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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Sacrifice [PV]  (Lu 1146 fois)
Princesse Alice Korvander
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« le: Juillet 29, 2016, 12:52:59 »

« Il faut y aller, ma fille. C’est l’heure. »

Lunara soupira lentement, et se redressa. Elle portait une longue robe blanche, et se retourna vers sa mère. Omopée  avait beaucoup pleuré, et avait encore, sur son visage, les traces de ses larmes. Lunara n’osa rien dire, tant les pensées se mélangeaient dans son esprit. Les sœurs avaient mis sur son visage des peintures rouges et blanches, des signes qui, dans l’idéologie de Watan, signifiaient qu’elle était l’Élue. Omopée avait beaucoup pleuré, mais aucun homme n’était admis dans le Temple, alors Lunara ne savait pas si son père, Hitum, allait bien ou non. Pour autant qu’elle s’en souvienne, il avait toujours été un fier guerrier, mais, quand il avait proposé au Grand Conseil de lutter contre Elle, et de sortir de son influence, le Conseil avait refusé, en sachant très bien qu’Hitum n’était pas objectif. La Tribu de la Vague avait échoué à amener les autres clans de Watan à se révolter, et c’était désormais au tour du clan de la Vague d’accomplir son tribut.

Alors, Luna se releva, et quitta sa chambre, baissant les yeux. Ses pas la guidèrent vers les marches, et elle serra les poings, n’osant pas regarder sa mère. La main d’Omopée se posa alors sur son épaule, et les deux femmes se regardèrent... Puis elles pleurèrent alors, et Omopée serra Lunara contre ses bras, pour la dernière fois. Nul mot n’était nécessaire, car nul mot ne serait assez fort pour retranscrire leur colère, leur rage, et, au-delà de tout ça, leur souffrance. Alors, Lunara pleura, autant de colère que de tristesse, de frustration que de rage, mais aussi, et surtout, d’impuissance.

Peu de gens connaissaient Watan en-dehors des Watangs eux-mêmes. Il y avait parfois quelques navires marchands qui venaient, mais il fallait bien admettre que Watan était très éloignée. C’était une petite île isolée du continent, et il arrivait parfois que certains Watangs fuient, effectuant alors un pèlerinage dont ils ne revenaient jamais, si ce n’est quand la mer ramenait leurs cadavres. En effet, Watan était située près d’importants courants océaniques où de redoutables monstres marins et tempêtes sévissaient. Watan n’était néanmoins pas la seule île du coin, et il existait quelques autres îles, abritant, soit d’autres peuples, soit des monstres.

Ainsi, les Watangs ignoraient tout de Nexus, d’Ashnard, de Tekhos, et de toutes les histoires régnant sur Terra. C’était une île en-dehors du monde, mais qui avait ses propres problèmes. Et les monstres marins étaient le principal problème, notamment les redoutables Sahuagins, qui avaient ravagé des îles, donnant lieu à des guerres centenaires. Et, alors que tout espoir était perdu, il y a de cela un siècle, Elle arriva. La Déesse. Ilethei-la-Grande, Reine-De-L’Eau, qui avait interdit les pèlerinages.

Tout en y pensant, Lunara descendait les marches menant dans la salle principale du temple, où elle avait prié toute la nuit devant l’immense statue d’Ilethei. Pour la servir, les Watangs avaient tous abjuré leurs anciennes croyances, et les villages qui s’étaient révoltés contre elle avaient été détruits. Aujourd’hui, Watan vivait sous le règne de cette puissante femme, mais sa protection avait un prix, et ceux qui ne le payaient pas subissaient le courroux de leur protectrice.

Silencieusement, Lunara observa la statue, composée de multiples tentacules, massive, devant laquelle elle avait dû prier, et, malgré son abattement, une lueur de colère flamboya dans ses yeux.

*Ça n’aurait pas dû être moi...*

Hitum savait que c’était la tradition, mais il savait aussi que son clan s’était fait avoir. Tous les dix ans, outre les mets fréquents que les pêcheurs apportaient à Ilethei, il y avait aussi une cérémonie, un rituel à respecter. L’île devait apporter à la Déesse une femme, belle, jeune, et vierge. Ce critère était important, car, la dernière fois que les Watangs s’étaient trompés, et avaient apporté à Ilethei une femme qui ne soit pas vierge, sa rage avait déferlé sur l’île, provoquant quantité de morts.

Ainsi, le Conseil des Tribus se réunissait à cette occasion pour nommer une femme, l’Élue, dont le rôle était d’apaiser la rage de la Déesse. Chaque tribu proposait ses femmes, et le Conseil votait pour l’Élue, ainsi que pour d’autres femmes. Par la suite, les femmes portaient une ceinture de chasteté. Lunara avait été choisie en deuxième, et avait pleuré de joie à ce moment, se jetant dans les bras de sa mère, ravie de ne pas avoir été sélectionnée.

Une fête sans joie avait lieu, en ce moment, dans la grande place du village. Tous les villageois étaient là, et, alors que Lunara descendait les marches du temple, entourée par les prêtresses, elle entendit des coups de tambours. Pas un hurlement, pas un cri de joie. La procession avançait, filant vers le lieu où les autres clans s’étaient réunis, et Lunara portait un voile sur le visage, dissimulant sa tête.

*Ne pas pleurer, ne pas pleurer...*

On avait désigné comme élue une fille originaire du Clan des Dauphins. Hélas, il y a quelques jours, en retirant la ceinture de chasteté, les prêtresses avaient constaté qu’elle n’était plus vierge. Une réunion extraordinaire du Conseil avait eu lieu, et Hitum y avait participé, indiquant que tout cela était un complot des Dauphins, et qu’il fallait envoyer une autre fille du clan, car il avait violé les règles. Hélas, personne ne l’avait suivi, et, tout en imposant des sanctions au Clan, on avait choisi Lunara. C’était ainsi que, alors que cette dernière se reposait le long de la plage, profitant de sa liberté, elle avait entendu des bruits de pas, et vu Hitum arriver.

Depuis lors, et pour éviter le même problème, elle avait été enfermée dans le temple, ne voyant que sa mère. Là, sur le chemin du village, elle pouvait voir, à droite et à gauche, ses amis, qui n’osaient pas la regarder, peinant à retenir leurs larmes.

« Sois forte, ma fille, lui avait dit Omopée. C’est pour notre peuple tout entier que tu te sacrifies. »

La procession se dirigeait vers un endroit situé entre plusieurs falaises, une fine bande qui se découpait dans la paroi, menant à un côté de Watan entouré de récifs. Là, l’Élue devait suivre un sentier escarpé filant jusqu’à des marches, pour rejoindre une plateforme cylindrique surplombant l’eau, et où elle avait rendez-vous avec la Déesse. Le rituel avait toujours lieu à marée haute, une demi-heure avant que l’eau n’engloutisse le passage, et on savait si la Déesse acceptait le présent en voyant l’eau remonter le long du sentier, sans cadavre le transportant.

C’est ainsi que Lunara remontait le chemin dans la forêt, jusqu’à rejoindre, au bout de plusieurs heures, alors que le soleil se couchait, l’entrée, située entre deux épaisses falaises. Tous les chefs des clans étaient là, ainsi qu’Hitum, qui croisa le regard de sa fille une ultime fois, le même air de colère et de frustration brillant dans ses yeux.

Puis Lunara contempla le chemin, sinueux, et où de l’eau commençait déjà à venir, et s’y aventura finalement, furieuse...

