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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Jailhouse [PV]  (Lu 717 fois)
Princesse Alice Korvander
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"Hear me Roar !"
« le: Mai 20, 2016, 08:13:48 »

Vladimirovitch Zelencheko, surnommé « Popov », ou tout simplement « Vladimir », tirait sur son cigare quand les gardes amenèrent le corps frêle et délicat de Leather, celle qui, jadis, avait pu se targuer d’être sa femme. Il n’y eut néanmoins aucun sourire chaleureux quand l’homme, avec un embonpoint prononcé, leva sa tête vers elle. On ouvrit la porte du parloir, et le garde poussa sévèrement la femme. Elle avait des menottes autour des poignets.

« Rentre. »

Une fois la femme poussée à l’intérieur, le garde referma la porte, isolant les deux dans le parloir de la prison. Vladimir avait toujours aimé les cigares cubains, Leather le savait. Il se flattait à chaque fois de goûter aux mêmes cigarillosque ceux que Fidel Castro prenait jadis.

« Assieds-toi, salope, ordonna-t-il rapidement. Je t’ai amené de la lecture. »

Il avait mis sur la table des documents officiels. Un jugement, ainsi qu’une copie d’actes d’état civil, attestant qu’ils étaient maintenant divorcés. Convaincre le juge de prononcer le divorce n’avait pas été trop difficile. Après tout, Leather avait été condamnée, et Vladimir n’était pas un homme qui aimait qu’on lui dise « non ». Leather était bien placée pour le savoir. Le nombre de gens qui avaient été torturés dans les caves de son manoir en attestaient.

Officiellement, Zelencheko était un simple homme d’affaires, le descendant d’une famille d’oligarques russes qui, il y a des générations, avaient côtoyé les tsars russes, avant de devenir des Soviétiques en soutenant les bolcheviks, lorsqu’ils avaient senti le vent tourner. Ils étaient alors de riches propriétaires, et, même s’ils avaient cédé beaucoup de leurs terres à l’État soviétique, ils avaient su tirer leur épingle du jeu. Cependant, et dans les faits, pour pouvoir survivre, les Zelencheko avaient multiplié leurs activités occultes et leurs trafics. Sous l’URSS, le marché noir avait totalement explosé, et, quand l’Union avait éclaté, la corruption n’avait fait que gagner. Aujourd’hui, Zelencheko était l’un des plus gros Parrains d’une mafia russe influente dans tout le pays, et bien au-delà. En Russie, la Mafia était un phénomène pandémique, et certaines études indiquaient que la mafia contrôlait presque 50% de la richesse nationale russe. C’était très simple à comprendre : face aux multiples crises économiques qui se succédaient en Russie depuis des éons, le marché noir avait toujours été nécessaire, que ce soit pour obtenir des biens à des prix raisonnables, des logements, des prêts... Plus qu’un simple criminel de droit commun, Zelencheko était une sorte de véritable seigneur néo-médiéval. Le service public était tellement mal payé que les pots-de-vin étaient vus comme un salaire presque normal. Et les pots-de-vin, Zelencheko savait en donner. Aux juges, aux policiers, aux gardes de l’administration pénitentiaire... Vladimir avait de l’argent, mais il tenait beaucoup à  son argent. Il aimait s’entourer de belles femmes, mais aimait surtout son fric. Ses parents avaient connu les privations soviétiques, après tout.

Alors, forcément, quand Leather avait décidé de foutre le camp du manoir avec une mallette comprenant 20 milliards de roubles (soit l’équivalent de 300 millions d’euros) en billets de banque et en titres de change à faire valoir auprès d’établissements bancaires situés dans des paradis fiscaux, Zelencheko avait blêmi sur place. Il savait que sa femme était une pute, et c’était d’ailleurs pour ça qu’il avait choisi de la prendre, et de se marier à elle, en tant que bon Chrétien... Mais ça, il ne l’avait pas vu venir.

« Nous sommes officiellement divorcés, ma salope. Normalement, je devrais te battre à mort, mais mes avocats m’ont dit qu’il ne fallait aucune trace physique, qui serait susceptible de se voir, et d’inciter les juges à pencher en ta faveur. »

Ses hommes avaient retrouvé Leather dans le Transsibérien, l’empêchant de quitter le pays. Elle avait alors été accusée d’avoir volé les économies de Zelencheko, et de ses multiples sociétés. Le Tribunal populaire l’avait condamné, mais la femme avait fait appel. Et Zelencheko avait beau être influent, la Cour Suprême lui échappait encore. Si la femme parlait devant la Cour Suprême, elle risquait d’être innocentée, et de partir avec le fric.

Vladimir était donc doublement embêté. D’une part, il avait quand même 300 millions d’euros qui étaient partis, ce qui, avouons-le, était quand même une belle somme... Mais, surtout, et d’autre part, dans un milieu profondément machiste, il s’était fait entuber par sa femme, ce qui donnait également à l’affaire une valeur symbolique. Zelencheko avait beau être très influent, il savait que le pouvoir, au sein de la Mafia, était très volatil. Bien plus que les flics, les principaux ennemis de la Mafia étaient les autres mafias, et les concurrents potentiels.

« Tu vas me dire où tu as planqué cet argent, salope, et j’oublie tout. Je te paierai même un séjour peinard aux Bahamas, où tu pourras enculer d’autres riches avec ton cul de pétasse. Mais tu vas me le dire maintenant. Ou je ne réponds plus de rien. »
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« Répondre #1 le: Mai 23, 2016, 10:03:29 »

" - Nastrovia, cher ex-mari."

