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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: D'où l'on vient [PV]  (Lu 2293 fois)
Doutzen Kroes
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FicheChalant
« le: Mai 10, 2016, 01:44:21 »

CHAPITRE 1
Douces promesses d’avenir

« N-Non... Oh mon Dieu, non... Jack... Non, pitié... ! »

Dans le sinistre chalet plongé dans la pénombre, la femme courait à toute allure. Elle pleurait à chaudes larmes, après avoir délaissé le corps ensanglanté, à qui la moitié du cou avait été sautée. La démarche de la femme était rapide, mais nerveuse. Derrière elle, la porte de service du chalet, celle donnant sur le sentier menant au groupe électrogène, claquait furieusement sous l’effet du vent, et le tueur s’approchait. Un homme massif, portant entre les mains une lourde hache à incendie. Il s’avança rapidement, la respiration longue et profonde, et la femme traversa le couloir rapidement, rejoignant le salon, sentant l’homme sur ses traces.

La longue robe de soirée en satin qu’elle portait la trahit quand elle approcha du tapis, et elle trébucha dessus, s’ouvrant le genou. Dans son dos, le tueur leva bien haut la hache, et elle hurla, écartant les jambes, ce qui fit que la hache alla se planter dans le sol, ouvrant le tapis. Elle se retourna alors, et, horrifiée, ne voyant pas le visage du tueur, dissimulé derrière une épaisse cagoule et des lunettes de skieur, rampa rapidement, posant une main sur la marche, et s’empressa de grimper à l’étage du chalet.

« Non-non, non... »

Pas le temps de pleurer, elle grimpa rapidement les marches, et l’homme la suivit rapidement. Elle fila sur la gauche, et ouvrit une porte menant vers la salle de bains, puis la referma. Les mains de Doutzen tremblaient nerveusement, et elle tenta, tant bien que mal, de mettre la chaîne, avant qu’un coup de pied ne la fasse reculer, juste après avoir mis la chaîne. Le tueur tenta de forcer le passage, et, constatant que la chaîne avait été mise, s’improvisa en Jack Nicholson, et frappa à travers la porte, arrachant les lattes de bois. Au bout de plusieurs coups, et tandis que sa proie hurlait, en cherchant en vain une échappatoire, la porte s’ouvrit brusquement, un violent coup de pied manquant l’arracher.

Le tueur s’avança alors, et se retrouva face à un déodorant, avec un briquet.

« Prends ça, connard ! »

Gros plan sur le déodorant...

« Et... COUUUUPEEEEZZZ !! »

Les lumières se rallumèrent immédiatement, et Doutzen soupira alors. Le réalisateur du film d’horreur semblait satisfait.

« Très bonne prise ! Magnifique, Doutzen ! Prenez un peu de repos, vous l’avez bien mérité !
 -  Merci, Doug ! »

Doug Walters, le réalisateur, était en train de tourner un film d’horreur, au scénario dont le classicisme était totalement assumé. Il vendait son film comme une déclaration d’amour aux slashers des années 80’s, un peu comme le diptyque de Rob Zombie, sorti il y a quelques années. « Until Dawn » était une adaptation très libre du jeu vidéo éponyme, et l’idée d’un film tiré du jeu avait laissé de nombreuses personnes sceptiques, le jeu vidéo ressemblant énormément à un film. Les scénaristes avaient ainsi affirmé que le scénario s’éloignerait, sous bien des aspects, du jeu vidéo, mais en reprendrait certains thèmes, qui étaient transversaux à tout film d’horreur. Le scénario ressemblait, de fait, à ce classique des années 1990’s, « Souviens-toi... L’été dernier », une histoire de vengeance où les victimes n’étaient pas toutes blanches.

Suivant le scénario du film, il y avait, au début, une introduction, où des jeunes, allant à un chalet pour des vacances naturistes, commettaient un meurtre. Les années passaient ensuite, et le souvenir de ce crime revenait les hanter dans la vie, jusqu’à els ramener ici, dans ce chalet. Ce n’était clairement pas le film du siècle, mais, pour Doutzen, c’était un début. La « rescapée » était la vedette de ce film.

Elle regarda le « tueur », et lui sourit quand l’homme enleva sa cagoule.

« Tu sais, avoua-t-elle avec un léger sourire, tu es vraiment flippant quand tu veux... »

Elle souriait à l’attention de l’autre acteur.

Il s’appelait Quentin.

Pour elle et pour lui, c’était leur tout premier film, et, pour Doutzen, ça faisait maintenant trois ans que son père adoptif, Reto Kroes, avait été arrêté, et qu’elle goûtait maintenant à une nouvelle vie, loin du Japon... Là où elle avait toujours rêvé d’aller, en étant enfant. Aux États-Unis.
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Yulia Vesselovski
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« Répondre #1 le: Mai 10, 2016, 01:26:36 »

Quentin Frost faisait partie de cette nouvelle génération d'acteurs promise à conquérir Hollywood, et à prendre la relève pour amener un peu de sang neuf dans cette gigantesque industrie du film. Pour un premier rôle au grand écran, le jeune acteur âgé tout juste de 22 ans aurait pu tomber sur bien pire, certes le film d'horreur qu'ils étaient en train de tourner n'allait pas révolutionner le genre, mais de ce qu'il en avaient déjà tourné et au vu du script, ça allait être un bon film à mettre sur son CV.
Et puis surtout, Quentin allait indirectement profiter de la notoriété déjà acquise de ce film grâce à son casting et à son actrice principale: Doutzen Kroes. On l'affublait de pas mal de surnoms, du genre la rescapée, tant son histoire avait fait le tour du monde. Celle d'une gamine vendue jeune à la mafia russe, et qui a passé des années à vivre un calvaire aux mains des puissants, avant d'être enfin secourue et ses tortionnaires jetés en prison. Elle, et ses interviews, étaient devenues célèbres, lui attirant la sympathie et le soutien de bon nombre de gens. Alors, quand la jeune femme avait décidé de se lancer dans une carrière d'actrice, bon nombre de studios lui avaient envoyé des propositions.

Quentin quand à lui n'était pas complètement en reste, puisqu'il jouait le meurtrier...et le jouait même bien. Depuis tout petit il faisait du théâtre, et faisait preuve d'un excellent jeu d'acteur, ça en devenait même bluffant à quel point il pouvait changer du tout au tout du Quentin de la vie réelle, un peu réservé mais adorable, au meurtrier qu'il incarnait à la perfection. Entre lui et Doutzen qui n'était pas en reste, le résultat final promettait d'être plus intéressant que ce que les gens s'attendraient à voir. De fait, le film faisait déjà un buzz sur internet, les trailers mettant en scène Doutzen comptabilisaient des millions de vues sur Youtube, et les gens étaient simplement curieux de voir ce que le film allait donner avec elle en rôle principal. Quand à lui, et bien il s'était fait à l'idée qu'il ne serait pas en tête d'affiche, son rôle supposait après tout qu'il passe la grosse majorité du film avec le visage caché, mais Doug, le réalisateur, lui avait déjà promis de le mettre en relation avec certaines de ses connaissances, et qu'il aurait une carrière prometteuse en tant qu'acteur. L'un dans l'autre, Doutzen l'aidait finalement à se lancer. La dernière prise de la journée s'était terminée sur une scène parfaitement filmée, où malgré son visage caché, Quentin avait fait preuve d'un jeu de voix particulièrement convainquant, il semblait bien prédisposé à jouer les sociopathes meurtriers, ce que lui fit remarquer Doutzen, une fois sa cagoule enlevée. La remarque le fit doucement rigoler, alors qu'il s'essuyait le front du revers de la main.

