banniere
 
  Nouvelles:
Le Staff est toujours à la recherche de nouvelles recrues pour différents projets, comme la Gazette ou la promotion du forum !

Pour plus d'informations, c'est par ici !

Liens utiles: Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Cacher les avatars

Le Grand Jeu - Forum RPG

Bad langage Discrimination Drugs Sex Violence Gambling

Bonjour et bienvenue.

Ce forum présente des oeuvres littéraires au caractère explicite et/ou sensible. Pour ces raisons, il s'adresse à un public averti et est déconseillé aux moins de 18 ans. En consultant ce site, vous certifiez ne pas être choqué par la nature de son contenu et vous assumez l'entière responsabilité de votre navigation.

Bonne visite ! :)

Pages: [1] 2
  Imprimer  
Auteur Sujet: [ABANDONNÉ] Welcome To Pleasant Hill ! [PV]  (Lu 3621 fois)
Princesse Alice Korvander
Serial-posteur
Administrateur
-
*****
Messages: 7937

avatar


Voir le profil
Fiche
Description
"Hear me Roar !"
« le: Mars 27, 2016, 09:32:39 »


I'm tickled pink,
That things are rosy,
And skies are blue once again.

La musique défilait agréablement depuis la radio, et la jeune femme, Dominique Palmetti, l’écoutait tout en enfilant son uniforme bleu. Elle venait de sortir de la douche, et jeta un bref regard vers le radio-réveil. 7h45. Encore un peu, et elle serait en retard pour sa ronde ! Dominique avait encore un peu traîné dans le lit, et elle ne voulait pas rater, et ce sous aucun prétexte, les bagels de Monsieur Cocker.

*Il va falloir que j’apprenne à ne plus traîner au lit, moi !*

Let the bygones go bye-bye !
No more will I sigh or cry.

Elle enfila, l’un après l’autre, les boutons de sa chemise bleue. Elle l’avait repassé hier, et elle lui allait très bien, comme à chaque fois. La femme noua le dernier bouton, puis attrapa sa cravate. C’était un bon moyen d’atténuer un peu la taille très agréable de sa poitrine. Dominique n’était pas née en Italie pour rien, après tout, et ses formes faisaient d’elle le fantasme typique des Américains sur les Européennes, sa peau bronzée renforçant cette impression.

Et la radio, elle, continuait à chanter :

I'm tickled pink,
The moon is yellow,
And I'm your fellow tonight.

Dominique hochait lentement la tête en finissant d’enfiler la cravate. Dugan, le shérif, était assez clair là-dessus. Ce n’était pas nécessaire pour les femmes, mais, étant le plus jeune membre de l’équipe du shérif, Dominique savait qu’elle devait faire ses preuves. Elle était la « cadette », celle à qui on ne refusait rien, parce que son sourire était magique, mais elle, elle ne voulait pas qu’on la prenne pour une gamine, justement. Elle était assermentée, elle avait eu tous les diplômes nécessaires. Dugan le savait, mais, comme il le disait lui-même avec philosophie, sa tasse de café chaud à la main, la beauté était un argument canonique imparable… Et Dominique était belle.

Si belle qu’elle avait gagné, il y a des années, le concours de Miss Pleasant, alors qu’elle était au lycée. On avait encore les photos d’elle, avec un grand sourire ravi, tandis qu’on l’applaudissait fiévreusement, et que les journalistes la photographiaient, dans le gymnase de l’école.

Soon we'll greet that red-letter day !
When I will pop the question,
And you say, "Ok !"
Say then we'll be married in the month of May !

Elle ajusta finalement son nœud de cravate, et s’inspecta dans le miroir, avant de sourire. Elle s’était mise juste une touche de maquillage, trois fois rien, car sa mère lui avait dit que ce genre de trucs, ça vous ruinait la peau. Elle se mettait surtout un léger rouge à lèvres, ainsi qu’un peu d’ombre à hauteur des paupières. S’estimant prête, elle enfila sa casquette, puis soupira lentement.

*Allez, Dom’, au boulot !*

Elle attrapa son téléphone portable, et avertit Dugan qu’elle commençait sa ronde.

Le temps qu’elle rejoigne sa voiture, Jack Shaindlin avait fini de chanter son I’m Tickled Pink, et elle démarra, quittant le quartier résidentiel, toutes vitres ouvertes en cette belle période estivale. Le ciel était d’un bleu magnifique, avec quelques légers nuages, et elle avança lentement, longeant les trottoirs, ses yeux disparaissant derrière des lunettes de soleil Ray-Ban, voyant les enfants marcher le long des trottoirs.

« Bonjour, Madame Palmetti !
 -  Bonjour, Madame-la-Policière !
 -  Salut, les enfants ! Le chien de Tom ne fait plus de bruit la nuit, j’espère ?
 -  Nan, c’est bon ! Merci, Madame Palmetti !
 -  Inutile de me remercier, les enfants, je ne fais que mon job ! Passez une bonne journée ! »

Elle accéléra un peu, afin de rejoindre le centre-ville.

Là où il y avait l’église. Le révérend, Thomas Goodwin, était en train de recevoir sa nouvelle cargaison de cierges. Elle s’approcha lentement, tandis que, depuis la radio, retransmise depuis les multiples hauts-parleurs, la radio locale se mettait à parler.

« Debout les campeurs et haut-les-cœurs, n’oubliez pas vos lunettes parce que ça chauffe aujourd’hui ! Ça chauffe fort, et on est pas à Miami ici, c’est moi qui vous le dis… Alors, autant vous dire que, après les cous et le boulot, j’vous attends tous à Lake Hill, parce que, et croyez-moi, on va suer aujourd’hui ! La météo et les grands astres sont formels ; aujourd’hui, c’est jour de canicule ! Canicule, vous avez dit canicule ? Ohlàlà, quelle horreur ! Mais, hey, de quoi vous plaignez-vous ? Vous êtes pas comme le vieux Murray, dans sa tour, à vous parler du temps qu’il fait ! »

Dominique se rapprocha du square central, où tout le monde souriait et se saluait.


Et, pendant ce temps, Murray poursuivait :

« Alors, les amis, laissez-moi vous dire que Stuart, notre boucher, reçoit aujourd’hui tout un arrivage de saucisses et de côtes de porc venant des frères Thawne. C’est l’heure des barbecues, c’est moi qui vous le dis, alors, p’tit message de prévention oblige, gare aux incendies de barbecue, allez pas vous ruiner la pelouse ! »

Dominique se rapprocha de la station-service Exxon, et salua de la main Lionel Thompson, le pompiste.

« Bonjour, M’dame. Voilà mon rayon-de-soleil qui débarque ! Vous voulez que je vous fasse le plein ?
 -  Ça aurait été avec plaisir, Monsieur Thompson, mais le ventre de la bête est plein !
 -  Vous me fendez le cœur ! »

Un sourire amusé traversa les lèvres de la femme, qui se gara ensuite devant le Rosie's Diner, allant sur le parking à côté. Elle en sortit, coupant le moteur de sa voiture, laissa les vitres ouvertes, puis ouvrit la porte.

« Si vous avez pas encore choisi vos costumes, Messieurs, pensez à y aller ! Madame Kingsley a reçu de nouveaux costumes, et vous propose une remise de 33% sur la plupart de ses articles ! Et, comme vous le savez, la Fête du Cerf est dans deux semaines. Alors, et je me répète encore, mais, vous savez comment on est à mon âge, on caquète et on répète beaucoup, mais l’école organise des cours de danse. Autant vous dire que, face à la gent féminine si agréable de Pleasant Hill, il est intolérable de ne pas savoir danser ! »

Dominique fila vers le comptoir.

« Je vous offre votre bagel, Madame Palmetti ? demanda Jarvis, le vendeur.
 -  Avec plaisir, Jarvis, mais n’allez pas moudre le grain de l’opposition municipale, je vous paierai.
 -  Allons, allons, un sourire de votre part me ravit amplement, ça vaut tous les dollars du monde ! »

Dominique ne put s’empêcher de rire.

« Et vous venez de rire ! Ah, j’vous offre même le café, tiens ! »

Dominique sourit encore, puis se tourna vers Dugan, qui était là, assis face au comptoir, buvant son café en lisant le journal, lissant sa moustache rousse, son chapeau melon posé à côté de lui.

« Oh, tu es ravissante aujourd’hui, Dominique… Tu as un rendez-vous galant ?
 -  Oh, pensez donc ! L’idée de rester la célibataire la plus séduisante de Pleasant Hill n’est pas pour me déplaire.
 -  Hum… C’est un bon argument. Honnêtement, si j’avais vingt ans de moins, et autant en kilos, je me serais bien laissé tenter.
 -  Oh, Shérif, voyons ! »

Murray poursuivit, de son côté, la radio défilant depuis des hauts-parleurs dans le diner :

« Mais, mais, je m’emballe, ah, excusez-moi, la vieillesse, vous savez ce que c’est ! Et puis, comme je suis d’humeur généreuse, et qu’il fait très beau, je pense qu’il est temps de laisser la parole à ce bon vieux Frank. Il a fait l’Amérique, après tout, et j’interdis quiconque de dire le contraire. Alors, sur ce, les enfants, rappelez-vous de ce que nous dit le Maire Hill… Pleasant Hill, une ville que vous n’avez jamais envie de quitter ! »

Sur ce, les accents de musique introduisirent Beyond The Sea, de Frank Sinatra.

Somewhere beyond the sea
Somewhere waitin' for me
My lover stands on golden sand
And watches the ships that go sailin'

Dugan reposa sa tasse, et tourna la tête vers Dominique.

« Nous avons un nouveau membre dans notre communauté, Dominique.
 -  Je sais.
 -  Elle sera paniquée, je compte sur vous pour la calmer. Au cas où, vous savez ce qu’il vous reste à faire.
 -  Il n’y a pas de problème, Shérif, je connais la procédure. »

La jeune femme laissa planer quelques secondes, avant de reprendre :

« Tout se passera bien. Après tout, Pleasant Hill n’est-elle pas la plus belle et la plus paisible ville du monde ? »
« Dernière édition: Octobre 17, 2017, 10:47:04 par Princesse Alice Korvander » Journalisée


Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

Pour une demande de RP, je vous encourage, soit à poster sur le topic susmentionné, soit à envoyer un MP sur mon compte principal, soit celui-ci.

Complément de script : La Saga De La Tour Sombre
Solace Belletyn
Dieu
-

Messages: 355

avatar

Don't go screaming if I blow you with a bang. ♥


Voir le profil
Fiche
Description
Fille de Lyssa et Dionysos, déesse de son état, associée à la frénésie, la rage, la folie, l'alcool, les drogues. 

Solace et n'a pris connaissance de sa nature que bien plus tard, continuant à se considérer comme une humaine malgré son mode de vie (et un culte naissant autour de sa personne).
« Répondre #1 le: Mars 28, 2016, 02:13:14 »

La journée avait commencé avec le délicat fumet du pain et des pâtisseries cuisant dans le four. Maya avait presque peiné à se tirer du lit mais ses efforts avec été récompensé par la saveur étourdissante des mets préparés par la voisine, odeur qui s'était infiltré par la fenêtre entrouverte. Sans rechigné, elle s'était levée, s'étirant avant de se préparer. Le boulot l'attendait ! La veille s'était achevée, comme d'habitude, par la récolte des paquets à livrer le lendemain. Ceux-ci dormaient dans les sacoches qui étaient l'outil essentiel de tout livreurs de la petite boîte pour laquelle Maya travaillait. Une fois habillée, elle se dirigea vers le garage ouvrant avec grands bruits la porte métallique qui lui barrait l’accès vers l'extérieur.

