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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Du rêve à la réalité [Cleo]  (Lu 4219 fois)
Le Diablotin
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« le: Mai 10, 2016, 01:24:06 »

« Hnnnnn...
 -  Haaaaa... Haaaaaa... »

Son corps ondulait lentement. Bien que ce ne soit nullement utile, un feu crépitait dans l’âtre de la cheminée. Sa seule fonction était de donner un charme à cette chaude nuit dans le palais des Magoa. C’était une grande demeure, en Enfer, bâtie quelque part dans le Cercle de la Luxure, au-dessus de rivières volcaniques. Une construction atypique, celle d’un immense palais dont l’entrée était bâtie sur le rocher, avant d’être soutenu par une infinité de piliers énormes plantés dans le sol, formant un paysage architectural exceptionnel. En ce sens, le palais des Magoa ressemblait à la grande majorité des constructions infernales : des structures atypiques, de longs piliers qui formaient les soubassements de ces constructions.

Le palais Magoa était relativement grand, avec d’épaisses murailles, de longs drapeaux verticaux qui étaient le long du fronton, avec de nombreux gardes. C’était un palais situé, sous la surface de l’Enfer, dans des séries d’immenses grottes. Le palais en lui-même s’articulait autour d’une immense cour centrale, aussi grande que plusieurs terrains de football, surplombées par une série de ponts, et où s’amassaient une masse informe et grouillante... Les damnés, les gens qui avaient été jugés par les Grands-Juges Infernaux, et reconnus coupable du vice de Luxure. Ils étaient récupérés dans les Limbes, et balancés ici, dans les Cours, où ils copulaient au milieu d’une masse grouillante, pendant des jours et des jours. À ce stade, ce n’était même plus de la luxure. Une odeur infecte s’échappait de ces corps boueux, en sueur, qui couchaient entre eux, baisant sur des cadavres et dans leurs excréments. Symboliquement, c’était une façon de perdre progressivement son humanité, pour devenir un démon.

Alastar, fort heureusement, ne se trouvait pas dans les Cours. Deux ravissantes esclaves dormaient à ses côtés. L’une s’appelait Amalia, et l’autre Ingrid. Délicieusement nues, elles étaient trop épuisées pour continuer à danser, et Alastar, dans sa somptueuse chambre, une grande pièce avec un lit énorme, et une cheminée dans un coin, était couché sous une femme qui dansait sur son sexe, ses mains pétrissant ses hanches, son regard fixé sur cette beauté rouge et cornue, dont le dos était léché par les flammes du cheminée, sa peau rouge s’en trouvant encore plus sensuelle.

Morri Magoa était l’une des nombreuses sœurs d’Alastar, une succube qui adorait coucher avec lui, et qui avait profité du fait que Le Diablotin soit ici pour jouer avec lui. Était-il l’heure de dormir ? En Enfer, le soleil n’existait pas. On dormait donc sans tenir compte du rythme journalier du jour et de la nuit. En fait, dans le palais Magoa, on ne se couchait pas parce qu’on était fatigués, mais parce qu’on avait envie de faire l’amour dans un lit.

Le Diablotin était, comme toujours, un amant insatiable, terrible, ses gènes d’Incube faisant de lui un amant véritablement diabolique. Il avait épuisé Amalia et Ingrid, deux cochonnes comme on en faisait plus. La première avait été, avant de mourir, la maid d’une grande demeure à Nexus, qui avait usé de ses charmes pour se faire mousser. Femme vénale, elle avait ainsi obtenu l’amour de son « maître », qui avait déshérité sa famille légitime à son profit... Puis elle l’avait empoisonné, et avait ainsi pu bénéficier d’une fortune considérable. Ingrid, elle, avait été une dominatrice, une amatrice de cuir et de latex, ancienne psychologue qui violait ses patients. Les Grands-Juges les avaient condamnés en Enfer, et elles étaient devenues les esclaves du clan. Des beautés du Mal, tout comme Morri, qui couinait et soupirait, faisant craquer le lit.

Depuis combien d’heures dansait-elle ainsi sur lui ? Alastar avait perdu le fil, et s’en moquait. Morri, pour une succube, était encore jeune, mais pleine d’énergie, d’un dynamisme communicatif.

Dans un ultime soupir, son amante finit par se vider, et tout son corps sembla se détendre d’un coup, puis la femme s’écroula sur lui.

« Ooohhhh... Alastar, hmmm...
 -  Haaaa, ma chérie... »

Les deux amants étaient en sueur, Le Diablotin clignant des yeux à plusieurs reprises, et laissa Morri somnoler contre son torse, en n’oubliant pas les deux règles d’Alastar : conserver son sexe en elle, et laisser l’une de ses mains sur ses fesses.

Ainsi, Alastar avait l’impression d’être dans son paradis personnel.

Il était bien loin de se douter que quelque choseallait venir perturber cette sereine paix sexuelle...
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Cleo
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Jeune femme pleine de malice et d'une candeur encore toute juvénile, Cleo est assez élancée, dotée d'une peau pâle et d'une crinière cuivrée. Ses yeux sont vert d'eau, mais le droit est voilé et sa prunelle est désaxée : l'oeil est aveugle. 

Illustratrice à la côte en hausse à Seikusu, elle est également passionnée par l'ésotérisme et a développé une magie capable d'éveiller les capacités des pierres précieuses. En parallèle, elle rêve, des rêves criant de vérité qui lui dévoilent des êtres et des paysages fantastiques.

Quand le regard d'une créature magique tombe sur elle, Cleo n'apparaît pas comme une simple humaine : elle est recouverte d'un sceau de la tête au pied, révélant sa nature... d'un autre monde.
« Répondre #1 le: Mai 10, 2016, 02:48:52 »

  • Il faisait nuit depuis quelques heures lorsque Cleo consentit à lâcher le stylet de sa tablette graphique, plantant avec quelques difficultés la mine dans son support. La jeune femme bailla à s'en décrocher la mâchoire alors que de l'autre main, elle enregistrait son illustration en cours, ses doigts se contorsionnant sur le clavier rétro-éclairé pour effectuer le bon raccourcis. Son atelier sentait fort la peinture et les dissolvants car avant de se ficher devant son écran, elle avait continué ses projets papiers, dont une toile de grande taille qu'on lui avait commandé et qu'elle peinait à terminer dans les temps. En voyant l'heure tardive avant d'éteindre sa bécane ronronnante, elle regretta d'avoir veillé si longtemps : elle aurait un mal de chien à se lever à une heure raisonnable le lendemain matin pour commencer et en plus, des petits points lumineux dansaient désormais dans son champ de vision. C'était le même effet qu'après avoir fixé trop longtemps une lumière vive ou qu'avoir renfoncé ses globes oculaires en appuyant dessus. Et quand on ne le faisait pas sciemment pour s'amuser ou trouver l'inspiration pour ses fonds abstraits, c'était terriblement agaçant.

    La jeune femme se traîna mollement jusqu'à sa fenêtre dont elle ouvrit le battant pour laisser à la fraîcheur de la nuit le soin de purger l'atmosphère de son lieu de travail. Qui était aussi la pièce qui aurait du lui servir de chambre lorsqu'elle avait emménagé. Mais faute de pouvoir se payer un véritable atelier, l'artiste en herbe avait fait le choix de sacrifier un peu de son confort pour s'aménager un espace de travail digne de ce nom.

    Dès  qu'elle fut sortie de la pièce à l'atmosphère lourde, elle eut l'impression qu'on venait de lui ôter une cage de fer. Tout en se dirigeant vers son lit, elle soulagea ses pauvres yeux fatigués en leur apportant quelques larmes artificielles. Le flacon fut balancé négligemment sur le tapis alors que Cleo se laissait choir sur son lit dans un soupir d'aise. Gesticulant pour se déshabiller, elle grommela en envoyant tout valdinguer sur le tapis, puis escalada dans un dernier effort la couette pour poser son visage contre l'oreiller. Elle sombra dans un lourd sommeil presque avant d'avoir pu fermer les yeux. Et à demi-nue, pas même glissée sous les couvertures, elle rêva.

    Elle rêva de vallées floues, de nuages intangibles, les couleurs s'estompant pour se succéder, du vert au beu, du bleu au jaune. Le tourbillon onirique l'emporta loin, très loin des contrées fantastiques peuplés d'éphèbes aux yeux dorés, tout prêts à la flatter comme si elle était la plus belle chose du monde. Le paysage qui s'imposa à travers l'imprécision du songe était tranchant comme l'acier et d'un rouge volcanique. Plus elle s'en approchait, plus elle ressentait la chaleur infernale qui régnait sur place. Il y avait des sillons, loin en bas, qui se détachaient du reste. Mue par une curiosité inexorable, elle se laissa guider par la force du rêve et glissa dans l'absence de matière jusqu'à voir, jusqu'à sentir ce qui se tramait sur ces sillons ardents. Brève, intense et terrifiante fut sa vision. Il y avait des corps qui grouillaient les uns sur les autres, les uns dans les autres, se livrant à une orgie morbide qui la révulsa. Sans même les toucher, sans y être vraiment, elle pouvait effleurer leur douleur, ses sens sans entraves lui disaient que l'odeur était pire que tout.