Merci Doutz', et toi t'es particulièrement convaincante pour jouer la peur, où bien n'étais-ce qu'à moitié de l'acting ?

Quentin se débarrassa vite de sa combinaison, et se retrouva vite en jean et T-shirt, bien plus confortables et indéniablement moins prompts à conserver sa chaleur corporelle. La cloche de tournage venait de sonner la fin de la journée, qui avait été bien remplie, plusieurs scènes délicates dont celle-ci avaient été tournées, et l'équipe se préparait à ranger le matériel, tandis que les acteurs allaient retourner dans leurs caravanes de tournage.

Je dois t'avouer un truc, si j'étais un peu sceptique au début te concernant, c'est terminé. T'a un jeu d'acteur qui est tout bonnement bluffant, ça fera un choc au personnes qui pensent que t'a eu ce rôle seulement à cause de ton passé au moins.

Les deux acteurs en étaient rapidement venus à se tutoyer sur le tournage, et avaient un peu fait connaissance. Pas au point d'être des amis bien entendu, c'était trop tôt pour quoi que ce soit du genre, mais le courant passait plutôt bien entre les deux. Quentin était même hésitant quand au fait d'essayer un peu de la draguer, que ça soit physiquement ou mentalement, elle était tout à fait son style, mais il y avait la question un peu épineuse de son passé. Non pas qu'il la considère "impure" ou d'autres conneries du genre, comme certains connards avaient pu le clamer haut et fort, mais il se disait qu'à sa place...et bien il aurait probablement du mal à voir les hommes autrement que comme des enculés de pervers sadiques.
Après, bon, qui ne tente rien n'a rien aussi, d'autant que le plus gros du tournage était derrière eux, alors si il voulait tenter sa chance...

Dis voir, t'a prévu de retourner dans ta caravane tout de suite ou...hum...je comptais d'inviter à boire un verre pour être honnête. Il y a un bar sympa à 5 minutes en voiture, si ça te tente.
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FicheChalant
« Répondre #2 le: Mai 10, 2016, 07:04:44 »

Jouer le méchant dans un slasher, ce n’était pas forcément le plus beau rôle qui soit, mais Doug avait expliqué à Quentin que, dans sa vision, le méchant ne serait pas un simple boogeyman, qu’il y aurait autre chose. De fait, dans le film, Quentin jouait à visage découvert, incarnant l’une des victimes potentielles, avant qu’on n’apprenne la réalité. Le scénario réservait tout simplement quelques trwists, les scénaristes ayant aussi indiqué vouloir, tout en rendant hommage au genre, bouleverser un peu les codes en vigueur, comme « Scream[/u] » avait su le faire en son temps. Doutzen n’en était pas spécialement convaincue, mais elle était heureuse d’avoir rencontré Quentin. Pour les deux, c’était leur premier film, et, du fait de son passé tragique, Doutzen était déjà une véritable star, qui aurait pu tourner dans bien mieux qu’un simple film d’horreur pour teenagers. La « rescapée », ainsi qu’on l’appelait, avait permis, grâce à son témoignage, de démanteler la puissante mafia russe des Petrovski, en parvenant à appréhender l’un de leurs parrains, Reto Kroes, qui avait balancé tous les autres. Mais, au-delà de ça, Doutzen était aussi à l’origine d’un véritable scandale politico-judiciaire au Japon, que les médias occidentaux appelaient déjà le « Doutzengate ».

En effet, Doutz’ n’avait pas fait que faire tomber le Parrain de la Mafia russe, elle avait aussi pris des notes, à savoir un carnet, où, jour après jour, elle avait recensé toutes les soirées auxquelles elle avait participé, et où elle avait été forcé de coucher avec des politiciens, des hommes d’affaires, des juges, des avocats, le tout en étant mineure. De plus, les perquisitions menées chez Reto, ainsi que les informations de ce dernier, avaient permis d’obtenir quantité de preuves, car, outre coucher avec eux, Doutzen avait aussi pour rôle de les faire chanter par la suite. Vidéos, courriels éloquents, enregistrements sonores, les preuves matérielles s’accumulaient au soutien de ses arguments.

Dans la première moitié des années 1990’s, l’affaire Manu pulite, en Italie, avait révélé un énorme scandale de corruption et de collusion entre les partis politiques et les mafias italiennes, aboutissant à un véritable nettoyage de la classe politique, puisque les grands partis politiques historiques du pays avaient sombré dans la tourmente, comme si, aux États-Unis, le Parti démocrate et le Grand Old Party venaient de s’effondrer. Cette affaire avait été un séisme politique en Italie, et avait permis l’émergence d’hommes politiques nouveaux, comme Silvio Berlusconi. Ce que le Japon vivait actuellement, à travers le « Doutzengate », était similaire. Le scandale remontait jusqu’à des ministres et à des juges de la Cour Suprême. Un gigantesque scandale impliquant les Yakuzas, et remettant au goût du jour les vieux démons du Japon, à savoir la prostitution enfantine et la pédopornographie. Le scandale était encore loin d’être terminé, et les avocats de Doutzen, un cabinet tout entier, dirigé par Alexandre Dowell, pronostiquaient encore vingt longues années de procédures, avec les voies de recours, et tout ce genre de choses.

Au centre de cette tempête, il y avait l’intouchable Doutzen Kroes, qui avait refusé un programme de protection des témoins. En réalité, la Mafia russe traquait surtout Reto, car, s’il n’avait pas fourni les preuves matérielles, les accusations de Kroes seraient restées des élucubrations sans fondement. De manière ironique, même en étant libre et indépendante, Doutzen savait qu’elle était toujours le Petit Chaperon Rouge de Reto. Reto n’était pas en prison, mais faisait l’objet d’une protection renforcée. En prison, le risque qu’il se fasse tuer avait été jugé trop grand par les forces de l’ordre, et on disait qu’il était hébergé dans un autre pays, pour éviter les risques de corruption, quelque part en Europe.

L’agenda de Doutzen oscillait donc entre sa carrière d’actrice et ses multiples procès à Tokyo, des procès gigantesques, rappelant le Maxi-procès historique de Palerme. C’était aussi pour ça qu’elle avait choisi de tourner dans un film aux ambitions mesurées, afin, outre de se faire la main, d’avoir le temps d’aller au Japon. Doutzen se faisait un point d’honneur de regarder ses anciens bourreaux droit dans les yeux. La planète entière s’était émue pour elle.

De fait, sur le tournage, elle avait néanmoins été surprise. Elle n’aurait jamais cru pouvoir apprécier autant Quentin Frost. Entre eux, il y avait un feeling, qui se ressentait clairement quand ils jouaient ensemble. Ils formaient un duo très complémentaire, et elle sourit quand Quentin lui avoua qu’elle était vraiment douée, rougissant même légèrement.

« Hum… Merci, Quentin, ça me touche beaucoup, ce que tu dis là. »

Elle en sourit légèrement, puis l’homme proposa d’aller boire un verre.

« Oh… Eh bien… Pourquoi pas ? Ça me ferait du bien, il commence à faire chaud, en plus. Mais je vais enfiler quelque chose avant, je pense que, si les serveurs me voient arriver avec une robe déchirée et des tâches de sang, ils risquent de paniquer ! »

Doutzen savait que, comme bien d’autres gens, Quentin ne savait pas trop comment l’aborder. Comment, en effet, parler à une femme qui avait vécu ce qu’elle avait vécu ?

