’est lui qui m’a tout appris au maniement de la lance. Un bon maître, quoique sévère...  »

Et elle parlait... Et elle parlait... Etait-ce possible de la faire taire ? Cela ne le semblait pas. En tout cas... Soyons honnête : ce n’était pas entièrement fait pour de la frime, pour se vanter, etc. Il y avait aussi tout un côté... Comment dire... Et bien, elle tentait de connaître sa partenaire ! Après tout, elle allait rester plusieurs jours, voir plusieurs semaines avec elle ! Donc, elle se devait d’apprendre un peu à la connaître... Ses goûts, son histoire, son éducation... Et puis, elle pimentait cela de commentaire rien qu’à elle. De ce qu’elle pensait. De ce qu’elle estimait ! Etc. etc. Bref, la fameuse Maud continuait de parler, alors que les deux chevaux s’éloignaient maintenant de plus en plus de la zone de Nexus, pour bientôt arriver dans les terrains, les landes, qui séparaient la capitales d’autres bourgades, dont celles où les deux femmes avaient leur mission. Voyant la ville s’éloigner, Maud déclara :

« Au revoir Nexus ! Nous ne reviendrons pas avant un moment... J’espère que tu as bien prévenu ta famille ! J’ai bien pensé à prévenir mon père, Messire de Rehen. »

Oups ! Elle ne pouvait pas savoir, mais peut-être avait-elle toucher une corde sensible... Mais cela, elle ne pouvait pas savoir, donc on va dire que nous non plus nous ne pouvons pas le savoir à l’état actuelle de nos connaissances... Donc concentrons-nous un peu plus sur quelques choses de plus précis... C’est à dire ce qu’avait déclarée la fameuse Maud de Rehen. On remarquait le léger « froid », et côté presque... Elle avait dit « Messire de Rehen », de manière assez distante, presque effrayée à mentionner le nom de son père... Mais elle avait bien montré qu’elle devait lui faire respect, et parler de lui. Après tout... Elle était une Rehen ! En tout cas, la discussion allait vite être longue et peu intéressante, si Vesa ne discutait pas avec la paladine. Mais bon... Tout cela, c’est une autre histoire ! Donc cbut... Attendons la suite...
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« Répondre #6 le: Janvier 30, 2017, 02:11:50 »

« Je viens de la région de Borrows. »

Borrows était une cité nexusienne, un port situé à plusieurs miles de la capitale. C’était jadis une belle ville, mais, depuis quelques années, Borrows connaissait un lent déclin, lié à l’effondrement du seigneur local, Hubert Borrows. De fait, si Maud s’était renseignée un peu sur Vesa, elle saurait que le nom de famille de la jeune femme était « Borrows ». Comme elle, Vesa était donc une noble, et, en réalité, les deux femmes partageaient bien plus de points communs que ce qu’on pouvait croire. Vesa avait, elle aussi, eu une enfance troublée. Son père était un homme croyant, mais avait passer un pacte avec le Diable, lors d’un litige frontalier l’opposant au baron Cromwell. Dédaignant une décision de justice qui reconnaissait à Borrows l’exploitation de gisements de fer limitrophes entre les deux domaines, Cromwell avait assiégé Borrows. Nadia Borrows, la mère de Vesa, avait alors prié devant la statue locale, et un ange très particulier avait répondu à l’appel : Lucifer. Lucifer avait accepté de protéger la famille, en échange d’un droit de surprise.

Et, des années plus tard, Lucifer était venu réclamer son dû. Vesa aurait dû être emmenée, mais les parents de la jeune fille avaient refusé à sacrifier leur meilleure, et avaient préféré offrir Jinx, sa sœur, plus tumultueuse, plus rebelle, plus mutine. Depuis lors, Hubert ne s’était jamais remis, et avait sombré dans l’alcoolémie et dans la dépression. Borrows en était devenu morose, car le seigneur n’était plus là pour administrer dignement ses terres. De ce que Vesa en savait, une nouvelle procédure était en cour devant le Parlement local pour qu’Hubert soit destitué, et remplacé.

Vesa n’aimait guère parler de son passé, et elle ne se voyait sûrement pas le faire si spontanément face à Maud de Rehen, dont l’arrogance et le racisme patenté lui étaient insupportables. Elle adorait parler, et, surtout, se pavaner, dissertant pendant des heures sur les avantages de la lance face à l’épée, et sur sa maîtrise redoutable de cette dernière, grâce à Monseigneur de Brosse, qui lui avait tout appris.

« Toute arme a ses points forts et ses points faibles. L’essentiel est d’en prendre une qui correspond à son tempérament. »

Elles remontèrent le long de la côte. Pour rejoindre Velen, il fallait suivre la route, qui les amena à avancer sur les falaises de Nexus, observant la mer au loin. C’était une zone très vivifiante, surplombant les plages, les criques, où les rouleaux de la mer se fracassaient contre des récifs sur des falaises faites de craie. Le spectacle était très impressionnant. Jadis, Vesa aimait se rendre le long de ces falaises, pour s’y promener, ou rouler sur l’herbe. Les falaises étaient par ailleurs très sûres, car la Garde avait verrouillé les grottes, et les monstres se situaient le long de plages interdites au public, de baies dangereuses, au milieu de récifs escarpés et pointus.

Tandis que le duo s’avançait, elles aperçurent les murs de Nexus, au loin. Néanmoins, le duo ne passerait pas par la capitale, la contournant. Elles rejoignirent les routes commerciales proches de Nexus, avec de multiples chariots, cavaliers, et quantité de piétons et de patrouilles de soldats, ainsi qu’autant de faubourgs, de petits villages côtiers, de moulins à vent, ou de postes de garde. Les deux cavalières continuèrent à s’avancer, et quittèrent le littoral, rejoignant l’intérieur des terres, traversant la légendaire forêt de Brocaline, une grande forêt.

Traverser Borcaline prenait généralement deux jours, et le duo, tout en s’avançant le long du sentier, vit peu à peu le crépuscule tomber. Vesa menait la marche, connaissant bien cette forêt, et se rapprocha d’une auberge. Elles grimpèrent au sommet d’une petite colline, et s’arrêtèrent un peu, tant le spectacle du coucher de soleil était somptueux. On avait l’impression que la forêt était en feu, et, en contrebas, on pouvait apercevoir une auberge.

« Je connais cette auberge. Elle est tenue par des elfes et par des nains, c’est un endroit parfait pour se reposer ! »

La nuit, il n’était pas recommandé de camper à la belle étoile dans la forêt de Brocaline... Il y avait des monstres dangereux.