Elle agrippa le cadre du vélo pour l'extirper du garage bien rangé. Une fois dans l'allée, la jeune femme vérifia le contenu de ses sacoches avant de les attacher derrière sa selle. Elles étaient taillées dans un cuir épais, frappées du rutilant logo de la compagnie Mercure. Celui-ci luisait sous le soleil qui enveloppait la monture métallique. La jeune femme sortit, traînant derrière elle son véhicule.

Cheveux grissonnant, laisse au poing, paquets pleins les bras, Mme Callaghan lui avait adressé un geste amical de la main, ne tardant pas à venir la rejoindre. L'échange fut bref. Tout allait bien et même parfaitement ! Les recettes soigneusement calligraphiés sur de petits cartons avaient été accepté par le journal local. On les publierait aujourd'hui même, c'était inespéré !

Elle s'était attelée aux fourneaux dés l'aube afin de déposer, en guise de remerciements, des paniers garnis des petits trésors sucrés dont on raffolait tant. Avec un clin d’œil, la vieille femme tendit une petite boîte fermé par un ruban. Cela serait leur petit secret ! Après tout ce cadeau convoité pourrait attiré la jalousie de quelques personnes laissé à l'écart de la frénésie de présents qui prenait de temps en temps sa généreuse voisine. Après une pluie de remerciements, Maya fila vers le vélo qui reposait sur la porte du garage, l'empoignant avant de se lancer sur route. 

Une brise fraîche vint caresser son visage. Elle ferma quelques secondes les yeux, après s'être assurer de la sécurité qui couvrirait cet acte quelque peu imprudent, avant de les rouvrir. Elle pédalait avec fougue vers sa première destination de la journée. De temps en temps, la livreuse ralentissait, adressant un petit signe aux visages connus ou inconnus mais... rare étaient ceux dans le dernier cas. C'était Pleasant Hill après tout. La chaleur de cette ville si agréable incitait à inscrire dans sa mémoire les identités de ses concitoyens. Et avec un boulot pareil Maya connaissait presque tout de leurs existences. Joey, le barbier, avait quelques problèmes de dos qui l'avait incité à prendre un nouvel apprenti sous son aile, Missy, la confiseuse, avait perdu son chat, vite retrouvé par le gamin des Samuels. Teodore, le chauffeur de taxi, prenait toujours trois sucres dans son café, non sans hésité avant de laisser tomber le deuxième. Tant pis pour son régime !

Une musique vive égrenait quelques notes graves dans les air, se rapprochant au fur et à mesure que la voiture avançait vers la jeune femme qui mit pied à terre afin d'adresser un petit salut à l'homme au volant. Celui-ci s'était levé aux aurores pour montrer le mégaphone sur le véhicule, il n'avait, bien entendu, attendu que bien plus tard avant de commencer sa tournée.

C'était un avant goût du show que sa salle de spectacle proposait. Il offrait aux oreilles de tous les agréables mélodies des temps passés et on se pressait pour venir assister, avec gratitude, à ce qu'il organisait dans l'ancien cinéma qu'il avait reconverti quelques mois plus tôt. « Un paquet pour toi mon beau sacripan ! » lui lança d'elle, laissant son vélo appuyé sur un lampadaire. Elle avait sortit de l'une de ses sacoches un paquet soigneusement emballé, qu'elle tendit au jeune homme. Il avait arrêté la voiture et le moteur continuait à ronronner alors qu'il adressait à peine un regard au colis, se contentant d'apprécier la vue de la livreuse.

« Tu viendras te produire chez moi j'espère ? » lui adressa-t-il avec un sourire ravageur. Les joues chauffèrent. Son talent pour le piano et le chant n'était pas passé inaperçu. C'était tout à fait normal à vrai dire. C'était Pleasant Hill qui lui avait fait découvrir ces dons. Timidement, elle avait osé se produire en public et l'on avait tout de suite accroché. « Peut-être... » dit-elle avant de reprendre son vélo, laissant en suspens l'invitation. Il savait pertinemment qu'elle ne la refuserait pas à vrai dire. Sifflotant joyeusement dans les airs, Maya repartit alors que la musique reprenait derrière elle.

**

Sa prochaine étape était le Rosie's Dinner. Tout le monde venait y déguster les spécialités de la femme qui tenaient l'endroit. Et pourtant... un regard d'envie fit étincelé les yeux de la propriétaire lorsqu'elle vit entre les mains de Maya la petite boîte de Mme Callaghan. La jeune femme lui offrit un des gâteaux encore tièdes, que celle-ci s'empressa de déguster. Elle pouvait faire confiance à Rosie. Personne ne pourrait se méfier de cette femme que l'on voyait un peu comme une mère. Elle était généreuse et gentille... l'un des piliers de Pleasant Hill. « Une autre tasse mon chou ? » s'exclama la serveuse, armée d'une cafetière fumante. Elle refusa la proposition, se levant après avoir vu l'heure qu'affichait l'horloge du restaurant.  « Je vais être en retard... à cet après-midi Rosie ! » lança-t-elle après avoir déposé le compte ainsi qu'un généreux pourboire sur la table.

Elle sortit en trombes du Dinner et fut accueillie par la chaleur douce du soleil. Oui, la journée promettait d'être particulièrement belle.
Journalisée

All I care about is sex and violence
A heavy bass line is my kind of silence
Everybody says that I gotta get a grip
But I let sanity give me the slip.
Vanessa White
Humain(e)
-

Messages: 1052

avatar


Voir le profil
Fiche
Description
Agente du S.H.I.E.L.D
« Répondre #2 le: Mars 28, 2016, 04:06:11 »

Autrefois, j’étais une femme normale. Autrefois … J’étais tout ce que le monde voyait au travers sa fenêtre. Une vie parmi tant d’autres. Un élément de ce décor, parmi bien d’autres éléments. J’appartenais à ce qui n’existe pas. Quelle vie, me diriez-vous. Tout le monde ressent donc cela ? C’était une question que je m’étais beaucoup de fois posé. Une question que je posais … Trop de fois. Il fallait agir, à un moment donné. Ils me disaient d’agir. Ils me hantaient. Mes propres créations me parlaient. Elles me susurraient des vérités dont je n’aurai jamais soupçonné l’existence ! Elles étaient savantes. Car, après tout, elles représentaient des savantes. Mes créations étaient une version améliorée de ces personnes ! Une version idéale, parfaite, pure … Dans la plus belle des formes.

Mes peintures. Mes chères peintures … Mes enfants. Elles qui sont si belles, si pures. Elles sont la magnificence de ce qu’il y a de plus magnifique en ce monde. Toutefois, il n’y avait pas beaucoup de gens pour les comprendre. Peu de personnes, suffisamment intelligente et sensible artistiquement, pour prendre conscience de leur véritable valeur. Mes œuvres étaient … Trop sophistiques pour ces esprits. Personne ne les comprenait. Personne ne pouvait les comprendre. Tous ces gens étaient … Incultes. Stupides. Bêtes. Je n’ai eu aucun regret à le leur faire remarquer. La culture doit toujours prévaloir, autant que l’estime artistique. Si personne d’entre eux ne pouvaient me comprendre … Alors, ils n’en valaient pas la peine.

Tout aurait pu si bien continuer, si, je n’avais pas disparu. Oui, disparu. On m’a enlevé. Fait disparaitre, vers un lieu que je ne connais point. Mais qui, pourtant, m’a paru si familier en me réveillant. Etais-je la même ? Où étaient passés … Mes œuvres ? Mon atelier ? C’était si étrange mais si … Normal, à la fois. Cette période fut des plus intéressantes, malgré tout. Je découvris une toute autre facette de ma personne, et de la vie. Une facette qui me permit, après, d’améliorer mon art ! De lui donner une touche de réalisme en plus. Je vais y revenir, sur cette période si étrange mais qui, me fut bien utile …


* * *

Ses yeux se rouvrirent subitement. Son cœur palpita fort dans sa poitrine, alors que ses doigts se mirent à se crisper, de leur plein gré, contre l’herbe. L’air était doux, et le soleil l’aveuglait complètement. On aurait dit qu’elle était allongée au sol, comme si elle avait subitement décidé de faire une sieste dans l’herbe fraiche. Son dos finit par se redresser lentement, alors que sa tête lui faisait étrangement mal. Un mal de crâne pas forcément sévère, mais qui était bien présent. Pendant sa sieste, elle avait fait … Un cauchemar. Un méchant cauchemar qui était la cause de son rythme cardiaque rapide. Elle s’était réveillée en sursaut suite à cela, et se découvrait au milieu d’une forêt. Sa tête se balança à droite et à gauche, cherchant … Tout et rien. À vrai dire … Elle ne savait même pas ce qu’elle faisait là.

Encore dans les vapes, son esprit tentait de la remettre d’aplomb. Lentement, mais surement. La jeune fille finit par se relever, difficilement, tentant de ne pas manquer d’équilibre. Sa vue était trouble mais se rétablissait petit à petit. Quelle sieste ! Et quel cauchemar … Elle ne savait rien. Ni où elle était, ni pourquoi était-elle là … Ni qui était-elle. Une amnésie. Une perte de mémoire dont elle n’avait même pas conscience. « Hrrm … » Grogna-t-elle, se tenant contre un arbre. Le climat était estival, et visiblement, c’était une belle journée. Mais … Pourquoi ne se souvenait-elle de rien ? Finalement, elle se décida à se concentrer et à faire quelques pas. Son air d’adolescente paumée refit surface à ce moment-là, où elle se mit à errer dans les bois.

Du moins, jusqu’à ce qu’elle ne tombe sur quelqu’un. Une femme. Ses yeux se posèrent sur elle à la seconde où elle l’aperçut. Ne sachant même pas pourquoi, elle fut prise d’une étrange sensation ; la peur. Instinctivement, la jeune ado tenta de se cacher derrière un arbre mais, visiblement, l’inconnue l’avait déjà aperçu. Et elle venait même s’approcher de la pauvre adolescente qui semblait apeurée … « Qui êtes-vous … ? » Dit-elle de sa timide voix, qui était pourtant incroyablement douce et profonde.
Journalisée

Compte principal.

Pour voir la liste complète de mes comptes, cliquez ici-même !
Losgar
Distributeur de popcorn
Créature
-

Messages: 373

avatar

Orgueil et fierté


Voir le profil
Fiche
Description
Ancien prince d'un peuple désormais éteint, Losgar est le dernier survivant d'une planète réduite à l'état de rocher stérile. Le ténébreux mène désormais une vie de mercenariat, d'aventurier, de vagabond ... qu'importe, du moment qu'il gagne son lot de dangers, de plaisirs et de passion.
« Répondre #3 le: Mars 29, 2016, 08:57:24 »

Avec délicatesse, la main vint survoler le clavier de lait et de jais, entamant une sorte de dance langoureuse au-dessus du piano. Les doigts agiles et souples caressèrent les touches d’ivoire, les effleurant avec douceur sans pour autant les presser pour les faire chanter. Les doigts les cajolaient, éprouvaient leurs surfaces lisses et froides, les préparant à un délicieux bal musical que l’homme allait orchestrer.