    Sa présence s'affola, vibrante, et elle sentit qu'on essayait de la tirer dans cet enfer. Vive et désordonnée, elle parvint à s'extraire de la situation à grand peine malgré sa volonté. Elle s'imaginait s'envoler, partir, être ailleurs, n'importe où ailleurs, elle le souhaitait si fort, si ardemment que lorsqu'elle finit par se décoller de l'aimant qui l'attirait, ce fut comme si on l'avait catapultée.

    Le rêve l'enveloppa dans une brume d'incertitude rouge, flamboyante et féroce de longs instants. Elle s'accrocha, lutta pour ne pas céder et reprendre le contrôle de son imagination. Elle voulait quelque chose de beau, de bon, quelque chose de tendre et de plaisant. Un ordre que son esprit finit par appliquer, et quand la brume s'apaisa, elle entendit le doux crépitement d'un feu. La chaleur, si elle n'avait pas diminuée, lui sembla plus accueillante et les autres sons qui percèrent doucement le voile pour l'entourer achevèrent de la calmer. Elle se concentra sur eux, repoussant le grincement loin de sa perception au profit de souffles haletants, de gémissements qui lui parvenaient étouffés et d'un mot, un seul, qui la percuta. Chérie.

    Sa vision se fit plus nette au même instant. Elle distinguait des muscles rouges luisant d'une fine pellicule brillante, mieux, elle les sentait se détendre sous sa joue, comme si elle y était. Puis son point de vue changea, elle vit la peau fine d'une fesse sous sa main, une main bien trop large pour lui appartenir. Par fragment, elle vit, ressentit, se représenta la scène. Sa présence caressait les corps et les esprits, fraîche comme un filet d'air, délicate comme le fil de soie d'une toile d'araignée. Et elle tissait les images dans son esprit en s'appuyant ici sur une main, là sur un sein ou sur le bout des lèvres. Elle n'était pas plus forte qu'un tout petit insecte batifolant dans la pièce, mais elle était là, présente partout et nulle part.

    On pouvait la sentir pourtant, car elle faisait l'effet d'une lumière dans les ténèbres, aussi ténue fusse-t-elle. Et elle s'activait dans la chambre, butinant aveuglément chez toutes les personnes présentes, incapable de se fixer dans l'immédiat.
   
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« Répondre #2 le: Mai 10, 2016, 08:51:55 »

Les trois filles dormaient paisiblement contre lui. Alastar, en un sens, était comme un petit enfant ; il était incapable de dormir seul dans un lit, et devait toujours avoir au moins une femme avec lui. Ce n’était pas de sa faute, l’Incube adorait la présence du beau sexe, et, quand on était si bien entouré, comme lui en ce moment, il y avait toutes les raisons du monde d’être heureux, même en étant en Enfer. Dans sa chambre, il conservait les yeux ouverts, palpant le doux corps de Morri, tout en sentant les deux esclaves se frotter contre lui. La couverture les recouvrait, et Alastar laissait son esprit vagabonder. Morri était une ancienne esclave, comme Ingrid ou Amalia. Et, comme elle, les deux humaines rêvaient aussi de se transformer en succubes, le sort normal qui attendait ceux et celles qui n’arrivaient pas à obtenir la rédemption, pour obtenir la révision de leur procès, et espérer rejoindre les Cieux. Honnêtement, qui aurait envie de rejoindre les jardins de l’Élysée quand on pouvait partager le lit d’un Incube comme Le Diablotin ? Le beau diable trônait dans son lit au milieu de ces trois beautés.

Ce fut à peu près à ce moment qu’il commença à sentir la présence d’une étrangère. Une présence inattendue, car des runes et des orbes magiques protégeaient le palais pour en limiter les incursions. Il crut au début à un coup de vent, mais les fenêtres étaient bien fermées. Les flammes vacillèrent un peu, et il sentit des caresses glisser le long de ses doigts.

« Qu’est-ce que... ? »

Troublé, l’Incube regardait nerveusement autour de lui, cherchant à comprendre ce qui se passait. Était-il en train de rêver, ou... Est-ce qu’il y avait vraiment autre chose ? Pourtant, il ne voyait rien... Mais, tout en ne voyant rien, il avait aussi cette intime conviction qu’il y avait, bel et bien, quelqu’un... Et, comme pour conforter cette idée, il eut l’impression de sentir une main se poser près de ses doigts, sur l’une des fesses de la douce Morrin, qui, elle, dormait à poings fermés.

« Hey ! Je deviens fou, moi, ou quoi ?! »

Voilà même qu’il se mettait à parler tout seul ! Mais, plus les secondes passaient, et plus le démon à la peau rouge acquérait la profonde conviction, que, mis à part lui et les trois beautés affalées contre lui, il y avait bel et bien quelqu’un d’autre dans la pièce. Un esprit ? Un fantôme ? Ingrid se mit alors à gémir, se tortillant lentement dans le lit.

*Démon tout-puissant, est-ce que je pète les plombs ? Il n’y a qu’un moyen de le vérifier...*

Alastar tendit la main vers le ciel, et murmura une étrange mélopée, déclenchant un bouclier magique. Ce sort défensif consistait à envelopper son utilisateur d’une sorte de halo magique, prenant la forme d’une sphère qui, au contact d’un corps, ou d’un esprit, réagissait en disparaissant.

C’est ainsi que le bouclier rencontra quelque chose, et qu’une silhouette émergea au milieu de la pièce...
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Jeune femme pleine de malice et d'une candeur encore toute juvénile, Cleo est assez élancée, dotée d'une peau pâle et d'une crinière cuivrée. Ses yeux sont vert d'eau, mais le droit est voilé et sa prunelle est désaxée : l'oeil est aveugle. 

Illustratrice à la côte en hausse à Seikusu, elle est également passionnée par l'ésotérisme et a développé une magie capable d'éveiller les capacités des pierres précieuses. En parallèle, elle rêve, des rêves criant de vérité qui lui dévoilent des êtres et des paysages fantastiques.

Quand le regard d'une créature magique tombe sur elle, Cleo n'apparaît pas comme une simple humaine : elle est recouverte d'un sceau de la tête au pied, révélant sa nature... d'un autre monde.
« Répondre #3 le: Mai 10, 2016, 05:50:52 »

  • « Qu’est-ce que... ? »

    La voix grave se distilla comme un délicieux sirop aux oreilles de la rêveuse. Elle n'en saisissait que les intonations, les échos, allant et venant comme une mélodie entêtante. La voix s'éteignit quelques instants après qu'elle ait quitté la peau rougeoyante. Mais comme elle voulait l'entendre encore emplir l'espace, elle n'hésita pas longtemps avant de revenir frôler cet être encore trop indistinct. La réaction fut presque immédiate, et cette fois elle l'entendit clairement avouer devenir fou. La présence recula après avoir soufflé sa fraîcheur sur la nuque de l'homme, vibrant faiblement au son de sa voix. Elle percuta une des femmes alanguies en s'éloignant et cette dernière gémit doucement sous la caresse inopinée.

    Ce rêve commençait enfin à plaire à Cleo. Chacun de ses mouvements déclenchait de délicieuses réactions. Les créatures peuplant son monde onirique se pliait à sa volonté pensait-elle, lui offrant ce qu'elle cherchait. Et puis ils étaient beaux ces corps abandonnés à la fatigue. Elle n'en avait à chaque fois qu'un aperçu, mais elle devinait la douceur de la peau des femmes et leurs courbes vertigineuses, si loin de son propre corps. Elles étaient tout simplement parfaites. Quelque part, elle les enviait d'être si lascives, si plaisante à l'oeil et au toucher. Aucune femme ne pouvait décemment rivaliser avec elles.

    Toute perdue à sa contemplation, la présence ne décela pas ce que faisait l'homme. Elle le sentit vaguement bouger, mais cela n'attira pas suffisamment son attention. La sphère la frappa sans qu'elle ne s'en rende compte et l'énergie qu'elle dégageait lui permit de s'enraciner davantage dans le lieu où elle se trouvait. Ainsi, sous les yeux du démon, une orbe blanche aux contours indistincts apparut à la place de sa sphère et révéla de multiples filaments qui la reliait à lui, là où il avait pu sentir les ténus contacts, mais il y en avait également qui filait vers les femmes endormies. L'instant d'après, ces fibres évanescentes revinrent nourrir l'entité.

    Cleo fut entourée d'une vive lumière. Elle ne captait presque plus rien de la scène où elle avait pris pied et dut lutter un peu pour retrouver la vision du corps parfait de la femme. Un instant, elle fut surprise de la netteté avec laquelle elle la contemplait désormais. Tout était plus vrai que nature là où se posait son regard, de la longue chevelure aux traits du visage jusqu'aux plis des draps sur le corps en mouvement.

