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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Qui a la plus grosse? (PV: Sulfure)  (Lu 363 fois)
Valoria Wolfcrone
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Best undead booty NA


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« le: Novembre 07, 2016, 06:42:44 »

Du haut des pics perçant les cieux de leur blanc immaculé, à travers les tempêtes hurlantes qui balaient le flanc du roc de manière incessante, on peut y retrouver un gigantesque bâtiment, une forteresse, à l'esthétique douteuse et à l’architecture aux caractéristiques hors normes pour une ruine des environs. Le royaume Terranide ne comporte pas beaucoup de ruines. Les tribus nomades d’antan n’avaient pas pour habitude de laisser des traces de leur passage derrière eux. De plus, l’architecture de ce bâtiment comporte clairement des éléments propres à la culture de Nexus. Alors comment se fait-il qu’un bâtiment aussi ancien puisse se retrouver dans un coin aussi reculé? Un historien pourrait dire que les premiers peuples de Nexus s’y sont installés il y a plusieurs siècles. Après tout, la pierre porte des marques d’usure typique de ruines centenaires. Mais honnêtement, n’importe qui avec deux neurones peut réaliser que cette ruine n’a rien de naturel. En vérité, elle a été construite il y a à peine quelques semaines. On peut faire bien des choses avec de la magie, même faire vieillir prématurément quelque chose comme la pierre. Cette ruine, c’est le repère de la liche sombre, la maîtresse de la vie et de la mort elle-même, Valoria Wolfcrone. Son petit royaume personnel, un piège pour attirer les vivants dans son domaine pour mener à bien ses recherches sur son domaine: la mort. Ces pauvres viennent pour la même raison que tous: l’avarice. La promesse d’une richesse incroyable n’attendant que la première personne assez brave et talentueuse pour faire face aux ténèbres des ruines où plusieurs autres ont perdu la vie. C’est le truc avec les aventuriers! Ils n’ont aucun sens du danger. Si plusieurs autres avant eux sont morts, c’est simplement, car ils n’étaient pas eux. En fait, la liche a éventuellement réalisé que plus le nombre de victimes est important, plus les aventuriers ont tendance à se jeter dans la gueule du loup. C’est précisément cette naïveté incroyable et cette stupidité qui les rend si faciles à manipuler. Au sommet de la forteresse, bien au-dessus du grand hall, au-delà des grandes murailles qui serpentent la montagne se trouve une grande tour à l’allure sinistre. C’est à l’étage le plus haut que se trouve la grande bibliothèque, le repère de Valoria. Son laboratoire. Les innombrables ouvrages ont tous été écrits de sa main, remplie de notes et de découvertes en tout genre, bien que la folie a depuis longtemps modifié ces ouvrages pour de vulgaires ombres de ce qu’ils étaient autrefois. C’est également en ce lieu qu’on peut régulièrement entendre de profonds soupirs venant de la plus très jeune femme.

Arlecchino?

Maîtresse? répondit son majordome, ses yeux ne se levant même pas du livre qu’il est en train de lire. Un tout nouveau tome de sa série favorite, écrit par une poète de Nexus. Comme toujours, il a payé une petite fortune pour mettre la main dessus. Les livres, ce n’est pas donné.

C’est moi ou on se fait vraiment chier depuis quelque temps?

C’est à dire?

Bah tu sais… Au départ on avait toujours un crétin ou deux qui venait mettre le pied chez moi. Mais depuis quelques jours, c’est complètement mort. On peut quand même pas avoir épuisé le stock d’aventuriers dans la région! Ces crétins de terranides se précipiteraient dans la gueule d’un Léviathan si on leur fait croire qu’il y a un trésor dans son estomac, alors pourquoi c’est vide? Hein?

Peut-être qu’ils ont gagné une conscience alors que nous avions le dos tourné? Ou alors c’est l’odeur de votre nouvelle gardienne qui les tient à l’écart. Ils ne sont pas très intelligents, mais ils ont un bon nez.

Non, c’est pas ça. Je vais la sentir tous les jours pour m’assurer qu’elle garde une hygiène acceptable.

Le majordome haussa un sourcil, baissant son livre pour dévisager sa maîtresse.