La jeune femme fila dans sa caravane, le temps de se changer, et ressortit avec une tenue relativement simple : un blue-jean et un débardeur blanc, avec une veste en cuir noire. Rejoignant Quentin, elle lui sourit à nouveau :

« Allez, je te suis ! »
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« Répondre #3 le: Mai 10, 2016, 07:45:14 »

Si Quentin avait réalisé en mouvements réels ce qu'il se passait dans sa tête, au moment précis où Doutzen avait accepté sa proposition, il se serait sans doute mis à sauter partout en hurlant de joie...ouais, ilé tait encore un chouilla gamin sur les bords, surtout concernant les rencards avec de jolies filles. Son naturel timide ne se voyait pourtant pas de prime abord, ses années de théâtre avait entre autre permis au garçon réservé qu'il était de s'ouvrir aux autres, seulement proposer un rencard à une jolie femme comme Doutzen, qui avait un tel passé et qui continuait à y faire face avec tous ces procès...et bien il avait longuement hésité avant d'oser se jeter à l'eau. L'actrice devait toutefois d'abord aller se changer.

T'a raison, autant conserver cette blague pour la fin du tournage, je t'attends à la voiture alors.

L'absence de Doutzen pendant quelques minutes lui permit de s'en remettre, car au fond, bordel, les efforts ne feraient que commencer. Doutzen était une fille naturellement très gentille, mais il était difficile de savoir quels pouvaient bien être les sujets à aborder ou, plus importants encore, à éviter. Quentin se voyait mal la questionner sur son passé, mais dans le même temps il avait envie de la connaître d'avantage, ce qui en temps normal n'était vraiment pas un problème et un plutôt bon sujet de conversation. En bref, le brave jeune homme, acteur déjà émérite, promis à une bonne carrière, se pissait presque dessus à l'idée de ce rencard. Y'avait effectivement de la donzelle plus facile d'approche, avec moins de problèmes potentiels, seulement il ne pouvait s'empêcher de se dire que face à la caméra, même si ils ne se connaissaient pas beaucoup, ils avaient formé un tandem plutôt mémorable, comme si une alchimie se créait naturellement entre eux deux. Restait à voir si elle se manifesterait encore autour d'un verre, posés confortablement à la terrasse d'un bar, mais Quentin l'espérait sincèrement...il avait juste le traditionnel stress précédent n'importe quel premier rendez-vous à caractère non formel.
Quentin attendit donc la jeune femme, s'adossant à la voiture qu'il avait pu se payer avec son salaire acquis récemment, une magnifique chevrolet en très bon état. Elle lui avait coûté une partie de son bras, mais ne regrettait absolument pas cette petite folie, et puis même si c'était légèrement macho de sa part, il se disait qu'une belle calandre comme ça donnait plus de prestige que la vieille caisse qu'il s'était tapé durant ses premières années de permis. Doutz' revint rapidement, et effectivement changée dans des vêtements un peu plus classiques, mais aussi purement dans l'esprit américain.

Damn, l'American Dream te va vraiment à ravir. Okay, let's go, tu va avoir l'honneur d'être la première à l'inaugurer.

Il donna une petite tape sur le capot, avant de se déplacer pour ouvrir la portière passager, et inviter Doutzen à monter dedans, avant de prendre lui même place côté conducteur pour faire démarrer la voiture, dont le moteur V8 se mit à ronronner avec toute sa puissance. Ils quittèrent le lieu de tournage, pour s'engager sur une petite route en bitume qui menait à un village situé à une poignée de kilomètres, qui était en ce moment le point de chute d'une bonne partie de l'équipe, car situé pas loin du grand chalet où avait lieu le tournage. Autant dire que les habitants du coin étaient ravis de cette recrudescence d'activité, les patrons d'hôtels et de commerces divers surtout. Quentin et Doutzen avaient toutefois une bonne poignée de minutes à tuer durant ce trajet, aussi le jeune homme décida d'ouvrir les hostilités, en entamant une conversation.

Alors dis moi, quelles sont tes impressions sur le film, maintenant qu'on est plus à portée d'oreille de réalisateur. Tu penses que les critiques et le public seront au rendez-vous ?

C'était mine de rien une question assez importante qui les concernait tous les deux. Dans une carrière d'acteur, le premier film avait naturellement un impact significatif sur le reste de la carrière à venir.
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FicheChalant
« Répondre #4 le: Mai 10, 2016, 08:58:53 »

En-dehors du studio, ils étaient dans ce qu’on pourrait appeler l’Amérique profonde, cette Amérique sauvage qui était campée dans les romans de Stephen King. C’était une volonté de l’équipe de tournage, afin que les acteurs baignent dans une ambiance proche du film, et aussi pour tourner à l’extérieur. Ils étaient donc dans les montagnes du Maine, paysage idyllique, mais qui pouvait aussi facilement tourner au cauchemar. La Chevrolet fila vers le plus proche village, qui comprenait un grand diner central, installé dans une sorte de grand chalet le long de la main street du village, comprenant aussi une station-service Exxon, et un Wal-Mart. Un véritable décor de carte postale américaine. Diable, ils roulaient même dans une Chevrolet ! Encore un peu, et Doutz’ se serait crue dans ce tube de Bruce Springsteen... Born In The USA.

Il fallait néanmoins admettre que rouler dans une voiture américaine était plutôt agréable. Doutzen avait légèrement abaissé la fenêtre, ce qui avait pour effet de faire légèrement virevolter ses cheveux. En souriant joyeusement, elle tourna la tête vers Quentin, qui lui demanda comment elle envisageait le succès de ce film.

« Ben... J’espère que ça marchera. Pour le moment, le film bénéficie d’un bon buzz, mais... Ça peut aussi être un faux ami. Plus l’attente est grosse, plus le film aura de défis à relever au moment de la sortie. Mais je fais confiance à Doug, il a l’air motivé par ce qu’il fait. »

Doug était un fan de slashers et de films d’horreur, quelqu’un qui adulait Wes Craven, et qui voulait vraiment faire autre chose qu’un simple torture porn. Alors, certes, Doutzen courait dans une robe déchirée, qui lui donnait un air plutôt sexy, mais l’idée n’était clairement pas de voir des filles en sous-vêtements et en bikinis courir en hurlant, le corps recouvert de sang, tombant dans des positions outrancières.

« Après, je ne me fais pas d’illusions, tu sais... Ce film, pour moi, c’est juste un moyen de me prouver que je peux faire quelque chose avant de viser autre chose. Comme un galop d’essai... J’veux dire, ça reste un film d’horreur, ces genres de films, ça perce pas. Dès le début, on s’adresse à une communauté réduite. »

Elle haussa les épaules.

« J’espère que ça marchera bien. C’est toujours mieux, quand ça marche, on peut mettre ce film sur notre CV. Tu ne penses pas ? »
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« Répondre #5 le: Mai 10, 2016, 09:35:27 »

Il fallait bien avouer que le coin compensait son isolement par des décors naturels à couper le souffle, en plus d'être plus difficile d'accès pour les paparrazzis, qui se seraient faits une joie de pouvoir laisser filtrer des photos de tournage ou d'autres détails du genre. Ce fait, ainsi que celui qu'ils roulaient dans une Chevrolet sur une route un peu déserte, devait en effet clairement parler à Doutzen, et c'était voulu. Durant une conversation ultérieure, elle avait avoué à Quentin qu'elle avait toujours rêvé d'habiter aux États-Unis et de voir ses paysages variés. L'endroit du tournage était clairement le genre de paysages que la jeune femme recherchait, et là, dans leurs jeans et leur Chevrolet, les deux jeunes gens semblaient clairement faire partie d'un tableau vantant l'American Dream. La réalité était certes toute autre, mais bon, il était bon de s'accorder des moments où les rêves semblaient devenir réalité. Doutz' répondit donc à sa question, qui avait plus été un moyen d'engager la conversation qu'autre chose. Quentin était un peu dans la même situation qu'elle, et espérait bien ne pas se cantonner à faire des films d'horreur.

