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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Séduction & Soumission [PV]  (Lu 3384 fois)
Alexandre Dowell
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« le: Janvier 31, 2016, 06:48:08 »

« Elizabeth Foster...
 -  Elle a fait partie de la class action contre JR Reynolds l’an dernier... Celle qui a condamné le tabagiste à verser la coquette somme de 50 milliards de dollars aux consommateurs. »

Alexandre Dowell hocha légèrement la tête devant l’explication de Tatsuo Katadi, l’un des associés du cabinet. Katadi était un étudiant très brillant, issu de l’université de Tokyo, qui avait effectué un stage auprès du cabinet installé à Tokyo, et qui avait rejoint le cabinet principal, celui situé à Seikusu, dans l’un des gratte-ciels les plus riches de la ville. Un gratte-ciel d’affaires abritant, à chaque étage, de prestigieuses sociétés, y compris le cabinet Dowell. Il y avait, en fait, tout un pôle juridique ici qui appartenait à Dowell, puisque, outre le cabinet d’avocat, il y avait aussi une étude notariale, et une étude d’Huissiers de Justice De même, les autres sociétés implantées ici étaient, peu ou prou, liées au cabinet. Le cabinet s’étalait sur plusieurs étages, avec de multiples départements, et un ascenseur privé partant depuis le rez-de-chaussée pour aller spécifiquement ici. C’était un endroit particulièrement luxueux, avec du marbre, des fauteuils rembourrés, de grandes baies vitrées, et beaucoup d’espace. Il y avait même un grand aquarium au centre, et le cabinet employait plus d’une cinquantaine de salariés non juridiques, à savoir les secrétaires, les assistants, les gardes du corps, les femmes de ménage, les comptables... De fait, le bâtiment abritait aussi un cabinet d’experts-comptables reliés au cabinet Dowell.

Et, en ce moment, dans son bureau, Alexandre examinait, sous l’air discret d’une musique classique, Vestiu la Giubba de Pavarotti, le CV qu’il venait de recevoir, pour un entretien qui avait lieu d’ici quelques minutes, avec une jeune avocate, qui avait postulé auprès du cabinet : Elizabeth Foster. Une jeune Américaine, qui avait à peine vingt ans, et qui avait, en réalité, été contactée par les chasseurs de tête du cabinet, suite à son succès dans une class action tournée contre l’industrie du tabac aux États-Unis, et qui avait valu à la jeune Foster plusieurs articles de presse, et même un bref reportage médiatique.

La class action, aussi appelée action collective, ou action de groupe, était un système particulier de poursuites en droit de la consommation, quelque chose de très propre au droit américain. C’était un système conçu pour lutter contre le problème inhérent au droit de la consommation, et l’exemple typique qu’on pouvait donner était une déprogrammation d’un programme télé’ sur une chaîne privée, alors que vous aviez spécifiquement payé pour un abonnement sur cette chaîne. Vous pouviez appeler pour exprimer votre mécontentement, mais, de là à aller en justice... Les frais de procédure étaient généralement plus élevés que le fond du litige, ce qui conférait aux professionnels une certaine forme d’impunité. La class action répondait à ce de déséquilibre, en permettant d’organiser un recours collectif, c’est-à-dire regrouper tous les consommateurs lésés par les mêmes fautes contractuelles du professionnel, pour une action commune. Aux États-Unis, ces class actionétaient légion, et l’une des plus anecdotiques et des plus caractéristiques était celle tournée contre Nutella. À l’origine ? Une mère américaine qui avait découvert que, contrairement à ce que Ferrero indiquait, la pâte du Nutella était grasse.  Pour cette publicité mensongère, Ferrero avait écopé de la coquette somme de 3 millions de dollars à régler.

Le droit n’était-il pas une chose fascinante ?

Et, là, la jeune rouquine au sourire éblouissant avait participé à une class action contre JR Reynolds, tabagiste exploitant notamment la marque de cigarettes Camel. Une action tournée contre certaines prescriptions mensongères figurant sur le dos des paquets de cigarette, et contre les risques cancérogènes de la cigarette. En tout cas, le géant avait été condamné à 30 millions de dollars de dommages-intérêts, et c’était suite à ça que el cabinet l’avait contacté, en lui proposant un poste à Seikusu, tous frais payés, avec un appartement de fonction.

Car, outre abriter des bureaux, le gratte-ciel abritait aussi de multiples penthouses, qui étaient donnés pour les associés du cabinet. Les frais de vol avaient été payés d’avance, et, évidemment, la jeune Foster avait bondi là-dessus.

« Je vais la recevoir seul... »

Katadi hocha lentement la tête, ne posant guère de questions, faisant preuve, comme Dowell l'aimait bien, d'une servilité exemplaire vis-à-vis de lui.

Le lieu de la rencontre serait une pièce à la hauteur du cabinet, un salon si grand qu’il faisait la taille d’un studio, avec des baies vitrées donnant sur la ville, plusieurs fauteuils rembourrés autour d’une table basse, et même un bar, sur la droite. Dowell prépara une bouteille de scotch, puis attendit que l’une des secrétaires amène la jeune femme, assis sur l’un des fauteuils.

Elizabeth, elle, serait guidée par l’une des secrétaires, des femmes terriblement belles, avec des costumes pour femmes aux jupes un peu courtes, et qui portaient toutes des jarretelles. Néanmoins, l’ensemble n’était pas vulgaire, mais indéniablement élégant.

« Votre rendez est arrivé, Monsieur Dowell
 -  Faites entrer, Asuka ! »

La jeune femme hocha la tête, puis s’écarta, en ouvrant la porte pour Elizabeth.

Dowell se releva alors, en lui souriant, et serra la main de la femme, de manière tout à fait professionnel :

« Je vous souhaite la bienvenue au Japon et dans mon cabinet, Madame Foster. Avez-vous eu le temps de voir votre appartement de fonction ? Je vous en prie, je vous prie, installez-vous... »

Galamment, Dowell lui ôta sa veste, afin qu’elle soit plus à l’aise, et la posa sur un porte-manteau situé à l’entrée du salon...
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« Répondre #1 le: Janvier 31, 2016, 09:42:29 »

Elizabeth avait vu les choses s'accélérer en très peu de temps pour sa carrière, depuis le succès qui avait été le sien contre un acteur majeur de l'industrie du tabac, et qui avait également fait la une des journaux pendant un bref temps, mais qui avait été suffisant pour visiblement lui valoir une certaine renommée. Tout était allé si vite, entre le pourcentage qu'elle avait reçu sur les indemnités perçues par les familles qu'elle avait défendu, et cet appel pour lui faire une offre alléchante au Japon qu'elle avait accepté d'emblée, la jeune femme, qui avait pourtant à peine une vingtaine d'année, s'était trouvée prise dans un véritable maelstrom, dont elle commençait seulement à émerger. Là voilà désormais à habiter au Japon, elle avait fait ses au-revoir à ses parents, à qui elle avait laissé néanmoins une partie des revenus qu'elle avait gagné au procès, afin de s'assurer qu'ils ne soient plus dans le besoin. Le vol, tout comme le transport de ses affaires vers son nouvel appartement, avait été intégralement pris en charge par le cabinet, et même si elle n'avait encore guère eu le temps de visiter son nouveau chez-elle, le reste du building donnait le ton.

Vêtue d'un simple mais élégant tailleur, Elizabeth se trouvait dans l'ascenceur qui était en train de la mener vers les étages supérieurs du building, elle avait un peu le trac du fait de rencontrer son employeur, mais ça se limitait à une légère appréhension qui se mêlait au fait qu'elle aie changé de vie du jour au lendemain. De ce qu'elle avait pu voir et lire sur Alexandre Dowell, cet homme était un véritable magnat du droit, un domaine dans lequel il avait réussi à se construire un petit empire assez impressionnant...et qui était, dans son genre, très canon. C'était même peut-être ça qui lui faisait plus peur que tout le reste. Elizabeth avait fait preuve de ses talents de juriste au cours de ce procès, et c'était même le cabinet qui était venu à elle pour la recruter, et non l'inverse, elle n'avait donc aucunement à se sentir en position de faiblesse. Mais cet homme, rien qu'à en avoir vu des photos, rares, sur internet, ne 'lavait pas laissée indifférente. Hors, il y avait pourtant un adage vieux comme le monde qui disait que mêler boulot et sexe n'était jamais une bonne idée.

*Bah, tu t'en fait pour rien ma grande...*

Elle soupira donc un grand coup, seule dans l'ascenceur, juste avant que les portes ne s'ouvrent, et qu'elle arrive dans une pièce richement décorée, avec un bureau, et une secrétaire qui l'acceuillit chaleureusement. Elizabeth n'avait pas pu s'empêcher de le remarquer, mais dans ce lieu, la proportion de femme était plus élevée que celle d'hommes, ce qui la surprenait un peu, de même que les codes vestimentaires semblant encourager les jupes courtes.
Étais-ce du à une lubie d'un patron ayant un peu trop de pouvoir sur ses employées, ou simplement un effet culturel du coin ? Seikusu était une très grande ville, et on la disait comme l'une des plus torrides du globe, aussi la jeune femme se demandait dans quoi elle mettait les pieds. Mais entre un appartement de fonction, la possibilité de travailler au Japon, et le salaire fixe conséquent qu'on lui proposait, Elizabeth n'avait pas réfléchi deux fois malgré ses quelques inquiétudes...qui étaient peut-être même juste le fruit de son imagination. La secrétaire lui adressa un beau sourire avant de la conduire vers un très grand salon, dont elle ouvrit la porte avant pour annoncer son arrivée. Le son de la voix d'un chanteur d'opéra arriva à ses oreilles, tandis qu'elle franchit alors le pas de la porte, et qu'elle vit, se levant, son patron, Alexandre Dowel.

