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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Un enseignement douloureux [Pv ~ Syria]  (Lu 2334 fois)
Keleth
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FicheChalant
« le: Novembre 17, 2016, 03:57:00 »

 -  Alors, comment vas-t'elle ?
 -  Honnêtement, elle vas juste avoir besoin de repos, après tout même si c'était grave, ça ne fut pas bien compliqué à soigner.
 -  T'es une chef, Ruthy !
 -  Tu sais que je n'aime pas ce surnom, "Kely" !

Jouer de ces surnoms était amusant entre les deux démones, leur rappelant cette longue et difficile péripétie qu'elles avaient connues lorsque, sous le coup d'un échec bien peu appréciable à se rappeler, elles avaient été toutes deux envoyés sur Terre sans espoir de retour au enfers. Elles étaient revenues depuis, mais du coup, conservaient bien en mémoire les surnoms que leur avait donné les quelques humains qu'elles avaient eut l'occasion de rencontrer, même si, de manière tout à fait honnête, elles n'étaient vraiment pas attachées à ceux-ci. Enfin, pour le coup, elles s'en servaient toutes deux pour se détendre, piquant l'autre par le biais de cette petite provocation pour finalement se relaxées après la triste découverte qu'elles avaient fait ce matin, à l'occasion d'un petite balade hors de leur citadelle familiale, afin de pouvoir passer un peu de temps ensemble sans avoir leurs obligations pour les forcer à s'occuper. Dans le fond, rien n'avait été capable de les prévenir d'une telle découverte d'ailleurs, elles étaient simplement sorties, parties faire un tour de la large grotte du Cocyte, marchant sur le givre étrange et cette neige improbable avec le plus simple des comportements, quand finalement, alors qu'elles approchaient du seul point d'entrée entre les enfers et leur domaine, elles avaient put remarquer au loin quelque chose qui les fit immédiatement cesser cette pause pourtant si agréable  : Le corps gisant, passablement bleuie par le froid, d'une démone dont elles ne connaissaient nullement l'origine, mais qui semblait lentement approcher de la mort.

 -  Mais en tout cas, oui c'est bon elle est hors de danger. On a quand même de la chance que je me sois attardé sur les sorts de guérisons ces derniers temps, je n'ai pas eut à ressortir la moitié de mes documents pour trouver un moyen de lui attribuer les soins nécessaires !
 - Bon, c'est parfait... Et ça nous permettras d'en apprendre plus, car je vois mal comment elle aurait put arriver ici !
 -  Je suis sur que ce n'est pas un portail, donc détends toi, elle est bien passée par les escaliers... Le plus étrange est de savoir comment elle a produit ce miracle, car je peux en être certaine, elle n'a aucun entraînement, et normalement, aurait dut finir par se tuer le long des marches.
 -  Va savoir, les démons aussi ont droit à leur miracles.

Sitôt l'avoir découverte, elles l'avaient ramenée à l'intérieur de la citadelle, non pas parce qu'il s'agissait d'une étrangère, mais qu'il y avait là un certain besoin pour les femmes de comprendre ce qu'il s'était déroulé, en somme, que la curiosité avait prit le pas sur le comportement habituelle de la famille Lilith, qui d'habitude ne s'embarrasse pas des blessés et les laisse dépérir sans autre forme d'aide. Keleth avait surtout peur qu'elles aient ici la présence d'un autre de ces portails étranges, capable de faire le lien entre le monde des démons, et le monde humain ou terran, mais Ruthgal avait prit le temps de vérifier les lieux, suffisamment pour qu'en tout cas elle puisse s'assurée qu'il n'y avait aucune "fuite d'énergie", autrement dit, qu'aucun portail ne pouvait se trouver dans cet espace privé de la plus puissante famille démoniaque. Cela était aussi rassurant que troublant, étant donné que la question soulevée par Ruthgal prenait tout son sens : comment une simple démone, dont le corps ne présentait aucune trace du moindre entraînement, avait-elle put ainsi rejoindre le lieu le plus profond des Enfer, et ce par un chemin dont le devoir était de "trier" naturellement ceux qui pensaient ainsi à l'emprunter, finissant généralement par s'y tuer pour les plus faibles ? Rien ne l'expliquait actuellement, et c'est bien pour cette raison que la dernière génération de la famille Lilith à avoir été présente lors de cet accident était en train de tabler sur la possibilité bien maigre qu'elle ait sut descendre par elle même, et ce sans rencontrer un destin funeste ... Et puis, très honnêtement, mais quelles pouvaient être les motivations d'une telle femme, pour qu'elle mette ainsi sa vie en danger, jusqu'à manquer la mort ?