...Et terrorisée en même temps.
« Dernière édition: Juillet 29, 2016, 01:11:11 par Princesse Alice Korvander » Journalisée


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« Répondre #1 le: Juillet 29, 2016, 01:24:23 »

Bien loin d'être une véritable déesse, la terrible Ilethei n'en était pas moins une créature puissante, qui appartenait à cette catégorie rare de monstres possédant une propre conscience et une intelligence surpassant celle de beaucoup d'humains peuplant ce monde. Cette intelligence, elle l'avait utilisée durant des siècles à échapper à toutes sortes de chasseurs de monstres et autres paladins qui traquaient les créatures dans son genre, autrement plus dangereuses que les simples monstres, car ils avaient tendance à vouloir satisfaire en plus de leur appétit leur soif de pouvoir. Plus d'un siècle avant le temps présent, Ilethei s'était exilée des terres d'Ashnard, après avoir réussi seulement de justesse à se débarasser d'un chasseur de monstre qui avait bien failli avoir sa tête comme trophée. Consciente que rester dans cette zone du globe équivaudrait, tôt ou tard, à sa mort violente, la créature avait alors fait le pari de traverser les mers, à la recherche d'endroit plus propices où elle pourrait s'installer, et élever sa descendance qui hélas attirait sans cesse des chasseurs.
Elle avait erré, longuement, avant de tomber complètement par hasard sur un archipel d'îles fortement éloigné des côtes des terres connues. Située en plein milieu de l'océan, ces îles étaient surtout situées entre divers courants océaniques puissants qui rendaient la navigation périlleuse pour les navires, ce qui en plus de la grande concentration de monstres marins, faisait que cette zone était très peu visitée. Mais outre son isolement, l'île sur laquelle elle avait jeté son dévolu était surtout habitée, des communautés d'humains y évoluaient, coupées du reste du monde, depuis probablement des millénaires. Et comme le hasard faisait bien les choses, ils étaient supersticieux, aisés à impressionner, et avaient de sérieux problèmes avec les monstres marins qui occupaient les environs. Lors de sa première apparition envers eux, Ilethei avait du tuer quelques guerriers qui l'avaient prise pour une monstre ordinaire, jusqu'à ce qu'elle leur fasse goûter à sa magie, puis devant sa capacité à parler leur langue, les habitants l'avaient alors écoutée avec crainte. Elle s'était présentée à eux comme une déesse des eaux, et réclama qu'ils abandonnent leurs fausses croyances pour la vénérer, en échange de quoi elle leur offrirait bénédictions et protections contre les périls de l'océan.

Les villageois, bien que sceptiques au début, avaient alors courbé l'échine, et Ilethei avait alors entrepris de sécuriser son domaine. Les habitants de l'île, quels que soient leur clan, commencèrent peu à peu à la vénérer, quand ils constatèrent que leurs pêcheurs avaient d'avantage tendance à revenir de leurs expéditions depuis la manifestation de la déesse, et rapidement, des statues et des autels en son honneur avaient fini par être érigés, en lieu et place des anciennes idoles qu'ils avaient brûlé et oublié. Cependant, la terrible déesse exigeait un prix pour sa protection. Ainsi, toutes les périodes de dix ans, Ilethei exigeait le sacrifice d'une femme de leur peuple qui lui serait offerte, qui serait belle, jeune, et vierge. La première fois, les Watangs avaient failli à leur tâche, et la colère d'Ilethei avait été si mémorable que depuis ils s'exécutaient à la lettre. Ce n'était pas pour les Watangs un évennement heureux, mais bel et bien un sacrifice qu'ils faisaient, ils donnaient  à la déesse une jeune fille qui aurait pu fonder une famille, ce qui au sein d'une communauté assez réduite était un sacrifice de grande ampleur, mais qui était contrasté par le fait qu'Ilethei ne demandait un tel sacrifice qu'une fois par décennie. Oh bien sûr il y avait toujours au sein des villageois des voix pour s'élever contre cette pratique, particulièrement chez les familles concernées par ces sacrifices, mais la plupart le consentaient même si c'était à contrecoeur, car Ilethei leur rendait la mer plus sûre.
Pour la créature, il était également nécessaire de disposer d'une compagne à engrosser afin de pouvoir produire sa descendance, des Sirènes qui la servaient et lui permettaient d'exercer son autorité sur cette île et tout l'archipel dont elle faisait partie. Ilethei pouvait pardonner des offrandes manquantes en période de disette, mais jamais, jamais elle n'avait pardonné la moindre erreur au cours de ce sacrifice en particulier. Le jour était d'ailleurs venu pour Ilethei d'acceuillir une nouvelle concubine, la précédente était morte voilà près d'un an, car après avoir mis au monde de façon forcée quantité de Sirènes, elle avait tenté de s'enfuir, suite à quoi la créature avait été obligée de la tuer. Elle attendait donc avec impatience, dans son antre située dans une profonde caverne au bord de la côte.

Au moment même où son offrande devait s'engager dans le dédale étroit menant à sa caverne, qui était le seul accès à pied, ses nombreuses filles sortiraient alors en nombre de leur antre pour laisser leur mère seule avec na nouvelle concubine, qui finirait forcément par trouver l'entrée. Lunara verrait alors quantité de Sirènes voler au dessus d'elle, hurlant dans leur langage incompréhensible pour elle, tandis qu'au plus profond de la caverne, une voix puissante et mystique résonnerait.

Te voilà enfin, ma chère. Approche, montre toi à moi, ta déesse et protectrice, que je juge si les tiens m'ont donné un sacrifice digne de ma protection.

Il suffirait à la jeune femme de s'enfoncer dans la caverne pour rapidement voir, au fond, une forme grande, grouillante, et pourtant extrèmement belle, se dégager. Ressemblant trait pour trait aux statues qu'elle vénérait, Ilethei se dressait devant être, dans toute sa terrible majesté.
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« Répondre #2 le: Juillet 29, 2016, 01:43:42 »

Les pas de Lunara filaient dans l’eau, tandis que son esprit était partagé par quantité d’options. Servir d’appétit à ce monstre ne la tentait guère, et elle avait son plan, sa stratégie. Lunara vivait dans une île où les femmes avaient pour rôle de se taire, et de préparer la maison pendant que les pêcheurs, de leur côté, revenaient harassés de leur séance dans la mer. La jeune femme, néanmoins, avait toujours rêvé d’une meilleure vie, de quitter Watan, de se rendre vers ces horizons éloignés, où on racontait qu’il y avait quantité de choses à vivre. Pour le dire autrement, l’imagination de Lunara avait toujours été trop grande pour cette île qu’elle connaissait de fond en comble. Les évènements s’étaient précipités, et, maintenant, la malédiction de Watan l’avait rattrapé. Abattue, elle avait dû faire à cette idée, sans pouvoir l’admettre. Lunara savait qu’elle marchait vers la mort. Aucune des filles envoyées chez ce monstre ne revenait en vie, et, partant de là, perdue comme perdue, Lunara avait profité de son séjour au temple pour un plan.

Elle rejoignit finalement l’escalier en granit, et rejoignit la plateforme circulaire, cette plateforme où, historiquement, les clans de Watan exécutaient les condamnations à mort. Les Watangs, face à un criminel risquant la mort, se réunissaient ensemble, et un jugement était rendu par l’ensemble des clans. Si la condamnation était prononcée, on amenait le condamné ici, sur cette plateforme. Entourée par les récifs, la plateforme était un lieu mortel, et où se contentait ensuite d’attacher l’homme, l’empêchant ainsi de fuir par le petit chemin qui longeait le flanc de la falaise. L’eau remontait progressivement, jusqu’à faire sauter les cordes, et le corps était ensuite emporté, se brisant contre les immenses récifs.

Rejoignant l’autel, Lunara fléchit les genoux, et réfléchit. Tout le monde pensait qu’elle avait prié toute la nuit, mais, en réalité, devant la statue de ce monstre tentaculaire, elle avait réfléchi, et répété dans sa tête son plan, l’esprit partagé entre la peur et une froide et franche détermination. Elle n’avait pas d’autres options, et savait qu’Ilethei n’était pas une Déesse protectrice, mais un monstre qui profitait de leur ignorance et de leur peur pour mener une vie paisible, et s’autoriser de petits extras en dévorant les filles qu’on lui offrait.