Oh fait pas cette gueule! T’as vu ce qu’elle porte? Cette sauvage s’habille avec de la peau d’animal! C’est limite si elle ne se rase pas en plus! Écoute, je viens bien croire que c’est une oni, mais je tiens à ma réputation. C’est pas un bordel Ashnardien que je dirige, c’est un donjon.

Désirez-vous que j’aille m’informer auprès de vos agents dans les divers villages dans la région?

Qu’est-ce que tu penses? Si ça continue comme ça, je vais finir par mettre le feu à quelque chose.

Très bien maîtresse. Je ferai selon vos désires, comme toujours… Après ce chapitre. Le majordome s’adossa dans son siège, reprenant sa lecture.

Tsk… Ouais non te gène surtout pas, je suis déjà morte après tout.

Après son chapitre, le majordome se leva, marchant lentement vers la bibliothèque pour y déposer l’ouvrage. Il s’inclina devant sa maîtresse une dernière fois et disparu. Valoria a clairement bien fait de lui offrir une partie de sa puissante magie. Déjà que sa force physique est hors de ce monde, le fait qu’il puisse se téléporter à volonté arrange vraiment ses affaires. Aucune nouvelle ne vint chatouiller les oreilles de la liche durant plusieurs jours. Le majordome ne pouvant se risquer de se faire repérer hors du donjon, il traqua ses informateurs durant la nuit afin de communiquer avec eux en privé. Il faut dire qu’il y a beaucoup de villages dans les environs et Arlecchino n’est clairement pas le genre de serviteur à faire les choses à moitié ou de manière hâtive. Valoria fut prudente en s’installant dans ces terres hostiles, plantant un doppelganger pour prendre la place d’un habitant au hasard et implanter de faux souvenirs à propos du donjon dans la tête des habitants. En contrôlant le flot d’informations et les rumeurs qui circulent, elle se garantit un flot constant d’explorateurs en quête de richesse. C’est après une bonne semaine de traque et de récolte d’information que le majordome apparut de nouveau devant sa maîtresse. Celle-ci était toujours couchée sur le même sofa, un bras pendouillant, une jambe remontée sur le dossier. Très glamour comme vue.

Je sais que j’ai été absent quelques jours, mais rien ne vous empêchait de faire quelque chose. Soupira le majordome. Le canapé va finir par sentir le cadavre.

Mon corps est suspendu par magie, il peut ni décomposer, ni dégager d’odeurs. Alors ta gueule. Et sache que j’ai fait quelques choses… Tu savais que les monstres dans les catacombes ont monté leur propre troupe de théâtre et d’opéra?

Oh, vraiment?

Ouaip. Tu ne peux pas savoir à quel point j’ai combattu l’envie de mettre le feu. Dis-moi que tu as quelque chose avant que je commence à regretter les vertus de mon immortalité.

Eh bien, il semblerait que de nouvelles rumeurs voyagent dans les environs. Un aventurier est revenu après un long voyage et a fait part d’une histoire à propos d’une ruine. Enfin, un donjon plutôt.

Ça semble familier...

Un labyrinthe tortueux, dangereux.

Uuuh…

Un donjon tenu par une maîtresse à la main de fer et à la grande beauté.

Stop stop stop… C’est une blague, non? Tu es vraiment en train de me dire que je perds la cote parce qu’une PÉTASSE a décidé de voler MON style?

Enfin, elle est beaucoup plus vieille que vous l’êtes alors logiquement ce serait plutôt vous qui…

Mais pour qui elle se prend! C’est impardonnable! Ça, c’est une déclaration de guerre!  Je vais lui montrer. Je vais prendre son donjon, le rouler et lui enfoncer tellement profond dans le cul que ça va lui ressortir par la bouche! Pendant au moins deux semaines!

Ce que vous dites est incroyablement illogique.

Arlecchino!

Maîtresse?

Prend note. La maîtresse du donjon toussota alors que le golem fit apparaître un parchemin et une plume. Salutation à vous, très honorable plagiériste.

Ce n’est pas un mot qui existe, madame.