    Avec empressement, elle chercha l'homme à la peau rouge. Et elle croisa son regard, braqué sur elle. Il la voyait et elle le voyait aussi. Chaque détail reprit sa place pour lui fournir une perception du démon au-delà de la simple contemplation de son corps. Quant à elle, elle apparaissait finalement sous une forme définie, un corps de femme, son corps dans toute sa délicatesse et son imperfection de mortelle. L'espèce d'orbe avait adopté ses contours, lui permettant d'accéder à une meilleure conscience des lieux, mais l'exposant aussi aux dangers que cela représentait.

    Mais plus que seulement voir et être vue, elle pouvait toucher, être touchée, quand bien même elle restait une simple projection d'un esprit en plein rêve. Juste avant de croiser le regard de l'homme, elle parcourait lentement son propre corps du bout des doigts, son visage exprimant un mélange de fascination et de jalousie. Mais dès qu'elle remarqua avoir l'attention du diable rouge, elle cessa tout mouvement pour le détailler sans la moindre pudeur. Aussi évanescente qu'un simple hologramme, elle se mordilla la lèvre en se fendant d'un petit sourire. Même au milieu de ces corps parfaits, c'était elle qu'il regardait et rien d'autre qu'elle. Elle s'offrait donc à son regard sans réticence, faisant preuve d'une assurance qu'on ne pouvait avoir qu'en rêve.

    Et quand Cleo eut achevé de graver chaque parcelle du corps du démon, l'ancrant avec fidélité dans son rêve, son corps astral s'avança à pas lent vers le lit. Sa démarche était un peu étrange toutefois, car si le cycle de marche était reproduit, ses pieds ne faisaient que glisser au-dessus du sol : c'était sa présence toute entière qui s'approchait au gré de ses envies d'endormie.
« Dernière édition: Mai 10, 2016, 07:52:21 par Cleo » Journalisée

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« Répondre #4 le: Mai 11, 2016, 08:17:33 »

Alastar eut l’impression de planer dans une autre dimension en voyant une silhouette évanescente apparaître devant le lit. Une silhouette vint se former devant le lit, celle d’une belle femme, qui effleura sa peau avec ses doigts. Médusé devant une telle apparition, l’Incube ne pipait mot. Qu’était cette chose ? Que venait-elle faire ici ? Vaguement, elle lui évoquait la silhouette liquide des Slimes, mais il y avait en elle quelque chose de plus... Transparent. Elle venait d’apparaître d enulle part, ce qui troublait Le Diablotin. Les sécurités du palais étaient toujours là, et, même à supposer qu’elle ait pu les franchir... Est-ce qu’elle disposait juste d’un sort d’invisibilité ? Ou d’un pouvoir d’intangibilité qui lui avait permis de traverser les murs ? Pour le coup, Alastar hésitait. Il voyait clairement la beauté de cette femme, et voyait aussi de multiples fils, comme des liens magiques, partir des corps endormis des femmes vers elle. Non, ce n’était pas une hallucination, il ne rêvait pas, et, bien malgré lui, en voyant cette femme se rapprocher, Alastar sentit ses pulsions naturelles se réveiller, comme frappées par cette beauté singulière et étincelante.

Son érection se réveilla, mais les femmes autour de lui, elles, continuèrent à dormir. Tandis que la silhouette s’approchait du lit, Alastar écarta le corps de Marri, qui s’écroula mollement, dans un soupir, à côté d’Amalia. Le lit était, fort heureusement, plutôt grand, et, si la couverte dissimulait encore le corps d’Alastar, on pouvait lire, dans le firmament de ses yeux, le désir, qui brûlait en lui. Cette forme pouvait être dangereuse et lui vouloir du mal, l’Incube était chez lui, se sentant empreint d’un sentiment de toute-puissance, sentiment qui, conjugué à la beauté surnaturelle de l’apparition, faisait qu’il était incapable de se sentir vraiment en danger. La forme se rapprocha, et il se redressa à son tour.

Ses mains vinrent caresser les joues de la femme, ses pouces glissant sur ses lèvres. Pour ne rien arranger, Alastar ressortait d’une séance de sexe avec trois beautés, et, particulièrement heureux, frémit au contact de cette peau. Ses pouces jouaient avec la bouche de la femme, et l’un d’entre eux s’enfonça tendrement entre ses lèvres, venant sentir sa langue sur son ongle.

Il plantait son regard bleu dans le sien, ces yeux pénétrant et asphyxiants, et déplaça ses mains, caressant les épaules de la femme, puis approcha ses lèvres des siennes.

« Viens par là, petite beauté... »

Le Diablotin posa ses lèvres sur les siennes, l’une de ses mains se posant sur la nuque de la femme. Impossible de dire ce que cette chose était. Pouvait-il être en train de rêver ? Cette érections emblait bien réelle, mais il n’avait jamais embrassé une femme comme ça. Sa première intuition se révéla être trompeuse au contact des lèvres de l’apparition spectrale, ou même au contact de ses mains sur sa peau. Elle n’avait pas cette peau liquide s caractéristique des Slimes.

« De qui es-tu donc le fantôme, ma douce fée ? » demanda-t-il à la fin de ce baiser, charmé par le contact de son corps.
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Quand le regard d'une créature magique tombe sur elle, Cleo n'apparaît pas comme une simple humaine : elle est recouverte d'un sceau de la tête au pied, révélant sa nature... d'un autre monde.
« Répondre #5 le: Mai 11, 2016, 04:59:35 »

  • Les jambes de l'évanescente demoiselle butèrent contre le lit. Elle sembla surprise de rencontrer un tel obstacle à sa progression, comme si elle ne l'avait pas vu. Et c'était le cas. Percevoir les choses inanimées était plus complexe que voir les choses vivantes, dans la mesure où un meuble ne pouvait sentir sa présence et encore moins lui offrir une conscience à laquelle s'ancrer. La surprise de Cleo fit chanceler son enveloppe, comme elle aurait pu le faire elle-même dans le monde réel si elle s'était cognée, la douleur en moins. Déséquilibrée, elle n'eut qu'à tendre une main pour se rétablir en douceur. L'homme s'était redressé pour l'accueillir alors qu'elle venait à sa rencontre, permettant à la délicate entité de s'appuyer du bout des doigts contre son torse. Elle le frôlait à peine, mais c'était suffisant pour qu'elle se stabilise, car il devait l'avoir compris, elle n'était contrainte par aucune loi du monde où elle se trouvait. Seul l'esprit humain de l'endormie provoquait son comportement et la volonté des êtres qui la percevait si elle était assez forte ou qu'elle consentait à s'y conformer.

    Le maigre contact du bout des doigts n'était en rien différent de ce qu'il avait pu sentir plus tôt, si ce n'est qu'il pouvait les voir et imaginer peut-être que c'était la jeune femme qui s'était glissée contre lui alors qu'il ne pouvait pas encore la voir. Le sourire mutin qu'elle affichait pouvait en tout cas le laisser supposer. Et puis, il avait vu les filaments revenir vers elle pour lui donner corps.  

    Le visage fantomatique possédait une peau tout aussi étrange, fraîche mais tangible. Si le diable avait un jour rêvé de tenir un courant d'air entre ses mains, son voeu venait d'être exhaussé à la seconde où ses paumes brûlantes avaient rencontré les joues de l'apparition. Cleo les sentait aussi à travers son rêve diffuser leur chaleur à travers des caresses qui la firent frémir. Il n'y avait sans surprise aucune commune mesure avec un véritable contact, à la fois beaucoup plus intense et infiniment autre, car ce que le démon touchait était directement son esprit, ses sens, son âme.

    L'entité ne parlait pas, mais son regard aux pupilles à peine visibles exprimait sa satisfaction face au contact des pouces contre ses lèvres. De façon très étrange, un peu comme si la toucher lui donnait accès à ses pensées, le diable pouvait même deviner qu'elle s'amusait de son trouble. La bouche s'entrouvrit sans opposer la moindre résistance quand il voulut y glisser un pouce. Ce dernier rencontra une langue timide qui se déroba à son contact alors que des dents venait le coincer en se refermant derrière la première phalange. Invité autant que contraint à se laisser apprivoiser, la langue consentit à venir le saluer, le titillant quelques instants pendant que l'apparition retournait un regard entre envie et défi au diable entreprenant, embrassant son regard bleuté sans s'y perdre encore tout à fait.

    L'esprit était joueur, caressant du bout des doigts l'intérieur des avant-bras qui s'abaissaient jusqu'à ses épaules une fois qu'elle eut desserré les dents. Son sourire taquin ne quittait pas ses lèvres, encore délicatement entrouvertes pour le plus grand plaisir des yeux. Et quand elle le vit approcher son visage du sien, ses caresses se firent un instant plus insistante. Grisée par la voix suave qu'elle entendait désormais distinctement, l'entité referma ses mains fines sur les poignets du démon, s'abandonnant au baiser qu'il lui offrait. Dès lors, il put sentir quelque chose d'étrange se produire. Il l'embrassait et les lèvres étaient on ne peut plus douce, avides d'en découvrir plus, mais cette avidité, cette envie, il pouvait la sentir se mêler directement à ses propres pensées comme si elles émanaient de lui et pas de la femme accrochée à ses bras.

