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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Les Terres de Néréthil [PV]  (Lu 882 fois)
Princesse Alice Korvander
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« le: Août 01, 2016, 01:53:02 »


La pièce d’or tomba dans l’eau, et disparut dans les flots. Agenouillé sur le sol, Valaën se redressa, terminant la prière silencieuse qu’il venait d’adresser aux Esprits, et se redressa lentement, observant les lieux. Le Lac de l’Étoile était un endroit merveilleux et très apaisant, situé dans les collines verdoyantes du royaume elfique de Néthéril. Un élégant royaume, avec, comme dans bien d’autres royaumes, des cités qui filaient le long des arbres, présentant une architecture unique. Ce lac, par exemple, se situait au sommet d’un arbre gigantesque, dans une forêt colossale, comprenant des arbres qui vivaient depuis des dizaines de milliers d’années. Néthéril, de fait, ne vivait que dans ces arbres, dans les hauteurs, les villes étant reliées par une succession de ponts et de plateformes. Et, quand on grimpait au sommet des arbres, au-dessus des feuillages, il y avait parfois des plateaux, comme cet endroit-ci, qui était au centre de Néthéril.

Néthéril était l’un des plus puissants royaumes elfiques de ce vaste monde, composé d’immenses forêts. À l’extrémité de leur forêt, il y avait des montagnes gigantesques, si épaisses, si hautes, que même l’Himalaya, en comparaison, était minuscule. Les Monts-Éternels, ainsi qu’on les appelait, entouraient la forêt, et nul elfe n’avait jamais réussi à les grimper. Même leurs griffons ne pouvaient pas voler si haut, car ils manquaient alors d’oxygène. Néthéril était ainsi perdu au milieu d’une immense forêt, et malheur à ceux qui descendaient aux racines. En bas, il faisait si sombre que la lumière du jour peinait à venir, et tout était voilé perpétuellement, les racines abritant des créatures innommables. On y envoyait les exilés et les criminels condamnés à mort, en les faisant embarquer dans un long ascenseur ancestral, un monte-charge qui descendait jusqu’aux Racines, où les ancêtres des elfes, des créatures sauvages et cruelles, barbotaient au milieu de monstres terrifiants qui hantaient les cauchemars des elfes.

Toute la civilisation elfique était ainsi structurée le long des arbres. Plus on montait, et plus on atteignait les strates supérieures. Les branches étaient parfois si grosses, si épaisses, qu’on y avait bâti des châteaux. Grâce à de multiples miroirs solaires et autres murs réfléchissants, les ingénieurs elfes avaient pu illuminer toutes les couches du royaume.

Valaën était le fils-héritier du Roi de Néthéril, Numaën, et il était le frère-jumeau de sa petite-sœur, née quelques secondes après lui, Mireth. À Néthéril, c’était la règle de la primogéniture masculine qui s’appliquait, et qui faisait que Valaën était donc le Prince-Dauphin, tandis que Mireth, elle, serait cantonnée à un mariage politique avec un riche vassal, afin de raffermir l’influence de la famille royale sur les Arbres. Car, à Néthéril, chaque maison était reconnaissable en fonction de l’arbre où elle était installée. La famille royale était sur le plus grand arbre, et on pouvait voir, le long des troncs, des bannières qui permettaient de reconnaître tel ou tel maison.

*Et demain, je pars en guerre...* songea-t-il, avec une certaine étreinte venant alors se former dans sa poitrine.

Une guerre contre un ennemi redoutable, qui se trouvait dans les Monts-Éternels. Les Orcs. Ces monstres immenses étaient particulièrement puissants. Les flèches s’enfonçaient difficilement contre leurs poitrines, et ils chevauchaient de redoutables montures, des rapaces redoutables qu’ils utilisaient pour débarquer en hauteur, des mammouths, des tigres gigantesques... Les Orcs disposaient également d’armes de siège, comme des scies gigantesques qu’ils utilisaient pour tenter de scier les arbres. Autrement dit, ils étaient excessivement dangereux, et, il y a de cela quelques semaines, une Horde avait ravagé les avant-postes de Néthéril. Il était donc temps de partir en guerre, et c’était là le rôle de Valaën, qui était le fils du Roi, et le Commandeur des Légions néthériennes.

Valaën, de fait, était un guerrier très doué, un très grand stratège, doté de capacités martiales très impressionnantes. Courageux et brave, il avait participé à de multiples raids menés dans les Racines, où les Légions s’entraînaient parfois, menant de rudes quêtes. Valaën allait devoir les mener à la charge, et avait donc prié pour eux. Les Légions allaient devoir repousser les Orcs, et le combat serait rude, comme à chaque fois. Pour autant, ce n’était pas que pour l’issue favorable du combat que Valaën avait adressé ses prières.

Son regard vert se posa alors sur le pont en face du lac, où une procession de femmes en robe blanche, tenant des flammes, s’avançaient. Elles scandaient une prière rituelle, et, en retour, le lac se mit à s’illuminer. Néthéril était dans un monde magique, et, depuis la surface du lac, des sphères lumineuses s’envolèrent gracieusement. Des furolucioles, qui flottèrent dans les airs, s’envolant ensuite dans les cieux. Le soleil se couchant, on pouvait apercevoir la géante gazeuse autour de laquelle flottait leur planète. Une immense planète rouge qui scintillait dans le ciel, abritant les Esprits protecteurs, là où les furolucioles, hébergeant les âmes des morts, s’envolaient.

La procession annonçait la fin de la soirée, et il n’y aurait donc plus personne autour du lac, près de la statue de Dame-Nidriel, la grande magicienne qui avait sauvé Néthéril en des temps immémoriaux. Valaën se retourna alors. Des bruits de pas se rapprochaient, et il savait ce qu’ils annonçaient. Erynith, sa seconde, une redoutable guerrière-mage, approchait...

Et la gorge de Valaën se serra, et son cœur se mit à onduler, pendant qu’elle approchait, amenant avec elle sa sœur. Les joues de Valaën s’empourprèrent légèrement en la voyant approcher...

Mireth.
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« Répondre #1 le: Août 01, 2016, 02:58:54 »

Mireth était la fille du roi, et elle avait eu la double malchance d'être née quelques secondes après son frère, ce qui n'en faisait pas l'héritière désignée, mais surtout d'être née fille au sein de la famille royale. Le royaume de Néthéril n'appliquait pas de règles restrictives quand au sexe des individus, si cela pouvait être le cas dans d'autres contrées moins avancées, les elfes ne se voyaient jamais imposer un poste ou une destinée en fonction de leur sexe, et il suffisait de voir l'armée où quantité de femmes s'enrôlaient pour s'en convaincre. Mais il existait, hélas, une exception à cette égalité entre hommes et femmes, et elle concernait celles nées au sein de grandes familles nobles, où les femmes ne pouvaient hériter du titre souverain, et étaient donc généralement cantonnées à servir leurs familles au cours de mariages politiques. Certaines filles, chanceuses, de familles nobles plus modestes, pouvaient tirer leur épingle du jeu si elles avaient des soeurs...mais pas dans la famille royale. Mireth le savait, elle serait destinée un jour ou l'autre à se marier avec l'héritier d'une des grandes maisons vassales de la sienne, mais malgré tous les contes de fées qu'on avait pu lui lire lorsqu'elle était jeune, lorsque sa mère était encore en vie, l'elfe ne s'était jamais sentie l'âme d'une princesse.
Le destin de Mireth était d'autant plus cruel qu'elle n'avait nullement le caractère d'une douce princesse, mais était au contraire aussi solide et dur que l'acier de leurs épées. Durant les décennies qui avaient défini sa période d'adolescence, Mireth avait de plus manifesté un talent pour la magie, et nombreux avaient alors été les mages à lui servir de tuteurs, afin qu'elle apprenne à contrôler ses dons. Mais plus que de les contrôler, la princesse les avait "maîtrisés", au point qu'elle était volontiers considérée comme l'une des mages les plus prometteuses du royaume. Rarement l'Académie Royale avait vu un tel potentiel, tant Mireth manipulait avec facilité les énergies élémentaires qui permettaient de pratiquer la magie, la princesse avait même espéré pendant un temps que son père se rendrait compte de l'atout qu'elle pourrait être en restant au service de son frère...mais les traditions avaient hélas la vie dure, et ce n'était qu'une question de temps maintenant avant qu'elle ne soit présentée à un prétendant qui serait ensuite son époux.

