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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Un visiteur inattendu [PV Grayle le pérégrin]  (Lu 711 fois)
Cybèle
Dieu
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Déesse Mère


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« le: Juin 10, 2016, 01:30:25 »



* * *

  • Tout était parfaitement paisible, comme toujours. Il était en effet bien rare que quiconque vienne rendre visite à la Déesse Mère et cela pour plusieurs raisons. Les mortels perdaient peu à peu leur foi, ils craignaient les Dieux ou bien ils ne trouvaient tout simplement pas l'entrée. Il faut dire que la belle Déesse prenait plaisir à changer de paysage et de ce fait, son temple changeait régulièrement d'endroit.
Ce matin là, le soleil commençait à peine à se lever, mais Cybèle était déjà là et ne ratait rien du spectacle. Le temple, dressé au sommet d'une montagne aride, lui donnait une vue imprenable à des kilomètres à la ronde. Le ciel noir changea de couleur petit à petit, jusqu'à donner aux cieux une couleur emplie de lumière jaune, rose et orangée. Le vent soufflait fort et la Déesse pouvait entendre les pans de sa robe claquer et danser autour d'elle, tout comme sa longue chevelure clair et soyeuse. Elle ouvrit les bras, comme pour accueillir l'astre solaire en son sein. Sa chaleur ne tarda pas à l'enlacer toute entière. Elle s'étira longuement la nuque tandis que la tramontane jouait encore autour d'elle, bruyant, mais agréable.

Cybèle resta ainsi un long moment, jusqu'à ce que le soleil est entièrement dépassé l'horizon, puis elle rouvrit les yeux, tourna les talons et rentra dans sa chambre donnant sur l'immense terrasse où elle se trouvait une seconde plus tôt. La pièce était très grande, richement décorée et une odeur d'encens apaisante flottait dans l'air. Le grand lit à baldaquin était soigneusement fait, chaque chose était à sa place. Elle passa rapidement devant le miroir de sa coiffeuse et arrangea son épaisse chevelure blonde avant de quitter la pièce.

Un silence religieux pesait sur les lieux, comme toujours. Seul le bruit de ses pas brisèrent la tranquillité excessive. Lorsqu'elle pénétra dans la salle principale où se tenait son trône, deux énormes lions couchés de part et d'autre du siège sacré se levèrent en ronronnant et trottinèrent jusqu'à elle. Cybèle posa un genoux à terre et accueillit les fauves dans ses bras, souriante, enfouissant son visage dans leur crinière.

Bonjour mes chatons. Avez-vous bien dormit ?

Les bêtes lui répondirent en ronronnant de plus belle. Alors, elle se releva et les invita à la suivre au-dehors. Elle passa de longues heures à l'extérieur, profitant de la compagnie de quelques rapaces gracieux et d'une baignade dans un torrent glacé. Elle fit un peu de lecture, assise au bord d'un précipice, puis cueillit quelques fleurs d'altitude pour en faire un bouquet qu'elle installa dans l'un des couloirs du temple. Les lieux avaient beau être vide la plupart du temps, ce n'était pas une excuse pour le négliger. Bien au contraire.

Le soleil déclinait déjà lorsqu'elle retourna dans ses quartiers pour prendre un bain moussant et parfumé et se changer pour le dîner. Cybèle était aussi maniaque pour l'intérieur de son temps que pour son hygiène personnelle. Elle était une déesse après tout.
Elle opta pour une nouvelle apparence toute de rouge. Ses cheveux étaient du plus bel écarlate et sa longue robe à la traîne interminable s'y accordait parfaitement.
Satisfaite de son apparence et de la tenue qu'elle avait choisit, elle s'accorda une courte danse solitaire dans sa chambre, puis rejoignit l'immense salle à manger où, comme par enchantement, un repas l'attendait déjà.
A cette heure, dans le temple, une douce musique relaxante se faisait entendre. Tout était éclairé à l'aide de bougies et de lustres précieux.

Perdue dans ses pensées, Cybèle s'était installée en bout de table et rêvassait, tardant à entamer son repas. D'une main, elle caressait l'un de ses lions qui lui tenait compagnie et de l'autre, elle écrivait un poème qui venait de lui passer par la tête. Elle aimait retranscrire directement les choses, même si une assiette remplie de délicieuse victuailles lui chatouillait les narines. Elle n'était pas vraiment obligée de se nourrir, ce n'était pas vital pour elle. Mais elle aimait cela.