Une halte à l’auberge était donc indispensable.
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« Répondre #7 le: Janvier 30, 2017, 10:36:12 »

Quel ironie ! Alors que notre chère Maud n’avait qu’une envie… Deviner amie et mieux connaître la fameuse Paladine qui était ici son alliée… Mais cependant, et c’était relativement logique quand on était une horrible peste doublée d’une grosse raciste… Et bien, elle avait du mal à se faire apprécier de la fameuse Paladine qui était son alliée. Il faut dire que pour le moment, elle ne faisait que se vanter, et dire qu’elle était d’une grande famille etc. Bref, vous voyez un peu le niveau ! Et le pire… C’est que comme la fameuse Vesa n’avait absolument rien fait, et bien… Maud n’avait aucune idée de qu’elle était relativement et énormément… Chiante. Mais bon… On ne pouvait rien faire parfois. Ainsi, quand même, il faut bien l’avouer, la fameuse Vesa laissa échapper quelques braives qui permit alors à la discussion de continuer, sans tourner au monologue digne d’un théâtre de Corneille.

« Je viens de la région de Borrows. »

« Borrows... »


Borrows… Borrows… Pourquoi ce nom lui disait quelques choses… Elle se tut un long moment ainsi -miracle !!!- et commença à réfléchir attentivement… Si ! Elle avait trouvée ! Borrows, c’était l’une des régions auxquels son père avait un regard attentif en ce moment. Ce dernier avait très envie de trouver un moyen de récupérer les terres. Il participait même à une procédure pour destituer le fameux Hubert Borrows de ses terres, et ainsi, récupérer tout le pactole, une fois qu’il aurait hypocritement et en mentant honteusement, promis de bien administrer les terres… Ouah… C’était gênant. Super gênant. Elle n’osait pas trop parler, sur ce coup, vu qu’elle savait bien ce que cela voulait dire : elle avait en face d’elle, sans doute une noble de très haute importance de la région, et elle était la fille de celui qui tentait de voler les terres, pour sa propre pomme. Mmh… Après tout, beaucoup de nobles étaient dans le coups… Donc, avec un peu de chance, le nom de Rehen ne lui disait rien. Cela serait parfait, et ainsi, elle n’aurait pas de moment gênant dans ses discussion… Enfin, elle espérait sincèrement. Elle n’avait pas envie de foutre une sale ambiance...

Ainsi, on put au moins remercier la situation sur un point… La fameuse paladine avait enfin décidée de se taire, et ne plus parler, parler, et encore parler pendant un long, long, très long discours qui ressemblait plus à une tirade de Racine qu’à une vraie discussion normale qu’on pourrait avoir entre deux interlocuteurs. Les deux femmes avançaient tranquillement, en silence, dans la fameuse foret de Brocaline, une forêt où Maud avait déjà chassée, provoquant l’énervement de ses habitants… Mais elle s’en fichait. Quoiqu’il arrive, elles avançaient, mais le crépuscule commençait à tomber. Maud avait envie de dire à Vesa qu’elle avait qu’une envie, c’était qu’on trouve un abri -Maud n’était jamais très à l’aise sans le soleil, son protecteur-, et heureusement, comme lisant dans ses pensées, la fameuse paladine Vesa déclara :


« Je connais cette auberge. Elle est tenue par des elfes et par des nains, c’est un endroit parfait pour se reposer ! »

« Oh. »


Bien entendu. Des elfes et des nains… Bon. Heureusement, ils avaient l’avantage, ses deux espèces de  créatures, même si elles étaient bien entendue aux yeux de la plus jeune paladine, ouvertement des espèces inférieurs… C’était quand même des humanoïdes, et des humanoïdes un peu plus haut que les Terranides. Disons que dans son échelle insensé de racisme, les elfes et les nains étaient les plus hauts, étant donnés qu’ils étaient eux juste inférieurs. Ils avaient des droits. Les Terranides eux, étaient juste des esclaves, des objets etc. le reste… Et bien, il pouvait mourir sous sa lance ! Voilà à peu près comment elle raisonnait. Évidemment, avec les MILLIERS d’exceptions possibles et imaginables suivant la situation, les problèmes, les nécessités, etc. Bref, en tout cas, la fameuse Maud voulait maintenant tout prendre en main : il était temps qu’elle montre sa valeur… Oui, oui. Pour prendre une chambre dans une auberge. Demandez-pas, je sais pas non plus en quoi ça montre la valeur de quelqu’un.

« Bien, laisse-moi faire, Vesa ! Je paye, pour qu’on soit tranquille. Je m’occupe de t.o.u.t ! »

Maud déclara cela sur un ton assez amusant, presque enfantin, comme celui d’une enfant qui voulait impressioner ses parents… Et c’était un peu le cas ! Après tout, Maud de Rehen était quand même une jeune paladine… Et si elle ne doutait nullement de ses capacités et de ses talents… Et bien, ce n’était pas le cas, elle le savait bien, de ses chefs ! Et de ses partenaires ! Les pauvres, ce n’était pas tant leur faute : il ne pouvait pas savoir qu’elle était… L’héritière du soleil ! Bref, elle passa son cheval au garçon d’écurie, un jeune elfe au côte maigres et au regard vitreux, très fatigué et possiblement malade, et ouvrit la porte de l’auberge. Cette dernière, grande, constituaient en une seule grande salle, un escalier, et derrière une petite salle, peut-être une cuisine ou une remise. Bien sur, tout les regards se posèrent sur la paladine, et sur sa coéquipière, et plusieurs regards se furent presque langoureux chez quelques hommes lubriques. La vue des armes des deux femmes, cependant, calmèrent d’un seul coup leur ardeurs, alors que Maud se dirigeait vers l’aubergiste-taverniste, qui les attendaient.