Ta gueule et continue. Ahem… Je me présente, Valoria Wolfcrone, magicienne et maîtresse de donjon extraordinaire. Je suis plutôt déçue d’avoir eu vent de votre manque d’originalité et j’ai bien peur que pour cette insulte envers ma personne, je n’aie que d’autres choix que de prouver ma supériorité par la force. Vous êtes donc cordialement invité aux coordonnées si jointes pour discuter des conditions de votre abdication inévitable. Cordialement et bien à vous, veuillez agréer de mes salutations les plus distinguées. Love, Valoria Wolfcrone. Voilà, tu peux aller livrer ça.

Le majordome roula le parchemin en poussant un autre éternel soupir, pour ensuite s’incliner et disparaître. Une bonne chose de faite. Il ne restait plus qu’à se rendre à destination et attendre. C’est seulement une fois sur place que Valoria a réalisé qu’il aurait beaucoup plus sage de vérifier les coordonnés avant de les transmettre à sa rivale. Parce que ça, c’est un village. Eh, autant faire le ménage en attendant. Ça aidera à passer le temps pendant une minute ou deux. Franchement, il n’y a pas grand-chose qu’une bande d’hommes chien avec des haches et des torches puissent faire contre quelqu’un comme elle. Quelques incantations plus tard et le village est réduit en maisons de bois en feu, les cadavres des habitants ramenés en zombie qui dévorent les quelques survivants. Elle a même pris le temps d’utiliser sa magie pour se confectionner un trône avec les os restants. Parfait! Attend, non, ce n’est pas parfait. C’est censé être un terrain neutre. On ne peut pas dire que c’est neutre si elle est entourée de serviteurs. Bon, elle n’avait qu’à ordonner à ses créations de retourner au don… En fait, non. Elle ne peut pas se permettre de payer autant de nouveaux salaires.

Allez vous perdre quelque part, j’en ai rien à foutre.

Les zombies hochent la tête, laissant la liche seule au milieu de son carnage à attendre son invité. Si elle décide de se pointer. Ou peu importe combien de temps ça prend pour se rendre d’ici à… Uh… Peu importe où ce foutu donjon se trouve. Et dépendant du mode de transport. Mmm…

...J’aurais dû amener un bouquin...
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Sulfure
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« Répondre #1 le: Novembre 07, 2016, 08:19:20 »

 -  Le monde est vide des fruits de l'intérêt ...
 -  Pardon !?

Elle recommençait... Pour la troisième fois depuis la dernière décennie, Mor'Medras se trouvait là, sur son trône, lasse, et apparemment commençant lentement à faire de nouveau son cirque habituel, prétextant que le monde n'avait plus de valeur, que sa vie se résumait à diriger un domaine qui n'avait malheureusement plus d'attrait à ses yeux, ou que personne ne lui offrait enfin la distraction nécessaire pour qu'elle vienne à oublier les millénaires qui étaient passés sans qu'elle ne puisse en remarquer les évolutions. La succube en avait sa claque. La première fois, il avait fallut lui trouver en urgence un jeu terran qui consiste en un développement militaire non-canon basé sur des pions de différentes valeurs, et en moins que quelques semaines, il n'y avait plus personne pour faire face à Sulfure, la femme gagnant chaque partie avec un brio qui avait fini par lui provoquer un certain mécontentement, au point qu'elle vienne dire à Amalia de faire des efforts, où ça allait vite finir par devenir compliqué pour elle de ne pas lui faire bouffer ses pièces tant elles étaient inutiles entre ses mains. La deuxième fois, pire encore, la seule chose qui parvint à la rendre moins maussade fut une amphore d'une liqueur légendaire, qui produisait en permanence l'un des plus savoureux breuvage que ce monde ai connu, mais la quantité de boisson que la Dame de la Vie absorba chaque jour ne manqua pas de lentement embrumé son esprit, jusqu'à ce qu'elle se réveille un beau matin, ivre, et fasse connaître à toutes les membres du donjon sa nouvelle création, une plante passablement désagréable, qui désormais était enfermée dans les souterrains afin de faire connaître ses horribles racines à quelqu'un d'autre que les occupantes des lieux. Et là, non, ce n'était plus possible, elle devait apprendre à passer ce genre de phase !

