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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Escapade royale [pv]  (Lu 464 fois)
Hegeria Moriarty
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« le: Octobre 12, 2016, 10:31:16 »



*

- Ne faites donc pas si mauvais minois. Le prince Cael est un excellent parti, princesse. C'est un homme parfaitement éduqué, d'un goût certain. Il jouit d'une excellente réputation et, qui plus est, est fort joli garçon.
- Oui, Naan, je n'en doute pas...

Accoudée à la partie vitrée de la portière de son calèche, la princesse Opale Gloire-Etoile laissait reposer son fin menton sur le dos de sa main, le regard flânant sur la route ensoleillée de cette magnifique journée d'automne. La contrée de Melynas, en cette saison, était tout simplement magnifique. Tout y semblait calme et serein, comme si la folie du monde n'existait plus dans cette bande territoriale neutre entre la patrie elfique d'Opale, Syl-Helsaïnn, et le royaume de Paravel vers lequel elle se dirigeait à bonne allure. Un trajet long mais tranquille qui la séparait de la première rencontre avec son futur mari, le prince Cael. Un homme sûrement aussi bien que le dépeignait avec enthousiame Naan, la servante personnelle d'Opale. Peut-être l'homme idéal... Mais surtout, pour la divine princesse, l'homme que la politique et les choix de son père lui avaient imposé.
Cet état de fait la minait et même le somptueux paysage de Melynas qui défilait au fil des kilomètres parcourus ne parvenait pas à lui rendre son beau sourire.

Opale n'était pas d'accord avec la destinée qu'on lui imposait, mais Opale n'était pas une rebelle dans l'âme pour autant. Fille unique de la lignée royale de Gloire-Etoile, elle avait été éduquée de façon à devenir la plus noble des épouses qu'on pouvait imaginer. Aussi belle que racée, cette elfe pour qui des hommes abandonnaient foi et logis n'était pourtant pas froide ou inaccessible. Le peuple aimait son caractère jovial et généreux, comme il aimait à dire que sa princesse était la plus belle chose qui existait à travers Terra. Une étoile divine incarnée dans la chair, le désir charnel sous sa forme la plus gourmande. Oui, Opale était belle. A s'en damner. Elle le savait mais se refusait à en jouer. Les hommes -et les femmes- ne présentaient aucun intérêt pour elle. Trop facilement, ils préféraient voir le contenant sans prêter une quelconque importance au contenu. Et Opale se sentait plus objet que femme, elle qui ne rêvait que de l'amour pur et sincère dont on abreuvait les contes que sa vieille nourrice lui racontait.
Le mariage imposé avec le prince Cael, aussi charmant que ce dernier pouvait être, était donc une terrible souffrance. Une insulte qui la blessait. "Il s'agit de raison d'état", avait argué son père. "Tu n'auras guère de mal à lui plaire et tout ira bien !", avait enchérit sa mère.

L'attelage s'arrêta et le capitaine de l'escorte vint taper à la portière de la calèche. Comme beaucoup, il peina à s'adresser à sa princesse directement dans les yeux. Inévitablement, les regards se perdaient sur les affriolantes profondeurs de son décollété. Ce n'était pas un vice que d'en porter, malgré son imposante poitrine et l'effet que la chose donnait à ses seins : pour Opale, c'était un test préliminaire. Peu réussissaient à le passer haut la main.
Le capitaine signifia que le petit convoi s'arrêtait un temps pour nourrir les chevaux et les rafraîchir. Naan s'en égaya et descendit pour aller préparer à sa princesse une petite collation (ce qui serait parfait pour aller flirter discrètement avec l'un des gardes), tandis qu'Opale ne semblait que peu se soucier de l'arrêt. Au moins lui faisait-il gagner quelques minutes de pseudo liberté.

Ses beaux yeux se perdirent dans les bois environnants. Il serait s'y facile, de mettre fin à cette agonie ! Même si elle avait toutes les chances de finir rattraper, ce serait un beau pied-de-nez à ceux qui prétendaient la contrôler. Ce serait si facile, oui...
...
...et si ?

Ses lèvres pulpeuses se réhaussèrent d'un sourire et elle quitta à son tour la calèche, relevant sa robe pour que le bas ne traîne pas à terre. Opale embrassa l'endroit des yeux et vit que les gardes étaient tous autour de la petite tablée que préparait Naan, aidée de son prétendant. Rassemblés ? Parfait ! Il ne manquait qu'une personne, dont elle se mit en quête aussi tôt pour la trouver à rôder non lon -probablement à s'assurer que le convoi n'était pas suivi et que l'endroit était sûr.
Il s'agissait de sa garde du corps. Une de ses rares amies sincères, en plus d'une personne fiable. La pauvre avait enduré quelques colères du roi pour avoir laissé Opale l'entraîner dans ses frasques de jeunesse. Jamais elle ne l'avait laissé tomber pourtant. Aussi régulière que le soleil qui succédait à la lune, la guerrière lui revenait invariablement. C'était cela qui lui avait valu le surnom affectueux par lequel Opale l'apostropha en lui adressant sa moue la plus enfantine.
Ce qui n'était jamais très bon.