*Holy Shit...*

Si elle parvint à masquer son trouble et à garder sa contenance, ce ne fût que de peu, car cet homme était tout à fait son genre. Il avait du style, des cheveux longs (ce qu'elle trouvait craquant chez des hommes), et visiblement semblait bien taillé physiquement, sans compter la certaine aura d'autorité et ce charisme qui se dégageait de lui. Elle lui serra la main, et le laissa lui ôter sa veste.

Monsieur Dowell, c'est un honneur de vous rencontrer en personne.

Elizabeth prit place sur l'un des petits fauteuils entourant la table basse en verre, croisant bien entendu les jambes, et regarda autour d'elle, tout en écoutant les dernières notes de l'air qui résonnait dans la pièce.

Vous êtes amateur d'opéras italien ? Cet air est tiré de Pagliacci si ma mémoire ne me fait pas défaut. Du très grand art, bien meilleur que la qualité douteuse que l'on peut écouter sur la plupart des radios.
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Alexandre Dowell
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« Répondre #2 le: Janvier 31, 2016, 10:25:34 »

Même si Alexandre venait d’Ashnard, il connaissait, grâce à Tekhos, la technologie, ses bienfaits, mais aussi et surtout ses méfaits. L’homme s’en méfiait donc, et, sur Terre, il avait confié le soin de son image personnel à une société d’informatique, s’assurant ainsi qu’il y ait très peu d’informations de lui filtrant sur Internet. Si on se renseignait, on apprendrait donc qu’il était né en Europe (un mensonge), et qu’il avait obtenu ses diplômes à la prestigieuse académie d’Oxford (ce qui, en revanche, était vrai). Alexandre Dowell était un homme riche et influent, charismatique, et c’était le genre de choses qui vous frappaient en le voyant... Comme si, inconsciemment, l’esprit humain comprenait qu’il était placé face à quelqu’un qui lui était naturellement supérieur. Et c’était tout à fait ce que Dowell était. Un vampire, un être d’éternité, quelqu’un qui voulait avoir des femmes de ce genre. Des femmes ambitieuses, cultivées, douées, belles... Elizabeth avait toutes ces qualités, et c’était bien pour ça qu’Alexandre avait été la chercher aux États-Unis. Elle était de condition modeste, et il savait aussi qu’elle avait donné une partie de ses indemnités suite à sa class action à ses parents. Dowell était pour la méritocratie. Il n’avait rien contre l’ascenseur social, et, s’il devait bien reconnaître une vertu à la démocratie, c’était bien ça... Pouvoir permettre aux meilleurs de diriger. En théorie, du moins. Dans les faits, la méritocratie avait été pervertie depuis longtemps au profit d’une espèce de ploutocratie larmoyante fonctionnant sur l’assistanat social, chose dont l’homme avait profondément horreur, estimant que le rôle des pouvoirs publics n’était pas d’assister les idiots à rester paresseux en leur donnant de l’argent gratuitement.

Elizabeth avait opté pour un tailleur relativement simple, élégant malgré tout, et qui lui allait à ravir. Il la laissa s’asseoir, avant de s’installer à son tour.

« Et l’honneur est partagé, Miss Foster. »

Alexandre parlait aussi bien dans un anglais que dans un japonais impeccable. Toujours en quête de perfection, il suivait régulièrement des cours avec des linguistes pour assimiler autant de langues que possible. Il maîtrisait ainsi le mandarin, le japonais, l’anglais, le français, l’allemand, l’italien, et apprenait en ce moment d’autres langues. C’était un homme patient et intelligent, et, alors qu’il allait parler, Elizabeth le devança, son oreille attentive ayant capté les sonorités musicales s’échappant de hauts-parleurs.

« Oh... Vous êtes une connaisseuse ? Je n’ai pas souvenir d’avoir lu cela sur votre CV... Mais je le porte à votre crédit. »

Comme Elizabeth allait vite le comprendre, Dowell aimait parler d’art, et hocha donc la tête.

« C’est exactement cela. Celle-ci est la version chantée par Pavarotti, dont la voix a toujours su me faire frissonner, et m’inspirer. »

Alexandre fit un léger sourire à la femme, puis se redressa alors.

« Voudriez-vous un peu de scotch ? Ou une autre bouteille irait-elle à votre palais ? Comme vous le voyez, cette salle sert de salon de relaxation et de réflexion à mon cabinet. Je prends donc soin d’entretenir régulièrement sa cuvée. »

La voix de l’homme était calme et posée, et il regardait silencieusement cette femme. Il percevait, par ses oscillations sanguines, sa nervosité, ce qui ne pouvait que lui faire plaisir, en flattant doucement son orgueil. Oui, cette femme était vraiment parfaite. Elle avait tout pour lui plaire.

« J’ai été impressionné par vos exploits. Vous êtes jeune, très douée, et suffisamment ambitieuse pour avoir répondu à mon offre. Honnêtement, et je peux vous le dire, dès que nous vous avons demandé de nous rejoindre, votre contrat était déjà prêt, et vous étiez déjà considérée comme embauchée en tant que salariée. »

Un avocat pouvait avoir trois statuts : soit être salarié, soit être collaborateur, soit associé. Le premier statut était le plus simple à comprendre, mais aussi le plus marginal, car, dans ce domaine, l’avocat était totalement subordonné à son patron, considéré comme un simple salarié. La tendance était donc d’avoir un avocat collaborateur, avec une législation plus souple, mais aussi avec une plus forte indépendance, le collaborateur pouvant développer sa propre clientèle. Enfin, l’avocat associé était le mieux loti de tous, car il dirigeait le cabinet. Concrètement, seuls les gros cabinets avaient une structure suffisante pour avoir des avocats salariés, et c’était ça que Dowell proposait à la femme.

« J’ai eu ouï-dire que vous veniez d’une condition relativement modeste. Maintenant, vous négocierez des contrats pour de grandes multinationales, vous défendrez des sénateurs, des politiciens, des individus extrêmement riches. Mon cabinet a une clientèle d’exception, et qui nécessite donc des avocats d’exception. Ce que vous êtes, et ce dont je ne doute pas une seconde. »

Alexandre savait bien parler, et reprit ensuite, après quelques secondes :

« Je vous ai invité ici pour vous présenter le cabinet, mais aussi, et surtout, pour en savoir plus sur vous. Voyez-vous, j’aime la jeunesse, j’aime cet esprit d’initiative et cette fraîcheur qu’on associe avec la jeunesse... Si ce n’est vos talents, vous auriez sans aucun doute passé vos premières années au barreau à faire la manche lors des gardes-à-vues, afin de défendre je ne sais quel plébéien se droguant, battant sa femme, et n’ayant bien évidemment pas de quoi vous nourrir. Mais je crois en la méritocratie, et je crois qu’il faut donner aux jeunes talents toute la chance dont ils ont besoin pour s’exprimer. Votre place n’est pas dans les prisons de l’État de New York, à être assise sur des chaises pourries dans des locaux mal isolés, et à supporter les commentaires graveleux de vos clients... Non, elle est ici, au sommet du pouvoir, dans ce qui fait véritablement le sel de la profession. »

Dowell enchaîna rapidement, après une gorgée de scotch :

« Que diriez-vous si je vous proposais d’être mon assistante personnelle ? Ne vous méprenez pas, je ne vous demande pas d’être ma secrétaire, mai de gérer, à ma place, mes dossiers. D’être ma... Ma coéquipière, en somme. Est-ce que cela vous irait ? J’ignore, en fait, ce que vous attendiez vraiment de ce cabinet en venant ici... Peut-être pourriez-vous éclairer ma lanterne sur ce point ? »
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« Répondre #3 le: Février 01, 2016, 02:19:21 »

Même si elle était relativement décontractée, du moins autant qu'on pouvait l'être au moment de rencontrer son nouvel employeur, Elizabeth se sentait en dehors de son élément traditionnel. Tout ce luxe, pour elle qui avait vécu toute sa vie dans des appartements modestes, que ça soit par elle même ou avec ses parents, était très...nouveau. D'un certain côté, elle ne pouvait s'empêcher de se dire que rien que cette pièce pourrait loger à elle seule une ou deux familles, mais de l'autre côté maintenant qu'elle semblait enfin apte à goûter à ce luxe, n'allait-elle pas finir par y prendre goût justement ? La vue surtout, qui surplombait la ville, était particulièrement magnifique et impressionnante. Mais tout ça, ce n'était que secondaire dans la tête de la jeune femme, qui était désormais plutôt certaine de commencer à avoir un sérieux crush sur son nouveau patron.

*God Damnit Elizabeth, contrôle toi un peu, on dirait une adolescente.*

Pourtant elle n'y pouvait pas grand chose, car Dowell était par excellence son genre de mec. Cultivé, galant, beau, mais avec ce côté mystérieux qui faisait qu'Elizabeth était certaine qu'il devait cacher bien des choses, ce qui n'ôtait rien à son charme, bien au contraire. Enfin, heureusement demeurait-elle professionnelle malgré tout. Elle avait prit place dans l'un des fauteuils, du cuir qui crissa légèrement quand elle prit place dedans et...Oh Boy...elle adorait cette sensation.
Elle refusa toutefois poliment l'offre de Dowell de lui proposer de l'alcool, tout simplement car elle ne tenait pas bien lorsqu'elle buvait. Si elle parvenait à boire deux ou trois verres de vin sans être pompette, les alcools forts avaient en revanche un effet rapide et disproportionné chez elle, ce qui par le passé avait failli lui rapporter quelques ennuis, du genre ivresse sur la voie publique. Chose que bien sûr, elle se garda de mentionner.
Par la suite, elle écouta surtout l'homme lui parler. Le fait qu'il vante ses mérites d'avocate, pour une personne aussi jeune était...et bien flatteur, bien entendu. Elizabeth avait sauté à plusieurs reprises des classes durant son enfance, car elle apprenait et assimilait bien plus vite que ses camarades, ce qui lui avait permis, fait rare, de rentrer à la fac' à l'aube de ses quatorze ans grâce également à une bourse au mérite. Il lui vanta ensuite les mérites de la vie d'avocate qui allait s'offrir à elle dans ce cabinet privé, le genre que n'importe quelle personne exercant la profession devait aspirer, à savoir de grosses affaires. Elle fût toutefois vraiment surprise quand il lui proposa d'être sa coéquippière directe, et de prendre ainsi en charge ses propres dossiers.

