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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Le destin de l'Élue [Pv]  (Lu 1820 fois)
Louane Fox
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« le: Septembre 07, 2016, 04:20:57 »




Le destin de l’Élue



Bourg-des-Tours, comme son nom l'indique, est une ville fortifiée et pourvue de nombreuses tours. Ville discrète et calme d'environ 100 000 habitants elle est construite autour d'une rivière appelée La Fraîche. La ville est connue pour son immense marché hebdomadaire qui attire de nombreux marchands étrangers et touristes. La ville est aussi très fière de son grand pont de pierre, un des plus beau de la région, baptisé joliment le Pont Charmant. Ses rues animées sont pavées et souvent constituées de petits escaliers permettant de circuler dans le bourg construit en partie sur une colline.
La vie y est plutôt agréable et le climat se montre plutôt clément, biens que chaque année, la ville soit souvent menacée par la crue de La Fraîche lors de la saison des pluies.

C'est dans cette bourgade et plus particulièrement dans son orphelinat, que grandit une jeune fille à qui on avait donné le nom de Soleïa. Personne ne su jamais qui avait déposé la petite sur les marches de l'établissement alors qu'elle n'avait que trois mois, mais elle fut bien vite accueillie parmi les religieuses qui s'occupaient des autres enfants orphelins. Elle grandit vite et bien. Petite fille curieuse de tout, polie et généreuse, elle avait beaucoup d'amis et les dames de l'orphelinat l'aimaient beaucoup. Elle était d'un naturel très souriant, sauf lorsqu'un couple se présentait pour adopter l'un ou l'une de ses amis qui devait alors partir à tout jamais. Le cas de Soleïa était assez particulier, raison pour laquelle aucune famille ne voulait d'elle. Bien qu'elle soit dotée d'une grande beauté, ses yeux étaient d'un rouge flamboyant, si bien que certains médisants murmuraient qu'elle était la fille d'un démon.

Lorsqu'elle atteint l'âge de seize ans, elle trouva un petit boulot chez un marchand de bougies. Elle créait et fabriquait alors des bougies aux couleurs et aux senteurs agréables sous le regard bienveillant de son employeur qui lui trouva un don indéniable. Cependant, elle résida encore deux ans à l'orphelinat avant d'avoir économisé assez d'argent pour louer une petite chambre au-dessus de la boutique.

On la connaissait bien à Bourg-des-Tours et les gens la surnommait « la petite chandelière » quand d'autres, moins sympathiques, l’appelaient « la succube ». C'est vrai qu'elle en faisait tourner des têtes, les hommes et les jeunes garçons de son âge se retournaient bien souvent sur son passage et certains venaient souvent faire un tour à la boutique et acheter la première bougie qu'ils croisaient, rien que pour pouvoir la regarder et lui parler. Mais Soleïa était une jeune fille assez timide de ce côté là et qui était peu sensible au charme intrusif de ces messieurs.  

La belle chandelière était partie pour vivre une vie paisible et agréable. Ses bougies aux parfums délicieux étaient adorés partout dans la ville et même au-delà. Tout le monde aimait ses créations et le marchand, propriétaire de la boutique, s'en frottait les mains. Même le Seigneur de la ville lui commandait ses créations !

Ce jour-là, en plein hivers, alors que les premiers flocons tombaient sur la ville, Soleïa s'était préparée à vivre une journée comme les autres. Elle s'était levée tôt, avait fait sa toilette et avait enfilé une petite robe bleue et un tablier blanc qu'elle noua soigneusement autour de sa taille fine. Une fois prête, elle attrapa un panier d'osier et se rendit au marché, comme chaque semaine le même jour. Elle prit son temps ce matin-là, discutant avec quelques passants qu'elle connaissait bien tout en achetant les herbes, les fleurs et la cire d'abeille qui lui servait à créer ses bougies. Elle prit également de quoi déjeuner pour elle et son patron.
Une fois son panier plein, elle retourna à la boutique et mit un peu d'ordre avant de l'ouvrir au public. Comme les clients ne se pressaient pas encore à cette heure-là, elle en profita pour aller à l'arrière-boutique pour fabriquer de nouvelles bougies.

Jamais Soleïa n'aurait pu se douter que sa vie basculerait ce jour-là...
« Dernière édition: Septembre 07, 2016, 04:29:28 par Louane Fox » Journalisée


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« Répondre #1 le: Septembre 08, 2016, 12:09:48 »

A cette heure où la ville s'éveille, les rues ne sont pas toutes remplies. Les enfants commencent à se réveiller, les marchands à ouvrir leurs étals, mais à par cette présence et ce bruit familier, Bourg-Des-Tours semble vidée de sa population. Dans les rues étroites et tortueuses, difficile d'avancer à plus de 2 ou 3 de front sans gêner tout le monde. Profitant de cette faible densité, un homme marche au milieu de la rue. Il n'est pas le plus grand, mais dépasse aisément la majorité des habitants. Ses épaules larges, sa démarche assurée et ferme, même dans des rues gelées, humides et enneigées, ainsi que son grand manteau à col de fourrure indique un noble, même si la rudesse des traits de son visage fait plus penser à un travailleur manuel.

Il n'a aucune arme, mais l'oeil avisé peut voir des plaques d'armures sur ses avants bras et son torse, ainsi que des genouillères en acier. L'équipement d'un guerrier. Mais le guerrier aux yeux bleus perçant n'a pas l'âme à le guerre. Pas encore. Son regard concentré caresse les plaques de bois sur la devanture des magasins, qui annoncent fièrement le nom des boutiques, parfois avec un jeu de mot à faire soupirer le plus ringard des coiffeurs. Il ne s'était pas attendu à ce que l'Elue soit dans une aussi grande ville. En général, les élu(e)s sont toujours dans des petits villages paumés, à garder des moutons. Mais au moins, dans une aussi grosse ville, les chances de passer inaperçues étaient faibles.

Il vit enfin le magasin qu'il cherchait. Une boutique de bougie. Après avoir vérifié que le nom coincidait bien avec celui écrit sur un bout de papier, qu'il rangea dans les plis de sa cape, l'homme entra dans la boutique.

" Bonjour. "

Le propriétaire de la boutique, un homme assez âgé, aux cheveux gris et à la moustache épaisse, jeta un oeil assez méfiant envers l'inconnu, qui avait l'air d'être ici pour tout, sauf acheter une bougie. Il lui demanda cordialement, pour quelle raison il était ici.

" Je suis ici pour voir votre employée. Soleïa. "

L'homme se raidit. Son instinct lui disait que quelque chose ne tournait pas rond. Cet inconnu ne lui inspirait pas confiance. Il tenta de bluffer.

" Je vois pas ce que..." il se tut alors que l'inconnu déposa sur son comptoir un objet reconnaissable entre milles. Un sceau. Pas un sceau royal, non. Pire. Un sceau du cercle Orboros, cet ordre de druides légendaire à l'autorité suprême, allant au delà des nations, et dont posséder le sceau était un signe d'autorité encore plus fort que ramener une demi-douzaine de rois avec vous. Il fixa l'inconnu avec respect et terreur, voyant qu'il avait déjà sorti une lettre.

" Sous l'autorité et les ordres de notre bon roi Leto, et le soutien de l'impératrice Sélène, du patriarche Krueger, du roi Vinter et du seigneur de guerre Toruk, moi, Baron de Bourg-Levant, donne au possésseur de ce décret toute l'autorité et les moyens nécessaires dans le cadre de la recherche de la jeune Soleïa.
" En dessous se trouvait la signature du baron, ainsi qu'un cachet de cire. Le boutiquier déglutit.

" Vous... vous n'allez pas lui faire de mal hein ? C'est une gentille petite... elle n'a jamais fait de mal à personnes. Ne me dites pas que c'est une fille de démon ou quelque chose dans ce genre ? "

" Non. " répondit l'inconnu, décidément avare en révélations et aussi abordables qu'une porte de prison. Il semblait calme, même si une toute petite pointe d'agacement se lisait sur son visage. Il n'avait pas l'air d'être du genre patient. Malgré tout, il ne s'imposait pas, et attendait l'autorisation du boutiquier pour s'avancer.