 -  Bon... Je te la laisses, j'ai autre chose à faire, et je ne peux pas rester plus longtemps. Penses-tu qu'il est nécessaire de prévenir maman ?
 -  Non, non. Ne t'en fais pas, je restes ici, et vais attendre qu'elle se réveilles. Si besoin j'irais la voir pour lui dire ce qu'il s'est passé.
 -  D'accord, à plus tard alors, ma Keleth.

La plus jeune vint à se mettre sur la pointe des pieds, et embrassa tendrement son aînée avant de lui faire un petit signe, et de quitter les lieux pour se diriger vers la bibliothèque, son lieu de recueil personnel, laissant donc ici l'Exécutrice qui l'observa partir avec un léger sourire un peu contrite, elle qui aurait tant souhaitée avoir plus de temps à passer avec sa bien-aimée, plutôt que d'avoir à gérer un problème supplémentaire. Elle attendit de ne plus voir sa charmante petite femme, puis se retourna vers la porte, et l'ouvrit tranquillement, sans faire le moindre bruit, pour venir rentrer délicatement à l'intérieur de la chambre d'ami où elles avaient amenée la démone blessée, et ce fut avec un grand calme que la femme s'approcha donc de la demoiselle blessée, avant de trouver un assise aussi modeste que possible, et de la placer à coté du lit, afin de pouvoir veiller sur cette invitée inopinée. Elle se demandait vraiment ce qu'elle faisait là, mais elle était aussi quasiment sûre qu'elle aura droit à son lot de question quand la succube se réveillera, quand elle pourra observer les motifs riches et colorés de la chambre, ainsi que les draps brodés dans lesquels elle était couchée, non sans parler des meubles dont la qualité certaine aurait de quoi ravir les plus grands monarques. Mais ce n'allait pas vraiment être le plus important, Keleth comptait bien comprendre l'étrange présence de cette femme avant toute chose, et elle n'allait ainsi pas lui laisser vraiment le temps de prononcer quoi que ce soit d'autres que d'honnêtes réponses une fois son réveil venu.

Il ne lui restait donc plus qu'à attendre...
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Syria
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« Répondre #1 le: Novembre 21, 2016, 09:11:11 »

J'avance. Encore. Un pas devant l'autre. Lentement. La neige agrippe mes pieds et me les mords, comme si des milliers de petites dents venaient s'y planter pour m'empêcher d'avancer. D'habitude ce froid mordant et cette fatigue insupportable m'auraient faite abandonner le chemin mais là je n'en ai juste rien à foutre. Je baisse les yeux et voit toujours ces mêmes perles rouges sur ma main alors que je tenais mon flanc. Ces gouttes tombent et rougissent la neige immaculée.
J'avance. Encore. Un pas devant l'autre. Lentement. J'avance vers où ? Je ne sais pas. Je fuis. Je me contente de fuir et de survivre. Trouver un abri, un refuge, pourquoi pas de l'aide. Mais trop d'espoir n'est jamais bon. J'arrive devant un escalier. Je relève la tête pour voir jusqu'où menait ce chemin mais ma vision est trop trouble pour en voir le sommet. Tant pis. J'avance. Après tout, c'est un signe de civilisation. Et surtout, je n'ai aucun autre endroit où aller.
J'avance. Encore. Un pas devant l'autre. Lentement. Lever ma jambe devient de plus en plus difficile. Je suis exténuée mais je ne peux pas m'arrêter. Si je m'arrête, je vais geler. Pire encore, je vais m'évanouir. Et ça je ne peux pas. Je dois continuer. Je glisse soudainement sur une marche et tombe. Je dévale quelques marches, bien évidemment sans manquer de m'entailler sévèrement sur la roche, avant de m'arrêter. Une fois allongée, je me relève. Mon dieu, faites que je puisses encore avancer. Faites que je puisses encore gravir une marche de plus. Une de plus.
Je grimpe. Encore. Une marche après l'autre. Lentement. J'ai arrêté de me tenir le flanc et use de mes mains pour me tenir. Mais cela ne suffit pas. Je tombe, plusieurs fois, puis je me relève. Encore. Je n'en ai pas fini. Cet escalier est interminable. Je suis tellement fatiguée, tellement assoiffée. J'ai si faim, si froid. Des ombres commencent à danser devant moi. Elles prennent forme. Mon corps bouge tout seul. Il continue de grimper pendant que je délire.
Mon souffle devient de plus en plus rauque. Je me mets à gâcher mes forces dans des cris de rage. Des cris puissants, remplis de toute ma haine et ma colère.

- YRORA !!!!