Consciente que ce jour ne tarderait plus, Mireth avait alors pris, en cette soirée, une décision qui serait lourde de conséquences. La princesse était en effet la jumelle de Valaën, son bien aimé frère, avec qui elle avait toujours eu une relation fusionnelle, comme c'était souvent le cas chez deux jumeaux. Mais toute aussi fusionnelle que puisse être une telle relation, rares étaient ceux qui allaient aussi loin que de s'avouer un amour inconditionnel, au mépris du tabou que pouvait constituer une relation incestueuse. C'était Valaën qui avait osé franchir le pas, peu après qu'il aie appris l'arrivée d'une gigantesque horde d'orcs aux portes de leurs frontières, et qu'il devrait mener les forces de Néthéril au combat. Plusieurs jours étaient passés entre temps, depuis que Mireth lui avait avoué la réciprocité de tels sentiments, ils n'en avaient pourtant pas reparlé, mais ça ne l'avait pas empêchée de se confier à Erynith, qui était son amie et confidente en plus d'être la seconde de son frère. Elle ne l'avait pas jugée, malgré l'interdit autour de l'inceste, car Erynith comprenait la rage de la princesse d'être vendue comme un bout de viande, et au delà de son rôle, Valaën avait toujours été l'un des rares à la voir et à la traiter avec un véritable respect. Oh, nul n'osait insulter la princesse bien sûr, mais rares étaient ceux qui la voyaient autrement que comme une génisse bonne à marier. Elle était une magicienne puissante, cultivée et à l'esprit acéré, mais même son père semblait aveugle à cette réalité, Mireth avait toujours eu en sa conscience la sensation de mériter mieux que ça, et Valaën partageait cette idée.

Alors, comme elle était amoureuse de son frère, qu'il partait dès l'aube pour une bataille à l'issue incertaine, Mireth avait pris la décision d'aller à lui...et de s'offrir à lui. L'un comme l'autre étaient vierges, et Mireth, malgré les éventuelles conséquences, n'avait pas l'intention de l'offrir à un homme dont elle n'était pas amoureuse. Erynith elle, était là principalement pour veiller à ce que les deux futurs amants ne soient pas dérangés, et faire en quelque sorte le guet. La princesse s'était vêtue comme à son habitude d'une magnifique robe, et marchait, un peu nerveuse, à l'encontre de son frère, qui se retourna après avoir fait sa prière en les entendant arriver.

Valaën...

C'était assez rare pour être mentionné, mais Mireth était émue, et le semblait sincèrement, elle qui pourtant était connue pour ses paroles aussi acérées qu'une lame. Elle alla alors se blottir tendrement dans les bras de son frère, fourrant son visage contre son torse, crispant ses doigts fins sur sa tunique.

Puissent les esprits te protéger mon frère, j'ai tellement peur...

Elle aurait pu essayer de le dissuader d'y aller, mais elle savait par avance que ça serait peine perdue. Valaën était un guerrier, dont la place était à la tête de ses troupes, et il avait toujours pris son rôle de défenseur du royaume très à coeur. Pour autant, cela faisait des siècles que Néthéril n'avait pas connu une telle invasion, qui avait pu mettre à sac leurs avant-postes et menaçait l'intégrité même de leurs terres.
La princesse resta un moment ainsi, silencieuse, puis se décala alors tendrement, pour ensuite prendre la main de son frère adoré, ses yeux verts se plantèrent dans les siens, qui étaient une preuve comme une autre du lien privilégié qu'ils avaient, ils étaient exactement les mêmes.

M'accompagnera-tu dans le bosquet, mon frère adoré ? Il faut que je te parle avant que tu ne partes guerroyer...seul à seule...
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« Répondre #2 le: Août 01, 2016, 04:19:11 »

Enfants, ils avaient été méconnaissables. Valaën et Mireth s’étaient ainsi amusés, jeunes, à échanger leurs rôles. Père aurait toujours voulu que Mireth soit une jeune fille docile, une femme qui serait une artiste, qui aimerait la broderie, la poésie, les arts, comme sa défunte mère. Hélas pour lui, il en avait toujours été autrement. Mireth était une forte tête, à tel point que, quand ils étaient jeunes, et s’amusaient à échanger leurs rôles, c’était souvent elle qui se faisait gronder, car elle faisait les plus grandes bêtises. La règle de succession, au sein de la noblesse, était néanmoins claire. La primogéniture masculine s’appliquait, et, même sans la question du sexe, Valaën était né le premier. Sur ce point, les elfes étaient intransigeants, car c’était à ce prix, certes injuste, qu’on avait pu éviter mettre fin à d’anciennes guerres de succession qui avaient bien failli engloutir Néréthil. Valaën était néanmoins le premier à juger de telles règles absurdes, car, s’il était un guerrier, il se voyait davantage à mener des armées à la bataille, et à laisser à Mireth le soin de gouverner le pays en son absence. Petite, elle avait toujours été une fonceuse, plus adroite que son frère sur les questions politiques, mais, au fur et à mesure que ses formes apparaissaient, les prescripteurs avaient donné à chacun des enseignements différents. À lui les stratégies militaires, à elle la philosophie. À lui les séances d’escrime, à elle la méditation et la prière. Or, c’était lors de ces séances de méditation que Mireth avait commencé à développer d’importants pouvoirs magiques.

Mireth était aujourd’hui l’une des plus puissantes magiciennes du royaume, ce qui, normalement, l’autorisait à rejoindre le front. Cependant, Père avait catégoriquement refusé qu’elle affronte les Orcs, et, en ce domaine comme en bien d’autres, le Roi savait se montrer buté quand il le voulait. Valaën, néanmoins, l’était tout autant, car il avait étudié le droit, et espérait bien réussir à mettre en avant certaines coutumes anciennes pour amener Mireth à régner, au moins pendant son absence. Mais, pour l’heure, au-delà de toutes ces considérations politiques et théoriques, c’était bien autre chose qui le traversait.

*Mireth...*

De toutes les personnes du royaume, c’était bien Erynith qui connaissait leur lourd secret. Les deux elfes étaient célibataires, et ce n’était pas pour rien. Ils étaient amoureux l’un de l’autre, et Erynith, qui était l’amie d’enfance de Mireth, l’avait rapidement compris. Les deux étaient en réalité très proches, car Erynith était également un véritable garçon manqué, une redoutable tête brûlée, qui avait suivi les mêmes enseignements magiques que Mireth. Elle venait, elle aussi, d’une grande famille, mais n’avait jamais cherché à se marier, et avait fait ses classes militaires avec Valaën. C’est ainsi qu’elle avait compris qu’ils s’aimaient.

L’inceste était mal vu à Néthéril, comme dans bien d’autres civilisations, et Valaën avait craint, à l’époque, qu’Erynith ne les dénonce. Cependant, et malgré son sens aigu du devoir, la jeune femme avait choisi de se taire, et, même, de les aider. Aujourd’hui, Valaën lui faisait conscience, et c’était d’ailleurs Erynith qui allait les couvrir pour cette fois. En voyant sa sœur, Valaën s’élança vers elle, et serra son corps contre le sien, heureux, tellement heureux de revoir sa sœur. Demain, il s’en irait loin, et ça, Mireth le savait très bien, tout comme ils savaient que c’était là son devoir. Néréthil avait des défauts, mais il fallait bien admettre que c’était un royaume magnifique, et que Valaën, ni Mireth, n’avaient envie de l’abandonner aux mains des Orcs, des sauvages anthropophages hideux et monstrueux.

