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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Réchauffer le coeur (PV)  (Lu 1802 fois)
Yulia Vesselovski
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« le: Mars 10, 2016, 10:41:51 »

Le bruit mécanique de l'horloge, le crissement de la plume sur le papier délivrant son encre, il n'y avait en cette matinée que ces deux éléments pour perturber le silence de mort qui régnait depuis déjà deux heures dans le bureau de Lady Maria. Comme à ses habitudes, elle consultait les comptes de ses fructueuses manufactures, commandait les matières premières nécessaires, estimait ce qu'il faudrait acheter ou vendre. La même habitude, et ce depuis maintenant des siècles. La femme connue sous la seule identité de Lady Maria était une vampire, une très vieille vampire malgré les apparences, au point qu'elle en avait fini par oublier toute trace de souvenirs de son ancienne existence, et même des bribes de l'actuelle.
Elle écrivait soigneusement, proprement, la plume formant sur le papier de délicates lettres digne des plus prestigieux calligraphes, mais c'était plus par réflexe et par habitude que par réel sens du bien fait, car elle commençait de plus en plus à n'en avoir cure. Lady Maria avait obtenu de l'Empire d'Ashnard son titre de Lady en l'ayant acheté, à prix d'or, il y a de ça longtemps, avant même que l'empereur actuel ne monte sur le trône. Elle était riche comme Crésus, possédait une grande influence, et était une vampire si âgée qu'elle n'avait plus à craindre que les rayons du Soleil ne lui soient fatals. Seulement vivre aussi longtemps, et la perspective que cela ne s'arrête jamais, avait fini par avoir raison de toute motivation de sa part. Elle s'exécutait néanmoins, et continuait à diriger d'une poigne de fer son domaine ainsi que ses manufactures, plus car elle n'avait pas le courage de voir ces siècles de travail réduits à néant que par réelle volonté de continuer à être dans les affaires. Froide, distante, elle l'avait toujours été, même si une grande partie de ceux l'ayant connue un peu plus joviale n'étaient plus là pour en témoigner, mais depuis quelques décennies ce mal de l'immortalité se faisait de plus en plus présent chez elle. Rien ne l'intéressait plus vraiment, et quand au fait de se lier d'amitié avec d'autres personnes, Lady Maria n'y avait plus vu d'intérêt depuis longtemps, car à ses yeux d'être immortelle, ces amitiés mourraient en un clignement de paupière.

Mais alors qu'elle venait tout juste de finir d'écrire ses lettres, on toqua à la porte de son bureau, et cette dernière s'ouvrit peu après, une servante apparaissant dans l'entrebaillement. C'était une jeune, arrivée fraîchement pour remplacer une autre qui avait servi fidèlement Lady Maria durant des décenies, et la vampire ne connaissait pas encore son nom...pas plus qu'elle ne semblait intéressée de s'en souvenir.

Pardonnez mon interruption, Lady Maria, mais une certaine Lady Dowell a fait part de son insistance pour vous voir, rapport à un contrat de livraison de minerais pour vos manufactures.

Faites là venir.

B...Bien, Lady Maria.

Le ton, froid et sec de la vampire, cette jeune servante n'y était pas encore habituée, et elle referma donc délicatement la porte du bureau. Lady Maria se trouva donc seule, et posa délicatement le bout de sa plume dans l'encrier, sur lequel elle reposa alors le couvercle. Allison Dowell, l'une des rares personnes dans ce monde qui pouvait se targuer encore de connaître Lady Maria, car elle et son clan étaient en affaires depuis, au bas mot, une bonne centaine d'années. Mais la vampire aux cheveux blancs était troublée par cette visite, ou plutôt par son prétexte absolument ridicule, car Allison n'était pas du genre à se déplacer pour affaires. Elle l'attendit donc, assise dans son confortable fauteuil en cuir, que sa comparse vampire vienne.
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« Répondre #1 le: Mars 11, 2016, 12:29:16 »

« Portez grande attention aux deux cartons, surtout ! Si vous en renversez un seul, je vous ferais écarteler ! »

Les hommes acquiescèrent silencieusement, se doutant certainement que la femme risquait de mettre sa menace à exécution. Les Dowell étaient en effet connus pour leur grande sévérité à l’égard des simples exécutants ne remplissant pas fidèlement leurs obligations. On disait ainsi que les villes administrées par le clan bénéficiaient d’une justice particulièrement sévère et dure, l’une des plus dures de tout l’Empire. Mais cela, en réalité, on le devait surtout au Patriarche du clan, Alexandre Dowell, qui ne supportait pas le vol, qu’il voyait comme une atteinte à la propriété, l’un des fondements de toute société se disant évoluée et civilisée. Le vagabondage était également réprimandé, mais, pour autant, les cités du clan étaient relativement paisibles, car elles étaient sur des terrains riches et fertiles. Or, il était prouvé que, tant que l’économie allait, et que les gens avaient de quoi manger le soir, les révoltes n’avaient jamais lieu. Néanmoins, l’aura de sévérité du clan était quelque chose qui permettait d’obtenir des employés un excès de zèle.

Ainsi, quand Allison Dowell descendit du chariot, et ordonna qu’on prenne grand-soin des deux grands cartons situés à l’intérieur, les gardes obéirent silencieusement. Les cartons étaient relativement lourds, et comprenaient plusieurs ouvertures. Personne ne savait ce qu’il y avait dedans, et Allison resta, à ce sujet, ouvertement silencieuse, ce qui signifiait qu’elle ne comptait rien dire.

« Diable, ce manoir est toujours aussi grand. »

Lady Maria était l’une des femmes les plus riches de l’Empire, si ce n’est la plus riche. Elle faisait en tout cas partie des dix personnes les plus riches de tout Terra, concurrençant ainsi les puissants bourgeois nexusiens, ou les femmes d’affaires tekhanes extrêmement riches. Lady Maria disposait d’un très vaste conglomérat, et d’un patrimoine immobilier très important. Elle avait des manoirs un peu partout, et ce manoir-ci était immense. Il comprenait plusieurs jardins, de nombreux étages, s’étalant dans la campagne, sur plusieurs hectares. C’était le siège principal des activités de Lady Maria, car, quand elle avait été anoblie par le Conseil Impérial, on lui avait donné un important lopin de terre, qu’elle avait pris, installant ses manufactures et ses ateliers.

La puissante vampire était une alliée traditionnelle des Dowell, dont l’alliance remontait, historiquement, à la Guerre Civile. Le clan avait durement souffert de cette guerre, et avait noué des relations avec Lady Maria pour se reconstruire. Les relations avaient perduré, et s’étaient approfondies avec le temps. Alexandre aimait bien Lady Maria, tant parce qu’elle était une vieille vampire, et donc avec un sang d’excellente qualité, mais aussi parce qu’elle était extrêmement cultivée. Ensemble, ils s’amusaient à parler longuement de choses et d’autres, mais, depuis quelques années, Lady Maria avait estompé ses visites. En fait, elle vivait presque recluse dans son immense palais, et Allison pensait savoir ce qu’elle avait.

Or, Allison aimait bien Lady Maria. Elle avait donc plusieurs raisons d’intervenir.

Officiellement, elle venait dans le cadre, pompeux, de la renégociation d’un contrat de vente. Le principe était que les Dowell vendaient les produits minéraux extraits de leurs mines aux manufactures de Maria. Cependant, pour tenir compte de l’évolution des prix, et d’autres notions économiques, le contrat faisait l’objet de renégociations tous les neuf ans, ces renégociations ayant pour but de modifier la fixation du prix en fonction du contexte économique. C’était le genre de choses que son frère aimait, mais Allison, elle, trouvait ça mortellement chiant. Il ne s’agissait que de conversations juridico-économiques, mais son frère était d’accord avec elle pour dire qu’il fallait agir.

« C’est le spleen vampirique, avait dit Dowell. C’est ce que tout génie ressent quand il est entouré d’êtres inférieurs. Il s’ennuie, il se lasse, et il dépérit, car sa lumière brille trop, et l’isole. »

Allison en savait quelque chose, car son frère avait été sur une courbe pareille. C’était elle qui était intervenue, car elle ne se voyait pas être à la place d’Alexandre. Or, on disait que Lady Maria ne répondait plus à aucune invitation aux fêtes, et sortait rarement, si ce n’est jamais. Petit à petit, sa fortune risquait de dépérir, et les Dowell ne voulaient pas perdre un si bon allié.