C'est elle. Cette pute. Cette… non. Il n'y a pas de mot assez fort. Assez fort pour qualifier cette horreur. Je la vois, devant moi, de mes yeux éveillés. Elle rit. Ce rictus pervers déforme son visage aussi blafard que malsain. Je la vois jubiler quand elle plante ses immondes griffes dans la gorge de mon James. Putain cette pute. Mon James. Elle l'a torturé devant moi avant de l'achever. Elle n'a même pas eu la pitié de le laisser reposer en paix. Non, bien sûr. Au lieu de se contenter de sa vie, elle a aussi prit son âme et l'a condamné à errer, sans âme et sans but, dans les abîmes les plus noires des enfers.
Putain, James quoi. Je l'ai aimé comme aucune démone n'est sensé aimer. Il était mon serviteur, mon amant. Et elle… elle…

J'avance encore et encore. Je n'arrive même plus à penser. Mon corps avance tout seul, je ne sens plus la douleur. Ni la fatigue. Je ne ressens rien hormis cette profonde haine. Je continue cette interminable escalade longtemps jusqu'à arriver au bout de mes forces. Je sombre dans les douces ténèbres et le repos de l'inconscience.


Lorsque je reviens peu à peu à moi, la première chose que je ressens est la douceur d'un lit. Celle que l'on est bien content de trouver après des heures d'effort. Celle à laquelle on confie tout notre poids et nos blessures. Je n'ai aucune idée de si je rêve ou de si je suis bien dans un lit mais en tout cas je profite de cet instant de repos. Je sens tout mon être se remettre peu à peu des morsures du froid. Mais ce bien-être ne reste pas seul bien longtemps et mes blessures recommencent à me faire souffrir.
J'émets un léger gémissement de douleur et tient à nouveau mon flanc alors que j'ouvre enfin les yeux. Je suis en effet bien dans un lit, et même dans ce qui semblerait être un château, à la vue des dorures et autres richesses. Ma douleur est bien réel mais la pièce si richement décorée me fait penser plus à un doux rêve qu'à une réalité aussi appréciable qu'inespérée. À mon chevet se trouve une splendide femme qui me fixe durement. Il n'est pas difficile de sentir qu'elle est de nature démoniaque. Je ne pense pas qu'elle me veuille du mal. Elle aurait très bien pu me faire ce qu'elle voulait pendant mon sommeil. Je ne peux cependant pas me montrer confiante avec elle, surtout après ce que j'ai vécu. Je reste allongée et la fixe silencieusement, me contentant de respirer bruyamment et d'étouffer un ou deux gémissements dûs à mon corps meurtri. Je me décide finalement à prononcer un premier mot :

- Merci.
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FicheChalant
« Répondre #2 le: Novembre 22, 2016, 07:19:23 »

L'ennui s'installait. La pièce silencieuse n'était pas vraiment propre au minimum d'occupation auquel la démone était habituée, et même si elle avait promise de garder un oeil sur la jeune femme en pleine convalescence, l'envie ne lui manquait pas de quitter son poste pour aller trouver un peu de divertissement autre part dans la citadelle des Lilith, et d'ainsi faire passer un peu plus vite le temps. En désespoir de cause, elle avait appelée deux diablotins, et leur avait promis des confiseries à celui qui réussirait à vaincre l'autre, et les regardait tenter de s'écorcher alors qu'elle leur avait posée pour seule condition de ne pas faire le moindre bruit, ce qui donnait une situation particulièrement ridicule, mais qui allait bientôt connaître des limites en terme d'intérêts pour l'archi-démone, qui commençait à sérieusement se lasser. Mais c'était sans compter le souffle de celle qui se reposait là, celui-ci se modifiant lentement tandis qu'elle sortait enfin de sa longue torpeur, ne manquant pas de faire immédiatement bouger la tête de l'Exécutrice, afin de la remarquer ouvrir les yeux avec difficultés, sûrement encore bien affaiblie par le voyage auquel elle s'était adonnée pour rejoindre cette partie des enfers. Se retournant vers les petits diablotins, elle leur fit deux gestes rapides pour leur indiquer que l'affrontement était terminé, et qu'il était préférable qu'ils partent dés maintenant, où elle risquait de se faire bien moins agréable dans les minutes qui allaient suivre. Bien heureusement, les deux serviteurs, bien au courant de la façon dont Keleth traitait la rébellion, s'esquivèrent immédiatement, laissant les deux femmes, seule à seule.