C'est à peu près à la fin de son poème qu'elle eut une sensation étrange. Elle releva la tête et le lion prêt d'elle s'agita. Il bondit sur ses quartes pâtes, sembla écouter, immobile, puis se mit à grogner et à se diriger lentement vers une salle adjacente. Curieuse, Cybèle reposa délicatement sa plume et se leva à son tour pour suivre le fauve.
La pièce d'à côté était un petit salon confortable, peu éclairé. Le lion semblait flairer quelque chose, sans pour autant parvenir à en trouver la source exact. Finalement, Cybèle s'approcha et posa une main délicate sur sa tête.

Allons, ce n'est sans doute rien. Si nous avons réellement un visiteur, il se montrera bien assez tôt.

Sur ce, souriante, elle retourna s'asseoir et commença son repas. Elle n'était pas sotte, elle se doutait bien que quelque chose ou quelqu'un était entré dans son temple. Mais après tout, les portes étaient grandes ouvertes et si la personne ou toute autre chose que ce soit voulait se montrer à elle, il le ferait. Ou pas. En attendant, elle dégustait quelques crevettes roses du bout des doigts tout en relisant son poème. Le lion s'était éloigné pour rejoindre son comparse et tout redevint extrêmement calme.
« Dernière édition: Juin 10, 2016, 01:36:13 par Cybèle » Journalisée

Grayle le pérégrin
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« Répondre #1 le: Juin 12, 2016, 12:11:46 »

Pourquoi l'homme accomplit-il des actions ?

Pour lutter contre l'ennui disent certains. Ou car il lui est impossible de ne pas avoir un objectif, même lorsqu'il est le plus démotivé de l'univers.

Pourquoi Grayle avait-il escaladé cette montagne ?

Car elle était là, tout simplement. Bon, et surtout car un temple s'y trouvait. Une architecture que Grayle avait déjà vu sur de nombreux mondes, mais qui détonnait avec celle des villages et villes qu'il avait croisé en chemin. Ce temple était un intru à ses yeux, et le patient immortel voulait en découvrir le secret, d'où sa décision de se lancer dans l'ascension de cette montagne. Heureusement pour lui, elle était sèche et aride, tapée par le soleil. Grayle détestait la neige et le froid, et la perspective d'escalader une montagne enneigé l'aurait instantanément ennuyé.

Son sac lui avait régulièrement fourni du matériel d'escalade, et il pouvait manger tous les jours à sa faim. Après des siècles d'errances, Grayle avait eu le temps de s'entraîner à la varrape, et l'ascension avait été relativement aisée, surtout dans la mesure où il ne pouvait pas s'épuiser. Il grimpa ainsi bien plus vite que le ferait n'importe quel alpiniste professionnel,quand bien même il était loin d'être à leur niveau. L'injustice de la vie...

C'est après de nombreux jours que Grayle fut au sommet. Soufflant fortement, il regarda autour de lui. Le coin était plus accueillant que prévu. Même si la nuit était proche, il pouvait voir que l'herbe était verte, son uniformité brisée ici et là par la présence de fleurs, dont certaines étaient d'un rouge flamboyant. Il ne put s'empêcher d'en cueillir quelques unes, avant de les ranger dans son sac. Le vent était relativement fort, sans non plus troubler la marche.

Le plus impressionnant restait toutefois ce temple, d'un blanc de nacre et construit en marbre. Les portes étaient grandes ouvertes, et il semblait...

* Vide ? *

Grayle toucha les murs du bout des doigts, marchant avec lenteur. Il ne voyait, n'entendait, ne sentait personne. Mais ce temple était dans un trop bon état pour être abandonné. Mais qui pouvait bien vivre ici ? Il était extrêmement isolé, et il ne voyait pas où il était possible de faire pousser une quelconque culture ou de chasser. Il n'avait croisé qu'une poignée de bouquetins, et tout le monde savait que ces animaux étaient atroces à chasser.