" Elle... est dans l'arrière-boutique. " dit le boutiquier dans un léger geste d'abbatement, ses épaules affaisées. Une grosse bourse d'or scintillante se retrouva devant son nez, sur le comptoir.

" Pour votre silence et votre coopération. Personne n'est au courant. "

Il entra dans l'arrière boutique, son arrivée déjà annoncée par ses pas lourds sur le sol. Il passa la porte de la pièce où e trouvait la jeune fille, qui lui tournait le dos, prise dans une activité invisible. Ses yeux bleus glissèrent sur les plis de sa robe bleue, sa taille fine et ses longs cheveux noirs. Jeune mais déjà mûre...

" Bonjour Soleïa. Je te cherche depuis longtemps. Prend toi une chaise... j'ai beaucoup de choses à te dire "
« Dernière édition: Septembre 08, 2016, 08:06:44 par Grayle le pérégrin » Journalisée
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« Répondre #2 le: Septembre 08, 2016, 01:53:07 »

Lorrich Galenois, propriétaire de la chandellerie de Bourg-des-Tours depuis 30 ans, était un vieil homme calme et généreux, très travailleur, qui avait toujours tenu sa boutique en solitaire jusqu'à ce que sa vieillesse le rattrape et qu'il ne décide de prendre un apprenti. Ses premières tentatives furent laborieuses. Sans compter le fait que peu de gens s’intéressaient aux bougies, il était souvent tombé sur des personnes incroyablement maladroites ou incapable de comprendre l'art de la fabrication subtile de bougies. Le travail était souvent bâclé et grossier et il redoutait de devoir fermer boutique. N'ayant pas eu le bonheur d'avoir des enfants, il n'avait personne pour lui succéder et la simple idée de devoir vendre sa chère boutique à un inconnu et ainsi la voir remplacée par une vulgaire boutique de souliers ou un bordel lui était intolérable. Ce magasin était toute sa vie et sa plus grande fierté. Alors, le jour où il avait vu cette adorable enfant entrer dans sa boutique et lui demander s'il avait du travail pour elle, il su immédiatement que c'était la providence qui l'envoyait ! Immédiatement, il su qu'elle était la personne idéale. Elle était douce, curieuse de tout, bien éduquée, avait de la conversation et surtout, elle était très habile de ses mains et savait créer des parfums sensationnels. Il s'attacha rapidement à cette demoiselle et prévoyait de lui céder sa boutique à sa mort. Personne d'autre que Soleïa ne le méritait aussi bien.

Alors, lorsque ce jour là un étranger fort intimidant, taillé comme un véritable colosse entra dans sa boutique et demanda à voir la petite, il fut décontenancé. Qu'est-ce que cet homme pouvait bien vouloir à une pauvre petite chandellière ? Trouvant l'individu louche, il tenta tout d'abord de bluffer, se disant qu'il valait mieux faire comme si il n'était au courant de rien. Puis, le colosse lui présenta le seau royal, accompagné d'une lettre officielle du baron de Bourg-Levant. Une goutte de sueur perla sur le front du marchand, visiblement interloqué. Il n'était plus question de mentir désormais. Néanmoins, il s'inquiétait de savoir ce qu'ils lui voulait, craignant qu'il n'ait prit la petite pour l'enfant d'un démon et ne cherche à l'abattre. Mais d'après cet homme froid et mystérieux, ce n'était pas le cas. Alors, à contre cœur, le vieil homme lui indiqua que la jeune femme se trouvait à l'arrière boutique. Le cœur battant, il vit l'individu déposer une grosse bourse d'or pour acheter son silence et se diriger vers la porte au fond de la pièce. Lorsqu'il eut disparut, le vieillard se laissa mollement tomber sur une chaise, ses doigts fins et anguleux tremblotants nerveusement.

~ ~ ~

Soleïa chantonnait joyeusement un petit air pour elle-même alors qu'elle était en train d'écraser une mystérieuse mixture dans un mortier en bois, à l'aide d'un petit pilon, tandis que la cire d'abeille fondait lentement dans un récipient posé sur un feu doux. Confectionner des bougies était toujours pour elle un moment agréable. Elle aimait cet endroit dans lequel flottait en permanence un mélange d'odeurs apaisantes, comme celui de la cire chaude, du miel et de la lavande ou bien celui du genévrier et de la rose. Elle travaillait avec soin et amour, impatiente de voir si cette nouvelle bougie à la fleur d'oranger plairait à  Lorrich et sa clientèle.

N'attendant pas de visiteur, en entendant la porte s'ouvrir, elle pensa tout naturellement qu'il s'agissait de son employeur et se préparait à lui passer le bonjour lorsqu'une voix rauque et inconnue retentit dans son dos. La demoiselle sursauta, son cœur faisant un bond dans sa poitrine, puis se retourna subitement, le bas du dos plaqué contre la table de travail et le pilon toujours à la main. Sa surprise ne s'apaisa guère lorsqu'elle aperçut un homme de forte carrure face à elle, la toisant d'un regard bleu profond. Qui était-il ? Elle ne l'avait jamais vu en ville, elle s'en serait rappelée. Il disait la chercher depuis longtemps et lui avait proposé de s'asseoir pour parler. Visiblement très intimidée, voir effrayée, la délicate chandellière resta un moment sans bouger, comme paralysée. Elle le détailla, faisant rapidement la déduction qu'il devait être un homme plutôt riche et les parties d'armure qu'il portait lui laissait penser qu'il était sans doute un combattant, mais pas un simple soldat. La gorge nouée, elle parvint cependant à demander :

- Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que vous me voulez ?

Réalisant qu'elle avait affaire à un homme important, elle ajouta avec un temps de retard :

-... Messire ?

Elle se demandait bien pourquoi un homme tel que lui la cherchait, elle, une pauvre fabricante de bougies. Avait-elle fait quelque chose de mal ? Elle jeta un regard par dessus l'épaule de l'individu, s'attendant à voir des gardes, mais il paraissait seul. Elle rougit de se montrer aussi impolie et méfiante. Si elle avait observé cet homme, à priori important, elle ne l'aurait certainement pas traité comme un vulgaire bandit.
Avec des gestes nerveux, elle tenta de reprendre contenance en reposant le pilon à tâtons derrière elle et essuya ses mains sur son tablier légèrement souillé par ses travaux.
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« Répondre #3 le: Septembre 08, 2016, 08:20:21 »

Elle était comme il l'avait imaginée. Polie, douce, à l'écoute. Un peu peureuse aussi, mais qui ne l'aurait pas été dans sa situation ? Elle avait un visage pur, sans bouton, cicatrice, ou salissure, sûrement doux comme la soie... et ces grands yeux rouges qui vous absorbait pour ne pas vous lâcher. Son tablier et sa robe, pourtant prudes, ne suffisaient pas pour cacher ses formes, qu'il devinait opulentes, malgré la petite taille de l'Elue. Un visage de jeune fille sur un corps de femme. Une voix douce à désocler une statue de son socle pour 3 tours de terrain et 50 pompes. Un joyaux brut, qui devait faire tourner les têtes, et qui en faisait tourner une de plus. Rien d'étonnant à cela. Elle était l'Elue. Un être bien supérieur au reste des humains, des nains, des elfes, et de lui même.

Lui avait été l'apprenti de la précédente élue. Une grande femme, elle aussi aux yeux rouges et aux cheveux noirs. En revoir une autre, même sous une forme d'adolescente, l'émouvait au plus haut point. Il avait envie de la prendre dans ses bras et l'enlacer, mais il se retint. Elle le regardait sagement, ses mains tachées sur son tablier.

" Le temps presse. Je vais donc devoir être direct. "
dit-il. " Mais assis toi. "

Une odeur étrange, comme celle de la gasoline, envahie la pièce, et une chaise rembourrée en bois pourpre apparut dans la pièce au milieu d'un léger nuage de fumée, sans faire un bruit. Il l'invita à s'aseoir, ce qu'elle fit. Lui, s'adossa contre un mur.