- Dis, mon Hirondelle, tu me suivras où que j'aille ?

Un sourire tendre plus tard et elle lui soufflait d'autres mots à l'oreille.

- Car je veux m'en aller sans plus attendre...

Puis elle se tourna vers le groupe. De ses lèvres s'échappèrent quelques mots d'elfique alors que ses doigts graciles traçaient dans l'air quelques symboles lumineux en direction du groupe. Quelques gardes relevèrent la tête par l'étrange manège de la princesse, intrigués, une fraction de seconde avant que le sort ne soit terminé. Une exclamation s'éleva de la bouche d'Opale et un claquement sec retentit dans une explosion de lumière qui sembla durer quelques courts instants. Quand la luminosité revint à la normale, Naan et les gardes étaient figés sur place et présentaient des visages pétrifiés dans d'amusantes expressions de surprise.
Opale ne perdit pas de temps (enfin, un peu, pour s'amuser des traits de certains) et attrapa les rênes du premier cheval venu. N'hésitant pas à relever entièrement sa robe pour grimper en selle, la princesse se tourna ensuite vers l'Hirondelle et lui tendit la main.

- Viens, dit-elle simplement avant de lancer l'animal au galop, riant aux éclats de cette liberté fraîchement acquise.
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Vanessa White
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Agente du S.H.I.E.L.D
« Répondre #1 le: Octobre 21, 2016, 05:42:40 »

Monoke, que l’on surnommait Hirondelle pour plusieurs motifs tant poétiques que guerriers, était une femme dont la principale mission était de veiller sur une princesse. Une véritable bénédiction tombée du ciel dans un royaume prospère. Un écrin en diamant pur, dont la pureté surpassait le plus rare et le plus précieux des matériaux de la planète. La princesse Opale Gloire-Etoile. En cette journée d’automne, elle et sa garde étaient en route au sein d’une calèche, accompagnées d’un véritable cortège pour aller à la rencontre d’une personnalité influente.

Un prince. Le prince Cael, futur parti de la princesse. Elle fut promise à cet homme, dont on n’arrêtait pas de vendre les mérites à tout vas. Un homme qui était le futur époux de la princesse. Un mariage par intérêt décidé par les parents d’Opale, prétextant qu’il s’agissait d’une raison d’Etat. Monoke n’avait aucun droit de remettre en cause cette assertion, mais elle connaissait suffisamment la princesse pour connaitre son avis sur la question. Monoke et Gloire étaient de grandes amies. Elles étaient liées par une relation sincère et unique, mêlant à la fois amitié et instinct presque maternel pour la garde du corps. Opale était la femme qu’elle devait protéger à tout prix et ce depuis qu’elle était au service de la famille royale.

Elles avaient beaucoup de passif entre elles … La garde se souvenait des fois où le Roi l’avait grondé car elle s’était laissée entrainée dans les folies de jeunesse de sa fille. C’était le rôle de Monoke de la protéger, mais elle n’avait pas su résister à cela. D’ordinaire calme, sage et patiente, elle succombait parfois à la malice d’Opale pour la suivre. Même si là encore, elle agissait au fond par instinct de protection. Au moins si elle suivait Opale, elle serait sûre de sa sécurité. En ce jour elles étaient donc en route, jusqu’au moment où la calèche s’immobilisa. Le chef de l’escorte déclara qu’il fallait faire une pause pour nourrir les chevaux. Du coin de l’œil, Monoke remarqua que la malicieuse princesse était déjà exaspérée par ce voyage et par l’idée dont il était l’objet.

Elle la remarqua pointer son nez en dehors de la calèche et sentit immédiatement quelque chose. Quand Opale commençait à agir ainsi, c’est qu’elle avait un mauvais plan derrière la tête. Un plan à s’attirer à nouveau les foudres du Roi ! Pour autant elle ne dit rien, l’observant discrètement. Quelque chose se tramait. Elle ne dut pas attendre bien longtemps avant de connaitre le fin mot de l’histoire ; la douce princesse s’approcha d’elle et lui posa une question curieuse, avec une moue qui en disait long. Un sourire malin se dressa sur les fines lèvres de Monoke, qui décida de jouer un peu son jeu. « Tu m’as baptisé ainsi, noble Princesse. Tu en connais la réponse. » Lui répondit-elle, signifiant donc qu’elle serait toujours là à ses côtés.