« Une chambre pour deux femmes fatiguées, aubergiste !
-Et bonjour… ?
-Ouais, ouais, bonjour. Une chambre pour nous deux, et au calme, de préférence, monsieur. Nous partons au matin, et nous aimerions le diner dans nos chambres.
-Je ne fais pas ça.
-Et bien, nous descendons, allez ! Voilà la somme. »


La discussion était… Tout à fait classique, si on exceptait le manque de respect flagrant qu’avait la paladine envers l’aubergiste nain. En même temps, ce dernier ne semblait pas spécialement étonné, et semblait avoir tout à fait l’habitude de ce genre de comportement, sa seule surprise était peut-être à cause du jeune âge de son interlocutrice, il se serait plutôt attendu à que ça soit l’autre qui parle, étant donné qu’elle avait l’air plus vieille. Mais bon… Il s’en fichait pour deux raisons : un, c’était son job, et les petits cons racistes, et bien, il en avait vu suffisament au cours de sa vie, pour ne plus en avoir rien à foutre… Et deuxièmement, et bien… Maud avait bien payée. Il comptait les pièces, et était satisfait. Au moins, elle était tout aussi généreuse que désagréable. Cela faisait du bien, d’habitude, les deux se mariaient très mal chez une personne. Bref, il donna une lourde clef de plomb à la paladine, qui de suite, invita sa collègue à la suivre, vers leur fameuse chambre, qui était à l’étage, juste sous les combles.

La chambre s’offrit alors à elles. Une cheminée simple aux contours doriques et en tuffeau décorait la chambre, montrant une chambre quand même relativement… Ornée. Aisée. Pas tout les jours que quelqu’un pouvait profiter d’une chambre à la cheminée au tuffeau. Sinon, quelques lambris décoraient sobrement la pièce qui finissait vite en charpente, la charpente étant apparente et construite tout à fait classiquement. Le mobilier style Louis XIII donnait un air rustique et très solennel à l’ensemble, témoignant peut-être d’un manque de confort. Seul un fauteuil plus confortable, et le lit, semblait être plus généreux. D’ailleurs, lit… Qui était seul. En effet, la chambre n’avait point deux lits, mais un lit double, comme vous pouviez trouver dans toutes les chambres à coucher de l’époque médiévale. Je vous l’assure. Bref, du classique pour une chambre d’auberge, et même, du classique très confortable.


« Je te laisse le lit, je dormirai sur le fauteuil. Tu veux descendre manger ? »

Et bien, quel générosité ! Enfin, c’était encore plutôt un moyen de se mettre en avant. Puis, il fallait bien l’avouer… Cela ne lui plaisait pas, mais elle faisait ça aussi, car si elle avait mal au dos, elle, au moins, ça serait temporaire. Ses talents d’E.S.P.er, qu’elle croyait toujours comme un don de Dieu Solaire, et bien… Ne pouvait pas ainsi la blesser, la déformer, etc. Donc, si une des deux femmes devaient s’installer sur un fauteuil confortable mais non adapté au coucher, et risquant de déformer leur dos… Et bien cela devait être elle. Bref, un acte généreux mais tout à fait intéressé. Kant n’aimerait pas ! Bref, quoiqu’il en soit, une fois cela dit, la fameuse Maud de Rehen déclara tranquillement l’idée de descendre manger. Après tout, en effet, elle avait assez faim. Puis, puisque ses ingrats n’étaient pas capable de monter un repas -comme ferait une auberge d’être civilisé-… Et bien, il fallait descendre. Quoiqu’il arrive, elle était prête à suivre sa collègue. Elle avait même laissée sa lance, croyant qu’elle ne risquait rien.
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« Répondre #8 le: Février 06, 2017, 01:44:34 »

Quand Maud annonça vouloir s’occuper de tout, Vesa eut un frémissement. Elle ne connaissait pas encore beaucoup Maud, mais elle avait très vite noté le caractère « m’as-tu-vu » de la jeune femme, ainsi que sa propension au racisme, qui ressortait des rapports que les instructeurs d’Haven faisaient sur elle. Vesa avait pu en lire certains, et savait aussi que, si Monseigneur Barbras les avait affecté toutes les deux à cette quête, c’était pour que le tempérament de Vesa, à l’opposé de celui de Maud, puisse infléchir les écarts de la jeune femme. Quand on travaillait pour un ordre de paladins, on rejoignait une communauté. Et, dans une communauté de ce type, il ne fallait pas s’afficher, vouloir être la meilleure par rapport aux autres, mais se glisser dans le moule, et comprendre, pour le dire simplement, que l’union faisait la force.

*Pour l’heure, ce n’est pas un franc succès. Elle se voit davantage comme une Rehen que comme un membre du Griffon...*

Les deux cavalières rejoignirent en tout cas l’auberge, où un jeune elfe récupéra les deux chevaux, les conduisant dans les écuries. L’auberge était entourée par une muraille en bois, une palissade sommaire destinée à protéger l’établissement des monstres. Vesa vit d’ailleurs plusieurs mercenaires dans la cour, qui se reposaient dans des tentes. Des nains et des elfes.

*Il doit y avoir une résurgence de monstres dans la région...*

Au sein de la forêt de Brocaline, la chose n’était pas surprenante, car elle était connue pour les monstres qu’elle abritait. La jeune Vesa rentra ensuite dans l’auberge. Autant dire que la vue de deux paladines en armure, et avec leurs armes, ne passa guère inaperçue. Les deux femmes s’avancèrent vers le comptoir, où Maud, après une courte discussion, paya généreusement l’aubergiste. Vesa en fut quelque peu surprise, car Maud sortait ses deniers personnels, alors que le Griffon leur avait donné une enveloppe, et que c’était naturellement l’Ordre qui prenait en charge leurs frais de déplacement.

Néanmoins, Vesa ne dit rien sur le coup, et l’aubergiste leur expliqua, alors qu’elles partaient, qu’il n’y avait plus qu’une chambre disponible pour deux. Vesa acquiesça, et rejoignit ensuite la chambre... Où elle fut naturellement surprise de constater que cette chambre restante se composait... D’un lit double commun. Rapidement, Maud se proposa de dormir sur le fauteuil, et Vesa la regarda sans rien dire pendant quelques secondes... Avant de secouer négativement la tête.

« C’est gentil, Maud, mais je vais devoir décliner. Nous avons passé toute la journée sur nos chevaux, et nous en ferons aussi de même demain. On ne peut pas se permettre de passer une mauvaise nuit, car il faut reposer nos dos. »

La solution était évidente, et Vesa ne pouvait s’empêcher de penser que l’aubergiste avait sciemment choisi une telle chambre. Avec leurs armures, difficile de les prendre pour un couple lesbien en goguette, et, même s’il leur avait assuré que l’auberge était complète, Vesa était sûre qu’il existait une chambre où on trouverait des lits séparés.