Ow...well, c'est une proposition que je qualifierais d'intéressante, mais également surprenante. Ne le prenez pas mal Monsieur Dowell mais, vous confieriez réellement vos propres affaires et un tel statut à une jeune avocate qui n'a à son actif qu'une victoire en justice ? Certes une sacrée victoire, mais quand même...je n'ai pas autant d'expérience que vous.

Elle laissa une brève pause se faire, avant de tout juste reprendre, comme pour clarifier la situation.

Ne vous méprenez pas, votre offre est tout ce que je pourrais espérer. Travailler à l'étranger, sur des affaires complexes et passionnantes, pour un salaire me permettant de faire plus que survivre. Mais...de ma propre expérience, même si elle n'est pas très grande, un fonctionnement en tandem ne peut vraiment fonctionner que dans le cas de deux personnes s'entendant parfaitement. Hors nous ne nous connaissons que par le biais de nos noms...et notre goût commun pour la musique classique, je suppose, ça fait un peu léger...non ?

Que le chef d'un cabinet aussi prolifique lui offre d'être sa collaboratrice directe était autant flatteur, qu'extrèmement bizarre. Elizabeth ne doutait pas de ses propres capacités pour autant, mais donner de telles responsabilités à une newbie tout juste engagée, ça lui semblait être un pari très hasardeux.
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Alexandre Dowell
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« Répondre #4 le: Février 01, 2016, 08:23:33 »

Plus il l’observait, et plus il ne pouvait s’empêcher de remarquer qu’elle était aussi belle que talentueuse. Et la beauté, chez quelqu’un comme Dowell, n’était pas un critère purement esthétique, à prendre à la légère. Il estimait en effet que, si on qualifiait les femmes de « beau sexe », ce n’était pas sans raison, et il estimait aussi que, chez une femme, sa beauté était une arme fondamentale, qu’il fallait savoir manier avec talent. Alexandre aimait cela chez une femme, oui, et Elizabeth avait toutes les qualités requises. Néanmoins, et on pouvait le comprendre, la jeune femme était déstabilisée par l’offre inattendue d’Alexandre. Dans un aussi grand cabinet, confier une telle responsabilité à de si jeunes collaboratrices, c’était très risqué. Il fallait qu’elles soient plus aguerries, et même Katadi, au demeurant très compétent, et exerçant au sein du cabinet depuis des années, n’avait pas droit à un tel privilège. Cependant, Dowell savait ce qu’il faisait, et un fin sourire vint orner ses lèvres quand la jeune femme lui fit remarquer qu’ils ne savaient rien l’un sur l’autre.

Ceci fit doucement sourire Alexandre, qui semblait bien conscient du magnétisme qu’il exerçait sur la jeune femme. L’être vampirique reposa doucement son verre de scotch, et se racla la gorge, avant de lui répondre :

« Pardonnez-moi, ma chère, mais vous vous trompez sur ce point. De vous, je sais beaucoup de choses, et de moi, vous savez beaucoup de choses. Je sais que vous avez gagné une class action contre JR Reynolds. Or, c’est une société qui a l’habitude de ce type de contentieux, et qui dispose d’une batterie d’avocats pour se protéger. Que vous ayez réussi à obtenir une si lourde condamnation signifie que vous êtes une battante, une passionnée, le genre de personnes qui lisent l’intégralité des dossiers, et cherchent la moindre petite faille à exploiter.  J’imagine sans problème que vous êtes une bosseuse dure, du genre à travailler jusqu’à la fin de la soirée s’il le faut. Vous êtes déterminée, et vous êtes douée. »

Dowell se targuait volontiers d’être un fin connaisseur de la nature humaine, et, si on pouvait targuer son analyse d’être de la psychologie de comptoir, il fallait faire attention à ne pas lui dire en face.

« Et votre détermination se confirme par le fait que vous soyez là, face à moi. Vous n’avez pas hésité à partir à l’autre bout du monde pour suivre une offre d’embauche. J’en déduis que, outre votre détermination, vous êtes aussi curieuse, et avez envie d’avoir une certaine forme de reconnaissance sociale. Quant à votre talent, il suffit de lire votre CV. Vous avez eu votre doctorat en droit à l’âge où cherche normalement à savoir dans quelle faculté rentrer. Vous êtes également cultivée, et très jolie, sans vouloir vous offenser. Qu’ai-je besoin de savoir plus ? Mon analyse vous paraît-elle erronée ? »

Il laissa planer quelques secondes, le temps de reprendre un peu de vin. La femme avait poliment refusé de boire, et il ne s’en était pas formalisé outre mesure. Alexandre pouvait comprendre ça, elle était nerveuse, jeune… Elle voulait faire bonne impression, en se montrant très professionnelle. Tant mieux. C’était ce qu’il voulait.

« Vous ne travaillerez pas seule sur mes dossiers. J’attends de vous un autre regard du mien, car je suis, hélas, très souvent pris par différentes obligations, qui font que je n’ai pas forcément le temps d’étudier à fond certains dossiers, ou de faire des recherches approfondies. C’est un domaine dans lequel vous pourrez m’aider. Ce sera un peu ingrat au début, mais, le temps que nous trouvions une bonne dynamique de travail, tout devrait aller mieux ensuite. »

Oui, Dowell était confiant. S’éclaircissant de nouveau la gorge, il reprit, avec l’envie de lui poser une question-piège, comme pour voir jusqu’où il pouvait pousser pour que le calme apparent de cette jeune femme se brise :

« Alors, dites-moi… Que voyez-vous en moi ? »
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« Répondre #5 le: Février 01, 2016, 09:35:11 »

Damn, décidément cet homme avait une vision très flatteuse d'Elizabeth, au point que cette dernière sentit ses joues se teindre légèrement de rouge. Si elle était consciente de ses succès, surtout au niveau de ses études, de ce qu'elle était devenue, et de son premier gros succès en tant qu'avocate, se l'entendre dire par d'autres personnes était toujours autrement plus...récompensant. Il la trouvait également jolie, ce qui était loin d'être offensant. C'était un réflèxe chez elle, aussi n'y prit elle guère garde, mais Elizabeth se mordilla brièvement la lèvre inférieure quand il acheva de la complimenter sur sa beauté. Il fallait dire que l'homme ne la laissait vraiment pas de marbre, outre l'aspect physique, elle n'aurait pas sû trop se l'expliquer mais...il se dégageait de lui une présence, une assurance et un charisme qui lui plaisaient.

Erronée non...peut-être un peu trop élogieuse, mais j'ai toujours eu un regard très critique sur moi même, afin de ne jamais me reposer sur mes lauriers.

Elle se détendait donc peu à peu, mais sans pour autant que son trouble quand à l'attirance qu'elle éprouvait pour cet homme ne cesse. God Damnit, il devait sans doute le savoir, mais qu'est-ce qu'il était canon. Pour peu, Elizabeth, si elle n'avait pas été capable de garder sa contenance, en aurait presque mouillé sa culotte. Il fallait dire que sa dernière relation remontait maintenant à quelques mois, juste avant qu'elle ne commence véritablement à travailler comme avocate, et ensuite le travail avait fini par prendre le dessus au détriment de tout concept de vie privée. Le fait qu'elle n'aie pas eu la moindre relation sexuelle depuis presque six mois n'expliquait pas à lui seul l'attirance qu'elle ressentait, mais c'était en tout cas une partie de ses raisons. Pour autant, Elizabeth n'en montrait rien, et il n'y avait bien que les sens vampiriques d'Alexandre Dowell pour discerner ce trouble qu'elle dissimulait presque à la perfection, à l'exception notable de ce bref mordillement de sa lèvre...un réflèxe, que tous ses ex avaient trouvé très sexy.

Ma foi, si vous êtes certain de vous Monsieur Dowell, je ne vais pas refuser une telle opportunité.  Je ne doute pas que ce sera dans tous le cas une expérience enrichissante, et je ferais tout mon possible pour être à la hauteur...et je le serais.

Puis à ce moment, Dowell décida de faire sortir Elizabeth encore d'avantage de sa zone de confort, en lui demandant ce qu'elle pensait de lui. C'était dans ce cas présent, un exercice compliqué, car il s'agissait de son boss, mais à fortiori, son boss sur lequel elle était décidément en train de craquer. Elle avait beau faire comme elle le pouvait, rien ne pouvait l'empêcher d'éprouver une sérieuse attirance pour cet homme, même si elle ne serait jamais assez téméraire pour oser prendre les devants elle même, surtout face à un homme dont elle ne connaissait, vraiment, pas grand chose.

Hum question piège hein ? Difficile à dire, je me suis visiblement moins renseignée sur vous que vous ne vous êtes renseigné sur moi, mais à ma décharge, peu d'informations semblent circuler en ce qui vous concerne. Vous me donnez, à chaud, l'image d'un homme cultivé, galant, qui a probablement du gagner à la sueur de son front ce qu'il possède actuellement. Vous me donnez l'impression de ne pas avoir choisi la fillière du droit par hasard, mais parce que comme moi, vous considérez que connaître les lois, et savoir les utiliser, est le meilleur moyen de se faire une place dans ce monde.
Oh, vous êtes très beau, sans vouloir vous offenser.