Elle se tourna donc ensuite vers la personne alitée, qui, pour l'instant, ne semblait pas bien préparée à se redressée. Elle observait la pièce avec un air un peu perdu, cherchant sûrement à comprendre ce qu'elle faisait ici, et la démone pour l'instant ne comptait pas faire preuve de sa présence, elle ne tarderas pas après tout de s'en rendre compte, vue qu'elle se trouvait juste à sa droite, parfaitement disponible désormais pour échangée. Elle se déplaça un court instant, et le gémissement plaintif qui parvint aux oreilles de Keleth eut le don d'être sans équivoque : Si Ruthgal avait bien eut l'occasion de cesser les hémorragies, et d'éviter que les blessures ne s'aggravent en les refermant, le corps de la jeune démone en face d'elle était encore en pleine rémission, et il allait falloir obligatoirement lui laisser un peu de temps afin qu'elle soit réellement capable de se redressée et de reprendre une quelconque forme d'activité. Bon au pire, ce n'était pas bien grave, de toute manière cela invalidait aussi la potentielle dangerosité de cette invitée imprévue, et Keleth n'avait pas vraiment besoin que cette femme puisse se déplacer pour la suite des événements, juste qu'elle puisse parler... et vu que ces cordes vocales étaient capables d'émettre des sons, seul un trauma crânien saurait venir assombrir ce tableau. D'ailleurs, la femme l'avait aperçue désormais, et ne détachais pas son regard d'elle, comme pressentant une certaine forme de danger de la part de celle qui l'avait amenée ici, et bien prudente, elle ne semblait même pas capable de s'exprimer, clairement sur la défensive, un peu comme un lionceau qui viendrait de perdre sa mère, et qui cherche à se défendre contre le mâle d'une autre harde... Sauf qu'ici, la parole devait être de mise, et elle finit par le comprendre en s'exprimant bien hâtivement :

 -  Merci
 -  Enfin, j'ai cru que ce minimum ne viendrait jamais !

Le ton qu'elle usa était plus cynique que vraiment réprobateur, après tout, elle n'était pas là pour donner une leçon à cette jeune démone, mais simplement à acquérir quelques informations plus que nécessaire à son goût, et cela allait être sûrement plus aisé si elle se permettait un minimum d'ouverture auprès de cette invitée, notamment en conservant un caractère aimable. En tout cas, elle pouvait parler, elles n'auront donc pas le moindre problème pour échanger à propos de sa présence en ces lieux, mais vu la faiblesse de sa voix, et le fait que le moindre mouvement semblait provoquer chez elle une peine peu appréciable, il allait peut-être d'abord falloir axés la suite des événements sur les soins les plus rapides possibles, afin à ce qu'elle ne vienne pas enchaîner les évanouissements par simple manque de forces physiques. Bon sang, être aussi démuni à cause de ce genre de blessure, quelle honte, Keleth ne saurait subir pareille outrage, mais elle oublie bien souvent que son entraînement lui a apprit à occulter toutes formes de douleurs, ce qui foncièrement est bien utile pour ce genre de chose, et lui permet de continuer d'agir alors même que son corps ne devrait même plus être en état de se mouvoir. Enfin, elle fit un signe auprès de la porte d'entrée, et un petit portail s'y forma, laissant sortir une créature étrange, entre le diablotin frêle et le gobelin bedonnant, avec en sus une tête étrange, joufflue, les yeux quasiment clos, laissant penser à celle des jizo du Japon. Il vint s'installer juste sur le coté de la démone, et Keleth reprit la discussion tranquillement auprès de son invitée, avec un léger sourire, cherchant à la rassurée.

 -  Je me présentes, Keleth. Tu n'as pas grand-chose à craindre ici, crois moi, profites en donc pour te reposer. Si tu as besoin de quoi que ce soit, demande le au Brimo, dit-elle en posant sa main sur la tête chauve du serviteur démoniaque. Toutefois j'aimerais bien savoir certaines choses, penses-tu donc être en état de répondre ? Au moins, peux-tu me donner ton nom ?
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Syria
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Une succube (je suis la fille de Tessia) + une humaine = une succube avec des sentiments comme l'amour, l'amitié, etc. Perturbant, n'est-ce pas ?
« Répondre #3 le: Décembre 05, 2016, 03:34:09 »

Eh bien, sa politesse n'est pas aussi resplendissante que sa beauté. M'enfin, je vais pas me plaindre, elle m'a sauvé la vie. Du moins c'est ce qu'il me semble. Bordel, si je m'attendais à me retrouver ici… A vrai dire, je ne pouvais pas m'y attendre et honnêtement, je ne m'attendais à rien. Je ne pouvais pas m'attendre à quoi que ce soit. Bordel, j'aurais pu tomber sur n'importe quoi. J'ai joué avec la mort et c'est seulement maintenant que je m'en rend compte. Bordel mais qu'est-ce que j'ai fait ? Pourquoi j'ai fait ça ?
Évidemment, quand je repense aux raisons de mon « voyage », je ne peux pas empêcher une larme de couler sur ma joue. Une larme à mi-chemin entre une larme de tristesse et de colère. Je me reprends cependant rapidement, voulant me montrer plus fière et forte devant mon hôte.
Cette dernière use de magie démoniaque, sans surprise, pour invoquer une sorte de créature à mi-chemin entre le grotesque, l'amical et l'étrange. La démone qui se présente en tant que Keleth sourit, sûrement pour me rassurer ou pour se montrer amicale. Son sourire ferait fondre plus d'un homme mais je reste sur mes gardes. J'ai appris à me méfier des démons, et pas toujours de la manière douce.
Elle me dit que le « brimo » est là pour me renseigner mais je vois pas trop comment ce machin peut être d'une quelconque utilité. Mais je vais pas commencer à ouvrir ma gueule, ça pourrait mal finir.
Je me redresse et m'assied, non sans pousser un léger grognement de douleur. Je respire longuement et profondément plusieurs fois pour me calmer et calmer la douleur avant de me tourner vers Keleth.