« Nous dormirons dans le même lit, Maud, tout simplement. Il est suffisamment grand pour ça. »

Vesa proposait ça avec toute son innocence, sans aucun sous-entendu. Elle était une soldate, après tout, et était habituée à devoir partager sa couche avec d’autres guerriers, par manque de place. Et elle ne plaisantait pas avec le dos. Il était important de se reposer. Même toute la magie du monde ne pouvait pas faire grand-chose contre un mal de dos. Sur ce, le duo ressortit, Vesa laissant aussi son épée, de manière à ne pas effrayer les clients, ainsi que sa lourde armure, et laissa Maud verrouiller la porte. Sous son armure, Vesa portait des vêtements assez simples, une tunique avec un pantalon, et se sentit légère comme une plume.

Maintenant, il fallait encore qu’elle s’occupe de Maud.

*On l’a dit égoïste, mais elle n’arrête pas de vouloir se sacrifier pour moi. Et, vu la manière dont elle parle tout le temps, comme pour qu’on s’occupe d’elle... Elle est issue d’une grande famille, je me demande si elle ne souffre pas juste d’un manque de reconnaissance ?*

C’était un sentiment que Vesa pouvait tout à fait comprendre, puisqu’il était commun chez les jeunes filles venant de grandes familles. Leurs parents n’avaient pas le temps de s’occuper d’eux, et utilisaient des nourrices et des tuteurs pour s’occuper de leur progéniture, négligeant ainsi l’amour parental, fondamental dans toute éducation.

Les deux guerrières s’assirent à une table, et un neko s’approcha rapidement, faisant office de serveur. Il les salua poliment, les joues légèrement rouges, preuve de sa nervosité. Vesa lui sourit gentiment en retour, et il leur remit les menus, avant de filer, sa queue caudale remuant de gauche à droite. La paladine le regarda pendant quelques secondes, puis observa à nouveau Maud, et commença à parler :

« Tu sais, Maud, je... Hum... Je te remercie beaucoup pour ton dévouement envers moi, mais... Enfin... Je ne suis pas en sucre, tu sais. Tout ce que je veux te dire, c’est... Qu’on est deux sur cette quête, tu n’as pas à en assumer le poids toute seule. »

Consciente que ce propos pouvait être mal interprété, elle reprit rapidement :

« Je ne te le dis pas sur un reproche, hein ! C’est juste que... Tu te dévoues beaucoup, et c’est bien, mais... Enfin, n’oublie pas que je suis là aussi, quoi... »

Elle se racla un peu la gorge, nerveuse.

Comme quoi, Vesa avait aussi quelques difficultés à tisser du lien social...
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« Répondre #9 le: Février 06, 2017, 12:05:28 »

Une couche pour deux dans une auberge… Est-ce étonnant ? Pas du tout ! Enfaite, c’est un classique, il faut bien comprendre que les couches individuels se sont vraiment développé à partir du XVIII siècle. Pour quels raisons ? Comme toujours un conglomérat de dizaines et dizaines de raisons, mais on peux résumer cela à deux raisons principales. Déjà, le développement des systèmes de chauffages, avec des cheminées plus efficaces, mais aussi le développement de l’intime, à partir du XVII siècle, et de la seconde partie du règne de Louis XIV et celui de Louis XV. Oui, je sais, c’est totalement incohérent : Terra n’a connu ni Louis XIV, ni son successeur quasi-direct. (Il y a une régence entre les deux)… Mais comme Terra est basé sur un monde médiéval fantastique… On fait avec ce qu’on a… A quoi servait ce paragraphe ? A rien ! Juste gagner des lignes, pour donner l’impression que je fais des supers longs paragraphes. Intelligente la narratrice hein ? Bref.

« C’est gentil, Maud, mais je vais devoir décliner. Nous avons passé toute la journée sur nos chevaux, et nous en ferons aussi de même demain. On ne peut pas se permettre de passer une mauvaise nuit, car il faut reposer nos dos. Nous dormirons dans le même lit, Maud, tout simplement. Il est suffisamment grand pour ça. »

« Bien, bien... »


Bon, bah, elles dormiraient ensemble ! Après tout, ce n’était pas si gênant. Et puis, franchement… Maud n’était pas contre ! C’était quand même mieux. Dommage par contre, elle ne pourrait pas montrer ses supers talents de guérisons, comme ça, en se levant, sans aucun mal de dos… Tant pis. Elle pourrait toujours montrer ses talents, plus tard… C’était dommage, mais occasion se présenteraient, elle en était sûr. Quoiqu’il en soit, les deux femmes ayant laissés leur armes, elles descendirent tranquillement pour aller manger. Ce fut un jeune Neko qui donna les menus, ce qui n’étonnait nullement la fameuse Maud, étant donné qu’elle estimait que terranides et autres créatures humanoïdes se devaient de servir les humains… Mais la fameuse Maud n’eut pas le temps de réfléchir à d’autres choses du genre, étant donné que Vesa prit la parole :

« Tu sais, Maud, je... Hum... Je te remercie beaucoup pour ton dévouement envers moi, mais... Enfin... Je ne suis pas en sucre, tu sais. Tout ce que je veux te dire, c’est... Qu’on est deux sur cette quête, tu n’as pas à en assumer le poids toute seule. Je ne te le dis pas sur un reproche, hein ! C’est juste que... Tu te dévoues beaucoup, et c’est bien, mais... Enfin, n’oublie pas que je suis là aussi, quoi... »

« Quel dévouement ? J’ai juste payé la chambre, et proposé de dormir dans le canapé ! C’est pas grand-chose… »


Elle fut sincèrement étonnée par cela. Les Rehen avait l’habitude de faire ça plus par clientélisme, mais cela… Et bien Maud ne le savait pas. Elle, le faisait juste pour se faire bien voir. Et cela marchait, mais elle était quand même un peu étonnée que Vesa réagisse comme cela. Elle avait bien affaire à une noble ? Elle voulait dire… Pour les nobles, c’était normal qu’on réagisse comme cela, tout noble accepterait sans problème qu’on le traite ainsi… A quoi jouait la fameuse Vesa… Alors, elle avait deux possibilités… La première, était que la fameuse Vesa tentait de la juger… Oui, cela serait parfaitement possible. Ainsi, en disant cela, elle vérifierait si Maud faisait vraiment cela par gentillesse, dévouement, etc. Ou si elle faisait ça que pour se faire bien voir, et abandonnerait tout de suite, maintenant qu’elle a la possibilité… Sauf qu’elle ne se ferait pas avoir. Après, la façon de parler de Vesa… Faisait que notre chère paladine pensait une autre théorie, bien plus probable… Ainsi, elle déclara :

« Dis-donc, Vesaaaaaaaa~ ? Tu serais pas timide par hasard ? Adorable ! »