" Tu le sais sûrement, mais des créatures, des monstres, sont apparues récemment. Une poignée pour l'instant, plutot petites. Elles ont déjà causées des dizaines de morts, et tout ca va s'empirer pendant les années à venir. Et oui, ce sont les mêmes créatures que celles de la Première Déchirure."

Il la laissa digérer la nouvelle. La Première Déchirure avait eu lieu il y a plus d'un siècle, et presque la moitié de la population mondiale avait été massacrée par des créatures immondes, dont la taille variait du chien à celle d'un chateau fort. Aujourd'hui encore, les stigmates étaient bien présentes, avec des villages et des villes fantômes un peu partout. La population n'avait jamais retrouvée sa taille d'origine. C'est après l'intervention de l'Elue, une mystérieuse figure rendue indéfinissable et floue par les mythes, que les créatures avaient été repoussées et vaincues.

" Nous savions que ce moment allait venir. Une prophécie nous l'a indiqué. J'ai été chargé de trouver l'Elue. Et cette Elue... c'est toi, Soleïa. "

« Dernière édition: Septembre 08, 2016, 07:46:11 par Grayle le pérégrin » Journalisée
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« Répondre #4 le: Septembre 08, 2016, 01:14:23 »

Qui pouvait donc bien être ce sombre inconnu ? Pourquoi et de quoi voulait-il lui parler ? Comment pouvait-il la connaître ? Tant de questions qui se bousculaient dans la tête de la belle demoiselle. Il n'était clairement pas un client venu acheter l'une de ses créations, sinon il se serait directement adressé à Lorrich. D'ailleurs, quelque chose la laissait penser que tout ça n'avait absolument rien à voir avec ses bougies... Sa réaction fut peut-être un peu exagérée sur le moment, mais elle n'avait pas vraiment l'habitude d'être surprise ainsi en plein travail par un étranger. L'homme était très impressionnant. Il était très grand et de forte carrure, si bien que sa présence intimidante semblait remplir tout l'atelier. Sans compter son accoutrement peu banal, il émanait de lui une aura puissante, presque écrasante et elle pouvait le ressentir, sans trop savoir pourquoi ni comment. Elle se sentait démunie face à lui, comme un petit chaton face à un grand fauve dont les grands yeux pâle ne cessaient de la fixer et de la détailler de la tête aux pieds.

L'homme réitéra sa demande, lui proposant de s’asseoir car il avait des choses à lui dire, mais manquait apparemment de temps. Soudain, les parfums de fleurs et de cire s’évanouirent, laissant place à une odeurs plus puissante et bien moins florale que la chandelière ne sut déterminer sur le coup. Et soudain, une chaise apparue au milieu de la pièce, venue de nulle part. Soleïa sursauta de nouveau sans en croire ses yeux. La magie était un phénomène connu dans ce monde, mais peu de gens pouvaient se vanter de pouvoir la pratiquer, encore moins à ce niveau là. Assister à ce genre de tour n'était donc en rien une habitude pour elle, c'était même la première fois qu'elle était en présence de magie. Alors que l'homme s'adossait au mur d'en face, Soleïa finit par obéir et s'approcha de la chaise, la touchant du bout des doigts, comme pour vérifier s'il ne s'agissait pas d'un mirage. La douceur et la robustesse du bois ne laissaient aucun doute sur sa véracité. Elle s'installa donc dessus, un peu tendue, les mains sagement posées sur ses genoux avant d'interroger l'individu du regard.

Il lui parla alors de la Première déchirure, des monstres qui commençaient à apparaître un peu partout dans la région et ailleurs. Ce cauchemars s'était passé il y a une centaine d'années, si bien que la douce chandelière n'en avait entendu parler que dans les livres ou par des vieillards qui tenaient cette histoire de leurs pères. Des milliers ou des millions de gens étaient mort pendant la catastrophe, décimant une grande partie de la population, rasant des villes entières et laissèrent la plupart abandonnées, en ruine, comme des villes fantômes où personne n'osait jamais se rendre. Un peu partout, on pouvait facilement trouver des monuments ou des pierres gravées en l'honneur des morts. L'humanité ne devait son salut qu'à un être légendaire que certains disait envoyé par les Dieux et qui avait réussit à exterminer la menace. Voilà tout ce qu'elle savait.

Sans trop savoir où elle voulait en venir, elle sortit de son mutisme et dit :

- Oui je... je suis au courant. Ces derniers temps on voit un petit peu moins d'étrangers parce qu'il y aurait eu quelques attaques dans la région. Mais... j'ignorais... que cela recommençait.

Allaient-ils devoir faire face à une nouvelle Déchirure ? A cette idée, la jeune femme eut un frisson d'horreur. Mais... quel rapport avec elle au juste ? Où voulait-il en venir? Elle n'eut guère à poser la question puisque l'homme enchaîna, lui apprenant qu'une prophétie avait prévue les événements et qu'il avait été chargé de trouver l’Élue, l'individu qui allait sauver le monde en somme. Et cette Élue, c'était elle. Les yeux de braises de Soleïa s'agrandirent de surprise.Ce... c'était une plaisanterie n'est-ce pas ?

Estomaquée, la jeune demoiselle ne su que répondre, son regard plongé dans celui de l'homme, comme si elle espérait y lire un mensonge ou une sorte d'amusement qui lui laisserait penser qu'il se fichait d'elle. Mais elle ne vit rien d'autre qu'un voile sérieux et grave. Heureusement qu'elle était assise, car à cet instant, elle se serait sans doute écroulée si elle avait été debout. Devenue pâle, ses lèvres tremblèrent un instant, comme si elle essayait de dire quelques chose, mais ce ne fut qu'au bout de plusieurs tentatives qu'elle parvint à parler.

- C'est... impossible. Je ne suis qu'une chandelière.

Il est vrai qu'elle ignorait d'où elle venait et avait passé de très longues années à se trouver une place dans ce monde. Elle n'avait jamais sue d'où lui venaient ses yeux rouges non plus, mais jamais elle n'avait imaginé avoir une telle destinées. Cela paraissait tellement...
Soleïa ne trouvaient pas les mots pour décrire ce qu'elle ressentait. Elle avait du mal à imaginer que des Dieux aient pu la désigner pour combattre des monstres gigantesques et sauver le monde, elle qui ne savait guère mieux que manier un couteau pour couper quelques tranches de lards.

- Êtes-vous certain... de ne pas vous tromper ?

Et si c'était vrai ? Si c'était-elle ? Allait-elle devoir abandonner son travail, ses amis, sa ville bien aimée de Bourg-les-Tours où elle se sentait si bien et avait mit tant de temps à s'intégrer ? Cette idée l'effrayait, mais pas autant que celle de devoir affronter des monstres aussi grands qu'un palais.
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« Répondre #5 le: Septembre 08, 2016, 08:14:46 »

La jeune Soleïa, ou plutot, l'Elue, n'en croyait pas ses oreilles. Il vit la surprise, la terreur et la panique passer comme des ombres sur son visage, ses petits poings se serrer et son corps se contracter. Elle nia son statut. Il la comprenait. Beaucoup disent vouloir rêver d'aventure, mais passer ses jours et ses nuits à crapahuter et risquer sa vie valait rarement une petite vie tranquille et un bon lit tous les jours. Elle lui demanda s'il était sûr de ne pas se tromper.

" Tes yeux en sont la preuve. Mais tu as raison. On ne peut pas se fier qu'à la couleur de tes pupilles. "

Il bougea, avancant vers elle d'une manière étrange, comme s'il était d'une affligeante lenteur et d'une effrayante rapidité. Un couteau apparu de nulle part entre ses mains, alors qu'une grimace tordait son visage.

" Ca va faire mal. "

Avant même qu'elle puisse réagir, il enfonça le couteau dans le ventre de l'Elue, puis le retira legèrement, pour la trancher vers la gauche, écartant la peau et les chairs, faisant exploser une giclée de sang sur la robe, le sol, les murs et sur sa main. La jeune fille se mit à hurler de douleur et de terreur, tombant à la renverse de sa chaise devant l'homme, qui essuyait avec un flegme déplacé la lame pleine d'un song pourpre et légèrement brillant sur son brassard. Il pouvait l'entendre sangloter et hoqueter. La porte de l'arrière boutique se mit à bouger alors que Lorrich tambourinait à cette dernière, ne comprenant pas pourquoi il n'arrivait plus à l'ouvrir, ne voyant pas le champ de force invisible entourant la porte.