Voilà pourquoi Allison intervenait, et pourquoi elle avait avec elle deux cartons.

Tandis qu’elle avançait vers le bureau de la femme, deux soldats soulevaient les cartons... Mais l’un d’eux sursauta subitement en regardant le carton, amenant Allison à se retourner.

« Ne le lâchez pas, imbécile ! Son contenu est très fragile !
 -  Euh... Oui, oui, Madame ! »

Il déglutit lentement, puis reprit sa marche.

Très curieusement, l’homme avait eu l’impression que quelque chose avait léché ses doigts. Il en avait failli lâcher le carton !

Allison suivit donc les serviteurs à travers les immenses salons et couloirs du manoir, jusqu’à rejoindre une porte. On toqua à cette dernière pour l’annoncer, et Allison entra rapidement.

« Ma chère Maria ! Je suis surprise de voir que, malgré l’immensité de vos salons, vous préférez passer votre temps dans un placard à balais ! »

Il fallait bien attendre que le bureau était minuscule, par rapport à d’autres pièces.

Allison lui sourit, tout en indiquant de la main aux gardes de poser les deux cartons dans un côté, et de s’en aller.

« Mais je suis fort ravie de vous revoir de nouveau, ma chère. Nous ne nous étions pas vues depuis très longtemps, et je commençais, en réalit,é à m’inquiéter. Aussi suis-je ravie de voir que vous n’avez pas pris une ride ! »

Allison était une femme qui savait s’habiller, et, elle l’avait prouvé.

Pour l’occasion, elle s’était en effet dotée d’une superbe robe, qui avait provoqué quelques érections chez ses hommes.

Mais éveillerait-elle quelque chose chez celle dont on disait que le cœur était devenu de glace ?
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« Répondre #2 le: Mars 11, 2016, 01:26:18 »

Lady Maria n'avait depuis quelques années déjà plus goût à rien, elle qui ne comptait plus les siècles qu'elle avait vu défiler. Lointaine était l'époque où relever des épreuves, les surpasser, et réussir, lui avait prodigué un sentiment d'accomplissement et de fierté. La vampire se faisait vieille, même si physiquement elle n'en avait nullement les airs, et qu'elle était même désormais encore plus dangereuse que jamais. Mais c'était son esprit, las de toutes ces années se suivant et se ressemblant, las de ces gens l'entourant qui ne lui inspiraient rien. Que ça soit du dégoût ou du respect, rien ne lui venait en général, et elle se désintéressait de plus en plus de choses. Quelle motivation avoir lorsque l'on a tout, ou que l'on peut tout avoir d'un claquement de doigts ? Et surtout, quel intérêt à exister, lorsque l'on a vécu une éternité, et qu'une autre éternité vous attends, sans but réel après avoir tant accompli. Lady Maria s'était bâtie un petit empire au fil de son existence, dont les ramifications s'étendaient au point de suciter l'envie de certains des hauts nobles de Terra. C'était le genre de tâche que des mortels ne pouvaient accomplir en une seule vie, mais sur plusieurs générations. Lady Maria l'avait fait par ses propres moyens, et si elle continuait à en tirer une certaine fierté, maintenant avec le recul tout cela lui semblait maintenant dérisoire.
Elle était toutefois bien trop réfléchie et pragmatique pour simplement mettre fin à ses jours. Sa condition de vampire l'ayant rendue stérile, et en l'absence d'héritier désigné, ce qu'elle avait bâti s'effondrerait avec elle, dispersé pour être avalé par des vautours, et c'était une idée qui lui était insupportable malgré tout. Et puis, il arrivait que parfois une étincelle vienne remettre un peu de vigueur en son feu intérieur, comme c'était le cas à présent. Les Dowell étaient les membres d'un clan qu'elle appréciait, autant de par leur valeur comme partenaires, que par celle qu'ils avaient en tant qu'individus. Ils faisaient partie de ces rares, et désormais très rares, êtres qui parvenaient encore à suçiter un quelconque intérêt chez Lady Maria. Allison était donc en route, et elle allait être la première depuis bien longtemps à pouvoir s'entretenir vraiment avec la vampire, qui vivait presque recluse dans son grand manoir. Hormis quelques servants triés sur le volet, Lady Maria ne prenait plus la peine de s'adresser à qui que ce soit directement, elle entretenait régulièrement des correspondances avec certains de ses seconds, mais c'était par le biais de lettres et plus par un sens d'obligation que par réel intérêt.

Après quelques minutes, à attendre patiemment, la porte s'ouvrit, laissant apparaître sa comparse vampire, ainsi que deux de ses trouffions qui portaient des cartons, qui furent rapidement posés au sol avant qu'ils ne soient congédiés. Les sens, aiguisés et puissants de la vampire, détectèrent immédiatement la présence d'être vivants, jeunes, et palpitants dans ces cartons, mais ce n'était là qu'un vulgaire détail pour le moment.

Des rides ? Ma chère Allison, si je ne connaissais pas votre goût prononcé pour le second degré, je m'en sentirais offusquée.

C'était une brève tentative d'essayer de répondre à cette blague, mais le coeur n'y étais guère, et Lady Maria se surprenait même à trouver presque dangereusement banale cette venue d'une personne qu'elle avait pourtant en haute estime.

Comment pourrais-je prendre des rides, alors que les années se suivent et se ressemblent ? Je me fais vieille Allison. Je n'en ai pas l'apparence, mais après ces siècles d'existence, j'en suis arrivée au stade où plus rien ne me surprends...ou presque. C'est le cas de votre venue, de ces deux colis, ainsi que de leur contenu. Vous n'avez donc pas fait ce chemin simplement pour signer un accord dont votre frère s'occupe en temps normal, vous avez quelque chose derrière la tête ma chère.

Calme et posée, telle était en revanche toujours la puissante Lady Maria, qui avait toujours considéré que laisser ses émotions prendre le pas sur soit, était la preuve qu'on était d'avantage une bête qu'un être civilisé. Cela se traduisait dans ses gestes et ses mimiques, distingués et calculés. Aux intonations de sa voix, douce et posée, qui pourtant faisait preuve d'autorité. Mais étrangement pour la première fois depuis un bon moment, quelque chose semblait sortir de l'ordinaire, aussi n'était-elle pas accusatrice envers la vampire, mais purement curieuse.
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« Répondre #3 le: Mars 11, 2016, 02:07:31 »

Honnêtement, Allison, qui avait fait un petit tour du manoir, pouvait le dire ; cet endroit avait eu de meilleurs jours. Lady Maria avait dû congédier une grande partie de son personnel, et elle pouvait sentir, sur le visage des pages, leur fatigue, ainsi qu’une sorte de tristesse. Ce manoir avait abrité la vie, des fêtes importantes, et, maintenant, il ressemblait à un tombeau, à une sorte de mausolée. Ce manoir était à l’image de sa propriétaire, Maria, dont le cœur avait gelé. Le spleen vampirique... Les humains désiraient tous vaincre la mort, sans savoir que l’immortalité pouvait être la plus terrible des malédictions. C’était l’ennui, tout simplement, ainsi que de réaliser que, là où le temps tuait les gens qui vous entouraient, chez vous, il vous ignorait. Maria vivait dans un état pré-dépressif, et Allison connaissait ça, pour l’avoir vécu avec son père.

Ainsi, le fait de voir la jeune vampire, dans une robe si réussie, n’amena aucun éveil de la part de Maria, qui se contenta néanmoins d’une remarque légèrement amusée, mais très blasée, en évoquant l’humour d’Allison, puis son cadeau.

« Effectivement... Vous me connaissez bien. Alors, pour couper court au suspens, oui, effectivement, je ne suis pas venue pour la renégociation décennale, qui est pour moi aussi palpitante qu’une messe le Dimanche. En réalité, j’ai eu envie de venir lorsque j’ai appris, en venant au harem Warren, que tu ne t’y rendais même plus les rares fois où tu te rends à la capitale. Tu te rends compte ? Quand Mélinda m’a vu dans cette robe, elle a failli fondre sur place, et toi, je suscite autant d’éveil que si c’était un vulgaire facteur qui venait frapper à ta porte ! »

Pour Allison, se lasser du Harem Warren lui semblait être impossible, mais, comme toujours avec elle, il y avait beaucoup d’humour et d’ironie dans ce qu’elle disait. La femme se déplaça un peu, se rapprochant ainsi des deux cartons.

