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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: [FINI] The Last Of Us [PV]  (Lu 6152 fois)
Princesse Alice Korvander
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« le: Juin 26, 2016, 10:21:07 »


En 1992, le politologue Francis Fukuyama publia un essai, dont le titre devint mondialement connu, cité à maintes et maintes reprises par de multiples politiciens : « The End Of History and the Last Man », qu’on pourrait traduire par : « La Fin de l’Histoire et le Dernier Homme ». Fukuyama y  soutenait que, après la chute du communisme, le monde allait connaître une ère de prospérité idéologique, et que le libéralisme, la démocratie, se répandraient dans le monde. Une vision idéaliste... Mais la fin de l’Histoire, la vraie, survint en réalité vingt ans plus tard, lors de l’automne 2013.

C’est à cette période que les infections commencèrent. Beaucoup accusèrent, à l’origine, une expérience militaire ayant mal tourné, mais, peu à peu, alors que les villes sombraient dans le chaos, que les États se désagrégeaient, et que le phénomène se répandait dans tout le continent, puis dans le monde entier, les raisons du malheur disparurent, au profit de la simple survie. Quand tout ça arriva, Maria était une jeune fille vivant à Albuquerque, dans le sud des États-Unis. L’infection émana d’un champignon, le Cordyceps, un champignon qui, normalement, ne s’en prend qu’aux insectes et aux araignées. Ce champignon s’en prit alors aux humains, et l’infection se répandit. Les hôpitaux se remplirent, et les villes sombrèrent dans le chaos le plus complet.


Rien ne put stopper les infections, et, peu à peu, la civilisation moderne s’effondra, ne laissant plus que des villes en ruines où la végétation se mit à pousser. Maria perdit son frère et sa mère, et survécut avec son père jusqu’à rejoindre une zone de quarantaine, bien loin d’Albuquerque, à Seattle, dans l'État de Washington. C’est ici que Maria grandit, auprès de thérapeutes et de psychologues qui tentaient d’aider les réfugiés à oublier leurs traumatismes.


Avec le temps, la section militaire surveillant Seattle cessa de recevoir des ordres de l’état-major, et, depuis des années, la zone de quarantaine de Seattle est devenue une zone autonome, coupée du monde, accueillant très peu de visiteurs. Les tentatives d’instaurer un régime démocratique, néanmoins, échouèrent, car, légalement, Seattle était encore régie par l’état d’urgence, et par les ultimes mesures prises par le gouvernement américain, qui confiaient aux autorités militaires l’intégralité des pouvoirs, de telle sorte qu’ils disposaient d’un pouvoir absolu jusqu’à la fin de la crise. Ce faisant, la zone de quarantaine ne perdit jamais sa présence militaire accrue, une surveillance omniprésente, sous la surveillance du Gouverneur White, une femme au cœur de glace.

Plusieurs révoltes secouèrent la zone de quarantaine, donnant lieu à de multiples exécutions sommaires.

Depuis ce jour maudit où Maria avait été tirée de son sommeil par son père, à Albuquerque, plus de vingt ans s’étaient écoulés, et, aujourd’hui, elle avançait dans les rues de la zone, le long du marché, en compagnie de sa fille, Wheat. Une adolescente que Maria avait adopté, en un autre temps.

« L’essentiel, Wheat, c’est de ne pas faire de vagues.
 -  Mais je n’aime pas ça, ‘Man. Les ressources s’amenuisent, et les soldats sont de plus en plus intolérants et violents. »

Maria soupira lentement en fermant les yeux.

« Je sais, ma petite... Je sais. »

Les exactions étaient nombreuses, mais Maria savait que, aussi difficile que soit la vie ici, ce n’était rien par rapport à ce qu’il y avait dehors.

Rien.

Et c’était sur cette idée que les deux femmes retournaient dans leur maison.
« Dernière édition: Novembre 10, 2016, 02:26:07 par Princesse Alice Korvander » Journalisée


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« Répondre #1 le: Juin 27, 2016, 11:17:28 »

Au sein de la maison, il y avait Mike qui les attendait. L'homme de 30 ans au regard azur était arrivé au sein de la zone de quarantaine il y a de cela presque dix ans déjà. A l'époque il était venu seul apres avoir vu tous ceux qui comptaient autour de lui anéantis. Pas par ce maudit champignon  qui avait fait de ce monde l'enfer qu'il était. Non par les humains eux memes qui devant la misère et la fatalité, s'étaient révélés sous leur pire jour. Lui qui vivait avec sa fiancée, les parents de celle-ci  et la petite soeur avaient assisté impuissant au viol et au meutre des deux femmes. Un groupe , une milice, était venu les voir dans ce qui leur servait d'abri. Mike n'avait rien pu faire et avait assisté au drame. Son beau père, anéanti, s'était suicidé peu de temps apres. Pourquoi Mike ne l'avait pas fait ? A vrai dire par lacheté. Plusieurs fois il y avait songé mais il avait toujours reculé le moment. Même si la vie était merdique et dure, c'était la vie. Et puis mike au fond de lui avait toujours gardé l'impression qu'il devait survivre pour ceux qui n'avaient pas eu cette chance. Plusieurs fois, il avait frolé la mort de pères depuis toutes ces années, et cela n'avait rendu la vie que plus précieuse finalement.

Au sein de cette zone autour de Detroit, Mike avait en plus trouvé une nouvelle raison de vivre. Elle s'appelait Maria. Il était tombé amoureux  d'elle au fil du temps. Les deux avaient perdu pas mal d'être chers et dans cette ambiance constante de guerre et de drame, cet amour leur offrait une bouffée d'air frais. Depuis maintenant 7ans, ils étaient l'un pour l'autre ce qu'ils devaient être : un soutien, un reconfort, une force. Tant bien que mal, le couple tentait de s'en sortir. Dans la zone, les soldats avaient tous les droits ou presque. Malgré plusieurs révoltes, l'ordre en place n'avait jamais pu être contesté d e manière durable. Le poids des armes étaient trop forts.

Alors il fallait s'en accomoder et tenter de s'en sortir.Pour Mike le plus dur c'était l'impression de ne pas avoir les cartes en main pour etre son propre chef. C'était cette maudite White qui donnait le tempo. Le rationnement, les règles à suivre ou à ne pas suivre, il était hors de question de vouloir s'y opposer. Le prix à payer était trop fort. Malgré tout, Mike avait trouvé un moyen de s'en sortir et d'améliorer son quotidien et celui de sa famille. Vu que le marché noir était inévitable, c'est via ce dernier qu'il trouvait son bonheur. En échange de diverses choses (nourriture, argent, matériel divers), Mike fournissait des médicaments. Se livrant à un trafic qui aurait pu le conduire au peloton d'éxécution, il avait commencé cela il y a bientot deux ans.Comment avait il trouvé cela ? Mike ne l'avait jamais dit à sa compagne ni à ses enfants. Ils ne lui avaient rien demandé non plus comme s'ils craignaient la reponse en quelque sorte. Quoiqu'il en soit, cela leur permettait de pouvoir s'en sortir mieux que d'autres mais moins bien que certains. Et toujours avec le sentiment que tout pouvait s'arreter d'un instant à l'autre

« Ha vous voila »

Venant embrasser tendrement celle qu'il aimait  puis enlaçant sa fille adoptive, on sentait le soulagement de Mike qui bien entendu apprehendait toujours de les savoir seules dehors. Certes, maria n'était pas un oiseau pour le chat, mais c'était dans sa nature de se faire du soucis.  Quant à Wheat, Mike l'aimait comme un père aimait un enfant. Maria et lui l'avait adopté, en même temps que son frère Bryan. Les deux étaient arrivés dans la zone apeurés, meurtri par la perte de leurs parents. Au début, il avait voulu les aider mais tres vite, des liens forts étaient apparus. La suite logique de cela était finalement qu'aujourd'hui, à 4 ils formaient une rvaie famille ce qui leur donnait une force plus grande pour survivre

« Bryan n'est toujours pas rentré et le couvre feu tombe bientot. Je n'aime pas cela »


certes Bryan était un jeune homme de 16 ans debrouillard. Mais Mike savait aussi qu'il pouvait parfois se montrer impulsif et irréfléchi. C'était son plus grand defaut
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« Répondre #2 le: Juillet 06, 2016, 12:08:44 »

Les gardes étaient aussi intolérants que brutaux, et il circulait quantité de rumeurs sur eux. Ils avaient tout simplement tout pouvoir, et en profitaient volontiers, car personne ne pouvait leur reprocher quoi que ce soit. L’habeas corpus avait été suspendu il y a vingt ans, et, en conséquence, les policiers, devenus de vrais miliciens, pouvaient faire ce qu’ils voulaient. Les arrestations arbitraires, les tortures, le racket, et même le viol, étaient fréquents. Chaque fois que Maria était seule en les voyant, elle se dépêchait de fuir, de rejoindre de la population. Les flics pouvaient faire tout ce qu’ils voulaient, mais, en pratique, s’ils en faisaient trop, la colonie risquait de nouvelles émeutes, et White n’y tenait pas. L’Administratrice savait très bien que, si les émeutes se multipliaient, la Zone de Seattle disparaîtrait, comme tant d’autres zones de sécurité avaient disparu. Alors, il fallait juste espérer ne pas faire partie des éléments sacrifiables, et, pour ça, Maria avait multiplié les rencontres et les contacts. Outre son mari et leurs enfants, qu’elle inscrivait à l’école publique, elle aidait toujours lors des marchés à préparer la nourriture.