Ou alors, c'était un piège. Mais bon, Grayle n'a jamais eu un bon instinct de conservation. Alors, il entra dans le temple, en silence. Ses yeux bleus voguaient doucement, retenant chaque détail de l'intérieur du temple, à la fois luxueux et simple, marchant sur un épais tapis rouge, regardant les murs blancs, avec une ligne de marbre marron et des arabesques dorées. Ses vêtements de voyageurs flottaient doucement à cause du vent, devenu soudainement calme. Une chaleur rassurante envahit Grayle. Ce temple était... paisible. Il s'y sentait bien. En sécurité. Comme lorsqu'on retourne dans son lit après une journée épuisante, et la certitude que demain est plein de temps libre.

Régulièrement, des lustres et des bougies éclairaient le couloir et les pièces, baignant le temple dans une clarté faible et légèrement mystérieuse, sans qu'on ne soit aveuglé un seul instant.

* Donc, des gens vivent ici... ou alors, il y a de la magie ici. *

Il se méfiait de la magie. Il y était très vulnérable.

Grayle fronça les sourcils lorsqu'il se rendait compte qu'il entendait une musique. Tendant l'oreille, il remarqua qu'elle ne venait pas d'un endroit particulier. Elle était partout, parfaitement audible où qu'il se trouve et quelque soit la direction où il tendait l'oreille. Voilà un temple qui sait accueillir les arrivants...

Il parcourut le temple de long en large. Etrange, ce dernier semblait plus grand à l'intérieur que vu de l'extérieur. Il y avait des chambres, une grande salle de bain, et même un balcon qui donnait sur une vue superbe. Il y resta de longues minutes, fermant les yeux et profitant de la brise, avant de reprendre son exploration.

Fatalement, il fini par trouver la maîtresse des lieux. Il franchit la porte du salon, et se trouva devant elle, séparé de deux douzaines de mètres. Une grande et belle femme aux cheveux et à la robe écarlate, sans aucune imperfection, du moins, à cette distance. D'elle émanait une sensation de sérénité et de bienveillance, et il était difficile de la quitter du regard. Même la présence très inquiétante de deux lions majestueux ne fut suffisante pour faire fléchir Grayle. Elle leva ses yeux de sa lecture et le regarda. Même à cette distance, Grayle se sentait vrillé par ses yeux. Comme lorsqu'il était couvé du regard par sa déesse.

" Bonsoir. " dit-il simplement, avec sa voix chantante. " Vous avez un très beau temple. "

Il regarda autour de lui. Ce temple en parfait état, cette douce et entêtante musique, cette femme à la beauté surnaturelle... Il fit quelques pas assurés vers elle, quand bien même un des deux lions se leva. Il n'avait pas peur. Ce lion ne pouvait rien lui faire.

" Seriez-vous une déesse ? "

Il en avait croisé un certain nombre au cours de ses voyages. Et cette femme en avait quelques atours, même si elle pouvait tout simplement être une excellente magicienne. Ceci dit, il avait tout à gagner à poser ce genre de question. Au pire, il se trompait, et elle serait flattée. Il se tenait droit, ni timide, ni apeuré. Il s'arrêta après quelques mètres, respectant une distance de sécurité, comme s'il craignait de troubler l'espace vital de la jeune femme. Il fit ensuite une belle révérence. Le buste toujours incliné, il la fixa de ses yeux bleus à travers sa chevelure brune.

" Je suis Grayle le pérégrin. Chez qui ais-je l'honneur de me trouver ? "
« Dernière édition: Juin 16, 2016, 11:16:11 par Grayle le pérégrin » Journalisée
Cybèle
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« Répondre #2 le: Juin 15, 2016, 11:15:41 »