    La sensation continua à se distiller, bien que diminuant d'intensité quand il rompit le baiser. Le regard de l'apparition où il put lire aisément les mêmes choses qu'il avait ressenti lui confirma pourtant qu'elle en était bien l'origine. Et tant qu'elle le toucherait, il y avait fort à parier qu'il continuerait à avoir accès à ce qu'elle ressentait, capable de suivre le fil de ses envies.

    « De qui es-tu donc le fantôme, ma douce fée ? »
    "Ni un fantôme, ni une fée. Une femme, juste une femme."

    La voix, pure comme l'eau d'une source, s'imprima également droit dans l'esprit du séduisant diablotin. Il n'y avait aucun doute à avoir là-dessus car les lèvres de l'entité restèrent figées dans son sourire. Si le démon était heureux, elle l'était autant que lui, vivant son rêve comme elle en avait vécu peu d'aussi vrais. Doucement, elle libéra le démon de l'emprise de ses doigts rompant le temps d'un soupir la connexion qui s'était établie. Mais elle se rapprocha, ses mains trouvant leur place sur sa taille. Inconsciemment, elle lui partagea une part de l'orgueil qu'elle n'avait qu'en rêve et qui l'habitait en ce moment. Pleine d'une vanité innocente qui la poussait à se considérer comme irrésistible et lui donnait le l'assurance, elle remonta ses mains le long des flancs du démon, lentement, lentement, et sans décrocher son regard du sien, gagna ses pectoraux tandis que le reste de son corps se mouvait en toute légèreté pour l'entourer de ses jambes repliées. Elle était désormais toute proche mais seules ses mains le touchaient vraiment, le provoquant avec malice.
« Dernière édition: Mai 11, 2016, 05:38:21 par Cleo » Journalisée

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« Répondre #6 le: Mai 12, 2016, 01:29:45 »

Cette sensation était trop étrange pour être un rêve. En fait, Alastar se sentait comme dans la peau de quelqu’un qui croirait rêver, mais tout en étant bien éveillé et conscient. Une sorte de... De rêve éveillé. Il n’y avait guère que comme ça qu’il pouvait décrire cette sensation. Cette créature était-elle une âme damnée ? le Diablotin était bien placé pour savoir que l’Enfer abritait parfois quelques mystères, des surprises étonnantes. Lui ne savait plus à quel diable se vouer, mais tombait, peu à peu, sous le charme de cette sensuelle apparition. L’être intangible flottait contre lui, mais aussi en lui. Maître de ses pensées, Alastar sentait ces dernières se brouiller, tandis que chacune des douces et infinies caresses de la femme le faisaient frissonner. Le Diablotin fermait lentement les yeux par moments, avant de croiser le regard de l’être.

C’était un regard malicieux, pétri d’assurance, pas celui d’une jeune créature terrifiée qui ne savait pas ce qu’elle faisait là. La magie suintait d’elle, comme si elle était un être fait purement de magie, un... Un Élémentaire. Le Diablotin connaissait ces créatures, généralement des monstres, des êtres qui étaient faits de magie pure. Ils n’avaient toutefois aucune conscience propre, s’apparentant à des monstres, alors que cette femme... Non, vraiment, peu importe l’angle où il se place, Alastar n’arrivait pas à la classer, mais ne pouvait s’empêcher d’être fasciné par elle.

Son sexe caressait ses cuisses, et la femme, d’une voix cristalline, lui indiqua n’être, ni une fée, ni un spectre, mais « juste une femme ».

« Hm... Tu es autant une femme que je suis juste un homme, ma chérie... »

D’aucuns auraient pu s’étonner de son manque de vigilance, mais Alastar avait toujours été un Incube très insouciant. C’est ce qui faisait qu’il n’aurait jamais de postes à responsabilité au sein du clan, car, même s’il existait depuis plusieurs siècles, il était profondément immature. Il était comme ces garçons à qui on disait de ne pas mettre les doigts dans les trous de la prise, et qui ne pouvait pas s’empêcher de le faire. Plus une femme lui était inaccessible, et plus il avait envie de la prendre. Joueur avant toute chose, il aimait le risque, le frisson, la peur de l’inconnu, ce que cette créature, d’où qu’elle vienne, et quelle qu’elle puisse être, symbolisait.

Elle se frottait contre lui, et Alastar joua avec son nez. C’était une chose qu’il aimait. Les baisers d’esquimeau. C’était doux et on pouvait sentir la respiration de l’autre... Mais, tandis qu’ils étaient proches, l’un contre l’autre, le Diablotin continuait à sentir de curieuses sensations. Difficile d’expliquer... Il avait l’impression que les pensées de cette femme, aussi obscures que sa peau était cristalline, se mélangeaient aux siennes.

*Une télépathe ?*

Elle caressait son corps, et ses hanches se collèrent contre les siennes. Un frissons ‘échappa de sa poitrine, et il remonta sa main, l’apposant sur la nuque de la femme, retournant l’embrasser.

« Viens, ma belle... »

Le sexe d’Alastar se redressa, et se glissa entre les cuisses de la femme. Un soupir traversa le corps de l’Incube, tandis qu’il s’enfonçait en elle.

« Pour une simple humaine... Hum... Tu n’as pas froid aux yeux... »

Après tout, elle était en train de jouer avec un démon. Normalement, ils avaient davantage tendance à effrayer les humains qu’autre chose. Mais, d’un autre côté, normalement, les humaines ne se transformaient pas en une version éthérée d’elles-mêmes... Comme quoi, le monde recelait plein de surprises.
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Jeune femme pleine de malice et d'une candeur encore toute juvénile, Cleo est assez élancée, dotée d'une peau pâle et d'une crinière cuivrée. Ses yeux sont vert d'eau, mais le droit est voilé et sa prunelle est désaxée : l'oeil est aveugle. 

Illustratrice à la côte en hausse à Seikusu, elle est également passionnée par l'ésotérisme et a développé une magie capable d'éveiller les capacités des pierres précieuses. En parallèle, elle rêve, des rêves criant de vérité qui lui dévoilent des êtres et des paysages fantastiques.

Quand le regard d'une créature magique tombe sur elle, Cleo n'apparaît pas comme une simple humaine : elle est recouverte d'un sceau de la tête au pied, révélant sa nature... d'un autre monde.
« Répondre #7 le: Mai 12, 2016, 03:22:12 »

  • La provocation fut de bien courte durée. Contre ses cuisses, elle sentit le membre dressé du diable, sa peau chaude irradiant à chaque contact d'une promesse qui l'aurait fait fondre si elle avait été une créature aqueuse. Pourtant malgré les apparences, elle semblait plutôt faite d'air ou... ou de rien. N'être qu'une présence visible et capable de communiquer d'une certaine manière, mais sans être vraiment là. Malheureusement, si le démon pouvait puiser ses pensées et ses sensations directement à la source, elle ne pouvait en faire autant, se contentant de le percevoir comme aucun mortel ne pourrait le faire. Et à vrai dire, outre son corps et le plaisir qu'il pouvait lui procurer, elle semblait ne pas s'intéresser vraiment à lui.

    Mais après tout elle était dans son rêve, car ce n'était rien de plus pour la Cleo endormie dans son lit, alors s'il y avait bien un moment où elle pouvait ne s'intéresser qu'à elle, qu'à son petit plaisir, c'était bien celui là. Alors ce fut avec plaisir qu'elle laissa son nez frotter contre celui du diable. Son souffle l'enveloppait toute entière, résonnant aussi bien à son oreille qu'il chauffait sa nuque, mais elle, elle ne respirait pas, et s'il le cherchait, il ne trouverait même pas de palpitation sous sa poitrine. Qu'importait, elle semblait désireuse de lui faire oublier ce petit désagrément, lui transmettant toujours son plaisir grandissant et les papillons qui ne demandaient qu'à s'enfuir de son bas ventre. Elle se mordilla de nouveau la lèvre, aguicheuse, sans jamais le lâcher des yeux. L'apparition, qui n'avait rien d'une damnée, tenait plus de la succube en cet instant, se repaissant presque de la tendresse du diablotin, de la ferveur de regard quand il la regardait, mais aussi de son sexe qu'elle sentait entre ses jambes et de toute la perversion que le corps rouge passion pouvait dégager au moindre mouvement. Et tout cela ne faisait que la rendre plus avide.

    "Démon ?"