La suite fut un peu moins convenue. Opale usa de sa magie pour prendre par surprise les gardes, en les pétrifiant temporairement. Tout était allé si vite, même pour Monoke qui ne sut quoi dire ou faire en voyant la scène. « Opale ! Mais que fait-tu ?! » S’exclama-t-elle, voyant que la princesse à la forte tête chevaucha ensuite un cheval et lui tendit la main. Vu ce qu’elle lui avait susurré à l’oreille plus tot, la garde comprit ce qu’elle désirait faire. Quelque chose d’insensé ! Quelque chose d’irréfléchi qui allait très certainement remonter aux oreilles du Roi … Mais comme d’habitude, Hirondelle n’avait pas le choix et devait s’assurer de la sécurité de la princesse. « Je n’ai pas le choix je présume … Votre père va encore nous tirer les oreilles. » Déclara alors Monoke, sur un ton fataliste, mais emprunt à la malice.

Elle saisit la main de son amie et monta sur le cheval, se plaçant donc derrière elle. Où est-ce que cette folie allait les mener toutes les deux ?
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Hegeria Moriarty
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« Répondre #2 le: Novembre 06, 2016, 04:59:44 »

Lancé au galop, l'étalon brun que chevauchaient Opale et Hirondelle filait à vive allure à travers le paysage d'automne. Le puissant coursier ne semblait pas souffrir du poids plume des deux jeunes femmes qui le montait et se contentait de courir à travers les bois. Rapidement, le camp rapidement établi par les gens de la princesse ne fut plus qu'un petit point dans le lointain et en vint à disparaître tout à fait au détour d'un virage brusque entre deux talus. Aussi inconsciente qu'elle était maintenant libre, Opale de Gloire-Etoile riait à pleins poumons. Ce qu'elle ferait plus tard ? Elle n'en savait rien. Elle ne s'était pas posé la question, en vérité. Ce dont elle était sûre, c'était de la nécéssité qu'il y avait à fuir son royaume sans s'enfoncer dans celui de son prétendant. Partir en cavale vers le sud, c'était filer vers l'inconnu. Seule, Opale se serait peut-être ravisée après quelques centaines de mètres. Terra était pleine de dangers, de monstres sanguinaires et autres endroits douteux, elle le savait bien. Mais Monoke était avec elle, comme la charmante elfe l'avait espéré. Sa garde du corps suffirait certainement à assurer une route sûre vers... vers n'importe quelle destination. Avant que le sort lancé sur sa suite ne se dissipe, Opale serait déjà loin.

Afin d'économiser le coursier, la princesse le fit ralentir en tirant sur les rênes. L'avance était assez importante pour qu'elle puisse se permettre cela, et elle avait bon espoir de pouvoir encore gagner du temps par la suite. Elle avait changé de direction plusieurs fois pour perdre d'éventuels poursuivants, avait donné la pleine course de l'animal pendant plusieurs minutes. Il était temps de faire le point et de décider de la marche à suivre. Ainsi, stoppant l'animal à proximité d'une rivière, Opale en descendit. Une fois à terre, la princesse se mit à gémir en se massant les fesses.

- On est bien trop mal assis sur un cheval. Ne peut-il y avoir de moyen de transport plus confortable ?


Resplendissante dans sa liberté nouvelle, Opale adressa un superbe sourire à Monoke avant de commencer à relever sa lourde jupe. Elle parvint après un temps à dévoiler le fuselage parfait de ses longues jambes, la cuisse ferme de l'une d'entre elles présentant une jarretière coquine qui tenait en place un rouleau de parchemin dont la princesse se saisit avant de le dérouler. Elle approcha de Monoke et lui montra son trésor : une carte de la région, sûrement acquise en charmant quelques bibliothécaires du château.

- Aide moi à nous retrouver là-dessus, mon Hirondelle. Je veux rejoindre Nexus, même si la route sera longue ! Ce n'est pas très grave. Il faut que nous changions de cheval et moi de vêtements pour ne pas trop attirer l'attention des paysans. Tu crois qu'on peut trouver un village dans les environs ?


En lisant la carte, Monoke se retrouverait peut-être sans trop de mal. Melynas n'était guère un grand territoire et somme toute bien peu mystérieux. Opale avait choisi, volontairement ou pas, de rejoindre les montagnes qui séparaient confortablement la contrée tranquille des plus douteuses Landes Dévastées. Fort heureusement, le chemin jusqu'à ces territoires hostiles s'étalait encore sur plusieurs jours. Peut-être trouveraient-elles des relais de voyageurs sûrs ?
Une chose dans toutes ces inconnues était néanmoins des plus certaines : la pétillante princesse n'avait aucunement l'intention de revenir sur sa décision et de mettre fin à sa fugue. Elle était bien trop décidée pour ça, comme le démontrait son empressement à dresser des plans abracadabrants en parcourant la carte du bout de son index à l'ongle soigneusement manucuré.

L'aventure tendait les bras, et Opale comptait bien s'y réfugier sans hésiter un seul instant !
Journalisée

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