- Enchantée, moi c'est Syria. Et oui je pense pouvoir parler.

Je viens de lui donner mon nom sans trop réfléchir aux conséquences mais bon, tant pis. Même si ma mère m'a souvent prévenue que la plupart des démons me considèrent comme une aberration, je ne pense pas que mon nom leur soit connu. Je n'ai qu'à lui cacher ma nature de bâtarde pour que tout se passe bien. Je continue à parler, légèrement hésitante :

- Où suis-je ?

J'observe un moment le brimo, qui apparemment se contente pour l'instant d'être gros et souriant.
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FicheChalant
« Répondre #4 le: Décembre 05, 2016, 05:53:18 »

La démone qu'elle avait récupérée sembla assez surprise de l'apparition du Brimo, ce qui était, somme toute, une indication intéressante pour Keleth, qui pouvait au moins ôtée cette femme de la liste des dynaste démoniaque, au vu de sa méconnaissance de ce serviteur classiques des hautes castes des enfers. Le Brimo était un démon étonnant, qui ne servait foncièrement ni à se battre, ni à servir de serviteur sexuel, par le simple fait que ceux-ci étaient complètement asexué, mais qui compensait ces deux manques par une foule de capacité étonnante, fortement utile, et qui leur donnait toute leur valeur en tant que domestique, et être de confiance, chose appréciable chez les démons de haut rang. Non seulement il s'agissait d'être rapide, vif, mais leurs capacités à traverser naturellement les dimensions, et à pouvoir trouver en moins de quelques minutes les plus étranges objets existant en ce monde, ainsi que des informations normalement difficiles à récolter, était en soit suffisamment impressionnant pour que bon nombre d'eux soient rapidement engagé dans les grandes maisonnées pour servir de suivants directes au membres les plus importants de la « royauté » démoniaque. Du coup, la femme alitée n'en avait sûrement pas conscience, mais le cadeau que lui faisait Keleth était important, et précieux, témoignant finalement du fait qu'elle souhaitait que celle-ci puisse se reposée pleinement, soutenue par le nec plus ultra du service démoniaque. Et même si ses mots étaient vue comme un peu abrupte, ce qui n'étaient pas foncièrement faux, sa bonne volonté n'en était pas moins intacte.

 -  Enchantée, moi c'est Syria. Et oui je pense pouvoir parler.
 -  Enchantée Syria. Tu m'en vois ravie, je vais avoir quelques petites choses à te demander avant de pouvoir tabler sur ta présence en ces lieux. D'ailleurs, si tu as des questions à poser avant cela, n'hésites pas.

Keleth, normalement, aurait vite prit la parole pour pouvoir régler le tout rapidement, et avoir d'emblée les informations lui permettant de considérer d'un œil affirmé le suite, ou non, des soins de la jeune femme à l'intérieur du domaine Lilith, qui restait normalement un lieu interdit aux membres qui ne faisaient pas partie de la famille la plus puissante de cet univers. Elle ne le savait sûrement pas, ayant été dans les vapes pendant un long moment, mais la ramenée jusqu'à l'intérieur de la citadelle n'avait pas été une partie de plaisir, cela avait même été particulièrement complexe, étant donné que l'esprit malade de l'Ancêtre avait bien rapidement réagit à sa présence, et avait tenté de l'emporter avec lui pour se repaître de son reste charnel déjà en bien mauvais état. Pour tout avouer, Keleth avait eut bien du mal à la porter jusqu'à l'entrée des lieux, et esquiver le flot malsain de l'Ancêtre avait été une épreuve particulièrement éprouvante, lui rappelant ses lointains et vieux entraînements, où elle s'était trouvée, toute faible démone qu'elle était, à subir les difficiles épreuves qui lui avait été imposée par le démon le plus puissant de cette triste époque de sa vie. Du coup, face à tant de difficultés, l'Exécutrice n'avait pas vraiment envie de renvoyer directement cette charmante jeune démone telle une paria, et vue qu'elle était de toute façon déjà à l'intérieur de la citadelle pour récupérer quelques forces, il n'y avait plus vraiment d'urgence, elle pouvait bien rester un peu, tant qu'elle ne représentait pas un danger pour les membres les plus faibles des environs. Du coup, elle lui avait donnée la parole en effet, et Syria ne sembla pas manquer cette opportunité, s'exprimant en des termes bien rapides et simples :

 -  Où suis-je ?
 -  Au cœur de la citadelle appartenant à la famille Lilith. Ma sœur et moi t'avons récupérée dans un bien triste état, au pied des escaliers menant à notre domaine, et c'est elle qui s'est occupée de soigner tes blessures. D'ailleurs, je te conseille de ne pas trop forcer, parce que même si elle a put t'offrir ds soins rapides, elle n'est pas extrêmement à l'aise pour utiliser une magie sacrée, encore plus sur une démone, qui est un être contraire à cette puissance.