« Toi, Mireth, tu as peur ? Diable, c’est donc que cette journée est vraiment exceptionnelle... »

Valaën avait toujours eu un sens de l’humour plus accru que sa sœur. Avec l’âge, leurs différences, tant physiques que mentales, s’étaient accentuées. Valaën, par exemple, avait eu des yeux verts un peu plus vifs que sa sœur, ce qui était progressivement apparu.

« Mais les furolucioles sont sorties ce soir, Mireth... Elles nous protègent, et j’ai entendu Mère dire qu’elle me protégeait. »

Simples phénomènes atmosphériques pour certains, pour d’autres, les furolucioles étaient la manifestation des âmes des morts. Quand un elfe mourait, son corps retournait à la poussière, mais son âme, elle, était scellée dans l’écorce de l’arbre, et remontait à l’air libre, se manifestant alors en une sorte de luciole incandescente. On disait que, certains soirs, on pouvait voir, à travers les furolucioles, la manifestation d’êtres chers et morts. Une simple illusion d’optique, en réalité, car iles furolucioles étaient, avant toute autre chose, des phénomènes magiques. Chacun des Arbres géants de Néthéril sécrétait de la magie, le long de son écorce, de ses fruits. Et les furolucioles faisaient partie des arbres, comme la dernière étape du cycle de la vie et de la mort. Mireth avait le pouvoir de les utiliser, et, il y a de cela quelques années, elle avait mené la Danse de Lumière sur le Lac. Au coucher du soleil, elle s’était tenue sur l’eau, un bâton magique dans la main, et, devant une grande assemblée d’elfes, avait dansé, invoquant les furolucioles. Valaën se rappelait encore de cette scène, transcendante de beauté et de majesté, où le corps de Mireth flottait au milieu de ces boules de lumières qui tourbillonnaient lentement autour d’elle, s’envolant dans les cieux.

La Danse de Lumière était un rituel important pour les mages, qui marquait, symboliquement, la fin de leur formation. Sur ce point, Mireth avait été la plus jeune elfe à mener ce rituel. Au-delà de ça, néanmoins, la Danse était aussi un phénomène très important pour Néthériel, car les furolucioles, en ce qu’elles étaient le vecteur entre la vie et la mort, devaient aussi être guidés dans les cieux. Autrement, elles restaient sur place, et pouvaient donner lieu à des malédictions, ou à des monstres. Ainsi donc, quand une guerre approchait, il fallait danser pour guider l’âme des morts vers les cieux, et c’était là le rôle premier des magiciens. Pour toutes ces raisons, Valaën espérait bien amener Mireth à avoir un rôle important.

En somme, il fallait retenir des furolucioles qu’elles étaient centrales, aussi bénéfiques que potentiellement maléfiques. Chaque soir, autour du Lac de l’Étoile, les prêtres envoyaient dans les cieux les âmes des personnes mortes, et c’était à cette occasion qu’on priait, afin d’avoir la bénédiction des morts, les elfes devenus des Esprits, et qui veillaient sur les vivants et sur leur héritage.

Mireth proposa alors à Valaën d’aller dans le bosquet, et ce dernier hocha la tête. Erynith choisit ce moment pour intervenir :

« Vous n’aurez qu’à me suivre, je connais le chemin pour éviter les gardes. »

À Néréthil, les Légionnaires avaient tous une armure à peu près similaire, comprenant, soit une arme de combat, soit un arc. Toutefois, dans les hauteurs, les légionnaires étaient remplacés par les Gardes royaux, et il était largement préférable que Valaën et Mireth ne soient pas repérés par eux lors de leur escapade vers le bosquet.

Valaën remercia donc Erynith, et, tandis que la femme se mettait en marche, il posa une main sur l’épaule de sa sœur, la retenant.

« Attends... Il y a encore une chose que je dois faire, et je ne saurais m’y soustraire. »

Et, en lui souriant, il posa alors une main sur ses cheveux, et se pencha vers elle, scellant sur ses lèvres un tendre baiser.

Une étape indispensable avant d’envisager le reste, assurément.
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« Répondre #3 le: Août 01, 2016, 06:10:02 »

Valaën était capable de faire preuve de tant de désinvolte face à des sujets sérieux, qu'il en était parfois irritant, oh combien de fois Mireth l'avait-elle remis à sa place car il n'adhérait pas à certaines des exigences qu'on attendait d'un futur monarque ? Mais surtout, il était perpétuellement en train de jouer avec la mort et de la narguer. Même si elle ne l'avait jamais montré, Mireth s'était toujours inquiétée quand son frère partait en expédition avec ses troupes au niveau des racines des arbres abritant leur civilisation, là où monstres et chimères pullulaient comme des vermines, et même en dehors de ça, le fait qu'il soit aussi téméraire l'avait toujours inquiétée, elle qui était d'un naturel plus pragmatique. Néanmoins, c'était aussi paradoxalement un des aspects de sa personnalité qu'elle appréciait le plus, car il arrivait bien mieux qu'elle à dédramatiser n'importe quelle situation, et en cet aspect comme bien d'autres, il était une épaule sur laquelle elle pouvait se réfugier, et c'était réciproque. Valaën avait maintes fois douté de ses capacités à diriger plus tard leur royaume, et Mireth l'avait maintes fois rassuré, si il ne disposait pas forcément de l'appui des bureaucrates, il avait en revanche le soutien inconditionnel de l'armée. Les troupes adoraient leur Prince, qui ne se contentait pas de les diriger au loin, mais partageait leur quotidien et se battait avec eux. Cet aspect, le guerrier exceptionnel qu'il était, avait toujours impressionné sa soeur, et de fait les jumeaux se complétaient à merveille, ils étaient autant indissociables que les deux facettes d'une même pièce, différents, mais unis.
Et puis surtout, ils étaient follement amoureux l'un de l'autre.
Leur idylle n'en était encore qu'à ses balbutiements, des baisers chastes et des paroles principalement, rien qui ne soit difficile à dissimuler derrière l'affection profonde qu'on pouvait considérer comme naturelle entre deux jumeaux. Mais alors que Mireth était là, blottie contre lui, avec la certitude que demain il partirait pour affronter de terribles dangers, une autre certitude s'était alors imposée à elle. La princesse voulait s'offrir à son frère, avant qu'il ne parte, qu'ils perdent tous deux leur virginité, et surtout qu'ils la perdent ensemble. Mireth, qui était d'ordinaire la plus réfléchie des deux quand aux conséquences de leurs actes, partait ici dans la direction parfaitement opposée, mais peu lui importait en l'état. Après avoir maintes fois tenté de négocier avec son père le fait de ne pas être vendue à un autre, elle avait fini par se rendre compte que malgré l'amour que ce dernier devait lui porter, il la voyait surtout comme une monnaie d'échange, et peu importait ce qu'elle puisse être, ce qu'elle pouvait accomplir, ou même ses propres désirs.

Ne fait pas l'idiot pitié...tu sais très bien que je suis morte d'inquiétude à chacune de tes expéditions aux bas des racines, et la perspective que tu partes en campagne...contre les orcs...sans savoir quand tu reviendra...

Mireth pour le coup retenait à peine ses larmes, car elle avait un très mauvais pressentiment concernant cette campagne militaire dans laquelle son frère allait se lancer. Oh comme elle aurait voulu le dissuader de partir, mais elle savait d'avance qu'elle aurait gaspillé sa salive, et le précieux temps qu'ils pouvaient passer ensemble, à tenter de le faire. Valaën serait un bon roi, simplement car il se souciait du bonheur de son peuple et de sa sécurité, mais surtout voulait s'en assurer par lui même. Et puis, les troupes seraient d'autant plus motivées à se battre en voyant leur prince les guider lui même à la bataille, c'était un argument qu'il avait lui même avancé, et Mireth n'avait pas pu le contredire...sa présence, loin d'elle, était douloureuse...mais nécessaire.
En revanche la nuit, cette nuit, était la leur. La géante gazeuse qui orbitait autour de leur planète était parfaitement visible dans le ciel dégagé et encore chaud de ce début de nuit d'été, et c'était, tout simplement, très romantique. Et pour une mage qui savait que les esprits n'étaient pas qu'un simple mythe, elle ne pouvait s'empêcher de se dire que si ce qu'ils faisaient, tous les deux, était vraiment mal, alors ils n'auraient pas un décors aussi magnifique pour les bercer.
Erynith, qui les accompagnait, était pour sa part la complice de leur amour. Elle n'approuvait pas spécialement par principe, mais ne pouvait nier la sincérité des sentiments des jumeaux, pas plus que le poids des responsabilités qui leur pesaient sur les épaules. Alors elle estimait tout simplement qu'il était de son devoir, non seulement en tant que gardienne, mais aussi confidente et amie, de les aider à au moins se dire au revoir comme ils le souhaitent. Elle mena donc la marche, elle connaissait par coeur les rondes des sentinelles, et connaissait aussi les endroits où le couple princier ne serait pas dérangé. Mireth s'était elle préparée à la suivre, mais Valaën l'avait alors saisie par l'épaule, la retournant, et vint l'embrasser.