Leather. Une sublime brune, issue d'une grande famille russe de Politiques. Politiques ? Ouais, vous savez, les politiques russes, ceux qui boivent et baisent leur secrétaire en faisant des contrats pour tuer des opposants. Ouais, la famille de Leather Rustrov ne valait pas mieux que celle de son mari, Vladi' comme elle le surnommait. C'était clairement pas un surnom amical ou mignon, mais bien un surnom moqueur. Vladi, pas capable de mordre jusqu'à tuer, tellement son ventre l'emmerdait. Elle n'avait aucune affection pour lui, elle n'en avait jamais eu et n'en aurait jamais. Ils ne s'étaient pas mariés pour ça. Sa famille avait besoin d'un soutien mafieux pour finir d'achever les opposants restant, lui besoin d'une épouse bien roulée pour faire bonne figure dans les soirées mondaines. Elle avait accepté pour son argent et la cours de petits jeunes qui l'entouraient. Un peu guindée mais délicieusement salope, elle avait pu se faire plaisir. Le chauffeur ? Un délice. La banquette arrière terriblement grande. Le cuisiner avait un niveau social un peu bas, mais le majordome, bien cultivé et éduqué avait fait l'affaire pour la maison. Pour les déplacements, elle avait aussi pu compter sur certains amis proches de son mari, plus âgés ou parfois plus jeunes, les petits en stage d'endurcissement. Puis y'avait eu le directeur de prison, le directeur du cabinet, le secrétaire aussi. Elle avait eu une longue relation avec le frère cadet de Vladi aussi, qui était deux fois plus jeune, deux fois plus mince, et deux fois plus musclé. Un putain de mec, en réalité. Elle était restée des heures dans son lit, à fumer des cigarettes en le regardant nu, de dos, à faire ses papiers. En réalité, c'était lui qui lui avait soufflé de se barrer avec de l'argent. Elle n'aurait pas à divorcer et il fuyait avec elle. L'idée lui avait parut un peu conne, un peu folle mais putain qu'elle avait envie de le baiser tout le temps. Et puis, sa famille n'avait plus besoin de Zelencheko et elle trop jeune pour finir sa vie avec seulement un amant. Dans les caraïbes, sous le soleil, ils seraient très bien.

Puis, finalement, ça n'avait pas été si simple. Certes, les 20 milliards de roubles, elle les avait, certes elle s'était barré, mais le frère de Vladimirovitch avait cafté. Il avait une partie de l'argent, l'autre était bien cachée dans le train, par ses soins. Et elle ne comptait clairement pas lui dire. Il était aussi pourri que son cadet, si ce n'est plus. Elle hésitait toujours sur leur capacité à faire le mal, mais ce qu'elle savait c'est que maintenant qu'elle avait été baisée par les deux, et dans tous les sens de ce putain de mot, elle ne comptait pas se laisser faire. Elle eut un petit soupir alors qu'elle roulait des épaules. La tenue de pénitencière et prisonnière lui allait étonnement bien. Sans doute cette poitrine bien lourde qui semblait vouloir s'échapper à tout prix de son vêtement. Elle eut un petit frémissement, regardant ses ongles bien coupés et limés, avant d'en monter un à sa bouche pour le mordiller. Elle était stressée, il devait le voir. Il avait vécu avec elle assez longtemps pour reconnaître ses gestes typiques. Les ongles et la lèvre pour le stress, les cheveux en arrière et le regard pétillant pour l'excitation, la voix qui roucoule pour la séduction ... Leather était une machine bien huilée. Elle finit par baisser les yeux.

" - Sérieusement ? Mm. Tu n'oublieras rien. Va déjà enculer ton frère, il a dans les ... 3 milliards roubles. Le reste c'est ma police d'assurance. Tu me laisses gagner l'appel et sortit, je te les rends peu à peu. Qu'est-ce que tu vas faire, hein ? Allez, chéri, va baiser ton frère cadet et on en reparle. T'auras l'impression de passer par ma chatte tellement il l'a léché."

Leather était un mélange un peu étrange entre une fille de bonne famille, très sérieuse, très bien élevée, un peu hautaine et avec cet air miséricordieux qu'elle offrait aux êtres inférieurs à elle, et avec ce vocabulaire de la rue, et cet accent hérité à la compagnie de sa famille. Cultivée, elle l'était. Supérieure à tout le monde, aussi. Mais bon sang, elle avait toujours vécu avec les politiques russes, les mafieux qui baisent en fumant et tout ça avait bien eu un effet sur elle. Son langage était fleuri, ses images celles d'un homme des quartiers habitués au sexe et à la drogue. Elle savait que ça plaisait. Elle savait que ça faisait son charme. Et elle ajoutait ça à cette supériorité décadente qui lui faisait lever la lèvre supérieure de dédain quand elle passait devant le jardinier, en écrasant bien visiblement son mégot dans ses fleurs d'un air on ne peut plus désagréable. Elle finit par regarder les menottes et les faire claquer l'une contre l'autre.