« Je suis venue parce que moi et mon frère, nous nous inquiétons. Mon frère est passé par là, lui aussi, et j’ai eu du mal à le faire sortir de sa morosité. Alors, je me suis demandée qu’est-ce qui pourrait susciter l’intérêt d’une femme qui a tout... Car, Maria, tu es l’une des femmes les plus riches du monde. Il te suffit de claquer des doigts, et des dizaines de prostituées se dresseront devant toi ! »

Allison s’assit sur la chaise, devant Maria. Elle était une femme qui marchait beaucoup, très extravertie. Croisant sensuellement les jambes, elle reprit assez rapidement, poursuivant son petit monologue :

« Mon frère te citerait probablement je ne sais quel philosophe sur l’importance du désir et ce genre de choses... Mais moi, j’ai trouvé l’arme fatale, ma petite chérie ! Celle qui fera fondre ton cœur de glace ! Mon arme ultime ! »

Un sourire ravi vint se dresser sur ses lèvres, et elle laissa planer quelques secondes, avant de désigner de la tête les deux cartons.

« Comme tu le sais, mon frère est allergique aux Terranides... Mais, il y a des années, j’ai pris la liberté de recueillir deux sœurs nekos, contre l’avis de mon frère. Je les ai élevée moi-même, je les ai éduquées, je leur ai appris bien des choses... Ce sont mes deux peluches adorées, mais... Et bien, elles ont grandi, et je sais que mon frère est perturbé par elles... Tu comprends, il n’aime pas les Terranides, mais elles... Il serait prêt à en faire une exception, et je ne veux pas le laisser dans un état de gêne manifeste. »

Allison sourit. Oui, elle ne cherchait pas à masquer la présence des nekos, car elle savait que Lady Maria avait déjà senti leur présence.

« Je te propose quelque chose, Maria... Un petit défi. Je te les confie pendant... Un mois, dirons-nous... Et, à la fin de ce mois, je te garantis que tu voudras les conserver, et que, quand je reviendrais, tu m’accueilleras avec le sourire, et ailleurs que dans ce bureau sordide avec cette horloge qui me donne l’impression d’être dans la chambre d’une grand-mère à la retraite. »

Le *CLOC-CLOC* lancinant et récurrent d’une horloge, c’était clairement quelque chose qu’Allison détestait. Elle sourit à nouveau, pleine d’assurance, avec cet égo si propre aux Dowell, qu’on retrouvait autant chez Alexandre que chez Allison. Souriant donc, elle laissa passer quelques nouvelles secondes, avant de conclure, en sifflant entre ses lèvres...

...Puis les cartons s’ouvrirent alors sur les deux nekos.

« Je te présente...
 -  ...Chocola... !
 -  ...Et Vanilla... »
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« Répondre #4 le: Mars 13, 2016, 10:04:47 »

Lady Maria laissa un long, et audible, soupir s'échapper de ses narines lorsque Allison évoqua la morosité dont elle semblait faire preuve...du moins non, le semblait était à vrai dire parfaitement inutile. La femme qui se tenait devant Lady Maria avait en réalité de la chance d'être une connaissance de longue date, car si ses paroles l'agaçaient, elle ne pouvait par respect pas la faire congédier comme n'importe qui, d'autant qu'au fond Allison avait raison, et c'était probablement ça qui irritait le plus la vampire. Lady Maria n'avait pas toujours été le bloc de glace frigide qu'elle était actuellement, et les membres des clans Dowell et Warren, avec leur longévité inhérente à leur condition vampirique également, pouvaient en témoigner. Et cela, ce qu'elle avait été en ce temps, était donc la raison de la présence d'Allison, et probablement également de ces deux êtres qui étaient encore camouflés dans ces cartons. Impassible toutefois, la vampire laissait sa consoeur parler, car il ne servirait à rien de la bloquer au cours de son monologue, et elle n'était pas particulièrement d'humeur non plus pour se lancer dans un long débat. Les Dowell avaient ce trait de caractère d'être butés, ou très persévérants, cela dépendait de la vision qu'on en avait.
Allison en vint donc finalement assez rapidement à ce qu'elle avait derrière la tête, ainsi qu'au contenu de ces cartons, qu'elle voulait confier à une Lady Maria qui haussa l'un de ses sourcils à l'évocation de ce projet. Deux soeurs Nekos, la vampire comprenait aisément que Alexandre ne les supporte pas, même si elle ne partageait pas cette aversion qu'elle avait elle même du mal à comprendre. Mais en ce qui la concernait, avoir deux boules de poils dans les pattes ne l'enchantait guère pour le moment, autant en tant que tel que par le caractère subit et innoportun de cette idée. Mais encore une fois, là où Lady Maria n'aurait pas hésité à renvoyer manu militari n'importe qui d'autre ayant l'indécence de bousculer ainsi ses habitudes, la soeur Dowell avait tout de même droit à plus d'égards et de retenue de la part de la vieille vampire.

Allison Dowell, j'apprécie ce que vous essayez de faire, mais je pense que vous vous méprenez quelque peu sur ce mal qui me ronge, je ne saurais le nier.

Elle soupira longuement, tout en jetant un bref regard aux deux nekos qui étaient sorties de leurs cartons. Elles étaient jolies, propres et bien habillées, Lady Maria ne pouvait nier à Allison qu'elle avait du goût, néanmoins encore une fois, elle aspirait d'avantage à de la solitude plutôt que de devoir avoir dans les pattes deux nekos.

Je suis vieille Allison, j'ai vu, et vécu, tellement de choses que la vie quotidienne perds de son attrait. C'est ainsi, et avec tout le respect que je vous dois, je doute que deux esclaves soient le remède miracle. Si c'était de la compagnie dont j'ai besoin, j'irais justement à ces fêtes dont je me suis éloignées, mais c'est bien parce que ultimement tout finis par se ressembler que je n'assiste plus à ces...galas.

Pouvait-on vraiment qualifier de fêtes banales les orgies organisées au sein du harem Warren ? Elle même s'y était rendue par le passé à quelques reprises, mais même les plaisirs de la chair avaient fini par lui sembler fades, et désespérément similaires d'un partenaire à l'autre, car la vampire avait eu lors de son existence de multiples amants et amantes, mais aucun depuis une bonne trentaine d'années.

Tu aurais meilleur temps de confier tes chéries à Mélinda, si tu leur cherche une propriétaire capable de prendre soin d'elles. Elles y seraient traitées comme des princesses, au contraire d'un grand manoir sombre et terne comme celui-ci. Mes visites se font rares ma chère, car je sais pertinnement que ma présence ces derniers temps refroidis les ambiances, et glace les ardeurs. J'apprécie ce que tu tentes de faire, encore une fois, mais je crains que ceci ne soit pas la solution à ma situation, si elle existe.

Lady Maria semblait diablement pessimiste quand à son propre sort, comme une sorte de déprime couverte de logique, réfléchie, et irrévocable.
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« Répondre #5 le: Mars 13, 2016, 10:47:13 »

« Je t’avouerai que, dans un premier temps, j’ai effectivement envisagé de les confier à Mélinda... Surtout qu’elles auraient fait un excellent cadeau pour l’ouverture de son clan. Et puis... J’ai eu une idée. Approchez, mes chéries ! »

Allison avait confié à Chocola et à Vanillia tout ce qu’il y avait à savoir sur Lady Maria Les deux nekos bondirent donc de leurs cartons, et se rapprochèrent lentement Comme toute neko qui se respecte, elles avançaient à quatre pattes, en faisant carillonner une petite clochette fixée à un collier autour de leurs cous L’une alla à gauche d’Allison, l’autre à droite,e t elles s’assirent sur leurs fesses, faisant les belles, puis Allison alla caresser la tête de Vanillia, pendant que Chocola, elle, tête penchée sur le côté, léchait sa patte avant en plissant les yeux

Un sourire amusé et en coin s’était alors niché sur les délicieuses lèvres de la vampire.

« Ne sont-elles pas adorables... Sois franche, Maria, ne me dis pas que ça n’égaye rien en toi, pas même un minuscule, rachitique, et presque indiscernable frémissement ? »

En voyant Chocola se lécher la patte, Allison ne put s’empêcher de la soulever par les aisselles.