Mgnhmmmm...

Sentir les lèvres de son frère contre les siennes, contribua à la calmer, c'était perceptible au point que tout son corps sembla effectivement se détendre. Il s'agissait juste pour eux de coller leurs lèvres les unes contre les autres, durant de brèves périodes de temps mais...ce simple toucher avait un effet magique sur la pourtant terrible Mireth, la mage la plus douée et puissante à être née dans le royaume depuis bien des millénaires. Elle se permit même, lorsqu'ils se séparèrent, un sourire, juste avant de poser sa délicate main sur ses propres lèvres, qui lui semblaient encore toutes chaudes de ce contact.

Allez, viens...

Mireth le prit alors par la main, et silencieusement, le frère et la soeur suivirent leur guide au travers des patrouilles. Il leur fallu un long moment pour parvenir à l'endroit que Mireth avait choisi, mais Erynith les y conduisit comme promis, puis après un acquiescement silencieux, elle alla se poster un peu au loin. Mireth fit alors descendre à son frère un dernier escalier en pierre, pour arriver au beau milieu d'un magnifique bosquet se trouvant au pied d'une cascade, dont l'eau reflétait une partie de la lumière magique émise par la géante gazeuse, qui était ce soir pleine et très visible. Il existait quantité d'endroit similaires dans l'arbre de la famille royale, qui abritait tout leur domaine, il était le plus grand, et ses branches s'étendaient sur des dizaines et des dizaines de kilomètres de circonférence, ce qui laissait donc la place malgré la grande population, pour des havres de paix qui étaient rigoureusement entretenus. Il était très fréquent que les elfes se fassent la cour dans de tels endroits, alimentant ainsi l'imaginaire collectif très romantique qu'ils avaient de la séduction, et quand on voyait de tels paysages, c'était tout à fait naturel.

Nous y voilà...c'est à cet endroit très précis que j'ai expérimenté pour la première fois mes dons. Sentir toute cette énergie vibrer en moi, c'était effrayant au début, jusqu'à ce que les esprits ne viennent à moi, et me rassurent. Je reviens régulièrement ici, pour y trouver la paix lorsque père et moi nous disputons...ou lorsque tu pars...
Valaën je...je t'aime...je sais que tu es un grand guerrier, le plus grand qu'on aie vu depuis des siècles...et je sais que rien ne te détournera de ça mais...oh j'ai si peur...


La princesse se jeta alors dans les bras de son frère, et laissait cette fois couler ses larmes, tremblante comme une feuille.
La guerre contre les orcs, son mariage potentiel avec un homme qu'elle n'aime pas, le départ de son frère...
Même une femme aussi forte qu'elle pouvait atteindre sa limite.
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« Répondre #4 le: Août 01, 2016, 07:52:55 »

Pour un peuple aussi orgueilleux, il suffisait de gratter un peu sous la surface de la généalogie officielle pour constater qu’il y avait eu énormément eu de relations incestueuses. Les juristes étaient de grands spécialistes en la matière. À Néréthil, il n’y avait pas de professions juridiques multiples. Un juriste était, par définition, un érudit assurant toutes les fonctions possibles : avocat, huissier, et notaire. Il était un spécialiste de la loi, et certains, spécialistes en droit de la famille, avaient pour spécialité de modifier les actes de naissance à l’état civil pour indiquer des noms fictifs, afin de dissimuler le fait que les parents appartenaient à la même famille. L’inceste avait beau être réprimé, il existait de nombreuses théories scientifiques et eugéniques disant que l’inceste n’était pas forcément génétiquement mauvais, car les elfes étaient un peuple très âgé. Ces théories reposaient sur l’idée que, à l’origine, les elfes avaient tous un ancêtre commun, et descendaient donc de la même base. Dans ce royaume fait d’arbres, la généalogie du royaume était vue comme un arbre. Une branche avait beau se trouver à l’extrémité d’une même branche, elle se tenait sur le même tronc, avec les mêmes racines, et l’écorce était donc la même. Tout ceci avait amené Erinyth à accepter cette relation incestueuse, ainsi que, surtout, le fait que, comme elle, Mireth avait dû se battre contre son sexe pour prouver aux autres qu’elle était comme les autres. Erinyth avait, elle aussi, souffert de ce sexisme. Elle s’était longuement battue pour se faire accepter.

Forcément, avec deux femmes aussi sérieuses, il fallait bien Valaën pour essayer de décontracter l’ambiance. Pour autant, l’homme n’était pas un petit plaisantin, il essayait juste de prendre les choses un peu plus à la légère. Et, en ce moment, il embrassait Mireth avec toute la passion du monde, plaquant ses lèvres contre les siennes, soupirant de plaisir. Il aimait toujours autant ce contact, les lèvres magnifiques de Mireth, et sentit son corps se réveiller à ce frottement buccal.

*Il n’y a rien de meilleur que ses lèvres, rien de meilleur...*

Valaën avait essayé de faire taire ses sentiments pour elle. Il s’était rapproché, lors des soirées organisées par son père, d’autres femmes, et avait même tenté de faire l’amour avec une... Mais il avait dû arrêter. Il avait ressenti une panne, ce qui avait offusqué la jeune femme, qui n’en avait néanmoins jamais parlé. Lui avait très bien compris pourquoi il ressentait cette panne, car, quand il avait embrassé cette femme, aussi belle soit-elle, il avait trouvé ses lèvres pâteuses, baveuses, son corps laid et repoussant, ne pouvant s’empêcher de s’imaginer les courbes du corps de Mireth.

Enfants, ils avaient pris l’habitude de dormir ensemble, et cette habitude était restée longtemps, très longtemps. Ainsi, même sans avoir jamais fait l’amour, ils se connaissaient intimement. Ils s’étaient douchés ensemble, et voir leurs corps nus ne provoquaient nulle gêne entre eux. Cependant, quand la puberté avait commencé à venir, le regard innocent que Valaën portait sur Mireth avait progressivement évolué. Il s’était alors mis à rêver de ses seins, et, quand il dormait contre elle, et caressait son corps, il en ressentait une fébrile excitation, à hauteur de son sexe. C’était en lisant et en se renseignant qu’il avait appris ce qu’il ressentait, ce que son corps faisait. La puberté se réveillait, et, pendant des mois, il avait tenté de le cacher auprès de Mireth, jusqu’à refuser de dormir avec elle. Sur le coup, il avait pensé que ce serait une bonne idée, mais ça avait été encore pire, car, en dormant seul, il se tortillait dans son lit, songeant à elle, à ses cheveux, à son odeur... Mais il ne voulait pas la choquer, et il se dégoûtait d’éprouver du désir pour sa soeur. Il essayait de se masturber en pensant à d’autres femmes, mais, à chaque fois, c’était Mireth qui revenait, qui gémissait son nom, qui pressait son corps contre le sien, léchant son oreille, avant de gémir dedans, et de jouir contre lui, oh oui, de jouir...