L'Elue perdait du sang. Mais elle ne mourrait pas. En fait, elle perdit de moins en moins de sang et, après plus d'une demi-minute de douleurs atroces, le sang cessa de couleur. La main épaisse de l'homme se porta à son coup, et il la soulevera comme un chaton alors qu'elle glapissait, le visage ravagé par les larmes. Une petite partie de son ventre était découverte. Ce qui était autrefois une atroce balafre était devenu une belle éraflure qui cicatrisait à vue d'oeil. Il la déposa sur la chaise, comme s'il était fier de sa démonstration.

" Je présume que tu es bien incapable de te souvenir de la dernière fois où tu es tombée malade ou à quand remonte ta dernière blessure ? Voir même situer le moindre grain de beauté sur ton corps ? "

Il s'approcha d'elle, et leurs visages étaient tout proches, yeux bleus contre yeux rouges. Le visage de l'inconnu était bourré d'excitation.

" Tu es l'Elue, Soleïa. Un être supérieur qui peut tous nous sauver. "
« Dernière édition: Septembre 12, 2017, 03:47:44 par Grayle le pérégrin » Journalisée
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« Répondre #6 le: Septembre 08, 2016, 09:52:53 »

C'est vrai, il existait bien des gens rêvant d'aventures et de risques en tous genre, risquant leur vie pour sauver des jolies filles en détresse , obtenir de l'or ou encore simplement pour la gloire et la fierté. On voyait chaque année de jeunes garçons tout laisser derrière eux pour partir sur les routes, armés d'une simple hache, d'un bâton ou d'une vieille épée. La plupart mourraient bien vite, tombés dans un piège de bandit ou dévoré par un monstre. La vie en dehors des villes était extrêmement dangereuse et seuls les plus entraînés et les plus courageux parvenaient à survivre. Il ne suffisait pas d'avoir simplement de la bonne volonté et un ego surdimensionné...
En tous les cas, la petite chandelière ne faisait nullement partie de ceux-là, bien au contraire. Elle n'aspirait qu'à une vie paisible et tranquille dans cette ville, à fabriquer des bougies qui rendaient les gens heureux et à prendre soin de Lorrich dans sa vieillesse, comme elle ferait avec un grand-père fatigué.

Soleïa peinait à croire d'être destinée à ce genre de chose. L'homme tenta de lui donner pour preuve ses grands yeux rouges. Elle baissa un instant le regard, penaude. Il est vrai que c'était un détail assez étonnant chez elle et que personne n'avait su expliquer. Les deux médecins qu'elle avait réussit à voir lui avaient tous deux certifié qu'elle était en excellente santé et que cela ne venait pas d'une maladie héréditaire, quand bien même elle était née ainsi. La jeune femme se demandait encore pourquoi les religieuse avait prit soin d'elle au lieu de hurler au démon en croisant ce petit bébé aux yeux flamboyants. Elle n'avait jamais trop osé leur poser la question.

Soudain, l'individu se redressa et s'éloigna du mur pour se retrouver juste devant elle, avec une vitesse telle qu'elle ne vit rien venir. Un masque de terreur déforma son joli visage lorsqu'elle vit le reflet d'une lame sortir de la ceinture de l'homme qui la prévint que cela allait faire mal. Soleïa voulu crier, mais sa voix se termina dans un hoquet de douleur lorsqu'il enfonça sa lame dans son ventre. La belle poussa un hurlement de douleur strident qui envahit la pièce, faisant sursauter et paniquer Lorrich qui était resté à l'accueil. Soudain, Soleïa s’affaissa subitement, entraînant la chaise dans sa course jusqu'au sol où elle s'étala.

Pourquoi ? Semblaient demander ses yeux qui s'emplissaient de larmes. Incapable de parler, elle ne pouvait que gémir et sangloter tandis que le sang coulait abondement, souillant sa robe et son tablier, jusqu'à recouvrir sa main qu'elle plaquait désespérément à l'endroit de la blessure. Elle allait mourir ainsi ? Poignardée dans son atelier ? Avant même d'avoir pu profiter un petit peu de la vie ? Ses joues étaient trempées de larmes alors qu'elle tentait de résister à la douleur et de ne pas perdre conscience. Son autre main griffait le sol, comme un dernier espoir pour se raccrocher à la vie. Elle entendit à peine la porte trembler sous les coups de Lorrich qui tentait en vain de lui venir en aide. En fait, elle ferma les yeux, sanglotant, attendant de pousser son dernier souffle. Est-ce que ça allait être long ? Allait-elle agoniser pendant des heures avant de rendre son dernier souffle ? Son assassin prendrait-il la peine de l'achever ? C'est en se posant toutes ces questions qu'elle réalisa que sa peau tremblait sous sa main, au niveau de sa blessure. Elle remuait bizarrement, comme si quelque chose roulait dans ses entrailles... puis elle cessa de saigner. Les doigts tremblants, elle caressa sa peau du bout des doigts, là où quelques courtes minutes plus tôt s'était trouvée une plaie béante. Mais il ne restait guère plus qu'une fine cicatrice, tandis que la douleur s'estompait petit à petit.

Elle sentit qu'on l'agrippait à la gorge et elle poussa des gémissements terrifiés, paniquée, agrippant le poing du colosse qui l'avait attrapée pour tenter de se dégager. Puis il la déposa tout simplement sur la chaise, avec un sourire satisfait aux lèvres. Perdue et effrayée, elle plaqua ses bras sur son ventre, son souffle entrecoupé par ses sanglots, n'osant même plus lever les yeux sur l'homme qui tentait de lui faire réaliser à juste titre qu'en effet, jamais elle n'avait le souvenir d'avoir été malade et que les petits bobos de son enfance avaient toujours su cicatriser avec brio. De nouveau, elle tâtonna au niveau de sa blessure, mais il n'y avait plus rien. Il ne restait de trace que le sang poisseux sur ses vêtements et sur ses mains. Par quel miracle ? Étais-ce de la magie ? Non... c'était un privilège réservé à l’Élue.

Ses lèvres tremblèrent tandis que l'inconnu approcha son visage du sien pour plonger son regard dans le sien, carmin flamboyant et azur glacé face à face. Sa voix et son regard semblaient ravis alors qu'il lui annonçait être celle qui les sauverait tous. Soleïa sentit une autre larme rouler sur sa joue tandis que la voix de Lorrich retentit derrière la porte.

- Soleïa !! Tu m'entends ma petite ? Je... je vais chercher la garde, tiens bon !

Pendant une seconde, elle ne réagit pas, son regard hypnotisé par celui de l'homme, quand enfin elle reprit un peu ses esprits et parvint à lancer d'une voix faible :

- Non... ça va Lorrich. Je n'ai rien...

Un silence intrigant et pesant s'en suivit tandis que le vieil homme devait sans doute réfléchir au meilleur moyen d'agir. Sans doute lui fit il confiance car on entendit un grognement, puis plus rien. S'il en était allé prévenir quelqu'un ils auraient entendu le carillon de la porte d'entée.
La jeune chandelière reprenait doucement son souffle et se remettait lentement de ses émotions, le visage pâle, puis elle souffla :

- Vous... vous n'étiez vraiment pas obligé de faire ça.

Pendant un instant, elle avait cru mourir ! Remettant de l'ordre dans ses pensées, elle soupira. Alors c'était vrai, elle ne pouvait le nier après cela. Elle était différente. Peut-être... oui peut-être qu'en effet elle était l’Élué. Qui d'autre aurait pu survivre et être soigné ainsi en un clin d’œil, sans l'aide de rien ni personne ? Elle se laissa encore quelques secondes pour récupérer, puis demanda sagement :

- Faut-il que je vous suive ? Que suis-je sensée faire, maintenant ?