En attendant, Lunara entendait, avant d’entendre des bruits et des sons. Elle ignorait ce qui allait se passer, et l’eau entourait maintenant la plateforme. Le sentier longeant la falaise était néanmoins toujours accessible, protégé par les récifs, et elle entendit alors... Une espèce de chant émanant de l’eau. Surprise, Lunara releva la tête. Ilethei semblait ne pas vouloir venir, mais l’espoir de la femme fut de courte durée quand elle entendit, portée par le vent, la voix de la femme, l’appelant.

Lunara déglutit, comprenant qu’Ilethei ne s’était pas déplacée en personne. Personne, absolument personne, ne savait ce qui se passait ici, où on emmenait les filles, et ce qu’Ilethei faisait d’elles. Cette dernière se redressa alors, hésitant un peu, avant d’entendre les chants des sirènes. Un chant maudit, car, quand les marins l’entendaient, ils étaient attirés, et suivaient les chants jusqu’à tomber dans des tempêtes, où la mer les emportait.

La jeune femme se releva donc, et fit demi-tour, rejoignant le sentier qui filait vers une caverne, et remonta ce dernier. Parfois, des vagues filaient entre les récifs, tombant sur son visage, et elle entendait le roulement furieux des flots qui s’abattait sur la paroi rocheuse. Elle avançait lentement, se tenant contre le mur.

*Ne faiblis pas, Lu’, ne faiblis pas... Quoi qu’il arrive, tu ne peux rien faire d’autre. Dans tous les cas, je vais mourir, de toute façon, alors, si je peux emporter ce monstre avec moi...*

Lunara avait peur, son plan lui faisait peur, mais elle ne pouvait pas faire marche arrière. Si elle restait sur la plateforme, elle savait que le chant des sirènes la subjuguerait, elle aussi, comme ce chant avait eu l’équipage de son père il y a quelques années. Hitum et un autre marin, Tohanec, avaient été les seuls survivants. Ils avaient fui sur une barque, pendant que le navire rejoignait les sirènes, et s’était fracassé dans la mer. En remontant vers Watan, les hurlements des marins avaient accompagné les deux hommes.

Finalement, Lunara vit le flanc de la falaise partir sur la gauche, et le sentier remontait jusqu’à une solitaire grotte, ressemblant à une gueule plongée dans les profondeurs de la montagne. Elle déglutit lentement, ferma les yeux, adressa une prière silencieuse aux anciennes divinités, et remonta ensuite le chemin vers la grotte.

C’est ainsi qu’elle pénétra à l’intérieur, portant toujours son long voile blanc, qui recouvrait en grande partie son corps, et qui symbolisait sa pureté. Elle remonta le long de la grotte, voyant l’eau s’arrêter jusqu’à une entrée, où quelques lumières brûlaient. Lunara serra les dents, dissimulant, contre ses fesses, une lame en acier, qu’elle avait dissimulé pendant tout son séjour dans le temple, et comptait utiliser pour tuer ce monstre anthropophage.

Ses pas l’amenèrent ainsi près de la silhouette...

...Du terrible monstre.
« Dernière édition: Juillet 29, 2016, 10:35:38 par Princesse Alice Korvander » Journalisée


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« Répondre #3 le: Juillet 29, 2016, 02:26:00 »

Le caractère fortement supersticieux des Watacans était pour Ilethei autant une chance, dans le sens où la plupart la prenaient effectivement pour une déesse, qu'une malédiction, dans le sens où ces derniers élaboraient plein de théories plus folles les unes que les autres à son encontre. De fait, Les Watacans avaient été un peuple difficile à soumettre car il étaient très fiers, et cela continuait même à présent, la limite était très mince entre la soumission et la révolte chez eux, et le même problème se posait particulièrement au moment pour eux de sacrifier une de leurs jeunes filles à Ilethei. La créature en était certaine, sans ses filles pour l'aider  à se protéger, il y aurait bien longtemps que ce peuple de guerriers se serait lancé à l'assaut de son antre, mais ses filles étaient autant à l'aise dans les eaux que dans les airs, et devenaient assez nombreuses pour former une menace tangible. Lorsqu'on les voyait par dizaines voler en hurlant au dessus de l'endroit où Ilethei avait élu domicile, il y avait de quoi y repenser à deux fois avant de faire quelque chose de stupide. Et pourtant, c'était bien ce que cette jeune fille avait l'intention de faire.

Chaque décennie, c'était la même rengaine, au point que cela commençait à sérieusement ennuyer la créature, qui en un siècle n'était pas tombée une seule fois sur une compagne qui ne lui pose pas de problèmes. A l'aide de sa magie, Ilethei pouvait déterminer les intentions d'autrui à son encontre, et encore une fois, elle détecta chez cette jeune femme la même haine, la même envie de meurtre, que plusieurs avant elle. Ce n'était pourtant pas si surprenant, vu que ces idiots étaient persuadés que ces filles étaient destinées à être dévorées, et que ces mêmes filles possédaient pour la plupart une force de caractère comparable aux hommes, surtout les jeunes qui étaient pleines d'énergie et de vigeur, ce qui néanmoins lui permettait de donner naissance avec elles à des Sirènes particulièrement vigoureuses et vicieuses, de parfaites filles.

Illethei eut avant toute l'occasion de l'observer. Elle était jeune, devait tout au plus avoir atteint ses seize printemps, et avoir eu ses premières règles récemment pour avoir été choisie comme élue. Il émannait d'elle une fraîcheur et une vigueur propre à ces adolescentes dans la fleur de l'âge, elle avait peur aussi et surtout, et si Ilethei s'en délectait, c'était cette même peur qui, elle le sentait, allait l'amener à vouloir lui faire du mal. A mesure que la jeune Lunara avança, elle put donc de plus en plus précisément voir la silouhette de la créature, ses cheveux blancs, ses yeux dépourvus d'iris, et ses longs et multiples tentacules qu'elle avant en lieu et place de jambes. Mais de son côté, Illethei remarqua que la jeune femme se déplaçait étrangement, comme gênée, et c'est l'une de ses sirènes qui, dans un cri, la prévint du danger, du fait que cette petite portait une courte dague coincée entre ses fesses, qui était à peine visible, sauf pour les sens aiguisés d'une Sirène.

Illethei toutefois ne donna aucun signe à ses filles d'attaquer, car c'était une chance pour Lunara, mais elle avait une apparence qui plaisait beaucoup à la créature, qui trouvait dommage de la tuer.

Je vois...encore une jeune fille pleine d'énergie qui pense qu'elle peut me tuer.

Puis, sentant alors le trouble de Lunara, ce qui la fit sourire, elle poursuivit.

Tu ne pensais pas sincèrement pouvoir me tromper alors que mes sirènes gardent un oeil sur toi depuis que tu as quitté le Temple pour venir jusqu'à moi ? Allons, je sais pertinemment que vous êtes un peuple difficile à soumettre...mais c'est la première fois que l'une d'entre vous se montre aussi ingrâte en voulant me planter une dague dans le corps.

Les mois précédant le sacrifice étaient toujours difficiles, car alors les Watacans se montraient plus difficiles à maîtriser, etle vent de révolte menaçait à chaque fois de s'élever, ce qui bien entendu agaçait Ilethei, surtout quand cette perspective se manifestait juste à sa porte.

N'avez vous donc aucune gratitude envers moi, qui depuis un siècle vous protège des raids des Sahuagins ?  Moi, qui fait en sorte que vos pêcheurs puissent naviguer sur les mers en paix ? Auriez vous donc déjà oublié que votre peuple se serait éteint si je n'atais pas arrivée pour le sauver ? Allons ma chère...lâche cette arme...ou tente ta chance. Mais sois certaine d'une chose, si tu tentes de me tuer, il n'y aura pas que toi qui payera le prix de ton insolence.

La voix de la créature était alors devenue beaucoup plus grave, menaçante même, tandis qu'elle usa de ses tentacules pour se dresser, et ainsi être plus grande.