    La voix claire émergea du tumulte une nouvelle fois alors que le dos d'une main translucide remontait le long de la joue du démon, glissa sur une paupière alors close et grimpa jusqu'au front, flattant la base d'une petite corne. La déclaration/question n'était pas effrayée pour autant, mais amusée -elle n'y croyait pas-, enthousiaste aussi, comme peuvent l'être les enfants en déballant un cadeau inattendu. Elle voulut partir explorer cet étrange appendice quand une main dans sa nuque et une invitation -ou un ordre, elle n'aurait su dire, tout se mélangeant un peu derrière le voile de son désir- lui firent abandonner l'idée au profit d'un baiser. Délicieuse alternative. Les lèvres de l'incube lui tirèrent un soupir d'aise maintenant qu'elle se tenait tout contre lui, les bras passés autour de sa nuque.

    Elle s'offrait à lui sans retenue, au comble de la sensualité que pouvait exprimer son petit corps d'humaine. Comme il était savoureux pour la rêveuse de sentir son corps contre celui de cet être. Elle était séduite par la beauté de son corps après avoir fui les sillons puants, par ce qu'elle avait imaginé qu'il avait fait subir aux femmes parfaites qu'elle occultait à présent totalement, ne les entendant pas plus qu'elle ne les voyait. Il n'y avait plus qu'elle sur le diablotin, l'étreignant dans la prison factice de ses bras qui ne pesaient rien. Et puis l'étreignant de façon beaucoup plus intime puisqu'il s'introduisit en elle sans sommation.

    "Ahh... !"

    Elle gémit doucement et cette fois sa bouche mima le bruit alors que sa voix résonnait dans l'esprit du démon. Un instant, son visage exprima sa surprise. Elle s'était attendue à d'autres caresses, à sentir tout son corps s'enflammer avant qu'il ne la pénètre. Pour autant, son intimité le reçut sans peine, s'écartant pour laisser le roi des lieux et ce fut comme si le démon venait de briser le filet retenant le plaisir de son amante fantomatique. Cette dernière se cambra délicieusement pour arrimer son bassin contre le sien, glissant sans soucis sur le membre dressé. C'était étrange car elle n'était pas humide, pas même plus chaude ou ne serait-ce que moins fraîche dans son cas, que partout ailleurs. Paradoxalement, elle avait vraiment l'air de prendre son pied. Et si le diablotin faisait toujours attention à ce qu'elle ressentait, aucun doute ne pouvait subsister sur l'excitation de la belle.

    Plus que cela. A l'instant où il s'était planté en elle, une image, une seule avait jailli de l'attendrissant couinement. Celui du visage de Cleo, les yeux clos, ses cheveux auburn en pagaille sur son oreiller, qui se crispait en même temps que ses épaules tressautaient faiblement. De ses lèvres ouvertes, le même gémissement avait  jailli, quoi qu'étouffé par le sommeil.

    "Joue avec moi..."

    La supplique accompagna un fébrile mouvement de va et vient. L'entité portait le trouble de la rêveuse mais pas sa retenue : elle continuait à se faire désirer, à s'amuser.
   
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« Répondre #8 le: Mai 12, 2016, 12:55:37 »

La magnifique silhouette éthérée avait manifesté un intérêt pour ses cornes, intérêt qui témoignait plus d’une sorte de curiosité qu’autre chose. Est-ce que cette créature savait seulement où elle était ? Ce dans quoi elle glissait sa fine silhouette ? La question, en réalité, était parfaitement légitime, vu cette apparition inattendue. La surprise n’empêcha néanmoins pas Alastar de s’unir à elle, et ce même si l’Incube ne savait pas vraiment dans quoi il glissait son membre. Toujours est-il que, quand sa roide virilité s’unit à la femme, une curieuse image envahit son esprit…

…Celle d’une femme endormie, couchée au milieu du lit, beauté aux longs cheveux roux, qui ouvrit les yeux en pleine extase, comme si elle hurlait de plaisir…

Puis il se revit au moment présent, dans sa chambre. Son désir grimpa en flèche, lui échappant, à tel point que les flammes de la cheminée s’enflammèrent brusquement, le feu s’intensifiant graduellement. Elle gémissait, et le son délicieux de ces gémissements emplissait l’air, résonnant joyeusement dans les oreilles du beau diable. Il ignorait toujours ce qu’était cette créature, ce que signifiait les visions qu’il recevait, mais, plus il remuait en elle, et plus il pouvait voir cette vision… Ce corps endormi en proie à une sorte de transe. Elle lui demanda de jouer, et il sourit, mordillant les lèvres de la femme dans un baiser vorace, tout en déplaçant sa main le long de son dos, venant l’apposer sur ses fesses.

Quand ses doigts se crispèrent sur son postérieur, il soupira, rehaussant un peu le corps de la femme, et continua à la prendre. Ce coït était réellement hors-normes. Il avait l’impression de baiser un courant d’air… Mais, pour autant, il sentait bien une résistance, comme si de la chair se comprimait autour de son chibre, sauf qu’elle était inexistante. La sensation était vraiment atypique, troublante au plus haut point, et étrangement enivrante.

La femme remuait sur lui, la créature dansait contre son corps, et il continuait à se délecter de ses soupirs, de ses gémissements.

*Une projection astrale…*

La réalité finit par s’imposer à lui, l’explication, toute bête. Une projection astrale… Tout simplement ! Un sort magique qui était par nature l’apanage des Dieux, mais que certains mages très puissants pouvaient aussi appliquer. Projeter son esprit en-dehors des limites physiques de son corps. Alastar ne couchait pas avec un corps, il couchait avec du vide, et c’était uniquement un truchement de ses sens qui lui donnait l’impression de taper quelque chose, de s’enfoncer dans un corps… Mais, de corps, il n’y avait point, en réalité.

« Oh, toi, ma chérie… Tu aimes jouer, hein ? Hmmm… Oh, nous jouerons, ne t’en fais pas pour ça… »

Ici, ils jouaient… Mais demain, ils joueraient aussi.

Se déplaçant un peu, usant de ses muscles, Alastar releva sa queue caudale, et l’abattit sur les fesses de la femme, désireux de savoir jusqu’à quel point cette projection simulait les sensations physiques… Comme la douleur. Comme elle le lui avait demandé, il jouait avec elle,  cherchant ainsi à percevoir ses limites.
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Jeune femme pleine de malice et d'une candeur encore toute juvénile, Cleo est assez élancée, dotée d'une peau pâle et d'une crinière cuivrée. Ses yeux sont vert d'eau, mais le droit est voilé et sa prunelle est désaxée : l'oeil est aveugle. 

Illustratrice à la côte en hausse à Seikusu, elle est également passionnée par l'ésotérisme et a développé une magie capable d'éveiller les capacités des pierres précieuses. En parallèle, elle rêve, des rêves criant de vérité qui lui dévoilent des êtres et des paysages fantastiques.

Quand le regard d'une créature magique tombe sur elle, Cleo n'apparaît pas comme une simple humaine : elle est recouverte d'un sceau de la tête au pied, révélant sa nature... d'un autre monde.
« Répondre #9 le: Mai 12, 2016, 08:46:42 »

  • Elle ondulait joyeusement contre lui la jolie apparition, l'ingénue sirène, toute prête à le noyer dans son océan de douceur. Insouciante, tendre, elle collait tout son corps éthéré contre lui, frémissant alors que leurs peaux glissaient l'une contre l'autre. Elle le câlinait autant qu'elle s'offrait à lui, calant ses gestes sur ceux qu'il lui imposait à chaque coup de rein. Elle gardait son visage vaguement posé contre le sien, cherchant son souffle comme s'il s'agissait de vapeurs d'opium. Puis il s'empara de ses lèvres, répondant à son appel en les taquinant de quelques coups de dents. Il les mordillait et elle aimait cela, son visage translucide se parant de délicieuses expressions. Son plaisir, elle n'hésitait pas à le communiquer à son amant de divers manières, profitant des attentions qu'il lui offrait, toujours un peu plus osées.

    Elle sentit une main quitter sa nuque pour longer son dos, trouvant un chemin incurvé sous son épaisse chevelure incolore qui menait droit à une fesse galbée. Le corps astral réagit naturellement à cette caresse, s'arquant davantage sous la main exploratrice qui finit par la pousser un peu plus contre le torse de l'homme tout en la soulevant. La délicate sirène s'appuya sur les épaules du diable pour maintenir la position et lui voler un autre baiser à pleine bouche avant de lui proposer son cou, continuant à accueillir le membre dressé en elle.

    Si elle sentait tout ce qu'il lui faisait, sa conscience limitée des lieux ne lui permettait plus de percevoir le feu crépitant derrière elle alors qu'il habillait sa peau translucide aux reflets d'un coucher de soleil. Ces teintes, quand elles se perdaient dans ses cheveux, n'étaient pas sans rappeler la réalité de son corps. La chambre, le lit, les femmes, tout cela était bien loin de son monde onirique et le resterait tant qu'elle n'entrait pas en contact avec. Et pour le moment, elle se trouvait bien trop affairée à chevaucher le diablotin pour pouvoir redécouvrir l'endroit où elle s'était perdue. Elle était toute dévouée à sa cause, concentrée sur sa seule existence.