Les secondes passaient à mesure qu’il répétait le même manège, lui l’homme élégamment vêtu, au visage souriant et n’ayant rien à envier aux hommes les plus beaux du pays. Dans la fleur de l’âge si l’on peut dire ainsi, il était d’une stature impeccable et se tenait droit comme un i sur sa chaise roulante, fredonnant entre ses lèvres souriantes un refrain dont seul son esprit s’enivrait de sa mélodie. 

Puis ses mains s’abattirent tel le vol gracieux d’un cygne survolant un lac glacé, s’élançant sur le clavier et entamant alors une musique douce et envoûtante. Le clair de lune de Debussy, un classique qu’il écoutait souvent la nuit pour se détendre l’esprit après une longue journée bien chargée. La musique résonnait sous sa volonté, commandée par les mouvements rapides et fluides des doigts experts qui parcouraient l’instrument avec une aisance maîtrisée. Il s’immergeait dans ce son mélodieux, ne faisait plus qu’un avec. Il était la musique.

Puis vint la dernière note, qui flotta dans les airs comme un papillon suivant tardivement ses camarades déjà partis pour leur long périple. Fin. Un silence délicat s’installa.

Puis les applaudissements fusèrent de toute part, cacophonie humaine de claquements sonores inondant la salle d’études musicales du conservatoire d’un tremblement fébrile. Les élèves se levèrent à l’unisson pour exprimer leur admiration. Ils étaient éblouis par la douceur divine dont faisait preuve leur professeur quand il jouait au piano. C’était comme si il se transcendait en musique et faisait parler son cœur et son âme dans chaque morceau qu’il jouait. Un véritable charme.

« _ Monsieur Jager, c’était absolument merveilleux ! »

Howard Jager se releva avec une prestance naturelle et plia l’échine en remerciement devant les applaudissements enthousiastes de ses élèves. Dévoilant un sourire éclatant, il passa ses doigts entre les mèches de ses cheveux noirs d’encre. Howard était un beau éphèbe qui ravissait les yeux de la gente féminine. Elégant, poli, cultivé, talentueux et d’un romantisme ardent, il faisait fondre les cœurs par ses paroles douces et parsemées de vers de poésie à l’eau de rose. Il était très apprécié des gens à Pleasant Hill, car c’était un homme de bon goût et surtout de bonne compagnie. On appréciait beaucoup lui parler sur des sujets divers, l’écouter jouer avec passion des classiques de Mozart, Beethoven, Bach et bien d’autres prodiges. On s’amusait aussi à taquiner son côté dragueur qui n’échappait à personne, et les jolies filles de la ville pouvaient affirmer qu’il avait toujours lancé quelques propos délicieusement charmants durant ses conversations. Un serviable gentleman doublé d’une captivante personnalité.

« _ À présent mes chers amis, il est temps de nous quitter. Nous passerons la séance prochaine sur le parcours professionnel de Tchaikovsky aux USA et comment il découvrit ainsi l’instrument qui allait jouer un rôle clé dans la Symphonie de Casse-noisettes. D’ici là, révisez bien la page 32 et 33 du manuel pratique en prévision pour une potentielle dictée mélodique. Bonne journée ! »

Et c’est ainsi que le professeur et sa classe quittèrent finalement l’établissement, libérés ainsi dans l’air chaud et agréable de la magnifique ville. Se tenant les côtes d’un air jovial, il respira profondément l’air pur qui l’environnait. La journée était tout simplement magnifique. Comme toujours à Pleasant Hill.

Howard se dirigea d’un pas tranquille en direction de sa demeure, prenant son temps. Il fredonnait allègrement une des chansons de Louis Armstrong , la très célèbre What a Wonderful World.

♪I see trees of green, red roses too
I see them bloom for me and you
And I think to myself what a wonderful world.♫

Il salua au passage certaines connaissances qu’il rencontrait en chemin. Et par certaines connaissances, on voulait dire presque tout le monde ! Howard était de ces personnes incontournables dans la ville, qui s’était forgé une solide réputation et dont on parlait de lui dans les cafés et les restaurants avec toujours une pointe d’amusement et de plaisir.

On se demandait d’ailleurs comment un si jeune homme aussi séduisant et cultivé n’avait pas encore tenté de lier sa vie avec une autre. Certains affirmaient qu’il cherchait l’âme sœur, d’autres plus joueurs s’accordaient à dire qu’il jouissait de son statut de célibataire avec malice, faisant son dandy à la Casanova. Personne ne savait vraiment pourquoi, du coup les histoires se multipliaient et prenaient même parfois des tournures comiques.

♪I see skies of blue and clouds of white
The bright blessed day, the dark sacred night
And I think to myself what a wonderful world.♫

Ahhh , quelle belle journée ! Le cœur battant de bonheur et l'âme en amour, il se sentait plus vivant que jamais ! Et il était bien décidé à faire durer le plaisir.
Journalisée
Victor Zsasz
Humain(e)
-

Messages: 4



Voir le profil
Fiche
« Répondre #4 le: Mars 31, 2016, 06:36:32 »

L’eaux chaude coulait sur son corps pendant qu’une bonne odeur de pancake se rependait dans la maison.  Lewis Mcaaron, reconnu partout dans Pleasant Hill pour ces talents de mécanicien et son apparence bien différente des gens normaux,  vivait une vie bien semble mais qui lui apportait tout le bonheur du monde.  Marier depuis maintenant deux ans à sa magnifique femme, Jane Doe. Elle était vendeuse dans le marché général et elle était une bonne cuisinière qui aimait préparer de délicieux repas pour son mari et des invités. De son coté, Lewis était bien plus manuel et était du genre à toujours accepter d’aider  les autres.  Pour sa taille et son poids il était très fort, ce qui le rendait très utile quand il venait le temps de déplacer ou soulever des choses.  Il finit de prendre sa douche et s’habilla avec des vêtements plus ‘’propres’’ qu’a l’habitude, n’étant pas sensé travaillé aujourd’hui et ayant prévu aller voir quelque personnes.Il alla donc vers la salle à manger, là où l’attendait sa femme, sourire au lèvre.

Chaque journée que je passe avec toi me fait sentir comme si j’étais une nouvelle personne.  Une personne toujours plus heures que la dernière.

Il attrapa sa femme par la taille et l’embrassa doucement, profitant du moment. Lorsqu’il c’était réveiller à Pleasant Hill il y a des années, tout souvenir de son existence semblait avoir disparu. Le sheriff Dugan lui avait rapidement expliqué qu'il était un ancien mécano de guerre qui avait été capturé et torturer par les forces ennemis, expliquant les cicatrices parcourant son tour. Il fut retrouvé de justesse et remmener aux États-Unis. Il avait par la suite été envoyé dans ce magnifique endroit, qui avait été jugé parfait pour son rétablissement. Ce fut en effet le cas, au point qu’il ne voulut jamais en partir, encore moins après avoir rencontrer la femme se tenant dans ces bras.  Elle avait emmené avec elle non seulement amour et fidélité, mais aussi une raison de plus de vivre heureux.

Oh, Jane, qui as besoin de musique quand on peut entendre ta magnifique voix dire de si belle paroles?

Un autre petit baiser entre les amoureux complémenta la phrase avant que les deux s’installent à table, prêt à manger.  Bien évidemment, il y avait une belle nappe blanches,  les ustensiles étaient dans un état parfait et des verres de laits étaient déjà prêt, Jane pensant toujours à ce genre de détails.

Alors mon beaux, qu’as-tu prévu faire de ta journée?

Elle savait déjà la majorité des plans de son mari, mais elle aimait pouvoir discuter avec lui et il adorait pouvoir décrire ces plans.

Eh bien, je vais commencer par aller faire un petit tour à l’Église, voir comment tout le monde vas, parler un petit peu à notre bon révérend!

Ah ce chère Thomas, tout un homme! Tant de bonté et de passion, c’est ce qu’il faut à cette ville! Des hommes comme lui sont ceux qui mènent un peuple à vivre une vie saine!  

Tout à fait! Je suis heureux que les autres habitants de la ville semble aussi comprendre l’importance d’un homme de la sorte! Par la suite, je vais très probablement aller prendre un café chez Rosie, comment ne pas vouloir encourager son petit restaurant?

Une femme si charmante,  on devrait l’inviter à manger bientôt!

Très bonne idée, elle mérite bien de passer du bon temps! Je vais probablement aller voir monsieur Ellis, m’informer sur la pêche et les ventes de la semaine. Il offre des bons poissons à un prix respectable, c’est tout à son honneur! Sans oublier que je vais devoir très probablement raconter une histoire à ces enfants. Les petits aiment bien quand je raconte des histoires de guerres.


Pour quelqu’un n’ayant aucune mémoire, tu te débrouille très bien quand il vient le temps de décrire la guerre, les jeunes garçons en quête d’adrénaline adore ce genre de truc.


Les deux continuèrent leur repas, en se lançant par moment des regarda affectueux.  Il avait toujours eu l’impression de la connaitre depuis encore plus longtemps, comme si les deux étaient unis. Sa vie entière était construite sur le fait qu’il voulait la rendre heureux. Il n’avait pas la réputation d’être un charmeur, son physique ne l’aidant pas à  attirer la gente féminine de toute façon, mais personne ne pouvait douter de l’amour qu’il éprouvait envers cette femme.

Eh bien, je crois qu’il est temps pour moi d’y aller. Je ne voudrais pas être en retard!

Les deux se levèrent, suivit d’un nouveaux baiser, un peu plus long que les derniers. Après tout, il allait s’absenter quelques heures, donc  ce moment d’affection allait être le dernier avant son retour.  Il quitta ensuite et pris son automobile. Il passait devant différent bâtiments, saluant par la fenêtre les gens qu’ils croisaient.  Soudain, passant devant la maison d’un dénommer Jonathan Lawrence, un bon citoyen et notaire de Pleasant Hill. Il semblait avoir de la difficulté avec sa voiture, ce qui attira l’attention de Mister Mcaaron.  Il arrêta donc son véhicule devant la maison de l’homme et alla le voir. Monsieur Lawrence parut très heureux de le voir.

Monsieur Mcaaron, qu’elle magnifique  coïncidence ! Ma voiture ne semble pas vouloir démarrer et je comptais aller à la boucherie!

N’ayez crainte mon bon ami, je vais m’en occuper! Vous avez toujours votre boite à outils ?

L’homme fit un signe de tête et alla chercher le coffre.

Mais dîtes-moi Lewis, allez-vous vraiment travailler avec de si beaux vêtements? Je ne voudrais pas vous forcer à gâcher un bel habit de la sorte!

Lewis eux un petit rire et déposa sa main sur l’épaule droite de son interlocuteur.

Franchement, ce n’est rien! De plus , Madame Kingsley vas bientôt faire une très bonne vente, je vais pouvoir remplacer cette chemise sans le moindre problème.

Mais voyons, mon bon VLewis, je vais vous en payé une chemise chez cette bonne madame Kingsley! Vous me rendez un service, laisser-moi au moins me faire pardonner de cette façon!

Eh bien, j’accepte!

Les deux hommes se serrèrent la main et Victor commença son travail, quand le fils de Jonathan arriva en courant.