Ouaip, c'est d'autant mieux lorsque le dit film est le tout premier de jeunes acteurs talentueux dans notre genre, ça serait une façon un peu conne de commencer à percer dans le milieu. Encore que...certains mauvais films d'horreur sont justement devenus cultes pour cette raison, mais bon...paye ta crédibilité après ça.

Il marqua une brêve pause, et ne pu s'empêcher de noter un détail qui lui faisait plaisir: Doutzen avait clairement plus tendance à sourire quand elle était en sa présence. Peut-être qu'il se faisait des films, et qu'il éxégérait, mais intérieurement il trouvait attirante l'idée qu'elle aime sa compagnie au point d'être d'avantage de bonne humeur, voilà qui serait clairement gratifiant. Il gardait bien entendu ça pour lui, mais Damn... Doutz' était vraiment une femme très sexy. La robe qu'elle avait porté sur le tournage, un peu fine, et déchirée à de multiples endroits, lui avait bien sûr permit de voir sa plastique un peu plus en détail, mais même en vêtements plus classiques elle conservait cette capacité à capter le regard de Quentin, qui justement devait faire attention à ne pas "trop" détourner les yeux de la route. Manquait plus qu'il passe pour un pervers à son encontre...même si c'était un peu le cas, vu qu'il l'avait à plusieurs reprises maté discrètement.

Cela dit je suis également confiant. Les films d'horreur s'adressent sans aucun doute à une partie spécifiques des spectateurs, mais ça fait une blinde de temps qu'un vrai film digne de ce nom n'est pas sorti au ciné, alors qu'il y a indéniablement une demande. Et puis, depuis les quelques étrons du genre qui sont sortis, les gens se contenteront peut-être d'un scénario pas dégeu au service de bons acteurs. Toi et moi, je le dis, on est les meilleurs arguments que ce film peut mettre en avant.

Il avait dit cette dernière phrase sur le ton même pas caché de l'humour. Quentin était bien des choses, mais certainement pas du genre à prendre la grosse tête. Lui, il était le genre d'acteur à ne pas faire chier pour un rien, et à chercher à bien s'entendre avec la plus grosse partie des membres de l'équipe. Son tempérament calme aidait beaucoup, ainsi que sa tendance à l'auto dérision et à un humour bien à lui, comme il allait présentement en faire preuve, afin de rendre l'atmosphère moins formelle.

Et puis...merde...demain je vais devoir me faire raser le crâne et la barbe pour que les maquilleuses puissent faire leur taff, et me tranformer en grand brûlé qui ferait passer Deadpool pour un mannequin, j'espère bien que ça sera pas pour rien !
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FicheChalant
« Répondre #6 le: Mai 10, 2016, 09:58:19 »

Le cinéma connaissait ses périodes. Les westerns avaient bien marché jadis, et, pendant les années 1970’s et les années 1980’s, les films d’horreur avaient percé au cinéma, avec de nombreuses figures qui étaient devenues mythiques : Leatherface, Freddy Krueger, Jason Voorhees... Les boogeymen avaient eu la côté, avant de peu à peu disparaître, au fur et à mesure de suites et de suites, et de films qui, peu à peu, se ressemblaient tous. Mais Quentin n’avait pas tort. Le western était un genre qui avait disparu des écrans, mais chaque rare western qui sortait, en ce moment, était souvent très bien apprécié par la critique. Et il était vrai que le film d’horreur avait peu à peu cédé la place au slasher gore et sexy. Le genre de l’horreur était maintenant réservé à une certaine catégorie, celle des adolescents qui regardaient ça en bande, en fumant et en buvant, rigolant devant les scènes de mort, ou pariant sur qui allait se faire buter en premier. Doutzen louait les efforts de Doug, mais elle avait peur que tout cela ne serve à rien. Elle se consolait néanmoins en se disant que ça lui ferait une première expérience... Et aussi que, grâce à cela, elle avait permis de rencontrer Quentin.

Elle aimait bien Quentin, bien plus que ce qu’elle aurait pu croire. La Chevrolet continuait à descendre, s’approchant du village, et elle sourit en expliquant qu’il allait devoir abandonner sa barbe et ses cheveux demain. Ceci ne put qu’amener un nouveau sourire sur les lèvres de la femme.

« Je te comprends... Je ferais la tête, aussi, si on devait m’ôter les miens. Et puis, je trouve que la barbe te va bien. »

L’acteur était plutôt bien foutu, Doutzen ne pouvait que le reconnaître. Et, au-delà de ça, il est vrai que les deux s’entendaient très bien sur le tournage. Elle ne pensait pas pouvoir rencontrer ça un jour, et elle ne comprenait d’ailleurs pas trop ce qui faisait qu’ils s’en sortaient si bien ensemble. C’était comme s’il y avait une espèce d’alchimie entre les deux acteurs, une osmose parfaite qui faisait que les deux se comprenaient très bien quand ils jouaient ensemble.

Se montrant relativement tactile, Doutzen avança alors sa main, et caressa des doigts la barbe de l’homme.

« Ouais, je sens que ça va être dur de t’en séparer, tu as l’air de l’entretenir... »

Elle aimait les compliments qu’il lui faisait. Comem quoi, il n’était pas difficile de voir que Doutzen manquait de confiance en elle, convaincue qu’on l’embauchait surtout parce qu’elle était une femme très particulière, et non pour ses talents. Elle était donc ravie que Quentin, sans condescendance, lui dise qu’elle s’en sortait bien. Ils se complimentaient mutuellement.

La Chevrolet rejoignit enfin le diner, qui faisait aussi office de bar. Il y avait une grande terrasse, et un parking à côté.

« Tu sais, dit-elle alors que la voiture s’approchait du parking, que ce film foire ou non, il y a au moins un truc que je ne regretterais pas... C’est de t’avoir rencontré. »

Et elle lui fit un nouveau sourire, toujours aussi ravissant.
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« Répondre #7 le: Mai 10, 2016, 10:28:32 »

Quentin avait effectivement fait la grimace quand on lui avait fait savoir que, pour les besoins du film, il faudrait lui tondre la barbe et le cheveux intégralement, sans quoi les maquilleuses ne pourraient jamais poser les prothèses et le maquillage nécessaire. Le fait que le personnage se fasse brûler le visage était censé symboliser son passage définitif de l'humain au monstre, c'était d'ailleurs à partir de ce moment là précis que Quentin aurait à jouer un psycopathe devenu complètement taré par la douleur et son apparence physique, c'était un peu le moment amenant en douceur l'apothéose du film. Mais bon, le jeune homme avait quand même accepté, c'était une des chances de sa vie après tout.

Je peut m'estimer heureux, je conserverais au moins mes sourcils...