C'est ton clan tout entier qui payera le prix du sang, et à commencer par tes proches. Je suis lasse, petite, de devoir me battre pourle respect qui m'est dû. Alors peut-être que l'éradication d'un de vos pitoyables villages serait une bonne façon de vous remémorer ce qu'il arrive lorsqu'on attire ma colère ? Qu'en dis tu mon enfant ? Après tout, tu as littéralement le destin de tous ceux qui te sont chers dans le creux de ma main. Quel effet cela te ferait, de savoir qu'en ne pensant qu'à ta petite personne, tu condamnera tes parents, tes amis, et tous ceux que tu as connus, à une mort douloureuse ?
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« Répondre #4 le: Juillet 29, 2016, 05:45:42 »

En d’autres circonstances, Lunara aurait sans doute pu apprécier la singulière beauté de cette créature monstrueuse. Mais, en ce moment, tout ce qu’elle ressentait, c’était du dégoût, de la haine, et une froide détermination qui vint en elle quand Ilethei énonça calmement avoir vu clair dans son jeu, et savoir qu’elle avait une dague dans son dos. Le fait est que, avec toute cette eau, son voile blanc était devenu transparent à force de recevoir des embruns, des gouttes, et des vagues, et les sirènes d’Ilethei avaient donc pu apercevoir sa dague. Dans son dos, elle pouvait les voir. Des beautés redoutables, des femmes aux visages angéliques, et, tandis qu’Ilethei exprimait sa colère devant l’ingratitude des Watangs, Lunara, elle, comprit qu’elle était piégée. Impossible de fuir, les sirènes étaient là, et l’eau était de toute manière remontée. De plus, si elle tentait de l’attaquer, non seulement elle échouerait, mais elle savait qu’il y aurait des représailles, et, connaissant la cruauté de cette femme, elle tuerait sûrement sa famille sous ses yeux, massacrant tout son village, avant de daigner enfin la tuer.

Lunara hésitait. Peut-être qu’une ultime attaque amènerait enfin les autres clans à se révolter ? La jeune femme savait combien ces derniers étaient furieux par cette situation, et regrettaient l’époque des Sahuagins. De fait, il n’y avait plus personne qui datait de cette époque, et, faute de revoir les Sahuagins, beaucoup se focalisaient sur la menace nouvelle, constituée par Ilethei et ses sirènes. La Déesse expliquait que le rôle de ces sirènes était, par leurs chants, de guider les marins watangs à travers les flots, mais Lunara savait que cet argument était fallacieux, car les sirènes tuaient les humains, et les dévoraient. Et, à voir la lueur malicieuse brûlant dans les yeux des sirènes, Lunara ne se faisait aucune illusion sur son sort.

Plongée dans l’obscurité, Lunara ne voyait pas un tentacule qui se rapprochait lentement d’elle, et, en entendant les gloussements des sirènes, elle sortit soudain sa dague, et la pointa devant elle.

« Vous n’êtes pas une sauveuse, vous êtes le Mal incarné ! Ne me prenez pas pour une idiote ! Je suis venue à vous, j’ai accompli la part du marché ! Si vous attaquez un village, vous le ferez sans aucune raison notable, et les gens comprendront quel monstre vous êtes ! Ils se retourneront contre vous, et vous feront bouffer vos tentacules ! »

Les Watangs avaient toujours sous-estimé leur propre valeur, et avaient toujours été divisés entre eux. Un tel massacre justifierait une union, mais impliquerait aussi la mort de ses amis... Et, si Lunara pouvait accepter qu’Omopée et Hitum soient tués, pour les avoir vendus à un tel monstre, elle se refusait à voir les nouveaux-nés, comme Timiop, ou Utum, qu’elle avait tenu dans ses bras, mourir également. Des larmes de rage coulaient le long de ses yeux, et elle retourna alors sa lame, la mettant contre sa gorge.

« Je refuse de vous servir de repas ! Si vous voulez me manger, ce sera sur mon cadavre, je n’assisterai pas à ça. Certes, j’ai amené cette lame dans l’espoir de vous tuer, mais je ne me faisais pas d’illusions. Quitte à mourir, je préfère être libre de choisir ma mort ! »

La jeune femme appliqua alors sa lame contre sa gorge, ses beaux yeux bleus trahissant une détermination sans faille. Elle savait manier les lames, car elle avait appris à dépecer les bêtes que les chasseurs capturaient. Elle n’avait jamais été libre de sa vie, sauf en ce moment, où elle allait pouvoir choisir sa propre mort. C’est donc en suivant cette idée que la femme appuya sur sa gorge. Jamais cette femme n’aurait le temps de la rattraper... Du moins, c’était là ce que Lunara pensait, car elle n’avait pas remarqué ce tentacule qui s’était rapproché d’elle, et était maintenant juste près de sa jambe...
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« Répondre #5 le: Juillet 29, 2016, 08:08:28 »

Pour une fille de son âge, cette Watang avait du répondant et du cran, mais il en était ainsi de ce peuple, dont l'une des seules faiblesses était d'être aussi divisés entre clans rivaux, même si ils ne se faisaient pas la guerre. Les Watangs étaient bien trop peu nombreux pour qu'ils puissent sérieusement envisager toute action militaire contre des clans rivaux, car celà aurait un effet dévastateur sur leur démographie. Mais dans le cas d'Ilethei, ce n'était pas présentement son problème, ce qui l'était, c'était cette jeune femme qui bien loin de se trouver effrayée par ses menaces, se rebiffa même.

*Hum, voilà qui est...intéressant...*

Mais à dire vrai, Ilethei avait bien du mal à déterminer ce qui pouvait lui valoir autant de haine de la part des habitants de l'île, qui pour une bonne part désormais ne la respectaient plus que par crainte de voir une horde de sirènes en furie débarquer dans leur village. Encore une fois, sans ses filles pour la protéger, et elle en était certaine à voir la réaction de cette jeune fille, les Watangs auraient mis sa tête sur une pique. Elle avait beau maîtriser la magie, il était néanmoins vrai qu'à elle seule, elle ne pourrait pas faire face à la totalité des clans si ces derniers devaient s'unir dans une cause commune pour la tuer. Mais tout celà était hypothétique, dans les faits rien ne pouvait encore pousser les clans à se rebeller contre elle pour le moment, et encore moins à mettre de côté leurs éternelles rivalités.
La jeune fille déclara alors qu'à défaut de la tuer, elle mettrait elle même un terme à ses jours, plutôt que de subir le fait de se faire manger. A l'entente de cette phrase, la créature manqua de pousser un grand rire, mais la situation ne s'y prêtait pas. Car plutôt que de s'emparer de sa dague pour l'attaquer, la jeune fille l'avait alors posée contre sa propre gorge, et s'apprêtait à se suicider pour rien. Heureusement, Ilethei avait anticipé le fait que cette jeune effrontée tente quelque chose de stupide, et elle profita de l'obscurité de la caverne pour faire glisser doucement un de ses tentacules en sa direction, tandis qu'elle était trop occupée à parler pour s'en rendre compte. De fait, hormis ses cheveux blancs, tout le reste du corps de la créature était bien difficile à discerner dans le noir, ce qui joua clairement à son avantage dans la situation présente.

Petite idiote...

Son tentacule partit donc rapidement, se saisissant de sa cheville pour ensuite la désiquilibrer, de façon à ce que par réflexe et pour se ratrapper, la jeune fille ne doive écarter la dague de son cou. Suite à ça, Ilethei lança d'autres tentacules à l'assaut de la jeune fille, et se saisit rapidement de ses mains, et tordit douloureusement cette qui tenait la dague pour la lui faire lâcher, l'écho du métal tombant contre la roche résonna dans la caverne, avant que par son rebond, l'arme ne tombe dans l'eau pour couler dans les profondeurs. Ilethei maintint donc la jeune Watang en l'air, jambes et bras écartés, des tentacules la maintenant par les poignets et les chevilles, et elle entreprit alors de doucement se rapprocher. Il aurait été tentant de laisser d'avantage cette jeune tête brûlée dans l'ignorance, mais surtout Ilethei était lasse de tout ça.