Elle pensait que si elle devait partir et quitter la ville, elle devrait prendre des affaires, réunir ses économies. A l'idée qu'elle doive abandonner Lorrich, son cœur se serra. Qu'allait-il bien pouvoir devenir ? Et la boutique ?
Pour éviter de se remettre à pleurer, elle essuya ses larmes d'un revers de sa manche, attendant les indications de l'homme face à elle.
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« Répondre #7 le: Septembre 08, 2016, 11:50:27 »

Coopérative, la jeune fille demanda au vieil homme de ne pas s'inquiéter. Son récent agresseur sourit. Il est tombé sur une bonne fille, sérieuse, calme et obéissante. Elle aurait pu être une immonde peste ou une trouillarde complète, mais non, il était tombé sur une jeune fille aussi belle de corps que d'esprit. Au moins, son apprentissage sera rapide... Néanmmoins, elle lui reprochait ce coup de couteau.

" C'était la meilleure manière de te faire prendre conscience de ce que tu es. Quelqu'un avec plus d'avenir que chandelière. "

Elle lui demanda ensuite ce qu'elle devait faire, essuyant ses larmes.

" Oui, tu va me suivre. Je suis chargé de ton éducation. Tu n'a pas besoin de connaître mon nom. Maître suffira. Ca sera très difficile, très pénible, et tu aura envie de me tuer, mais ce sera pour ton bien. " dit-il sans ambage. " Quand à tes affaires... "

Son index s'égara sur l'épaule de la jeune fille, caressant son bras puis son ventre nu.

" Je te trouverais d'autres habits. Tu n'a besoin de rien, mais tu peux amener un livre ou quelques bougies si tu veux. "

D'un geste, la chaise disparu, et il ouvra la porte.

" Je te laisse le temps de faire tes adieux à Lorrich. Tu ne le reverra probablement jamais, alors profite en bien. Je t'attend ici. "
« Dernière édition: Septembre 08, 2016, 11:58:16 par Grayle le pérégrin » Journalisée
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« Répondre #8 le: Septembre 09, 2016, 12:39:08 »

Soleïa ne pouvait s'empêcher de sentir une profonde tristesse l'envahir. Quitter son foyer serait une épreuve difficile pour elle qui n'avait jamais eu de famille. Certains pourraient penser que cela était plus facile de partir lorsqu'on avait peu d'attaches, mais c'était faux. Et elle le savait mieux que quiconque aujourd'hui. Son avenir n'était plus celle d'une chandelière, il fallait qu'elle le réalise rapidement et c'est ce qu'essayait de lui faire comprendre cet homme, sortit de nulle part pour lui apprendre qu'elle était l’Élue et qu'à partir de maintenant, elle devait sauver le monde contre des monstres destructeurs et meurtriers. Il lui expliqua également qu'il serait personnellement charge de son éducation et qu'à partir de maintenant, elle devrait l'appeler Maître, sans avoir à connaître son nom. Lorsqu'il ajouta que ce serait difficile et qu'il se montrerait dur au point qu'elle puisse avoir envie de le tuer, elle frissonna. Elle préférait ne pas y penser.

L'individu fit courir l'un de ses doigts sur son bras et son ventre nu. Réalisant qu'elle avait sa robe déchirée et se trouvait dans un état embarrassant, elle rougit violemment et tenta d'arranger en vain le tissu. Son Maître se chargerait de lui trouver des vêtements, mais qu'elle pouvait apporter un livre ou des bougies si elle le désirait. Soleïa hocha timidement la tête, signifiant qu'elle avait comprit. Enfin, il ouvrit la porte après avoir fait disparaître la chaise et lui conseilla de dire adieu à Lorrich. Le fait d'entendre très clairement qu'elle ne le reverrait plus jamais lui arracha le cœur.

Le vieil homme était resté prêt de la porte et lorsqu'il vit sortir la petite, le visage éteint d'où persistaient des traces de larmes, sa robe déchirée et recouverte de sang, il devint pâle comme la mort et la prit dans ses bras maigres et tremblants.

- Oh, mon enfant ! Que t'est-il arrivé ?! Regarde dans quel état tu es !

Il se tourna alors vers l'homme encore dans la pièce et le pointa d'un doigt furibond :

- Qu'est-ce que vous lui avez fait ? Comment osez-vous venir faire du mal à cette pauvre enfant, sous mon toit en plus ! En voilà des manières !
- Lorrich...

La voix chevrotante et délicate de la jeune femme l'apaisa immédiatement. Soudain elle l'enlaça avec force, retenant à grande peine ses larmes. Elle avait toujours considéré le vieil homme comme son grand-père et son seul confident et lui voyait en elle la petite fille qu'il n'avait jamais eu. Bouleversé, il la serra contre lui.

- Je vais devoir quitter Bourg-des-Tours et je... je ne sais pas si je reviendrais. Tu as toujours été bon avec moi et je... je ne te remercierait jamais assez.
- Quoi ? Tu vas partir ? Avec ce malfrat, ce... ce malandrin ? Ce brigand ?! Mais pourquoi... ?
- Je t'en prie, ne... ne poses pas de questions. S'il te plaît.

Avec tendresse, elle déposa un baiser sur la joue creuse du vieillard et se détacha de lui, non sans un dernier regard bienveillant.

- J'espère que tu trouveras quelqu'un pour me remplacer et t'aider à la boutique. Adieu Lorrich.

Et sur ce, elle le laissa planté là, planté comme un piquet tandis qu'il tentait de bafouiller quelque chose, mais elle avait déjà prit la porte, ne laissant derrière elle que le doux tintement du carillon et un parfum de fleur d'oranger...

Soleïa passa chez elle pour enfiler une vieille robe propre de couleur noir, comme si elle portait déjà le deuil de son foyer. Elle se lava également rapidement les mains et fourra l'un de ses romans préféré et quelques rares babioles supplémentaire. Son sac paraissait bien vide, mais il était plus sage de voyager léger. Et puis elle désirait ne pas emporter trop de souvenirs avec elle.
Quelques minutes plus tard, elle retourna à la boutique où l'attendait toujours l'homme. Lorrich n'était plus là. Peut-être avait-il préféré noyer son chagrin ailleurs. C'était mieux comme ça. La jeune femme ferma donc la boutique et déposa ses clefs sur le comptoir avant de retrouver son Maître, celui avec qui elle allait devoir partager son existence à partir d'aujourd'hui. La mine grave, elle lui dit :

- Je suis prête.

Elle n'avait pas voulu aller dire au-revoir aux religieuses, elle n'avait pas la force pour d'autres adieux douloureux.

« Dernière édition: Septembre 09, 2016, 12:47:26 par Louane Fox » Journalisée


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« Répondre #9 le: Septembre 09, 2016, 08:19:56 »

Le Maître était resté dans l'arrière boutique pendant que Soleïa faisait ses adieux. Elle n'allait plus avoir beaucoup d'intimité dans les années à venir, alors il préféra la laisser seule pendant les quelques minutes qui lui restait. Errant dans l'arrière boutique, il toucha, examina et regarda les dizaines d'outils et de bougies qui s'y trouvait, humant l'odeur de ces dernières. Il n'y connaissait rien en bougie, mais il fallait reconnaître une chose : elle semblait douée. Les bougies étaient de toutes tailles et toutes formes, avec des décorations plus ou moins travaillées et des odeurs extrêmement variées. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'elle soit aussi douée pour ce qu'il allait lui faire subir...

Il entendit le carillon de la porte sonner, signe qu'elle était sortie. Il ne la poursuivi pas, absolument certain qu'elle reviendrai. Et elle revint, toujours triste et fatiguée, portant une belle robe noire ainsi qu'un sac, dont l'étroitesse laissait penser qu'elle n'avait pas emmenée grand chose. Malgré sa tristesse, elle semblait décidée à affronter son destin.