La nourriture, justement, était un gros problème, comme l’eau. Pour l’eau, les habitants utilisaient essentiellement des collecteurs d’eau afin de recycler l’eau de pluie, utilisant ensuite une usine de traitement des eaux située dans le port pour avoir de l’eau potable. Il y en avait peu,  et l’eau était donc rationnée, comme la nourriture. Sur ce point, la police exerçait un fort contrôle, justement pour éviter que les civils ne mangent de la nourriture avariée, ou contaminée par le cordyceps. La nourriture venait donc d’entrepôts solidement tenus par les gardes, où il y avait des cochons, des porcs, une culture sous serre avec des potagers, mais, concrètement, on mangeait surtout en contrebande des rats, ou des insectes... Ce qui, au demeurant, était particulièrement dangereux, car les insectes étaient susceptibles de transmettre le cordyceps. Maria, elle, travaillait dans les fermes, à récurer la merde des cochons. Et elle se débrouillait pour connaître plein de gens, de telle sorte que, en l’agressant, son attaque paraisse illégitime aux yeux de la communauté, la seule chose susceptible de paniquer un tant soit peu l’Administratrice étant la menace d’une émeute.

Maria et Wheat rentrèrent donc dans leur appartement, face à Mike. Son mari. Les mariages existaient toujours à Seattle, et la Zone de Quarantaine disposait même d’une église, qui servait d’outil propagandiste à White. L’église avait été fermée pendant un temps après qu’un pasteur l’ait utilisé pour tenter de critiquer le régime en place. Il avait ensuite été tué, et l’Administratrice avait fermé l’église, ne la rouvrant que plusieurs années après, l’église prodiguant désormais une version très spéciale du catholicisme, une « religion civile » qui n’avait plus rien à voir avec la Bible.

Quel avenir est-ce que Maria offrait à Wheat et à Bryan, ses enfants ? Elle n’en savait rien, et cette question, outre le simple fait de survivre, la tracassait... Mais, à bien y réfléchir, les deux étaient liés. Que faisait-elle d’autre depuis des années, à part survivre ? Comment vivre, quand votre seule préoccupation était de survivre ? Impossible d’envisager un projet, impossible de rêver. La mort était une fatalité inéluctable, et, tout ce que les humains faisaient, c’était de se cramponner aux derniers substrats d’existence, comme des charognards qui s’attaqueraient à une carcasse pourrie en quête d’ultimes monceaux de viande pour pouvoir s’en sustenter.

« Oui, on a fait aussi vite que possible... » glissa Maria à l’attention de Mike.

Elle nota très rapidement l’absence de Bryan, ce que son mari vint confirmer, en expliquant qu’il n’était toujours pas rentré. Maria s’en mordilla les lèvres, et regarda par la fenêtre. Le soleil commençait doucement à se coucher, et le couvre-feu était strict.

« Ce sale gosse ! À coup sûr, il veut encore voir ce qui se passe dehors ! »

Bryan avait toujours été très aventureux, et Maria se retourna vers sa fille, qui, comme à son habitude, fit l’innocente.

« Où est-il allé, Wheat ?
 -  Mais j’en sais rien ! »

Réponse trop précipitée, trop aigue. Qui mieux qu’une mère pour connaître sa fille ?

« Wheat, merde ! Je sais que Bryan veut rejoindre les expéditions de Wannaker, mais... C’est dangereux ! Je ne veux pas le gronder, juste le protéger... »

Wannaker faisait partie des plus anciens de la communauté, et était connu, parmi les civils, pour détester White. C’était bien simple, Wannaker envisageait de faire un putsch, en affirmant que beaucoup de soldats voulaient, eux aussi, d’une situation meilleure, mais se taisaient devant une minorité composée de brutes et de sauvages. Et, pour ça, Wannaker organisait régulièrement des sorties pour récupérer, dans la ville de Seattle, du matériel, des munitions, mais surtout des armes. Pour ça, il envoyait des groupes près des anciens camps militaires, recherchant de quoi mener son putsch.

Maria connaissait le plan de Wannaker, mais, de son point de vue, l’homme n’avait eu aucune chance. Bryan avait néanmoins un avis bien différent sur cette question... Et, tout ce qu’il restait à faire, maintenant, c’était d’amener Wheat à dire par où il était parti... Et le récupérer avant qu’il ne quitte la Zone.
« Dernière édition: Juillet 19, 2016, 07:59:54 par Princesse Alice Korvander » Journalisée


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« Répondre #3 le: Juillet 06, 2016, 01:23:20 »

Mike avait compris aussi que sa fille ne disait pas tout. Tout comme sa femme, il la suspectait de vouloir cacher des choses mais il savait aussi que la brusquer pouvait être à double tranchant.  De plus il avait avec  Wheat un lien de priximité affective plus prononcé. Il était proche d'elle et tous les deux s'entendaient bien. Oh, il aimait son fils Bryan, mais comme souvent, le caractère des gens expliquait certaines affinités ou pas. Et en l'occurence, avec sa fille, cela collait plus facilement. Bryan était un être torturé, qui en voulait à la terre entière. Il parlait sans cesse de vengeance, de changement, de justice. Il s'était laissé bourré le crane par  ce maudit Wannaker. Mike ne l'aimait pas. Il jugeait qu'il se servait de la détresse des gens pour servir ses propres intérets. C'était bien beau de dire qu'il fallait du chagnement et prendre les armes. Mais cela ne se ferait pas sans larmes ni sang. Et puis à qui cela profiterait ? A lui bien sûr. Son aura n'en serait que renforcée et il se reclamerait chef du nouvel ordre. C'était courud 'avance et le scénario cousu de fil blanc. Or Mike n'en voulait pas. Certes White et sa clique n'étaient pas des enfant de choeur, mais ce n'était pas pour autant qu'il fallait se jeter dans les bras du premier venu. Et puis, Mike ne sentait pas cet homme. Il était toujours là entrain de dire aux autres qu'il fallait se salir les mains, mais lui  n'était que rarement dans ceux qui le faisaient.  C'était confortable comme position et cela ne faisait pas augmenter le respect qu'il pouvait avoir pour lui . Brefn tout cela pour dire qu'il fallait agir et vite.

« Ecoute Wheat c'est sérieux. Je sais que tu ne veux pas balancer ton frère mais tu sais tout aussi bien que ce Wannaker se sert de sa main d 'oeuvre  pour faire le sale boulot. Il envoie des gens qui croient en lui au casse pipe. Alors s'il te plait ma chérie, dis nous ce que tu sais »

Il avait pris sa fille par les épaules et la regardant comme un père protecteur et aimant. Il n'était pas agressif mais le ton était ferme et assuré. Il n'était pas pour rire ou plaisanter, l'heure était grave.

« Je ne sais pas papa, je te jure il m'a pas dit exactement où il allait, je sais juste qu'il a parlé d'un coup incroyable dont il était fier de faire partie »

Wheat semblait apeurée mais aussi assez sincère. Mike le constata tout comme il remarqua qu'elle gardait une forme de réserve. Comme si elle aurait encore pu ajouter quelque chose

« C'est bien ma chérie, mais tu es sure qu'il n'a pas parlé d'un lieu ?  Je t'en prie c'est une question de vie ou de mort. »


le terme était bien choisi. Dans un monde où la moindre erreur pouvait se pâyer cach et où votre voisin pouvait vous tuer pour sa propre survie, mieux valait éviter ce genre de mission suicide.