Vous continuez à penser après tout ce temps que je dévore les jeunes filles qui s'aventurent ici ? Pauvre petite effrontée, si j'étais de nature à dévorer les humains, crois-tu donc que je me contenterais d'une frêle créature comme toi une fois tous les dix ans? Êtes vous donc tous aussi désespérément dépourvus de logique et aveuglés par votre ignorance ?

Elle sentait la jeune fille se débattre de toutes ses forces, mais c'était peine perdue, ses tentacules étaient puissants, et ses ventouses s'agrippaient fermement à sa chair, et pourtant alors qu'elle aurait été pleinement capable de la manger désormais, Ilethei n'en fit rien. En effet comme elle venait de le dire, l'humain ne figurait pas dans son régime alimentaire, et la créature se nourissait exclusivement de créatures issues des fonds marins, que ça soit de simples poissons ou des monstres de taille modeste.

Regarde toi, humaine, ne te trouve-tu pas un peu chétive pour servir de repas ? Pourquoi crois tu que les monstres qui dévorent les humains s'attaquent  principalement à vos hommes ? Car il sont bien plus en chair. Si tel avait été mon souhait, ce serait alors des jeunes hommes que j'aurais exigée pour cette cérémonie, et certainement pas qu'une fois toutes les décénies. Tu m'a l'air, bien qu'impétueuse, assez intelligente pour te rendre compte que votre croyance ne tiens pas hum ?

Raisonner avec une jeune humaine, à quoi donc était-elle forcée de s'abaisser ? Mais elle n'avait en réalité guère le choix, Ilethei avait besoin de cette humaine en vie, étant donné qu'elle ne pouvait pas espérer demander un autre "sacrifice" à ces stupides humains sans que ces derniers ne risquent de vraiment se révolter. Et outre ses désirs purement charnels, la créature ressentait aussi le cruel besoin d'enfanter, car cela faisait deux ans qu'elle n'avait pas pu renouveller les rangs de ses filles, qui n'avaient hélas pas une longévité très élevée du fait d'un métabolisme très rapide.

Je vais te dire, humaine, la vraie raison de cette demande de ma part. J'ai besoin de jeunes filles belles et vierges pour être mes compagnes. Crois-tu que mes filles se matérialisent en venant de nulle part ? Je ne veux pas de ta mort petite effrontée, au contraire, je veux que tu sois mon amante, et la mère de mes futures filles. Il en a toujours été ainsi, toi et ton peuple pouvez peut-être m'accuser de bien des maux, vu que votre mémoire est courte, mais moi et mes sirènes vous protégeons de dangers dont vous n'avez même plus conscience car vous n'avez plus à y faire face, et ton rôle, va être de participer à ce cycle.
Alors...dis moi...suis-je toujours la monstre sanguinaire qui dévore le coeur de ses proies ? Si c'était le cas, je l'aurais fait depuis longtemps, au lieu de chercher à te convaincre du contraire.
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« Répondre #6 le: Juillet 29, 2016, 09:12:29 »

Lunara avait toujours su qu’elle mourrait, et, depuis qu’elle avait été désignée, sa froide résolution était celle-ci : se sacrifier. Au sens le plus littéral et le plus fort du terme. S’ouvrir la gorge, se tuer devant cette monstrueuse créature. Elle était de cette beauté noire dont on faisait les sirènes, belle et épineuse. Sûre de son fait, Lunara allait s’ouvrir la gorge quand elle sentit quelque chose de froid et de visqueux caresser sa jambe, avant de se crisper dessus fermement.

*Qu... ?!*

Elle eut à peine le temps de comprendre qu’Ilethei avait envoyé un tentacule vers elle que le sol se déroba sous ses pieds. Elle en lâcha sa dague, avant d’hurler de douleur en sentant d’autres tentacules l’attraper.

*Non, non, non, c’est pas possible, quelle conne ! Je n’ai même pas pensé à observer ses tentacules !*

Vainement, Lunara tenta de se débattre, tirant sur les tentacules, mais la pression exercée par ces derniers était bien trop forte, et elle se retrouva, en quelques instants, suspendue en l’air, maintenue à hauteur des poignets et des chevilles, et essayait encore, en vain, de se débattre, grognant et tirant sur les tentacules. Ces derniers étaient aussi visqueux que solides, et l’empêchaient en réalité de se déplacer trop, n’hésitant pas à se tirer en arrière pour la restreindre en étendant ses membres, la maintenant ainsi dans une position écartelée.

Elle grogna sur place, avant d’entendre la femme lui expliquer, à sa grande stupéfaction, qu’elle n’envisageait nullement de la manger, et semblait visiblement assez agacée de cette rumeur. Pour le coup, Lunara avait bien du mal à la croire, car il était fréquent que les guerriers de la tribu récupèrent les cadavres de pêcheurs qui étaient dévorés en mer par les sirènes, les filles d’Ilethei. Cependant, elle comprit qu’Ilethei ne l’avait pas appelé pour la manger, mais pour...

*QUOI ?!*

Les yeux de Lunara s’écarquillèrent quand la Déesse expliqua qu’elle voulait juste s’accoupler avec elle, et que c’était pour ça qu’elle avait besoin de filles. La tête de Lunara se tourna alors vers les sirènes, et elle déglutit, se mordillant les lèvres, puis regarda à nouveau cette femme.

« Je... Mais... »

Lunara était confuse, et ne savait plus quoi dire, et déglutit, avant de secouer la tête. En soi, elle n’avait jamais pensé pouvoir vaincre cette femme, car, tout en la détestant, elle lui reconnaissait aussi son statut de femme supérieure. Ilethei était une créature puissante, et, depuis qu’elle était toute petite, la jeune femme avait grandi avec un culte tournant autour d’elle. On lui avait sans cesse répété qu’elle était leur gardienne, leur protectrice, une force supérieure, et si, actuellement, il y avait un vent de contestation, c’était uniquement une réaction épidermique en réponse au fait d’abandonner l’une des leurs. D’ici quelques mois, la vie reprendrait son cours.

Ce faisant, Lunara était désorientée, et ne savait tout simplement quoi penser.

« Je ne comprends pas... Si ce que vous dites est vrai, alors... Où sont les autres ? Et  puis... Qu’est-ce qui vous ferait croire que je pourrais donner naissance à vos... À vos sirènes ? »

Tout ça lui semblait délirant, mais il suffisait de voir Ilethei pour constater que la femme ne semblait pas du tout vouloir plaisanter.
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« Répondre #7 le: Juillet 29, 2016, 09:45:48 »

Cette petite était décidément plus intelligente que ce qu'elle laissait paraître aux premiers abords, quand Ilethei lui expliqua la vérité, au lieu de se braquer et de refuser de l'entendre comme c'était souvent le cas, et bien cette jeune humaine l'écouta et sembla même estomaquée. Le fait était qu'elle ne se débattit plus, regardant les sirènes, probablement en s'imaginant ce que ça devait être que de donner naissances à ces beautés, certes monstrueuses, mais des beautés néanmoins. La créature observait les moindres réactions, les moindres mimiques sur le visage de sa captive, alors qu'elle était en train d'admettre la possibilité qu'elle dise la vérité. Étrangement, c'était seulement de la confusion qui semblait l'habiter, et non pas du dégoût, même pas après qu'Ilethei lui ait avouée qu'elle comptait s'accoupler avec elle pour lui donner une multitude d'enfants, c'était un détail, mais qui marqua néanmoins la femme monstrueuse, dans le sens où c'était assez inédit. Les femmes de ces contrées étaient difficiles, et sur la totalité des concubines qu'elle avait pu avoir au cours de ces siècles, seules une petite poignée avaient réellement accepté leur rôle, et lui avaient volontiers donné autant d'enfants qu'elle le souhaitait, les autres avaient été plus compliquées à gérer. La jeune fille en vint nécessairement au destin qui avait attendu celles qui l'avaient précédée, ce qui, au vu du fait qu'Ilethei voulait la calmer, était à vrai dire légitime, surtout que la créature ne communiquait pour ainsi dire jamais de ce sujet avec les habitants de l'île.