« Nyuu ?
 -  Allez, viens par là, toi ! »

Chocola finit sur les genoux de sa Maîtresse, et cligna des yeux en regardant Lady Maria, puis, d’une main distraite, Allison alla jouer dans ses cheveux, les caressant très tendrement. Entre elle et Alexandre, il y avait vraiment tout un monde. Là où Alexandre était quelqu’un de très froid, de très austère et de très dur, elle, elle était, au contraire, extrêmement chaleureuse, joueuse, sulfureuse, provocatrice.

Elle savait toutefois qu’elle allait devoir expliquer son plan envers Lady Maria, mais elle s’y était préparée, et reprit rapidement :

« Ce que tu as, surtout, Maria, c’est que tu as perdu ta joie de vivre... Non pas parce que tu as tout vécu, mais parce que tu as perdu cette petite touche qui fait vibrer les âmes et qui, chaque jour, rend la vie intéressante On appelle ça la fantaisie, mais je préfère voir ça comme l’âme d’enfant. Tu n’as pas tout découvert, tu penses avoir tout découvert ! Mon frère aussi pensait avoir tout découvert, puis je lui ai fait découvrir qu’il ne savait rien... Et toi aussi, tu ne sais rien, surtout si ces deux beautés ne te font pas envie. »

La vision d’Allison, c’était qu’on oubliait jamais son âme d’enfant, et que, quand on le faisait, alors on déprimait. L’âme d’enfant, ce n’était pas juste un terme évasif. C’était cette touche en vous qui luttait contre la froide tyrannie de la raison et de la logique, ; cette touche qui vous amenait à sourire, à aimer, à faire des trucs de fou, et, surtout, à continuer à espérer. Voilà tout ce qui faisait défaut à Maria en ce moment.

« Tu vois, je suis sûre que tu es du genre à voir le verre à moitié vide, toi... Et aussi que tu n’es plus attirée par les bonbons, le chocolat, les viennoiseries, les glaces... Et ça, c’est mal ! Alors, je me suis dit que le meilleur moyen de te faire sourire et de te faire sortir de ta bouderie, ce serait justement de t’amener deux échantillons parfaits d’insouciance, de joie, et de bonne humeur ! Soit mes deux poupées !
 -  Nyuu !! » confirma Chocola.

Vanillia se frotta alors contre la jambe d’Allison, et cette dernière, avec ce franc-parler si désarçonnant, gloussa un peu, puis attrapa à son tour Vanillia, et la posa contre elle. Les deux nekos allèrent ainsi se lover contre le corps de leur Maîtresse, Allison les maintenant contre elle en posant chacune de ses mains sur leurs moelleuses fesses.

« Chocola et Vanillia, donc... Je les ai éduquées à la perfection. Ne va pas croire une seule seconde que je te file des idiotes, elles sont très cultivées ! Je leur ai appris l’Histoire, la géographie, la littérature, l’arithmétique... Enfin, pas moi directement, bien sûr, mais des précepteurs. Elles savent aussi cuisiner, coudre... Elles adorent cuisiner, d’ailleurs, surtout si elles peuvent faire des crêpes ou des gâteaux aux chocolats. En revanche, elles sont un peu timides... J’ai eu du mal à les convaincre de venir vers toi, alors, si je leur dis que tu ne veux pas d’elles, elles en auront le cœur brisé... C’est qu’elles sont très sensibles, mes petites pitchounes... »

La scène pouvait sembler surréaliste, et Chocola et Vanillia se retournèrent alors, pour regarder Maria avec leurs yeux craquants, légèrement arrondis.

« Vous ne voulez pas de nous, Madame ?
 -  Nous serions ravies de vous avoir comme Maîtresse...
 -  Nous sommes très autonomes, nous savons nous occuper de nous-mêmes, et nous pourrions vous faire plein de gâteaux...
 -  ...Des massages... »

Elles penchèrent alors toutes les deux la tête sur le côté, ce qui amena leurs oreilles pointues à se frôler.

« Prenez-nous... !
 -  S’il-vous-plaît ! »
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« Répondre #6 le: Mars 14, 2016, 12:53:09 »

Si le fait d'avoir ces deux Nekos comme esclaves évoquait quelque chose à Lady Maria, alors c'était effectivement tellement faible que c'en était imperceptible. Elle s'en rendait pourtant compte que n'importe qui, de normalement constitué, devrait au minimum trouver ces deux Nekos mignonnes, car elles avaient un air innocent et candide qui devait régulièrement faire mouche. Allison, tout en les prenant peu à peu sur ses genoux, n'en démordit pas, elle souhaitait confier ces deux Nekos à Lady Maria. Pour en fait quoi, là était l'éternel mystère, même si la vampire avait bien entendu sa petite idée derrière la tête. Elle avait déjà eu des esclaves, bien sûr, et s'était même attachée par le passé à certains qui avaient réussi à attirer suffisamment son intérêt, mais le temps finissait toujours pas prendre son dû. Lasse de voir ses partenaires mourir tandis qu'elle même défiait la mort pour l'éternité, elle avait cessé depuis bien longtemps de prendre des esclaves de compagnie, ou même de s'attacher à quiconque. Les Dowell et les Warren étaient de rares exceptions, mais il s'agissait de vampires solidement installés, et dont les positions leur garantissait une existence potentiellement aussi longue que la sienne. C'était purement pragmatique, mais à force de voir de vieilles amitiés disparaître inexorablement, Lady Maria avait fini par se rapprocher uniquement des gens de son calibre, pour ainsi dire...et même dans sa condition actuelle, rechignait à s'en éloigner véritablement.
Qu'elle aie perdu son âme d'enfant, cela était indéniable, mais étais-ce vraiment comme le suggérait Allison la raison unique de ce blues qui s'était emparé d'elle ? Elle en doutait, sincèrement, mais le remettre en cause ne ferait pas changer cette femme d'avis pour autant, alors elle économisa sa salive. La vénérable vampire, à la peau et aux cheveux pâles, observait de ses yeux rouge sang les deux Nekos posées sur les genoux de leur maîtresse. Il était vrai qu'à voir Allison ainsi entourée, et surtout s'en satisfaire, elle l'enviait presque de pouvoir encore s'émerveiller de choses, de plaisirs aussi triviaux que ceux là. Elle lui annonça par la suite que Chocola et Vanilla étaient deux créatures très cultivées, sachant prendre soin d'elles, et sachant aussi faire un certain nombre de tâches ménagères, comme pour la convaincre qu'elles ne seraient pas un poids qu'elle aurait à traîner en permanence. Si Lady Maria n'éprouvait aucune répulsion envers les Terranides, les esclaves qu'elle avait vu au cours de son existence ressemblaient souvent d'avantage à des peluches vivantes qu'à de véritables êtres. Dénués d'éducation, et même du minimum de libre arbitre, Lady Maria n'avait jamais vu l'intérêt d'acheter des créatures dépendantes à ce point de leurs acquéreurs.

Elle poussa donc un long soupir, lorsque les deux soeurs s'adressèrent directement à elle, assurant qu'elles ne seraient pas dans ses pattes en permanence, et elles la supplièrent même de les prendre. Lady Maria était globalement insensible à ces tentatives de prises par les sentiments, sinon une femme riche comme elle ne le serait pas autant, si elle cédait à n'importe quelle demande de charité. Néanmoins, Allison était une personne intelligente, et peut-être qu'elle avait vu juste ? Lady Maria en doutait, mais après tout, elle était elle même insatisfaite de son propre état d'esprit, et ces périodes où elle profitait d'avantage de son existence lui manquaient avec nostalgie. Et puis, que lui coûterait le simple fait de tenter ?

Soit...je suppose que je n'ai après tout pas grand chose à perdre, hormis du temps, mais ce n'est pas tellement un problème pour nous autres vampires. Je les conserverais donc, Allison, pendant un mois à dater de ce jour. Je te donne personnellement la garantie qu'elles seront bien traitées et protégées.

La redoutable vampire posa alors son regard perçant sur les deux Nekos.