Cette situation avait duré jusqu’à ce que Mireth ne le surprenne en train de se masturber. C’était à ce moment précis qu’ils avaient fini par s’avouer réciproquement leur amour. Juste avant ce moment, ils s’étaient séparés, car Mireth n’avait pas compris pourquoi son frère l’avait repoussé, et lui-même avait voulu s’éloigner d’elle, de peur de succomber à nouveau. Là, nu face à elle, il l’avait vu se déshabiller, et elle lui avait expliqué que, elle aussi, elle ne pouvait s’empêcher de penser à lui. Elle lui avait parlé de Lothin, un garçon qui avait embrassé sa soeur dans le coin du parc. Une scène à laquelle Valaën avait assisté, et en avait ressenti une furieuse pointe de jalousie. Elle lui avait expliqué qu’elle n’avait rien ressenti, et qu’elle se caressait en pensant à lui. Chacun des mots de la femme avait rebondi sur ses oreilles, et ils s’étaient longuement embrassés, leurs corps nus. Ils auraient pu se faire l’amour, et, à y repenser, Valaën estimait que ce moment avait été l’instant fatidique, celui où ils avaient été sur le point de s’unir... Ils avaient eu la volonté de ne pas le faire, mais, ensuite, ils s’étaient retrouvés, se livrant à une affection sexuelle, dormant nus ensemble, se masturbant sous le regard de l’autre, et devant raconter leurs fantasmes.

Il était bizarre qu’ils n’aient jamais été au-delà, qu’ils aient toujours pu se contenter de ça, mais là, devant ce bosquet, ce bosquet où tant de couples avaient fait l’amour, c’était désormais au tour de Valaën et de Mireth de s’unir. Le corps de la jeune femme alla se presser soudain contre le sien, et il posa sa main sur ses cheveux, l’entendant pleurer. Le jeune homme soupira alors, et se contenta de la serrer contre lui, pendant quelques secondes, avant de lentement rompre l’étreinte. Leurs visages se croisèrent alors, et il lui sourit, tout doucement. Mireth put alors constater que, malgré son sourire, Valaën pleurait également aussi, versant quelques solitaires larmes le long de ses joues.

« Je t’aime, Mireth... Comment peux-tu croire que je mourrais là-bas, et que je te laisserai seule ? »

Il caressa son visage, en reprenant :

« Quand je pense à toi, une voix me dicte de rester ici, de laisser Erinyth commander nos troupes... Je la prends alors pour la voix de l’amour, mais elle n’est que ma couardise. L’amour n’est pas une prison, Mireth, il nous encourage à nous surpasser. Je dois le faire, Mireth, je dois commander nos troupes, non seulement parce que c’est mon rôle, mais aussi parce que je refuse de me prélasser avec toi pendant que mes hommes meurent. Je refuse que l’amour fasse de moi un pleutre, car je me refuse à croire que l’amour puisse vouloir faire ça. Si c’est ça, alors ce que je ressens pour toi n’est pas de l’amour. »

Pour le coup, Valaën était très sérieux, et ses yeux verts scintillaient sous l’intensité de ce qu’il disait.

« Depuis que je suis tout petit, Mireth, je t’aime... J’ai tenté de te fuir, mais chaque instant séparé de toi n’a fait que me rappeler combien je t’aime. C’est pour toi que je me suis surpassé, Mireth. C’est pour toi que j’ai continué à me battre contre cette diablesse d’Erinyth, et, même si je n’ai jamais réussi à la vaincre, crois-moi quand je te dis que je l’ai mis en grande difficulté. C’est pour toi que je me suis plongé dans nos registres de lois, dans nos collections de coutumes, afin de trouver un moyen de contrebalancer cette loi absurde qui t’empêche de devenir la plus grande Reine que Nérélith ait jamais connu, et ne connaîtra jamais. Qui serais-je, à vouloir refuser de me battre ? Comment me prétendre digne de toi ? Je dois partir me battre, Mireth, pour le peuple, mais aussi et avant tout pour toi. »

Il rougissait légèrement, suite à ce long aveu, et reprit ensuite, concluant avec une lueur plus malicieuse dans le regard :

« Mais il est vrai que l’amour apporte du courage, et, contre de gros Orcs puants et baveux, je vais en avoir besoin... Besoin de beaucoup de courage, alors... »

Dans un geste théâtral, et dans le plus pur respect des traditions romantiques elfiques, il mit un genou à terre, et attrapa la main de sa sœur, déposant un tendre baiser dessus.

« Mireth, soleil de mes nuits, et rêve de mes jours, sous le regard de nos ancêtres, je te le demande... Acceptes-tu de m’offrir ta virginité, et de t’unir à moi, maintenant et pour l’éternité ? »
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« Répondre #5 le: Août 02, 2016, 03:09:48 »

Même de mémoire d'elfe, cela faisait une éternité que les hordes d'orcs des Monts Éternels n'avaient pas été aussi agressifs, et aussi enhardis au point d'attaquer les avants-postes elfes fortifiés, qui formaient la frontière entre leur civilisation et ces terres désolées et barbares. Alors, Mireth avait beau ne pas sous-estimer la valeur de son frère sur un champ de bataille, lui qui était toujours retourné sans une égratignure des ses expéditions militaires, elle ne pouvait s'empêcher d'être particulièrement inquiète en la situation présente. Mais surtout, ce qui lui faisait peur, c'était l'incertitude concernant le temps que son frère passerait en campagne, et elle était presque certaine qu'une fois son frère parti, père en profiterait pour accélérer les choses afin de la marier, et ça, c'était une perspective qui ne l'enchantait absolument pas. L'étreinte que son frère lui offrit fut à la fois délicieuse, et douloureuse, elle savait que chaque minute, chaque secondes qu'ils passaient ensemble, les rapprochaient d'avantage de leur séparation, une inéluctabilité qui la rendait malade et malheureuse. Et pourtant, elle était d'un autre côté très fière de lui, car il fallait du courage pour aller ainsi défendre sans pays sans aucune arrière pensée.
Valaën passa un moment à serrer sa soeur Mireth dans ses bras, le temps que cette dernière finisse par se calmer un peu, puis leurs visages se trouvèrent l'un contre l'autre, alors que Valaën lui parla longuement. Il lui confirma qu'il ne pouvait se soustraire à son devoir, même si la tentation était grande, car ce n'était pas ainsi qu'il considérait l'amour. Il lui avoua avoir sans cesse cherché à se perfectionner pour qu'elle soit fière de lui, et qu'il ne voulait pas fuir ses responsabilités par amour pour elle. C'était à la fois contradictoire, car Mireth aurait tout donné pour qu'il n'aie pas à se mettre en danger...et en même temps la vérité. Mireth aimait son frère en partie car elle était certaine qu'il ferait un roi exceptionnel, il n'était pas qu'un grand guerrier, mais également un homme qui ne se murait pas comme tant d'autres derrière leurs traditions. Valaën avait toujours été l'un des rares hommes à la traiter avec respect, à l'encourager à devenir une mage.

Je sais, Valaën...je sais...

Mireth détestait un peu quand son frère avait ainsi raison, et qu'elle n'avait aucun véritable argument à lui exposer. Au fond elle même était parfaitement consciente que sa présence à la tête de leur troupes était plus que nécessaire, elle était même une évidence, car le contraire lui causerait le plus grand tort. Néanmoins, cette soirée n'était pas dédiée à des adieux déchirants, mais bien à autre chose, et pour le coup, Valaën prit les devants par rapport à Mireth. Le prince s'agenouilla devant la princesse, prenant sa main dans les siennes avant de lui faire un baise main, selon les plus anciennes coutumes romantiques de leur peuple, et lui demanda alors solennellement si elle voulait s'unir à lui. Mireth sentit alors son coeur battre à vive allure en le voyant ainsi, si cérémonieux...et si beau, ses mots étaient comme du miel.

Valaën...Mela en' coiamin...Melamin... (=> Valaën...Amour de ma vie...Mon amour...)