Certaines sont mortes de vieillesse, et j'ai remis leurs corps à la mer. D'autres ont cherché à fuir et se sont fracassées sur les rochers de la falaise, du fait des courants. Ils ne sont rien pour moi et mes filles, mais vos corps d'humaines sont si fragiles...et vous êtes teigneuses, rarement conciliantes, beaucoup ont fini par vouloir tenter leur chance au risque de mourir, ce qui leur est arrivé.

Ilethei semblait parler de la mort de ses concubines avec un semblant de regret dans le ton de sa voix.

Rares sont celles qui m'ont effectivement crû, lorsque je leur ai dis que je souhaitais juste qu'elles soient mes compagnes. Persuadées que j'allais les dévorer, tout comme toi, je devais les maintenir attachées et gardées sans cesse pour qu'elles ne se fassent pas de mal, mais même ma vigilance n'est pas sans faille. La peur et la supersitition, poussées à son paroxysme...alors que je ne vous souhaites aucun mal en définitive.

Son regard blanc s'était perdu alors, tandis que la créature relâcha légèrement l'emprise de ses tentacules. Elle la maintenait toujours prisonnière, mais tenait ainsi à lui faire légèrement moins mal.

Quand à savoir si tu pourrais me donner une descendance jeune fille, tu as derrière toi la preuve que toutes celles qui ont bien voulu m'accorder leurs faveurs l'ont fait, et tu n'es pas une exception. La question est, le  fera-tu de ton plein gré ?

Elle déplaça alors ses tentacules, de façon à amener le visage de la jeune fille juste en face du sien.

Vois tu, ma chérie, je suis dans une situation très compliquée. Mes filles sont de redoutables combattantes, et peuvent naître très rapidement, mais elles meurent d'autant plus rapidement car leurs vies sont bien plus courtes que les vôtres hélas. C'est pour cette raison que j'ai passé ce pacte avec tes ancêtres, une jeune fille tous les dix ans, afin de pouvoir renouveler ma descendance, qui elle même m'aide à vous protéger des créatures des abysses, mais il semblerait que les termes initiaux de cet accords se soient définitivement perdus. Et comme ton peuple refusera de me donner une autre jeune fille avant les dix prochaines années, tu es ma seule option pour ma propre sauvegarde et celle de cette île. Je ne te désires pas de mal, c'est même tout le contraire.

Puis, prise d'une inspiration subite, la créature passa une de ses mains dans les cheveux de la jeune humaine.
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« Répondre #8 le: Juillet 29, 2016, 11:33:51 »

Lunara avait eu du mal à se convaincre de se suicider, car elle avait toujours été une jeune fille pétillante, curieuse de tout. Omopée la pleurait longtemps, et serait incapable de voir le coucher du soleil. En effet, il était fréquent que sa fille, petite, grimpe au sommet de la falaise pour voir le soleil se coucher à l’horizon, et ne se mette à rêver. Elle avait toujours rêvé de voir ce qu’il y avait au-delà, de sortir de l’île, convaincue que le monde ne pouvait que se résumer à Watan et les îles alentour. Parfois, d’autres marchands venaient des autres îles, et il y avait, dans la hutte du chef du village, une broderie rare, une robe très souple et très élégante, venant d’une contrée au-delà de la mer, un trésor local. Un royaume qu’on nommait « Papua », fait de vastes étendues de sable et d’immenses tours d’albâtre aux toits dorés. Là, sur sa falaise, Lunara rêvait, songeant à ces endroits merveilleux, à ces zones magnifiques, et s’était jurée, un jour, d’y aller. Curieuse, elle était aussi très intelligente, elle adorait regarder les cartes nautiques. Lunara avait ainsi eu une soif de vivre très forte, et, partant de là, devenir « l’Élue de Watan » avait sonné comme une malédiction. Mais, là, maintenant que cette femme lui avait dit qu’elle ne comptait pas tuer, Lunara sentait l’espoir revivre en elle. Et cet espoir contrebalançait la peur, même si cette dernière était toujours là, et même très forte. Elle ne se voyait pas vraiment accoucher de créatures susceptibles de la dévorer plus tard, mais, si cela lui permettait de survivre...

Étant ainsi intelligente, elle savait donc que la femme ne mentait pas, car Ilethei n’avait aucune raison de lui mentir. Elle la tenait dans sa main, pouvait la tuer, et d’ores et déjà la dévorer. Au contraire, elle voulait d’elle comme une sorte d’incubatrice. C’était humiliant, rabaissant, mais Lunara se sentait aussi rassurée, rassurée de savoir qu’elle n’allait pas mourir, et qu’elle avait une certaine valeur aux yeux de cette redoutable femme, cette Déesse venue d’ailleurs.

Ilethei lui expliqua que ses sirènes avaient une durée de vie très courte, et qu’elle devait donc régulièrement en donner naissance à de nouvelles, ce qu’elle ne pouvait faire sans une humaine. Et, vu la manière dont elle parlait des concubines, Lunara pensait décerner du regret... Du moins, elle avait perçu la légère intonation dans le ton de sa voix, mais il fallait encore l’interpréter. Regrettait-elle la mort de ses concubines parce qu’elle avait perdu des personnes à qui elle tenait, ou parce qu’elle avait perdu ses incubatrices ? Lunara était un peu perdue, et Ilethei, comme pour lui montrer sa sympathie, vint alors caresser ses cheveux, son corps se rapprochant du sien.

Lunara se mit alors à frissonner, se mordillant les lèvres en crispant ses poings. Elle rouvrit ensuite les yeux, ses beaux et magnifiques yeux bleus fixant le visage grisâtre de la femme, semblant alors commencer à en voir sa beauté.

« Je dois admettre que je ne m’y attendais pas... Comme quoi, il faut croire que la vieille Inacàn avait raison quand elle disait de vous que vous étiez comme la mer, aussi paisible que l’eau en paix, et aussi furieuse que la tempête. »

Elle soupira à nouveau, et reprit à nouveau, toujours suspendue dans les airs :

« Vous n’avez aucune raison de me mentir, alors... Je vous crois. Sachez que je ne m’enfuirai pas. Ce serait suicidaire de sortir, ou de craindre votre courroux. Où pourrais-je aller, de toute manière ? Coincée sur cette île ou dans cette grotte, c’est la même chose... Mais, au moins, je suis face à une Déesse. »

Pour elle, il était impensable, surtout vu son apparence surréaliste, que cette femme ne soit pas une sorte de divinité. Lunara soupira donc, et rajouta ensuite :

« Je... Je ne veux pas que vous fassiez du mal au reste du village, alors... Je... Je m’offre à vous... »

Avait-elle vraiment une autre option, de toute manière ?
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« Répondre #9 le: Juillet 30, 2016, 01:30:35 »

Ilethei pouvait le sentir, la jeune femme était progressivement en train de se calmer, étant donné que la perspective de se faire dévorer vivante s'avéra être une fausse rumeur. Lorsqu'on ne craignait pas pour sa vie, on se trouvait forcément plus enclin à écouter, à comprendre, et c'est ce que fit cette jeune fille qui comprit bel et bien que la créature n'avait aucunement l'intention de lui faire du mal. La haine et la colère avaient disparu, pas la peur, mais c'était compréhensible, elle s'apprêtait quand même à entrer dans une nouvelle phase de sa vie.

Et bien, cette vieille Inacàn est effectivement proche de la vérité. Je ne te ferais pas de mal, ma chérie, sois en assurée.