" - Tu ne réponds plus de rien ? Oh, du chantage. Rappelle toi ce qu'on t'ont dit tes avocats. Tout ce que tu feras sera contre toi. Si je sors sans un accord avec toi, ton argent finit dans un bateau de luxe avec sa petite embarcation en diamant. Si je ne sors pas, il finira ses jours là où je l'ai bien caché. Je ne te dirai rien." Elle se leva pour claquer des doigts, sonnant pour qu'on la ramène dans sa cellule. "Je retourne à mon T1 sans espace et sans vis à vis. D'ailleurs. Bingo pour la prison mixte. Y'en a une dans le pays je crois ? Ou alors tu as juste voulu me mettre au milieu d'hommes pour me faire peur ? Tu sais, des queues j'en ai vu. Et des plus grosses que la tienne, souvent. Fin tu m'diras, c'était pas dur. Tu sais quoi ? Tu devrais réellement faire gaffe à ton frère. Il va finir par te retourner et comme une grosse tortue dodue, tu ne sauras pas te remettre sur le ventre. Et une tortue sur le dos, ça crève, Vladi. Lève pas la main comme ça, tu ne peux pas me taper. Ca fait bientôt 3 ans que tu peux m'en foutre dès que je te dis non, t'aurais pu comprendre que je ne change pas d'avis comme ça. Va crever, toi et ton fric. Je veux sortir."

Elle toqua de nouveau, commençant à s'impatientant un peu. Ils feraient bien d'aller plus vite, il allait finir par lever le poing pour lui en mettre une dans les côtes, et elle n'avait pas envie. Elle eut un long frisson. Non, non, non. Il n'allait rien tenter. Elle connaissait le directeur de la prison, elle avait un atout dans sa manche que Vladimirovitch ne connaissait pas. Elle ne devait pas commencer à stresser. Ca n'allait pas l'aider. L'argent ne serait jamais trouvé. Elle avait préparé le coup depuis si longtemps. Non, non, non. Elle se mordait la lèvre, de plus en plus fort, au point de commencer à saigner, toquant de nouveau avec plus de force, dans un grognement. Elle commençait à se faire du soucis, oui. Clairement.

" - Je veux sortir." Elle baissa le ton. "Et parler au directeur. Bougez-vous bon sang. Je veux sortir maintenant ! " Elle eut un grognement encore plus aigu et finit par soupirer en saignant plus encore. Les ongles dans la main, elle se griffait. Ca lui faisait pas du bien ce long moment en prison, elle aimait réellement pas ça.
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« Répondre #2 le: Mai 23, 2016, 11:10:48 »

La sale pute répandit son fiel en l’insultant. Il y avait néanmoins bien longtemps que Popov était passé au-dessus de ça... Du moins, le croyait-il. Pour autant... Il tira sur son cigare, et lui cracha sa fumée au visage, avant de répondre, assez calmement, avec ce calme qui préfigurait la tempête bouillonnant en lui. Ça aussi, Leather le savait, car, s’il connaissait bien cette salope, elle le connaissait bien aussi, et elle savait qu’il ne fallait pas pousser Popov à bout.

« Tu me surprends toujours autant, Leather. Des salopes, j’en ai connu tout autour de ma vie, mais t’es la seule qui arrive encore à tellement m’énerver que, alors même que je sais qu’il faut pas le faire, tout ce que j’ai envie, là, en ce moment... C’est d’enfoncer ce cigare dans ta putain de gueule de merde, de le faire SUCER ! »

Et hop, la machine était partie. Vladimir tapa violemment du poing sur la table, et se redressa rapidement, renversant la chaise. La claque partit tout aussi vite, comme très souvent pendant leur vie de couple. Une belle claque, bien sonore, qui heurta la joue de Leather. Il attrapa alors ses beaux cheveux soyeux (ils étaient toujourssoyeux, ses cheveux, et il adorait ça, ce qui était une raison supplémentaire de la haïr), la tira en arrière, puis la balança contre le mur, et alla l’étrangler alors.

« Tu te prends pour qui, salope, HEIN ? T’es comme ta mère, ton père, et la mère de ta mère avant eux... Des putains d’enculés de voleurs DE MERDE ! Moi, j’ai TOUT construit, tout BÂTIde mes mains, dans ce PUTAIN-DE-PAYS-DE-MERDE ! Et toi, TOI, sale pute, tu oses débarquer sous mon nez, et me piquer mon fric ? MON FRIC ?! Salope de merde !! »

Il continuait à l’étrangler, hurlant si fort qu’il ressemblait à une sorte de taureau, lui postillonnant à la figure. La tête de Leather partait d’avant en arrière.

« Tu crois que je t’ai envoyé dans ce trou boueux pour te punir ? Ah ! Redoute le jour où tu sortiras, salope ! Oui, redoute-le ! Car, sale pute, quand tu sortiras, je serais là. Et, quand in en aura fini avec toi, salope, quand on aura fini de te baiser de partout, de te baiser TELLEMENT FORT que tu ressembleras à toutes ces sales camées de merde défoncées, même le plus infâlme des bordels ne voudra plus de ta sale gueule de salope ! »

Vladimir la balança alors, et la femme roula sur le sol, près de la porte, devant deux gardiens situés en-dehors du box... Ils la regardèrent brièvement, puis tournèrent la tête.

Entre les Rustrov et les Zelencheko, ça n’avait jamais été l’amour fou. Là où les seconds avaient tout perdu à cause des communistes, les Rustrov, eux, étaient des oligarques, qui avaient su tirer leur épingle du jeu. Ils avaient surtout profité du retour de la « démocratie », du régime d’Eltsine, pour s’en mettre plein les poches. Les Zelencheko avaient été leurs exécutants, et le mariage entre Leather et Vladimir n’avait toujours été qu’une farce, une mascarade destinée à ce qu’ils soient mariés, et à ce qu’ils puissent ainsi dissimuler plus facilement les mouvements de capitaux entre les deux familles. Vladimir n’avait jamais aimé Leather. Elle était bonne, ça, il le reconnaissait. Au début, il avait aimé la baiser, mais, peu à peu, même le cul avait fini par la lasser.