Lewis,Lewis! Raconte-moi une histoire!

L’homme redressa sa manche droite et pointa une des marques.

Est-ce que je t’ai raconté comment j’ai eu cette cicatrice? C’était il y as environ 4 ans de cela, alors que…

C’est ainsi qu’il raconta une autre de ces fameuses histoires, tout en faisant un travail qu’il appréciait. Ah, vivre à Pleasant Hill, c’était vraiment la meilleure chose au monde!
« Dernière édition: Mars 31, 2016, 10:19:20 par Victor Zsasz » Journalisée
Princesse Alice Korvander
Serial-posteur
Administrateur
-
*****
Messages: 7937

avatar


Voir le profil
Fiche
Description
"Hear me Roar !"
« Répondre #5 le: Avril 01, 2016, 12:09:09 »

AVANT PLEASANT HILL

Spoiler  
Quis custodiet ipsos custodes ?

Salut, les Internautes ! Si vous lisez ces lignes, vous êtes peut-être en train de vous dire : « Hey, mais c’est qui ce mec qui voit des complots partout, et qui nous sort des titres de blog en latin, en mode Grand-Intellectuel ? Encore un de ces tarés qui vit planqué au fin fond du Wyoming, dans sa caravane, convaincu que les petits hommes verts sont parmi nous, qu’ils contrôlent tout, et qui se protège avec un casque en aluminium sur la tête contre les mauvais rayonnements ? » Vous pouvez vous dire ça, vous en avez le droit, mais, aujourd’hui, le Chuchoteur a un autre secret à vous murmurer. Et ce secret commence par une évidence.

Nous ne sommes pas seuls dans l’Univers.

Vous le savez, tout le monde le sait depuis qu’un Portail dimensionnel s’est ouvert au-dessus de New York, que la Grosse Pomme s’est transformée en zone de guerre, et que, suite à cela, nous avons reçu quelques autres visites. L’humanité a trouvé la réponse à la plus grande question dont elle se posait depuis que, tout petit, nous regardons ces étoiles de boules de lumière flottant dans la nuit : sommes-nous seuls ? Et bien, figurez-vous que nous ne le sommes pas.

Mais peut-être allons-nous regretter de ne pas être seuls.

Il y a des millénaires, les Kree ont joué avec notre ADN, ils ont mené des expériences sur certains de nos ancêtres afin de créer des guerriers parfaits. Ainsi sont nés les Inhumains. Suite à cela, la Galaxie nous a oublié.

Du moins, c’est ce qu’on pensait.

En réalité, nous avons toujours pu bénéficier de la protection d’une communauté d’individus, une confrérie. Elle est née en Égypte antique, et elle n’a jamais cessé d’exister ensuite. La Confrérie du Bouclier, des types qui étaient convaincus que l’espace était dangereux, et qui étaient aussi convaincus que les technologies ramenées par les extraterrestres n’étaient pas bonnes pour nous. Donnez une arme nucléaire à un seigneur féodal, et vous pouvez être sûr qu’il l’utilisera contre son voisin pour se farcir sa sœur, ou je ne sais trop quelle histoire de cul. C’est dans la logique des choses ; il faut un certain niveau civilisationnel pour contrôler des technologies avancées.

Et, si vous ne m’avez toujours pas perdu, c’est là où on en vient aux choses intéressantes. Pour commencer, non, je ne suis pas un hippie qui fume de la weed en médisant sur le gouvernement, ou quelqu’un qui pense que le gouvernement contrôle tout. En fait, et à bien des égards, je pense être un Américain très normal. Je n’aime pas les populistes, je n’aime pas les néonazis, je pense que l’abus de McDo est dangereux pour la santé. Vous voyez, je suis quelqu’un de sain et d’équilibré, je pourrais être votre voisin, on pourrait faire du poker ensemble sans que vous ne vous en rendiez compte.

Je ne dis pas que le SHIELD est nocif, je dis qu’il est nécessaire, et que, maintenant que nous sommes une puissance cosmique, et que le SHIELD est un organisme surpuissant, les choses ne peuvent plus durer ainsi.

Ce que je dis, c’est que, si la Confrérie était composée d’individus qui savaient qu’il fallait se méfier de la technologie, tout ça a changé avec Nick Fury. Les Hélicarriers, les jetpacks, les voitures volantes, leur combinaison furtive, leurs drones... La Seconde Guerre Mondiale a changé la donne, elle a fait se disloquer la Confrérie entre le SHIELD et l’HYDRA, et le SHIELD voit la technologie qui s’offre à lui comme un outil à utiliser... Et là, je dis qu’il faut se méfier.

Vous avez entendu parler du Cube Cosmique ? Enfin... Des Cubes cosmiques... Non ? Réfléchissez... C’est un instrument qui a été utilisé lors de la première bataille de New York, celle où ce Dieu renégat asgardien, Loki, a ouvert une porte. Les Cubes Cosmiques sont des items d’énergie, issus d’une technologie qui nous dépasse. Mais ça n’a pas empêché le SHIELD de mener des recherches sur les Cubes. Le Cube Cosmique est classée « Arme Oméga », au même niveau que Mjolnir. Alors, dites-moi.. Dites-moi juste une seconde... Si on vous confiait un marteau aussi puissant que Mjolnir, combien de temps tiendrez-vous avant de défoncer la porte de votre voisin parce que son putain de chien aboie comme un dingue toute la nuit ? Combien de temps avant que vous ne décidiez d’aller voler une banque pour payer votre loyer ?

Mjolnir n’est réservé qu’aux braves. Et c’est tant mieux, c’est une arme trop dangereuse pour qu’on la mette entre les mains de n’importe qui, a fortiori d’organismes gouvernementaux.

Mais les Cubes Cosmiques, eux ? Le SHIELD les utilise librement.

Alors... Juvénal se posait déjà la question à l’époque de l’Antiquité, et je me permets de vous la reposer, en guise d’introduction avant d’aborder les choses sérieuses.

Qui gardera les gardiens ?





MAIRE HILL

Maria Hill était indéniablement très fière d’être à la tête du village le plus paisible de tous les États-Unis qui soit. Depuis la mairie, elle régnait en reine incontestée sur l’ensemble de sa communauté. Une ville propre, belle, où chacun pouvait compter sur les autres, et où les impôts locaux étaient particulièrement faibles, garantissant ainsi à tous les habitants de vivre de leur labeur. En un sens, Pleasant Hill était l’incarnation du rêve américain. Une communauté paisible, où toutes les ethnies se côtoyaient : des Blancs, des Noirs, des Jaunes... Rien à voir avec ces villes campagnardes des années 1920’s, où il n’y avait que des blancs, et où le racisme était un pilier de communauté. Pleasant Hill ignorait le racisme, tout simplement, et, quand votre principal souci venait du chien du voisin, ou du divorce de Mr. et de Mrs. Johnson, alors on pouvait dire que la vie était belle.

De plus, Pleasant Hill connaissait une ascension extraordinaire. Le Révérend Goodwin dirigeait une association de quartier, et son beau-frère, Lucas Goodwin, était un artisan qui participait à toutes les constructions de la ville. Maria Hill prévoyait une bonne croissance dans les temps à venir, et elle pouvait donc dire être heureuse.

« Je pense que nous pourrons organiser la collecte autour d’une kermesse, lors du bal.
 -  L’idée n’est pas mauvaise », acquiesça la Maire.

Le Révérend Goodwin avait eu une très bonne idée. Lancer une collecte de fonds pour favoriser l’accueil des immigrés aux États-Unis. Une tâche louable, qui illustrait toute la générosité dont le Révérend savait faire preuve.  Un homme très charitable, qui ne supportait pas la misère, la pauvreté, l’infortune, l’injustice... Bref, un révérend comme il en fallait dans une petite ville.

« Je me chargerais de l’organiser, en diffusant des annonces. Murray sera ravi d’en parler. »

Un sourire éclaira les lèvres de l’homme, ravi et sincère.

« Je pense que ce sera un évènement très communautaire. Il faudra mettre Rosie sur le coup, ainsi que Maya. Elle se chargera de diffuser les tracts, elle adore ça. »

Maria sourit légèrement. Une kermesse, suivie d’un bal... Howard Jager en profitera sûrement pour faire un spectacle. Maria l’avait entendu, il se débrouillait pas mal. Le Révérend finit par la laisser, et Maria prit la peine de le raccompagner. Ils se retrouvèrent ainsi hors de la mairie, rejoignant le grand parc central, où on voyait l’église au fond, et le Rosie’s Diner. Maria se mit à marcher, d’une démarche agréable et tranquille. Il faisait très beau aujourd’hui, et, comme si Murray voulait renforcer cette impression de sérénité, Let’s Go Sunning se mit à défiler.

Let's go sunning
It's so good for you
Let's go sunning
Beneath the sky of blue
Greet the sun every morn
Feel as free and happy as the day you were born

Maria se rapprocha malgré elle du Rosie. En chemin, elle vit Palmetti partir avec, à côté d’elle, Howard Jager dans sa voiture, avant de filer. Maria eut une légère moue, avant de poursuivre sa route.

Se rapprochant du Rosie, elle avisa alors une voiture qui se rapprochait. Jonathan Lawrence, en compagnie de Lewis Mcaaron.

« Vous avez vraiment des doigts de fée, Lewis ! J’ai l’impression que ma voiture a retrouvé toute sa jeunesse !
 -  Vous avez encore un problème avec votre coucou, Jonathan ?
 -  Oh, mes respects, Maire Hill ! Figurez-vous que cette affreuse voiture m’avait lâché alors que je me rendais à mon étude. Je ne remercierai jamais assez ce brave Lewis, c’est un garagiste formidable. »

Maria sourit légèrement.

« Oui, Pleasant Hill est fière de vous avoir dans sa communauté, Monsieur Jager. »

Elle tourna alors la tête en voyant Rosie sortir rapidement du diner.

« Rosie ! Tu tombes bien, je voulais te parler ! Et, puisque vous êtes la, Maître Lawrence, ce message vous concerne aussi... Vous pouvez écouter, Lewis, je n’ai rien à cacher à mes administrés. »

Life's worth living
When nature's giving
Happiness to everyone
So let's go sunning

Maria les laissa s’approcher, et leur exposa alors l’idée du Révérend.

« Monsieur Goodwin souhaite organiser une kermesse lors du bal. Tous les fonds remis serviront à l’accueil des immigrants sur le sol américain. Puis-je compter sur vous pour nous aider à organiser cet évènement ? »



DOMINIQUE PALMETTI

« C’est vraiment gentil à vous de m’accompagner, Monsieur Jager. Bien sûr, je peux accueillir toute seule les nouveaux arrivants à Pleasant Hill, mais... Vous êtes professeur, alors je suis sûre que votre présence la rassurera. »

En sortant du diner pour aller accueillir la nouvelle arrivante, elle avait croisé Thomas Jager. Elle pressentait que le professeur de musique ressentait un étrange béguin pour elle. Elle ne s’en familiarisait pas, car, à vrai dire, beaucoup de gens aimaient Dominique. Elle avait avec elle un charme italien, après tout. Roulant fenêtres ouvertes, ses cheveux virevoltaient dans le vent, tandis qu’elle rejoignit Pleasant Lake.