" Bien. Merci pour ton sérieux. "

Il la prit doucement par le poignet, puis par la main, avec une douceur presque choquante compte tenu de la taille de sa main. Si elle n'était pas petite, lui était grand et large. Elle ne lui arrivait même pas aux épaules, et ses bras étaient presque aussi épais que les jambes de l'Elue. La petite main de Soleïa disparaissait dans la sienne. Il l'emmena dans l'arrière boutique, comme un amant emmenant son amoureuse loin des regards indiscrets. Il sentait sur lui le regard haineux de Lorrich. Cet homme, malgré son amour presque paternel pour Soleïa, avait sans doute du fantasmer plus d'une fois sur elle. La jeune fille n'était pas au courant, mais son odeur et sa simple présence avaient tendance à apaiser, si ce n'est émoustiller les humains autour d'elle...

Il s'arrêta ensuite. Ils se trouvaient face à face, les mains du Maître tenant celles de l'Elue.

" Accroche toi. "

Une odeur étrange, comme celle de la mer, se fit sentir dans la pièce, avant d'être accompagnée par la même odeur que lorsque la chaise avait surgie. Les formes et les couleurs autour d'eux se mirent à bouger et changer, la réalité se tordant de douleur. Puis, ils disparurent, et un kaledoscope de couleurs inconnues fut la seule chose qu'ils pouvaient voir, tandis que l'esprit de Soleïa était harcelé de sensations et de mots inconnus.

Ils arrivèrent. Ils n'étaient plus dans la boutique, mais autre part. Le Maître serra Soleïa contre lui, le temps qu'elle reprenne ses esprits et son équilibre, avant de s'écarter. Mais il n'avait pu se résoudre à lui lâcher la main.

" Bienvenue à la Fin des Temps."

Le ciel était étoilé. Le sol était étoilé. Tout autour d'eux, l'espace, avec au loin des galaxies, des planètes et des étoiles plus ou moins visibles. Le sol était fait en pierre, et les rares murs étaient envahis par la végétation et le lierre. Des colonnes et des statues de style antique se trouvaient un peu partout. Et cette... maison, ou villa, cette habitation indéfinissable, sans mur, et donnant dans l'espace, flottait dans le vide. Quelques pas suffiraient à tomber.

(image d'exemple :  http://i.imgur.com/DgtuGcI.jpg )

" Cet endroit est hors du temps et de la réalité. Tout s'y écoule plus lentement. C'est chez moi, chez nous. Et bientôt, ce sera chez toi. "

Il se mit à bouger, la tenant toujours par la main, caressant doucement ses doigts et sa paume douces comme la soie. Tant qu'elle ne le lui demanderait pas, il refusait de la lâcher. Il lui fit faire le tour du propriétaire. Des portails ronds et dont la texture bleue faisait penser à la mer reliaient les pièces de la Fin des Temps, qui, toutes, flottaient et donnaient dans le vide sidéral. La pierre se disputait à la végétation absolument partout, et l'on pouvait voir quelques minuscules oiseaux ou papillons qui y vivaient, défiant toutes les lois de la logique. Ils croisèrent même un mouton avec tellement de laine qu'il était rond comme une ballon. Il bêla devant eux.

" Je l'ai trouvé ici, un jour. Jamais compris comment il est arrivé là. "

Il lui montra la salle à manger. Une table énorme avec des dizaines de couverts en argent, des armures immobiles montant la garde. Les chaises étaient similaires à celle qu'il avait invoquée, et il en manquait une.

" Je ne peux rien créer. Ce que j'invoque vient de la Fin des Temps. Tu saura faire de même, bientôt. "

 L'observatoire, avec des canapés confortables, des piles de livres et un énorme téléscope braqué sur une colossale planète... la leur. La salle à coucher, avec des tapis et des tapisseries bleues et or, des coffres, des armoires, et un seul lit, assez grand pour trois personnes et faisant penser à celui des princesses dans les contes de fée. Il lui dit d'y déposer ses affaires.

" Je vais t'emmener devant le cercle Orboros. Tu va voir les grands de ce monde. Ne stresse pas. Ils comprendront que tu ne soit pas à l'aise. Mais ils voudront voir l'Elue, pas une petite fille. "

" Déshabille toi. Tu va porter les habits qui te reviennent. "

Il tenait dans ses mains une robe, noire et aux décorations dorées, sans manches et partant en pointe vers le cou. Il était difficile de juger quand à sa taille, mais elle était moulante, et prenait fin à mi-cuisse. Une robe de gala, pas de combat, qui s'enfilait par la jambe, comme une tenue d'escrime. Mais Soleïa, une fois entrainée, n'aurait même plus besoin de vêtement ou d'armure.
« Dernière édition: Septembre 09, 2016, 11:26:41 par Grayle le pérégrin » Journalisée
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« Répondre #10 le: Septembre 09, 2016, 04:30:52 »

Soleïa avait soudain la sensation qu'un poids énorme pesait sur ses épaules frêles, mais tel était bien le cas en vérité, car elle était promise à sauver l'humanité toute entière. Si elle échouait, tout serait fini, tout le monde mourrait par sa faute. Et c'était une chose bien difficile à porter pour une jeune femme innocente de son âge qui, jusque là, n'avait eut guère plus de responsabilité que celle de réussir des bougies parfumées...
A son retour, son Maître la remercia pour son sérieux, puis glissa la main fine de l'ex petite chandelière dans sa main forte et puissante, mais avec une douceur inattendue.Il la conduisit jusque dans l'atelier de l'arrière boutique, puis il se mit face à elle, prenant son autre main. Sans dire mot, elle le regardait, attendant la suite des événements. C'est alors qu'il lui demanda de s'accrocher. Étonnée par ces mots étranges, elle n'eut cependant guère le temps de lui poser une question. L'environnement autour d'eux sembla se distordre et vibrer d'énergie,de plus en plus fort. Effrayée, elle se plaqua contre l'homme et ferma un instant les yeux. Sa tête lui tournait si fort qu'elle craignait d'être malade. Lorsque tout sembla redevenir normal, elle rouvrit les yeux et un spectacle saisissant s'imposa à elle.

Les yeux écarquillés de stupeur et d'émerveillement regardèrent autour d'elle. Ils semblaient perdus au-delà des cieux, parmi une immensité illuminée d'étoiles. Les lieux où ils se trouvaient ressemblaient à un palais de pierres anciennes à ciel ouvert. Stupéfaite, elle ne parvenait pas à détacher les yeux de ce spectacle fabuleux. Si L'homme ne l'avait pas maintenue contre elle, elle se serait certainement écroulée. Ce voyage étrange l'avait secouée, mais bien moins encore que ce tableau magique où elle se trouvait. Les mots de son maître semblèrent bien lointain à ses oreilles lorsqu'il lui nomma l'endroit : La Fin des Temps.
Bouche bée, Soleïa était en prise avec un sentiment étrange, comme si elle se trouvait là où elle aurait toujours du être, comme si tout lui était familier, comme si elle avait déjà visité cet endroit dans ses rêves. Elle ne retrouva ses esprits que lorsque son Maître lui expliqua qu'ils étaient hors du temps et de la réalité et qu'ils s'agissait désormais de leur foyer, là où le temps s'écoulait plus lentement. En fait, le temps lui semblait même comme suspendu.

- C'est... magnifique, parvint-elle à murmurer.

Il lui fit visiter les lieux. Soleïa observait tout avec des yeux de petite fille émerveillée, les papillons et les oiseaux qui voltigeaient mystérieusement autour d'eux, les pierres, la décoration, les étranges portails azurés... et ce mouton adorable qui bêla en les voyant. Un sourire éclaira le visage de la jeune femme qui se promit d'aller faire la connaissance de cette petite boule de laine adorable dès qu'elle le pourrait. Ils visitèrent plusieurs pièces, toutes plus belles et saisissantes les unes que les autres, jusqu'à une chambre ou trônait un grand lit. Soleïe n'en avait jamais vue d'aussi accueillante et chaleureuse. Elle déposa son sac sur un fauteuil et tourna sur elle même, observant tout avec attention. Son Maître lui annonça alors qu'il allait l'amener voir des gens très importants, tout en lui précisant qu'ils voudraient voir une élue et non pas une petite fille. Perdant un peu de son émerveillement ingénu, elle hocha la tête, intimidée. Enfin, il lui demanda d'enfiler une robe, celle qu'il lui tendait.