« Quand les 3 autres sont venus le chercher ils ont parlé d'un hangar pres de la zone portuaire qui stockerait certaines choses.  Je n'ai pas tout entendu clairement. Et puis je ne voulais pas me faire voir et j'écoutais par la fenetre. »

Bon Mike n'en saurait pas plus. Venant reconforter sa fille dans ses bras, il l'embrassa sur le front et se retourna vers sa femme

« Bon sang.  Le port et ses alentours sont livrés à divers gangs ou factions se reclamant toutes d'une légitimité quelconque. Même les soldats  ne s'y aventurent qu'en nombre et en force. C'est un peu une zone de non droit et puis la zone est immense. Cela va pas etre coton de le retrouver. S'ils ont comme projet de piller un hangar qui est rempli, je doute qu'on les laisse faire. Et puis certains ont certainement deja du y passer avant »

En clair il fallait se bouger et vite. Sa femme de toute façon le savait aussi. Se dirigeant vers l'étage  il revint rapidement avec un fusil à pompe  et un autre plus petit fusil qu'il tendit à sa femme. Il glissa aussi un couteau dans une couture de sa botte et se retourna vers sa filel

« Surtout tu ne bouges pas d'ici c'est clair ? »


Puis se retournant  vers Maria il lui lança

« On va aller jusque là et essayer de les intercepter avant. Si c'est pas le cas on devra se séparer vu l'etendue de la zone. Tel que je connais bryan il a voulu impressionner son monde »



Mike n'avait pas envie de prendre les choses à la légère. L'heure était grave. Il fallait agir et vite.
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« Répondre #4 le: Juillet 18, 2016, 11:04:38 »

C’était aussi de leur faute, un peu. La jeune génération ne savait pas ce qui se passait dehors, et, ici, elle restait frustrée par cette tyrannie, par ce système totalitaire qui pesait lourdement sur les civils, par cette injustice croissante et continuelle. Bryan et Wheat n’avaient jamais vraiment connu le monde extérieur, l’anarchie mortelle qui y régnait. Très souvent, Bryan se laissait bercer d’illusions, en écoutant les vieux lui parler du temps ancien, de cette époque où on pouvait se déplacer n’importe où, et où le gouvernement nous protégeait. Ces mots, il les tenait surtout de Wannaker. L’homme affirmait être un ancien Marine, et détenait, chez lui, plusieurs ouvrages interdits par White, comme la Constitution, la Bible, ou des romans très anciens. Mark Twain, notamment… Des romans et des histoires vantant ce vieux système obsolète, la démocratie. Bryan était un garçon rempli d’idéaux, qui croyait à toutes ces rumeurs disant qu’il existait des zones sûres, affirmant que, au Sud, l’armée reprenait le pouvoir. On affirmait quantité de choses pour se redonner espoir… Que, quand tout avait dégénéré, le gouvernement et l’état-major avaient fui, soit au Canada, soit en Amérique du Sud, soit en Europe. On disait qu’une immense armée viendrait pour libérer les États-Unis, et qu’elle émanerait d’Europe. Après tout, le Vieux Continent devait bien ça aux Américains, pour les avoir libéré des nazis. Néanmoins, plus les mois passaient, et plus rien ne se passait.

La doctrine de Wannaker reposait sur le fait que la censure de White empêchait de percevoir les appels, car les libérateurs devaient forcément émettre un signal radio, que la femme dissimulait. Officiellement, le Gouverneur disposait d’une tour radio, et jurait l’utiliser pour essayer de percevoir des ondes radio. Mais Wannaker supposait que, au contraire, cette tour faisait office de brouilleur, et ne répandait que la radio locale, une propagande de White affirmant qu’il n’y avait plus rien dehors, et que, à chaque fois que des patrouilles militaires sortaient, elles n’y rencontraient que la mort, la désolation, et le chaos.

Wannaker soutenait que, même s’il n’y avait rien dehors, lui pourrait changer les choses. Lors de ces réunions interdites, faites dans les sections limitrophes de la Zone, il indiquait vouloir réinstaurer la Constitution, et créer un Conseil municipal, qui serait élu par le peuple de la Zone, afin de la diriger. De beaux idéaux… Mais Maria était sans doute un peu trop cynique. Pour elle, Wannaker tenait plus de l’ancien politique vexé d’avoir été écarté du pouvoir que de l’ancien Marine. Il savait parler aux foules, et entretenait des liens étroits avec certaines bandes qui faisaient de la contrebande entre la Zone et l’extérieur, la contrebande en question consistant à récupérer des objets de l’extérieur.

Si Wheat réussit à tenir face à sa mère, Mike la fit craquer, et elle expliqua donc que Bryan s’était, justement, rendu aux docks, afin d’attaquer un hangar.

« Merde… »

Mike et elle réagirent vite. Connaissant Wannaker, il s’agissait sûrement d’un entrepôt appartenant à White. Son mari indiqua qu’il fallait y aller, et Maria hocha la tête.

« Oui, acquiesça-t-elle, il faut empêcher Bryan de faire cette connerie. »

Une connerie, il n’y avait que comme ça qu’on pouvait l’appeler. Maria ordonna à sa fille de rester dans l’appartement, et verrouilla la porte derrière elle. Dans la rue, des soldats, comme à leur habitude, patrouillaient autour d’une Jeep blindée équipée de projecteurs. Le duo fila donc par l’arrière, rejoignant une ruelle remplie de détritus et de poubelles, et s’avancèrent vers un grillage partiellement sectionné, les amenant sur une rue déserte… Pour le moment.

Sans attendre leur reste, ils coupèrent la rue, filant vers une autre ruelle, et s’avancèrent tout aussi rapidement, le long d’immeubles silencieux et vétustes, aux peintures écaillées, et dont beaucoup de portes étaient scellées.

« Ce foutu Wannaker… J’aurais dû faire plus attention, je suis sûre qu’il prévoit de mener une expédition à l’extérieur, et que Bryan veut en faire partie. »

Maria et lui s’étaient déjà disputés, quand Bryan affirmait que le monde extérieur n’était peut-être pas aussi dangereux que ça, que les infectés devaient maintenant tous être morts de faim, et que tout ça n’était qu’une propagande de White. Mais Maria, elle, savait… Elle savait que, quoi qu’on dise de la Zone, rien n’était pire que ce qu’il y avait dehors.

Rien.
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« Répondre #5 le: Juillet 18, 2016, 11:36:49 »

« Inutile de t'accabler Maria. On sait tous qui est le vrai coupable. L'important est de le retrouver sain et sauf »

Il n'avait pas envie de voir sa femme se faire du mal. L'important etait ailleurs. Comme dit, il fallait agir et vite. Leur fils courait un grand danger. Bryan avait beau savoir se defendre ; il était trop léger pour se frotter a ce genre de gibier. Il était jeune, fougeux, idealiste. Ces facteurs pouvaient le tuer dans pareil contexte. Dans la zone  controlée, la vie n'était pas simple mais il y avait un semblant d'ordre malgré tout. Mais en dehors de celle-ci c'était l'anarchie. Le port et ses environs etait une zone de non droit.  Tout le monde le savait. Connaissant son fils, il avait voulu aller la bas pour rouler des mécaniques, montrer qu'il en avait comme on disait.  C'était une pure folie et il allait bien lui faire comprendre quand il le retrouverait. Mais en attendant, il fallait aller le rechercher.

Avançant calmement, il fallait se faufiler à travers les ruelles. Ce n'était pas évident. Les patrouilles étaient nombreuses et se faire voir était exclu. Il était inutile de preciser pourquoi.  Des lors, là ou temps normal le trajet aurait pris 30 minutes à bonne allure, il fallait en compter le double voir le triple. La moindre erreur pouvait se payer cash. Heureusement Bryan et Maria avaient une certaine expérience en la matière. Ils avaient appris à contourner les règles et à agir en ninja. Les grillages se succédaient, les ruelles aussi, et au fil du temps, il y avait de moins en moins de soldats. En cas d'échec, il savait ce qu'il adviendrait d'eux deux : au mieux la prison, au pire la mort pour lui. Quant à Maria suivant le degré de corruption des soldats,  cela pouvait aller de la simple arrestation au viol ou au chantage. Cette pensée lui filait la nausée et il la chassa de sa tête

«  Plus on approche du port moins il y a de patrouilles »

Il avait murmuré cela à sa femme dans un moment de brève pause. Il savait tres bien pourquoi. La zone portuaire appartenait à des gangs. Il y en avait pour tous les gouts mais il savait aussi une chose : ils n'étaient pas mieux que les soldats. La plupart etaient des ados ou des jeunes adultes que l'épidémie avaient livré à eux mêmes ; d'autres étaient des voyous, des criminels qui profitaient de l'aubaine pour s'enrichir et semer la terreur. Le tableau n'était pas rejouissant mais ce n'était que le reflet de l'époque actuelle.

Sur le qui vive, Bryan  avait son arme attachée en bandouillère et faisait sauter les grillages avec son couteau.  Le fait qu'il n'ait pas reflechi avant de se jeter dans la gueule du loup montrait à quel point il aimait son fils. Il aurait d'ailleurs agi de la même manière pour sa fille.  C'était instinctif et jamais oh grand jamais il n'aurait pu faire autre chose. Et quand apres une bonne heure, la zone porturaire était enfin à portée de main, il se retourna vers sa femme et prit un air assez grave et sérieux.