« On m’a dit que vous aviez encore ravi les enfants hier... J’espère que notre séjour ne va pas vous mettre en retard. »

À Pleasant Hill, il était fréquent que de nouveaux membres arrivent, et cela ne gênait personne. Personne ne se demandait pourquoi ils arrivaient sans prévenir dans les bois entourant le village, car personne ne songeait à se poser la question. Ils étaient juste de nouveaux membres de la communauté, et cette explication suffisait à n’importe qui.

Dominique arrêta sa voiture sur un petit parking, près des sentiers de randonnée filant le long de la forêt, puis sortit.

« Je vous laisse remonter par la droite, je prends le sentier de gauche ! »

Dominique se mit à marcher, gravissant une petite butte. Elle était vigilante, même si elle n’avait rien à craindre. Cette scène, elle l’avait déjà fait des dizaines de fois, et, de toute manière, ce n’est pas comme si elle était toute seule, ou inexpérimentée.

En remontant, Dominique finit alors par apercevoir la cible, et esquissa un léger sourire.

*Bingo !*

Elle se rapprocha d’une adolescente, et lui sourit.

« Je suis le Détective Dominique Palmetti. C’est normal de te sentir perturbée. Comment t’appelles-tu ? Rassure-toi, tu as débarqué au plus bel endroit qui soit... À Pleasant Hill ! »

Normalement, la jeune femme n’aurait aucun souvenir de son passé... Il fallait attendre que ça se fasse. Et, tout en ayant aucun souvenir de son passé, le fait d’évoquer « Pleasant Hill » devrait la rassurer, en lui donnant le sentiment d’être de retour chez elle.

C’était comme ça que tout commençait, à Pleasant Hill.
Journalisée


Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

Pour une demande de RP, je vous encourage, soit à poster sur le topic susmentionné, soit à envoyer un MP sur mon compte principal, soit celui-ci.

Complément de script : La Saga De La Tour Sombre
Solace Belletyn
Dieu
-

Messages: 355

avatar

Don't go screaming if I blow you with a bang. ♥


Voir le profil
Fiche
Description
Fille de Lyssa et Dionysos, déesse de son état, associée à la frénésie, la rage, la folie, l'alcool, les drogues. 

Solace et n'a pris connaissance de sa nature que bien plus tard, continuant à se considérer comme une humaine malgré son mode de vie (et un culte naissant autour de sa personne).
« Répondre #6 le: Avril 02, 2016, 09:29:55 »

Splendide, magnifique, un véritable paradis... Rares... non il n'y avait aucun habitant qui ne débordait pas d'affection pour le nid chaleureux qu'était Pleasant Hill. Chaque journée était l'occasion de nouvelles surprises, de nouvelles bonnes surprises, pour la population.  « Maire Hill ! » cria-t-elle en adressant un geste de la main à la femme en pleine discussion avec deux de ses citoyens. Maya les salua avec enthousiasme avant d'enfourcher son vélo pour se rapprocher un peu plus du petit groupe. Rosie lui adressa un clin d’œil avant de rejoindre le Maire et les deux hommes.

«  Ma curiosité un peu trop appuyée m'a fait accrocher quelques bribes de votre conversation... » s'exclama-t-elle malicieuse alors qu'elle reposait son vélo contre le mur du dinner «  Bonjour à vous ! » commença-t-elle en faisant tinter sa belle voix « Vous avez mentionné une kermesse et qui plus est pour lever des fonds... » Oh oui ! Il n'y avait pas un événement où la jeune femme ne s'impliquait. Grâce à sa connaissance pointilleuse de Pleasant Hill et sa vitesse d'exécution, elle était l'une des meilleures personnes à mettre sur le coup pour la communication et la promotion de toutes fêtes ou réceptions où les habitants étaient conviés. C'était tout à fait vrai.

Elle adorait ça. De la réalisation des tracts, jusqu'à leur distribution, elle ne laissait rien au hasard. Elle soupira. On connaissait les capacités de chacun par ici, un moyen parfait d'impliquer toute la population dans la vie commune. Il n'était par exemple pas étonnant que le Révérend ait eu pareille idée. C'était dans ses cordes de proposer des plans parfaits, des rassemblements qui touchaient le cœur de chacun.

«  Vous pouvez compter sur moi, Maire Hill !» promit la jeune femme en acquiesçant vivement de la tête. Peut-être même pourrait-t-elle se produire en public ? Nombreux était ceux qui l'encourageaient à dépasser sa timidité pour faire profiter de sa voix et de son adresse au piano au reste de la population. Mon petit rossignol, l'appelait Rosie. C'était d'ailleurs là qu'elle avait osé chanter pour la première fois, face à un public. Petit spectacle improvisé, elle s'était levé pour chanter une pièce de son cru.

Timidement, elle s'était rassis sous les applaudissements frénétiques de la clientèle alors que la patronne lui avait offert un café supplémentaire pour l'en remercier. Les artistes n'étaient pas si rares à Pleasant Hill et surement la kermesse serait l'occasion de regrouper les talents qui fleurissaient à travers la petite ville. Howard Jager par exemple. Il n'était pas rare pour la coursière de se glisser dans une des salles du conservatoire pour l'écouter jouer. Renommé, il n'était pas rare de surprendre une conversation sur l'homme. Si Maya loupait rarement une de ses représentations, préparant avec soin le petit discours qu'elle lui adresserait, elle fuyait généralement avant la fin, craignant la confrontation, piquant du nez, rougissante lorsqu'elle le fixait trop longtemps, sans jamais oser lui adresser la parole.

Elle se tira de ses pensées, gênée alors que la conversation continuait.... et qu'on parlait de nouveau d'elle. « La petite peut faire bien plus que diffuser les tracts ! Et que serait une kermesse sans spectacle... » remarqua Rosie avec amusement. En réponse, la coursière bafouilla gênée avec de piquer de nouveau du nez, confuse.
Journalisée

All I care about is sex and violence
A heavy bass line is my kind of silence
Everybody says that I gotta get a grip
But I let sanity give me the slip.
Vanessa White
Humain(e)
-

Messages: 1052

avatar


Voir le profil
Fiche
Description
Agente du S.H.I.E.L.D
« Répondre #7 le: Avril 08, 2016, 12:36:26 »

Apeurée, c’était exactement ça. En voyant la jeune femme arriver, elle n’avait rien pu faire si ce n’était de la fixer, sans défense, sans rien faire, cachée à moitié derrière son arbre. À la voir comme cela, on aurait facilement pu tomber sous le coup de son innocence physique. À vrai dire, elle était encore une adolescente, et son visage, bien qu’aux yeux étranges, était assez enfantin. Peut-être que cela avait mis en confiance l’inconnue qui s’était alors rapprochée, doucement. Ne pouvant rien faire, l’adolescente resserra ses doigts contre le tronc de l’arbre, laissant approcher la femme qui finit alors par se présenter. Dominique Palmetti, s’appelait-elle donc. Une détective, qui venait alors d’assurer à l’amnésique qu’il était normal de se sentir perturbée. Ce face à quoi elle ne répondit rien, mais se mit à lentement la dévisager. Alors que la détective parlait, l’adolescente quitta alors timidement son arbre pour s’approcher de la jeune femme, prudemment.

L’évocation de Pleasant Hill sembla faire comme un drôle d’effet sur elle. C’était comme si on venait de lui dire … Qu’elle était à la maison. Ce nom lui était familier. Et chaleureux. Comme si elle s’était perdu et qu’à présent, elle était enfin rentrée chez elle … C’était une étrange, mais agréable impression. Toujours enterrée dans son silence, l’adolescente tenta de se souvenir de tout et rien, mais … Il n’y avait rien à faire. Elle ne savait pas ce qu’elle avait fait avant. Elle ne savait pas comment avait-elle fait pour se retrouver dans ces bois. Elle ne se souvenait même pas de son nom … En revanche, elle savait qu’à présent, elle avait retrouvé le chemin de la maison. « Pleasant Hill ? … Oh je, oui … » Balbutia-t-elle, en passant sa main dans ses cheveux. À vrai dire, elle ne savait pas quoi dire, puisqu’elle n’avait pas grand-chose à dire. Plus aucun souvenir, même pas son nom.

« Je … Je me souviens plus de comment je m’appelle … » Lui répondit-elle de sa voix douce mais possédant un relent de froideur. L’adolescente se secoua la tête puis regarda alors Dominique dans les yeux. Pour la première fois un tout petit sourire naquit au coin de ses lèvres, et elle s’approcha un peu plus de la jeune femme. Elle la regarda de haut en bas, et se sentit alors en sécurité à présent qu’elle était là. Elle venait de Pleasant Hill, qui était aussi sa maison ! Pourquoi devrait-elle se méfier de cette femme, qui semblait se soucier d’elle. « Vous allez m’aider … N’est-ce pas ? » Lui demanda-t-elle d’un ton un peu craintif, par peur de se voir laissée à l’abandon. Maintenant qu’elle l’avait découvert ici, elle allait devoir aider l’adolescente à se remémorer son nom !
Journalisée

Compte principal.

Pour voir la liste complète de mes comptes, cliquez ici-même !
Losgar
Distributeur de popcorn
Créature
-

Messages: 373

avatar

Orgueil et fierté


Voir le profil
Fiche
Description
Ancien prince d'un peuple désormais éteint, Losgar est le dernier survivant d'une planète réduite à l'état de rocher stérile. Le ténébreux mène désormais une vie de mercenariat, d'aventurier, de vagabond ... qu'importe, du moment qu'il gagne son lot de dangers, de plaisirs et de passion.
« Répondre #8 le: Avril 09, 2016, 11:00:46 »

«  Ne vous en faîtes pas, mademoiselle Palmetti, c’est un grand plaisir de vous venir en aide. »

Il était assis à côté d’elle, la tête penchée d’un air pensif vers la fenêtre de la voiture, contemplant d’un air presque absent mais néanmoins attentif le paysage se défiler devant ses yeux bleus. Ses doigts pianotaient doucement contre son fauteuil, écoutant avec intérêt les paroles de du détective.

«  Je ne peux travailler en sachant qu’une personne égarée requiert notre aide. Ce sera avec un immense plaisir que nous l’accueillerons dans notre communauté. Et puis je n’avais rien de spécial à faire aujourd’hui, donc je suis plus que libre. »

Durant le trajet, il pensa à ce qu'il pourrait faire par la suite. L'idée d'inviter la charmante détective à dîner ce soir dans l'un des restaurants de la ville lui semblait être une belle idée. La compagnie de Palmetti illuminerait sa soirée telle un astre dans le voile obscur de l'espace. Oh, et il devait penser à rencontrer cette chère Maya. Le Maire Hill a que trop souvent parlé de cette jeune femme débordante d'énergie et à la voix de rossignol. Il avait hâte de lui l'entendre de ses propres oreilles et surtout de lui parler.

Ils s’arrêtèrent finalement à un parking et les deux personnes sortirent de la voiture. Le professeur ajusta son manteau et hocha la tête en réponse à la proposition de séparation. Il emprunta donc le chemin de droite.

L’homme passa plusieurs minutes à chercher la personne égarée, fouillant avec sa fameuse méticulosité les recoins de la forêt, appelant quelque fois s’il y avait quelqu’un dans les parages.

La recherche ne fut pas des plus fructueuses, aussi notre homme alla voir si Dominique avait eu plus de chance dans sa recherche.
Et effectivement, après un moment il rencontra la femme faisant face à face avec une jeune fille pâle et à l’air angoissé.