Elle ponctua cette dernière phrase d'un sourire amusé, puisque lui même s'était permis de souligner sa beauté précédemment, elle trouvait que ce n'était que justice de lui renvoyer la balle. Après tout même si elle demeurait un peu nerveuse, Elizabeth était une personne généralement à l'aise socialement. Elle aurait pu lui dire qu'elle le voyait également comme un homme qui devait sans doute avoir une manie de vouloir contrôler un maximum son environnement, mais elle doutait de la façon dont ce serait pris par son interlocuteur, aussi estima-elle qu'il serait préférable de passer sous silence cette hypothèse là.
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« Répondre #6 le: Février 01, 2016, 10:25:47 »

Le mordillement de la lèvre inférieure de la femme ne lui échappa pas, et, effectivement, il trouva cela... Élégant. Très élégant, en réalité. L’homme n’en montra rien, bien sûr, mais il sentait toute la nervosité de la jeune femme, mais aussi... Autre chose. Autre chose qui était à l’origine de ce mordillement, survenu quand il avait vanté sa beauté. On pouvait trouver que Dowell était un flatteur, mais la réalité était plus simple. C’était juste un observateur, qui disait les choses comme il le pensait, se refusant à toute forme d’hypocrisie. L’honnêteté était une question de droiture morale et intellectuelle, et il ne comptait pas mentir, que ce soit en embellissant, ou en atténuant les choses. Dans la mesure du possible, il tâchait d’être le plus droit et le plus juste possible, car c’était là ce qu’on attendait de lui. Mais, chez les humains, c’était toujours compliqué, car il y avait, chez cette race inférieure, une sorte de problème fondamental à l’idée de se complimenter. Un proverbe japonais résumait très bien cela, en disant que, quand un clou dépassait de la rangée, il fallait un coup de marteau pour le remettre dans le rang. Une illustration du conformisme sociétal autant qu’une allégorie sur la condition humaine, qui, sous couvert de méritocratie, encourageait instinctivement le misérabilisme. Dès l’enfance, l’être humain conspuait et isolait le plus intelligent, allant à l’encontre de toute forme de darwinisme élémentaire. C’était le bête qui dirigeait, l’idiot qui commandait, et, en appliquant ce concept à l’échelle de la société, on y voyait là l’origine de bien des maux que les sociétés humaines traversaient. Il ne fallait pas promouvoir le plus fort, mais une idée, trompeuse, du « vivre-ensemble », avec un égalitarisme mielleux qui, en toute honnêteté, lui donnait franchement envie de vomir. L’intelligence n’était pas égale, pas plus que le mérite ou le talent. Certains naissaient idiots et bêtes, et étaient destinés d’emblée à servir dans les basses-couches de la société, d’autres naissaient intelligents. Pour Dowell, le rôle du politique n’était pas d’unifier ces couches sous l’idée trompeuse d’un égalitarisme inexistant, mais d’amener chaque individu à faire ce pour quoi il est né, sans tenir compte des classes sociales. Un pauvre pouvait être intelligent, et un riche pouvait être bête, l’argent n’avait rien à voir là-dedans. Elizabeth en était la preuve.

Divaguant dans ses pensées, Alexandre revint au moment présent quand la jeune femme, répondant à sa question, entreprit de le décrire. Elle termina en avouant qu’il était beau, ce qui le fit légèrement sourire.

« Hm... Vous avez presque raison. En réalité, et je n’ai pas honte de l’admettre, je suis né avec une cuiller en argent dans la bouche. »

Du moins, pas exactement, car il avait grandi fermier, mais lui considérait que sa vie réelle avait commencé le jour où il avait tué son chevalier, et avait pris sa place. Et, quand il était arrivé au sein du clan, il aurait tout à fait pu sombrer dans l’opulence et dans la luxure. Le reste, sa vie en tant qu’humain, elle n’avait aucune importance, à tel point que l’homme l’avait gommé de son esprit. Et puis, de toute manière, même en tant qu’humain, il n’avait pas grandi dans une famille particulièrement pauvre non plus.

« J’aurais pu devenir comme tous ces jeunes fils de riches qui se prélassent dans l’opulence et dans la paresse, mais je n’ai jamais été ainsi. J’ai toujours considéré que j’avais eu de la chance de pouvoir grandir dans un environnement cultivé, et je n’ai jamais fait preuve d’arrogance. De cela, je tiens à le dire. Les êtres humains, selon moi, vivent dans une culture du misérabilisme, où toute forme de compliment est perçue comme de l’arrogance, et où il est interdit de se vanter de ses propres qualités. Et c’est dramatique. C’est ainsi que les Japonais sont les champions du monde du suicide, par exemple. »

Alexandre s’était relevé, en se mettant à marcher, tout en parlant :

« Il faut être humble, oui, mais il faut aussi savoir reconnaître ses qualités. L’honnêteté, Mademoiselle Frost, voilà ce qui doit guider votre ligne de conduite. Vous pouvez vous reposer sur vos lauriers, vous avez impressionné le petit monde très étroit des juristes, au point que je vous recrute. Mais ne confondez pas une nuit étoilée avec son reflet à la surface du lac ; vous êtes douée, mais vous avez encore des progrès à faire. Et c’est bien pour ça que je vous désire en ma compagnie. »

L’élégant vampire se rapprocha à nouveau d’elle, et s’assit de nouveau sur son fauteuil.

« Je pense que nous avons dit l’essentiel... Il vous resterait encore à voir le cabinet, mais, avant cela, si vous n’avez aucune question à me poser, je suis obligé de vous inviter à dîner ce soir. Vous ne pouvez guère passer votre première soirée seule dans une si grande ville... Si, naturellement, ma compagnie vous conviendrait pour un dîner. »
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« Répondre #7 le: Février 02, 2016, 01:57:06 »

Issu d'une famille riche hein ? Pour le coup, Elizabeth ne s'en serait pas trop doutée, mêmesi ça devait expliquer en partie les goûts rafinés et assez traditionnels de l'homme. Encore que, des cheveux longs, dans les milieux aisés, ce n'était pas légion, mais la jeune femme trouvait que ça lui allait diablement bien.
Alexandre Dowell persista donc dans ses éloges, affirmant qu'elles n'avaient rien de futiles, mais qu'elles était tout juste le fruit de la réalité, et fit par la même occasion une analyse assez juste du rapport que l'humain avait par rapport à lui même. Il était vrai, objectivement parlant, qu'Elizabeth avait un parcours sortant de la normalité, et si elle ne s'en était jamais vantée, la jeune femme n'avait vraiment pas un naturel à prendre en compte même ses propres exploits, car pour elle c'était facile. Elle avait sauté de nombreuses classes et obtenu ses diplômes en étant aussi jeune car elle n'éprouvait jamais la moindre difficulté à assimiler des écrits, ou des paroles. Là où ses camarades avaient du passer des heures à lire et relire des dizaines de livres et des centaines de pages de  cours, Elizabeth n'avait en réalité jamais vraiment eu besoin de réviser à fond pour obtenir d'excellents résultats.

Et bien je serais très flattée de vous avoir comme coéquippier et mentor, Monsieur Dowell.

Mentor, lui, pourquoi est ce que la simple idée, la simple image de lui la prenant sous son aile, la guidant...l'excitait autant ? Elle avait, intérieurement, l'impression de bouillir et de se trouver en face de la matérialisation même de ses fantasmes, de son image de l'homme parfait ou presque. Ce qu'ils allaient avoir n'était pas en soit un rapport de domination, mais l'idée qu'il soit, même symboliquement, son guide et qu'elle soit en somme sous ses ordres de façon directe, voilà qui la rendait toute chose. Elizabeth sortait après tout juste de l'adolescence, et n'était encore qu'une jeune adulte qui, si elle n'était pas une novice sexuellement, avait encore à complètement se découvrir. Elle se connaissait un fétiche pour le latex et le cuir, et de demandait si le BDSM pourrait marcher avec elle...les quelques films pornos qu'elle avait pu voir sur le sujet lui ayant parfois tenu compagnie durant certaines de ses nuits seule.
Mais entre vouloir faire quelque chose, et effectivement passer à l'acte, il y avait un très grand pas à franchir...et surtout un partenaire partageant la même sensibilité, ce qu'Elizabeth n'avait jamais eu l'occasion de trouver. Le sujet était en même temps délicat, tabou, car si la plupart des mentalités avaient tendance à évoluer quand au fait de parler ouvertement de sexe lors d'une conversation, les fétiches divers étaient eux encore perçus par beaucoup comme des déviances. Elizabeth était de plus issue d'un milieu assez traditionnel, des parents croyants, quand à son entourage ou même à ses ex, elle avait directement sû que la conversation sur ce sujet serait impossible.

Mais alors qu'elle sembla un bref moment perdue dans ses pensées, Dowell parla à nouveau et...et l'invita à dîner. Oh cette fois elle ne parvint pas à se retenir de rougir, il l'invitait dans un restaurant pour célébrer son arrivée, en tête à tête.

Je...oui, avec grand plaisir même ! Je n'ai pas encore eu l'occasion de sortir, entre mon installation ici et toutes les procédures administratives, et votre compagnie...m'enchanterais.

Un dîner en tête à tête. Oh Boy, la voilà qui était en train de s'imaginer tout un tas de choses, certaines moins chastes que d'autres, mais elle se calma bien vite. Il ne faisait après tout que l'inviter à dîner, alors qu'elle allait être sa collaboratrice directe, ce qui était sans doute juste une façon de vraiment briser la glace et d'apprendre à mieux se connaître. Mais tout de même...un dîner !