Tandis qu’elle gisait au sol, il balança alors une série de photos situés dans son porte-feuilles.

Sur la première, on vit un homme, à qui on avait arraché les yeux, et dont la tête était recouverte de sang.

« Piotr... Tu te souviens de lui ? Il t’a pris en levrette dans la cabane du jardin. Il a parlé plutôt rapidement, en réalité. »

Une autre photo tomba. Un homme, nu, qui s’était fait électrocuter par le biais de câbles de batteries de voiture attachées à ses tétons, dans un garage sinistre.

« Sergeï... Mon chauffeur. On l’a électrocuté dans son garage. Il brûlait tellement qu’on aurait cru une saucisse chaude. Lui, il m’a dit qu’il te prenait contre le capot, et que tu le suçais fréquemment. »

Troisième photo. Une image encore plus glauque, un corps déchiqueté, méconnaissable. Attaqué par les chiens de garde de Zelencheko. Popov aimait faire des paris avec ses amis quand ils jouaient à la chasse. Il fallait parier sur le temps que mettrait la proie à échapper à ses chiens de combat.

« Boris... Ton secrétaire. Il a couru plus vite. Je l’avais attaché dans la cave, face aux chiens. Il s’est pissé dessus avant de me dire que vous baisiez dans le lit conjugal. Sale pute... »

Il marchait lentement, et lança encore une autre photo, qui, dans le palmarès des horreurs, décrochait la timbale. C’était le directeur de cette prison... Ou, plutôt, l’ancien directeur. Il avait quelque chose dans la bouche. Tout en lui montrant ses trophées, Vladimir se pencha légèrement vers elle, caressant d’une main calme les cheveux de la femme.

« Dimitri... Je lui ai coupé la queue, et je la lui ai fait bouffer. C’est ça qui dépasse de sa bouche. Tu crois qu’elle est aussi bonne que quand, toi, tu la suçais, ma salope ? J’en doute... »

Vladimir se redressa alors.

« Je te les laisse. Vois ça comme un souvenir. »

Il manquait une photo’... Celle du frère cadet de Vladimir, Vassili Zelencheko. Il était le plus proche lieutenant de Vladimir, quelqu’un qui, avant de le rejoindre, avait travaillé auprès du KGB. Autant dire que Vassili n’était pas un enfant de chœur. Il avait été en Afghanistan pendant la guerre, avait commis son lot d’atrocités là-bas, et, quand l’URSS avait éclaté, il avait utilisé ses réseaux pour permettre à Vladimir de gagner de l’influence. Cette prison, par exemple, était un ancien goulag où le KGB envoyait ses prisonniers politiques. Le goulag avait été réhabilité en prison, mais, situé au fin fond de la Sibérie, il était, en réalité, entièrement financé par les Zelencheko. Grâce à Vassili, le gouvernement fermait les yeux.

Vassili, de fait, travaillait toujours pour les services secrets russes, le FSB. Il était un homme dangereux, et, parmi tous les amants de Leather, sans aucun doute le plus attentionné. Pour ne rien arranger, une vieille rivalité amoureuse avait toujours circulé entre les deux, concernant Leather, justement. Vassili l’avait rencontré en étant un jeune officier, à Moscou, et était tombé sous le charme de la jeune femme. C’était même lui qui avait été, en définitive, derrière le rapprochement entre les Rustrov et les Zelencheko.

Vladimir s’assit à nouveau sur sa chaise.

« Alors, je vais être clair avec toi, Leather... Tous ces types, je les ai torturés personnellement, et, à chaque fois que je le faisais, à chaque fois que je les voyais hurler, gigoter, pleurer, invoquer leur mère, invoquer ma pitié, c’est à toi que je pensais, ma chérie. Tu peux attendre avec impatience le jour où tu sortiras d’ici, mais... Sache que moi aussi. Que tu balances ou pas l’endroit où tu as fourni l’argent, je te buterais. Mais... Soit t’auras droit à une exécution propre et nette, soit... Soit je ferais preuve de ce que tu as toujours aimé chez toi... Ma créativité. »

Vladimir se redressa alors, et sembla faire mine de sortir, mais s’arrêta alors.

« Ah, et au fait... Vassili est en prison. Je ne pouvais pas tuer mon frère, tout de même... J’ai le sens de la famille, moi, salope. »

Il caressa affectueusement les cheveux de la femme, une dernière fois, puis l’embrassa sur la tête, se releva... Et la frappa alors violemment dans le ventre avec son pied.

« Un acompte pour nos prochaines retrouvailles, sale chienne. »

Le Parrain sortit ensuite, et les gardes se rapprochèrent, afin de ramener la femme dans sa cellule.
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« Répondre #3 le: Mai 24, 2016, 10:05:03 »