Le temple était un lieu sacré et puissant dont les mystères restaient hors de portée des mortels. C'était un endroit splendide, immense chaleureux où chacun pouvait s'y sentir comme chez soi. Exactement comme dans le ventre d'une mère, puisque, après tout, Cybèle était la mère de tous les dieux et donc de tous les hommes. Il était normal que le temple de la déesse de la fécondité soit un endroit chaud et accueillant pour tous les êtres vivants. Il y régnait aussi un peu de magie divine, qui expliquait toutes ces bougies et ces lustres allumés, cette musique présente à chaque endroit et cette impression de se trouver hors du temps, mais protégé de tout danger. Oui, car le temple était aussi un refuge. Nul ne savait pourquoi ce jeune homme avait grimpé jusqu'ici. Il ne s'agissait peut-être que d'une pure curiosité, à moins que dans un sens, le temple l'ait appelé. Sans doute avait-il sentit en cet homme un désir quelconque d'obtenir des réponses à certaines question ou de posséder chose de précis. En tous les cas, il était là, traversant les couloirs dans le ventre du temple divin, jusqu'à tomber sur la Maîtresse des lieux, Cybèle en personne.Celle-ci était encore plongée dans son parchemin lorsque l'inconnu se présenta dans la pièce.

La déesse était l'incarnation de la beauté et apparaissait presque irréelle aux yeux des hommes tant elle était stupéfiante. Tout en elle respirait la divinité et ça n'avait pas échappé à ce visiteur. Loin de là. Qui aurait pu en douter ? Lorsque la déesse entendit ses lions grogner, elle avait déjà ressentit sa présence. Elle leva néanmoins les yeux sur lui, un regard incroyablement vif et qui semblait lire en lui avec une facilité, mais une douceur déconcertante. Il la salua, sans doute un peu intimidé et complimenta son temple. La déesse esquissa un délicieux sourire et se leva de sa chaise avant de s'avancer vers lui d'une démarche gracieuse. D'un petit geste de la main, elle ordonna aux deux fauves de rester calmes. Ceux-ci se couchèrent donc de concert et restèrent à leur place.

L'inconnu se demanda alors si elle était une déesse, ce qui fit sourire la concernée de plus belle. Difficile de ne pas le comprendre du premier regard, néanmoins, ce jeune homme était pertinent et lui semblait intelligent. Il effectua alors une révérence, alors qu'elle n'avait toujours pas parlé et se présenta. Son nom était Grayle le Pérégrin et il se demandait à qui il avait l'honneur de s'adresser.
Cybèle  n'hésite pas à s'avancer jusque devant elle sanas craindre qu'il ne prenne peur ou ne l'attaque, car tout en elle inspirait la confiance et la pureté même. Délicatement, elle caressa sa joue de la pulpe de ses doigts, aussi doux et lisses que de la soie avant de lui répondre :

Je suis heureuse de te rencontrer, Grayle. Je suis Cybèle, la mère des Dieux, la déesse de la fécondité et de la nature. On me donne beaucoup de noms et on me prête beaucoup de titres. Mais toi, tu n'as qu'à m'appeler Cybèle, tout simplement.

Tout en disant cela, elle parcourait le visage de l'homme du bout des doigts, son regard planté dans le sien, comme si elle lisait en lui. Le visiteur devait se sentir un peu étrange à ce contact, une sensation semblable à celle que l'on pourrait avoir lorsqu'on inhale un peu trop de vapeur d'alcool, mais en moins agressif. Un peu comme s'il flottait dans un rêve.
Elle arrêta un doigt sur ses lèvres, qu'elle caressa un instant avant de retirer sa main. Elle se tenait très proche de lui, bien plus proche que le ne voudrait la politesse et le recul naturel entre deux personnes qui ne se connaissent pas. Oui, si proche qu'elle pouvait sentir son souffle sur ses lèvres, même. Elle sourit. Sans aucun doute elle le trouvait beau, il lui plaisait.

Finalement, elle se détacha de lui et retourna sur ses pas en lançant :

Vous devez avoir faim et soif après votre voyage. Venez partager ma table.

Elle fit glisser un ongle sur le bord de la table et soudain, une nouvelle assiette s'ajouta à sa droite, ainsi que plusieurs mets délicieux en tous genres. Un véritable banquet, juste pour lui.
Elle se positionna derrière la chaise prévue pour son invité et la tira un peu, l'invitant à s'y installer avec un sourire avenant et un brin séducteur.
Si la demande était polie, il n'était pas moins certain que l'homme ne pouvait refuser l'offre. D'un part car la magnétisme de la déesse était puissant, mais aussi parce qu'il s'agissait là d'une demande énoncée par une déesse. D'autres se seraient damner pour être à la place de Grayle.