Ils étaient toutefois arrivés au village, et Quentin s'engageait sur le parking du bar, quand Doutzen posa sa main sur sa barbe. Quentin la soignait effectivement beaucoup, il la taillait notamment et l'entretenait afin qu'elle aie une allure correcte. Et puis, ne serais-ce que pour sentir les délicats doigts d'une femme dessus, ça justifiait amplement le temps qu'il passait dessus. L'espace d'un très court instant, il aurait presque été capable d'appeller Doug pour lui dire qu'il refusait qu'on lui coupe ses cheveux. Mais...Ah ! Il avait beau parfois avoir un comportement pas très adulte, il n'en était pas moins parfaitement capable de faire la part de ses priorités, et ce rôle était la priorité...juste en dessous de se rapprocher de Doutzen. Et cela avait l'air en plutôt bonne voie, notamment quand elle lui avoua que dans tous les cas, elle ne regretterait pas d'avoir fait sa rencontre. Tout en se garant, Quentin tourna alors la tête vers elle, un grand sourire sur le visage.

Et bien, dans le temps c'était le rôle des hommes de faire rougir les femmes avec ce genre de compliments, et voilà que la nouvelle génération inverse la tendance hein ? Décidément les Républicains ont raison, tout fout le camp dans ce pays !
Mais blague à part, je te remercie Doutz', et je peut te dire que c'est réciproque...


Il acheva de se garer sur cette merveilleuse note. Pour lui, l'attention d'une jolie femme était vraiment quelque chose de gratifiant, et à plus forte raison celle de Doutzen. Outre l'affection et l'attirance sincères qu'il éprouvait à son encontre, son passé avec les hommes semblait rendre comme encore plus important à ses yeux le fait de se démarquer de ce qu'elle avait pu connaître, quand elle était sous la coupe de la mafia. Non pas qu'il la prenne pour une petite chose fragile, il considérait même au contraire qu'elle avait beaucoup de courage pour aller ainsi de l'avant tout en confrontant régulièrement ses tortionnaires lors des procès, mais il se disait qu'au vu des circonstances, prouver qu'il existait quand même quelques types sympas dans ce monde, ça ne pouvait pas faire de mal.
Il sortit alors de la voiture, et la referma à clef quand Doutz' en fit de même, choppant au passage son blouson en cuir qu'il avait laissé sur la banquette arrière. Les deux étaient ainsi plutôt synchronisés en terme de vêtements, et pour peu, on aurait presque pu croire à un couple. Les deux jeunes gens s'installèrent donc en terrasse, dans un coin qui donnait une belle vue sur un lac, lui même bordé par une forêt de pins. Puis, prenant ses aises sur la chaise, Quentin relança alors la conversation.

Je me suis toujours demandé...comment est-ce que tu fais, pour gérer tout ça ? La célébrité grandissante c'est déjà un job à plein temps, et tu y ajoute aussi tes fréquents retours au Japon pour les procès de ces connards. Il t'arrive d'arriver à te poser ces derniers temps ?
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Doutzen Kroes
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« Répondre #8 le: Mai 10, 2016, 11:14:32 »

Ce bar, avec vue sur le lac, présentait un charme pittoresque. Comme preuve, pour rejoindre le village, il fallait même prendre le ferry, car la montagne était impraticable pour les voitures. Il n’y avait aucune route, ce qui faisait que, les journées de tempête, le village était coupé du monde, comme si on était sur une île, une sorte d’île végétale, entourée de hautes montagnes. Elle s’y assit donc, et laissa Quentin poursuivre la conversation, sans trop savoir où cela allait les mener. Voulait-il juste prendre un pot, ou est-ce qu’il avait d’autres idées derrière la tête ? Et, si elle-même pensait ça, n’était-ce pas la preuve qu’elle désirait autre chose ? La réflexion était intéressant... Mais il était notable de remarquer que Suentin, outre sa barbe, était plutôt bien entretenue, et même, par bien des aspects, assez séduisant. Et elle, eh bien, elle était quand même bien loin d’être une nonne.

Tandis qu’elle songeait distraitement à cela, Quentin revint avec une question... Plus personnelle. Un léger silence s’instaura, et elle le regarda sans rien dire. On aurait pu croire que Quentin avait franchi la délicate ligne rouge, la frontière des sujets à ne pas parler ouvertement. Le temps sembla même se suspendre aux douces lèvres de Doutzen, puis un serveur approcha, comme pour décrisper la situation.

« Bonjour Madame, bonjour Monsieur. Que désirez-vous prendre ? »

Doutzen commanda une bière en remerciant le serveur, qui fila rapidement, et elle regarda l’homme.

« Et ben, c’est pas évident, Quentin... Voyager entre le Japon et les États-Unis, avoir à gérer le décalage horaire, et le stress des procès... Mais, tu sais, on finit par se dire que... Ce que je fais là-bas m’aide pour ce que je fais ici. Tout est lié, tu vois ? Je veux dire... Quand on témoigne devant une cour d’assises remplie pour dénoncer un politicien qui est un violeur ayant stocké sur son ordinateur personnel des milliers de films pédopornographiques, jouer un rôle dans un film, c’est presque comme de la détente. »

C’était une curieuse manière de voir les choses, mais Doutzen pensait que Quentin pouvait saisir l’idée.

« Et, inversement, en faisant du théâtre et du cinéma, j’apprends à parler en public. Et, comme je maîtrise parfaitement bien le japonais et l’anglais... Enfin, tu vois l’idée ? J’essaie de trouver dans chacune de mes tâches du positif. »

La jeune femme finit par hausser les épaules, puis les boissons arrivèrent. À nouveau, elle remercia leur serveur.

« Bon... Eh bien.. Aux deux meilleurs jeunes talents d’Hollywood, alors ! » glissa-t-elle sur un ton enjoué, trinquant avec un sourire sur les lèvres.

Elle avala une gorgée, puis reposa son verre, et l’observa à nouveau.

« Et toi ? Qu’est-ce qui a bien pu convaincre l’athlète que tu es de te lancer dans le cinéma ? »
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Yulia Vesselovski
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« Répondre #9 le: Mai 10, 2016, 11:47:24 »

Pendant un instant, Quentin eu effectivement l'impression d'avoir fait LA connerie qu'il ne fallait pas faire. Aborder le sujet de ces procès, il pouvait comprendre que ça soit sensible, et Doutzen aurait pu le rembarer qu'honnêtement il ne lui en aurait pas voulu. Une fois que le serveur s'était éloigné après avoir pris leur commande, le jeune homme était sur le point de s'excuser quand, au final, Doutzen répondit finalement à sa question. Ouais...il avait bien la sensation qu'elle le faisait justement parce que le courant passait suffisament bien entre eux, mais aussi qu'il avait tiré sur une corde sensible qui avait bien failli céder. Il l'écouta toutefois, après tout il n'avait pas pris le risque de s'aventurer sur un terrain plus personnel pour ne rien écouter.

Je vois l'idée, tirer tout le profit qu'il est possible de tirer, même de ce qui fait mal. Finalement ça fait sens, ton naturel quand t'es devant la caméra, c'est limite un hobby en comparaison de ce que t'a du subir. En tout cas je respecte, et j'admire même, la façon dont tu gère ta situation, je suis pas certain que beaucoup de gens en seraient capables.

A dire vrai, il ne pouvait qu'imaginer ce qu'elle avait du endurer durant toutes ces années. Rien que la liste des personnes incriminées dans ses viols faisait froid dans le dos, de par leur nombre, un sacré paquet de personnes se retrouvaient soit en prison soit en attente d'un procès, et tout ça s'était déroulé alors que Doutzen n'avait été encore qu'une gamine. N'importe qui d'autre se serait retrouvé brisé à vie, et pourtant la jeune femme trouvait la force de continuer à aller de l'avant, tout en affrontant ses vieux démons en face à face régulièrement. L'admiration de Quentin était donc sincère, mais il n'avait pas non plus l'intention de plomber leur sortie en s'attardant sur le sujet, que de toutes évidences demeurait sensible pour la jeune femme. Il l'avait emmenée ici pour passer un peu de bon temps après une longue journée de tournage, par pour lui faire raconter de vieux et désagréables souvenirs.
Leurs boissons arrivèrent pile à ce moment là, Quentin lui avait commandé un Cuba Libre, un grand classique, et trinqua volontiers avec Doutzen.