Leather avait étudié le Français. L'Anglais, aussi, et l'Italien. Elle avait une culture assez étendue, en réalité. Mais surtout, elle avait un amour toujours grandissant pour la langue de Molière. Et souvent quand elle entendait parler de son mari, elle entendant Popov, qui se transformait en Popaul et le rapprochait du statut de bite ambulante. Et bon sang, quoi qu'il dise ou qu'il fasse, le voir en tant que queue géante marchant sur deux couilles la rendait trop hilare pour qu'elle se fasse réellement du soucis. Elle avait été rodée aux coups de son ex-mari. Habituée aux punitions physiques pour l'éducation, pour la discipline, pour la vie familiale, elle avait une résistance aux coups assez haute. Une bonne fille à marier obéissante et docile ? C'était bien le soucis que ses parents avait rencontré. Leather n'était pas obéissante. Elle n'était pas non plus assez stupide pour être docile. Il lui fallait un mari qui accepte sa rébellion passive. Popaul n'était pas ce mari et la cohabitation avait été aussi douloureuse que compliquée. Et la violence de Popov n'était qu'une preuve de plus des affreuses années qu'ils avaient pu passé ensembles. Elle resta sur place sous la claque, baissant les yeux en grognant, sans un son. Elle avait cet honneur des femmes battues qui ne disent plus rien. Mais pourtant, il savait qu'elle allait répliquer. Elle ne pouvait pas rester mollement à subir sa colère, il fallait qu'elle empire son cas. Et ce coup-ci, il ne lui laissa pas le temps, la bloquant contre un mur en la tenant par les cheveux, un de ses points faibles, ses cheveux, pour l'étrangler.

L'air lui manqua rapidement, alors qu'elle battait légèrement des pieds dans le vide en le fixant. Elle semblait clairement lui cracher au visage de la tuer, de le faire, d'aller jusqu'au bout. Elle se tapait la tête contre le mur alors qu'il la balançait dans tous les sens comme une vulgaire poupée de chiffon. Elle était toujours étonnée de sa force à cet enculé de fils de pute. Il semblait si gras et perpétuellement empli de gras que le voir avec de la force la rendait toujours surprise. Pas dans le bon sens, bien sûr. Elle aurait préféré qu'il soit incapable de la contrôler si facilement, et elle se sentait faible. Elle n'aimait pas cette sensation. Elle finit par ouvrir un peu plus la bouche, tirant la langue pour lui cracher au visage, geste qu'elle regretta en roulant au sol, la tête tapant contre la porte. Arf, il la défonçait encore, physiquement. Et bien sûr, il les avait assez payé pour qu'ils ne réagissent pas, ces cons. Elle eut un petit grognement et se mit à toussoter alors qu'elle restait au sol. Elle était capable de se relever, mais il lui en mettrait de nouvelles encore plus lourdes. Elle restait donc au sol, regardant doucement les photos qu'il lui jetait au visage. Oula. Elle en avait vu des conneries de la part de Vladi', ses séances de tortures elle les avait entendu et parfois épillées. Ouais, elle avait des penchants glauques. Mais c'était bien le seul moment où elle avait trouvé son mari excitant, un tout petit peu. Quand il torturait, il avait un air si sadique qu'il en devenait un mâle. Un vrai mâle. Mais là, c'était crade. Et il avait vraiment du prendre son pied, à voir la gueule des torturés.

Et elle perdit toutes ses couleurs, devenant aussi pâle qu'un linge. Bon sang. Sa mère...

" - ... La pute. T'es sérieux ? Tu les a tous tué ? T'es vraiment sérieux ?! T'es tellement un psychopathe ! Tu savais très bien que je baisais partout, que je me contentais pas de ta queue rabougri. T'en avais conscience, pas besoin d'en faire du paté ! Rah putain tu es un vieux fou. Tu es .. Putain enlève moi ces images. Bouffe tes photos, mets les toi profonds dans le cul." Elle eut un hoquet de dégout en voyant le directeur de la prison. Ah. Très bien. Problème réglé. Elle en avait les larmes aux yeux de rage, de colère et de peur. Elle était seule, totalement abandonnée dans cet endroit. Et il était encore plus fou que d'habitude. Qu'il n'avait jamais été en réalité. Elle eut un petit soupir alors qu'elle soufflait sur les photos pour les éloigner d'elle, bien loin. Elle eut un nouveau frisson. Bon sang, il faisait réellement peur. En relevant les yeux vers lui, elle finit par frémir pour cracher, hargneuse et remplie d'une haine assez virulente pour cet homme avec qui elle avait déjà partagé beaucoup trop de temps. "Et il t'a dit où on baisait ? Ca a l'air de grave t'exciter ce genre de détail. Tu vas te masturber sur les endroits où je me faisais sauter ? Tu vas rire, on avait un endroit très précis que tu devrais apprécier. Tu sais, ta peau d'ours affreuse, là ? Près de la cheminée ? C'était notre endroit pré-fé-ré. Je pensais beaucoup à toi pendant qu'on la souillait. Je sais que tu ne voulais même pas qu'on y marche en chaussettes dessus." Pure provocation.

Il reprend son discours, il la menace, il lui fait peur. Mais elle reste sobre, elle reste honnête, avec tout son honneur et son air hautain, le fixant en fronçant les sourcils, soupirant lentement. Bien sûr qu'elle en tremble, bien sûr qu'elle est fragilisée, bien sûr ! Mais elle a le coeur assez accroché pour ne pas le lui montrer clairement. Elle doit paraître forte, assez forte pour lui tenir tête. Mais comment lui tenir tête quand le seul allié qu'elle a est mort, torturé vif ? Et là. Brutalement. Le choc est sauvage. Il est en prison. Il est en prison ici, avec elle. Et il la laisse là ? C'est plus qu'un allié, d'un coup. C'est son amant, dans la même prison. Elle allait réagir, lacher un truc, grogner une insulte mais elle se prit un nouveau coup dans le ventre qui la cloua sur place. Ah ouais, les coups de pieds, elle gérait un peu moins bien que les coups de poings. Elle cracha au sol alors qu'elle se tournait sur le côté.