Il ira donc de soi que vous vous plierez aux règles de cette demeure. Vous vous adresserez à moi soit sous le terme de "Maîtresse" ou de "Lady Maria", et je m'attends à ce que vous fassiez preuve de cette autonomie dont vous vous vantez. Je n'aurais nullement le temps d'être derrière vous durant la totalité de votre séjour ici, mais vous serez libres de circuler dans le manoir et ses jardins. Je fais confiance à votre actuelle propriétaire pour ce qui est de vos connaissances en bonnes manières et en savoir vivre, car j'entends bien à ce que vous ne perturbiez pas la tranquillité de ces lieux. Ais-je été bien claire ?
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« Répondre #7 le: Mars 14, 2016, 07:48:41 »

Lady Maria finit par se plier aux demandes d’Allison, qui en sourit à nouveau, avant de rapidement nuancer ce que Maria venait de dire :

« Oh, elles seront obéissantes, Maria, mais, pour ce qui est de la tranquillité des locaux, je ne te garantis rien... C’est moi qui les ai éduquées, après tout, et je ne suis pas vraiment un exemple de tranquillité... »

Elle caressa la tête des deux nekos, qui s’empressèrent néanmoins de rassurer leur nouvelle Maîtresse :

« Nous vous promettons d’être sage, Maîtresse...
 -  Et de ne rien faire de stupide ici... »

Sachant qu’elles devaient la remercier, les deux nekos se laissèrent alors tomber sur le sol Vanillia partit sur la gauche du bureau, Chocola sur la droite, on entendit leurs cloches carillonner, puis les deux nekos se retrouvèrent ensuite de l’autre côté du bureau, et vinrent se frotter tout doucement contre les jambes de leur Maîtresse. Il allait de soi qu’elles ne verraient aucun problème à appeler cette femme « Maîtresse », ce qu’elles s’empressèrent de démontrer :

« Merci d’avoir bien voulu nous accepter, Maîtresse...
 -  Nous serons sages et gentilles, vous n’aurez pas à nous regretter ! »

L’affaire était entendue, mais, aux yeux d’Allison, il restait encore un ultime détail à régler, un détail qui, en réalité, avait son importance. La jeune femme savait surtout que, ce qui minait Maria, outre son « âme d’enfant », c’était aussi le fait qu’elle ait perdu tout à ce qui elle tenait. Cependant, la vampire vivait comme une ascète depuis des années, et n’avait pas dû se tenir au courant de certaines évolutions récentes sur cette question.

« Il me faut encore aborder un point avec toi, Maria... »

Pendant ce temps, Chocola et Vanillia avaient déjà adopté leur nouvelle Maîtresse, et s’amusaient ainsi à lécher ses pieds. Allison, elle, reprit à nouveau :

« J’éduque Chocola et Vanillia depuis qu’elles sont bébés, et, si tu ne l’as pas encore senti, avec le temps, tu réaliseras que leur sang est très particulier. Il y a quelques années, des alchimistes ashnardiens ont réussi à mélanger le sang vampirique avec un autre sang, en suivant certaines préparations, et sur la base de groupes sanguins qui soient des donneurs universels. C’est une expérience dont le tout Ashnard a parlé pendant un temps, mais je comprends que tu n’en aies pas entendu parler, à vivre recluse comme un moine ayant fait vœu de silence. »

Allison en avait entendu parler, car les Dowell étaient connus pour être des mécènes en matière de recherche scientifique ou artistique. Et le sang vampirique était un sang très riche, aux multiples propriétés, mais également très difficile d’appropriation. Allison enjolivait elle-même les résultats de cet étude, car il n’y avait eu que quelques rares donneurs où le sang était compatible.

« Chocola et Vanillia ont fait partie de cette étude, et il s’est avéré que leur organisme n’a pas rejeté mon sang. D’après les alchimistes, ça vient du fait que je les ai allaités depuis leur enfance, et qu’il y a, entre elles et moi, une sorte de compatibilité. Mon sang n’est pas rejeté, mais n’amorce pas non plus en elle une transformation vampirique. En revanche, ce que mon sang, c’est participer au rajeunissement de leurs cellules. »

C’était l’ultime argument d’Allison, et elle était ravie de voir qu’elle avait pu convaincre Lady Maria avant de l’employer, mais il n’y avait aucun problème à le lui dire, n’est-ce pas ? Elle reprit donc :

« Une fois par trimestre, je leur fais une piqûre comprenant mon sang. Elles n’aiment pas les piqûres, mes petites chéries, mais elles se forcent... Ce qui fait que, pour des nekos ayant dépassé la cinquantaine, elles se portent plutôt bien, tu ne trouves pas ? »

Laissant planer quelques secondes, elle reprit ensuite, avec un sourire légèrement narquois sur les lèvres :

« Alors, tu es sûre de n’avoir ‘‘que’’ du temps à perdre avec elles ? Tu vois, si je les vendais à Mélinda, elles me les achèteraient une petite fortune... Mais je préfère te les confier à toi, car je suis convaincue que tu as plus besoin d’elles que ma chère et douce Mélinda. »

Allison était prête à mettre sa main à couper que, quand elle reviendrait au bout d’un mois, Maria aurait complètement et totalement adopté les deux nekos... Car, et il fallait bien le dire... Chocola et Vanillia étaient irrésistibles !
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« Répondre #8 le: Mars 14, 2016, 02:32:09 »

Lady Maria ne se voyait en réalité, et sur le moment, pas conserver ces Nekos d'avantage de temps que le mois auquel elles leur serait allouée, et si il avait été question de les conserver pour de bon, les chances auraient été fortes pour que la vampire ne veuille rien savoir de cet accord. Elle avait cessé de s'attacher à de frêles créatures pour se protéger elle même, car à force de voir ses servantes préférées mourir au fil des siècles, elle avait fini par devenir très amère, à force de passer autant de fois par des phases de deuil. Lady Maria avait sa sensibilité, même si elle n'en montrait rien, même si elle était une vampire vénérable, elle ne comptait plus le nombre de fois où la disparition d'un être cher l'avait endeuillée.
Lady Maria avait donc accepté cet accord dans l'optique de ne pas passer assez de temps avec ces Nekos pour s'y attacher, pour leur bien mutuel, mais sous ses traits durs et tirés, elle ne pouvait nier que ces deux soeurs étaient adorables. Elles promirent d'être sages comme des images, et vinrent d'elles même contourner le bureau pour se fourrer dans ses jambes. Elles faisaient preuve d'une délicatesse toute rare chez la plupart des Terranides, et même si leurs réflèxes félins semblaient prononcés, Allison avait visiblement fait un profond travail pour s'assurer qu'elles soient plus éduquées que la moyenne des esclaves Terranides.
Lady Maria laissa donc ces deux Nekos s'approprier son odeur, se frotter contre elle, tandis qu'elle même avait encore des informations à écouter de la part d'Allison, qui lui fit une révélation de taille concernant ces deux soeurs, et qui allait changer bien des choses. Chocola et Vanilla étaient un résultat concluant d'assimilation de sang vampirique qui, en quantité limitée et si accepté par l'organisme, régénérait les cellules au point de stopper tout vieillissement. Elle apprit donc que ces deux Nekos avaient une cinquantaine d'années, ce qui dépassait en soit l'espérance de vie moyenne de ces créatures.

Je vois...je dois admettre que c'est une donnée pour le moins intéressante. Tu ne peux imaginer le nombre d'esclaves, auxquelles je me suis attachées, que j'ai vu mourir alors que moi même je continuais à exister. En obtenir d'autres a peu à peu perdu son intérêt chez moi, ne serais-ce que pour m'épargner de supplémentaires phases de deuil. Le temps de ces créatures mortelles est si court...

Lady Maria se surprit, à ce moment, glisser tendrement ses mains dans les longs cheveux des deux Nekos, et à leur gratter tendrement l'arrière du crâne avec ses longs ongles, qui étaient en réalité de puissantes griffes capables de déchirer les chairs sans problèmes. Le fait que Chocola et Vanilla soient des créatures capables d'étendre leur longévité bien au delà des limites traditionnelles, voilà qui semblait en revanche leur donner un intérêt certain, et une plus grande valeur au sein de cette vampire qui était lasse de se renfermer sur elle même, juste pour se protéger. Allait-elle enfin pouvoir se permettre d'abaisser ses propres barrières ? Elle regardait ces petites créatures lécher ses bottes en cuir, et se courber sous l'effet de ses gratouilles à l'arrière de leurs crânes, et ne pouvait nier que malgré tout elle ressentait...quelque chose. Elle redressa alors sa tête, et tâcha d'esquisser un vague sourire envers Allison.

Je te remercie de cette attention mon amie, et te promet d'en prendre soin.

Elle se baissa alors un peu, afin qu'avec ses délicats doigts elle puisse aller saisir les mentons des deux Nekos, et ainsi les amener à redresser leurs têtes.