« Ah, vous voilà ! »

S’approchant doucement, il afficha son sourire doux et bienveillant qui le caractérisait tant, se montrant le plus amical possible. Il ne voulait surtout pas effrayer la jeune fille qui, à la voir de plus près, semblait quelque peu confuse. Il était de son devoir de l’aider.

« Bien le bonjour mademoiselle. Mon nom est Howard, et je vous souhaite la bienvenue à Pleasant Hill. »

Joignant ses deux mains, son sourire s’accentua, affichant des dents blanches impeccables qui accentuaient son expression bienveillante et ne lui donnait que plus de charme.

« Nous sommes là, mademoiselle Palmetti et moi, pour vous aider. Vous n’avez plus à vous inquiéter, à présent tout ne sera plus que joie et félicité dans le meilleur des mondes ! »

Tendant une main pour l’inviter à s’approcher, il ajouta :

« Mais trêves de bavardages ! Pourquoi ne pas d’abord prendre la route vers Pleasant Hill et vous présenter à notre bien-aimée communauté ? Je suis sûr que les gens seront ravis de vous accueillir, et vous en profiterez pour manger un morceau – à mes frais bien évidemment. »

Tournant la tête vers la belle détective, il lui demanda :

« N’êtes-vous pas d’accord avec moi ? »

Journalisée
Princesse Alice Korvander
Serial-posteur
Administrateur
-
*****
Messages: 7937

avatar


Voir le profil
Fiche
Description
"Hear me Roar !"
« Répondre #9 le: Avril 10, 2016, 01:41:54 »

DOMINIQUE PALMETTI

Parfait... Aucun signe d’apeurement, ou, plutôt, aucun signe de résurgence dans l’expression de cette femme. La jeune adolescente errait juste comme une amnésique, un peu déboussolée, et Dominique lui sourit.

« Bien sûr que je vais t’aider. Tu reconnais cet insigne, n’est-ce pas ? Il signifie que je fais partie des forces de l’ordre. Bien sûr, tu n’as rien à craindre à Pleasant Hill, mais... Je suis là pour aider les nouveaux membres comme toi à t’insérer. »

Des bruits de pas se firent entendre. Howard, qui avait accompagné Dominique, arriva alors, et entreprit, à son tour, de rassurer la jeune adolescente.

Dominique sourit donc à la jeune femme.

« L’amnésie est une chose normale, hélas. Depuis les bombardements soviétiques, il arrive parfois que, dans notre forêt, nous recevions des individus amnésiques. Notre rôle est alors de les rassurer. »

Dans le monde de Pleasant Hill, il avait fallu un scénario pour convaincre les gens de ne pas sortir. Quel meilleur argument que de sortir celui, bien connu, de la frontière ? Régulièrement, on diffusait des documentaires faisant état de la guerre qui régnait dans les grandes villes,  de l’invasion des rouges, et de la nécessité qu’il y avait de rester à Pleasant Hill pour éviter les retombées radioactives. Bien sûr, le scénario n’était pas trop poussé, et l’idée était avant tout de retenir les gens à Pleasant Hill parce qu’ils s’y plaisaient, et non parce qu’ils avaient peur d’en sortir.

Howard proposa d’aller au diner, mais, avant cela, il y avait toute une procédure à suivre.

« Oui, Howard, mais... Avant cela, nous allons commencer par aller au poste, et relever tes empreintes. Puis on fera un examen médical, histoire d’assurer que tu n’as rien de grave, mais... Tout a l’air d’aller bien. »

Dominique lui sourit donc, et tendit sa main vers la femme.

« Tu nous suis ? »

C’est ainsi que le trio retourna vers la voiture de police, et Dominique démarra rapidement.

« Tu es arrivée à Pleasant Hill. Notre communauté est petite, mais solide. »

Tout en roulant, Dominique remit la radio, et, dans l’habitacle de la voiture, une musique apaisante se mit à déferler, Happy Times de Bert Weedon. Une musique purement instrumentale, mais qui avait des vertus apaisantes prévues et démontrées chez les habitants de Pleasant Hill.

La musique, après tout, adoucissait les mœurs, non ?

« Tu ne te rappelles rien de ton passé ? » demanda alors Dominique.

Elle se doutait de la réponse que leur pensionnaire devait normalement fournir... Mais il fallait bien respecter la procédure !
Journalisée


Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

Pour une demande de RP, je vous encourage, soit à poster sur le topic susmentionné, soit à envoyer un MP sur mon compte principal, soit celui-ci.

Complément de script : La Saga De La Tour Sombre
Solace Belletyn
Dieu
-

Messages: 355

avatar

Don't go screaming if I blow you with a bang. ♥


Voir le profil
Fiche
Description
Fille de Lyssa et Dionysos, déesse de son état, associée à la frénésie, la rage, la folie, l'alcool, les drogues. 

Solace et n'a pris connaissance de sa nature que bien plus tard, continuant à se considérer comme une humaine malgré son mode de vie (et un culte naissant autour de sa personne).
« Répondre #10 le: Avril 17, 2016, 01:30:30 »

Maya releva la tête afin d'adresser un clin d’œil à ses interlocuteurs. Cette journée s'annonçait divinement bien ! Et la rêveuse et timide jeune femme commençait à voguer vers la perspective de festivités et de pouvoir se rendre un peu utile, une des spécialités de notre jeune demoiselle. Rosie avait hâte, elle avait hâte... cette réunion de la communauté s'annonçait fabuleuse. Ah... quel optimisme ! Lui aurait fait remarquer bien de ses amis et camarades. C'est en savourant cet avenir proche que la coursière se tira de ses pensées. Bien entendu, il ne fallait pas se mettre en retard ! Elle leur promit de les retrouver pour parler un peu plus de cette superbe kermesse puis enfourcha son vélo pour continuer ses courses.

«  Le travail m'appelle, mais je vous verrais plus tard... » cria-t-elle en descendant vivement du trottoir et en commençant à pédaler. L'éclat de rire bienheureux de la patronne du dinner l'accueillit alors qu'elle se dirigeait vers la route. En continuant son chemin, Maya sortit un feuillet de sa poche, qu'elle étala sur son guidon. Elle travaillait de mémoire mais un petit mémo n'était pas de trop dans ce boulot. De plus, cela lui permettait de pouvoir garder les traces de ses courses. Malgré son énergie débordante et son enthousiasme de prime abord peu contrôlé, la jeune femme savait être soigneuse, sans l'être à l'extrême. Elle était distraite, oui, mais jamais dans son boulot ! On appréciait cette passion débordante qui lui valait nombre de sobriquets affectueux de la part des habitants. Maya était la coqueluche de la boîte pour laquelle elle travaillait et plus encore : le visage souriant de celle-ci.

Arrivée à sa nouvelle destination, Maya descendit. Les commerçants étaient pressés, mais chacun avait le temps de la remercier et de demander quelques nouvelles. Elle les quittait à regret, se jetant de nouveau sur route. Il ne lui restait plus beaucoup de paquets, ceux-ci étant principalement à livrer à quelques personnes au poste de police. A partir de là, elle attendrait les prochaines instructions et irait, sans doute, comme à son habitude chercher chez les particuliers et autres les nouveaux colis à délivrer. On ne s'arrêtait jamais dans ce boulot ! Maya stoppa devant le poste de police, et enfourna les paquets restants dans son sac bandoulière avant de s'y engouffrer.
Journalisée

All I care about is sex and violence
A heavy bass line is my kind of silence
Everybody says that I gotta get a grip
But I let sanity give me the slip.
Princesse Alice Korvander
Serial-posteur
Administrateur
-
*****
Messages: 7937

avatar


Voir le profil
Fiche
Description
"Hear me Roar !"
« Répondre #11 le: Avril 17, 2016, 03:58:03 »

PLEASANT HILL’S FOLKS
HOWARD WALLACE

Yippie yay
There'll be not wedding bells for today

Au volant de sa dépanneuse, fenêtres ouvertes, Howard Wallace sifflotait en écoutant le ton enjoué de Kay Kyser dans son autoradio, sifflotant avec joie son Jingle Jangle Jingle. De la main, Joey, qui l’accompagnait, tapotait sur le flanc de la portière, tandis que, derrière, la voiture transportait le véhicule de Lloyd Thompson, le propriétaire du bowling. Un classique, le câble d’embrayage avait lâché, et, in extremis, l’homme avait réussi à se garer, et avait utilisé son téléphone portable pour les appeler. Howard Wallace, qui était l’un des mécaniciens du garage de Pleasant Hill, s’était donc déplacé en compagnie de Joey Staunton, le jeunot, afin de lui apprendre les rudiments du métier.

« Comme tu vois, Joey, le plus important, c’est de bien penser à faire signer tous les papiers.
 -  Ouais, M’sieur.
 -  Je t’ai raconté cette histoire, n’est-ce pas ? »

Oh oui, mille fois, mais ça n’empêcha pas Howard de la sortir à nouveau.

Oh, Lillie Belle
(Lillie Belle)
Oh, Lillie Belle
(Lillie Belle)
Though I may have done some foolin'
This is why I never fell

C’était l’histoire, somme toute basique, d’un remorquage qui s’était mal passé. Le client avait avancé que la dépanneuse avait cassé son phare avant-gauche, alors que ce dernier était déjà cassé au moment de la réception. Et, comme Howard, à l’époque, avait été négligent sur la fourniture du procès-verbal de constat de la voiture, la situation avait dégénéré. Le client, Peter Stamper, un fermier, s’était emporté dans le bureau du garage, arguant qu’il allait brûler le garage si on continuait à « se foutre de sa gueule ». La police avait dû intervenir pour calmer le tempérament de Stamper, qui était toujours porté sur la bouteille.

L’affaire avait bien failli donner lieu à un procès, et avait alimenté les rumeurs, les citoyens se divisant au Rosie’s Diner entre ceux soutenant Stamper et ceux soutenant le Pleasant Hill Garage, détenu par l’illustre Cliff Haggart, qui détenait lui-même ce garage de son père. Finalement, le Maire Hill avait réuni Stamper et Haggart dans son bureau, et avait pu désamorcer ce conflit, en réalisant ensuite un discours public, où elle avait annoncé que « rien ne devrait troubler la sérénité et la tranquillité de Pleasant Hill ».

'Cause I got spurs that jingle, jangle, jingle
(Jingle, jangle)
As I go ridin' merrily along
(Jingle, jangle)
And they sing, "Oh, ain't you glad you're single"
(Jingle, jangle)
And that song ain't so very far from wrong
(Jingle, jangle)

Howard se rapprochait du centre-ville. Il devait déposer le véhicule au garage, puis aller ensuite au commissariat pour indiquer ce sinistre. Pleasant Hill étant une petite ville, le commissariat accomplissait surtout des fonctions civiles. Ce n’était pas un problème pour Howard, qui se gara dans le parking du garage, et déposa la voiture à sa place, avec ce tour de main sur le volant qui était magique. Il était connu au sein du village, et finit par couper le moteur.

« Okay, fils ! Suis-moi, on va au poste ! »

Staunton acquiesça, trop heureux de pouvoir faire autre chose que d’être sous le capot des voitures.