" - Connard de merde d'enculé de Russe." Elle finit par se laisser faire. Bon sang, ce bordel. Elle a attrapé une des photos au passage. Elle pensait finir dans sa cellule, mais apparemment non. Elle est foutue de force dans l'infirmerie, pour venir soigner sa tête amochée, et son cou, la paume de ses mains. Elle s'assoit en tailleur sur le lit. Comme le hasard fait bien les choses, la voilà, laissée avec ses menottes dans l'infirmerie, attachée au lit pour être assuré qu'elle ne s'enfuit pas. Leather mordille sa lèvre inférieure, tirant doucement sur ses liens qui cliquetaient dans la pièce. Deux rideaux la séparaient de deux autres lits. Elle tira l'un d'eux. Vide. Bon. Elle aurait pu s'en douter. Mais elle était curieuse. Elle tira l'autre. On vous a déjà parlé de la chance et du hasard ? Du Karma et de la Roue Fortunae ?

" - Vassili ?!" Elle ne savait même pas comment réagir. Mais instinctivement, elle se recula. Effroi. Panique. Avoir confiance ? Il avait voulu la baiser, au final. Il n'était pas venu au point de rendez-vous. Mais il ne semblait pas non plus avoir parlé à son frère. Peut-être qu'il la protégeait ? Ou peut-être qu'il lui en voulait. Non. Il pouvait l'aider. A deux, ils pouvaient fracasser son frère. " - Vassili ..." Elle frotte un peu le bandeau qu'on a mit autour de sa gorge, et baisse les yeux pour le montrer du bout des doigts. " - Un cadeau de ton frère. " Elle eut un long frisson, baissant les yeux. Puis un soupir. Un deuxième. Puis un froncement de sourcil. " - Pourquoi je ne suis même pas étonnée de te voir détaché ? Il parait que tu as échappé à la torture. Look." Elle lui jette la photo tout petit d'un mouvement du poignet. Un sourire se dessine sur ses lèvres. Mais elle essaie de rester calme.
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« Répondre #4 le: Mai 25, 2016, 12:03:05 »

L’alpha et l’oméga. Voilà ce que Vassili et Vladimir étaient. L’un était musclé, solide, discret, l’autre était du genre à manger comme une vache, et à boire comme un trou, en pelotant le cul de la serveuse, et en la giflant si elle se rebellait. L’un aimait la culture russe, l’autre n’aimait que le son trébuchant des pièces claquant entre ses doigts. Les Zelencheko... Qu’est-ce qui pouvait malmener l’amour entre deux frères ? Une femme. Dit comme ça, on se croirait dans l’une de ces tragédies que les dramaturges aimaient tant. Une histoire tragique, sur fond de déchirement familial, où l’amour était vu comme source d’indépendance. Vassili et Leather contre le monde, contre la toute-puissante Mafia russe, contre la main jalouse et furieuse de Vladimir. Vlad’, qui voyait sa femme, non pas comme une amante, mais comme un jouet, une pièce de collection, une esclave. Sa colère, elle était comme celle du petit garçon à qui le camarade de classe volait son jouet préféré. Il s’énervait, voulait le reprendre. La même logique animait Vladimir.

Il la rejoignit dans l’infirmerie, silencieux. C’était bien lui. Vassili. Un homme très bien bâti, une véritable montagne de muscles, qui soupira lentement en voyant Leather.

« Ma chérie... »

Vassili alla la prendre dans ses bras, et la serra contre lui, enfouissant son menton dans ses cheveux.

« On aurait pas pu se barrer, bébé... Vladimir nous avait grillés. Il m’avait déjà capturé avant que je puisse te rejoindre. »

Une autre différence entre les deux... Vladimir était un homme qui n’aimait pas les femmes, alors que Vassili, si... De fait, il s’était toujours vu comme un grand romantique, ce qui, il fallait bien l’avouer, ne se trouvait pas les jours chez un homme du KGB. Vassili avait dû faire des trucs assez sales au service du gouvernement russe, il avait créé des veuves, mais il s’était toujours refusé à battre les femmes. Il comprenait que l’intérêt de la Nation passait au-delà du sien, et, comme Vladimir l’avait remarqué, Vassili avait toujours été amoureux d’elle. Le coup de foudre, tout simplement. La première fois qu’il l’avait vu, il n’avait cessé de penser à elle, et, même s’il avait multiplié les conquêtes (être un agent du KGB offrait bien des avantages), il n’avait jamais oublié Leather.

Ensemble, ils avaient prévu de fuir, de fuir très loin, loin de l’influence de Vladimir Zelencheko. Ils rêvaient de filer en Europe, à Paris, de boire du vin rouge sur un café-terrasse le long de la Seine, avec la Tour Eiffel au soleil levant. La France, le pays de la poésie. Apollinaire, Baudelaire... Car c’était aussi ça qui caractérisait Vassili. Il était un amoureux des lettres, quelqu’un qui avait toujours trouvé que la censure soviétique était terrible, et qui s’était toujours débrouillé pour sauver les livres qui devaient être détruits, les conservant chez lui.

Leather était son grand amour, tout simplement, et il caressait son cou, avant de l’embrasser, à plusieurs reprises. De simples baisers, d’abord, puis un baiser nettement plus nourri, nettement plus appuyé. Sa langue s’enfouit dans la bouche de la femme, il sentit son souffle, et frémit de plaisir.

« Vladimir ne m’a pas tué, non... Il ne peut pas le faire, je suis encore affilié au FSB. Mais il a ses contacts... Il est puissant, mais pas aussi puissant qu’il aime le croire. J’aurais pu fuir, Leather, j’aurais pu partir ailleurs. Mais je ne peux pas partir sans toi, mon amour. »

L’homme l’embrassa à nouveau.