Quel taquine… En effet, la théorie précédente était tout à fait crédible… Mais un truc clochait : le fait que la fameuse Vesa semblait très mal à l’aise, et avait du mal à trouver ses mots… Visiblement, Maud comprenait mieux pourquoi elle avait eu autant de mal à parler pendant le voyage… Elle était très timide visiblement ! Roh, c’était mignon ! Alors, attention, on pourrait croire que Maud se moquait ouvertement de Vesa… Et c’était pas totalement faux, mais la fameuse Maud de Rehen ne se moquait pas méchamment. Ou du moins, ce n’était pas du tout son but. Son but était véritablement plus de détendre l’atmosphère. Elle voulait vraiment découvrir plus de sa fameuse coéquipière, elle voulait mieux la comprendre, et ainsi, pouvoir mieux travailler avec elle. Après tout, elle était parfaitement au courant de ses propres capacités, et elle ne doutait point de celle de Vesa… Mais il fallait que les deux capacités aillent bien ensemble… Sinon, bah… Cela ne servait à rien.

« Ne t’inquiète pas, Vesa ! Je vais pas dire « Reste à l’auberge, et fait moi le repas, chérie, pendant que je vais tuer la Chasse Sauvage ! », je ne te mets pas sur le banc… Tu es là, et je t’en remercie… Hein ? »

On pouvait remarquer beaucoup de chose chez Maud… Déjà, sa tendance très… Comment dire… Souvent, quand elle travaillait avec quelqu’un, on avait l’impression qu’elle disait cela comme si elles étaient devenues un couple. Je pense que la parole rapportée imaginaire, le guillemet enchâssé, la mise en abyme de dialogue, montrait bien ce point. C’était exactement comme si Maud s’était imaginée comme l’homme d’un couple, allant au travail, tandis que Vesa resterait à la maison faire le repas… Bien sur, c’était de l’humour, notre fameuse Maud de Rehen disait cela pour montrer que non, elle ne se dévouait pas trop à son sens… Mais cependant, ce n’était pas le plus important à faire remarquer, en effet...

La déclaration « Chasse Sauvage » fut un grand effet. Non pas un mouvement de panique généralisée, bien que deux personnes, qui avaient fini leur repas, donc, si ça se trouve, cela n’avait rien à voir, se levèrent et quittèrent la salle précipitamment, l’un des deux oubliant son chapeau sur le porte manteau. D’autres, plus discret, s’éloignèrent, décalant leur chaise, et certaines discussions stoppèrent, lié à ce qui venait de s’entendre… Les rumeurs allaient vite, très vite, et les différentes destructions de la Chasse Sauvage avait vite prit un aspect très légendaire, très dangereux aussi… Mais le pire, ce n’était pas ceux qui s’éloignaient… Mais d’autres qui s’approchaient. Maud remarqua cela, et consciente de sa gaffe, grimaça et se concentra sur son menu. Chose amusante, vu qu’elle comptait que prendre un peu de pain, de fromage, et s’il était bon, une cruche de vin… Mais bon, elle espérait qu’ils oublieraient… Ses oreilles indiscrètes, disons.
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« Répondre #10 le: Février 13, 2017, 01:26:09 »

Timide, elle ? Quand Maud avança cette possibilité, Vesa sentit, curieusement, une certaine chaleur pointer à hauteur de ses joues, et détourna même le regard pendant quelques secondes. Maud avait visé juste, mais, pour autant, si Vesa avait si mal formulé sa phrase, c’était surtout parce qu’elle avait du mal à lui admettre franchement être dérangée par la manière dont Maud s’affichait délibérément, ou piaillait tout le temps. Néanmoins, le dire, n’aurait-ce pas été faire preuve d’antipathie ? Après tout, Maud n’avait encore rien fait de répréhensible.

*Elle est serviable, aimable... Puis-je vraiment lui reprocher d’être bavarde, moi qui suis si silencieuse ?*

Pas vraiment, en réalité... Vesa ne savait pas trop expliquer son ressenti envers Maud. Elle sentait chez la paladine une volonté délibérée de se mettre en avant, mais, comme elle se montrait avenante et aimable, Vesa ne voyait pas comment on pouvait lui reprocher ça. Sa confusion expliquait sa maladresse, et Maud, sentant une brèche, s’y engouffra, avant d’enchaîner en lui disant qu’elle ne comptait pas la laisser en retrait pendant qu’elle irait s’occuper de la « Chaqsse Sauvage ».

« Maud... »

Trop tard ! Le mal était fait. Autour d’elles, les gens les regardèrent en fronçant les sourcils. La Chasse Sauvage... Ce n’était pas un terme à employer à la légère. La superstition des individus était une chose impressionnante, et, quand on voyait deux paladines approcher, on s’intéressait forcément à ce qu’elles disaient. Il ne fallait pas oublier que, aux yeux de la population locale, la Chasse Sauvage était annonciatrice de grands troubles. Quand on la voyait, c’était qu’une guerre allait arriver, ou une famine, ou, pire encore, une épidémie de peste.

Vesa n’eut rien d’autre à ajouter, car Maud comprit elle aussi son horreur.

*Bon, inutile de la sermonner, ce n’est pas si grave...*

Les gens n’allaient tout de même pas les attaquer avec des fourches, non ? Vesa vit plusieurs nains les regarder, et décida de tirer cela à leur avantage, en les regardant à leur tour :

« Que voulez-vous, Messieurs ?
 -  Vous devriez pas parler de ces choses-là, ça attire le mauvais œil, et on veut pas de ça ici, nous...
 -  Ces choses-là ? La Chasse Sauvage, vous voulez dire ? »

Le nain eut une crispation sur les lèvres, et ses sourcils se froncèrent.

« Si fait, oui. C’est précisément de ça que j’veux parler. Ça attire le malheur, de parler d’eux...
 -  Ce ne sont là que des superstitions ridicules, rétorqua Vesa. La Chasse Sauvage n’est pas investie de pouvoirs divins ni omniscients. Nous nous rendons vers Velen pour les affronter, et la superstition ridicule de croyances ancestrales ne saurait nous faire dévier de notre route. »

Son interlocuteur serra les dents et les poings, visiblement irrité. L’un de ses compagnons parla à voix basse, et il se retourna, puis observa à nouveau les deux femmes. Face à des paladins, le nain savait où était sa place, et finit par hausser les épaules.

« Allez au diable, vous les religieuses », lança-t-il finalement, en guise de dernière bravade.