Le fait d'ailleurs qu'elle ait malgré tout aussi bien régénérée était troublant, ce qui laissait quelques doutes sur sa nature profonde, mais Keleth n'étant pas une experte en magie, elle ne voulut pas le moins du monde se permettre de faire des présupposés hasardeux, et se contenta de rester la plus objective possible pour juger de cette jeune femme. D'ailleurs, il n'était pas à en douter que cette demoiselle, si elle connaissait un peu le domaine démoniaque, aurait tôt fait de tilter en se rendant compte qu'elle se trouvait, actuellement, dans la citadelle de cette famille légendaire, dont l'un des membres avait été à l'origine de la remise en valeur de la nature princière dans la hiérarchie de puissance propre aux démons, mais aussi dont l'actuel « Exécuteur », représentant la loi des archi-démons, était originaire. Keleth ne l'avait pas mentionnée en se présentant pour s'assurer de ne pas effrayer la femme convalescente, car si son nom n'était pas forcément connu, son titre en revanche était bien souvent synonyme d'une mort future à ceux qui l'entendait, mais surtout elle n'était pas ici en tant qu'Exécutrice, mais bien en tant que membre de la famille Lilith, une membre qui d'ailleurs avait fait le choix de ramener cette femme affaiblie entre les murs de la citadelle pour qu'elle puisse survivre à son voyage jusqu'ici. D'ailleurs, il était sûrement temps de lever le voile sur sa présence en ces lieux, et c'est donc avec un certain sérieux que la femme vint à lier ses mains devant elle, usant de ses cuisses comme support à ses bras, avant de commencer à énoncer ce qui faisait sa curiosité vis-à-vis de Syria :

 -  Bon, autrement, pardonnes moi, mais je vais avoir besoin de savoir pourquoi tu es descendue jusqu'ici. Peu nombreux sont les démons qui survivent jusqu'à atteindre les marches permettant de rejoindre le Cocyte, encore moins sont ceux qui parviennent au cœur de ce dernier. J'aimerais que tu me dises comment tu as fait, et quelles sont les raisons qui t'y ont poussées.
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Syria
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« Répondre #5 le: Janvier 09, 2017, 04:11:02 »

 -  Au cœur de la citadelle appartenant à la famille Lilith. Ma sœur et moi t'avons récupérée dans un bien triste état, au pied des escaliers menant à notre domaine, et c'est elle qui s'est occupée de soigner tes blessures. D'ailleurs, je te conseille de ne pas trop forcer, parce que même si elle a put t'offrir ds soins rapides, elle n'est pas extrêmement à l'aise pour utiliser une magie sacrée, encore plus sur une démone, qui est un être contraire à cette puissance.


Keleth Lilith ? C'est marrant comme nom. En tout cas, il faudra vraiment que je remercie sa sœur. Même si elle n'est pas à l'aise avec, je me sens comme ressuscitée grâce à sa magie. Dans de grands et lents mouvements, je lève mes bras, roule des épaules, puis me tourne comme un sportif ferait des étirements. Je lâche parfois des petits grognements de douleur. Bon, puisque apparemment tout va bien, je laisse retomber mes bras et me tourne à nouveau vers mon hôte. Cette dernière me signale que j'ai apparemment accompli un exploit. Je ne peux m'empêcher de sourire un peu bêtement pour afficher mon incompréhension.

- Comment ? J'en sais rien. Tout ce que je sais c'est que j'ai continué à marcher. Que je me suis pas arrêtée. Que j'ai continué à avancer sans même savoir où j'allais. J'ai eu beaucoup de chance de tomber sur vous. Puis pourquoi…

Je détourne le regard un moment pour contenir mes émotions et ne pas hurler de rage devant Keleth.

- Yrora. Une succube. Elle est venue sur Terre… Là où j'étais… Et mon serviteur… Elle l'a… Elle l'a…

Je craque. Je pousse un cri de rage alors que celle-ci m'envahit. Je bouillonne alors que mes ailes, mes cornes et ma queue apparaissent. Je vois mes doigts, et notamment mes ongles, se déformer pour former des griffes. Je sens des parties de mon cou se durcir. Je ne le sais pas encore mais ma peau se transforme en écailles par endroits. Ma respiration devient lourde alors que je tente comme je peux de me calmer.