Le garage se trouvait le long de Pleasant Hill Center, la place centrale de la ville, avec l’église, le parc central, la mairie, le Rosie’s Diner... Alors que le duo s’aventurait hors du garage, ils saluèrent le vieux Bob, qui continuait à rouler dans sa vieille camionnette blanche vendant des glaces. La sonnette résonnait dans la pièce, tandis qu’il continuait à rouler.

« Ah, ce vieux freluquet, il vendait encore des glaces quand je faisais mes cabanes dans la forêt !
 -  Diable, c’est une antiquité, M’sieur !
 -  Tu l’as dit, fils. On lui a réparé sa vieille poubelle je ne sais combien de fois. »

Howard enfila sa casquette, vérifia que son jean était bien attaché, puis s’avança. Avec sa grosse bedaine, Howard était le cliché du garagiste, tandis que Joey Staunton, de son côté, était un jeune homme au sourire charmeur, qui travaillait à mi-temps pour le garage, effectuant ses études au lycée pour le reste.

Le duo entra donc dans le poste de police, où un ventilateur tournait. Joey rougit alors benoîtement en reconnaissant Maya, qui était en train de donner des papiers à l’adjoint du shérif en poste, Tim Douglas.

« Merci, Maya, tu mérites bien un billet pour ton labeur ! »

La jeune femme se retourna, et Howard ôta alors sa casquette en la saluant, puis, connaissant le béguin de Joey pour Maya, s’avança le premier, les laissant seuls.

Joey avait jadis eu une aventure avec Maya, ils s’étaient même embrassés, mais le fait est que l’apprenti était très timide avec les filles, surtout avec Maya. Il rougit donc en la regardant.

« Euh... Salut, Maya ! Tu... Tu vas bien ? Il... Il fait plutôt chaud, n-non... ? »
« Dernière édition: Mai 08, 2016, 11:37:23 par Princesse Alice Korvander » Journalisée


Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

Pour une demande de RP, je vous encourage, soit à poster sur le topic susmentionné, soit à envoyer un MP sur mon compte principal, soit celui-ci.

Complément de script : La Saga De La Tour Sombre
Vanessa White
Humain(e)
-

Messages: 1052

avatar


Voir le profil
Fiche
Description
Agente du S.H.I.E.L.D
« Répondre #12 le: Mai 01, 2016, 02:32:27 »

Ne se souvenant plus de son nom, la jeune femme allait avoir du mal à taper la discussion. Mais alors qu’elle faisait face à cette jeune femme, à cette policière, un autre protagoniste vint à rejoindre la scène. Un homme, d’un certain âge et d’une certaine allure, qui vint à elle avec un certain calme, et bienveillance. Ne disant rien, l’amnésique les regarda tous les deux, tour à tour, écoutant ce qu’ils avaient à dire. Cet homme se présentait sous le nom de Howard, et semblait connaitre Dominique, d’ailleurs. Il lui tendit sa main, alors que la policière lui expliqua que l’amnésie était quelque chose de normale, depuis le bombardement soviétique. Etait-ce donc vrai que, elle était enfin de retour chez elle ? Pleasant Hill était donc réellement ce sanctuaire de paix ? L’adolescente était encore craintif mais, les arguments de Howard et Dominique surent la convaincre de leur faire confiance. Elle s’avança, comme un animal encore quelque peu apeuré.

Dominique l’informa qu’avant d’aller diner, elle allait devoir faire un tour au poste afin de régler certaines formalités. Timidement, elle hocha de la tête, puis regarda la main tendue par la jeune femme, puis regarda Howard ensuite. « Je … Vous … Suis … » Dit-elle, approchant sa main de celle de Dominique pour la saisir. Comme un enfant, elle suivit donc la policière en la tenant par la main, malgré son air encore déboussolé. Le trio arriva assez vite à la voiture et quand tout le monde fut installé, Dominique démarra. Avec elle au volant, le monsieur à coté et l’adolescente derrière, on croirait presque voir une jeune famille. Avec le père, la mère et l’enfant. Mais, ce n’était pas vraiment le cas. Alors que Dominique lui disait qu’elle était arrivée à Pleasant Hill, la jeune fille regardait par la fenêtre pensive, découvrant ainsi cette ville et son effervescence.

La petite musique qui se faisait entendre dans la voiture plaisait assez à l’adolescente, l’aidant à se mettre en confiance, et dans le bain de cette ville où tout le monde était censé être heureux. Au bout de quelques temps, Dominique rappliqua en lui demandant si elle ne se souvenait réellement de rien, vis-à-vis de son passé. Face à cela, l’adolescente tenta de se concentrer, de se souvenir … Mais rien n’apparaissait. Pas même son nom. « Non … Rien. Je n’ai aucun souvenir de ça. » Répondit-elle d’un air un peu désuet, comme si elle était triste d’avoir perdu ce passé, d’avoir perdu sa propre identité à elle. C’était dire, elle ne se souvenait même pas de son nom ! S’enfonçant dans son siège, elle croisa ses bras, comme si elle était en train de bouder. Elle avait pris au passage les pans de son gilet pour le fermer et le serrer contre elle … C’était que vu comme ça, elle faisait réellement adolescente.

Puis, alors qu’un silence s’installa, son regard se leva dans le rétroviseur et elle le posa sur Howard, le fixant assez longuement … Ne se rendant pas forcément compte que cela devait être un peu gênant. Surtout son regard, qui était malgré lui, un peu glacial. « Vous aussi vous vous êtes réveillé dans la forêt … Monsieur Howard ? » Lui demanda-t-elle, cherchant un peu d’aide auprès de quelqu’un qui aurait eu le même parcours. Suite à sa question, elle retourna son regard vers Dominique, au travers le rétroviseur. « Je … Je vais me souvenir, un jour, n’est-ce pas ? … » Dit-elle, ayant visiblement peur d’oublier à jamais qui était-elle, et surtout, comment s’appelait-elle … Cette obsession pour l’oubli de son nom semblait être assez grande et particulière chez elle.
Journalisée

Compte principal.

Pour voir la liste complète de mes comptes, cliquez ici-même !
Losgar
Distributeur de popcorn
Créature
-

Messages: 373

avatar

Orgueil et fierté


Voir le profil
Fiche
Description
Ancien prince d'un peuple désormais éteint, Losgar est le dernier survivant d'une planète réduite à l'état de rocher stérile. Le ténébreux mène désormais une vie de mercenariat, d'aventurier, de vagabond ... qu'importe, du moment qu'il gagne son lot de dangers, de plaisirs et de passion.
« Répondre #13 le: Mai 07, 2016, 09:38:41 »

De l’instrumental, merveilleux. Howard était un amoureux de la musique classique, et celle-ci n’était pas en reste. Suivant le rythme, il pianota des doigts contre sa jambe, le menton déposé d’un air paisible contre son autre poing. S’il semblait être absorbé dans ses réflexions mystérieuses, il écoutait au contraire attentivement la conversation qui se déroulait entre les deux femmes.

Il semblait que la jeune fille ne se souvenait nullement de son nom. Il était attristant en effet de ne pas connaître son nom, car après tout il s’agissait d’une part de vous-même, de votre identité. Elle devait sentir un manque cruel, comme si son âme était incomplète. L’anonymat n’était pas vraiment amusant, surtout de nos jours.

Il releva ses yeux vers le rétroviseur après que l’adolescente lui posa une question. La jeune fille avait, curieusement, un regard assez froid qui aurait put donner des frissons involontaires à certaines personnes. Mais Howard sembla ne pas remarquer ce détail, et pour cause. Il avait la réputation d’être quelqu’un possédant un fort sang-froid et un contrôle d’esprit remarquable face à des situations jugées stressantes par la communauté. La maire Hill elle-même le complimentait comme ayant des « nerfs d’acier », ce qui amusait le professeur. Lui-même ne s’expliquait pas d’où lui venait cette force d’esprit, mais il avait bien vite abandonné l’idée de trouver la réponse et les gens s’étaient accommodés (et même à admirer) à son sang-froid.

« Oui ma chère, j’ai vécu la même aventure que toi. »

Il se frotta le menton en se rappelant la première fois qu’il avait rejoint la communauté.

« J’avais malheureusement subis les effets amnésiques de cette maudite guerre, et en me réveillant je me suis retrouvé dans la forêt. Je pense que j’avais peut-être 23 ans, ça remonte à pas mal de temps. »

Il sourit malgré lui, un air nostalgique luisant dans ses prunelles bleu.

« Je me souviens que j’étais aussi confus que toi. Heureusement, j’ai rencontré par un heureux hasard le shérif Dugan qui a prit soin de m’accueillir à Pleasant Hill et de m’aider à récupérer petit à petit la mémoire. »

Il tourna son regard vers Dominique et sourit avec une expression de sincère joie qui lui allait à merveille.

« Et c’est ainsi que j’ai découvert que Pleasant Hill était le nid douillet et paisible qui me convenait parfaitement. Des gens formidables, un calme surnaturel et une vie agréable. Je me suis vite adapté et j’ai façonné une nouvelle vie ici. »

Et une belle réputation, aussi. Sa notoriété avait crut à un rythme mesuré mais impressionnant, devenant vite une des figures de proue de la communauté civile de la petite ville. Son charme naturel avait aussi joué un rôle crucial, conquérant le cœur de la gente féminine avec ce fin alliage de classe et de belles paroles. Et s’il ne pouvait s’empêcher de jouer aussi des fois les séducteurs modestes et cultivés, c’était surtout avec Dominique qu’il appréciait le plus discuter. Il se souvenait bien de ces moments où, autour d’une table, lors de fêtes organisées par la maire, il papotait joyeusement avec la belle italienne dont le charme surnaturel ne laissait pas indifférent le professeur. Mais là où la plupart l’adoraient pour son corps de rêve, lui était surtout intéressé par sa personnalité et son caractère qui lui plaisait bien, même si sa beauté était aussi un facteur plus que déterminant.

Il avait même eut l’occasion de sortir avec elle, à l’époque. Un petit flirt, certes, mais cela restait un moment fort plaisant à se remémorer.

Sur la radio de la voiture, la musique changea, laissant la place à la célèbre musique Lucille du plus que célèbre B.B.King, un autre des classiques favoris d’Howard.


Curieusement, le nom de Lucille semblait avoir une résonance étrange dans sa tête. Il ne savait pas pourquoi, mais ce nom tentait de lui rappeler quelque chose. Quelque chose qui, décidément, ne voulait pas se dévoiler. C’était agaçant, et Howard tentait tant bien que mal de se souvenir de la dénommée Lucille, mais sans succès.

Il préféra donc écouter la musique silencieusement, commençant à lentement s’immerger dans les paroles de B.B.King et du son entraînant de sa guitare.

Lucille … Lucille …

« Sois-forte, Lucille. Penses à notre futur ! Penses à nous ! »

Jagger ouvrit brusquement les yeux, son cœur battant soudain fort contre sa poitrine, une expression stupéfaite dans le regard. Une voix glaciale avait résonné dans son esprit, avant de brusquement se volatiliser. Il ne savait pas d’où venait cette soudaine phrase qui lui soutira un frisson dans le dos, aussi fit-il en sorte que sa brusque confusion ne se voit pas et afficha un air calme et paisible.

Il a dut juste rêver, ou c’était forcément la fatigue. Du moins, c’est ce que se disait le professeur.