Curieuse, elle s'approcha et déplia le vêtement devant elle pour mieux la voir. Ses yeux brillèrent de nouveau devant sa beauté et elle s'exclama :

- Oh, mais... elle est bien trop belle pour moi. Heu... merci Maître.

Elle avait conscience de ne pouvoir refuser. Elle ne pouvait de toute manière par se présenter telle qu'elle était devant le cercle d'Orobos. Elle savait d'ailleurs bien peu de chose à propos de cela. Elle alla déposer la robe soigneusement sur le lit, puis s'apprêtait à détacher sa robe lorsqu'elle réalisa bêtement que l'homme était encore là. Elle rougit et se tourna vers lui avant de demander bêtement :

- Est-ce qu'il y a... autre chose ?

Peut-être avait-il d'autres informations ou conseils à lui prodiguer avant qu'elle ne se change. Elle se sentait si maladroite dans cette nouvelle existence. Tout était nouveau pour elle et elle angoissait un peu à l'idée de rencontrer toute ces personnes qui attendaient beaucoup d'elle. Sera t-elle à la hauteur de leurs espérances ?
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« Répondre #11 le: Septembre 10, 2016, 11:26:39 »

" Trop belle pour toi ? " Il en fut presque choqué. Peut-être que Soleïa n'était pas consciente de sa beauté. Il se rappelle qu'en plus, elle était encore jeune. Sa croissance n'était pas finie. Et qu'elle deviendra encore plus belle les mois et années à venir, et sans doute, plus assurée aussi, en supposant que l'entraînement ne la brise pas psychologiquement. " C'est ta robe. Elle est faite pour toi. "

Il s'avanca vers elle, jeune fille perdue et rougissante "Je vais t'aider à l'enfiler. " dit-il avec un ton qui ne souffrait nulle contestation. " Laisse toi faire. " dit-il avec une voix plus rauque que d'habitude. Il avait du mal à détacher son regard d'elle, happé par son magnétisme naturel, et trouvait là une excuse assez pitoyable de la toucher. Il la sentait tendue et crispée alors qu'il détachait les fils de sa modeste robe et faisait glisser cette dernière le long de son corps. Derrière elle, il pouvait sentir l'arôme de ses cheveux, voir ses fines épaules, ses omoplates visibles, ses fesses rebondies, qu'il crevait d'envie de palper, et une lourde poitrine, presque trop opulente pour un corps globalement aussi fin. Elle n'avait plus que ses sous vêtements.

Il eu un flash, dans lequel il lui arrachait ses bas, la plaquait contre le lit, et la violait sans plus de cérémonie, flash qui disparurent heureusement assez rapidement. Il s'écarta d'elle, et se saisit de la nouvelle robe.

" Soulève ta jambe droite. "

Ce qu'elle fit. Il passa alors le bas de la robe, cette dernière étant "fixée" par ce point là. Il l'aida à passer le bras droit dans le trou prévu à cet effet, puis le bras gauche, avant de faire remonter ce qui ressemblait à une minuscule fermeture éclair, sur le côté gauche du torse, avant de s'écarter.

" Tu vois ? Tu es très bien. "

La robe était en soie noire, laissant les bras nus. Elle était legèrement moulante, collant au corps de la jeune fille, et descendait à mi-cuisse. Révélatrice et legèrement sexy, sans être trop provocante, même si Soleïa, apparemment, ne se sentait pas encore très à l'aise dedans. La robe semblait être faite sur mesure, ne la pressant à aucun endroit, faisant presque oublier sa présence, comme si l'Elue était nue. Elle pouvait voir son maître la dévorer des yeux. Il lui fit signe de venir.

" Viens, allons rendre visite au cercle. Ca fait beaucoup en une journée, mais au moins, ce sera fait. "

Il l'emmena devant un portail qui, lui, était liseré de vert. Tenant Soleïa par la main, il la fit traverser le portail, qui donnait la même sensation qu'entrer dans une eau tiède, sans n'être pour autant mouillé à la fin.

Ils se trouvaient devant un arbre colossal, si grand qu'il se perdait dans les nuages, épais comme un grand village, ressemblant à un entrelac de troncs appartenant à des dizaines d'arbres différents.



Il n'y avait personne d'autres qu'eux deux. Un léger vent chaud agitaient leurs cheveux.

" Ils devraient venir bientôt. " dit-il pour la rassurer. Une légère vibration, suivie d'une sorte de chant éthéré, se fit entrende après quelques minutes. Plein d'émotion, Le Maître annonça qu'ils arrivaient, et trois silhouettes firent leur apparition au dessus d'eux. Deux hommes et une femme. Lorentz, Baldur et Kayle, grands maîtres du Cercle Orboros, étaient arrivés.

Spoiler  




Le premier, dont le visage était masqué pour ne laisser que des yeux brillants, fit un geste de la main, invoquant des pierres de nulle part, et formant un escalier sur lequel il marchait, descendant ainsi jusqu'à la hauteur des arrivants. Le second, au visage dur et à la barbe fournie, sauta simplement, se réceptionnant sans dommage sur le sol, mais avec un bruit laissant penser qu'il était incroyablement lourd. La femme, quant à elle, monta l'énorme loup qui se trouvait à côté d'elle, et en redescendit une fois que ce dernier ait accompli le bond nécessaire pour se retrouver devant Soleïa et le Maître. L'animal vint immédiatement renifler l'Elue.

La femme prit la parole, fixant Soleïa. Sa voix semblait résonner, comme si une dizaine de personnes vous parlait en même temps, avec la même voix.

" Voici donc la nouvelle Elue. Bienvenue à toi jeune fille. Comment t'appelle tu ? Je suis Kayle, et voici mes confrères Lorentz et Baldur. Nous avons beaucoup de réponses, mais nous aurons besoin de tes questions. "
« Dernière édition: Septembre 12, 2017, 03:56:56 par Grayle le pérégrin » Journalisée
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« Répondre #12 le: Septembre 10, 2016, 02:53:55 »

Soleïa avait les lèvres pincées lorsque son Maître s'étonna qu'elle trouve la robe trop belle pour elle. Elle ne voulait vraiment pas le vexer et espérait qu'il ne soit pas froissé par sa franchise. Elle n'avait jamais été très fortunée et avait l'habitude d'avoir une garde-robe minuscule dont chaque vêtement était utilisé jusqu'à l'usure et se révélait être de piètre qualité. Alors forcément, en voyant cette robe splendide, elle ne se pensait pas en être méritante. Elle n'était qu'un petite paysanne !
Finalement elle soupira et se dit qu'en vérité, c'était lui qui avait raison. Non, elle n'était plus une simple chandelière, elle était l’Élue. En tant que telle, elle se devait d'être présentable. Elle finit donc par hocher la tête lorsqu'il qui que cette robe lui appartenait et avait été faite pour elle. C'est ainsi qu'elle s'apprêta à l'enfiler sans discuter avant de réaliser que l'homme était toujours là.

Surprise, elle l'entendit annoncer qu'il allait l'aider à la mettre. La jeune femme ne put s'empêcher de rougir violemment et de se rendre compte qu'elle était incapable de refuser. L'homme possédait indiscutablement une autorité naturelle qui la dissuadait d'aller contre sa volonté. Silencieuse, donc, elle le laissa venir dans son dos et détacher son ancienne robe. Tendue et crispée, elle pouvait sans mal sentir ses doigts puissant délacer les lanières avec une étonnante facilité, mais aussi son souffle chaud quelque part non loin de sa nuque. L’impression était étrange, c'était bien la première fois qu'un homme la déshabillait et elle se sentait nerveuse.