Une pensée vient m'écarter de ma rage. Il s'agit de celle de vérifier si mes ailes vont bien. Je fais donc toutes les vérifications que je peux et soupire de soulagement quand je m'aperçois qu'elles n'ont rien. Je n'ai aucune capacité de combat autre que celle de voler. Du coup c'est le seul avantage que je peux avoir sur mes adversaires alors autant en prendre soin.
Une fois cette distraction passée, je garde la tête baissée, espérant que Keleth ait quelque chose à dire pour m'éviter de retomber dans la rage.
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FicheChalant
« Répondre #6 le: Janvier 10, 2017, 04:27:21 »

« Comment ? J'en sais rien. Tout ce que je sais c'est que j'ai continué à marcher. Que je me suis pas arrêtée. Que j'ai continué à avancer sans même savoir où j'allais. J'ai eu beaucoup de chance de tomber sur vous. »

Grand dieu, quelle chance d'avoir obtenue une réponse un tant soit peu claire, parce que là, pour le coup c'est sur qu'elle avait compris l'intégralité des éléments qui avaient permit à la jeune femme de descendre sans trop se blesser les marches du Cocyte, aussi effilée que des lames de rasoirs, non sans parler d'avoir survécu dans un état d'hypothermie avancée une fois les grandes et hautes cavernes glaciaires atteintes. Bon, géniallissime, en gros elle n'avait pas le moindre petit bout de véritables explications, et alors même qu'elle avait portée tout ses espoirs sur la mémoire de celle qu'elle avait sauvée, elle devait avouer que les résultats n'étaient que bien peu probant, lui laissant dans la bouche cette impression bien désagréable que quoi qu'il puisse s'ensuivre, elle ne risquait pas vraiment d'obtenir la moindre information conséquente ! Tant pis, au moins elle était désormais pleinement certaine que la femme avait au moins été une simple marcheuse, couverte d'une bonne étoile qui frisait le ridicule, c'était un état de fait, mais qui avait quand même ainsi put trouver un moyen de se sortir face à l'un des passage les plus traître et mortel des enfers. Quel record, mais pour le coup la démone avait bien du mal à accepté un tel état de fait, parce que si la chance suffisait à s'éviter de bien triste finalité, alors tout le monde avait la possibilité, même infime, d'atteindre le Cocyte.. Et cela avait tout le don de fortement lui déplaire, même si son agacement ne se dirigeait pas vers la blessée, mais bien sur l'inefficacité de leur premier système de tri des visiteurs.

« Puis pourquoi… »

Ah ça en revanche, il y avait l'air d'avoir de quoi s'intéresser au minimum, parfait, elle vint à mettre immédiatement de coté le problème qui lui envahissait l'esprit, et se contenta d'observer la jeune femme avec un air tout autant intéressé que curieux. Qu'avait-elle vécue pour se jeter ainsi dans un chemin qui promettait bien plus de souffrance et de mort qu'elle ne pourrait normalement en connaître dans les enfers ? Personne n'approchait de la famille Lilith inconsciemment, et cette femme l'avait fait sans jamais chercher à hésiter le moins du monde, en tout cas c'est ce qu'avait laissé entendre le timbre de sa voix jusqu'ici : Il n'y avait pas de doute, ni même de remise en question, alors Keleth était tout à fait à même de vouloir connaître plus profondément l'intégralité des éléments qui avaient put la menée à un comportement considérable comme suicidaire ! Allez, sois gentille, surprends moi ma grande, je veux TOUT apprendre sur tes motivations !

« Yrora. Une succube. Elle est venue sur Terre… Là où j'étais… Et mon serviteur… Elle l'a… Elle l'a… »

L'explosion de la jeune femme fut … surprenante, en effet, mais en aucun cas dangereuse, ce fut bien la raison pour laquelle la démone ne vint même pas sortir la lame alors que celle qui se trouvait face à elle extériorisait soudainement sa rage dans un cris qu'elle caractériserait de bestial, de brute, une forme simple de relâcher un besoin primal de vengeance, lié à une agonie morale. Très bien, elle avait sa réponse sur le comportement de la jeune femme, elle pouvait enfin reliée quelques pièces du puzzle, et cela lui faisait le plus grand bien, à tel point qu'elle put enfin se redresser de sa chaise lentement tandis que la blessée continuait à enragée plus ou moins vivement, à tel point même que l'archi-démone, malgré sa réflexion, se mit à se demander dans un coin de sa tête si elle allait avoir besoin de la ramener un instant sur terre. Elle cessa sa crise plus ou moins toute seule, laissant à l'Exécutrice le soin de faire un constat rapide des événements qui étaient survenus précédemment à l'arrivée de Syria en ces lieux : Persécutée par une succube bien supérieur à elle, donc en gros un combat de pute idiote, la pute qui avait plus de force avait eut le don de faire connaître quelques sévices au serviteur de l'autre, puis s'était sûrement tournée ensuite vers quelques jeux bien plus amusants envers la pute moins forte. Bon qu'elle arrête d'user des mots putes, elle haïssait les succubes mais peut-être pas au point de se complaire dans la grossièreté n'est-ce pas ? Enfin bon, elle présupposait donc que la femme avait dés lors fuit l'affrontement autant qu'elle le pouvait, pour ensuite se réfugiée au Cocyte sans savoir vers où elle se dirigeait … Quelle misère.