    Dans le rêve de Cleo, tout n'était plus que délice des sens, érotisme et corps rouge à la voix capiteuse et entêtante.

    « Oh, toi, ma chérie… Tu aimes jouer, hein ? »

    Elle acquiesça en silence, mais la gourmandise suintait par tous les pores de son être. Les simples paroles du démon l'excitait, la poussant à se déhancher avec plus de force, si tant est qu'un corps aussi évanescent que le sien puisse avoir une quelconque force.

    Du coin de l'oeil, l'apparition capta les mouvements d'une queue serpentine qui vint frapper sa croupe. Son corps se crispa, ce qui poussa son bassin à s'écraser contre celui du démon. La douleur cependant, elle ne la ressentait pas, car la rêveuse ne pouvait qu'imaginer ce qu'un tel contact pouvait procurer. Son inexpérience jouait contre elle, fêlant peut-être la perfection de sa réplique. De même que l'absence de réaction de ses muscles vaginaux. Ses chairs enveloppaient correctement le chibre, l'enserrant à chaque nouvelle poussée mais sans qu'il puisse y sentir un fond contre lequel buter. Chacun de ses passages ne semblait éveiller aucune sensibilité particulière comme si c'était la situation elle-même qui provoquait le plaisir de l'entité et pas son accomplissement.

    Un amateur pouvait se laisser berner par toutes les sensations étranges que l'entité distillait, son plaisir indécemment exposé, livré en pâture, comme un leurre. Mais le démon se laisserait-il abuser aussi facilement ? Le mystère qui entourait la demoiselle s'effritait à chaque seconde, sans qu'elle n'en ait conscience, continuant son rêve comme si tout était vrai.
          
    Même si la queue caudale ne lui avait pas procuré une once des sensations qu'elle aurait ressenti si c'était son véritable corps contre lequel elle avait claquée, le contact arracha un nouveau gémissement à l'entité dont les ongles inexistants s'enfoncèrent un peu dans la peau du diable. Elle simulait bien, on ne pouvait pas lui retirer ça et puis d'un regard, elle enjoignit son partenaire à continuer, sincèrement curieuse de voir quelles surprises il lui réservait encore.
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« Répondre #10 le: Mai 13, 2016, 12:51:42 »

Trop souvent, quand on menait la vie qu’Alastar menait, on s’enfermait dans une certaine routine, monotone et répétitive, comme toute routine se devait de l’être. Trop souvent, les démons de Luxure, ses frères et ses sœurs, manquaient d’imagination. Face à cette créature éthérée, cette projection psychique, Alastar n’était pas juste en train de lui faire l’amour, il jouait avec elle. Convaincu que cette femme, en son for intérieur, pensait être en train de rêver, ce qui le faisait bander n’était pas que sa spectaculaire beauté (car, au demeurant, cette beauté astrale était très superficielle, n’existant que dans son esprit), mais ce que cette femme ressentirait quand il la rejoindrait chez elle. Oh oui, le jeu, Alastar connaissait ça. Elle n’aurait pas pu le séduire autrement, cette sensuelle, qu’en lui glissant qu’elle voulait jouer. Ils allaient jouer, et même danser. Tout ça, ça n’était qu’un prélude.

Au milieu de la pièce, le feu qui crépitait dans l’âtre de la cheminée était à la hauteur de l’excitation fébrile que l’homme ressentait. Quand il fouetta les fesses de la femme, il sentit ses mains se crisper sur son corps, l’esprit se serrer autour de lui, renforçant son emprise sur son corps. Ce qu’il y avait de troublant, c’était la capacité de cette femme à former une projection solide. En fermant les yeux, il avait presque l’impression de coucher avec un véritable corps, avec une femme qui serait réellement là, ses cuisses s’enroulant autour de son mandrin.

« Hmmmm… ! »

Ressentait-elle vraiment la douleur ? Ou s’imaginait-elle la recevoir ? Comme c’était la première fois qu’il baisait avec un esprit, Alastar était forcément un peu perturbé, et entreprit de multiplier les coups de queue, sa queue caudale s’abaissant et se relevant, fouettant ce petit cul, ce qui avait à chaque fois pour effet de rehausser la femme. La porter n’était pas dur, elle ne pesait, pour ainsi dire, rien, et ce fut ainsi que Le Diablotin comprit que tout n’était qu’artifice et simulation. Tout confirmait cette nouvelle théorie qui se construisait progressivement dans sa tête, celle selon laquelle cette silhouette n’était rien de plus qu’un esprit pensant avoir un corps.

« Quand tu te réveilleras ce matin dans tes draps mouillés, ma chérie, tu croiras que tout cela n’est qu’un rêve… Mais ton esprit s’est lié au mien, petit cœur… Sens-toi chanceuse, hmmm… Tu aurais pu atterrir auprès de démons beaucoup moins gentils que moi. »

Intervenir dans ce que les Démons et les Anges appelaient les Plans Intermédiaires, soit ces ensembles de mondes et de réalités situés entre l’Enfer et les Cieux, n’était pas chose aisée. Un démon n’avait pas le droit d’intervenir sans y être invité par un ressortissant des Plans… Mais, quand un esprit venait s’envoyer en l’air avec vous, c’était la plus belle de toutes les invitations possibles.

Alastar crispa sa main sur les cheveux de la femme, et tira sa tête en arrière, de manière à pouvoir approcher sa bouche de ses seins. Les deux douces bosses étaient comme des tisons ardents, et il les lécha, avant de mordiller le téton.

« Je m’occuperai bien de toi, ma chérie, crois-moi… Hmmm… Ouais, t’aimes ça, hein ? Sentir ma queue en toi… »

Il libéra ses seins, et mordilla le creux de son cou, griffant son dos.

« Tu verras… Je te ferais hurler »
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Quand le regard d'une créature magique tombe sur elle, Cleo n'apparaît pas comme une simple humaine : elle est recouverte d'un sceau de la tête au pied, révélant sa nature... d'un autre monde.
« Répondre #11 le: Mai 20, 2016, 03:16:31 »

  • Les coups de queue fouettèrent l'air à plusieurs reprises, s'écrasant inlassablement contre les délicates courbes translucides. Chaque coup décrochait un nouveau soupir à l'entité qui se paraît d'une expression extatique que la rêveuse empruntait à quelques statuaires religieuses. La passion de Sainte Thérèse, entre autre. Les traits tirés, bouche muette indécemment ouverte, regard perdu dans le coton de son monde onirique, elle perdait doucement pied dans l'intensité de son propre rêve.
    Difficile d'expliquer ce que ressentait Cleo pendant que son esprit batifolait avec l'adroit démon. Elle y prenait du plaisir, oui, c'était fort aussi, intense même puisqu'elle flirtait avec lui au bord de la conscience. Ils ne seraient jamais aussi fusionnels qu'à cet instant où son esprit entourait l'homme et le pénétrait d'une certaine manière pour lui transmettre tout des sensations et des pensées impies de la jeune femme ; mais en même temps tout ceci était frustrant. Parce que ce n'était pas dans son corps que le diable s'enfonçait sans peine, parce que ce n'était pas sa peau qu'il maltraitait de son appendice caudal. Parce que son corps restait immaculé dans son lit aux draps de soie et parce que son excitation, si elle continuait à enfler au fur et à mesure des heures s'égrainant, n'exploserait jamais avec si peu de matière. Une simple vision. Un simple rêve.

    Pour autant, la jeune femme n'aurait forcé son réveil pour rien au monde. Elle n'aurait échangé sa place avec aucune autre rêveuse, même si on lui avait promis que le prince charmant lui apporterait son petit déjeuner en dédommagement.
    Un être aussi fantaisiste que ce démon qu'elle inventait n'aurait jamais sa place dans sa réalité. Peut-être même ne le reverrait-elle plus jamais en rêve, ce ne serait pas la première fois que ça lui arriverait, alors elle comptait bien s'abandonner entre ses bras aussi longtemps que durerait son sommeil. Il ne fallait pas en perdre une miette. Avec un souvenir aussi ardent qu'une partie de jambes en l'air démoniaque, elle aurait de quoi se satisfaire pendant des jours et des jours, quand bien même elle le ferait seule.

    « Quand tu te réveilleras ce matin dans tes draps mouillés, ma chérie, tu croiras que tout cela n’est qu’un rêve… Mais ton esprit s’est lié au mien, petit cœur… »

    Les mots s'embrouillèrent, tourbillonnèrent un peu avant que l'endormie les perçoivent. C'était comme s'il suivait le cours de ses pensées et s'amusait à la contredire, à la faire espérer. La voix de l'homme coulait si agréablement sur son esprit qu'elle en frémit, au bord du réveil, ce qui fit vaciller sa projection comme une flamme de bougie exposée au vent.

    "Si seulement..." lui répondit la voix sans corps.