Dans ce cas, si vous le permettez j'aurais quelques préparatifs à faire. Je sais que ça ne se voit guère, mais le décalage horaire m'a privée de quelques heures de sommeil  dont j'aurais grand besoin pour ne pas m'effondrer sur place. Et puis, il faudra que je sois présentable...
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« Répondre #8 le: Février 02, 2016, 02:27:11 »

Il pouvait sentir tout l’émoi de la jeune femme, toute sa nervosité, palpable à travers ses ondulations sanguines, et il eut enfin sa petite victoire personnelle, en voyant le doux et délicat visage de la belle Américaine s’empourprer à l’idée d’un dîner avec lui. C’était une approche fort peu orthodoxe dans le monde professionnel, mais Alexandre n’avait pas en tête que des objectifs purement professionnels avec elle. S’il avait pu lire dans son esprit (mais, hélas, Dowell n’était point télépathe), l’homme aurait été ravi des pensées qu’il y aurait perçu, et des fantasmes sous-jacents de la femme. Le sexe était une chose dont il avait horreur, mais qui, paradoxalement, le fascinait, ce qui, en matière de sexe, avait donc tendance à le rendre particulièrement dominateur et violent. Pas brutal, mais violent. Il ne ménageait pas ses mots, et ses coups de reins, comme s’il se punissait de ressentir du plaisir pour un acte qu’il considérait commun à l’ensemble des pachydermes et des mammifères qui vivaient dans ce monde. C’était aussi pour ça que l’homme appréciait les plaisirs un peu plus développés, consistant à jouer sur la sensualité, sur le désir, sur l’érotisme, plutôt que sur le coït et sur le sexe, vulgaire et avilissant. Pour le dire autrement, il préférait la compagnie d’une geisha à celle d’une prostituée. Et, pour résumer tout cela, Alexandre était un homme très compliqué, extrêmement dangereux, mais avec un magnétisme effrayant. Il aurait pu être l’un de ces vampires issus des romans d’Anne Rice, ces vampires qui réussissaient le luxe d’être aussi charismatiques que cruels, comme si le Diable n’était pas un petit démon rouge furieux crachant du feu depuis ses narines, mais un homme noble, distingué, quelqu’un qui souriait avec les lèvres d’un Ange.

Elle était donc ravie de sortir avec lui, mais, avant cela, voulait tout de même se reposer un peu. Dowell hocha la tête en se relevant :

« C’est normal, il vous faut vous faire au décalage horaire. Auriez-vous la délicatesse de me donner votre numéro de téléphone ? Mon chauffeur vous appellera pour vous dire quand la voiture sera prête. »

Alexandre avait sorti de la poche intérieure de sa veste un bloc-notes, et écrivit les informations requises, puis referma proprement ce dernier. L’entretien était fini, et la délicieuse Elizabeth se releva. Toujours aussi galamment, Alexandre alla récupérer son manteau, et le remit sur les épaules de la femme.

« Permettez que je vous accompagne jusqu’à votre chambre... »

Une telle galanterie faisait un peu dépassée, mais elle allait avec le style très victorien de l’homme. La seule exception, sa seule touche de modernité, venait de la longueur de ses cheveux, une chevelure qui aurait été jugée inacceptable à l’époque. Ils sortirent de la salle de réunion, et, en chemin, Elizabeth put constater que bien des secrétaires et des avocates regardaient Dowell, souvent en rougissant. Tout le monde le saluait, hommes comme femmes, mais les hommes étaient très peu nombreux dans le cabinet. Il y avait une grande majorité de femmes, qui étaient toutes très belles, de quoi intimider la jeune Elizabeth, amenant parfois Alexandre à se rapprocher d’elle, à tel point que son buste allait frotter le dos de la jeune femme.

Ils arrivèrent finalement à un ascenseur, et rejoignirent des étages en hauteur. Un air de musique classique déferla dans l’ascenseur.

« Mon cabinet possède la grande partie de cet immeuble. J’y ai un appartement de fonction, ainsi que la plupart de mes collaborateurs. Comme vous le voyez, j’ai misé gros sur vous. »

L’ascenseur s’ouvrit, et l’homme s’avança dans un couloir très propre, très éclairé, avec peu de portes, car il s’agissait, à chaque fois, de suites de luxe.

« Votre appartement est très sécurisé, avec une connexion Internet. L’appartement est câblé à la fibre optique, et tout est automatisé. »

Il ouvrit la porte à l’aide d’un passe, et la laissa entrer.

C’était un superbe loft, avec une grande pièce centrale, un couloir dans un coin, et une mezzanine abritant d’autres pièces. Des baies vitrées au premier étage donnaient sur une belle et grande terrasse avec plusieurs transats. C’était un déballage de luxe comme on le voyait rarement, et, depuis des consoles fixés sur les murs, on pouvait fermer tous les volets, contrôler l’éclairage, l’alimentation en eau, le chauffage, etc... Tout était propre.

« Les femmes de ménage passent pendant les heures de travail pour faire le ménage. Bien sûr, vous êtes libre d’agencer le mobilier comme bon vous semble. »

Sa chambre était une belle pièce avec un grand lit, et il y avait également une bibliothèque.

« Nous avons pris la liberté de glisser des livres. Il y a des manuels juridiques, bien sûr, mais aussi... Des elctures plus personnelles. »

Du reste, les affaires de la jeune femme avaient été posées dans la pièce centrale. En lui souriant, Alexandre se retourna vers elle, et lui fit finalement un bref baisemains.

« Je vous dis donc à ce soir, Elizabeth... Je vous laisse vous reposer et vous familiariser avec les lieux. »

Alexandre sortit ensuite, en laissant à la femme un trousseau de clefs. Elle avait de la lecture car il y avait un prospectus décrivant les locaux... Mais, et de manière plus étonnante, sous son oreiller, Elizabeth, si elle tendait ses mains, aurait la surprise de voir un livre très particulier. Aucun titre, aucun résumé, et, si elle tournait les pages, elle verrait qu’il s’agissait d’une série de photos particulièrement osées... Un book érotique constitué de scènes de BDSM, avec des cordes, du latex, du cuir, des corps dans des positions improbables, et visiblement des personnes très heureuses de leur sort.

Un petit cadeau de bienvenue...

De quoi la faire patienter jusque vers vingt heures du soir, quand son téléphone sonna pour annoncer la présence du chauffeur, qui l’attendait dehors, à l’entrée de l’immeuble...

À côté d’une limousine noire.
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« Répondre #9 le: Février 03, 2016, 12:05:38 »

Elizabeth était à présent vraiment en train de se demander si Alexandre Dowell, son patron, n'était pas en train d'ouvertement la draguer. Si il s'était s'agit de quelqu'un d'autre que la personne lui ayant offert une telle opportunité de carrière, la jeune femme aurait directement cherché à clarifier ses doutes, mais dans la situation présente, une mauvaise interprétation avait des chances de ruiner son arrivée qui jusque là se déroulait parfaitement bien. Elle lui énuméra son numéro de portable, bien entendu, puis se redressa afin de sortir de la pièce. Dowell voulu toutefois l'accompagner jusqu'à sa chambre, et là encore, elle hésitait sur l'interprétation à en avoir. Ce n'était pas le fait que cet homme la drague potentiellement la dérange, mais mêler boulot et intimité, c'était une sorte de barrière qu'elle s'était toujours plus ou moins fixée, sans pour autant qu'elle soit gravée dans le marbre. La preuve en était qu'Elizabeth fantasmait ouvertement, mais dans sa tête, sur cet homme, ce qui en soit n'avait finalement aucune conséquence...mais les transformer en actes en aurait, et elle en avait un peu peur.

Damn, effectivement ce building est une véritable tour dorée, c'est bien loin de tout ce que j'ai pu connaître dans ma vie.

Alexandre la mena donc jusqu'à son appartement, qui était en soit une véritable suite de luxe, très propre, et avec beaucoup d'éléments automatisés ou connectés. La jeune femme vérifia son portable pour vérifier qu'elle était effectivement connectée à un réseau internet très rapide, et vit également que ses bagages avaient été stockés dans la pièce principale, qui faisait office de salon. C'était un loft moderne, presque trop grand pour elle qui n'était pas habituée à avoir autant d'espace pour elle, mais Elizabeth n'irait certainement pas faire sa prude en refusant ce qu'on lui offrait. Après tout, Dowell l'avait dit, elle avait gagné et mérité sa place ici, alors pourquoi ne pas en profiter ? Il lui fit rapidement visiter son appartement, avant de s'éclipser, non sans lui avoir fait un baise main avant.

Merci pour la visite guidée, et à ce soir, Monsieur Dowell.

Quand la porte se referma, Elizabeth attendit quelques secondes, puis se dirigea vers le lit, où elle se laissa littéralement s'effondrer dessus, en soupirant longuement. Heurter ce matelas doux fut un véritable plaisir, car elle n'avait pas eu l'occasion de se poser depuis son arrivée au Japon. Qu'on aie pris soin de déposer ses affaires ici était une aubaine, car elle n'aurait alors plus qu'à les ranger comme bon lui semblait, mais pour le moment elle faisait un sacré câlin au matelas, et commença à s'étirer.

Mgnnnnnn...wait what ?

En étirant ses bras, elle avait ainsi glissé ses mains sous l'oreiller, où elle sentit quelque chose en papier en dessous, un magazine. Elle l'atrappa bien évidemment, et pu voir qu'il n'y avait ni titre ni couverture, rien que deux pages blanches comme pour en protéger le contenu. Désormais à genoux sur son matelas, Elizabeth se demandait ce qu'était ce magasine qui ne lui appartenait pas, et quand elle l'ouvrit, quelle ne fut pas sa surprise. Elle tomba nez à nez, sans prévenir, avec des scènes de femmes astucieusement ligotées par des cordes, ou encore dans des costumes en latex, et bien d'autres choses ayant attrait au domaine du BDSM.

Wow c'est...c'est mieux mis en scène que la merde que j'ai pu trouver jusque là.