Se tournant vers la femme encore parcourue de tics nerveux, ses ailes semblant frémir d'envie de mettre un grand coups dans la pièce afin de renversée le mobilier, elle vint à se dire qu'il était peut-être temps de régler le problème à la racine. Les Lilith était une famille élitiste, et pour l'occasion, le fait que cette femme vienne ainsi s'énerver après le combat n'était pas particulièrement bien vu de la part de Keleth, qui n'était pas du tout en accord avec les réactions de cette... succube... au point même où elle comptait bien lui faire la leçon. Et tant pis, si elle se mettait encore plus en colère, elle ne tarderais pas à lui faire comprendre que quoi qu'elle en pense, ce qu'elle allait dire n'était que pure vérité. C'est donc avec un certain raclement de gorge que la terrible démone vint à quérir l'attention de la blessée en pleine crise existentielle, et vint à parler d'un ton tranchant, indubitablement cruel pour bien du monde en cet univers, mais qui se voulait au moins capable de faire comprendre à Syria que si elle se plaignait désormais, il était bien trop tard pour que cela soit légitime.

« Bravooooo. Fantastique, que de rage, vint-elle à dire de manière bien ironique, tapant doucement ses mains l'une contre l'autre dans un lent applaudissement plein d'une moquerie honnête. C'est fou ce que les faibles ont le don de s'apitoyer sur leurs sorts une fois que le danger est loin. Yrora c'est ça ? Je n'en ai jamais entendu parler, ce qui laisse entendre qu'elle est une membre démoniaque de seconde zone, qui ne mérite donc même pas mon intérêt. »

Les paroles étaient d'une violence inouï, surtout quand on considérait que la descendante de la famille Lilith n'était pas si loin de la vérité que cela au niveau de ses spéculations sur ce qu'avait connue son invitée durant les derniers jours avant sa venue ici. Et bien sur, elle ne disait pas ça sans avoir prit des précautions, si Syria faisait le moindre geste pour se jeter sur elle, Keleth comptait très bien lui rappeler directement face à qui elle se trouvait en dégainant son sabre et le lui plaçant sous la gorge avant même qu'elle n'ai put faire plus d'un centimètre en direction de sa personne. Non, elle allait l'écouter jusqu'au bout, parce que pour être tout à fait honnête, aussi puérile était sa colère à ses yeux, elle ne comptait pas non plus la laisser sans le moindre élément pour réfléchir à ce qu'il s'était déroulé plus tôt, car une personne qui possédait encore la volonté enragée de se défendre était une personne qui était largement capable de faire montre d'une exceptionnelle intention de s'améliorer. Pour de bonnes ou de mauvaises raisons bien entendu... Mais ça la démone s'en moquait ! Reprenant donc d'un ton tout à fait implacable, porteur d'une sentence sûrement bien dure à entendre pour la jeune démone, Keleth se redressa dans un mouvement parfaitement impérieux, la gouvernant ainsi de toute sa hauteur, avant de la transpercer d'un regard orangé des plus vifs, comme si en cet instant précis, elle ne voulait pas s'adresser à la forme matérielle de Syria, mais à son âme, son esprit, l'élément le plus profond et honnête de son être.

« Tu as subie cela pour une seule et simple raison : aussi faible était ton adversaire, tu es encore plus faible qu'elle. Et les faibles n'ont qu'à souffrir de la tyrannie des forts, car ils ne peuvent s'en défendre. Tu enrages ? Tu veux faire la méchante démone ? Tu veux te venger ? Deviens forte alors, suffisamment forte pour l'écraser, pour la réduire au silence, pour lui faire comprendre qu'elle n'est qu'une pauvre succube, la plus basse forme démoniaque sur l'échelle de la force. Si tu en veux pas te faire tyrannisée, sois le tyran ! »

Elle marqua une pause, contemplant la jeune femme face à elle, puis soupire, se demandant si elle ne venait pas de s'emporter un peu, et vint finir par se retourner tranquillement, se dirigeant lentement vers la porte de la chambre tout en exprimant ses derniers termes.

« Enfin, je suis allée un peu loin. De toutes manières, tu ne peux rien faire dans ton état actuelle, tu es à la limite de perdre connaissance au moindre effort à mes yeux. Reposes toi, nous rediscuterons en d'autres circonstances... et encore une fois, fais confiance au Brimo pour prendre soin de toi, d'accord ? »
Journalisée


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