Vesa n’y trouva rien à redire, et se retourna vers Maud, désireuse de passer à autre chose. Un léger silence s’instaura quand même, avant qu’elle ne le rompe en se remémorant les dernières paroles de Maud :

« Bon, pour en revenir à ce que je disais... Tu sais, Haven nous a fourni de l’argent, il n’était pas nécessaire de payer la chambre avec tes deniers personnels, par exemple. »
« Dernière édition: Février 15, 2017, 09:05:04 par Paladin Vesa » Journalisée


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« Répondre #11 le: Février 13, 2017, 11:21:19 »

Les déclarations de Maud avait eu… De nombreuses réactions dans la table. Le terme « chasse sauvage », il fallait bien le dire, était un terme totalement tabou, et qui ne devaient pas être prononcé… Surtout que les gens présent semblaient être quelques peu du genre… Superstitieux. S’en suivit toute une discussion entre un nain et la paladine nommée Vesa. D’ordinaire, Maud n’aurait pas laissé passer la moitié de ce que ce nain déclarait…  Mais elle voulait écouter un peu Vesa. Chose amusante : c’était la première fois qu’elle entendait autant parler la fameuse paladine... mmh... Elle pensait commencer à comprendre mieux la situation. Cela allait être très intéressant, elle pense. Donc, elle devait écouter pour mieux comprendre. Une fois cela fini, la fameuse paladine écouta sa collègue déclarer :

« Bon, pour en revenir à ce que je disais... Tu sais, Haven nous a fourni de l’argent, il n’était pas nécessaire de payer la chambre avec tes deniers personnels, par exemple. »

« … Ce que tu voudrais dire, ne serait pas simplement : « Merci, mais n’en fais pas trop. » par hasard ? »

Maud avait pas tord... Dans sa pensée. Alors, attention ! Maud ne disait pas « Tu n’as pas dis merci ! » Mais... Elle savait très bien qu’elle avait dit « Je te remercie », mais justement, elle voulait lui expliquer qu’un simple « Je te remercie, mais n’en fais pas trop », aurait été bien plus simple que toute cette très longue explication. Profitant que le repas venait d’arriver, elle attrapa un morceau de pain, et commença à le couper, tout en jouant avec le couteau. Elle se coupa, même, mais, mise à part une grimace, s’en ficha, laissant la blessure se refermer lentement. Alors qu’elle se préparait un morceau de pain avec du fromage, elle expliqua, calmement et simplement à sa faemux collègue paladine :

« C’est drôle, on voit que tu as tout d’une noble, comme moi, ma chérie. Tu sais très bien parler quand il s’agit de donner des ordres, menacer, ou mettre en garde, mais tu as des soucis pour les discussions normales, traditionnelles... »

Outch... C’était... Direct. On pouvait reprocher beaucoup de choses à la fameuse Maud de Rehen... Mais absolument pas le fait qu’elle ne disait pas ce qu’elle pensait, quand elle voulait. Quand elle voulait dire ce qu’elle pensait, elle le disait. Donc, elle disait ce qu’elle pensait ouvertement à la fameuse Vesa. Elle pensait véritablement que celle-ci n’était pas une mauvaise personne, loin de là, Mais cependant, il fallait bien le dire : Maud de Rehen ne le disait pas comme une critique méchante, comme une volonté de lui dire que Vesa était une mauvaise personne, et puis, je pense qu’elle avait quand même remarquer qu’elle admirait ses talents de paladine... Mais elle avait encore des efforts à faire sur certains autres domaines.

« Ecoute, je ne veux pas me vanter... »

Si, elle le voulait.

« Mais je pense que tu dois comme moi apprendre à tout utiliser. Tu es une paladine, noble, et femme. Il faut apprendre à utiliser tout ton éventail de possibilité. Il faut être bavarde, séductrice, autoritaire ou menaçante suivant les situations. »

Et oui ! Pour Maud, il fallait être toutes les facettes de sa personne. Autoritaire comme une noble, bavarde comme une amie, menaçante comme une paladine, et séductrice comme une femme… Elle était toutes ses personnes en une seule, et donc, elle utilisait tout cela, suivant la situation. Elle considérait qu’elle devait utiliser tout ce qui était en son possible, pour être la plus efficace possible. Et donc, elle considérait que la fameuse Vesa manquait encore de beaucoup de ses compétences… Plus qu’une paladine, Maud était une femme complète, qui était capable de faire plus que combattre, si elle le voulait. Son éducation de combat était très récente, avant tout, elle avait eu l’éducation d’une femme du monde, et celle d’une séductrice, éduquée par sa mère avant qu’elle subisse… Ce qu’elle avait subit. Bref, en tout cas, elle estimait qu’il allait falloir utiliser toutes les armes possibles pour cette mission. Elle comme Vesa :

« Je t’apprendrai si tu veux, ma chérie. »

Elle fit un grand sourire, et tendit sa main vers Vesa… Maud était une femme complexe, qu’on ne pouvait pas résumer à « elle est une petite chieuse » ou « elle est une gentille fille. » Elle était ni une méchante ni une gentille, ni entièrement blanche, ni toute noir… On voyait qu’elle voulait aider Vesa, tout comme elle espérait apprendre de Vesa, sans doute des choses plus techniques, plus pratiques sur la vie de paladin. Mais de l’autre côté, il était indéniable qu’en disant cela, son but était ENCORE une fois de se mettre en avant, de montrer qu’elle était la plus importante, et qu’elle avait un talent qu’elle donnait avec plaisir à quelqu’un d’autres… Vous comprenez le paradoxe ? Et le pire… C’est qu’elle n’était même pas tant consciente du problème. Pour elle, elle faisait ça, car… Et bien… Et bien, car elle était comme ça. Elle voulait qu’on la voit, mais elle voulait aider celle qui étaient ses semblables. Comment allait réagir Vesa ?
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« Répondre #12 le: Février 20, 2017, 01:37:01 »

Vesa était une femme droite. Cette droiture morale reposait sur des valeurs, sur sa force de conviction, mais aussi sur une forme de naïveté et d’innocence. Que connaissait vraiment Vesa du monde réel ? De la misère sociale ? De la souffrance qui agitait Nexus ? Elle était issue d’une glorieuse famille, et était vouée depuis des années à servir Haven. Chaque fois qu’elle se promenait, les gens la considéraient avec révérence et hauteur d’esprit, en reconnaissant en elle une Paladine. Elle avait toujours bénéficié d’une sorte d’état de grâce, qui faisait qu’elle s’exprimait de façon maniérée. Difficile pour elle de trahir ses origines aristocratiques quand elle se mettait à parler... Ce qui n’échappa guère à Maud, qui en profita pour revenir la titiller.