Puissent-ils dans le futur avoir leurs noms posés dans le Walk of Fame !

Voilà qui était effectivement son rêve, se voir attribué une plaque commémorative dans ce merveilleux monument célébrant les grands noms de diverses catégories d'arts, mais plus particulièrement du cinéma. Puis, après une gorgée, ce fût au tour de Doutzen de lui poser une question un peu personnelle, et il se prêta volontiers à l'exercice. Après tout, c'était lui qui avait commencé sur ce chemin là, il n'était que Justice que Doutz' lui rende la pareille.

Ma mère...c'est elle qui m'a transmis la passion du septième art. On était pas très riches quand je suis venu au monde, surtout que ma mère a du s'occuper de moi toute seule. Elle enchaînait les boulots pour arriver à nous faire vivre, mais trouvait toujours le temps dans la semaine de participer à son association, qui projetait des séances dans un vieux cinéma à des prix abordables, même pour les moins fortunés. Moi, le week-end, j'avais le privilège d'être assis sur ses genoux dans la salle de projection, et de voir un peu les dessous du décors. Pour un gosse, je peut t'assurer que c'était la caverne d'Ali Baba.

Il souriait distraitement, le regard un peu perdu en fixant de temps à autres le lac. Même si c'était une période de sa vie qui avait été difficile, il conservait néanmoins d'excellents souvenirs de sa mère à cette période, qui malgré tout avait réussi à faire de lui un homme bien.

C'est elle aussi qui m'a fait prendre des cours de théâtre. C'est moins facile à repérer maintenant, mais je suis d'un naturel réservé, et c'était encore pire quand j'étais enfant, les gens me terrifiaient presque. Grâce à ça j'ai appris à m'ouvrir aux autres, et à vaincre ma timidité. Même si, quand je suis en compagnie d'une belle femme, le naturel reprends parfois le dessus...

C'était un sous-entendu à peine voilé pour complimenter Doutzen, mais Quentin reprit rapidement.

Tout ça pour dire que j'ai tout simplement fait la promesse à ma mère de devenir un jour un acteur célèbre, et qu'elle aurait la fierté de projeter dans sa salle de ciné, un film où je serais le rôle principal.
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« Répondre #10 le: Mai 11, 2016, 12:29:52 »

Son histoire était touchante. Infiniment plus que celle d’une jeune femme vendue par ses parents à la Mafia russe, afin de servir de prostituée de luxe. Lui avait appris le cinéma en étant sur les genoux de sa mère, et, tandis qu’il en parlait, Doutz’ ne put s’empêcher de sourire, en l’écoutant silencieusement. Il était visiblement très proche de sa mère, mais visiblement très maladroit avec les filles. Comme elle, le théâtre était un moyen de s’évader, de se projeter dans la vie d’un autre. Avant même le stress, ou la recherche de la gloire, le théâtre, pour elle, c’était l’art de se représenter sa vie à travers les yeux de quelqu’un d’autre. Dans la société, tout le monde porte un masque, tout le monde fait du théâtre, personne n’ose exposer publiquement ce qu’il est, au plus profond de soi, comme si le fait de porter des vêtements amenait une personne à porter automatiquement un masque. Le théâtre, c’était le jeu de la réalité, et, pour Doutzen, le meilleur moyen de jouer son personnage, c’était de l’imaginer comme un être vivant à part entière, et d’essayer d’en saisir, à travers les quelques lignes de dialogue qu’il avait et les instructions, la personnalité, dans toute sa subtilité, afin de la reproduire.

Elle sourit donc, quand il avoua que son ultime objectif était de présenter à sa mère un film à succès où il serait le personnage principal.

« J’admets que c’est un beau rêve. J’espère que tu le réaliseras, ta mère doit être une personne formidable, vu l’enfant qu’elle a engendré. »

Doutzen lui fit un léger clin d’œil. Bien sûr, elle saisissait les délicates allusions de l’homme, et renchérit rapidement :

« Je m’interroge, par contre, sur tous tes muscles. J’ai eu vent d’une théorie, selon laquelle il arrive que des garçons timides et mal dans leur peau font beaucoup de sport pour compenser cette image négative qu’ils ont d’eux-mêmes... Je ne sais pas si c’est vrai, en réalité, j’ai lu ça dans un magazine quand je montais dans un avion...  Mais je m’interroge. »

C’était à son tour de prendre des risques, mais, après, c’était un juste retour des choses, vu que lui aussi l’avait tancée sur des sujets sensibles. Elle pouvait donc bien lui retourner la perche, et se pencha alors un peu vers lui, ce qui eut pour effet de rehausser légèrement ses seins en les enfonçant contre le débardeur. Comme elle portait un soutien-gorge, on ne voyait pas les tétons, mais, malgré tout, on pouvait sans problème la courbe très agréable de sa poitrine.

Un léger sourire trôna encore sur ses lèvres, et elle poursuivit :

« Tu es bâti comme un sportif... Pourquoi donc ? »
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« Répondre #11 le: Mai 11, 2016, 01:46:08 »

Quentin ne pouvait vraiment pas contredire Doutzen sur ce sujet, sa mère était une femme exceptionnelle, pour avoir réussi à faire de lui quelqu'un de bien malgré toutes les difficultés qu'ils avaient traversé. Par certains aspects, Doutzen lui rappelait sa mère, le même tempérament solide, la même propension à vouloir s'en sortir peu importe les chances que ça foire. Et puis elles semblaient aussi avoir un autre trait commun, cette même manie de faire des compliments au jeune homme, même si dans le cas de Doutz', ça prenait évidemment une toute autre dimension pour lui. Si Quentin n'était pas le roi de la drague, il savait en revanche pas trop mal lire entre les lignes, et si il lui arrivait de mater les formes du corps de la jeune femme, il lui semblait bien que la réciproque était vraie.
Doutzen alla en effet aborder le sujet de sa musculature, et il était vrai que Quentin prenait soin de son corps, en faisant très régulièrement de la musculation et du yoga. Un esprit sains dans un corps sain, avait-il souvent entendu, et il trouvait qu'il y avait une partie de sagesse dans ce vieux dicton.

C'est une bonne question, je devrais peut-être consulter un psy pour voir si ma musculature n'est pas une façon de compenser mes techniques de drague d'un autre temps.

Il se permit de plaisanter sur le sujet, mais reprit tout naturellement.

Plus sérieusement je ne me suis jamais trop posé la question, même si je pense savoir quelle a été ma motivation de départ: avoir une gueule d'acteur. Cela va sans doute te sembler un peu con, mais on vit dans une société ou l'image qu'on a de soit et l'apparence sont des critères importants, c'est après tout la première impression qu'on a d'une personne qu'on croise, avant même d'apprendre à la connaître. Lorsque mon rêve de gamin s'est transformé en véritable envie de carrière, je me suis dit qu'il valait mieux mettre les chances de mon côté, notamment en correspondant aux canons de beauté masculins d'Hollywood. Comme quoi tu vois, il n'y a pas que les femmes qui subissent ce genre de pression, même si j'admet volontiers qu'elle est encore plus forte de votre côté.