Bien...que diriez-vous d'une visite des lieux par mes soins ? Cet endroit est grand, et il ne faudrait pas que vous vous perdiez.
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« Répondre #9 le: Mars 14, 2016, 07:21:14 »

De la famille Dowell, Allison avait hérité de leur sens de la persuasion et de l’argumentaire. Difficile, en effet, de repousser une Dowell quand cette dernière vous chargeait joyeusement. Allison avait beau parler énormément, elle savait quand retenir ses précieuses informations, et elle avait donc lâché sa bombe en dernier, comme pour achever les ultimes réticences de son amie. Et elle sentit bien que son argument avait fait mouche. Chocola et Vanillia étaient deux nekos de valeur, non seulement parce qu’elles étaient terriblement mignonnes et extrêmement cultivées, mais aussi parce qu’elles faisaient preuve d’une compatibilité sanguine qui leur garantissait une espérance de vie très longue. Cependant, seul le sang d’Allison était compatible. En effet, le sang d’un autre vampire subissait les blocages usuels de l’organisme, et était rejeté. Si Allison se reposait sur la théorie de l’allaitement, il y avait d’autres explications, comme le fait qu’elle avait très régulièrement ponctionné le sang des deux nekos, amenant son propre sang à se mélanger avec celui des nekos, facilitant donc, en sens inverse, une absorption de son sang. À cause de la dimension très complexe de la chose, les théories d’Allison n’avaient pas encore été scientifiquement vérifiées, ce qui faisait qu’il subsistait un grand doute.

Chocola et Vanillia, elles, étaient bien éloignées de ce genre de questions, et léchaient avec envie les bottes en cuir de leur nouvelle Maîtresse, s’attaquant essentiellement à la semelle et à l’extrémité du pied. Lécher le cuir, elles aimaient beaucoup ça, car elles avaient beaucoup léché les bottes de Maîtresse Dowell. Même si Lady Maria était leur nouvelle Maîtresse, à leurs yeux, Allison serait toujours une autre Maîtresse. Elles ne purent s’empêcher de ronronner quand elles sentirent les mains de Maîtresse Mari avenir caresser leurs cheveux, ce qui ne manqua pas de faire doucement sourire Allison.

« Hmmm…
 -  Mmhmm… »

Les doigts griffus de Maria ne manquèrent pas de leur faire Plaisir, tout comme Allison. Jambes croisées, elle dissimulait mal son sourire de joie. La perspective d’avoir des esclaves qui ne vieilliraient pas, ou, tout du moins, vieilliraient à la vitesse des vampires, semblait ravir Maria, même si la femme ne le montrait pas spécialement.

« Oh, je t’en prie, c’est normal… Je sais qu’elles seront heureuses avec toi, et c’est tout ce qui m’importe. »

Fait exceptionnel, Allison avait même vu les lèvres de Maria remuer légèrement pour former l’esquisse d’un sourire ! La scène était surréaliste ! Maria se pencha alors vers les deux nekos, et demanda si ces dernières voulaient faire une visite guidée, en les tenant par les mentons. Les deux nekos clignèrent des yeux, appréciant le contact des mains, douces, mais non moins fermes, de la puissante vampire.

Et, comme à chaque fois entre les deux, ce fut Chocola qui s’exprima la première, avant d’être instantanément suivie par Vanillia :

« Nous en serions ravies…
 -  Mais Maîtresse veut-elle nous retenir par une laisse ?
 -  Nous pourrons aussi préparer un gâteau pour Maîtresse. Qu’est-ce que Maîtresse aime manger ? »

Avenantes et heureuses, elles remuaient joyeusement de la queue en étant assises sur le sol, fixant Maria de leurs beaux yeux transis d’amour.

N’étaient-elles pas magnifiques à voir ?
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« Répondre #10 le: Mars 15, 2016, 02:24:20 »

Étais-ce aussi simple que ça au final ? Retrouver quelque chose d'intéressant pour stimuler à nouveau son envie de découverte ? Lady Maria ne pouvait le nier, elle se sentait presque revigorée à l'idée d'avoir ces Nekos pour elle. Peu convaincue initialement par le bienfondé de cette idée, la longévité de Chocola et Vanilla apportaient un plus non négligeable, la certitude que la vampire ne les verrait pas disparaître en l'espace d'un clignement de cils, ce qui était le ressenti qu'elle avait toujours eu vis à vis de la disparition de ses esclaves préférées...que le temps passait bien trop vite. Elles avaient de beaux yeux, une peau très tendre, et Lady Maria pouvait aussi le sentir, un sang de grande qualité...mais elle conservait cette soif pour des moments plus intimes, quand elle aurait effectivement les deux Nekos rien que pour elle. Ces dernières faisaient d'ailleurs preuve d'une envie de soumission qui ne manqua pas de faire plaisir à la vampire, qui avait perdu depuis longtemps l'envie de dresser par elle même des esclaves rebelles.

Vous tenir en laisse hum ? L'idée est tentante, et je pense que je vais y céder. Nous allons nous promener ensemble dans les jardins et le manoir, puis vous irez aux cuisines faire la démonstration de vos talents. Je vous laisse cela étant le choix, je ne suis guère difficile.

Lady Maria délaissa alors les mentons des deux Nekos pour ouvrir l'un des tiroirs de son bureau, là où elle conservait certains souvenirs précieux pour elle, et en sortit deux belles laisses en cuir, ornées de fioritures en or, qui appartenaient jadis à deux belles esclaves, mais mortes depuis bien longtemps. Elle prit donc un grand soin de les accrocher à leurs colliers respectifs, qui comportaient en prime chacun une petite clochette qui retentissait au rythme de leurs pas, ce qu'elle trouvait en quelque sorte adorable. Lady Maria redirigea alors son attention vers Allison, qui l'observait silencieusement, presque en train de réagir comme une enfant face à de nouveaux jouets. C'était bien entendu loin de la réalité, mais la vénérable vampire sentait indéniablement un regain d'énergie la parcourir.

Souhaites-tu nous accompagner ma chère ? A moins que tu n'aies d'autres affaires plus urgentes à régler.

Question délicate à laquelle elle laissait le soin à Allison d'apporter une réponse. Lady Maria était très redevable envers son amie, qu'elle n'avait pas vue depuis un certain temps, mais elle était dans le même temps anxieuse d'avoir du temps à consacrer seule pour ses deux nouvelles Nekos de compagnie. Elle ne s'était plus sentie aussi vivante depuis un long moment, elle n'était certes pas guérie, car il en faudrait d'avantage pour qu'elle reprenne vraiment de son ancienne superbe, mais Lady Maria semblait sur la bonne voie.
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« Répondre #11 le: Mars 15, 2016, 09:51:34 »

Pour mieux convaincre Lady Maria de l’incroyable beauté des nekos, elle avait habillé ces dernières de vêtements très mignons et très beaux. Ainsi, que ce soit Chocola ou Vanillia, les deux femmes portaient de superbes tenues, prouvant très bien qu’Allison avait, sous sa gouverne, des conceptrices et des stylistes de talent. Les deux nekos étaient magnifiques, et Allison vit clairement quelque chose pétiller dans le regard de Maria. Tout aussi calme que d’habitude, elle sentait ce léger changement, et s’en mordilla joyeusement les lèvres. Elle vit Maria sortir deux belles laisses, et les attacha aux heureuses nekos.

Chocola et Vanillia étaient des nekos extrêmement dociles. Elles avaient été éduquées à la perfection par Allison, et, malgré leur âge assez avancé, elles raisonnaient encore comme de grandes enfants. Les deux nekos étaient des orphelines, recueillies très jeunes par Allison, et elles avaient grandi en sa compagnie, tout en se rapprochant ensemble. Elles étaient comme des inséparables. Les rares fois où Allison avait tenté de les séparer, Chocola et Vanillia se laissaient mourir tant elles étaient déprimées. Allison en avait donc fait de parfaites esclaves, car, même si elles étaient très cultivées, elles étaient, pour autant, incapables d’être libres ou autonomes, ne se complaisant que dans la soumission. Allison n’avait jamais fait un truc aussi complet, éduquer des filles de la naissance à maintenant. Généralement, elle choisissait des femmes qui étaient faciles à soumettre, ou se servaient sur les esclaves de son frère, ou sur ceux, plus généralement, du clan. Là, c’était vraiment une expérience, une expérience qui avait dépassé tout ce à quoi elle aurait pu s’attendre. Lady Maria ne s’en rendait pas compte, mais Allison voyait Chocolla et Vanillia comme ses bébés. S’en séparer, ce n’était pas aussi simple que ça.