 -  Ma vieille, excuses moi du peu, mais tes caprices commencent à devenir un poil trop récurrent !
 -  Le monde n'as plus la même saveur Mor'... Plus le temps passe, et plus mon éternité me fait languir de l'extase du vivant. Quelle maîtresse de la vie peut accepter connaître pareil désespoir ?
 -  Justement, fais un effort et lâche moi avec ta déprime !
 -  Je ne peux pas, plus le temps s'allonge et plus je sens le dure poids de notre univers s'écraser sur mes frêles épaules ... Les couleurs perdent de leur éclat, le monde se rit de moi qui ne vois plus son origine avec autant de clarté... Quel horreur de le sentir se gausser de ma frêle carcasse, moi qui n'ai même pas le millième de son expérience !
 -  Putain Sulf' tu commences franchement à... Noooon, tu sais quoi ? Je vais aller chercher Amalia, elle auras sûrement le don de te secouée de manière un peu plus vivace, elle a encore au travers de la gorge le fait que tu ait voulu lui faire bouffer les pièces du Nagô !
 -  Fais donc, avec un peu de chance je n'aurais pas dépérie entre ton départ et ton retour !

Fulminante, c'est une Mor'Medras prêt à tout pour s'éviter une nouvelle période à problème qui s'en alla pour aller rejoindre le Chemin de Cristal, cherchant à rapidement prendre contact avec la plus jeune des résidentes pour voir si son naturel et sa nature directe et cinglante n'aurait pas le miraculeux pouvoir de secouer un peu la dirigeante du domaine, car devoir supporte ses jérémiades allait bien au delà de ses capacités à la patience. Restant ainsi dans un calme parfait, Sulfure ne manqua pas de regarder autour d'elle avec cette air fatigué, comme si elle supportait en cet instant le poids de toutes les âmes qui avaient eut le don de voyager dans son donjon, et d'y périr dans les plus atroces et incroyables souffrances qu'il était concevable d'imaginer quand l'on se permettait de passer au delà des portes permettant d'accéder aux différents chemins d'Ahn Ak'Thar. Mais cela bien sur tenait plus du caprice, comme le prétextait la succube, que du véritable ennui, Sulfure seule n'en était pas consciente, et se trémoussant légèrement sur son trône, faisant cliqueter l'or qui se trouvait à ses poignets et ses chevilles, elle ne manqua pas de se poser ces quelques questions fatidiques, qui lui revenaient à chaque fois qu'elle se perdait mollement dans cette dépression d'opérette : Qu'est-ce qui saura trouver son attention, et la tiré de l'ennui mortel qui l'étreignait en toute circonstances ? Quel objet de valeur, quel divertissement fortuit, quel autre découverte merveilleuse allait-elle faire au travers de son désarroi au point qu'elle en comprenne les moindres secrets durant les quelques mois qui allaient s'ensuivre ? Elle n'avait pas foncièrement de réponses à cela, mais elle attendait cette surprise avec la plus vive des impatiences.

Peut-être pouvait-elle chercher à créer une nouvelle espèce végétale tiens ? Un truc qui serait capable de cracher des flammes, et d'avoir une gueule capable d'englober un être humain entier d'une seule bouchée, afin de le transformer par un procédé inexplicable en une pièce massive d'or pur ? Mouais non, l'esthétique qu'elle avait en tête à cette idée ne ressemblait à rien de sympathique, et ferait même tâche dans son domaine. Peut-être, alors, devrait-elle plutôt se tourner vers des buissons émeraudes, qui lui permettraient de protéger de la vue des potentiels aventuriers les nombreux danger qui se trouvent dans son domaine, mais qui auraient l'avantage d'être tranchée par l'épée du valeureux et purs combattant, afin de laisser à la place quelques récompenses. Une rosée d'émeraude serait fantastique tiens ! Mais paradoxalement terriblement stupide, parce que si elle offrait ainsi l'accès à de telles richesses à l'intérieur même de son domaine, il n'y avait plus aucune raison que quelques idiots bornés attirés par la richesse n'accepte de faire le chemin jusqu'aux profondeurs les plus dangereuses d'Ahn Ak'Thar, ils se contenteraient simplement de rentrer à l'intérieur des lieux, et finalement, de couper quelques brindilles peu menaçante pour récolter suffisamment de rosée précieuses pour pouvoir vivre des millénaires sans avoir à se soucier de leurs revenus. Non encore une fois, cette idée était tout simplement indigne de sa personne, décidément cette peine qui l'épuisait moralement avait aussi le don de réduire à néant ses capacités réflectives. Non finalement peut-être que tout ce dont elle avait besoin, c'était le genre de trucs qui se trouvait devant elle, un vieux majordome portant une lettre ... un vieux majo... QUOI !?