Quentin trouvait ce genre de raisonnement vraiment con, car on ne s'intéressait ainsi qu'à la facade au lieu du fond. Mais le trouver anormal n'empêchait pas un fait très simple, c'était comme ça que les choses fonctionnaient, le jeune homme doutait qu'il puisse vraiment percer dans un milieu, où l'image était très importante, en ayant un physique banal.

Et puis, d'un point de vue un peu plus narcissique, je suis aussi à l'aise avec mon corps comme il est. Je n'ai pas d'autre complèxe que celui de le maintenir dans cet état, mais avec de la discipline et de la régularité c'est faisable. Je traînait des pieds pour soulever de la fonte quand j'ai commencé la musculation, maintenant je ne pourrais plus m'en passer.
Sans compter qu'en prime, c'est un argument non négligeable lors de certains rencards. Je suis déjà d'un naturel timide avec les femmes Doutz', alors si en plus je devais me trimbaler un physique banal, j'aurais encore plus de mal.


Quentin était très au fait de comment fonctionnait l'être humain, et comme on le disait souvent de certains comportement, c'était con, mais humain. Il n'était pas certain que Doutzen aurait accepté son invitation si il n'avait pas eu son côté beau gosse, mais il ne s'en formalisait pas outre mesure, après tout, aurait-il été l'inviter si elle même n'était pas un véritable bonbon pour les yeux ? Il n'avait pas pour ambition de changer la façon dont l'humain percevait naturellement ses semblables, c'était d'ailleurs tellement ancré dans la pensée collective qu'il doutait que ça soit possible, alors il partait du principe qu'il valait mieux en jouer.
Le jeune acteur bu une grande gorgée de son cocktail juste après, l'un des avantages de l'alcool sur lui, c'est que ça l'aidait à se décrisper, et il ne devenait pas violent quand il était vraiment bourré, juste...très joyeux, même si il était encore loin  de ce stade là. Mais soudain, son regard se posa sur le ciel, au loin derrière Doutzen, où des nuages noirs très menaçants avaient fait leur apparition.

Oh merde...Doutzen.

Il fit un signe de tête pour que la jeune femme regarde, c'était un gros orage qui approchait, et assez vite. Il soupira alors.

Bon...vaudrait mieux que je nous ramène avant que ça nous tombe sur le coin de la gueule.
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« Répondre #12 le: Mai 11, 2016, 08:06:38 »

Les explications de Quentin sur sa musculature trouvèrent une résonance particulière dans l’esprit de Doutzen, qui hocha lentement la tête, acquiesçant au fur et à mesure de ce qu’il disait. Il voulait se faire beau pour rentrer dans les canons de beauté de la société, et, même s’il regrettait la superficialité de la société, il avait rejoint le moule. Par ailleurs, c’était également une excellente occasion, pour lui, de lutter contre sa timidité, confirmant un peu l’analyse, un peu prétentieuse et hautaine, que Doutzen avait fait. La jeune femme ne put donc que lui sourire, en hochant lentement la tête.

« Hmmm… C’est comme ça, Quentin. Tu sais ce qu’on dit ? La forme, c’est le fond qui remonte à la surface. Bien sûr, quand Victor Hugo disait ça, il pensait essentiellement à la littérature, mais je pense que, toute proportion gardée, ça peut aussi s’appliquer à la beauté physique. »

Elle but encore un peu. Il n’était pas difficile de discerner, sous ses vêtements, les épais muscles qui constituaient son torse. Oui, Quentin était vraiment bien bâti. Une musculature qui n’était pas sans lui rappeler celle de Reto… Et, si la comparaison pouvait apparaître, de prime abord, peu flatteuse, en réalité, elle était très forte. Si, officiellement, Doutzen voyait Reto comme le Mal incarné, dans les faits, aucun des deux n’avait de doute. Doutzen avait à son encontre une sorte de syndrome de Stockholm, que les psychiatres avaient relevé dans leurs expertises. Doutz’ voyait Reto comme un bourreau, certes, mais aussi comme quelqu’un qui s’était chargé de la former, de l’éduquer, de veiller sur elle. Il était mauvais et pervers, mais, et Doutzen le savait, en définitive, c’était lui qui avait libéré son petit Chaperon rouge, dans des circonstances sur lesquelles Doutzen n’avait encore jamais parlé publiquement. Elle avait raconté de belles histoires à la police, et, dans ce domaine, elle était plutôt convaincante, Reto ayant largement confirmé sa version des faits.

Sortant son esprit de telles pensées, elle cligna des yeux à plusieurs reprises, revenant à la réalité, et observa l’homme, avant de lui confier un petit secret :

« Tu sais, depuis toute petite, j’ai comme idole Marilyn Monroe. J’aime toutes ces femmes fortes qui ont su conjuguer talent et beauté, comme Rita Hayworth, mais je ne me fais pas d’illusions. Si elles n’étaient pas si belles, elles n’auraient jamais percé. »

Il était notoirement connu que Marilyn Monroe était le visage idyllique de l’American way of life, la parfaite Américaine, avec son corps sculptural et sa belle chevelure blonde. La réalité, elle, était bien moins glamour, car Marilyn avait tellement utilisé de produits de maquillage et de beauté que son corps en avait été ravagé. Elle avait progressivement perdu tous ses cheveux, portant une perruque vers la fin de ses jours.

Une icône, donc, mais Doutzen espérait finir ses jours mieux qu’elle.

Tout en y songeant, Quentin attira soudain son attention, et, en se retournant, Doutzen déglutit en voyant, effectivement, de lourds nuages noirs se rapprocher.

« Haa, merde… La météo avait prévu l’arrivée d’une tempête venant de l’océan, mais je ne pensais pas que ça viendrait si vite… »

Elle soupira en sentant les bourrasques de vent. Les serveurs s’activaient déjà à ranger les tables.

« Ouais, filons vite ! »

Le temps de payer l’addition, puis de rejoindre la voiture, le tonnerre se mit à rugir dans le ciel, et la pluie fila sur eux. Le temps avait tourné à toute allure, surprenant les deux acteurs, et, quand Doutzen fila dans la Chevrolet, elle était bien trempée, et s’empressa d’actionner le chauffage, tandis que la voiture se mit à démarrer, phares allumées, l’essuie-glaces tournant à toute allure.

« La vache, quelle flotte ! »

Quentin s’aventura hors de la ville, tandis que de fortes bourrasques de vent faisaient ployer les arbres. Plusieurs panneaux triangulaires en sortie de la ville signalaient justement de se méfier des chutes de branches venant du vent. Le ciel se zébra de lumières intenses, et, pendant ce temps, si Quentin regardait Doutzen, il pourrait remarquer que cette dernière avait ôté sa veste, trempée, mais aussi que l’eau avait imprégné son débardeur.

On voyait désormais, par endroits, son soutien-gorge, un beau soutien-gorge en dentelle de couleur rose.

« Merde, on voit que dalle… »

Et des craquements commencèrent à se faire entendre. Quentin avançait lentement, car la voiture décrivait parfois, à cause du vent, des embardées.