La jeune femme parlait pour elle même, seule dans son appartement, et se surpris à feuilleter ce magazine, dont elle n'avait pas vraiment idée de la provenance. Elle tablait à priori sur un ou une ancienne habitante qui avait du oublier ça après son départ...ou bien étais-ce une sorte de cadeau de bienvenue particulièrement osé ? Non, elle rejeta d'emblée cette option, son attirance pour le BDSM n'était encore pas assumée, et elle n'en avait jamais parlé à qui que ce soit. Mais quand bien même il s'agissait là d'un oubli, la découverte était plutôt plaisante, la qualité des photographies, des costumes, des scènes, était indéniable, et parlait à la jeune femme qui préférait le côté élégant du BDSM, et le rapport de domination, plutôt que l'aspect purement axé sur la douleur.
Elizabeth, une fois qu'elle eu fini de regarder toutes ces photos, s'allongea dans le lit. L'idée de s'offrir un plaisir intime sur le moment l'avait traversée, mais son manque de sommeil s'était très vite rappelé à elle, et elle décida de ne plus ignorer les demandes de son corps, surtout maintenant qu'elle pouvait enfin s'allonger dans un véritable lit. Elle programma un réveil sur son portable, puis à l'aide d'une télécommande fît se fermer les volets de sa chambre afin de pouvoir se plonger dans la pénombre. Il ne lui fallu que quelques minutes pour tomber dans un sommeil paisible.

La jeune femme se réveilla cinq heures plus tard, au bruit de son réveil. La Soleil commençait doucement à se coucher en ce début de soirée. Elle aurait pu dormir probablement encore un peu plus, mais elle se leva néanmoins en s'étirant longuement, elle avait préféré se donner un peu de marge afin d'avoir le temps de tranquillement se préparer. Elle jeta un dernier coup d'oeil, un peu perplexe à son magazine, qu'elle rangea par la suite à sa place, sous son oreiller, avant de se diriger vers la salle de bain, et plus précisément la douche. Elle retira un à un ses vêtements tout en faisant couler l'eau, le temps qu'elle atteigne une bonne température, puis rentra avec délectation dans la cabine, accueillie par de la vapeur et un délicieux courant d'eau chaude qui heurta sa peau nue. Les yeux fermés, elle commença à se frictionner avec du savon. La chaleur ambiante, le fait qu'elle se touche, qu'elle aie vu nombre d'images à caractère pornographiques quelques heures auparavant, suffirent alors pour que son imagination commence à s'imiscer dans l'équation.
Alexandre Dowell. Elle aurait cru que les heures passées auraient permis de calmer ses ardeurs, mais il n'en était rien, et alors qu'elle se caressait, doucement la peau, se frottant avec le savon entre ses délicates main, elle s'imagina les yeux fermés que ces mains appartenaient à son patron. Elle les imaginait plus fermes, plus masculines, elle l'imaginait avec elle, nu, dans cette douche.

Mnnnnn...

Elle chercha alors à se plaquer contre le carrelage qui ornait l'un des murs de la cabine, et la froideur qui heurta alors ses seins contribua à les faire se durcir, apportant un délicieux contraste avec la vapeur chaude. Elle s'imaginait plaquée par l'homme contre ce mur, elle s'imaginait s'offrit à lui tandis que ses mains caresseraient et exploreraient son corps, et il n'en fallu pas plus pour qu'Elizabeth ne glisse alors ses mains le long de son ventre, et n'aille doucement se caresser. L'eau chaude ruisselant sur son corps, sa poitrine et son visage collés contre le carrelage plus froid, apportaient des sensations délicieuses, contrastées, mais n'étaient que l'accompagnement de son esprit l'imaginant en compagnie de l'homme sous cette douche, qui ferait d'elle sa chose. Oh les images qu'elle avait en tête...et tandis qu'avec une de ses mains elle se masturbait, elle glissa l'autre derrière elle, le long de sa croupe, avant de délicatement enfoncer un doigt dans son anus étroit.

Hnnnnnn...haaaaaaaan...

Elizabeth roulait des hanches, la jeune femme s'imaginait prise par derrière par son patron, sa queue, qu'elle pensait très grosse, s'enfonçant dans son cul tandis qu'il la plaquerait contre ce mur, qu'il la doigterait en même temps qu'il l'enculerait, et qu'il ferait des commentaires sur sa façon de gémir comme une petite salope. Car oui, heureusement qu'elle était seule et dans un endroit bien isolé, autrement d'autres personnes auraient pu l'entendre gémir et couiner, en murmurant à l'occasion le nom de son patron, pendant qu'elle se doigtait ses orifices intimes de plus en plus vite.
Elle vint rapidement, son orgasme ne prenant que quelques petites minutes à venir, et il fût foudroyant, très intense, elle en fût même sans voix le temps qu'elle se crispe. Elle avait levé la tête un peu vers le haut, et ses lèvres étaient grandes ouvertes, mais pas un son n'en sortit tandis qu'elle s'abandonnait complètement. Elle reprit ses esprits, sortant de ce "blanc" après l'orgasme, et respirait lourdement, l'eau chaude coulant toujours sur elle, lavant par la même occasion la cyprine qui n'avait pas manqué de maculer ses doigts. Elizabeth se rendit à ce moment compte que ça devait bien faire un moment qu'elle ne s'était pas accordée ce genre de petits plaisirs intimes, mais ne pouvait aussi s'empêcher de se dire qu'Alexandre avait été le moteur de cette petite séance...et elle en rougit.

*Me masturber en pensant à mon boss en train de me sodomiser sous la douche...Well now That's A First...*

Elle termina de prendre sa douche, se sécha...et hésita un long moment sur la tenue à mettre. Elle avait initialement pensé mettre une petite robe sans trop de prétention, et assez chaste mais...après ce qu'elle avait fait sous la douche, et le contexte de ce dîner, une de ses robes les plus récentes semblait lui faire de l'oeil. Elle passa quinze bonnes minutes, en peignoir, et à se brosser les cheveux, tout en faisant les cent pas dans son appartement, à peser le pour et le contre d'une telle idée. L'heure tournait, et n'arrivant pas à se décider...el décida de laisser le hasard décider pour elle, et tira à pile ou face.
Ainsi, c'est à vingt heures pétantes, qu'Elizabeth sortit du building pour s'approcher de la limousine, et la pièce qu'elle avait lancé quelques minutes plus tôt, avait décidé qu'elle opterait pour l'approche la plus sexy .
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« Répondre #10 le: Février 03, 2016, 12:48:56 »

Malgré tous ses talents, Alexandre ne savait pas que la femme avait un appétit prononcé pour le BDSM. Dowell ne pouvait pas tout savoir. Ce qu’il avait laissé dans sa suite, c’était, en réalité, une bien heureuse coïncidence, car leurs goûts sexuels se rejoignaient. Et, outre être une sorte de doucereuse provocation sensuelle, c’était aussi un premier défi. Il avait été tentant de dissimuler des caméras cachés dans la suite de la femme, mais c’était une forme de tricherie à laquelle Dowell s’était refusé, estimant qu’il n’avait nullement besoin de ce genre d’artifice pour réduire à séduire une femme. Et puis, outre cela, il fallait laisser un peu de suspens, et, tout en retournant à ses activités, Dowell s’amusa à penser à la manière dont al femme réagirait en découvrant ce petit recueil. Le jetterait-elle en pensant à une blague ? En serait-elle ulcérée ? Ou, au contraire, l’observerait-elle avec fascination ? Si Alexandre n’avait pas installé de caméras dans l’appartement, il y en avait dans le couloir, pour des questions de sécurité, et il put ainsi voir que la femme ne sortit pas pendant tout l’après-midi... Ça ne voulait rien dire, bien sûr, mais ça pouvait aussi s’interpréter de bien des façons. Et Dowell se surprenait même à y songer. Ce n’était pas son genre, pas son style. Mais, très curieusement, l’idée d’imaginer cette femme en train de se caresser intimement n’était pas sans provoquer quelques basses et profondes excitations, aussi surprenantes qu’agréables et irritantes. Alexandre était un homme qui aimait tout contrôler autour de lui, et c’était aussi pour ça que, fondamentalement, le sexe l’angoissait.

Le sexe était tout simplement une force qu’on ne pouvait pas contrôler. Elle s’imposait à vous, et vous dominait par sa hauteur et par sa présence. Elle réveillait en vous des pulsions profondes et latentes, contre lesquelles Alexandre, à son grand regret, n’avait jamais réussi à lutter. Oh, il essayait bien de se contrôler, mais c’était comme sa soif de sang ; tôt ou tard, elle devenait trop forte, et les besoins physiologiques s’emparaient de lui. Il essayait de lutter contre ce qu’il voyait comme un péché, en ce sens que ces pulsions l’amenaient à s’aliéner, et à perdre le contrôle... Mais il n’y arrivait pas. Il avait trouvé un contrôle relatif à travers la sensualité, à travers l’exploration des sens et l’exaltation sexuelle, en passant par les jeux de domination. Il arrivait à mieux se contrôler, mais faisait toujours preuve, en matière de sexe, d’une voracité redoutable.

Et, tandis qu’il travaillait, rédigeant des conclusions, ou discutant avec des associés, Elizabeth lui revenait en tête, et il se mettait à l’imaginer dans des tenues toutes plus érotiques les unes que les autres. Il en eut même une érection, qui dura un peu trop longtemps que prévu, l’amenant à se confirmer que, ce soir, la nuit serait longue.

*
*  *

Le restaurant choisi n’était pas n’importe quel restaurant. Il était situé dans les hauteurs de la ville, dans le château-fort historique de Seikusu, Muramasa-jo. Muramasa-jo abritait un restaurant luxueux, avec une terrasse qui donnait sur toute la ville, ainsi qu’un musée historique local, relatant l’histoire de Seikusu. Et, accessoirement, Muramasa-jo était aussi le quartier général d’un client d’Alexandre, Akihiro Guramu, l’Oyabun du clan yakuza des Guramu, l’un des plus puissants clans de la ville. Un client qui était indéniablement une canaille, mais il y avait bien longtemps qu’Alexandre avait dépassé ces concepts de moralité. La criminalité organisée était une béquille de la société, une béquille qui, en fonction des époques, était plus ou moins appréciée positivement ou négativement. Actuellement, l’appréciation était de plus en plus négative, mais elle fournissait au cabinet de multiples dossiers, ainsi que des informations très utiles sur Seikusu.