« Une fois la dedans on nagera dans l'inconnu et dans un autre monde pire que celui qu'on connait deja.  Si jamais on devait tous les deux ......enfin notre fille serait seule. Alors je te demande s'il ne serait pas plus sage que tu rentres aupres d'elle. Je t'aime Maria  tout comme j'aime nos enfants. C'est pourquoi je veux que quelqu'un soit là pour elle. Et qui mieux que toi pour le faire ? »

Venant embrasser sa femme, il la connaissait assez que pour savoir qu'elle ne l'écouterait sans doute pas. Mais il avait besoin de faire cela.  Ne serait ce que par c'était son devoir de se comporter ainsi. Il voulait lui offrir une porte de sortie.
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« Répondre #6 le: Juillet 18, 2016, 03:25:04 »

Il ne fallait pas se leurrer ; les « gangs » n’étaient rien de plus que des hommes travaillant pour White. Ils étaient progressivement apparus comme un moyen de se fournir en contrebande, mais tout, dans la Zone, relevait de l’autorité de White. Elle contrôlait tout, et les gangs n’existaient que pour permettre à White de contrôler le marché noir. Beaucoup l’avaient compris, mais, à l’époque, les gens pensaient que les gangs étaient vraiment un signe de rébellion, une manière de lutter contre l’influence de White. Grâce à ce subterfuge, elle avait pu tuer dans l’œuf une révolte qui couvait, et, depuis lors, les gangs contrôlaient le secteur portuaire. Si White le voulait, elle aurait pu tous les faire tomber, car ses troupes conservaient le contrôle de l’armurerie, et du stock de munitions.

Le duo approcha d’une grille qui faisait le tour du port. On voyait quelques lumières, celles des grues industrielles, et une odeur de poisson pourri qui remontait. Les stocks de poissons constituaient l’une des principales sources de nourriture, mais, pour avoir des poissons, il fallait s’éloigner à la mer, et, pour ça, remonter le long de tout un réseau d’îles pour rejoindre le détroit Juan de Fuca, et, de là, filer jusqu’à l’Océan Pacifique Nord. Parfois, on trouvait des poissons dans le détroit, mais ce n’était pas fréquent. Et, dans tout ça, le principal problème, c’était de trouver de l’essence pour remplir les cales des bateaux. Et, là aussi, White avait la mainmise sur les quais. Le poisson était une valeur importante ici, et, si White avait réussi à contrôler toute la Zone depuis toutes ces années, c’était bien parce qu’elle arrivait à fournir de l’eau et de la nourriture. Même si tout ça faisait l’objet d’un rationnement, les anciens, comme Maria et Mike, savaient que c’était largement préférable à errer dehors, et à prendre le risque de manger de la chair de contaminés par faim. Pour autant, White disposait aussi de groupes de chasseurs qui se rendaient dans les zones sauvages alentour, notamment l’Olympic National Park, ou encore le Mont Rainier National Park, afin d’y trouver du gibier.

Face à la grille, Mike lui indiqua qu’il était temps pour elle, soit de le suivre, soit de retourner veiller vers Wheat.

« Et te laisser tout seul retrouver Bryan ? Ne te fous pas de moi, Mike, je suis pas d’humeur. »

Elle oscillait entre la peur que Bryan soit en fâcheuse posture, et l’envie de lui foutre la correction de sa vie. Voilà bien le problème de cette nouvelle génération, éprise de liberté et d’idéaux, éprise des valeurs des anciens temps, de ce monde où le concept de « survie » était très relatif, et, en tout cas, n’avait nullement vocation à s’appliquer avec autant d’intensité qu’en ce moment. Bryan et sa passion pour les livres, son goût de l’aventure, Bryan qui ne voyait pas l’intérêt de vivre juste pour survivre, et croyait fermement à toutes ces rumeurs sur les nouvelles colonies américaines, quelque part sur la Côte Est.

Maria avança la première. Ils n’avaient qu’un seul pistolet, et elle laissait Mike, meilleur tireur qu’elle, le garder. Chaque balle comptait ici. Si une patrouille les surprenait avec une arme à feu, ils auraient le droit de les abattre. Pour White, le Deuxième Amendement de la Constitution n’avait pas plus grande valeur que le Premier, l’état d’urgence absolue permettant volontiers à White d’oublier ce document. De toute manière, la Constitution des États-Unis pouvait-elle encore s’appliquer ? Pour ça, il aurait fallu considérer que le pays existait toujours.

La jeune femme s’avança donc, s’approchant d’un entrepôt, et longea ce dernier, filant par la gauche, pour voir une grande cour avec plusieurs containers et quelques bites d’amarrage. Aucun garde, aucun signe d’agitation.

« Putain... Bryan, où est-ce que tu te caches ? » soupira-t-elle à voix basse.

Pour partir par le port, on disait qu’il existait un tunnel menant aux égouts, permettant de sortir. Mais Maria, en réalité, n’en savait pas vraiment plus. Avançant lentement, elle entendit soudain des bruits de pas, et se dissimula derrière un container. Trois hommes passèrent. Eux aussi n’avaient pas d’armes à feu, mais l’un portait une batte de base-ball, l’autre un cric, et le dernier un marteau. Ils fumaient tranquillement, devant la rive.

« 'Y fait un froid de chien, putain...
 -  Quelle idée d’avoir renforcé la garde...
 -  Les soldats craignent une attaque de Wannaker...
 -  Des conneries, j’te dis ! Ce vieux fou a plus rien, et il ne représente plus rien.
 -  N’empêche qu’on dit qu’il négocie avec les Lucioles... J’aime pas ça. »

Les Lucioles ? Diable, il ne manquait plus que ça ! Ces foutus terroristes étaient connus dans la Zone, et toute tentative de collusion avec eux était susceptible de mort immédiate. Dans sa soif de pouvoir, Wannaker aurait-il été jusqu’à pactiser avec eux ? Qui sait... Ce vieux briscard était capable de tout, et, en attendant, les trois hommes s’éloignèrent.

« On doit retrouver Bryan, et vite... »

Maria avait un très mauvais pressentiment.

C’est probablement à ça qu’on reconnaît une mère de famille.
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« Répondre #7 le: Juillet 18, 2016, 05:11:07 »

Maria avait voulu rester ?  C'était logique. Il lui avait demandé de partir car il estimait que c'était son devoir. Mais au fond de lui, il n'avait jamais espéré qu'elle le fasse. Leur destin était lié, une fois de plus. Pour le meilleur comme pour le pire. Au fond, etre deux n'était pas un luxe dans cette mission à la limite du suicide.


Une fois dans l'enceinte du port, Mike essaya de se rappeller ce qu'il savait. Dans sa hâte il n'avait pas pris de carte du port. C'était une erreur qu'il n'aurait pas commis en temps normal.  Mais voilà quand votre fils était en danger, on pouvait se montrer impétueux et commetre des erreurs. Il le savait. C'est pour cela qu'il devait s'efforcer de garder la tête froide. Rassembant ses idées, il imaginait mal l'escouade dans laquelle se trouvait son fils partir dans la zone nord est du port. C'était la partie la plus dangereuse, car un gang « les sons of devils »  la gérait. Ils controlaient l'accès aux quais et faisaient régner la loi et l'ordre à leur façon sur cette partie. Si on avait de l'argent ou des armes en suffissance, il y avait moyen de traiter avec eux. Dasn le acs contraire mieux valait les éviter. Tout le monde savait cela  y compris Wannaker. Il avait ses défauts mais il était malin . Si vraiment il y avait eu un hanger avec des armes ou des provisions dans ce coin, c'était peine perdue. Non, il fallait chercher ailleurs.

Remarquant la presence de potentiels ennemis, il se dissimula à la suite de sa femme. En cas de besoin il était pret à agir mais mieux valait  eviter d'ameuter inutilement les autres. Ils n'étaient que deux et avec peu de munitions. C'était vraiment  conseillé de se la jouer  discretement. Se portant à la hauteur de sa femme, il lui fit signe de rester calme et attendit que la troupe s'éloigne. Une fois cela fait, il reprit la marche en pole position,  pour aller se glisser un peu plus loin,d ans la pénombre entre deux containers. L'endroit était parfait pour faire le point. D'autant que si les mecs disaient vraii, c'était le signe que Wannaker etait le sale type qu'il pensait

« Ecoute Maria je pense pas que le fameux hangar se trouve dans toute cette zone-ci. C'est trop bien gardé et sous controle. Wannaker le sait tres bien. Bryan n'est pas stupide, je lui ai souvent expliqué comment cela se passer ici. Il veut faire ses preuves mais il n'aurait jamais accepté de se jeter dans la gueule du loup.Du moins pas comme cela.Il n'y a d'ailleurs qu'une zone de ce port qui est vraiment hors de controle d'une faction organisée et puissante. Et elle se trouve à l'ouest. »

Contrairement à sa femme, il ne pensait pas que les gangs etaient des entités liés au bon vouloir de la gourverneur.Sans doute que cette dernière y avait trouvé un moyen d'affirmer son message d'odre et d'autorité mais si  aujourd'hui la chose était encore comme cela, c'est parce qu'elle savait tres bien qu'elle n'avait pas les moyens de mener une réelle attaque pour reprendre toute la zone. Elle concentrait ses forces sur la zone principale  où la contestation etait de plus en plus forte.Mais soit ceci n'était pas le lieu pour en débattre