Sans le savoir, ils étaient bloqués entre des branches tombées derrière eux, et d’autres qui étaient tombées devant…
« Dernière édition: Mai 11, 2016, 10:40:58 par Doutzen Kroes » Journalisée

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« Répondre #13 le: Mai 11, 2016, 09:44:56 »

Le temps de payer l'addition, les nuages s'étaient déjà rapprochés, et finalement la pluie s'était mise à tomber presque instantanément, le tout accompagné de bourrasque de vent et d'éclairs. Effectivement un tel phénomène météo avait été prévu, ce qui était une des raisons du fait que l'équipe aie fini plus tôt aujourd'hui, mais en théorie Quentin et Doutzen auraient du encore avoir deux bonnes heures de tranquilité avant que la tempête ne se pointe, ce qui de toute évidence n'avait pas été le cas. Quentin avait donc tracé sous la pluie jusqu'à la voiture, suivi de très près par Doutzen. Une fois installé place conducteur, il fit démarer sa voiture pendant que Doutzen s'installait à ses côtés, en retirant sa veste en cuir trempée. Un bref coup d'oeil dans sa direction, et Quentin vit que son débardeur également avait été mouillé, laissant voir ainsi en transparence un soutien-gorge rose, qui soutenait et moulait une paire de seins très agréable.
Quentin toutefois n'avait pas le temps de s'y attarder plus, il démarra et entreprit de sortir de la ville. C'était la phase la plus facile de leur trajet, maintenant il allait falloir suivre la route jusqu'au chalet, qui était bordée d'arbres sur la majeur partie de sa longueur. Avec le vent qui secouait les arbres dangereusement, et la pluie qui réduisait drastiquement le champ de vision, Quentin se trouva forcé de rouler au ralenti.

Rah bordel, pas d'autre choix j'vais devoir y aller à allure ralentie.

Conduire dans de telles conditions le stressaient, et il aurait aimé de fait rentrer le plus vite possible au chalet pour pouvoir se poser tranquillement, au sec. Mais rouler plus vite aurait été irresponsable, surtout avec une passagère qu'il comptait bien garder saine et sauve. Il roulait donc à une allure très ralentie, ce qui leur fût effectivement bénéfique, car ainsi Quentin pu percevoir l'obstacle qui leur barrait la route: un bon paquet de branches, trop pour qu'il puisse rouler dedans avec cette visibilité réduite, car si la voiture n'était plus en état de rouler ils auraient tout gagné.

Bon, pas moyen de dégager la route avec cette pluie, on va faire machine arrière et retourner en ville, on trouvera bien un hôtel pour acceuillir deux célébrités en devenir...

Avec précaution, Quentin fit donc demi-tour, et entreprit de revenir à la ville avec une allure tout aussi réduite...pour cette fois s'arrêter devant un tronc d'arbre qui s'était couché tout le long de la route.

Ben merde...

Comme c'était une route de montagne, il était impossible de contourner, et hors de question avec ce vent, cette pluie et ces éclairs, de prendre le risque de faire le voyage à pied. Ce n'était pourtant pas si loin, mais les conditions climatiques rendaient l'aventure bien trop dangereuse. Quentin se mordilla la lèvre, réfléchissant, car il étaient effectivement bien bloqués ici. Il enclencha alors la marche arrière de la voiture, et se mit à rouler ainsi.

J'avais vu tout à l'heure un point de la route avec des arbres moins grands, on va aller se garer sur le bas côté là bas pour être certains de ne pas avoir d'autre mauvaise surprise. On peut malheureusement rien faire tant qu'il pleut de la sorte, va falloir qu'on attende.

Il fit marche arrière durant environs une centaine de mètres, calme et précautionneux, puis arrivé à cet endroit moins dense en arbres, il se gara sur un petit terre plein sur le côté de la route, une sorte de petite aire de repos qui était bétonnée et sur un endroit relativement plat.

Bon...

Dit-il simplement après s'être garé et avoir enclenché le frein à main, il laissa échapper un bref rire avant de regarder Doutzen.

Semblerait qu'on soit coincés là le temps que ça s'améliore. Bon, au pire j'ai ma thermos à l'arrière, avec quelques sandwichs et bouteilles d'eau que j'ai piqué du repas de midi, donc on ne crèvera ni de faim, ni de soif, et on est à l'abri dans un coin où on ne risque pas de se prendre d'arbre sur le coin de la gueule. Et en prime, tu as le droit à ma délicieuse compagnie, ça pourrait être pire non ?

Quentin essayait de détendre un peu l'atmosphère. Bon, passer les prochaines heures dans une voiture un peu exposés à la tempête, ça n'avait fait partie d'aucun de leurs plans, mais il s'estimait aussi chanceux de ne pas s'être pris, par exemple, le tronc d'arbre situé plus en aval sur sa tête.
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FicheChalant
« Répondre #14 le: Mai 11, 2016, 10:41:08 »

La pluie tombait drue, avec un vent terrifiant, et, rapidement, le chemin vers le studio se retrouva bloqué par de nombreuses branches, plus ou moins grosses, étalées sur le sol. Or, la Chevrolet de Quentin n’était pas une Range Rover. Inutile de vouloir espérer passer dessus sans niquer les amortisseurs. Quentin fit donc prudemment demi-tour, mais, rapidement, le couple improvisé constata un problème de taille, en la présence d’un tronc d’arbre étalé sur le sol, et qui bloquait le passage.

« Merde... »

En désespoir de cause, et comme il n’y avait aucun autre chemin dans cette petite route de montagne, Quentin se gara à un endroit où le dénivelé était très faible, à l’ombre d’une sorte de dune en pierre. Les troncs d’arbres étaient plus solides, et la dune les protégeait partiellement des branches d’arbres qui risquaient de tomber. La radio, elle, crépitait nerveusement, crachotant. La réception n’était pas terrible dans le coin, et, avec cette tempête...

Doutzen regarda autour d’elle, par les vitres.  Ils avaient allumé la lampe d’intérieur pour avoir un peu d’éclairage, et, devant le commentaire de Quentin, elle rajouta, en souriant :

« Et on est dans une Chevrolet, surtout... Même si, tout à fait entre nous, j’ai l’impression qu’on est en train de jouer nos propres jeux. Tu trouves pas que ça ressemble au début du scénario d’un film d’horreur ? »

Doutzen se mit à sourire lentement. L’humour était un bon moyen de se détendre, mais il fallait bien reconnaître qu’elle avait quand même peur. La pluie crépitait sur le pare-brise, et elle se mordilla les lèvres, en actionnant le chauffage.

« Hmmm... On peut pas capter la radio... Tu dois bien avoir un CD, ou un truc du genre. »

Elle ouvrit la boîte à gants, et trouva effectivement une pile de CD, et en sortit un.

« Awesome Mix... C’est une compilation personnelle ? Je suis bien curieuse de voir quelle musique tu sors pour emballer les filles quand elles sont coincées avec toi dans un orage... »

Prenant un air décontracté (elle avait après tout vécu pire qu’une tempête), elle enfila le CD, et, rapidement, une musique se lança : Elvin Bishop chantant Fooled Around And Fell In Love. L’air déferla dans les haut-parleurs de la voiture, et Doutzen se mit, peu à peu, à remuer légèrement de la tête, dansant légèrement en remuant les bras.

« Ah, j’ai toujours aimé ce genre de musique ! s’exclama-t-elle. C’est ausis l’une des raisons pour lesquelles j’ai toujours eu envie de vivre aux États-Unis. C’est le pays du rock ! »

Ce n’était pas les Japonais, avec leur insipide J-Pop, qui allait pouvoir concurrencer un bon vieil air de rock, et, même si el monde subissait depuis quelques années l’invasion du rap, Doutzen continuait à voir dans le rock une forme musicale aussi inébranlable que la musique classique.

Fredonnant l’air, elle remuait de gauche à droite, déplaçant encore ses cheveux, mais ceci ne faisait rien pour la rendre moins attirante... Au contraire, on voyait encore mieux ses seins remuer, tandis qu’elle se déplaçait de droite à gauche...

« Hmmm-mmmhmm... »
Journalisée

DC d’Alice Korvander.

Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

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