Ce fut donc dans ce grand restaurant que la jeune femme fut conduite. La limousine roulait tranquillement, et, dans la voiture, elle pouvait, outre se détendre, voir que la limousine était dotée d’un minibar, avec un éclairage rétro, et des fauteuils particulièrement agréables. La limousine était tenue par l’homme-de-main de Dowell, son fidèle majordome, Walter.

« Nous approchons, Madame... »

La limousine se gara sur le parking du restaurant, et un portier alla lui ouvrir.

« Madame... Nous vous souhaitons la bienvenue au Muramasa-jo. »

On accédait au restaurant par un perron, et, alors qu’ELizabeth sortait, ce fut pour voir que Dowell l’attendait sur le perron.

L’homme portait un impeccable costume blanc.

« Ma chère Elizabeth, vous êtes magnifique ce soir ! »

Toujours aussi galant, Alexandre l’accueillit par une révérence et un nouveau baisemains. Et il ne mentait pas. Sa belle robe lui allait très bien, tout comme ses longs gants, et Alexandre pressa même un peu trop fort ses lèvres sur son gant, tout en sentant un frisson à hauteur de son sexe. Tout à l’heure, la tentation avait finalement été trop forte, et l’homme avait ordonné à l’une de ses secrétaires de prendre son membre en bouche, vers l’heure de fermeture des bureaux, après un rendez-vous avec un client qui s’était avéré particulièrement long, et pendant lequel il n’avait cessé de pencher à sa jeune collaboratrice.

Il l’embrassa donc, puis l’invita à rentrer.

Mélange de modernité et de tradition occidentale, Muramasa-jo avait un léger fond sonore, qui, quand ils entrèrent, diffusait une reprise de la 5ème symphonie de l’Adagietto de Mahler par un groupe moderne, ERA. Curieusement, Dowell, qui était généralement réfractaire à toute forme de musique moderne (même si, assez curieusement, il aimait bien le rock), appréciait ces airs, mélange de classique, de chants grégoriens, et de rock. Il avait en réalité toujours été assez hostile à cette manie de catégoriser la musique dans des tiroirs, car il estimait que la musique était, par essence, transversale.

Alexandre tenait Elizabeth par la main, dans un geste très familier, mais qui, étrangement, lui semblait tout autant naturel. Un steward les guida vers leur table, située sur la terrasse, à l’étage. Un véritable dîner aux chandelles, avec une carte où les prix n’étaient pas indiqués. Alexandre était un client VIP, et avait droit à une restauration gratuite, ce qui était un minimum, quand on savait qu’il avait permis à la moitié des lieutenants d’Akihiro de sortir de prison. Pour autant, l’homme, en parfait libéraliste, donnait toujours un généreux pourboire.

« Prenez ce que bon vous semble, ma chère, nous célébrons votre arrivée au Japon. J’ai beaucoup voyagé, vous savez, et, de tous les pays que j’ai vu, c’est indéniablement celui-ci qui me sied le plus. »

Toujours très galant, il laissa Elizabeth s’asseoir en premier, puis s’assit ensuite face à elle.

« Malheureusement, ma chère Elizabeth, vous allez, cette fois, devoir prendre un apéritif... Et, par ailleurs, et à titre utile, vous pouvez m’appeler Alexandre. Mais, si vous désirez m’appeler ‘‘Monsieur Dowell’’, notez que je ne m’en formaliserai pas. »

Au contraire, il préférerait ça.

« Pardonnez-moi d’insister, mais votre robe vous va vraiment à ravir... Vous savez vous habiller pour vous mettre en charme. »

Il lui sourit ensuite, très légèrement.
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« Répondre #11 le: Février 03, 2016, 02:29:49 »

Elizabeth avait donc pris place à l'arrière d'une bien belle limousine, c'était la première fois de sa vie qu'elle montait dans une telle voiture, ou encore qu'elle se faisait conduire par un chauffeur dont c'était le métier. Entre ça et la nature de son appartement, Elizabeth ne s'y trompa donc pas, ce cabinet devait vraiment brasser beaucoup d'argent et avoir affaire à des clients fortunés prêts à dépenser gros pour assurer leur défense. Elle passa la totalité du trajet à regarder le paysage défiler au travers de la fenêtre, profitant de ce moment de calme pour réfléchir un coup, tout ça lui était arrivé tellement vite, et les évennements ne semblaient pour le moment pas vouloir prendre la tendance de se tasser. Cela lui faisait bien sûr un peu peur, mais la curiosité et l'envie d'aller de l'avant dans sa carrière lui permettait de la dépasser, elle était en effet très curieuse de voir où les prochains mois, et les prochaines années, allaient la mener. Elle craignait surtout de ne pas se montrer à la hauteur du fait de son peu d'expérience en plaidoirie, surtout dans le cadre des dossiers personnels d'Alexandre Dowell, qui devaient être les plus importants du cabinet...mais peut-être avait-il raison, et qu'elle sous-estimait ses propres capacités.

Perdue dans ses pensées, elle se retrouva vite au lieu de rendez-vous, un superbe château japonais, conservé et rénové, qui se trouvait aux alentours de la ville, et en hauteur. Un homme lui ouvrit la porte, qu'elle remercia en même temps que le chauffeur, et elle sortit de la voiture pour voir proche, Alexandre qui l'attendait. L'homme également semblait avoir sorti le grand jeu, et s'approcha d'elle tout en complimentant sa tenue.

Merci Monsieur Dowell, mais je vois que vous n'avez pas lésiné non plus, ce costume vous va à ravir.

Elizabeth était tout bonnement radieuse en effet, car elle se trouvait aux bras d'un bien bel homme, qui lui offrait plus d'opportunités qu'elle n'aurait pu en rêver en commençant sa carrière. Ils se dirigèrent donc vers l'entrée du restaurant, et Dowell lui tint une de ses mains gantées tout le long du chemin. Comme il était plutôt du genre "oldschool", Elizabeth ne s'en formalisa pas, car c'était encore une prevue de sa galanterie, mais elle ne pouvait s'empêcher de se sentir légèrement émoustillée à ce contact qui était quand même loin d'être anodin. Ils prirent place à une table, Alexandre lui tenant sa chaise pour qu'elle puisse s'asseoir. Elle regarda alors tout autour d'elle, et pu constater qu'elle se trouvait vraiment dans un restaurant de luxe, la décoration, les plats, et la clientèle ne laissaient aucun doute quand à ce fait. Elle souria quand il lui accorda de l'appeler par son prénom, mais, déformation professionnelle, elle savait déjà que ça ne serait pas possible dans l'immédiat.

Ma foi je peut m'estimer heureuse que vous n'en preniez pas ombrage Monsieur Dowell. Pour ce qui est de l'apéritif...hum je vous laisserais l'honneur de choisir, je n'ai que de piètres connaissances en la matière.

Puis, il la complimenta encore une fois sur sa tenue, et là, elle ne parvint à se retenir de rougir. Diantre elle se sentait comme une adolescente à son premier rendez-vous galant, et il fallait dire que l'attitude de Dowell ne la laissait pas indifférente. Si beaucoup de femmes voyaient actuellement la galanterie comme une représentation de l'oppression patriarcale sur la femme, Elizabeth trouvait à l'inverse que de telles marques d'attention étaient flatteuses.

Merci. Je dois vous avouer que j'ai hésité à mettre cette robe, les circonstances assez exceptionnelles de ce dîner ont fait du choix de la tenue un vrai casse-tête. J'espère que ce n'est pas...indécent, je m'en voudrais d'attirer une mauvaise impression sur nous, mais si elle vous plait, c'est tout ce qui compte.

Elizabeth s'interrompit lorsque l'un des serveurs leur apporta la carte, et elle commença à y jeter un coup d'oeil, avant de reprendre.

Pardonnez moi si je vous pose cette question mais...je n'ai pas pu m'empêcher de m'interroger...est-ce que vous invitez systématiquement vos nouvelles collaboratrices à un dîner en tête à tête dès le premier soir ?

Ce n'était nullement un reproche, cela s'entendant au ton de sa voix, et cela se voyait au léger sourire qui illuminait en permanence son beau visage, mais effectivement la jeune avocate n'avait pas pu s'empêcher de lui poser cette question. Elle était après tout vraiment en train de s'interroger sur les intentions de cet homme, car tout ça ressemblait tout de même à plus qu'un simple dîner.
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« Répondre #12 le: Février 03, 2016, 07:50:13 »

« La vulgarité est indécente. L’élégance, qui n’est que le reflet de la beauté, ne saurait jamais pouvoir être affublée de ce qualificatif. »

L’homme maniait les mots avec une grande facilité, et était, en ce moment, très décontracté. Malgré son invitation à l’appeler par son prénom, Elizabeth l’avait inconsciemment, et sans aucune difficulté, rejeté. Ce choix lui plaisait, car il signifiait qu’elle était naturellement et instinctivement impressionnée par son autorité et par son charisme naturel. Et c’était bien là une chose importante, car Alexandre, au-delà de tout le reste, était avant tout un vampire, un homme fier de lui-même, qui se considérait comme naturellement, car biologiquement, supérieur aux humains. Ceci ne l’empêchait pas de traiter ceux qui le méritaient avec déférence et respect, mais il fallait savoir garder des proportions raisonnables.

En l’état, Elizabeth était tout simplement très belle, et très agréable à regarder. Elle restait toujours assez nerveuse, regardant autour d’elle, comme si elle se demandait si elle était vraiment à sa place ici. Il est certain qu’elle s’était plutôt attendue à devoir manger dans le coin-repas d’un petit cabinet croulant sous les dossiers pourris et les clients hargneux, et à avoir des horaires interminables, plutôt qu’à passer sa soirée au sein d’un restaurant prestigieux, face à un patron qui la faisait trembler sur place. Si elle était douée pour masquer ses émotions, les multiples assauts de Dowell avaient progressivement amené son masque à s’effriter, révélant ce qui se cachait dessous… Une attirance magnétique envers l’homme.