La jeune Paladine avait toujours soif d’apprendre, bien sûr. Elle avait beau avoir fini son entraînement, elle se rappelait de ce que ses précepteurs lui avaient dit. On apprenait toujours, et la vie n’était qu’un perpétuel apprentissage. En terminant sa formation, Vesa avait appris tout ce qu’il y avait à savoir pour être Paladine... Et, ce faisant, elle ne savait encore rien. Il lui restait encore tant d’autres choses à apprendre, et Maud, visiblement, voulait incarner, non seulement la préceptrice, mais aussi une forme d’amie. Elle lui expliqua, en attrapant sa main, qu’elle devait savoir user de tous les arguments dont elle était dotée, quitte à se montrer « séductrice ».

Un raclement de gorge s’échappa des lèvres de Vesa, presque une sorte de grommellement, et elle se pinça les lèvres, en récupérant doucement sa main.

« Je ne suis pas sûre de ce que tu veux dire par là, Maud... Et, pour être totalement honnête envers toi, je n’aime pas trop ce que tu sous-entends. »

Vesa fronça les sourcils.

« Es-tu en train de dire que la fin justifie les moyens ? Qu’on peut faire tout ce qu’on veut ? Nous avons un code moral à respecter, Maud, des principes déontologiques sur lesquels on ne peut pas badiner. Oui, il faut savoir s’adapter, mais pas au point de renier nos principes. J’ignore ce que tu sous-entends par ‘‘séductrice’’, ou par ‘‘menaçante’’, mais je n’aime pas ce qu’on peut imaginer par l’usage de telles idées. »

Abuser de ses fonctions, déshonorer son titre... La déontologie était une chose très importante, et, à Haven, on ne rigolait pas avec les soldats ou les paladins enfreignant leurs règles.

« Et puis... Je suis ta camarade, Maud, pas ta chérie. »

Et, en disant ça, on pouvait la voir rougir encore légèrement.

*Pourquoi un tel qualificatif ?*
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« Répondre #13 le: Février 20, 2017, 11:57:02 »

Alors que Maud pensait avoir permit la naissance d’une vraie amitié entre les deux… Quel ne fut pas sa surprise, quand elle se fit taper sur les doigts, pour toutes ses déclarations. Était-elle entrain de dire que la fin « justifiait les moyens »… ? Mais bien sur que oui ! Bien sur que la fin justifiait les moyens. C’était une cause qui était sacré, pas des moyens, cela lui semblait évident. Bien sur, il y avait des limites, genre le meurtre gratuit d’être civilisé et conscient -tient, les êtres inférieurs selon Maud ne comptait pas-, le viol etc. Mais s’il fallait voler un artefact sacré tenu par des païens, séduire un maître des ténèbres pour mieux le poignarder, éliminer un peuple pour sauver l’humanité…. Et bien, c’était du devoir d’un paladin. Une armure était toujours rouge de sang, car c’était la couleur dans lequel les chevaliers, paladins, et défenseurs de la justice se baignaient. Mais quoiqu’il en soit, la fameuse Vesa termina alors ses déclarations par un :

« Et puis... Je suis ta camarade, Maud, pas ta chérie. »

« Oh, je tentais juste de fraterniser, Vesa. »


Elle avant tendu la main, et on l’avait giflée. Voilà littéralement ce qu’elle avait comme impression, suite à cette discussion. Dois-je préciser qu’elle n’avait PAS DU TOUT aimée ? Mais genre pas du tout. Ce qu’elle avait voulu faire, c’était permettre à Vesa d’apprendre, de réussir à être plus que ce qu’elle était déjà, et voilà comment elle était remerciée… ? D’ailleurs, pas UN MOT sur le fait qu’elle acceptait de le faire, gratuitement et sans contrepartie ? C’était… inacceptable ! Bien sur, la paladine avait dit ça beaucoup pour se vanter, et c’était sans doute plus une blessure dans sa superbe, que dans son envie d’être gentille, qui était important… Bref, elle était mécontente, et cela se voyait… Et bien, relativement bien. Disons que Vesa aurait du être sacrément naïve pour ne pas deviner que ce qu’elle avait fait, n’avait pas plu à la paladine aux cheveux mauve… Celle-ci alors déclara :

« Au moins, cela illustre ce que je déclarais. Même avec moi, votre égal, vous êtes despotiques et tyranniques. Vous n’êtes pas contente de ma façon de travailler, donc, elle est mauvaise et contraire aux règles... N'est-ce pas…? Vous savez, je suis aussi une paladine. J’ai été accepté, et Monseigneur de Brosse est très satisfait de mon travail. »

Ouh… Elle mâchait pas ses mots… Et il faut bien dire, la moitié était de l’exagération, l’autre moitié de la pur invention. Cela voulait bien dire que la moitié était vrai mais exagéré, l’autre moitié carrément fausse… Ou l’était-elle vraiment ? Le soucis, avec ce genre de déclaration… Et bien, c’est que c’était de la subjectivité. Donc, au lieu d’analysé le fond, qu’on ne pouvait point analyser, étant donné que cela dépendait des points de vue, analysons la forme… Maud avait, par l’usage du « vous » de la politesse, installer une forme de respect, qui n’était là que pour montrer un éloignement qu’avait forcé Vesa. Elle avait voulu s’approcher, gentiment, et voilà comment Vesa l’avait traitée. Aux yeux de Maud, c’était intégralement de la faute à la paladine. Elle n’avait qu’à accepter sa proposition. Ou la refuser sans ouvertement la critiquer, et même pire, remettre presque en question son intégrité !

« Bien, je suppose que vous vous contenterez, que dis-je, vous m’ordonnerez de garder mon silence pour la fin du repas. Je vois dois mes pardons « mère supérieur »... »

Ouille… Elle continuait. Bien sur, l’usage du terme « mère supérieur », était purement une provocation. Elle l’usait dans un sens tout à fait… Second, nullement. Figuré. Bref, la fameuse paladine était en colère. Enfaite, le pire… C’était sans doute la remise en question de ce qu’elle faisait. Maud, extrêmement fière d’elle et de ses accomplissements, n’était pas du genre à apprécier qu’on mette en doute ses talents… Même quand il y avait un VRAI problème. Mais comprenez-bien. Le but de ses trois paragraphes n’étaient ni de dire : « Maud a tord », ou « Maud a raison ». Car les deux étaient faux. Et les deux étaient vraies. C’était surtout que Maud avait une vision différente de celle de Vesa, et qu’elle n’appréciait pas l’idée d’être confronté aux défauts voir aux paradoxes que pouvaient entrainer cette vision.