Ilethei s'autorisa donc à donner à sa compagne une position moins désagréable que celle d'avoir le corps en croix. Ainsi, quand la jeune fille déclara qu'elle ne s'échapperait pas, et qu'elle s'offrait à elle, la créature glissa alors deux tentacules dans le dos de l'humaine, sous sa robe fine et trempée, pour qu'ils aillent s'enrouler autour de sa taille et ainsi continuer à la maintenir légèrement en l'air. De cette façon, Ilethei pu relâcher les poignets et les chevilles de la jeune humaine, et elle l'approcha alors délicatement d'elle. La créature était pour sa part sincèrement ravie, car cela faisait plusieurs décennies qu'une fille comme ça, qui acceptait sa situation, ne lui avait pas été présentée. Oh, quand bien même se serait-elle révoltée, cela aurait changé peu de choses, mais à choisir Ilethei préférait de loin lorsque les humaines qu'on lui envoyaient se montraient consentantes. Puis, en posant ses mains sur les joues de la jeune fille, la créature approcha son visage du sien, et déposa un bref mais tendre baiser sur ses lèvres, et elle pu sentir à sa réaction que c'était bel et bien la première fois qu'on l'embrassait de cette façon. Mais surtout, en l'embrassant, Iletehi avait usé de sa magie afin de pouvoir sonder son esprit plus aisément, afin de la connaître au mieux.

Ainsi, tu t'appelles Lunara, c'est un joli prénom, qui te sied bien. Je sens ta crainte, mais tu n'éprouves plus de haine envers moi, je m'en contenterais pour le moment.

Au niveau des pieds de Lunara, les tentacules grouillaient, et semblaient se frotter contre la délicate peau de ses mollets. Ilethei descendit alors ses mains, en les faisant glisser sur la peau de la jeune humaine, jusqu'à ses épaules où elle agrippa les bretelles de sa fine robe, qu'elle saisit de façon à les faire glisser pour entraîner dans leur chute la totalité du voile. La jeune fille ne portant rien en dessous, elle se retrouva nue, et Ilethei prit le temps de l'observer, sa poitrine fine mais très élégante, ses hanches suffisamment arrondies pour pouvoir supporter une grossesse, le tannage de sa peau uniforme.

Tu es belle ma chérie.

Tout en énonçant cette phrase, la créature fit alors remonter plusieurs de ses tentacules le long des jambes de la jeune femme, les ventouses multiples frottant et épousant sa peau douce. Elle laissa toutefois ses bras libres, au cas où elle voulait toucher ses tentacules, ou même le corps de la créature, qui fit par ailleurs disparaître les voiles d'encre qui cachaient les parties intimes de son propre corps, et fut ainsi aussi nue que sa compagne.

N'aies pas peur, je serais douce avec toi Lunara. Je ne peut pas te promettre l'absence de douleur, il en est toujours ainsi pour une femme perdant sa virginité, mais par la suite, tu découvrira pourquoi hommes comme femmes cherchent à s'unir.
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« Répondre #10 le: Juillet 31, 2016, 09:45:16 »

C’était un changement de position assez radical, et, à tout le moins, aussi radical que surprenant. Il y a encore quelques minutes, Lunara était entrée ici avec la volonté de commettre un blasphème, un acte impardonnable en s’attaquant à une divinité. Et, maintenant, son esprit semblait s’être raisonné. La magie, à Watan, n’avait jamais existé. Par conséquent, quand Ilethei, après un simple baiser, indiqua à Lunara son prénom, et la teneur de ses sentiments, lors même que la jeune femme n’en avait rien dit, cette dernière ne put que frissonner, et même rougir.

*Seule une Déesse peut ainsi lire dans mon esprit… Comment ai-je pu croire pouvoir rivaliser contre elle ? Me mesurer à elle ?*

Elle avait libéré ses poignets et ses chevilles en enroulant des tentacules à hauteur de sa taille. Lunara, qui avait déjà le corps trempé à cause des embruns et des remous de la mer, frémit à ce contact visqueux et tentaculaire, tout en sentant également un amas de tentacules se former à hauteur de ses jambes. Ses joues s’empourprèrent davantage, tandis qu’elle commençait à sentir clairement autre chose, un sentiment qu’elle n’aurait jamais cru sentir, et qui s’instaura en elle après le doux baiser d’Ilethei. Un baiser qui, en effet, la fit frissonner, et qui, effectivement, était son premier baiser.

Le sexe, chez les Watangs, ne s’envisageait qu’après la cérémonie passée. Jusqu’à cette date, les filles étaient étroitement surveillées, car les Watangs, même sans savoir ce qu’Ilethei faisait des sacrifiées, avaient depuis longtemps compris que la virginité était un critère de choix. Ainsi, Lunara n’avait embrassé personne, et, de toute manière, n’avait jamais vraiment été attirée par quelqu’un. Les hommes de son village étaient tous des idiots patentés, qui ne voyaient pas plus loin que le bout de leur nez. Elle n’avait tout simplement pas trouvé quelqu’un qui, comme elle, rêvait de voyager. La mer fascinait autant qu’elle effrayait les Watangs, qui se refusaient à la prendre trop longtemps, afin de ne pas mourir. Si les Watangs avaient été plus intelligents, et moins superstitieux, peut-être auraient-ils compris que la présence de sirènes dans les eaux environnantes était liée à celle d’Ilethei, mais ils se refusaient à blasphémer, et, même si Lunara avait été proche de la réalité, et avait maintenant toutes les cartes en main pour comprendre le piège qu’Ilethei faisait à son peuple, elle estimait avoir déjà suffisamment œuvré contre sa Déesse.

Ilethei la dominait, et retira son voile blanc sans aucune difficulté. Sous celle-ci, Lunara était toute nue, des pieds à la tête,  ne portant que ses boucles d’oreilles, et quelques peintures rupestres sur le corps. Détail amusant, que la Déesse noterait sûrement : on avait épilé Lunara. Les prêtresses avaient préparé son corps pendant son séjour dans le temple, la déshabillant, leurs vieilles mains ridées nettoyant proprement toute sa peau, la parfumant, et s’attaquant également à sa toison de poils. Elle avait été préparée pour Ilethei, Lunara ayant toujours pensé que son rôle était de lui servir de repas… Alors que, finalement, elle comprenait ce que la Déesse attendait d’elle.

La jeune fille pouvait voir le regard blanc de la Déesse parcourir son corps, l’observant silencieusement, sans négliger aucune partie de son corps. Elle la détaillait, calmement. Lunara, elle, n’avait « perdu » la sélection que parce qu’elle avait eu une poitrine moins développée que la fille du Dauphin, mais, finalement, ce choix sembla plaire à la Déesse, qui, quand elle avoua que Lunara était « belle », fit rougir cette dernière.

Encore, elle sentait les tentacules remuer le long de ses jambes, les ventouses frottant sa peau, provoquant de multiples frissons, et de biens étranges sensations dans tout le corps de la femme. Ilethei usa encore de ses pouvoirs magiques, et fit disparaître ses « vêtements », qui s’avérèrent, en réalité, n’être que des tâches d’encre, et devint donc aussi nue qu’elle. Elle lui expliqua ensuite que Lunara allait avoir mal, mais qu’il était impossible d’empêcher cette douleur. Lunara déglutit lentement, les joues de plus en plus rouges, et parvint à hocher la tête. Elle, si aventure, si intrépide, qui avait toujours du mordant dans les lèvres, semblait ici avoir perdu l’usage de sa langue.

Elle finit par déglutir en sentant un tentacule s’approcher de son bassin, et déplaça ses mains, pour les poser sur les épaules de la Déesse, délicatement, respectueusement. Ne voyant aucune air de réprobation sur son visage, elle caressa alors ses épaules. Lunara l’avait initialement vue comme un monstre, mais, maintenant, maintenant… Elle s’avérait attirée par cette fascinante beauté, cette créature à la silhouette élégante et au corps monstrueux. Elle était paradoxale, comme une Déesse se devait de l’être, sa beauté physique témoignant de ce paradoxe mental.