Mais était-ce réellement le cas ?
Journalisée
Princesse Alice Korvander
Serial-posteur
Administrateur
-
*****
Messages: 7937

avatar


Voir le profil
Fiche
Description
"Hear me Roar !"
« Répondre #14 le: Mai 08, 2016, 12:18:22 »

AVANT PLEASANT HILL

Spoiler  
La chirurgie cérébrale

Vous savez, pendant longtemps, on nous disait qu’il n’y avait rien de plus inviolable que nos pensées, que c’était notre sanctuaire, que personne ne pouvait venir tripatouiller dans notre esprit pour jouer avec. Qu’on avait le droit de sourire à notre connard de chef arrogant, tout en priant secrètement pour qu’il se casse une jambe en allant faire son ski dans les Rocheuses tandis que vous continuez à bosser dans votre placard pourri, parce qu’il vous a refusé vos congés.

Comme moi, vous espérez qu’il n’y a pas de télé’ dans votre tête pour surveiller le moindre de vos mouvements. Mais pouvez-vous prétendre être si naïfs ?

La vérité, toute simple, c’est que nous sommes dirigés par des paranoïaques, par des gens qui vous voient, vous, moi, vos gosses, vos chiens, vos maîtresses, non pas comme des citoyens à protéger, mais des individus dont il faut se méfier avant tout. On agitait la menace des communistes avant (RIP Trumbo), et, maintenant, c’est celle de l’islamiste barbu qui veut se faire sauter dans une crèche. Tous les prétextes sont bons, croyez-moi, pour renier sur nos libertés, car un État, par définition, et en ce qu’il est voué à assurer la sécurité et le respect de l’ordre public, ne peut pas tolérer l’existence de libertés individuelles… Et on ne peut d’ailleurs pas tolérer une liberté absolue. Pensez donc… Si vous pouviez faire tout ce que vous vouliez, combien de temps votre connard de voisin tiendrait avant de se faire sauter le caisson, parce qu’il vous casse les noix avec ses putains de chiens qui aboient toute la nuit, avec sa tondeuse qui rugit le Dimanche matin, avec ses travaux à la con qui durent toute la journée et vous donnent des migraines carabinées ? Vous savez de quoi je parle, et vous connaissez la chanson.

Mais, pour autant, est-ce que le diktat de la sécurité doit primer sur tout ? Sommes-nous donc uniquement destinés à être des menaces potentielles ? Quand le gouvernement commence à s’en prendre aux concitoyens qu’il est censé défendre, n’est-il pas le temps de faire ce que nos amis français appelleraient une bonne vieille révolution ? Vous croyez que je délire ? Orwell était terrorisé par l’idée d’un monde sans intimité, d’un monde où Big Brother aurait inséré une caméra dans chaque télévision, surveillant ainsi, continuellement, sans relâche, les habitants. Un monde toxique, mais loin de la réalité. N’en déplaise à Orwell, les défenseurs de la liberté et de la démocratie que nous sommes avons trouvé un moyen plus efficace de surveiller et de contrôler : le contrôle de l’esprit.

La chirurgie cérébrale.

Si vous avez joué à « Black Ops » (le premier du nom), vous savez de quoi je parle. Pour les autres… Vous trouverez tout sur Internet, vous verrez que je n’invente rien, que ce n’est pas le délire conspirationniste d’un hippie qui s’est échappé des années 80’s et fume de la weed dans son garage, sur l’air d’Alpha Blondy, en maudissant Babylone. Le Sénateur Kennedy lui-même, en 1977, a reconnu que la CIA avait mené des expérimentations illégales sur des, et je cite ses mots, « des sujets non-volontaires de toutes les catégories sociales, hautes et basses, américains et étrangers ». Des tests qui consistaient par exemple à droguer ces sujets « non-volontaires ». Notons, au passage, l’euphémisme de Kennedy ; quand il parle de « sujet non-volontaire », moi je dirais plutôt « cobaye », voire « victime ».

C’était un programme développé en pleine guerre froide par la CIA, qui a inclus plus d’une trentaine d’universités et institutions. Un programme qui a plein de noms, mais qu’on connaît surtout sous sa dénomination finale : MK-Ultra. Le concept était relativement simple, et effrayant. En s’inspirant des recherches sur la psychologie et les substances psychotropes, la CIA voulait créer des agents dormants. Des espions qui n’auraient pas conscience d’être espions, sauf si on venait à réveiller leur véritable fonction par un mot-clef spécifique. Les Soviétiques ont également fait ça… Mais eux, ce sont les méchants.

Plusieurs programmes ont ainsi fait florès chez nous. Contrôler les esprits, parvenir à un sérum de vérité absolu, ou encore contrôler l’esprit des dirigeants étrangers… Tout ça, néanmoins, ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, ce que le public a fini par savoir, grâce aux révélations du New York Times. Nous manquons ainsi d’informations sur les sous-parties de MK-Ultra consistant à mener des expériences sur les enfants, ou sur les victimes exactes de MK-Ultra. Nous n’avons que quelques noms des personnes s’étant suicidées du fait de ces expériences : Frank Olson, Harold Blauer, Christine DeNicola, Claudia Mullen, dès l’âge de sept ans…

Et maintenant ? Regardez dans quel monde nous vivons. Un monde où tout le monde est interconnecté. Où chacun a un ordinateur chez lui, circule librement sur le Net, où des ondes nous traversent tout le temps, où des centaines de satellites flottent dans le ciel et peuvent aller jusqu’à relever les plaques d’immatriculation des voitures. On parle même de nous implanter des puces dans le cerveau. Et vous voudriez croire que, à une époque où une bande de malades mentaux a parvenu à faire mieux que les Rouges en attaquant l’Empire, la chirurgie du cerveau soit terminée ? Comment peut-on être si naïfs ?

Officiellement, MK-Ultra fut un échec, des millions de dollars jetés à la poubelle, soit autant, au niveau du budget, que les frais de communication des départements gouvernementaux. Il est mieux de dire aux gens que leur esprit est intouchable, et de se dire que tout le reste n’est qu’élucubration fantaisiste de la part de notre hippie qui glose sur Babylone avec son herbe à la main.

C’est tellement plus simple de se mentir.





DOMINIQUE PALMETTI

Pleasant Hill ne comprenait pas juste que le village, mais aussi tout un domaine, avec le lac, les fermes… Quand on était jeunes, on s’amusait parfois à faire une grande expédition, en partant depuis la ville jusqu’à Old Mill Creek, un ancien moulin en bois qui se trouvait le long de la rivière, et qui était abandonné depuis la mort de son propriétaire, Tom Stoon, il y a des années. Ses fils étant morts à la guerre, le moulin n’avait trouvé aucun héritier, et appartenait maintenant au domaine public. Cependant, la mairie n’avait pas encore lancé de programme pour le reprendre, car, concrètement, il y avait une femme, d’une autre ville, qui en contestait la propriété, en indiquant être la fille naturelle de feu Stoon. L’affaire d’Old Mill Creek était un autre de ces serpents de mer qui revenaient régulièrement dans la bouche des Hillois, et, en attendant, l’endroit constituait une sorte de défi pour les enfants de la communauté. Car, pour atteindre Old Mill Creek, il fallait traverser toute la forêt, croiser l’ancienne voie de chemin de fer, et poursuivre.

Autrement dit, pour rejoindre le village en voiture, il fallait bien un bon quart d’heure. Dominique n’irait toutefois pas s’en plaindre outre mesure, car il faisait très bon en ce moment, et c’était très agréable de rouler avec les cheveux au vent. Dans son bureau, elle serait enterrée derrière le ventilateur, à remplir les informations concernant leur nouveau membre.

« Se souvenir ? C’est peu probable, ma chérie. Enfin, ça n’est jamais arrivé. Tu dois bien comprendre que, à cause de la guerre, le pays est ravagé par les radiations. Il n’y a guère que quelques zones qui sont sûres, comme celle-ci. Au-delà, les radiations vous agressent le cerveau. À la limite, tout ce dont tu pourras te rappeler, c’est des souvenirs atroces de la guerre, des villes en ruines… Mais ça, personne ne veut s’en rappeler, n’est-ce pas ? »

Le travail était toujours bien fait. Il était impossible de totalement gommer les souvenirs, des résurgences pouvaient toujours s’observer, et c’est pour ça que ses souvenirs étaient faits pour être terribles, insoutenables.

I don't think I can just talk enough about Lucille
Sometimes when I'm blue it's seems like Lucille
Tryin' to help me callin' my name

C’était le rôle de Dugan et de son équipe, comme Dominique, de s’assurer que l’insertion se passe bien. Et, tandis que B.B. King sifflotait sur du jazz, Dominique, elle, y pensait.

« C’est normal d’être confus, ma chérie. Mais tu vas voir, une fois au poste, on trouvera qui tu es. Peu importe ce que tu as traversé jusqu’à présent, sache bien que le pire est derrière toi. »

La voiture de police filait le long d’une ferme, permettant de voir des vaches sur la gauche. Dominique fronça alors les sourcils, et se tourna vers Howard. Elle savait que l’homme l’aimait bien. On ne pouvait pas empêcher les sentiments de naître, même si une relation entre eux était impossible. Dominique ne l’avait toutefois pas repoussé, pour éviter un risque de rechute. Elle le vit fermer les yeux, avant de les rouvrir, l’air paniqué. Une simple personne ne l’aurait sans doute pas vu, vu que l’homme changea rapidement, mais Dominique le perçut, et, tout en négociant un virage, appuya sur un bouton de sa ceinture.

B.B. King se retrouva coupé en plein élan, et la voix grisonnante de Murray reprit :

« Salut, Hillois adorés ! De la musique, de la musique non-stop, et on en oublierait presque le vieux Bill, hein ? Ah, mais j’aimerais bien qu’on m’oublie, moi aussi ! J’ai beau avoir mon ventilateur qui tourne à plein régime, il fait chaud dans ma tour, c’est atroce ! Alors, faites-moi plaisir, et, dès que vous aurez fini ce que vous devez faire, allez le long du lac, vous baigner un coup. C’est ce que votre corps réclame. »

Il allait falloir qu’elle fasse un rapport là-dessus. Dans la chanson, B.B. King parlait fréquemment de Lucille, le nom attribué à sa guitare.

« Vous allez bien, Howard ? Vous m’avez l’air… Je ne sais pas, un peu fatigue. C’est peut-être la chaleur qui vous a tapé dessus. Depuis les radiations, les hausses de chaleur peuvent être dangereuses, dit-elle en haussant le ton, regardant par le rétroviseur leur nouvelle pensionnaire, il faut régulièrement aller à l’hôpital. D’ailleurs, c’est aussi là que nous allons, ma chérie. Le médecin devra s’assurer que tout va bien chez toi. »

Et aussi chez Howard.

Oubliant Lucille, ce fut Sunny qui déferla rapidement dans l’autoradio, la version de Marvin Gaye, et non celle de Boney M.
Journalisée


Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

Pour une demande de RP, je vous encourage, soit à poster sur le topic susmentionné, soit à envoyer un MP sur mon compte principal, soit celui-ci.

Complément de script : La Saga De La Tour Sombre

Tags:
Pages: [1] 2
  Imprimer  
 
Aller à:  

Powered by SMF 1.1.20 | SMF © 2006-2007, Simple Machines
Awake and Dreaming - Le Grand Jeu
ChatBox