De leur côté, les lions ne bougeaient plus et s'ils avaient observés l'homme jusqu'à maintenant, ils se contentaient désormais de l'ignorer.
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Grayle le pérégrin
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« Répondre #3 le: Juin 17, 2016, 12:43:43 »

Elle était si proche.

Grayle ne s'était pas attendu à ce que la maîtresse de maison (legèrement plus grande que lui) s'approche à ce point, comme une amante désirant embraser un homme, avec ses cheveux de feu et sa robe carmin.. Des doigts d'une douceur inhumaine caressèrent sa joue, et un violent frisson parcourut son corps, des fesses jusqu'aux cheveux. Le corps de l'homme vieux de plusieurs siècles réagissait comme un puceau devant  la belle fille du lycée. Elle se présentait comme étant Cybèle, effectivement une déesse, celle de la fécondité et de la nature. Les doigts de la déesse continuaient de parcourir son visage, telle une aveugle cherchant à "voir" un interlocuteur. Elle était tellement proche qu'il sentait son odeur, douce et enivrante. Ses yeux se mirent à picoter, comme s'il avait trop bu, et la respiration du pérégrin était sensiblement plus forte. Elle lui faisait un effet monstrueux, et en était certainement consciente. Grayle était persuadé qu'elle pouvait, rien qu'en claquant des doigts, le rendre totalement fou de désir. Ce qui était aussi excitant que terrifiant. Sous son pantalon de lin, son sexe avait déjà réagit, gonfant très legèrement, encore mou.

Elle s'éloigna de lui, sentant surement son regard descendre de son cou jusqu'à sa chute de reins lancinante. Comment allait-il tenir ou réfréner ses envies ? Grayle était là depuis à peine une minute et il avait l'impression de sortir de plusieurs mois d'abstinence.

Elle était incroyablement belle et attirante, mais Grayle savait que cet effet n'était pas naturel. Il était extrêmement sensible à la magie influençant le comportement, et le pouvoir de Cybèle était largement au dessus de ses faibles résistances. N"néanmoins, il la suivi. Les lions avaient totalement été éffacés de son esprit. Il ne voyait plus qu'elle. Elle tira la chaise comme une servante polie, et il s'y assit avec lenteur, faisant de son mieux pour cacher l’érection naissante et tenace entre ses jambes. Il la remercia poliment, après avoir déposa son sac et sa sacoche à côté de sa chaise. Elle l'encouragea du regard. Apparemment, il avait le droit de se servir. Alors, il commenca par prendre un peu de vin, ainsi qu'un oeuf dur, demandant avec prudence.

" Je n'aurais pas rêvé meilleur acceuil. Mais, je me demande... vous ne vous sentez pas... seule ici ? Il n'y a personne d'autre que vous ? De serviteur ou de fidèle ? "

La question était peut-être indiscrète et imprudente, mais chez Grayle, la curiosité avait toujours été plus forte que la politesse.
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Cybèle
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« Répondre #4 le: Juin 17, 2016, 08:24:12 »

Cybèle était effectivement pleinement consciente de l'effet qu'elle avait sur les hommes, d'autant plus lorsqu'elle les touchait. Il ne s'agissait pas là d'exciter l'homme dans l'immédiat, si c'était ce qu'elle avait réellement voulu, il serait dans un état bien plus important. Pour autant, ce n'était pas pour lui déplaire. Elle était la déesse de la fécondité et par conséquent, dans la nature, chaque homme était considéré comme un mâle reproducteur, ils répondaient donc simplement à l'appel de leur déesse et ne pouvaient s'empêcher de vouloir jouer leur rôle naturel et primaire. Pourvue d'un appétit insatiable en ce qui concernait le sexe, n’était pas malpolie pour autant. Ce n'était pas trop son genre de sauter sur le premier mâle venu sans avoir fait un peu connaissance au préalable.

Un peu troublé, donc, Grayle vint s'installer sur sa chaise et se servir un peu de nourriture. La déesse l’imita, un doux sourire figé sur son visage. Le voyageur lui posa alors une question, désirant savoir si elle ne se sentait pas un peu seule dans ce grand temple. Il s'était attendu a voir des serviteurs, des fidèles ou peut-être même des prêtres ou des prêtresses. La déesse sourit, amusée. Elle prit le temps de boire une gorgée de vin, puis répondit :

Connaissez vous ce drôle de proverbe qui dit « loin des yeux, loin du cœur » ? Et bien, étant la mère de la nature et des dieux, mes yeux se trouvent un peu partout. Et un nombre infini d'âmes m'entoure continuellement. Alors, je ne suis jamais vraiment seule.