« Vous… Vous aussi, vous êtes belle, ma Déesse… Magnifique, même. »

Elle soupira encore, et n’osa pas descendre davantage, ses mains filant plutôt se poser sur les tentacules qui se rapprochaient de son bassin. Elle ne pouvait plus remuer ses jambes, prisonnière d’Ilethei. Elle sentit la paroi externe du tentacule, dure et froide, visqueuse et liquide, et ses pouces se posèrent sur la partie intérieure, plus molle, plus chaude, là où il y avait les ventouses. Ces derniers sécrétaient un liquide naturel, qui devait servir à lubrifier le corps, et à éviter que la peau de la femme ne s’irrite contre ce contact.

Le fait est que la jeune femme était prisonnière d’Ilethei, dans tous les sens du terme, et déglutit à nouveau, caressant les tentacules.

« Je… Vous avez sûrement dû déjà le sentir, Grande Déesse, mais je n’ai jamais rencontré quelqu’un avec qui j’ai eu envie de m’unir sur cette île. Mais vous… Vous, ce serait un grand honneur, ma Déesse… Mon corps est vôtre, entièrement vôtre. »

Lunara gémit encore en sentant les tentacules se crisper un peu sur son corps, et conclut :

« Vous êtes si belle, ma Déesse… »
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« Répondre #11 le: Juin 19, 2017, 01:08:24 »

La puissante Ilethei n'avait aucune raison de faire le moindre mal à la jeune Lunara, c'était même tout le contraire, elle allait la chérir pour le reste de la vie qu'elle allait passer à ses côtés. Seule garante désormais de la future descendance de la déesse, Lunara était vue comme un bien précieux par Ilethei, et cette dernière était très satisfaire que la jeune femme se soit finalement calmée de son propre chef. Elle s'offrait à elle, et Ilethei goûtait au plaisir d'avoir entre ses tentacules une compagne qui s'offrait volontairement à elle. Plus que par simple plaisir, que l'humaine ne cherche pas à se débattre, et qu'elle accepte le fait de porter ses bébés sirènes, baisserait drastiquement les risques de fausses couches. L'assurance d'une nouvelle génération de sirènes pour protéger l'île des créatures marines, et assurer à Ilethei la continuation du culte qui lui était dédiée.

Enroulant les jambes de sa compagne entre ses tentacules, dont les ventouses chaudes et légèrement gluantes carressaient la peau, Ilethei s'offrait enfin le plaisir de ne pas avoir à violer une humaine pour assurer sa descendance. Nue, Lunara était belle, et la période de sa vie où elle portait des vêtements était d'ailleurs derrière elle. Elle pouvait sentir l'émoi mêlé d'encore une certaine  crainte de cette jeune humaine, mais c'était normal, personne encore ne lui avait fait l'amour, et le baiser qu'elles avaient échangé était même le premier de sa vie. Alors, tandis qu'Ilethei découvrit également son corps, se révélant aussi dans sa merveilleuse nudité, Lunara la complimenta, et réaffirma son envie d'être sa compagne.
Si Ilethei pouvait se montrer terrible, elle pouvait également se montrer aimante, et c'était le cas vis à vis de cette jeune humaine. Elle posa l'une de ses mains sur l'une de ses joues, qui commençait à devenir toute rouge. Bien consciente que cette humaine devait être vierge, la déesse avait mêlé à sa salive une substance légèrement aphrodisiaque, que Lunara avait ainsi avalée lors de leurs baiser, ceci dans l'optique de rendre sa première foismoins douloureuse.

Tu m'en vois sincèrement ravie, ma belle Lunara. Je te promets d'être aimante à ton encontre, tu n'aura rien à craindre de moi ma toute belle.

Ilethei enroula alors un de ses tentacules autour de la taille de la jeune femme, et en usant également des autres entourant ses jambes, la déesse souleva légèrement sa compagne dans les airs. Écartant alors ses jambes, Lunara se trouva avec son intimité épilée juste au niveau du visage de sa déesse, qui posa ses mains sur son aine, caressant avec ses pouces les contours de sa belle fleur intime.

Tu es également très belle ma chérie, et tu va me donner de belles filles...

Ilethei aurait pu la prendre maintenant, mais il était tellement rare qu'une de ses offrandes finisse par se montrer obéissante que...et bien elle avait envie de la ménager, et de la préparer. Deux tentacules remontèrent le long du dos de la jeune femme, afin de l'aider à se maintenir ainsi dans les airs, tandis que la déesse approcha doucement ses lèvres de la fleur intime de sa compagne, et déposa un doux baiser sur son clitoris.

Je pourrais commencer tout de suite à te féconder mais...tu es tellement jolie que j'ai envie de te goûter. Ne te retiens pas ma belle, goûte ton plaisir, je vais te faire l'amour comme nul n'aurait jamais pu te le faire.

Elle fourra alors son visage bien entre les cuisses de son offrande, et entreprit de jouer avec sa langue sur cette intimité fébrile.
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Princesse Alice Korvander
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« Répondre #12 le: Juin 19, 2017, 09:45:51 »

Le changement de comportement était aussi impressionnant que subit. Lunara, convaincue qu’Ilethei allait la manger, avait changé du tout au tout en apprenant que, finalement, la femme-pieuvre allait l’épargner, et... Lui faire l’amour. Cette idée fut celle qui avait tout changé chez Lunara, car, sans qu’elle le réalise, elle avait réveillé des fantasmes inconscients et latents. Lunara était secrètement tournée vers le bondage, un fantasme qu’elle avait enfoui en elle, et qui était en train d’éclater en ce moment, alors qu’elle sentait les tentacules enserrer ses membres. Il y avait ça, et aussi le fait qu’elle était également honorée d’être l’amante de la grande Ilethei. Certes, elle était triste de quitter son village, mais sa propre famille l’avait sacrifié. Omopée et les autres ne lui manquaient donc guère, et la perspective d’être protégée par la Grande Ilethei était gratifiante.

Alors, oui, Lunara avait changé rapidement, mais ce changement se justifiait, et elle gémit en sentant les tentacules se crisper contre elle, relevant son corps.

« Hmmm... !! »

Des gémissements s’échappèrent de ses lèvres, et elle sentit son corps se redresser encore, jusqu’à se retrouver environ deux mètres au-dessus du sol, encore retenue par les poignets et les chevilles. Un autre tentacule se posa alors sur sa nuque, et l’aida à avoir la tête redressée. Lunara rougissait en voyant que ses cuisses étaient bien écartées, les tentacules remontant le long de ses jambes, et le visage d’Ilethei se rapprochant de ses cuisses.

« Dé... Déesse... »

Lunara déglutit en la voyant se rapprocher encore, et lui dire qu’elle n’allait pas la féconder tout de suite, mais prendre son temps, afin de la récompenser de son engouement. Et, avant même que la jeune femme ne puisse dire quoi que ce soit, elle sentit la langue de la Déesse s’enfoncer contre ses cuisses, se glissant rapidement dans son intimité. Lunara écarquilla les yeux. Elle était tellement vierge, tellement innocente, qu’elle ne s’était même jamais caressée intimement. Pour elle, c’était donc un plaisir inédit, et une joie immense.

Elle gémit donc, en sentant la langue filer le long de ses cuisses, mais sentit également un liquide sécréter de ses cuisses, et écarquilla les yeux en soupirant. Tout son corps sembla s’affaisser, devenir plus doux, plus tendre, plus malléable.

Lentement, Lunara était en train de succomber, et se reposait sur les tentacules qui la maintenaient en suspension, le plaisir déferlant en elle...
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Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

Pour une demande de RP, je vous encourage, soit à poster sur le topic susmentionné, soit à envoyer un MP sur mon compte principal, soit celui-ci.

Complément de script : La Saga De La Tour Sombre

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