Mireth s'était alors mise à parler en haut-elfique, une variante ancestrale de leur langue qui avait fini par évoluer pour des usages plus communs au fil des millénaires. Les grandes familles nobles et les poètes toutefois continuaient à user de cette langue ancienne lorsqu'ils voulaient donner une importance toute particulière aux mots qu'ils prononçaient, et c'était bel et bien le cas ici présent, la princesse voulant donner une dimenssion tout à fait particulière à sa déclaration d'amour, alors que son frère se trouvait à genoux devant elle, tenant sa main légèrement tremblante.

Oui...oui je le veux A'maelamin...je refuse que quiconque d'autre que toi me le prenne. Je m'offre à toi, toute entière...peu importe le reste, peu importe demain...cette nuit est la nôtre.

Mireth se mit alors à genoux également, et posa ses deux délicates mains de part et d'autre du visage de Valaën, et lui offrit alors un long baiser, tendre et doux.
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« Répondre #6 le: Août 02, 2016, 03:41:49 »

Consommer leur union, dans l’esprit de Valaën, serait revenu à la sceller définitivement, et, tandis qu’il était là, agenouillé devant sa sœur, il se disait que, s’ils n’avaient jamais été au-delà de simples baisers et d’embrassades, c’était bien par peur de franchir le dernier palier, de traverser le point de non-retour, et de s’unir dans une union qui serait forcément mal vue. Valaën avait trouvé quantité d’arguments pour rejeter cette union, mais aucun n’avait été assez fort. L’amour avait été comme un torrent d’eau qui avait balayé toutes les branches sur son passage. L’elfe n’avait rien pu faire, et, après avoir tant cherché à nier ses sentiments, il les acceptait maintenant totalement. Ce moment était l’instant idéal pour s’unir, car, même si Valaën était convaincu qu’il retournerait à Néréthil, il savait aussi que ce ne serait pas avant longtemps. Il avait confiance en Mireth pour diriger le royaume en son absence, car, même si Père était toujours le Roi, il était de plus en plus vieillissant. De plus, Mireth et Valaën étaient très populaires. Si la popularité du Dauphin se faisait au niveau de l’armée, Mireth, elle, était très appréciée des citoyens. Elle était une progressiste, usant de sa magie pour aider autant les elfes les plus riches que les plus défavorisés, et affirmait que le système de castes était un anachronisme du passé, un système qu’il fallait abolir. Elle ferait une excellente Reine, et Valaën espérait bien que, quand il reviendrait, le peuple verrait en elle la Reine, plutôt qu’en lui le Roi.

Mais, pour l’heure, et au-delà de toutes ces considérations, le brave elfe ressentit des pulsions ancestrales dans son corps quand Mireth s’exprima en haut-elfe. Cette langue ancestrale, sacrée, n’était enseignée qu’aux érudits et aux fils de la haute-société, ou encore aux prêtres. C’était la langue de la religion, la langue des Anciens. Avec les siècles, leur langue avait en effet évolué, et on ne retrouvait le Haut-Elfe que dans certains cas bien spécifiques. Les prières religieuses, par exemple, ou encore les déclarations d’amour. C’était cette déclaration que les deux venaient de faire, et qu’ils scellèrent par un baiser. Un tendre baiser auquel l’homme participa volontiers, enfonçant sa langue dans la bouche de Mireth, tout en poussant en avant, la renversant.

« Hum... ! »

Valaën s’écrasa sur elle, son corps s’aplatissant sur le sien, et il continua à l’embrasser, continuant à jouer avec sa langue. Il sentait celle de Mireth, son souffle précipité, ce corps ample et agréable, et, tout en poursuivant le baiser, et en cherchant à jouer avec la langue de la femme, déplaça l’une de ses mains pour caresser le col en forme de plumes de son amante, sentant son sein sous ce dernier. Il enfonça ainsi ses doigts dans les plumes, enserrant le sein entre ses doigts, son érection commençant à se faire sentir, tapant contre la robe de la femme, comme une promesse silencieuse par la suite.

Ce baiser dura de nombreuses minutes, en réalité, et était conforme à la vision poétique et romantique de l’amour chez les elfes. Le mariage, de fait, n’était pas cette institution sacrée qu’on voyait dans d’autres civilisations, cette cérémonie censée célébrer l’amour. En effet, dans la vision romantique des elfes, aucune cérémonie ne pouvait célébrer l’amour, tant ce sentiment était fort, et si, dans la pratique, les gens amoureux se mariaient, dans la théorie, un mariage servait surtout à rapprocher des gens ayant des intérêts communs. Il n’y avait donc aucune gêne à faire l’amour en n’étant pas mariés, tant qu’on était amoureux. Mais se marier sans être amoureux, en revanche, était toujours problématique.

L’elfe continuait donc à l’embrasser, une main sur son sein, l’autre derrière la nuque de Mireth, serrant ses cheveux. Yeux clos, il savourait le contact onctueux de ses lèvres, se pressant encore, en soupirant. Elle était vraiment très belle, et ses lèvres, ah, ses lèvres ! Quel régal était-ce, que de les embrasser, de les serrer, de les sentir contre soi, de s’enfoncer en elle... Oui, Valaën ne se lasserait jamais de ce contact, il ne se lasserait jamais du corps de Mireth, et poursuivait donc le baiser, jusqu’à finir, presque à son grand regret, par le rompre.

Ce fut alors à son tour de s’exprimer en haut-elfe, et il glissa alors, son visage proche du sien, le souffle de Mireth rebondissant sur ses lèvres :

« Vanimle sila tiri, Mireth... »

Ta beauté brille avec éclat, Mireth. Son nez alla se frotter contre le sien, et il lui sourit encore, les sens en feu.

« Faisons l’amour, Mireth... Amin mela lle. »

Je t’aime.
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« Répondre #7 le: Août 02, 2016, 04:34:53 »

Les deux amants étaient installés sur un épais tapis d'herbes, qui leur offrait une assise confortable, et ce d'autant que comme tout elfe, Mireth et  Valaën étaient habitués au toucher brut de la nature. La roche, la terre, l'herbe, l'eau, étaient autant de sensations auxquelles tout elfe était habitué à sentir en contact avec sa peau depuis son plus jeune âge, c'était une nécessité pour eux qui vivaient en communion avec la nature, et construisaient leur civilisation en harmonie avec leur environnement, au contraire d'autres qui le détruisaient pour s'imposer sur ses ruines. L'absence de lit ou de couvertures n'allait donc absolument pas les gêner, et Mireth offrit à son frère un baiser langoureux, passionné, au cours duquel elle glissa sa langue à l'encontre de celle de son frère, et elle dansa un long ballet avec lui, dans la grande tradition des elfes qui mettaient un point d'honneur à embrasser l'être aimé. C'était, autant que le fait de faire l'amour, l'expression même des sentiments sincères, car il fallait qu'ils le soient pour qu'un baiser aie un réel intérêt. Ici, point de doute, il s'agissait bien de deux amoureux qui s'embrassaient, et tandis que les mains de Mireth s'étaient posées sur les épaules de son frère, celles de ce dernier s'étaient faites plus exploratrices. L'une d'entre elle se posa en effet sur l'un des seins de la belle princesse elfique, qui frissonna à ce contact, les zones intimes de son anatomie étaient en effet très peu habituées à ce qu'on les touche, vu qu'elle n'avait jamais eu le moindre amant. Ici, Mireth naviguait dans des eaux troubles, c'était la première fois qu'elle allait faire l'amour à un homme, et si elle avait un peu d'appréhension, ce n'était rien en comparaison de son désir de le faire, d'offrir le plus beau cadeau qu'elle puisse faire à un être aimé...lui offrir sa toute première fois. L'amour chez les elfes était un sentiment grandement mis en avant dans leur culture, du fait de son importance. Même si les elfes n'étaient pas immortels, leur espérance de vie pouvait toutefois se compter en centaines d'années, et il n'était pas rare que des couples durent également des siècles. Mireth elle ne se voyait pas partager ce sentiment, qui était exclusif et complètement dirigé vers son frère.
Ils rompirent leur baiser au bout d'un long moment, et Mireth en ressortit le souffle court, les joues rougies, alors que Valaën s'exprima à son tour en haut-elfe. Cette langue avait une symbolique telle qu'on ne l'utilisait que pour véritablement donner un sens profond à ses paroles, il y avait ainsi une véritable différence entre déclarer son amour en elfique commun, et le faire en haut-elfe, car c'était alors la promesse d'un amour qui durerait au delà de la mort, même lorsque les âmes s'envoleraient dans les cieux. Ce n'était indéniablement pas une déclaration à faire à la légère, mais l'un comme l'autre la firent, et Mireth reprit alors les paroles de son frère en choeur:

Amin mela lle, ten'oio. (=> Je t'aime, pour toujours)

Il n'y avait, à ce stade, pas de retour en arrière, mais jamais Mireth n'avait été aussi sûre de sa décision. Légèrement tremblante, la princesse retira alors ses gantelets de tissu, puis glissa alors ses mains à l'arrière de sa robe, pour défaire le noeud qui retenait le corset de sa robe. Cela ne lui prit que peu de temps, et une fois la pression relâchée, la robe sembla alors plus ample, comme sir Mireth flottait légèrement dedans. Puis, avec une grâce naturelle, elle posa ses mains sur les épaulières de sa robe pour les faire glisser, révélant peu à peu sa peau nue, ses épaules, puis sa poitrine élégante, dont les tétons pointaient légèrement du fait de leur stimulation récente. Mireth n'était que grâce et beauté, avec ses longs cheveux bruns descendant en cascade sur sa peau blanche. Ce n'était pas la première fois que Valaën la voyait ainsi, mais c'était en revanche la première fois qu'elle se déshabillait devant lui avec l'optique qu'il lui fasse l'amour, alors forcément, le regard qu'il posa sur elle était différent et...délicieusement différent. Elle se sentait désirée, et belle, si belle en cet instant. Le désir émoussait la peur, et la faisait même complètement disparaître. Mireth amena alors ses mains sur les poignets de Valaën, et guida alors ses mains sur sa poitrine, une sur chacun de ses seins, ce qui la fit soupirer alors que les doigts de son frère épousaient la délicate rondeur de ses fines collines de chair.

Valaën...

Mireth dégluttit, elle avait la respiration lourde.

Karna mela a' amin... (=> Fais moi l'amour...)
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« Répondre #8 le: Août 02, 2016, 08:43:04 »

Les elfes employaient peu le haut-elfe, car c’était une langue sacrée, aux accents mielleux. Elle était très agréable à entendre, et on ne l’employait jamais pour dire des choses à la légère. En haut-elfe, chaque mot était prononcé. C’était tellement vrai que, quand on réalisait un acte authentique, le juriste scellait l’accord entre les clients par le terme « desiel », qui signifiait, dans le langage juridique, « bon pour accord ». En haut-elfe, on ne disait donc que des choses importantes. Dès lors, entendre Mireth lui dire, dans cette langue, de lui faire l’amour, émoustilla tout particulièrement Valaën, qui, tout en laissant sa sœur se déshabiller, ôta également sa veste brodée et sa chemise, finissant torse nu. Un torse parfaitement glabre, bien musclé, avec, ici et là, quelques cicatrices. L’elfe avait choisi de les conserver, comme la preuve indéniable qu’il n’était pas un nobliau se cachant dans les palais et les cours, mais un redoutable guerrier. Il avait acquis l’une d’elle en étant griffé par un redoutable tigre, et, loin de l’enlaidir, il avait tendance à considérer que ces quelques cicatrices, discrètes, lui conféraient un certain charme supplémentaire. Mireth, en tout cas, les aimait bien, et c’était amplement suffisant.

Torse nu, l’homme ne portait plus que son pantalon, mais n’eut pas vraiment le temps d’y songer, car les mains de Mireth se saisirent de ses poignets, et les amenèrent de ses magnifiques seins. Et, comme toujours, en voyant la poitrine de la femme, Valaën sentit son souffle s’assécher, son érection croissant encore. Son membre en venait à lui faire mal, et il déglutit, avant de crisper ses mains sur les seins de la femme, ses pouces titillant ses tétons, s’enfonçant dessus, les frottant avec le bout de ses ongles.

« Tu es... Tu es magnifique, Mireth... »

Il balança cela d’une voix faible, transie par le désir, et se pencha alors en avant, écartant l’une de ses mains, apposant ses lèvres sur son sein droit. Rien ne pressait, car Valaën comptait bien lui faire l’amour toute la nuit. C’était, là encore, ce que la tradition exigeait. La première union était sacrée, et devait être importante. Pour cela, elle devait durer jusqu’à l’aube, et c’était une tradition que Valaën entendait bien respecter. Rien ne pressait donc, et c’était tant mieux, car le corps de Mireth était une réelle œuvre d’art. Ses proportions étaient magnifiques, son corps était une beauté à part entière. Ses seins n’en étaient qu’une partie, et, si Valaën s’en occupait, c’était autant pour honorer ce corps, que pour satisfaire la soif qui devait brûler dans le corps de la femme, autant que dans le sien.

Valaën mordillait et léchait son sein, suçotant le téton, le titillant avec sa langue, remuant son corps contre elle, s’amusant à caresser son sexe contre son ventre. Elle avait commencé à retirer sa robe, et, utilisant sa main libre, l’homme tira encore sur la robe, essayant de la retirer davantage, sans la déchirer. En effet, Mireth tenait beaucoup à ce vêtement. C’était une robe très élégante, et, au bout d’un moment, il finit tout simplement par glisser sa main sous la robe, et caressa directement son bassin, frottant ses doigts contre la fine culotte en dentelle qu’il sentait contre ses doigts.

« Mireth, hmmm... Tes seins me font toujours autant rêver... »

Encore et encore, l’elfe s’amusait à le sucer, et déplaça sa tête, s’attaquant à l’autre. Le sein qu’il avait délaissé semblait luire, tant sa salive l’avait recouverte, et, imperturbable, l’amant elfique poursuivait sa tâche. Il lécha donc l’autre sein, tout en continuant à la caresser intimement. Ce n’était pas la première fois qu’il la caressait, et il l’avait souvent fait sans qu’elle n’ait sa culotte. C’était une chose qu’il adorait faire, mais, en ce moment, il ne comptait pas s’arrêter là... Tout comme il ne comptait pas juste se contenter de ses doigts sur son sexe.

Cette fois, ils allaient aller jusqu’au bout.

« Je vais te faire l’amour, Mireth... Jusqu’à l’aube, et nous jouirons ensemble, encore et encore... Et chacun de tes orgasmes me donnera la force de revenir te voir pour t’en fournir davantage. »

Il sentait les seins de la femme se durcir au fur et à mesure qu’il les léchait.

« Oh oui, Mireth... »

L’elfe soupirait lourdement, et poursuivait son office, déposant ensuite un baiser entre les deux seins de la femme.

« Je te trouve toujours aussi belle, melamin... »

Mon amour.
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« Répondre #9 le: Août 03, 2016, 01:03:41 »

Mireth avait longuement attendu ce moment, celui où ils allaient enfin s'unir, et où leurs corps ne feraient qu'un pour sceller à jamais leur amour. Valaën n'était pas que son frère jumeau, mais avait aussi toujours été son complice et une épaule sur laquelle Mireth pouvait se reposer dans les moments de doute, et la princesse lui offrait sa virginité sans le moindre doute à ce sujet. Les deux amants étaient tous deux des novices en la matière, mais Valaën pourtant allait démontrer qu'il connaissait bien le corps de sa soeur. Après avoir passé un moment à lui caresser la poitrine, le prince pencha alors son visage pour aller le fourrer contre l'un des seins de la princesse, et entreprit de le sucer.

Hmmm...V...Valaën...Haaaaa...