« Je tiens trop pour t’oublier, Leat’... Toi aussi, n’est-ce pas ? Je t’en prie, dis-moi que ça ne change rien entre nous... Mon frère est un malade, mais... J’ai bon espoir de le faire tomber. Ce qu’il fait, ici, c’est... C’est totalement illégal. Si j’obtiens des preuves, je pourrais le faire tomber. »

Vassili avait l’air terriblement sincère. Il ne voulait plus fuir, il voulait se battre.

Curieusement, c’était toujours quand un cœur était empli de haine qu’il était le plus sincère.
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Yamiha Mal Ismël
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« Répondre #5 le: Mai 25, 2016, 09:59:46 »

Leather avait toujours eu une mauvaise influence sur les hommes. Belle, superbe, dangereuse, dominatrice, elle jouait avec eux. Oui, elle était aguicheuse, et oui, elle le vivait très bien. Et la fidélité était un concept qu'elle n'avait pas acquis, malgré des essais. Elle trompait son mari avec le frère de ce dernier et encore, il aurait fallu qu'elle soit fidèle à son amant ? Non, non, c'était bien trop compliqué. Vassili avait bien sûr une place spéciale dans son coeur, celle d'un amant de choix, d'un homme de luxe, d'un larbin d'exception. Elle l'appréciait, et si elle avait su clairement ce que voulait dire le mot "aimer", elle l'aurait aimé. Beaucoup. Très fort. Mais jusqu'à présent, il n'avait été qu'un coup régulier avec un surplus de tendresse mal placée et parfois une affection plus puissante, quand fatiguée, elle le regardait travailler et pouvait passer quelques heures, dans un silence doux, à l'observer, cigarette aux coins des lèvres, sourire tendre. Un air de Debussy au piano en arrière plan, un vieil exemplaire de Baudelaire trainant sur la table de nuit, l'arome de l'encens, de la sueur et de son parfum de fraise ... On aurait pu souvent les croire en couple, mariés, amoureux, parfaits. Mais non. Non, Leather était une nymphomane avertie, et les hommes l'attiraient comme le miel. Il fallait qu'elle goute à chacun d'eux pour être sûre de son choix, qu'elle butine. C'était comme un trompe l'ennui. Si Vassili avait vécu tout le temps sur son dos, peut-être aurait-elle pu imaginer de ne pas baiser partout. Elle se blottit contre lui, sans réfléchir. Elle avait besoin de chaleur humaine. Déjà plus d'un mois à être baladée de prisons en tribunal, de cellules en cellules, sans revoir un homme. Ouais, elle s'était bien masturbée, mais ça n'avait pas le même impact. Elle avait besoin de sa chaleur, de son corps, de son odeur. Son parfum dans les narines, elle poussa un long soupir de soulagement, comme apaisée par sa présence. Calmée, elle avait le sentiment d'être en partielle sécurité, entre ses bras puissants.

Bien sûr, elle ne l'avait jamais respecté. Il n'avait jamais représenté que la sécurité pour elle. L'amour ? Non. Elle répondit au baiser, le premier lui paraissant une caresse intense alors que ce n'était qu'un simple frottement. Mais pourtant ce contact la fit frissonner tout entière. Elle le fixa une seconde avant de venir imposer un baiser plus langoureux, se pressant à lui en bougeant ses mains encore attachées. Oh bon sang, que le doux contacts de lippes chaudes lui avait manqué. Et cette langue joueuse qui se mêlait à la sienne ! Elle vint se rapprocher encore du corps de Vassili, fermant les yeux pour se repaître de son parfum. Elle se nourrit de sa présence, de son corps, de ses lèvres. Elle leva les yeux vers lui. Il racontait quoi là ? Il déconnait ? Sérieusement ?!

" - Hein ? Tu ... M'oublier ? De quoi tu parles ? Attends ça va trop vite ! Vassili..." Il la paniquait un peu. Elle avait un surplus d'émotions là. Elle venait de se faire passer à tabac par son ex-mari et son amant le plus fidèle était en train de lui faire une terrible déclaration. Terrible et étonnante, surtout. Elle ne savait jamais comment les gens en arrivaient à étaler leurs sentiments, leurs faiblesses comme ça, si facilement. C'était quelque chose qu'elle ne faisait jamais et ne ferait sans doute jamais. Elle était aussi fermée qu'une huitre concernant ses sensations et ses pensées. Comme elle n'aurait jamais avouée être une voyeuse sadique, elle ne pourrait jamais cracher si simplement qu'il avait pu lui manquer, ou que son absence avait été douloureuse. " - Tchut. Ferme là. S'il te plaît. Tu sais que j'aime pas ça. Tu sais même que je déteste ça, quand on affiche tout comme ça. C'est dégoutant."