Néanmoins, sa nostalgie était amplement compensée par le fait que, de manière indiscutable, Maria était ravie de les voir. Proposer aux deux nekos une visite personnelle des locaux, c’était un aveu à part entier. Normalement, elle aurait confié cette tâche à un subalterne, et, quand elle proposa à Allison de les rejoindre, cette dernière se redressa en souriant.

« Des affaires urgentes, j’en vois trois devant moi... Toi et mes deux nekos. Je suis venue ici pour ça, ma chérie, alors n’espère pas me congédier comme un vulgaire domestique. »

Allison contourna le bureau, se rapprochant des femmes. Chocola et Vanillia étaient toujours aux pieds de Maria, toutes fières de porter des laisses.

« Regardez, Maîtresse Allison, Maîtresse Maria nous a mis de belles laisses !
 -  Cela veut dire que nous sommes ses esclaves ? »

Allison ne put que leur sourire, et caressa leurs têtes.

« Bien sûr... Mais ne vous en faites pas, je reviendrais régulièrement vous voir, vous savez bien combien je tiens à vous, mes chéries...
 -  Nyuuu...
 -  Mraaaww...
 -  Mais, maintenant, c’est Maria votre Maîtresse. Vous devrez faire tout ce qu’elle vous demande, et être digne de votre mère. »

Les deux nekos acquiescèrent, et allèrent chacune lécher les joues d’Allison, agissant, comme toujours, avec une harmonie sidérante, confirmant qu’elles étaient, bel et bien inséparables, comme les deux pièces d’un même être.

« Nous nous montrerons à la hauteur...
 -  Nous serons des esclaves parfaites pour Maîtresse Maria. »

Allison sourit encore, puis se redressa, caressant encore un peu leurs têtes.

« Et bien, Maria, je te laisse faire la visite, c’est ton manoir... Si tu veux que je tienne l’une des deux, n’hésite pas à me confier l’une des laisses... Bien que je comprendrais tout à fait que tu veuilles les conserver pour toi, elles sont tellement adorables, à deux... »
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« Répondre #12 le: Mars 15, 2016, 11:55:23 »

Lady Maria, Allison, Chocola et Vanilla passèrent au bout du compte un long moment à parcourir la très grande propriété. Outre le manoir en lui même qui était assez imposant, et comprenait des dizaines de pièces au bas mot, il y avait aussi les jardins et les forêts qui l'entouraient, aussi passèrent-elles au final une bonne partie de l'après-midi à faire cette visite guidée. C'était un exercice auquel Lady maria ne s'était pas soumis depuis un moment, mais il était bien nécessaire, ne serais-ce que pour permettre aux deux Nekos d'avoir leurs repaires dans cette immense propriété. La chambre de leur nouvelle maîtresse, qui serait également la leur, était venu en premier, ainsi que les divers salons, les cuisines, et les thermes juste après. Le reste n'avait été que de donner suffisament de repères visuels pour qu'elles ne se perdent pas dans les longs couloirs et les dédales d'escaliers. Cela avait été également l'occasion pour Lady Maria et Allison de discuter, la vieille vampire se tint ainsi un peu aux nouvelles de ce qui se tramait au sein d'Ashnard, mais ce fût aussi l'occasion de se ressociabiliser un peu avec elle, vu qu'elles ne s'étaient guère vues ces dernières années. Lady Maria avait toutefois préféré tenir elle même les deux Nekos en laisse, car si elle comprenait tout à fait qu'Allison garde à terme une importance aux yeux de Chocola et Vanilla, elle tenait toutefois à conserver les choses claires: elle serait désormais leur Maîtresse.
Le Soleil était haut dans le ciel quand la visite avait débuté, et il commençait à se coucher alors que la visite avait touché à sa fin, Allison remonta donc dans le carrosse qui l'avait amenée ici, fît ses au-revoir à Lady Maria ainsi qu'aux deux Nekos, puis s'en alla, elle et son escorte. Lady Maria soupira alors, tenir une aussi longue conversation était un art qu'elle avait presque oubliée, elle s'en rendait compte à présent, et même si Allison était une vieille amie, il n'en demeurait pas moins que Lady Maria était d'un naturel assez solitaire, même de base. Elle se tenait donc au bas des marches de l'entrée de son manoir, avec Chocola et Vanilla à ses pieds, qui regardaient le carosse de leur ancienne maîtresse s'éloigner et disparaître peu à peu.

Ne vous inquiétez pas mes belles, Allison et moi sommes des amies depuis bien avant votre naissance, elle reviendra régulièrement ici. En attendant...cet après-midi a été éprouvante pour tout le monde. Nul doute que le voyage que vous avez entrepris a été long, et loin de moi l'idée de vous tuer à la tâche.

En se courbant légèrement, Lady Maria posa alors un genou à terre, afin de se mettre à la même hauteur que ses Nekos..."ses" Nekos. Elle n'avait pas eu d'esclave personnel depuis des temps presque immémoriaux, et tout cela réveillait en elle comme une sorte d'excitation. Qui plus est, ces deux là étaient vraiment adorables dans leur jolies robes, et la vampire se promettait intérieurement de leur fournir une garde-robe très fournie...après tout, l'argent n'était nullement un problème pour l'une des femmes les plus richissimes de tout l'Empire, et même au delà.

Je sais que vous m'aviez promis un gâteau, mais cette délicate attention attendra que vous vous soyez pleinement familiarisée avec les lieux, et que vous vous soyez reposées. Nous avons tout le temps pour ça, après tout.

Et Lady Maria n'y résista pas, elle était sous le charme, autant dire que maintenant qu'elle avait enfin ces deux adorables Nekos rien que pour elle, elle pu enfin se permettre de les câliner. Elle glissa chacune de ses mains sur le haut du crâne de Chocola et Vanilla, et les câlina avec une douceur assez inédite, ou du moins pas vue depuis un long moment chez cette redoutable vampire. Les servants du manoir, qui avaient pu les observer durant toute l'après-midi, avaient été sidérés de constater que leur Maîtresse semblait moins froide et un peu plus abordable. Elle resta ainsi un bon moment à câliner ses deux Nekos, et à gratouiller l'arrière de leurs oreilles, avant de délicatement stopper et de se relever.

Que diriez vous d'un bain pour vous remettre de ce voyage ? Voilà ce que vous allez faire Chocola et Vanilla, maintenant que vous connaissez l'accès aux Thermes du manoir, je vous charge de nous préparer un bon bain chaud pendant que j'ordonnerais aux cuisines de nous préparer le dîner.
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« Répondre #13 le: Mars 16, 2016, 01:10:46 »

Se séparer d’Allison était très difficile pour Chocola et Vanillia, car elles avaient passé toute leur vie avec elle. Ainsi, même si Allison leur avait dit qu’elles étaient des Dowell, et qu’elles ne devaient pas pleurer, et qu’elles étaient avec une personne magnifique, Chocola et Vanillia, en la voyant partir, ne purent retenir des larmes. Allison, plutôt que de les réprimander, les embrassa très fort, en leur assurant qu’elle reviendrait vite. En soi, ce n’était pas que Chocola et Vanillia n’aimaient pas Lady Maria, ou avaient des appréhensions sur leur nouvelle Maîtresse, mais elles avaient été élevées ainsi. Si elles aimaient bien sortir, elles avaient aussi très peur du monde extérieur, et voyaient donc la maison Dowell comme leur foyer. Elles y avaient grandi, et Allison avait dû lourdement s’expliquer pour leur dire qu’elles ne les abandonnaient pas.

Elle partit donc, et ce ne fut que dans le chariot que la Dowell s’autorisa à verser quelques larmes. Oh, elle savait qu’elle faisait le bon choix, car elle avait bien vu, dans la marche, combien Maria était intriguée par les petites. Allison lui avait notamment expliqué qu’elle lui retransmettrait les résultats de l’étude sur la transmission sanguine, en lui indiquant que, selon elle, pour que son sang soit compatible, il fallait instaurer une sorte de relation durable entre le vampire et le sujet, c’est-à-dire se nourrir régulièrement de son sang pour que la compatibilité se fasse. En réalité, les nouvelles d’Ashnard n’intéressèrent pas plus que ça Maria, qui, aux yeux d’Allison, s’intéressait surtout aux deux nekos qui parlaient doucement entre elles.