    ...Si seulement il disait vrai. Si seulement il était, elle aurait peut-être pu y croire. Mais elle savait que tout n'était qu'un rêve, une simple création de son imagination. Comment aurait-elle pu penser autrement ?
    D'ordinaire, ses partenaires n'avaient pas conscience de ce qu'elle était, c'était la première fois qu'on la confrontait dans un rêve à sa condition de rêveuse et qu'on lui promettait quelque chose d'autre, quelque chose en dehors de cet espace clos et protégé qu'était son esprit. C'était trop difficile à concevoir pour une humaine endormie. A peine sa voix claire avait-elle raisonné dans l'esprit du démon que la rêveuse avait occulté leur échange, le remplaçant par une brume épaisse d'où perçaient seulement les mots doux et les intonations suaves.

    L'instant d'après, elle perdit de vue le visage de l'homme, sans comprendre qu'il venait de plonger sa main dans la masse informe que formait sa chevelure et qu'il s'y était enfoncé comme dans un nuage de fumée mais qu'au lieu de se dissiper, la matière éthérée s'était refermée autour de sa main pour accompagner son geste sans briser l'illusion. Son corps éthéré suivit le mouvement naturellement, accentuant la courbure de son dos alors qu'elle relâchait une épaule pour chercher le visage perdu.

    Sa petite main aux longs doigts élégants trouva son chemin jusqu'à la nuque du diable et elle l'agrippa avec une fausse appréhension alors qu'il se dirigeait vers sa poitrine. D'instinct, elle savait ce qu'il faisait, elle sentait son souffle brûler son sein avant qu'il ne s'en empare. La présence frémit à nouveau, ses contours se troublant une fraction de seconde avant de se stabiliser. Dans un sursaut de lucidité, Cleo s'était imaginée vivre la même chose pour de vrai, transmettant par la même occasion l'image à l'incube, ce qui parasita sa projection mais décupla son plaisir.

    Quelques gémissements incontrôlables fusèrent alors que la présence se mordait la lèvre, sans opposer la moindre résistance à ce que lui faisait le démon. La main encore agrippée à une épaule se relâcha pour venir s'appuyer sur l'une des cuisses qui la supportait sans mal. Quand l'homme finit par relâcher son cou et que ses griffes s'enfonçaient dans son dos sans vraiment la blesser, créant simplement de petits sillons brumeux sur leur passage, elle acheva son changement de position.

    Elle libéra sa nuque pour appuyer sa main sur l'autre jambe du démon et faisant fi de toute loi de la physique, elle déplia les jambes pour les enrouler autour de sa taille, de sorte à lui offrir une vue imprenable sur son corps gracile. En transparence, il pouvait même voir son sexe se planter en elle.

    Elle n'avait pas vraiment besoin de parler pour lui faire comprendre à quel point elle adorait ce rêve, mais il lui posait la question avec une telle excitation qu'elle se sentit obligée de lui répondre sur le même ton.

    "Ahh, oui... Ta bouche... Ta queue... Ton souffle... Hmm... J'aimerais que ça dure toujours..."

    Elle le regardait droit dans les yeux, le chevauchant avec toute la fierté d'une amazone mais sa déclaration portait l'innocence et la fragilité d'une petite princesse. Elle parlait d'éternité comme le ferait une adolescente qui a tout à apprendre de la vie.
    Mais qui en savait assez pour ralentir le rythme de ses ondulations, désireuse d'offrir à son partenaire un joli spectacle de courbes qui se meuvent lentement autour de lui.

    "Et toi... tu aimes... me voir faire ?"

    Elle le provoquait de nouveau, un sourire narquois sur les lèvres alors qu'elle essayait de garder le rythme le plus lent possible.
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« Répondre #12 le: Mai 21, 2016, 11:56:26 »

Elle ne le croyait pas. Évidemment. Pour elle, ils étaient dans un rêve, et, même si Alastar lui disait qu’elle ne rêvait pas, qu’il n’était pas qu’une créature fantasmagorique, elle ne le croirait pas. Par conséquent, mieux valait ne pas gâcher l’onirisme du moment, et juste se faire l’amour, dans la joie. Alastar, de fait, ne voyait aucun problème à être considéré comme un fantasme, d’autant plus que cette jeune femme ne s’en sortirait pas aussi facilement. Elle était venue le voir, et il était logique que, en retour, il vienne la voir. Ils passeraient ainsi, pour le dire, du rêve à la réalité. Alastar continuait à la prendre, à se satisfaire. Ce moment était une ode au sexe pur, puisqu’il ne couchait pas avec un vrai corps, mais avec une projection astrale, et que cette idée l’excitait furieusement, durcissant sa verge, qui s’enfouissait dans le corps de la femme, s’enfonçant jusqu’à la garde.

Après avoir joué avec ses seins, il continuait à la maintenir, puis se laissa, peu à peu, guider. Alastar était un amant dominateur et brutal, mais il n’était pas machiste. Il vivait en effet dans un clan dirigé par des succubes, et sa grande sœur, Onyxian, prenait un malin plaisir à le fouetter, à le torturer, et à le tourmenter. Il en résultait, en définitive, un Incube assez particulier, qui pouvait jouer tous les rôles. Ainsi, quand la forme éthérée le repoussa, il se laissa faire, et la laissa le chevaucher, Alastar se couchant sur le sol. La silhouette éthérée de la femme lui permettait de prendre des positions assez surnaturelles, mais le démon opta pour une posture plus classique. Son dos atterrit sur le tapis, et il la laissa la femme se dresser au-dessus de lui, trônant sur son corps.

« Hmmm... »

Oui, elle était belle. Magnifique, même. Elle ressemblait à un rêve qui aurait décidé de prendre corps. Elle n’était pas qu’une femme en ce moment, elle était comme une représentation de la femme, du sexe féminin à part entière. Silhouette magnifique, faite de courbes, d’harmonie, comme on concevait le beau sexe. Elle dansait sur lui, silhouette gracieuse et enchanteresse, de ces silhouettes dont on faisait les rêves. Il l’entendait soupirer, d’une voix cristalline, et posa ses mains sur ses hanches, avant de les déplacer encore, les enfonçant davantage, griffant ses fesses, les malaxant. Ce corps semblait comme remuer entre ses doigts. La forme éthérée avait une peau qui était à la fois solide et gazeuse, Alastar ne voyant pas comment la décrire autrement. C’était assez exceptionnel, la première fois qu’il avait le sentiment de coucher avec un courant d’air.

Elle lui demanda s’il aimait le spectacle, et l’Incube ne put que sourire.

« Oui, ma belle... Tu es une vraie nymphe... Qui ensemence les songes... »

Il parlait par à-coups, au gré de ses soupirs. Étant un Incube, et donc doté de magie, il avait fini par comprendre ce qu’elle était. Tout en laissant le plaisir l’envahir, dans sa tête, il cherchait déjà comment la retrouver. Lui aussi, il se voyait bien la visiter pendant la nuit, c’était ce qu’il adorait faire avec les femmes. Il fantasmait déjà à l’idée d’imaginer qu’elle puisse être mariée, s’ennuyer au lit avec son amant, à tel point qu’elle se projetait dans d’autres endroits pour soulager sa frustration. Le Diablotin aimait ce genre de choses, ces rencontres surnaturelles. Là, elle dansait sur lui, et ce n’était qu’un début. C’était comme une promesse sur l’avenir, un défi qu’elle lui faisait. Retrouve-moi et persuade-moi que tu es réel, voilà ce que, à sa manière, cette femme lui disait.

« Vas-y... Danse sur moi, ma chérie... Danse. Un rêve se doit d’être parfait, ou ce n’est pas un rêve. »

Tout en parlant, ses mains continuaient à ponctionner ses fesses, les écartant, les malaxant, les pinçant. Elle ne ressentait pas la douleur sous cette forme, alors il pouvait bien en profiter. Cependant, il était intrigué. Que se passerait-il quand il s’abandonnerait en elle ? Comme il ne couchait pas avec un corps qui existait vraiment, est-ce que le sperme filerait en elle ? Ou est-ce qu’il flotterait dans les airs pour lui retomber dessus ?

Manifestement, et vu son érection, forte et imposante, il aurait bientôt la réponse à cette question.
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Cleo
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Jeune femme pleine de malice et d'une candeur encore toute juvénile, Cleo est assez élancée, dotée d'une peau pâle et d'une crinière cuivrée. Ses yeux sont vert d'eau, mais le droit est voilé et sa prunelle est désaxée : l'oeil est aveugle. 

Illustratrice à la côte en hausse à Seikusu, elle est également passionnée par l'ésotérisme et a développé une magie capable d'éveiller les capacités des pierres précieuses. En parallèle, elle rêve, des rêves criant de vérité qui lui dévoilent des êtres et des paysages fantastiques.