« A mon humble avis c'est du coté de l'ancien quartier residentiel et des baraquements  qu'il faut aller. Cette partie de l'espace portuaire offre un accès sur  toute une partie de hangar  et de containers qui se trouvent à l'extremité ouest du port. C'est la seule façon d'y accéder de manière détournée en évitant les divers checks point de la zone. En passant par les jardins des maisons et en devalant la petite coline on peut facilement parvenir à cet emplacement. Je ne vois que là ou il pourrait y avoir quelque chose qui soit encore là et digne d'intéret pour Wannaker et ses troupes.Plusieurs rumeurs disent qu'il y aurait encore la bas des déchets nucléaires stockés  et que c'est pour cela que personne ne s'y aventurerait.Le fait qu'on ait pas encore entendu de coups de feu ou qu'il n'y a pas de mise en alerte visible est d 'ailleurs bon signe dans l'optique de le retrouver. »

l'explication pouvait se tenir. Mais cela voulait dire qu'il fallait quelque peu s'éloigner de nouveau pour se diriger vers les maisons les plus proches. Il fallait faire une forme de grosse boucle mais c'était la seule façon d'y parvenir. S'éloignant donc pour le moment du coeur du port et ses alentours, ils marchèrent un moment en prenant toujours soin d'éviter d'attirer l'attention. Mais plus ils allaient vers les maisons, moins il y avait de risques. Cette zone etait à l'abandon, et on pouvait encore voir devant les maisons, des voitures. Oh sans aucun doute, il ya vait eu du vol et des pillages. Mais c'était une zone fantome qui devrait leur permettre d'atteindre l'ouest du port de manière plus facile.

Se déplacant toujours de manière prudente, ils passaient de maison en maison par l'arrière.le but était d'atteindre le bout de l'avenue pour ensuite dévaler la petite colline et rejoindre la cible. Est-ce que des gens vivaient ici ? Sans doute. D'apres ce qu'il savait, il y aurait eu dans  les environs un groupe se faisant appeller « les enfants de la liberté ».  la plupart etaient des orphelins qui s'étaient retrouvés ici suite  à divers drames et qui ne voulaient pas vivre dans l'ordre imposé de White. D'une certaine façon c'était un peu ce qu'auraient pu devenir leurs enfants  sans eux. Mais etaient -ils réellement dangereux et menaçants ? Mike ne le pensait pas. C'était surtout des enfants, des ados, des jeunes adultes désoeuvrés qui essayaient ensemble de s'en sortir.  Ils avaient été chassés des alentours du port car trop peu armés et menacants justement. La plupart d'ailleurs avaient fini par rejoindre les rangs de Wannaker ou revenir simplement dans la zone. Divers témoignage existaient. Ce que confirmait les premières minutes ici : tout semblait calme et même vide.


« Tu as entendu ? »

Mike avait fait signe à sa femme de stopper. Dans le silence mortel de cette douce nuit, il avait entendu de manière tres distincte des pleurs . Et pas n'importe lesquels : ceux d'un bébé. Levant un peu plus la tête, il venait d'une fenetre située à l'étage de la maison voisine. Qu'est ce que cela voulait dire. Certes, ils étaient là dans un but precis, mais pouvait on faire comme si de rien était sans même s'assurer que tout allait bien ? Ils étaient des êtres humains bordel de merde. Cherchant l'approbation dans le regard de Maria, il enjamba la petite cloture et prit le chemin de l'escalier menant  vers l'intérieur de la fameuse maison.  Il fallait s'assurer que ce bébé n'était pas seul ici ou il finirait bouffer par des chiens errants et affamés dans le meilleur des cas.
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« Répondre #8 le: Juillet 19, 2016, 06:04:46 »

Maria connaissait la version de Mike sur les gangs. Elle reposait sur l’idée que White n’avait plus assez d’hommes pour contrôler toute la Zone. En effet, la Zone de Seattle était très grande, l’une des plus grandes que le FEDRA avait fait quand la situation avait commencé à dégénérer, il y a de cela une vingtaine d’années. La taille de cette Zone s’expliquait par le fait que Seattle était l’une des plus grandes villes de la région, et avait dû recueillir les réfugiés venant des proches villes. De plus, au vu de sa position, elle avait été l’une des mieux organisées avant que l’épidémie ne se répande. Toujours est-il que, selon Mike et d’autres, White avait de moins en moins d’hommes, soit parce qu’ils partaient, soit parce qu’ils se faisaient tuer. Maria, elle, était un peu plus cynique, et pensait que les gangs avaient conçu une alliance avec White pour gérer différentes parties du territoire, en échange de rations et d’approvisionnements.

Toujours est-il que ça ne lui disait pas où était leur fils... Wannaker et ses hommes allaient forcément faire quelque chose ce soir, et Maria soupçonnait une intervention extérieure. Les Lucioles ? On disait qu’ils faisaient d’excellents trafiquants d’armes, en encourageant les habitants des Zones à se révolter contre un ordre militaire devenu despotique. Maria, elle, avait juste envie de revoir son fils, et accepta de suivre l’idée de Mike, qui était que Wannaker allait frapper une autre zone, moins importante.

« Hum... Faisons ça, je pense savoir ce que Wannaker veut faire... »

Maria n’avait pas besoin d’amener sa carte pour visualiser Seattle. Le duo s’éloigna donc du port pour filer vers le sud, pour rejoindre le quartier de White Center, juché sur une colline. Il se situait en hauteur de la ville, et, quand on connaissait Seattle, on savait que la ville était comme découpée en deux par l’eau. Et, en face de Seattle, il y avait Vashon Island au sud, et Bainbridge Island au nord, face au port. Or, il existait jadis d’anciennes lignes de ferry permettant de rejoindre ces îles... Et l’un des anciens embarcadères se trouvait, justement, au sud de White Center.

Le duo dut cependant faire un long détour, car il fallait passer à nouveau par le centre-ville, qui était sous la domination des forces de White. Au bout de plusieurs heures, le duo rejoignit donc les hauteurs de Seattle, arrivant à West Seattle, au nord de White Center. Une série de petites maisons pavillonnaires abandonnées, barricadées, pillées, vidées de tout leur contenu. Un endroit où peu de gens traînaient, avec, encore, ici et là, des barricades sur les rues. Les véhicules blindés de White passaient par là, car ce quartier se trouvait au sud d’une enclave située dans Seattle, Harbor Island, un ancien quartier industriel, qui abritait maintenant les forces de la milice de White.

Si Mike n’avait pas sa carte, Maria, elle, avait toujours, dans la poche arrière de son jean, un carnet de notes, comprenant un plan très sommaire de la ville, en présentant les zones d’influence :


Ils arrivèrent ainsi à Delridge, un quartier résidentiel qui était réservé à la fortune des locaux, avec un grand club de golf, et, surtout, les bureaux de West Seattle Corporate Center, une agence qui, jadis, louait des bureaux pour de multiples sociétés. Tout était à l’abandon, maintenant, mais, alors que le duo avançait dans ces rues silencieuses, et que Maria commençait à craindre d’arriver trop tard, ils entendirent du bruit émanant d’une maison. Enfin, Mike entendit des pleurs. Maria dut froncer les sourcils pour tenter de percevoir les sons, et tourna la tête vers une ancienne maison avec une porte clôturée, et perçut également, en hauteur, des cris.

« Mike, non... ! » siffla-t-elle.

Trop tard, son mari était déjà parti, la faisant soupirer. Même si l’endroit était abandonné, les soldats de White patrouillaient régulièrement, à bord de véhicules, ou plus souvent pieds nus, et tiraient à vue. On craignait toujours que des infectés ne passent par la mer, même si c’était peu probable, vu qu’ils ne savaient pas nager... Mais on n’était jamais à l’abri d’une mauvaise surprise, comme Mike le faisait en ce moment. Partant devant, il était filé par la porte arrière, dans le jardin, et Maria se précipita à sa suite, rentrant par l’arrière.

Elle entendit des bruits de marches, et, à l’étage, Mike ouvrit la porte où le bébé était censé se trouver... Sur un tapis, au centre, il y avait un tas de chiffons, et un petit bras qui en dépassait.

« Mike !! »

Dès que l’homme s’approcha du bras, un bruit se fit entendre dans son dos... Puis une batte de base-ball heurta la tête de Mike, le renversant sur le sol, pendant que Maria, au rez-de-chaussée, se fit attaquer par un homme jaillissant de la cuisine.

« Haha, putain, j’y crois pas ! On en a chopé deux, Steve !!
 -  Hmmrrpfff... Lâche-moi, connard... !! »

Plaquée contre le mur, Maria parvint à repousser l’homme en lui fichant son coude dans le ventre, mais eut à peine le temps de se retourner que l’homme, nettement plus corpulent qu’elle, lui mit une gifle phénoménale, qui l’envoya s’écraser sur le sol. Mike, de son côté, vit son agresseur s’emparer rapidement de son pistolet.