Ainsi, si Chocola était toujours celle qui parlait en premier, ce fut celle qui pleura le plus, agaçant Vanillia.

« Nous ne sommes pas abandonnées, nous avons une Maîtresse belle et forte ! Montre-toi digne de notre mère, c’est ce qu’elle veut !
 -  Oui... Oui, tu as raison... »

Chocola savait qu’elle n’avait aucune raison, en soi, de pleurer, mais... Et bien, c’était plus fort qu’elle, et elle se mordilla timidement les lèvres. Lady maria vint ensuite leur caresser la tête, et, par-delà les larmes, on put voir le visage des deux nekos s’illuminer de plaisir.

« Nyuuuu...
 -  Mraaawww... »

Elles ronronnaient joyeusement, leurs oreilles se redressant, pendant que Maîtresse Maria leur expliqua qu’elle comptait prendre un bain avec elle. Ne pas faire de gâteau les surprit un peu, mais elles hochèrent la tête, et léchèrent alors les mains de leur Maîtresse, tout en la bisoutant un peu, et en venant ensuite frotter leurs visages, notamment leur nez et leur joue.

« Nyyyu-nyyyuu... Oui, Maîtresse, miaawww...
 -  Nous vous préparerons un délicieux bain, Maîtresse, pour vous... »

Les deux nekos, ravies par ce câlin (comme quoi, il en fallait peu pour els remettre d’aplomb), filèrent donc vers les thermes, trottinant sur place, faisant carillonner leurs clochettes, et se dandinant des fesses, leurs queues caudales se déplaçant à droite et à gauche. Un bon bain... Les nekos aimaient beaucoup ça, les bains ! Elles étaient donc particulièrement ravies d’en faire un !

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La salle de bains de Maîtresse Maria était très grande, avec plusieurs bassins, dont une piscine olympique, mais elles choisirent de se rendre auprès d’un bassin plus petit, qui faisait la taille d’un jacuzzi, et qui, en fait, était autant une simple baignoire qu’un jacuzzi. Lorsque Lady Maria devait venir les voir, ce fut pour constater qu’elles avaient pris des serviettes dans les vestiaires, tout en délaissant soigneusement leurs vêtements, et qu’elles rigolaient doucement. La baignoire était située en-hauteur, au-dessus d’un escalier, et, lorsque Maria les rejoignit, ce fut pour voir une scène qui était... Indescriptible.

Chocola et Vanillia barbotaient ensemble dans l’eau, se nettoyant mutuellement, toutes nues. La main de Chocola, tenant un gant trempé recouvert de savon, glissait sur la peau nue de Vanillia, la frottant dans le dos, remontant le long de son corps, et Vanillia, en retour gémissait et soupirait, venant lécher le cou de Chocola.

Les deux nekos ne semblaient pas s’être rendues comptes de la présence de Maria, et soupiraient entre elles, leurs queues caudales remuant pour se caresser et s’entortiller mutuellement :

« Il faut être toute belle pour Maîtresse Maria...
 -  Tu crois qu’on pourra faire des gâteaux pour Maîtresse Maria ? Est-ce qu’elle aimera les gâteaux au chocolat comme Maîtresse Allison ?
 -  Bien sûr, tout le monde aime le chocolat, voyons ! Et nous lui ferons des glaces à la vanille, aussi ! Oh, comme j’ai envie de masser sa peau...
 -  Son corps doit être tout tendu si elle n’a pas de masseuse... Il va falloir qu’on s’applique...
 -  Oh, mais on le sera, et on nettoiera aussi son corps ! Elle a une peau si parfaite, notre Maîtresse, il ne faudrait pas qu’on lui laisse des poils par inadvertance en la caressant... »
Journalisée


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Yulia Vesselovski
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« Répondre #14 le: Mars 16, 2016, 02:24:30 »

Lady Maria laissa un temps de pause, seule, se passer après que Chocola et Vanilla se soient empressées de filer vers les Thermes, afin de préparer un bon bain pour leur maîtresse. Elle se surprenait elle même de ce qui était en train de se produire, la vénérable vampire n'aurait jamais crû qu'il aurait suffit de deux petites Nekos pour lui redonner un semblant d'intérêt à exister. Elles étaient très mignonnes, adorables même, mais surtout elles ne se fâneraient pas comme l'avaient fait les autres esclaves que la vampire avait pu posséder par le passé. C'était ça, cette certitude de pouvoir s'attacher à du durable, qui lui permettait au final de se laisser aller, et de reprendre un peu goût à quelque chose.
Lady Maria laissa ainsi un bref moment de solitude s'installer, afin de réfléchir un peu à ce qui s'était passé, avant qu'elle ne prenne d'un pas tranquille mais assuré, la direction des cuisines. Ayant un âge très avancé, la vampire avait à nouveau la capacité d'ingurgiter d'autres nutriments que le sang, car son métabolisme le digérait. Elle ne se l'accordait toutefois pas systématiquement, mais la présence de ces deux Nekos à ses côtés allait probablement là aussi changer la donne. Elle passa ainsi brièvement aux cuisines, afin d'informer ses servants de préparer un copieux repas pour elle ainsi que ses nouvelles acquisitions, puis elle se dirigea vers les Thermes. Ils occupaient à eux seuls une certaine partie du manoir, car ils étaient conçus pour être aussi luxueux que capables d'acceuillir un grand nombre de personnes. La vampire se changea bien entendu, et se débarrassa de son élégante tenue pour ne porter plus qu'une simple serviette de bain, qu'elle s'était attachée de façon à couvrir le haut de son corps ainsi que ses cuisses, mais tout en laissant ses épaules nues.

Une pointe d'excitation l'avait traversée au moment où elle avait commencé à se déshabiller. Le choix de prendre un bain avec Chocola et Vanilla n'avait pas été anodin, car la vampire avait souhaité avoir un moment intime avec ses deux adorables esclaves...vraiment intime. D'autant plus que cela faisait un très long moment qu'elle ne s'était pas adonnée à des plaisirs charnels, mais ces deux Nekos, avec leurs adorables petites frimousses et leur attitude, avaient fort visiblement réussi à rallumer une flamme en elle. Chocola et Vanilla ne l'entendirent pas s'approcher, et pour cause, les vampires possédaient de surnaturelles capacités les rendant passivement bien plus discrets que bon nombre de créatures, aussi n'allaient-elles la voir que quand elle le voudrait bien. Lady Maria prit soin de les écouter un peu parler entre elles, leur sujet de conversation unique s'avéra être leur inquiétude et leur volonté de se montrer digne de leur nouvelle maîtresse, et la vampire trouva ce genre de dédication très touchant, et amusant aussi.

Et bien mes chéries, voilà tout un programme.

Elle monta lentement l'escalier menant jusqu'au petit bassin qu'elles avaient choisi. Tout en gravissant les marches, Lady Maria pu observer les deux Terranides, nues, et l'une contre l'autre. Elles offraient de façon tout à fait naturelle un spectacle très appréciable, et alors que Lady Maria prit place en s'asseyant sur le rebord du bassin, ses pieds venant tremper dans l'eau chaude, elle ne pu que se confirmer que ce bain n'aurait pas que pour vertu de les laver ou de les faire décompresser.

Et bien, si vos robes vous mettaient en valeur tout à l'heure, je me dois de vous le dire...vous êtes également adorables dans le plus simple appareil.

Elles avaient toutes les deux une bonne corpulence, ni trop grosses ni trop maigres, avec juste comme différence le fait que Chocola aien une poitrine plus volumineuse que celle de Vanilla. Mais fort heureusement pour la Neko aux cheveux blancs, Lady Maria n'en avait cure, car elle ne limitait pas ses critères de beauté au tour de poitrine. La vampire elle même avait une taille très fine, mais sans aucune imperfection. Sa peau pâle allait de pair avec ses cheveux, et le tout faisait très fortement ressortir ses deux yeux rouges. Son corps était harmonieux, dans de parfaites proportions, et les deux Nekos avaient ici l'occasion de voir bien plus à quel point leur nouvelle maîtresse était belle, ne portant plus les lords vêtements qui cachaient la totalité de son corps.

Je n'ai pu m'empêcher de vous entendre alors que je m'approchais, et il m'a semblée que vous parliez très distinctement de massages et de caresses à mon encontre. Mes jolies, je vous prends au mot...venez montrer à votre nouvelle maîtresse tout l'amour que vous lui portez.
Journalisée

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