Dans cette position, Mireth n'avait guère d'autres options que celle de se laisser faire, ce qui, et c'était un fait rare, lui allait parfaitement dans la situation présente. La belle elfe demeurait anxieuse à l'idée de perdre sa virginité, et si il était clair pour elle qu'elle avait envie de le faire, ça n'enlevait pas moins l'appréhension propre à toute première fois. Toutefois, Valaën savait comment la calmer, et s'attarda longuement sur ses seins pour les lécher, les sucer, avec douceur et en prenant son temps, comme pour explorer le corps de sa soeur sous un jour nouveau, celui d'une amante. Mireth elle glissa ses doigts délicats et fins dans les longs cheveux de Valaën, et tandis que ce dernier s'occupait de sa poitrine, la princesse elle lui massait le crâne, caressait ses cheveux, de façon à lui montrer par des gestes doux à quel point elle était heureuse qu'il lui fasse l'amour. Elle se crispa légèrement quand il descendit l'une de ses mains le long de son ventre, passant sous sa robe qui était alors abaissée jusqu'au niveau de son nombril, et qu'il glissa alors ses doigts le long de sa culotte pour caresser son intimité. Mireth se lova alors d'avantage contre son frère, et en usant de ses mains elle poussa d'avantage le visage de Valaën contre sa poitrine désormais toute tendue, ses têtons pointaient et étaient quelque peu couverts par la salive de son frère, une sensation qui était absolument merveilleuse.

Han...oui...mon frère...

Mireth se mit à onduler légèrement son bassin sous l'effet de ces doigts qui la caressaient intimement, et Valaën y allait d'autant plus précautionneusement que les sous-vêtements de princesse étaient, eux aussi, de véritables oeuvres d'art, rien que cette culotte noire était couverte de dentelle, avec d'authentiques pierres précieuses incrustées dedans. Le tissu protégeant son intimité, au fur et à mesure des caresses de Valaën dessus, sembla peu à peu s'humidifier, une petite tâche de cyprine s'y forma tandis que, toute fébrile, Mireth enleva une de ses mains de la tête de son frère pour encore descendre d'avantage sa robe. Se redressant sur ses genoux pour cela, Mireth fit descendre sa robe tout le long de ses cuisses, révélant alors son magnifique sous-vêtement, qui lui même laissait entrevoir sa belle entrejambe, naturellement imberbe. Et pendant ce temps, la princesse avait fourré son visage dans la longue toison de cheveux de son frère, tandis que ce dernier continuait à sucer et mordiller ses seins, la rendant folle d'un désir brûlant.

Valaën...

Lorsque ce dernier sembla avoir fini, déposant un baiser dans le creux de ses seins, Mireth posa alors ses mains sur les joues de son frère pour relever son visage. Elle colla ses lèvres aux siennes dès qu'elles furent à portée, puis elle glissa alors ses mains le long de son torse musclé, le bout de ses doigts filant le long des traces de cicatrices, qui étaient chacune une mémoire de batailles passées. Mireth adorait caresser et embrasser ces zébrures sur la peau de son frère, qui prouvaient qu'il était un grand guerrier, elle adorait s'imaginer que ses baisers dessus contribuaient à les guérir, et Valaën pour sa part adorit sentir les lèvres de sa soeur sur sa peau. Mais, rapidement, Mireth continua à descendre ses mains, et les deux se joignirent au niveau de l'entrejambe du prince, à l'endroit où son pantalon était déformé par une belle érection, qu'elle entreprit alors de caresser au travers du tissu, suite à quoi Mireth rompit leur baiser pour le plaisir de l'entendre gémir.

Melamin...Melamin...

Valaën l'avait grandement excitée, le désir qui brûlait en elle était semblable, non plus à un feu, mais à un véritable brasier. Là, avec son visage collé contre celui de son frère, leurs nez étaient l'un contre l'autre et leurs lèvres proches, ce qui faisait qu'ils sentaient parfaitement leur souffles respectifs. C'est dans son cette position qu'elle rendait la pareille à son frère, les jumeaux se caressaient mutuellement, et Mireth masturbait volontiers la belle verge de son frère. Avec son visage aussi proche du sien, elle pouvait discerner à la perfection les expressions qui le parcouraient. Son frère se tendit d'avantage quand, lassée du pantalon qu'il portait, Mireth défit la boucle de sa ceinture en cuir afin de pouvoir plonger ses mains dedans, et se saisir directement de son sexe entre ses mains chaudes et délicates. Mireth le masturbait en effet délicatement, tout comme lui caressait son intimité en faisant preuve d'une douceur bien caractéristique des elfes.

Valaën...Oh Melamin...Lle naa vanima...

Tu es beau...Mireth était en effet pleinement sous le charme de son frère, que de nombreuses dames de la cour avaient tenté de séduire en vain. Et elle, allait lui faire l'amour. Elle en pleurerait presque de joie, mais ne voulant pas gâcher l'instant présent, elle était surtout concentrée sur le plaisir qu'elle prodiguait à son frère. Si son frère l'avait déjà caressée intimement, la réciproque n'était toutefois pas vraie, et c'était de fait la première fois que Valaën pouvait sentir les doigts de sa soeur sur son sexe dans le but de le masturber, elle était donc fortement attentive à ses réactions.
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Princesse Alice Korvander
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« Répondre #10 le: Août 03, 2016, 05:45:12 »

Valaën ne tarda pas à se délester de son pantalon, et, sous ce dernier, il portait une simple culotte, bien moins sophistiquée que celle de Mireth, qui était un véritable trésor. Une culotte qui valait des milliers de pièces d’or, finement brodée, avec des pierres précieuses incrustées dedans. Combien de fois Valaën avait-il pu lécher cette fine culotte, en suçotant les pierres précieuses ? Mireth ne la portait pas sans arrière-pensée, car elle savait que, de tous ses sous-vêtements, c’était celui que l’homme préférait. Comment, en même temps, ne pas succomber devant ce vêtement ? Il allait si bien avec le corps de Mireth, magnifiant parfaitement sa beauté. Oh oui, en ce moment, là, dans ce lieu, entouré par les buissons, Valaën était subjugué par la beauté de cette femme. Jamais il n’avait ressenti autant d’affection, autant de désir, autant d’amour, pour sa sœur. Là, il la regardait, humant son air, et sentit sa main, fine, caresser son sexe.

« Haaa... »

Les lèvres de l’homme s’entrouvrirent, car il sentit Mireth passer enfin au stade supérieur, en écartant la culotte de l’homme, pour saisir directement son sexe. Il soupira donc de plaisir, car Mireth n’avait jamais voulu le caresser, en prenant peur que ce contact ne les amène à franchir le cap, et à s’abandonner l’un contre l’autre. Mais là, il n’y avait plus aucune limite, car il était temps, temps de cesser de fuir, temps de s’avouer leurs sentiments respectifs. C’est en suivant cette logique qu’elle le masturbait, et qu’elle pouvait voir tout le plaisir que l’elfe ressentait. Il cessa même de la masturber, en posant une main sur ses hanches, l’autre sur son épaule, savourant ce contact.

« Oh, Mireth... Mireth, haaa... »

Reprenant son souffle, il se avança alors sa main, et l’embrassa sensuellement, tout en caressant à nouveau sa culotte. Sa langue s’enfonça dans sa bouche, remuant contre la sienne, et il frottait son corps, tout en essayant aussi de laisser plus d’espace aux doigts fins et infiniment doux de l’elfe. Elle le masturbait tendrement, crispant ses doigts sur son sexe, et... Ha, oui, c’était vraiment magnifique, une sensation des plus délectables. Il rompit même le baiser, et s’écarta, venant s’asseoir à côté d’elle.

Là, Valaën acheva de se déshabiller, retirant ses bottes, et finit tout nu, exhibant sa beauté sous le reflet des étoiles et de la géante gazeuse. Les Esprits les observaient, et, tout en soupirant, il écarta ses jambes, montrant son sexe. Ce phallus se dressait, un membre bien érigé, pointant vers le haut, trahissant toute son excitation.

« Je t’en prie, Mireth, viens... Occupe-toi de mon sexe, melamin, il n’est que pour toi... Si tu savais combien de fois j’ai rêvé de toi le caressant, le léchant, le pinçant, le tirant... Viens, ma chérie, viens, amour de ma vie... »
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Complément de script : La Saga De La Tour Sombre

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