« Un flingue, ils ont un flingue, merde !! »

Tandis que Mike gisait au sol, peut-être parviendrait-il à voir que ce qu’il avait pris pour des pleurs n’était rien d’autre qu’un magnétophone posé sur une simple poupée.

« Merde, j’arrive pas à croire que ce vieux tour ait marché ! Haha, merde ! »

Blessée, Maria sentit l’homme la tirer par les cheveux, et la força à grimper les marches, pour la balancer près de son mari. Soupirant lentement, Maria balança la première chose qui lui vint à l’esprit :

« Écoutez, on bosse pour Wannaker, et...
 -  Ta gueule ! »

Un coup de pied frappa Maria en plein visage, la faisant hurler de douleur. Ces types n’étaient pas des tendres, et sûrement pas de la bande de Wannaker. Le pire sur qui on pouvait tomber... Des rôdeurs. Mais comment avaient-ils fait pour venir ici ?
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« Répondre #9 le: Juillet 19, 2016, 08:02:48 »

Mike  avait été une fois de plus irreflechi. Il n'avait pas eu le temps de realiser que le coup était venu le cueillir. Certes, il avait entendu sa femme crier apres lui mais c'était trop tard. Le coup était venu le  toucher  au crane et il n'avait rien su faire.  Sa vue s'était brouillé avant qu'il ne puisse tomber lourdement sur le sol. Sa dernière pensée fut de se dire qu'il s'était fait avoir comme un gamin. Lui qui ne cessait de répéter à ses enfants que la prudence était le maitre mot avait echoué comme un bleu. Sans doute au pire des moments. Ses derniers mots  avant de sombrer dans l'inconscience furent pour sa femme

« Désolé »


Oui il pouvait l'être . Il venait de compliquer un peu plus la situation.Alors que par terre le sang maculait le sol

***********************************************************************************************************************************


Les deux hommes etaient des rodeurs effectivement. Des gens qui n'appartenaient pas à un groupe ou une communauté. Ils étaient amis par la force des choses. A la base ils ne se connaissaient pas vraiment. Ils s'étaient rencontrés par le plus grand hasard en chassant le même rat. Depuis ils faisaient route commune. Dire qu'ils s'appreciaent etait un mensonge. Mais etre deux permettait au moins de ne pas sombrer dans la folie et d'avoir un peu plus de poids dans le monde de la survie.  Steve etait sans doute celui qui était le plus dominant. Il avait perdu femme et enfants et à partir de là sa vie avait basculé. Il était rempli de haine. Contre qui , contre quoi ? Peu importe finalement. Tout ce qu'il savait c'est que tout ceci n'était pas juste.  A partir de là il avait cherché un moyen de se  sentir mieux dans sa peau.

Pour lui cela voulait dire vivre seul, un peu en marge et en faisant ce qu'il faut pour survivre. Steve avait deja volé, tué, frappé. Il avait basculé dans un monde de violence qui n'était que le reflet du monde actuel. Au fil du temps, il était parvenu à developper quelques astuces pour maintenir la tete hors de l'eau. De temps en temps un compagnon de route l'accompagner suivant les opportunités mais généralement, il préférait etre seul. L'homme de 42 ans estimait que c'était mieux ainsi.A quoi bon s'attacher dans c e monde de fou ? Mais depuis il y avait eu Zack

Ce dernier était arrivé dans la vie de Steve un peu par hasard. Plus jeune que lui, il avait 22 ans et était un peu comme le fils qu'il avait perdu. Zack s'était fait jeté du groupe dans lequel il trainait. Trop fragile, trop frele pour s'imposer dans un gang. Il avait beau joué les durs cela ne s'improvisait pas.  Alors tant que son grand frère avait pu le protéger il était resté avec eux. Mais une guerre de gang plus tard, on lui avait gentiment fait comprendre qu'il valait mieux qu'il parte.

Bien entendu steve n'était pas le compagnon idéal.mais il savait qu'il pouvait compter sur lui. Les deux ne se parlaient pas vraiment, mais d'une certaine façon, Zack savait qu'il pouvait compter sur lui et que l'inverse marchait aussi. Et pusi en sa presence, il avait appris la meilleure façon de survivre. Zack commençait à devenir assez bon dans cet art et il avait eu l'occasion de le demontrer plus d'une fois .

Ce soir, ils avaient décidé de venir faire un tour dans la zone pour voir s'il y avait quelque chose d'intéressant. Parfois, des gens s'y installaient de manière provisoire et pouvaient representer des cibles assez faciles. Et puis dans toutes ses maisons, on pouvait qui sait encore trouver des  medicaments, des outils, des munitions ou des provisions. Seulement en arrivant, ils avaient crosié la route de 7 personnes. Pas assez nombreux, ils avaient du les laiser partir mais Steve avait proposé de tendre un piège. Apres tout s'il y avait du passage dans la zone, peut être que cela pouvait attirer  des proies plus facile . De toute façon cela ne coutait pas grand chose et les premières maisons visitées n'avaient rien donné.  Et finalement , sans trop y croire, leur méthode avait rapporté quelque chose d'intéressant

« Le mec a rien vu de mon coup de batte. C'était trop facile »

Zack frimait alors que Steve etait revenue avec une jolie proie. Alors que le jeune homme la braquait avec son arme, c'est le plus agé qui entamait les débats

« Vous foutez quoi vous deux ici ? Vous faites partie du groupe qu'on a vu passer ici tout à l'heure ? »

Sans le savoir il venait de donner des infos utiles à la mère de famille. Accroupis devant elle, mais à distance respectable, il la pointait avec sa batte.
« Dernière édition: Juillet 19, 2016, 08:28:58 par Alex Sanderson » Journalisée

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« Répondre #10 le: Juillet 20, 2016, 12:38:57 »

C’était un coup vieux comme le monde. Quand ce dernier, justement, s’était écroulé, beaucoup de gens avaient, naïvement, cru qu’il y aurait des élans de solidarité, des communautés pacifiques fondées sur l’entraide. Il y avait bien eu, cependant, dans les premiers mois, des communautés de ce genre, des réfugiés qui refusaient de vivre dans l’État militaire instauré par les dernières forces du gouvernement, et qui avaient fondé des communautés hippies dans les Rocheuses. Maria en avait entendu parler, et avait déjà eu l’occasion de s’y rendre, pour constater que ces communautés n’avaient pas tenu. La peur, la paranoïa, la faim, ou les infectés... Les raisons étaient multiples. C’était terrible à dire, très cynique, mais les communautés les plus durables étaient celles qui, comme la Zone de White, étaient fondées sur la terreur et sur la force. Toutes les autres étaient, soit devenues tellement extrémistes qu’elles s’étaient effondrées, soit avaient progressivement fondé dans la folie. Dans ce monde, il n’y avait pas de place pour les imbéciles, et pour croire qu’un individu vous demandant de l’aide n’était pas en train de vous tendre un piège. Entendre un bébé pleurer dans une maison abandonnée... Sérieusement ? Quelle mère, après plus de vingt ans de survie dans le monde, laisserait son bébé pleurer dans une zone dangereuse ? Plus que la vision, le bruit attirait les infectés, c’était la base. Maria ne pouvait que se sermonner d’avoir été si négligente.

Toutefois, tout en émergeant, elle se demandait vraiment comment ces deux types avaient fait pour venir jusqu’ici. La Zone était verrouillée, et il n’y avait qu’une ouverture, par la mer, que White surveillait à l’aide de projecteurs. Car ces deux individus ne faisaient clairement pas partie des habitants de la Zone. Le plus âgé des deux calma le jeune, qui s’enthousiasmait de son coup de batte. C’était un homme ridé, qui avait repoussé le type quand il avait frappé Maria au visage. Il était visiblement moins nerveux, mais aussi visiblement très adroit du pistolet. Pour autant, il confia l’arme au plus jeune, et se chargea de l’interrogatoire.

Il leur parla d’un « groupe », ce qui, malgré l’urgence de la situation, alerta Maria, qui se redressa lentement, venant s’adosser contre le mur. Sa lèvre inférieure saignait un peu, et elle consentit à leur répondre :

« Je vous l’ai dit... On bosse pour Wannaker.
 -  ’Jamais entendu parler de ce mec.
 -  Il prévoit de mener une révolte dans la Zone... »

L’information amena un sourire légèrement amusé sur les lèvres de l’homme.

« Une révolte, hey ? Ma foi... »

Tournant brièvement la tête, Maria vit un grand sac à dos, comprenant une lampe frontale accrochée dessus, ainsi qu’un pied-de-biche légèrement ensanglanté.

« Comment vous avez fait pour... ?
 -  Hey ! Tu fermes ta gueule, c’est nous qui posons les questions ici !
 -  Calme-toi, Zach, inutile de s’enflammer.»

L’homme glissa sa main dans la poche arrière de son jean, et en sortit une cigarette, puis l’alluma avec un briquet.