Elle le fit se reculer un peu et finit par soupirer alors qu'elle baissait les yeux. Elle eut un long frisson, un peu désagréable. Elle se sentait presque malade. Trop d'informations à traiter et trop de sentiments à évacuer. Elle l'écoutait perdue, paumée, fondant doucement entre ses bras, comme neige au soleil. Il parlait trop, il disait trop de choses pour elle. Il savait la noyer sous un flot de déclarations. Il le faisait souvent en réalité. Mais celle-ci paraissait la plus sincère de toute, sortie de derrière son coeur d'acier russe. Elle se laissa aller contre son torse, son visage dans ses muscles. Et bon sang ! Ses nerfs lachaient. Le procès, son mari, le divorce et maintenant Vassili ... Elle pleurait bon sang. Contre lui, contre son torse, la belle Leather laissait entendre des petits gémissements, des petits pleurs, geignements bien pitoyables. Elle en avait conscience, mais elle méritait bien de se laisser aller entre ses bras, après tant d'épreuves et de frustration. Elle vint se frotter les yeux, pour retirer les larmes qui glissaient sur ses joues en inspirant longuement, essayant de calmer son battement de coeur trop rapide. Bien trop rapide. Ses lèvres étaient tremblantes, ses joues brûlantes, son visage rougit. Elle baissa les yeux et mordilla doucement le haut de Vassili, tirant dessus pour jouer avec, un peu comme un chien avec un vêtement qui l'intéressait. Elle se laissa tomber en arrière sur le lit avec un nouveau soupir. Perdue.

" - Tu ne peux pas partir sans moi ? Bien sûr que je tiens à toi ! Bien sûr. Ca fait trois ans que je vis pour toi. Mais tu aurais du partir. Tu aurais du partir ! Tu es fou. Fou de rester ici. Avec moi. Dans une prison. Tu es fou ... Tu sais. Tu sais que même en ... Même en ne t'oubliant pas, je serai partie si j'avais eu l'occasion. Bon, ok, je savais pas que tu étais là. Mais même. Je veux partir. Je veux juste partir. On ira en France si tu veux. On ira sur la Tour Eiffel. Puis on ira en Provence, sur les traces de Pagnol. Et en Italie. Mais je veux partir. Je veux pas ... je veux pas rester ici. Je ne veux pas faire tomber ton frère. Il m'a encore fracassé. J'ai tellement l'habitude que c'est devenu un rituel. Je veux juste partir avec toi. S'il te plaît. Loin, loin. ... Changer entre nous ? Qu'est-ce que tu veux que ça change ?" Elle le fixe, elle l'embrasse, elle se presse contre lui, longuement, et finit par le faire glisser contre le lit, malgré les menottes. Elle a envie de sexe. Bien sûr. "Tu as toujours été le seul sur qui j'ai pu compter. Vassili ..."

L'honnêteté ? Elle est sexuelle. Comme toujours. Les sentiments sont trop bien enfouis, s'ils existent. Elle l'utilise, encore une fois. Une nouvelle fois ...

Une dernière fois.
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« Répondre #6 le: Mai 26, 2016, 08:26:56 »

L’amour pouvait prendre bien des formes. Il pouvait être doux, il pouvait être sentimental, ou encore rédempteur, ou cruel. Il était, en réalité, aussi doux que violent, instable et insaisissable, et ce n’était que quand on pensait le maîtriser qu’il se dérobait sous vos yeux. En ce sens, l’amour était un terme qui pourrait bien définir Leather. Elle était insaisissable. La jeune femme pleurait doucement contre l’épaule de Vassili, des larmes qui n’exprimaient pas sa souffrance, mais sa fatigue mentale. Elle voulait partir, comme elle l’affirma, elle en avait assez de tout ce cirque. Affronter son ex-mari ne la tentait guère. Non, tout ce qu’elle souhaitait, l’insaisissable, c’était de fuir. Fuir grâce à l’argent de Vladimir, se reconstituer une nouvelle vie grâce à tous les contacts que Vassili connaissait. Travailler au sein des services spéciaux, c’était pratique pour connaître les adresses de gens qui, contre fortune, vous constituaient une nouvelle vie. Tous leurs projets avaient été arrêtés, mais ils avaient été découverts... Et Leather s’était révélée insaisissable.

« Tu es une princesse, Leather, une princesse ne veut pas rester dans une prison », lui répondit-il sobrement.

Ensuite, elle l’attrapa et le poussa, contre le lit de l’infirmerie. Il savait ce que le regard de cette femme voulait dire, il la connaissait suffisamment comme ça. Le feu qui brûlait en elle. Leur amour, en réalité, avant d’être doux et sentimental, avait surtout été violent et sexuel. Avec elle, il était ce que Vladimir ne pourrait jamais être, un amant passionné et brutal. Il avait toujours cru, avec une étrange naïveté, que ce serait suffisant. Et il fut surpris de constater que le charme de Leather opérait avec toujours autant d’efficacité sur lui. Le long de son uniforme orange de taulard, il sentit en effet son sexe se pointer, et son rythme cardiaque s’accélérer légèrement quand elle agit.

Alors qu’il était couché sur le lit, il glissa sa main dans la poche de son uniforme, et en sortit une clef.

« Attends... »

En usant de cette clef, il enleva les menottes de Leather, et les balança sur le sol, comme une preuve supplémentaire que lui aussi avait ses entrées ici. Il posa ensuite ses mains sur les hanches de cette femme, et les descendit, les serrant à hauteur de son bassin, et, surtout, de ses fesses. Ceci le fit légèrement soupirer. Il avait toujours été fou du cul de Leather, elle le savait. Le nombre de fois où il l’avait pris en levrette, ça ne se comptait plus.

« Voilà... Dieu, Leat’, tu es toujours aussi belle, même dans ces uniformes affreux... »

Sa virilité caressait maintenant les hanches de cette femme. Comme toujours, son corps était à genoux devant elle. Comme une idole face à sa divinité. Lui, son erreur, avait été de croire qu’il pouvait atteindre cette femme. Mais elle était insaisisssable, et, avec elle, il avait été comme Icare, il avait volé trop haut, et la chute avait été brutale... Cependant, même maintenant, son corps lui restait soumis. Car sa virilité ne mentait pas.

Elle lui appartenait.
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