Soudain, la robe glissa jusqu'au sol et autant par réflexe que par pudeur, elle croisa les bras sur sa poitrine, ses joues désormais colorées d'un rouge vif. Il s'écarta un instant pour prendre la nouvelle robe et lui donner les directives. La gorge nouée et le souffle court, elle obéit simplement, levant délicatement une jambe jambe après l'autre pour que son Maître puisse faire tirer la robe jusqu'en haut. Soleïa glissa ses bras dans les trous prévus à cet effet et enfin, il referma le zip qui se trouvait sur le côté. Troublée, la jeune femme se sentait néanmoins très confortable dans ce tissu fin, même si elle était peut-être un peu plus moulante et courte que les robes qu'elle avait l'habitude de porter jusque là.

Lorsqu'elle se retourna, elle surpris un regard fort étrange posé sur elle, qu'elle interpréta bêtement comme étant une façon pour lui de vérifier si tout était convenable. Pas un seul instant elle ne s'était doutée des pensées lubriques qui étaient passées par la tête de son Maître.
Il était désormais temps de rejoindre ce fameux cercle d'Orobos où ils étaient attendus. Un peu nerveuse, elle le suivit, non sans faire un petit signe de la main au mouton qui la regardait passer avec un regard vide.

Au moment de passer le portail, elle retint sa respiration et ferma les yeux. Elle avait encore un peu de mal avec ça. Lorsqu'elle les rouvrit, elle faisait face à une arbre splendide et gigantesque, si haut qu'elle devait lever les yeux au maximum. Elle resta complètement muette face à ce spectacle saisissant et plus encore lorsque subitement, après un court temps d'attente, trois personnages incroyables se réunirent face à eux. Bouche bée, Soleïa se rendit compte qu'elle devait avoir l'air bien sotte et se força à paraître plus détendue et plus sérieuse. La femme, d'une incroyable beauté parla en première tandis que la belle jeune femme résistait à l'envie de caresser le magnifique loup venu la renifler.

Elle écouta avec attention, très intimidée, jusqu'à ce qu'elle eut terminé. Soleïa posa son regard tour à tour sur chacun des trois membres du cercle, puis avala sa salive avant de prendre la parole :

- C'est un honneur de vous rencontrer. Mon nom est Soleïa. J'aimerais savoir... quel est cet endroit et apprendre qui vous êtes.

Elle était en effet curieuse de savoir tout ceci car elle était bien peu instruite à ce niveau là. Même si leurs noms lui semblaient un peu familier, elle ignorait qui ils étaient exactement et quel était leur rôle.

En venant ici, Soleïa pensait avoir des milliers de questions sans réponse. Mais soudain, alors qu'elle se trouvait face à ceux qui en détenaient sans doute toutes les réponses, elle réalisa qu'elle ne savait plus quoi leur demander. C'était devenu flou. Peut-être les questions viendraient-elles au fur et à mesure...
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Grayle le pérégrin
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« Répondre #13 le: Septembre 12, 2016, 08:21:47 »

Bien qu'untimidée, la jeune Soleïa parvenait à garder un peu de convenance, s'exprimant avec la politesse de celle pensant ne pas être à sa place. Elle faisait preuve d'une curiosité que le Maître appréciait. Les deux hommes et la femme se présentèrent tour à tour, comme étant les trois Omnipotents dirigeant le cercle Orboros, et les gardiens attentifs de ce monde, et qu'ils se trouvaient dans un coin de l'immense forêt Perdue dont le cercle était originaire. Et lui expliquèrent la situation, Lorentz en premier.

" Je présume que tu connais Menoth, dieu de l'humanité. Il s'oppose depuis la nuit des temps au Ver Dévoreur, dieu de la sauvagerie. C'est ce Ver que nous, le cercle Orboros, vénérons. Nous pensons que la civilisation entraînera l'humanité vers sa perte. Et à raison. "

" Plus les villes s'étendent, plus les routes se construisent et plus les barrages s'accumulent, plus la civilisation croît, plus Menoth gagne en force et plus le Ver Orboros s'affaiblit. Le problème..."


Baldur prit la suite, après que Lorentz l'ai désigné.

" Le problème, c'est que là où Menoth est un dieu passif et ne s'occupe que de vos âmes dans l'au-delà, le Ver est... actif. Lorsqu'il sent qu'il est en danger, il riposte. C'est de là que viens la première déchirure. La civilisation était trop puissante, trop vaste. Il a... rééquilibré les débats. Mais malheureusement, le Ver dévoreur ne connaît pas la demi-mesure. Il y a plus d'un siècle, l'Elue l'a stoppé en plein élan. Aujourd'hui encore, la civilisation est trop puissante, et la balance entre la puissance de Menoth et du Ver dévoreur est déséquilibrée. Et le Ver revient. "


Kayle reprit la parole.

" Notre magie est impuissante contre les créatures du dieu que nous vénérons. Ces dernières ne peuvent être tuées que par quelqu'un comme toi, Soleïa. Si nous laissons le Ver agir, plus des neuf dixième des humains sera massacré. Certes, l'équilibre sera rétabli et nous, le cercle Orboros, en seront heureux... mais nous pensons qu'il est préférable d'épargner la vie des dizaines de millions de personnes restantes. "

Le Maître s'avanca, posant sa main sur l'épaule de l'Elue.

" Est ce que tout est plus clair pour toi ? Pose les questions que tu veux. Ensuite, nous repartirons. Tu dois t'entraîner. "
« Dernière édition: Septembre 12, 2017, 04:06:17 par Grayle le pérégrin » Journalisée
Louane Fox
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Grrr ! Non je ne mord pas ^^


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« Répondre #14 le: Septembre 12, 2016, 11:31:34 »

Soleïa observait chacun des trois individus et les écouta attentivement, notant tout ce qui était nécessaire dans sa tête. La jeune femme avait en générale une très bonne mémoire et elle comptait bien s'en servir. Sauver le monde n'était pas quelque chose à prendre à la légère. On lui raconta l'histoire de deux divinités adverses, Menoth et le Ver Dévoreur. Elle hocha la tête lorsque le dénommé Lorentz présuma qu'elle les connaissait. C'était le cas, elle en avait entendu parler lors de quelques leçons avec les Religieuses de l'orphelinat, mais aussi dans les livres qu'elle dévorait bien souvent à la bibliothèque. Pourtant, il n'y avait guère beaucoup de précisions sur ces deux là et encore moins à propos de la Première Déchirure. Tous les récits à ces propos restaient étrangement vagues, comme si tout le monde avait soudain été frappé d'une espèce d'amnésie collective.

En tous cas, la jeune femme comprenait la raison du conflit et hocha doucement la tête, l'air un peu grave. Aucune des deux divinité n'était toute blanche ou toute noire dans cette histoire, chacun avait ses raisons et ses torts, ce qui rendait le combat difficile. Mais hors de question en effet de laisser des millions d'innocents mourir ! Elle ne le permettrait pas.

Soleïa commençait rapidement à prendre son rôle au sérieux. Au lieu de bredouiller et de pleurer en gémissant qu'elle n'était pas à la hauteur, elle prenait une grande bouffée d'air, se redressait et se répétait qu'il était de son devoir d'agir. Il n'était plus question de se réfugier dans ce qu'elle aurait pu croire être un rêve. L'humanité était en danger et elle avait été désigné pour les sauver. Point final.
Son Maître l'encouragea à poser toutes les questions qui lui passaient par la tête avant qu'ils ne repartent pour s'entraîner. Elle apprendrait bien vite qu'être une Élue ne laissait que peu de place pour souffler. Le temps était précieux.

La demoiselle hésita, puis posa la question qui la taraudait depuis quelques temps :

- Qui était l'Elu pendant la Première Déchirure ? Comment il ou elle a t-il fait pour sauver l'humanité ? Comment est-il ou est-elle parvenu à battre tous ces monstres ?

C'est vrai que tout le monde semblait ignorer qui était l’Élue autrefois. Étais-ce une femme comme elle ? Ou un homme ? Avait-il vaincu les monstres grâce à de la magie ou bien par les armes ? Elle aurait pu poser toutes ces questions à son maître, mais préférait l'entendre tout d'abord de la bouche du cercle d'Orobos. Peut-être y avait-il certains détails que l'homme ignorait.

Curieuse, elle attendit donc les réponses, sentant la mains pesante, mais étrangement apaisante de son maître sur son épaule.
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