« Vous savez combien ces saloperies sont rares, de nos jours ? demanda-t-il en souriant. On en trouve plus dans les grandes villes, l’armée en a réquisitionné la plupart... Une bonne vieille Camel. J’adorais en prendre une, à l’époque, avec une bonne vieille blonde. Hum... Ça me rappelle le bon vieux temps. Foutue madeleine de Proust... »

Maria ne s’était pas attendue à ce qu’un rôdeur soit suffisamment cultivé pour connaître l’histoire de la madeleine, objet permettant à Proust, en la mangeant, de se rappeler, par les sensations de la madeleine, celles qu’il avait approuvé en étant plus jeune, et, ainsi, d’accéder à une partie de ses souvenirs.

« Bon, alors... Vous me dites que vous bossez pour ce Wannaker et sa petite troupe, mais... Ben, d’une part, je dois vous avouer que j’en ai un peu rien à foutre, de la révolution de ce mec, et, d’autre part, vu qu’il y a, au bas mot, une heure d’écart entre vous et ce groupe, je dirais que, soit vous êtes les pires éclaireurs du monde, soit vous êtes pas avec ces mecs, mais plutôt en train de les traquer...
 -  On devrait les buter, Steve, j’ai pas confiance...
 -  Calme ta joie, fiston, ils feront rien, y seront sages. T’as leur flingue, ils savent qu’il est chargé.
 -  Vous avez sûrement entendu les patrouilles, non ? »

La question amena Steve à soupirer légèrement. Comme il ne disait rien, comprenant visiblement où Maria voulait en venir, cette dernière précisa :

« Tout me porte à croire que vous êtes des étrangers ayant trouvé un moyen de s’infiltrer dans la Zone pour y voler ce que vous pouvez voler, avant de repartir par où vous êtes venus... J’ai entendu parler d’une entrée secrète par les égouts, alors je suppose que c’est par là que vous venez. Et vous avez sûrement dû noter qu’il y avait beaucoup de patrouilles dans le coin. Les miliciens savent que les clandestins et les fuyards se réfugient ainsi, et quadrillent donc régulièrement le secteur. Et notre arme n’a pas de silencieux, alors, si vous nous abattez, vous aurez toute une armée aux fesses, qui vous tueront à vue. »

Vu la mine silencieuse et sombre de Steve, on pouvait en déduire que cette hypothèse lui avait déjà traversé l’esprit.

« Écoutez, on va jouer franc jeu... Wannaker a embarqué notre fils dans son histoire de révolte, et... Tout ce qu’on veut, c’est le récupérer. Vous, ce que vous faites ici, j’en ai rien à foutre.
 -  Et donc ?
 -  Vos options sont plutôt limitées. Vous pouvez nous tuer à l’arme blanche, et sans aucun doute me violer aussi, mais je me débattrais, je hurlerais, ça prendra du temps... Et tout me porte à croire que vous envisagez de partir rapidement. »

Zach restait silencieux, se fiant à Steve, qui finit par sourire, et jeta sa cigarette sur le sol, avant de l’écraser du talon.

« Eh bien, ma petite, le moins qu’on puisse dire, c’est que vous n’avez pas froid aux yeux, ça ouais... Mais vous avez raison. Néanmoins... Hum... Vous m’en voyez navré, mais ça fait plusieurs semaines que Zach et moi, on rôde par ici, et je peux pas laisser deux témoins gênants derrière moi... Ce serait risqué, je suis sûr que vous comprenez. »

Il attrapa son pied-de-biche.

« Alors, ouais, vous avez raison pour le coup de feu, mais, honnêtement, je crois que... »

C’est à cet instant que le deus ex machina se produisit.

Une explosion retentit dehors, ainsi que des coups de feu, amenant Zach à tourner la tête. Ce fut amplement suffisant pour que Maria bondisse en avant, ceinturant l’homme à hauteur du bassin, le renversant sur le sol.

« Ah ! Salope ! »

Steve cligna des yeux, surpris, Maria le laissant à Mike...
« Dernière édition: Juillet 22, 2016, 04:42:03 par Princesse Alice Korvander » Journalisée


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« Répondre #11 le: Juillet 20, 2016, 02:14:56 »

Mike avait eu à peine le temps de revenir dans le monde des vivants. La tete lourde comme jamais, il avait pris la conversation en cours sans rien dire. Il ne s'était pas vraiment redressé ou donner des signes extérieurs de reveil.  Pour etre franc, il se disait qu'il pouvait peut être profiter de l'occasion pour tenter de recupérer le coup.  Il avait merdé c'est vrai, mais rien n'était joué. Il ne s'en faisait pas  pour sa femme. Elle savait comment  gagner du temps et sauver le coup. D'ailleurs elle avait déjà commencé. Mike était content de voir qu'elle était toujours cette valeur sure sur laquelle compter. Il pouvait compter sur elle en permanence et elle le démontrait encore. Bon nombre de femmes auraient pu paniquer mais pas elle.

Recupérant peu à peu ses esprits, mike attendait le bon moment. Il aurait aimé pouvoir signaler à sa femme qu'il était prêt à bondir mais c'était impossible. Il fallait donc miser sur un coup de chance. Ou une opportunité. Maria allait tenter quelque chose, c'était certain. Elle n'allait pas se laisser faire comme cela sans rien tenter. Il la connaissait assez pour cela. Seulement, ne sachant ni ou ni quand, il fallait etre attentif. Tout en veillant à se montrer le plus discret possible et en feignant toujours d'être dans les vappes.

Il avait au moins eu le temps de cerner un des deux agresseurs. Le mec avait l'air assez cultivé et calme. Il devait avoir de la bouteille et l'habitude de ce genre de situation.  L'autre avait l'air plus nerveux. Sans doute offrait il plus de lattitudes pour bondir et se sortir de là.  Maria avait du le remarquer aussi.

C'est alors que le coup de chance espéré se produisit. Une explosion, assez importante. Etait-ce lié à son fils. Mike n'avait pas le temps de penser à cela. Prenant son courage a deux mains, il se redressa et bondit sur le dénommé Steve, qui comme il l'avait supposé était assez massif. Légèrement titubant encore,  il avait le tournis mais arriva quand même grace à l'effet de surprise à faire balancer son vis à vis vers l'arrière. Non sans  mal car lui même se sentit partir , emporté par son élan et encore sous le coup du traumatisme cranien.

« Cours Maria, cours »

Il avait  hurlé à sa femme comme un possédé, alors que cette dernière avait maille à partir avec le plus jeune des deux.  Elle semblait avoir le dessus pour l'instant mais l'autre avait 22 ans et était en pleine force de l'age.  La surprise passé il semblait pret à se relancer sur elle alors que Maria voulait bondir sur le pistolet.

« laisse la »

Il  s'était redressé comme un seul homme pour venir balancer un coup de pied au nommé Zack.  Seulement Steve , reactif aussi, lui avait saisi la cheville droite et l'avait désequilibré.  Tombant de nouveau sur le sol il eut le temps dans sa chute de se saisir de l'arme et de se retourner aussitot pour tirer vers  son agresseur.

*Pan  *

Le coup était parti tout de suite de manière automatique. La balle  était venue se loger dans la tete de Steve, qui de son coté avait eu le temps de saisir son arme manuel aussi. Mike l'avait vu s'effondrer sur le sol.

Derrière lui il ne savait pas ce qu'il se passait. Le temps était comme figé. Sa femme allait elle s'en sortir avec Zack. Pour le moment il ne pensait plus à cela. Il venait de tuer un homme. Sans lui laisser aucune chance. Oh, ce n'était pas le premier, mais cette fois, s'il en était arrivé là c'était sa faute. Il avait été imprudent, il avait mis sa femme en danger et venait de tuer un type qui sans doute à la base n'était pas un vilain bougre. Valait il mieux que ceux qu'il blamait ? Pas vraiment. Accablé par ce qu'il venait de faire et encore affaibli par le coup reçu, Mike eut la vision de nouveau trouble et vit du sang lui coulait à nouveau devant les yeux.
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« Répondre #12 le: Juillet 22, 2016, 05:05:28 »

Zach la repoussa contre le fond de l’ancienne chambre, et elle heurta ce qui restait d’un lit, à savoir le cadre en bois, avec les lattes, et ce dernier se brisa sous son poids. L’homme se rua ensuite vers elle, visiblement guère soucieux de respecter les anciennes règles de galanterie et de courtoisie. Maria, quant à elle, sentit l’une des mains de l’homme se saisir de sa gorge, et le frappa au visage avec son poing serré, le faisant reculer dans un grognement. Zach, surpris, tomba sur le sol, et Maria récupéra une latte de bois, et, tandis que Zach se relevait, du sang filant de l’une de ses narines, l’arme improvisée se brisa sur sa nuque, l’envoyant se coucher sur le sol.