 -  Qu'est-ce que tu fais ici, intrus !? Je ne crois pas avoir donnée la moindre consigne pour laisser quelqu'un entrer en ces lieux ! Présentes toi immédiatement !
 -  Toutes mes excuses. Je suis Arlecchino, et je viens vous apporter ceci, de la part de ma maîtresse.

Il tendait une lettre à l'apparence soigneuse, et ce fut avec un air presque surpris que Sulfure se leva lentement, avant de descendre les quelques marches menant à son trône pour s'approcher de l'étrange intrus, sans jamais ne le perdre des yeux. A la moindre petite erreur de sa part, il était certain qu'elle le pulvériserait, elle n'avait pas la nature d'une personne clémente, et n'appréciait pas beaucoup la surprise d'avoir été prise de court dans son propre bastion par un être sortit de nulle part, mais pourtant l'homme ne fit que tenir la lettre des deux mains, la tendant devant lui avec une certaine forme de politesse qui ne fut pas sans plaire à la femme, qui aurait presque le désir de le faire se présenter à Mor'Medras pour qu'elle apprenne quelques comportements digne d'un serviteur dévoué à son supérieur. En tout cas, elle s'approcha avec méfiance, mais sans crainte, et rejoignit l'homme pour finalement tendre la main vers le délicat papier, et le lui prendre légèrement sans que le majordome ne semble se déplacer, attendant peut-être simplement qu'elle ait prise conscience du message contenu dans les quelques lignes qui transparaissaient à la lumière vive et ésotérique de la salle principale. Très bien, elle fit un signe léger à l'homme, l'invitant à se reculer juste un peu, afin que sa concentration dans sa lecture ne vienne pas lui donner de mauvaises idées, puis ouvrit le papier pour finalement en lire les fines écritures, les déchiffrant sans mal malgré la différence avec sa langue natale, pour finalement rougir légèrement au bout de cette lettre proprement indigne, laissant l'ennui au second plan, tandis que son ire commença à rayonner dans la pièce, les plantes des lieux se rétractant, et les racine grinçant d'angoisse face au regard courroucé de Sulfure :

Salutation à vous, très honorable plagiériste.
Je me présente, Valoria Wolfcrone, magicienne et maîtresse de donjon extraordinaire. Je suis plutôt déçue d’avoir eu vent de votre manque d’originalité et j’ai bien peur que pour cette insulte envers ma personne, je n’aie que d’autres choix que de prouver ma supériorité par la force. Vous êtes donc cordialement invité aux coordonnées si jointes pour discuter des conditions de votre abdication inévitable. Cordialement et bien à vous, veuillez agréer de mes salutations les plus distinguées. Love, Valoria Wolfcrone.


 - ... Est-ce que vous venez, sérieusement, de me déclarer ouvertement la guerre ? Parce que pour être tout à fait honnête, je ne suis pas vraiment dans l'optique d'accepter ainsi pareille offense !
 -  Je ne suis là que pour délivrer ce message, madame.
 -  Eh bien alors retournez auprès d'elle et prévenez là : J'arrive immédiatement, et je compte bien lui rappeler que le minimum de politesse est requis pour parler à autrui ! Allez filez, je ne veux plus vous voir dans mon domaine !