« Je m’entrainerai. La nuit est clair, et la pleine lune permet de voir comme s’il faisait jour. Oh, ne vous inquiétez pas, je ne traînerai pas dans la boue « l’honneur » de vos principes déontologiques. Bonne nuit. »

Quel tenace rancune. Là, il n’y avait pas de doute, la fameuse paladine était mécontente. Quittant la table (sans aider à débarrasser, bien sur, c’était le travail des serviteurs/esclaves) elle partit vers la chambre, récupérant sa lance. Une fois celle-ci récupérée, elle rendit la clef à Vesa, supposant qu’elle allait sans doute dormir. Oui, elle savait qu’elle avait besoin de dormir, mais elle avait aussi besoin de s’entraîner la nuit. En temps que paladine du soleil, elle s’estimait beaucoup moins forte la nuit, donc, elle aimait bien tenter d’être meilleur, en s’entraînant aussi la nuit. Bien sur, la paladine n’excluait pas la possibilité que la fameuse Vesa vienne voir l’entrainement, ou qu’elle vienne l’engueuler -qui sait, peut-être que dormir huit heures par jours faisaient aussi partie des principes déontologiques ? Bref, rancunière, elle s’installa dans la cour, et commença à manier sa lance, offrant des grands mouvements amples. Son style comme toujours était très agressif, mais très ouvert, permettant à l’adversaire de riposter toujours aussi aisément.
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« Répondre #14 le: Février 27, 2017, 01:57:47 »

Vesa avait été un peu sèche, et regretta instantanément ce qu’elle avait dit... C’était le signe de sa fatigue, de sa lassitude, non pas tant à l’encontre de Maud, mais aussi, et surtout, pour ce voyage entrepris, pour sa sœur disparue, que Vesa ne retrouvait pas. Pour autant, elle ne s’attendait vraiment pas à heurter à ce point Maud par une telle déclaration. Blessée dans son orgueil, furieuse de constater que son approche ne marchait pas, sa paladine se rebiffa, et, au bout de quelques instants, partit même.

« Maud... »

Vesa leva une main pour tenter en vain de la retenir. La paladine fila en trombe, comme une vraie furie, et décida de s’entraîner. Vesa rougit encore, et, légèrement redressée, se rassit rapidement, perdue dans ses pensées.

*Bon, d’accord, j’ai sans doute été un peu sèche, mais, de là à déclencher une telle hostilité...*

Vesa restait seule, sans trop savoir quoi faire. Aller voir Maud ? S’excuser ? D’un autre côté, elles ne pouvaient pas rester en froid toutes les deux, car elles allaient affronter la Chasse Sauvage. Il fallait que Vesa puisse se reposer sur Maud, et, réciproquement, que Maud puisse compter sur elle. Au sein de l’Ordre, la confraternité était une vertu cardinale et essentielle, car elle était garante de l’efficacité de l’Ordre, et, même, de sa survie. La paladine prenait donc tout cela très au sérieux, et réfléchissait. Certes, Maud parlait beaucoup, mais, avec le recul, Vesa commençait à se dire que ce n’était pas tant par arrogance que par... Un manque affectif. Elle s’accrocha à cette idée, et l’appliqua à la réaction actuelle de Maud.

Comment expliquer autrement son départ ? Sa colère ? Son hostilité ? Vesa savait que la fierté pouvait être, soit l’expression d’un égo démesuré, soit l’expression d’un manque de confiance en soi, qu’on masquait derrière un mur d’arrogance. En repoussant Maud, Vesa avait heurté cette dernière, lui rappelant probablement son enfance... Et, vu la façon qu’elle avait de remettre continuellement en avant les origines sociales de la paladine, cette dernière poursuivit son raisonnement, en se disant que Maud avait été mal aimée de ses parents. Elle ne connaissait pas le passé de Maud en détail, mais supposait une enfance passée auprès de gouvernants, d’instituteurs, sans aucun soutien de la part de ses parents, qui la voyaient de loin, et elle qui faisait tout pour attirer leur attention.

*Est-ce que je peux vraiment lui reprocher ça ? De chercher l’affection des autres ? Alors que moi, je ne cherche qu’à retrouver ma sœur...*

Perturbée, Vesa se sentait un peu bête. Son intention n’avait jamais été de vexer Maud. Or, Vesa n’était pas une femme mauvaise. Elle finit par se relever, et, plutôt que de se rendre vers la chambre, rejoignit la cour de l’auberge.

La plupart des gardes étaient couchés, et certains observaient d’un air distrait les mouvements de la curieuse paladine noctambule, qui, plutôt que de dormir, s’amusait à fendre l’air. Des mouvements rapides et amples. Elle était plutôt rapide et fluette, misant sur l’attaque. De fait, Vesa pouvait voir que sa garde comprenait de multiples faiblesses, qu’elle compensait par des assauts rapides et furieux, destinés à empêcher les ennemis de lire ses mouvements, et d’avoir le temps d’anticiper pour trouver ses points faibles.

Vesa s’approcha lentement, et, quand la lance partit en arrière, elle y vit là son occasion. La main de Vesa se tendit vers l’avant, et elle attrapa la manche de la lance, la bloquant, surprenant logiquement Maud. La paladine se retourna, et son regard croisa celui de Vesa.

« Maud... Je... Je suis désolée pour ce que je t’ai dit. Je ne voulais vraiment pas te vexer. »

C’était bien, mais insuffisant. Vesa se pinça les lèvres, et relâcha la lance de la femme, puis ferma les yeux, avant de secouer la tête de gauche à droite.

« Je... Je ne te juge pas, Maud. Jamais je ne le ferais, ce n’est pas mon rôle. Je... C’est vrai que... Je suis un peu coincée... Mais je t’assure que je ne veux pas te vexer, ou laisser entendre que tu... Enfin... Que tu serais inférieure à moi. Je... Ce n’est pas du tout ce que je pense ! »

Elle était en train de s’emmêler les pinceaux, et massa l’arrière de ses cheveux, sans trop savoir quoi dire de plus. Et, comme si elle estimait en avoir déjà dit assez, elle reprit :

« Enfin voilà... Je n’aurais pas dû te parler comme ça et... Enfin, je suis désolée... »

Et, venant de dire ça, elle se retourna, ne voulant pas la déranger plus longtemps...
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