Elle savait pertinemment que ce n'était pas exactement ce qu'il voulait dire par-là. C'est vrai, le temple était souvent vide et pour cause, elle changeait souvent l'endroit de place. C'était un souhait de la belle déesse de rester à une distance raisonnable des hommes. Elle connaissait par cœur leur grande curiosité et la cupidité de certains. Elle préférait sincèrement le calme et la sérénité que lui apportait la solitude.

Et vous, Grayle ? Dîtes-moi. Qu'êtes-vous venu faire jusqu'ici ?

Avait-il eu pour but de la rencontrer ? Ce n'était pas certain, il avait eu l'air assez surpris de la trouver là et n'était même pas sûr d'avoir affaire à une déesse. Alors c'était sans doute à cause du hasard ou de la curiosité si célèbre des Hommes.

Lorsqu'elle l'avait observé et l'avait touché, elle avait pu lire en lui. Grayle avait une bonne âme. Mais comme toute âme humaine, elle était abîmée de multiples souffrance. Des événements regrettables, mais qui, en quelque sorte, l'avaient façonné. Il y avait aussi cette grande frustration en lui en ce qui concernait la magie et puis ce petit quelque chose qui la laissait penser qu'il venait d'ailleurs. D'un monde qui lui échappait.
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Grayle le pérégrin
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« Répondre #5 le: Juin 19, 2016, 01:03:36 »

La nourriture, en plus de remplir le gosier de Grayle, avait une utilité bienvenue : elle lui permettait de distraire un peu son attention de son hôte. Il avait du mal à ne pas la fixer, que ce soit son visage serein, sa chevelure vermeille, ou sa poitrine qu'il devinait et espérait opulente, légèrement gonflée à cause de la pression exercée par le bustier de cette robe provocatrice. L'homme commence à penser qu'elle s'est vêtue ainsi pour lui. Il n'y a personne d'autre qu'elle. A quoi bon porter une telle robe lorsqu'il n'y a rien d'autre à séduire que des lions ? A moins qu'elle... Grayle se mit à rougir alors que dans son esprit, des scènes extrêmement cochonnes entre la déesse et ses lions s’enchaînaient les unes après les autres. Il pria pour qu'elle ne soit pas en train de lire dans son esprit.

Elle ne semblait pas souffrir de solitude en tout cas. Etrangement, il fut rassuré par cette nouvelle, toujours touché par ce que ressentait les autres. D'un côté, l'érection qu'il subissait lui vit vite se rendre compte d'une chose. Si Cybèle était entourée d'une pléthore de prêtres, prêtresses et autres adorateurs, le temple se transformerait en orgie géante en quelques jours. Lui même ignorait combien de temps il pourrait tenir avant de tenter l'irréparable.

Avec politesse, la déesse demanda au voyageur ce qu'il était venu faire ici. La question n'avait semble t-il aucun sous entendu. Juste de la curiosité. Sirotant un peu de vin (qu'il trouvait particulièrement fort et savoureux), il répondit en essayant de masquer son trouble le plus possible.

" Je suis un explorateur. J'aime voyager et découvrir de nouvelles contrées. J'ai entendu parler de votre temple, alors, je me suis lancé dans l'ascension. "

Il se mit à sourire.

" Désolé, point de quête épique ou de terrible secret. Je passais juste par là, littéralement. "

Animé d'une curiosité féline, un des deux lions s'approcha de Grayle, et le renifla, avant de reculer et de feuler d'un air dégoûté. Le pérégrin se rappella que durant son ascension, il ne s'était pas lavé. Bien entendu, il était immunisé à sa propre odeur corporelle, mais du coup, le pauvre homme devait fouetter assez fortement. Il espérait que la déesse n'en prenait pas ombrage, ou alors, ne se rendait pas compte des odeurs désagréable.
« Dernière édition: Juin 19, 2016, 07:21:24 par Grayle le pérégrin » Journalisée

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