« Aaagh... Bordel, sale pute... »

Maria soupira, et Zach attrapa alors l’une de ses jambes, et la renversa à son tour, dans un hurlement. La jeune femme s’écrasa sur le sol, tout en entendant, au loin, de multiples coups de feu. Zach, en grognant, se redressa à nouveau, et la poussa, la couchant sur le dos. Il se mit alors à califourchon sur elle, cherchant encore à l’égorger, mais approcha, ce faisant sa main de son visage... Main dans laquelle elle se mit à mordre, le faisant hurler de douleur. Il la gifla avec son autre main, mais, déstabilisé, fut repoussé par Maria, qui se releva à nouveau.

Ce fut à ce moment que Mike fit feu sur Steve, explosant sa tête, dont la cervelle vint décorer le mur.

« Steve ! Putain, enfoiré, tu... »

Maria profita de cette diversion inattendue pour courir vers l’homme, et envoya son pied se loger violemment dans son ventre, lui coupant la respiration. Elle envoya ensuite son pied du bas vers le haut, et le frappa en pleine tête,  l’envoyant s’étaler sur le sol.

« Putain... Foutus salopards ! »

La femme était en sueur, mais elle n’avait guère le temps de savourer sa victoire, et s’approcha de la fenêtre de la chambre. Elle l’ouvrit, et vit un chapelet de fumée s’élever de l’eau. Maria se pinça nerveusement les lèvres, puis tourna la tête vers Mike.

« Il faut aller voir ce qui se passe, vite ! »

La femme descendit rapidement les marches, et sortit de la maison, puis courut le long des rues, un affreux pressentiment étreignant son cœur. Elle eut finalement la confirmation en s’approchant d’une sorte de petite zone d’observation, avec des bancs, d’où elle avait une vue dégagée sur la région. Elle put ainsi voir l’île sauvage de Blake Island State Park,  les ruines de Southworth au sud, et, entre les deux, près de la côte de Seattle, un ferry en feu.

Maria n’eut pas besoin de davantage de temps pour comprendre. Depuis Southworth, quelqu’un (les Lucioles, probablement) avait remis en marche le vieux ferry, afin de faire venir une cargaison pour Wannaker. Cependant, les militaires s’étaient interposés, et la bataille faisait rage le long de la côte. Au sud de Seattle, il y avait une minuscule bande de sable et de cailloux entre la mer et les jardins des résidences pavillonnaires, et c’était ici que la bataille faisait rage, les véhicules des miliciens filant le long de la route, canardant les maisons, les explosant à l’aide d’un mortier qui, à en voir les traînées de fumée, se trouvait sur les collines de West Seattle, soit au nord de leur position.

« Merde, merde, Bryan ! »

Paniquée, Maria se retourna vers Mike.

« Il faut y aller, vite ! »
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« Répondre #13 le: Juillet 22, 2016, 07:07:42 »

Mike comptait y aller oui. Et ce même s'il avait besoin de se poser un peu et de récuperer. Hélas ce n'était pas possible.  L'urgence de la situation sautait aux yeux.Rassemblant ses idées, il se redressa et revient à lui. L'avantage c'est que l'adrenaline lui avait permis de se secouer bien plus vite qu'il ne le pensait.  Certes, les maux de tete restaient, mais ce serait pour plus tard. Ramassant son pistoler, il s 'assura d'abord que sa femme allait bien

« maria ca va ? »

 Visiblement oui. Pas le temps pour discuter ou s'excuser pour son erreur. Ce serait pour plus tard s'il en avait l'occasion. Comprenant que l'heure était grave, il reprit sa marche en avant en hatant le pas. Il n'était pas rassuré mais ne voulait pas le montrer. Que se passerait il une fois sur place ? Ils avaient peu de chance de faire le poids et au milieu de cette guérilla urbaine, comment sortir Bryan ?  Sur le fond, c'était une mission suicide mais comment etre raisonnable quand on a un fils sur le champs de bataille ?  C'était impossible de rester les bras croisés.

Tout en se rendant sur place, il essayait de balayer les solutions possibles. Leur meilelure chance était finalement que la milice et les autres s'entretuent. Un camps devrait battre en retraite et ce serait plus simple alors pour tenter d'extraire Bryan. Il ne voyait pas mieux dans l'immédiat. Ce qui le désolait bien sur mais en même temps ce n'était pas sa faute.

« Tu vois ce qu'on peut faire hormis attendre que cela se calme »

Planqué derrière une facade de batiment, il avait psoé cette question à sa femme pour savoir si elle avait mieux que lui à proposer. L'affrontement était violent et bien entendu, il voyait des corps sur le sol , notamment des miliciens mais pas seulement. Des gens étaient retranchés dans  les maisons , sans doute Bryan et sa bande. Certaines demeures étaient en feu, a cause du mortier. Plus grave, la presence des lucioles compliquaient encore plus la chose.Ces gens ne valaient guère mieux que la milice pour lui et surtout, c'était ce qu'on pouvait nommer comme des terroristes

« On aura bien du mal à s'approcher Maria. Ca canarde à tout va et même si on voulait se glisser dans les maisons cela nous exposerait. De plus rien ne nous dit que le groupe de bryan nous accueillera à bras ouverts. »

Se sentant pris dans un cercle vicieux, il essayait de rassembler ses idées. Il n'y avait rien de pire que se sentir impuissant. Or c'était le cas en ce moment. Il essayait de sonder sa femme. Maria avait plus de cran que lui mais etait-ce raisonnable de foncer dans le tas ?

« On fait quoi maria ? »

Il ne voulait pas prendre de décision seul. C'était trop lourd de consequences.  Nerveux, il hésitait sur la marche à suivre. Comptant le nombre de balles qu'il lui restait, il devait en plus les économiser au maximum. Des renforts de la milice arrivaient encore par la route.  L'avantage du nombre etait dans leur camps. Du matériel aussi. Mike priait pour que son fils ait le courage de battre en retraite.
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« Répondre #14 le: Juillet 24, 2016, 01:40:02 »

Elle se pinça nerveusement les lèvres. La nuit était en train de se terminer, et les miliciens étaient visiblement informés du petit trafic de Wannaker, et bien décidés à y mettre un terme. La situation devenait très complexe, infiniment plus qu’avec ces deux rôdeurs qu’ils avaient affronté dans la maison. Cependant, Maria avait déjà oublié Zach et Steve, et ne pensait, en ce moment, qu’à son fils. Bryan, coincé au milieu d’échauffourées, sous le tir de mortiers et de miliciens qui ne feraient aucun prisonnier. Y aller était suicidaire, mais est-ce qu’une mère pouvait rester là, sur le quai, à attendre que son fils meure ?

« On ne peut pas juste rester là les bras croisés, Mike ! »

Maria réfléchissait rapidement, regardant à droite et à gauche, et son regard se porta vers une lande verdâtre sur la gauche. Elle eut alors l’illumination.

« Par là ! Le Lincoln Park ! Les hommes de Wannaker vont sûrement chercher à s’y réfugier ! »

C’était le plus grand parc du coin, composé de multiples arbres, de quelques sentiers, et d’anciennes pelouses. Un endroit très touristique, jadis, et Maria se mit à courir rapidement, en entendant encore des explosions. Après plus de vingt ans, il était surprenant de voir que le régime disposait encore d’autant de munitions. En réalité, le régime s’était approvisionné auprès des réserves d’armes de McChord Air Force Base, une base militaire qui était au sud de Seattle, et qui avait été totalement dépouillée par les miliciens il y a des années, tous les stocks de munitions étant principalement détenus dans leur arsenal.

Maria dévalait une rue, atteignant un croisement, et des phares jaillirent soudain sur la droite, ainsi que le bruit redoutable d’un moteur.

« Oh. Putain. De. Merde. »

Un VBCI de couleur noire avançait le long de la rue, et Maria, sentant son sang ne faire qu’un tour, courut à toute allure, non pas le long de la rue, mais vers la plus proche clôture. Elle l’enjamba rapidement, roula sur le une allée menant à un garage, et la mitrailleuse lourde se mit alors à faire feu, comme si la foudre venait de s’abattre, défonçant la clôture.

« COURS ! COURS !! »

Est-ce qu’elle disait ça pour Mike, ou pour elle-même ? Un peu des deux, en réalité. Elle longea le garage, tandis que les balles rugissaient. Il n’y avait même pas un coup de semonce, ou un avertissement. Les balles, énormes, défoncèrent le garage, et des morceaux de bois tombèrent sur la tête et les épaules de Maria, qui se retrouva rapidement dans le jardin, voyant un toboggan poussiéreux et une balançoire.

La mitrailleuse du VBCI lança alors des sortes d’explosifs, qui défoncèrent la façade de la maison, provoquant d’impressionnantes déflagrations. Wheat avait clairement mis le paquet, et Maria fila à travers un petit portail menant à une allée piétonne au milieu du pâté de maisons. Elle glissa sur place, entendant des bruits de pas rapides, comme si des soldats se trouvaient tout autour d’elle.

Trop tard pour reculer, maintenant, il fallait rejoindre de toute urgence le Lincoln Park.
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