Leur conversation fut momentanément interrompue quand on leur amena la carte, et Dowell remercia poliment l’homme, puis observa. Le restaurant proposait des grands crus, mais ce ne fut pas ça qui l’intéressa, car la femme lui posa une question… Une question qui laissait entendre qu’elle n’était pas totalement dupe, et qu’elle savait qu’il était en train de se passer quelque chose.

« Et bien… Comme vous le savez, mon cabinet pratique une politique d’excellence, et, à ce titre, je ne recrute que les avocats que j’estime être les plus talentueux. Il va de soi que je me dois de les traiter avec le respect auquel ils peuvent prétendre. »

Ce n’était pas vraiment une réponse à sa question, il le savait, mais l’homme n’avait pas encore fini ses explications, et, après s’être brièvement éclairci la gorge, reprit donc :

« Néanmoins, il est vrai que je n’invite pas, dès le premier soir, mes collaboratrices. Vous le verrez en consultant l’organigramme, vous êtes la cadette du cabinet. Et, maintenant que nous sommes entre nous, sachez bien que vous n’êtes pas la seule à avoir exprimé votre surprise. Voyez-vous, mon plus proche associé, Tatsuo Katadi, espérait pouvoir être à votre place. C’est quelqu’un d’extrêmement compétent, mais… Disons qu’il ne fait pas preuve de votre… Approche. J’ai vu la manière dont vous aviez mené la class action contre JR Reynolds, et, et je peux maintenant vous le dire… Le cabinet qui défendait la société était l’une de mes filiales. »

C’était bien la preuve que le monde du droit était très petit. Le brave homme laissa à Elizabeth quelques secondes pour assimiler cette information, avant de reprendre :

« J’ai eu l’occasion de consulter  vos conclusions, et elles étaient brillantes, originales… Alors, pour vous répondre simplement à votre question, rien de ce qui se passe ici n’est classique. Pas plus que je n’ai l’habitude de mettre de jeunes collaboratrices à un poste aussi prestigieux, je n’ai l’habitude de les inviter à dîner dès le premier soir. Mais j’ai vu en vous quelque chose… L’avenir me dira si je me trompe ou non, mais il y a, en vous, une force qui me plaît et m’attire. »

Le vampire lui sourit ensuite.

« Ceci fait manifestement de vous une femme d’exception. »
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« Répondre #13 le: Février 04, 2016, 01:45:19 »

Elizabeth s'était en effet doutée que, d'une façon ou d'une autre, il y avait anguille sous roche. Elle, une toute jeune avocate, propulsée si vite à un tel poste, cela avait de quoi surprendre même par partie directement concernée. Elle comprit toutefois bien vite, et son visage se mua dans une expression de surprise quand Dowell lui annonça que les avocats qu'elle avait eu à affronter au cours de ce procès, avaient tous fait partie d'un des cabinets qu'il possédait. Il lui répondit donc, en détail, quand au pourquoi de ce choix, car il avait eu accès à ses plaidoiries, qui montraient une excellente connaissance du droit et de la réthorique. Elle avait notamment beaucoup joué sur la mauvaise réputation de l'industrie du tabac, et n'avait pas hésité à faire prendre à certains détails, et manquements de l'entreprise, une plus grande part dans sa plaidoirie. Il avait alors suffit de convaincre le jury et les juges du bienfondé de la plainte de ses clients, et en faisant preuve d'un peu d'audace et d'imagination, elle était parvenue à prendre la défense littéralement par surprise.

Elizabeth baissa alors un peu la tête tout en posant un mains sur son front, sa tignasse rousse tomba alors en partie sur son visage, et elle se mit doucement à rire pendant quelques secondes. La situation était du coup pour le moins cocasse, car elle avait, de fait, fait perdre un gros procès à son patron actuel...

Et bien, le monde est petit. Toutes mes excuses pour vous avoir fait perdre ce procès, mais à ma décharge, vos collaborateurs avaient laissé certaines portes ouvertes que je n'ai pas hésité à utiliser à mon avantage.

Alexandre Dowell déclara donc qu'elle était une femme d'exception, avec d'autres compliments, comme le fait qu'effectivement il était une rare occasion qu'il emmène à dîner une jeune collaboratrice. Encore une fois, elle ne parvint pas à retenir un mordillement de lèvre de sa part, léger, et diablement sexy, d'autant qu'elle le faisait par réflèxe sans forcément s'en rendre pleinement compte.

Me voici donc autant flattée que rassurée Monsieur Dowell, il ne me reste plus qu'à vous prouver que je suis bien digne de cet honneur que vous me faites. Mais soyez sans crainte, je suis...pleine de ressources.

Le serveur revint tout juste au moment où elle venait de faire ce léger sous-entendu, et elle passa donc commande. Un plat de sushis, c'était un grand classique, mais en tant que nouvelle venue, elle était impatiente de goûter à la vraie cuisine japonaise, et pas à ce qu'elle avait pu trouver aux USA. Elle redonna par la suite la carte au serveur, tandis qu'un autre vint à leur table avec une bouteille de vin, sans doute un grand crû, pour autant qu'Elizabeth pouvait en juger en tant que complète novice. Elle prit alors son verre, et le leva légèrement.

J'espère faire honneur à ce vin, je dois vous avouer ne pas être une grande connaisseuse. Mais c'est une occasion où l'on se doit de trinquer après tout...à nous, et à notre collaboration, Monsieur Dowell.
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« Répondre #14 le: Février 04, 2016, 02:41:31 »

« Oh, ne vous excusez jamais d’avoir gagné. S’il y a des personnes qui devraient s’excuser, ce sont les membres de ce cabinet. Et puis, si vous n’aviez pas gagné, nous ne serions pas là, à discuter ensemble dans un bon restaurant. Il n’y a donc rien à regretter, n’est-ce pas ? »

Alexandre pouvait se montrer intransigeant, et, quand il le voulait, il ne laissait passer aucun mot. En l’occurrence, il se refusait à ce que cette femme s’avoue désolée d’avoir gagné, par peur de le froisser. En réalité, le cabinet qu’elle avait combattu était un cabinet indépendant du sien, mais qui appartenait à un groupe international d’avocats,  et qui était, à l’origine, créé et financé par Dowell. En réalité, la victoire d’Elizabeth l’amusait plus qu’autre chose. Ce n’était pas un dossier dont il s’était occupé lui-même, et, quand bien même, Dowell estimait que, malgré l’aléa judiciaire, un avocat endossait toujours une certaine part de responsabilité quand il échouait dans un gros dossier. Il ne parlait pas de toutes ces petites affaires ridicules devant les juridictions de proximité, ces poursuites pénales pour des contraventions, et où le procès était déjà fait avant même que l’accusé n’ait eu le temps de parler. Ce genre de dossiers sans intérêt, c’était du temps perdu, mais, la class action contre JR Reynolds, ça avait été quelque chose de lourd. Pour une si jeune avocate, c’était exceptionnel d’avoir réussi à gérer tout ça. Seuls de gros cabinets pouvaient s’occuper des actions de groupe, car, outre le droit à proprement parler, il y avait toute une organisation administrative et comptable à tenir, afin de recenser l’identité de chacun des membres du groupe, de recueillir leurs preuves, leurs doléances, et communiquer avec eux.

La femme lui avoua ensuite être pleine de ressources, après un léger temps d’hésitation, et l’un de ces mordillements de lèvres dont elle avait manifestement le secret. Belle, elle avait un rire agréable à entendre, très cristallin, et ne cessait de charmer le brave vampire. Pour autant, il ne fallait pas se méprendre sur ses intentions, car Dowell ne la voyait pas comme une future femme, comme une égale. Penser ça, c’était faire fausse route dès le début. Non, il la voyait comme une sorte de précieux animal de compagnie, une femme avec laquelle il n’aurait pas honte de s’afficher, comme une sorte d’ornement très réussi et très beau à afficher dans son salon lors de réceptions et de soirées importantes.

Le vin arriva finalement, et ils commencèrent par trinquer, Alexandre lui souriant :

« Traquons pour toi, Elizabeth, surtout... Pour toi et ton arrivée au Japon, pour une nouvelle vie pleine de promesses et de richesses qui s’ouvrent à toi. »

Les verres tintèrent, puis il but un peu, continuant à marquer, sémantiquement, son emprise sur la jeune femme. Cette emprise, il la marquait par le passage du vouvoiement au tutoiement, en sachant qu’elle continuerait à le vouvoyer. Peu à peu, il marquait des points, mais faisait tout cela de manière très discrète, et, tandis que sa collaboratrice se contenta de prendre des sushis, il harangua le serveur :

« Donnez-moi un bœuf de Kobé, et donnez-en un aussi pour ma charmante amie. »

C’était là l’occasion d’une anecdote, et, quand le serveur s’écarta, après avoir pris note de la commande, Dowell se pencha vers la femme, et y alla de sa petite histoire :

« Le wagyu est un bœuf japonais très particulier, Elizabeth. C’est lui qui est à l’origine de ce mets rare qu’on appelle ‘‘bœuf de Kobé’’. C’est une viande rouge magnifique, un mets luxueux et d’une rare qualité, que les Japonais protègent jalousement et férocement. Il fait l’objet d’un label, et ne se trouve que dans de très grands restaurants au-delà du Japon, et même au sein de l’Archipel. Tu es donc obligée d’y goûter pour ta première soirée. »

Il était ainsi exclu que la femme n’aime pas la viande rouge. On leur apporte rapidement un panier de petits pains chauds, et Alexandre, tout en buvant encore tranquillement quelques rasades, reprit la conversation :

« Alors, Elizabeth, à part le droit et la musique classique... Qu’est-ce que tu aimes faire ? »
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