Quand le regard d'une créature magique tombe sur elle, Cleo n'apparaît pas comme une simple humaine : elle est recouverte d'un sceau de la tête au pied, révélant sa nature... d'un autre monde.
« Répondre #13 le: Mai 22, 2016, 03:22:28 »

  • Oh quelle joie de le voir céder à son caprice. Il s'allongeait, sans s'offusquer de l'air arrogant dont elle s'était revêtue, pour la laisser profiter de son éphémère puissance. Elle aurait pu en profiter pour se montrer franchement dominatrice, pour griffer la peau rouge jusqu'au sang et voir quelle couleur fantastique jaillirait des écorchures, mais elle n'en fit rien. Ce n'était pas son genre. Pas cette fois, pas dans ce rêve-là. Comme animée par l'envie de préserver son amant, sa création pensait-elle, elle ne le couvrait que de caresses plus délicates les unes que les autres.

    Du bout des doigts ou à pleine main, elle palpait le corps du démon comme une aveugle cherchant à se le représenter. Ses cuisses musculeuses qui se détendirent quand il s'allongea, la peau qui s'affinait sur le bas du ventre, les courbes plus sèches du torse quand elle remontait vers les pectoraux. Chaque passage lui permettait de graver de nouveaux détails dans sa tête. Mais ce qu'elle sentait le mieux restait ce qui se passait entre ses cuisses. Il y avait fort à parier qu'elle aurait pu, si elle l'avait souhaité, redessiner le chibre et les bourses du démon avec une précision qui n'aurait à envier aux maîtres de l'hyperréalisme.

    Quelque part, ça l'amusait, ça aussi. Mais dans le fond, ce n'était pas étonnant. C'était autour de cette partie qu'était concentré son esprit, quoi de plus normal que de le connaître mieux que tout le reste. D'autant plus maintenant que son amant ne la tenait plus que par les hanches, elle profitait à loisir de la verge caressant ses sens, chatouillant ses pulsions avec une certaine force.

    Un petit rire lui échappa quand il glissa de nouveau jusqu'à ses fesses. Elle lui avait demandé de jouer avec elle, or à son enthousiasme le contrat semblait rempli. Elle jouait elle aussi, insouciante et joyeuse, à avaler dans ses entrailles le membre gonflé. Aux soupirs du démon, elle devinait que la fin était proche et elle redoubla d'ardeur dans sa chevauchée. A travers son aise et son amusement, il pouvait sentir son avidité se renforcer. Elle avait beau savoir que l'orgasme lui serait interdit, elle n'en était pas moins désireuse de mener l'acte à son terme, de sentir la jouissance de son partenaire, de recevoir le fruit de leurs ébats.

    Ses soupirs se muèrent en gémissements langoureux.

    "Viens. Viens vite..." suppliait la voix.

    Vite, avant que la nuit ne s'achève, avant que le réveil ne...


    BIP. BIP. BIP. BIP.

    Tout disparut. La silhouette éthérée se décomposa aussi vite qu'elle était apparue. L'homme qu'elle chevauchait fut remplacé par un étrange vide l'instant qui précéda le réveil de Cleo. Dans ce court morceau de temps, elle aurait juré qu'il était vraiment en elle. Mais l'instant d'après, elle était la tête sur l'oreiller, émergeant d'un rêve qui s'était achevé trop tôt au son strident de l'alarme de son réveil. Pendant quelques minutes, elle resta sans bouger, les yeux clos, à essayer de se rendormir, de finir son rêve, mais rien n'y fit. Le bip bip incessant lui vrillait les oreilles et l'empêchait de penser à autre chose.

    Il n'y eut jamais plus de haine dans son geste que lorsqu'elle aplatit sa paume sur le réveil pour le faire taire. Le geste fut accompagné d'un grognement et de petits gémissements plaintifs.

    *Laissez-moi y retourner... Encore dix minutes...*

    Mais supplier en silence ne servait à rien. Elle avait beau être encore groggy de la veille, elle ne parvenait pas à replonger dans le sommeil. Son corps l'en empêchait. Son ventre bouillonnait, le moindre de ses gestes lui rappelait à quel point son rêve avait pu être excitant. Il lui suffisait de contracter ses muscles pour sentir son clitoris pulser violemment entre ses jambes. Par ailleurs, après avoir écarté un peu le brouillard du réveil, elle se mit à frisonner. Sa nuque était trempée de sueur, comme tout son corps.

    Au prix d'un ultime effort, elle se faufila sous ses draps pour se garder au chaud et dut bien se résoudre à se finir seule. Compte tenu de son état, la chose fut aisée, quelques coups de doigts et elle s'offrait le bouquet final. Son corps se détendit et elle acheva de se réveiller. Mais la frustration, elle, ne la quitta pas...

    Ni quand elle prit une douche brûlante, ni quand elle enfila des vêtements, ni quand elle se mit au travail avec une tasse de thé. La journée pouvait bien passer, son corps pouvait bien s'être calmé, elle ne cessait de penser à cette peau rouge et chaude qu'elle avait quitté trop tôt.
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« Répondre #14 le: Mai 23, 2016, 07:47:51 »

Ses doigts caressèrent les draps, et il esquissa un léger sourire, en la reconnaissant. C’était bien elle, sa signature, son empreinte. Ses doigts remontèrent le long de la couverture, jusqu’à caresser l’oreiller. Elle avait dormi là la nuit, et, ce qu’il sentait surtout, comme une forte odeur de vin, c’était cette frustration, qui imprégnait l’air. Une frustration palpable pour lui, l’excitant. Il n’était pas dans le même état qu’hier, quand la silhouette éthérée s’était volatilisée, lui volant son orgasme de peu. Il en avait réveillé Morri, la prenant dans son sommeil, ce qui, fort heureusement, n’était pas pour déranger la succube, habituée aux érections surprises de son diable de frère. Mais, cette fois, même elle reconnaissait qu’il avait eu une solide trique,. Il l’avait baisé contre le lit, dans le dos de la femme, une main sur ses cheveux, en grognant et en soupirant. Frustrer un Incube, c’était de l’insolence pure.

Alastar l’avait pisté, grâce à son odeur, comme une sorte de chien, qui filait le désir. Il avait commencé par utiliser sa magie pour repérer la silhouette astrale qui s’était présentée à lui, et pouvoir retracer son origine. Cette étape préliminaire l’avait amené à Seikusu, cette ville magique où Alastar avait de nombreuses amantes, essentiellement des personnes qui gravitaient autour du lycée Mishima. Seikusu était comme une ville entière dédiée au sexe et à la luxure, avec pour épicentre le lycée Mishima. Le Diablotin n’était jamais déçu de ce qu’il y rencontrait. Et là, alors qu’il se promenait dans la ville, il avait poursuivi cette femme, ressentant sa présence.

Le Diablotin s’était rendu chez elle pendant qu’elle était occupée à travailler, et inspectait les lieux. Il était à la fois heureux et déçu de n’y sentir aucune trace masculine. Lei lit ne comprenait que la seule présence de sa mystérieuse amante, une aura douce, parfaite, empreinte de sensualité et de charme, comme se devait de l’être une femme. Alastar reniflait tout ça, et, en repensant à ce qu’elle lui avait fait cette nuit, il réalisa qu’il avait une érection. Il se coucha sur le lit de la femme, se frottant lentement contre ses draps, ses lèvres caressant son oreiller.

« Hmmm... Je te sens, ma chérie. »

Elle s’appelait Cleo, et, à voir la décoration de son appartement, elle travaillait dans le monde du dessin. L’appartement, lui, se situait dans un immeuble, et, en se rendant auprès d’autres personnes, Alastar apprit que la bailleresse de Cléo était une société d’édition spécialisée dans le manga. Il apprit toutes ces informations auprès de la gardienne des lieux, en la prenant dans le salon. Elle, elle était mariée, et ce fut d’autant plus plaisant de la voir succomber à ses charmes. Pour le malheur de ces femmes, Alastar était frustré, frustré par cette Cleo, et ceci avait pour conséquence de renforcer les aphrodisiaques que son corps émettait. Contrairement à une idée reçue, les femmes y étaient autant sensibles que les hommes.

Alastar, une fois ces informations en poche, ressortit dehors, et rejoignit la maison d’édition en question. Étant un Incube, il était doté de magie, notamment de polymorphisme, et changea donc de forme, prenant celle d’un homme à lunettes, rangeant ses cornes, sa queue, et se dotant d’une peau beige. Il se rendit vers la société d’édition, située à un étage d’un grand immeuble, et y pénétra.

Il y avait beaucoup de monde. Alastar se déplaça lentement. Il portait une chemise à manches courtes et un jean, et s’avança le long des bureaux, jusqu’à la voir. Sa belle nymphe. Impossible de ne pas la louper, elle était comme une étoile baignant dans un nuage d’obscurité et de profondeur.

*Aussi belle que ce que je pensais...*

Alastar la mémorisa un peu, puis retourna ensuite chez elle, alors que le soir tombait. Il reprit sa forme normale, mais se dissimula aussi. Elle était entrée chez lui sans prévenir, il était normal qu’il fasse pareil.

Tout ce qu’il attendait, c’était qu’elle revienne de sa maison, et qu’il l’observe un peu, avant de choisir le meilleur moment où se révéler à elle...
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DC d’Alice Korvander.

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