Cette connasse voulait la guerre ? Très bien ! Elle attendit que le majordome s'en aille, et prit de son coté une de ses plantes pour pouvoir y concentrer son énergie, et l'envoyer sur le trône, à sa place, avec un message simple à faire parvenir à ses chères consœurs quand elle viendront à rejoindre la salle principale du donjon. Sitôt cela fait, elle ne manqua pas de palier au manque clair de protection de son domaine, et tissa immédiatement l'énergie des lieux pour produire un énorme bouclier anti-magie autour de l'énorme forme rocheuse abritant Ahn Ak'Thar, afin de s'assurer que la prochaine fois que quelqu'un voudra s'adresser à elle, il devra le faire depuis le pied de l'à-pic montagneux, et non en se téléportant directement au coeur de son donjon. Ses préparatifs fait, elle se concentra, et se mit lentement à se fondre dans le sol, laissant son corps disparaître lentement à l'intérieur du flux vital du désert, s'enfonçant dans la terre, touchant du doigt les rivières souterraines, puis se déplaçant immédiatement en direction du point de rendez-vous, à une vitesse faramineuse. Il n'y avait plus d'ennui pour elle, il n'y avait plus de dépression, de tristesse maussade. Non, elle en voulait clairement à la personne qui venait ainsi de lui cracher au visage, et elle allait lui faire comprendre qu'on ne se moquait pas impunément d'elle. Et pendant qu'elle défilait dans un état de semi-conscience à l'intérieur même de la vie de ce monde Terran, ses alliées de toujours parvenaient tout juste à la salle du trône, Mor'Medras observant celui-ci vide avec une certaine crainte, tandis qu'Amalia commençait sérieusement à se demander ce qu'il se passait, jusqu'à ce que la fleur posée négligemment là vienne à parler avec un ton furieux :

 -  Bonjour, bonsoir, je sais pas quand est-ce que vous allez revenir. Mais vous pouvez retourner à vos postes, ne vous en faites pas pour moi, je suis juste partie bottée le cul d'une petite connasse prétentieuse, ou l'humilier, c'est selon, et serait de retour sans trop attendre. Si vous voulez vous rendre utile, se trouve dans la pièce un message que je souhaites que vous carbonisiez immédiatement. Avec plein d'amour, votre chère Sulfure.

- - -

Une fois arrivée à destination, elle sortit de terre immédiatement, emportant avec elle les racines, le bois, et les roches des environs pour s'extirper du sol en grands pompes, assise sur un trône végétal qui l'accompagnait dans sa montée, jusqu'à ce que la solide pierre des fonds terrestres ne viennent elle aussi consolider son assise, produisant une assises aux formes insolites, mais relativement esthétiques. En revanche, la dame de vie n'avait pas du tout prévue qu'il fasse aussi froid en ces lieux, et elle prit vite le partie d'user de la force vitale des racines autour d'elle pour créer deux loupiottes d'énergie au bouts des accoudoirs végétaux, lui permettant ainsi de profiter d'une certaine vision dans le crépuscule de plus en plus important, ainsi que d'une douce chaleur lui permettant de ne pas se soucier de la température ambiante, malgré son habillage des plus légers. Sa peau halée contrastait avec le blanc de la neige, et les symboles qui parcouraient son corps s'illuminaient sous l'effet de l'utilisation de sa magie, et de sa relative fureur. En face d'elle, sur un trône des plus macabre, se tenait l'horrible connasse qui avait osée la provoquer, et même si son teint cendreux, ses courbes élégantes et remarquable, ou son air étrangement assoupi lui offrait un charme qui aurait sûrement le don d'offrir à plus d'un aventurier une érection plus qu'exploitable. Mais la colère, le saint ire de la maîtresse d'Ahn Ak'Thar l'empêchait tout simplement de remarquer la beauté de son adversaire, et elle s'exprima immédiatement, sans le moindre détour, avec un ton impérieux, afin de faire entendre son mécontentement :

 -  Mes félicitations, tu m'as tirée hors de chez moi ! Je vais prendre juste le temps de me présenter, Sulfure, et passablement celle qui vas rapidement te mettre une branlée pour ton insolence ! Soyons désormais clair, ton message est une insulte, et je ne compte pas laisser cela impuni. Que comptes-tu faire, hein ? Me provoquer en duel ? Tenter de me menacer de raser mon territoire ? Chouiner dans mes jupes que c'est trop injuste ? Vas-y, je t'écoutes !
« Dernière édition: Avril 10, 2017, 12:11:45 par Darthestar » Journalisée

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