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Le Grand Jeu - Forum RPG

Bad langage Discrimination Drugs Sex Violence Gambling

Bonjour et bienvenue.

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Auteur Sujet: Séduction & Soumission [PV]  (Lu 2378 fois)
Yulia Vesselovski
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« Répondre #15 le: Février 05, 2016, 01:53:09 »

Si Alexandre Dowell ne se gêna de son côté pas pour tutoyer Elizabeth, cette dernière était toutefois restée au vouvoiement malgré l'autorisation de son patron à le faire. Mais malgré ça son instinct lui avait dicté la bonne conduite, car si Dowell était  un homme très difficile à lire, elle avait pu remarquer que ce simple détail lui avait fait plaisir...et c'était à dire vrai réciproque. C'était difficile à expliquer, mais le fait qu'il la tutoie tandis qu'elle le vouvoyait impliquait, implicitement, une sorte de relation avec un dominateur et une dominée. Elizabeth ne pouvait pas savoir, en l'état, la véritable nature de cet homme, et donc la raison de ce magnétisme presque surnaturel, mais il lui semblait presque, inconsciemment, logique qu'il en soit ainsi. C'était par ailleurs très drôle, car que ça soit dans la vie de tous les jours où dans un tribunal, l'énergique jeune femme n'était absolument pas du genre à se faire marcher sur les pieds, même si dans l'intimité elle avait cherché depuis quelques temps quelqu'un avec qui partager, et expérimenter, ses envies de soumission...sans succès jusque là.

C'était peut-être d'ailleurs bien pour ça qu'Elizabeth se montrait moins...présente, dans un certain sens. Elle n'avait pas trop la tête à penser à ça bien sûr, car elle se devait d'être une invitée avec de la conversation, mais dans un recoin de son esprit elle ne pouvait s'empêcher de se dire que Dowell dans le rôle d'un maître la soumettant au lit...
Elle abandonna toutefois ses pensées pour trinquer avec lui, et à son succès, qu'il soit présent ou à venir. Puis, Alexandre prit la liberté de changer sa commande, et à lui en expliquer la raison. Là encore, n'importe quel homme aurait eu droit à une remarque cinglante de la part de la jeune avocate, qui si elle était ouverte aux suggestions n'aurait pas acceptée ça. Seulement voilà...Dowell n'était pas n'importe quel homme, et ce à bien des égards dans l'esprit de la jeune femme.

Hum, okay, je me fie à votre connaissance du Japon Monsieur Dowell, surtout si ce plat est aussi délicieux que vous l'affirmez.

Ils trinquèrent à nouveau, puis vint alors le moment pour Elizabeth de parler d'elle. Ah, un sujet compliqué, car il était toujours compliqué de parler de soi et de se mettre en avant dans un cadre plus personnel, et la vie d'Elizabeth avait rendu ce genre de choses plus compliqué encore.

Oh qu'il y a-t-il à dire ? Ma foi je suis une grande amatrice de cinéma, l'oeuvre de Kubrick ou de Tarantino notamment, je serais capable de vous réciter leurs films à la phrase près tant je les ai dévorés en étant plus jeune. La lecture bien entendu, difficile de devenir avocate sans avoir la capacité d'engloutir des pages et des pages de textes, entre deux romans de temps en temps. Et du sport, également, j'ai pu remarquer que votre building abritait une belle salle de musculation notamment , dont je risque d'être une fervente utilisatrice. Loin de moi l'envie de soulever de la fonte, mais pour...disons...raffermir certaines parties de l'anatomie féminine, c'est souverain.

Si elle n'était pas une athlète de haut niveau, le corps d'Elizabeth, fin, ferme et légèrement musclé, était le témoin de sa pratique assidue de la musculation et de la course, le tout dans l'optique de conserver un corps en forme et bien sculpté. Dowell avait peut-être pu s'en rendre compte maintenant qu'elle portait une tenue plus raccourcie, mais sous sa robe, la poitrine de la jeune femme était ferme et tenait sur elle même sans soutien-gorge, il en allait de même pour ses belles cuisses et ses fesses délicieuses à empoigner. En tout et pour tout, Elizabeth était une très belle femme, qui prenait en prime un grand soin de son corps.

Vous me direz, tout ça sont des activités solitaires, et vous auriez raison. Le fait d'avoir été toujours en avance, et d'avoir sauté pas mal de classes, a fait que je me suis retrouvée en faculté alors que je n'étais qu'une adolescente. La différence d'âge, sans compter le fait qu'on me prenait pour une intello arrogante, ne m'a pas vraiment poussée à me lier avec mes semblables. C'était également pour cette raison que j'ai quelque peu hésité avant d'accepter votre offre Monsieur Dowell, travailler véritablement en équipe ce sera...une grande première pour moi. Mais dans tous les cas je ne saurais vous remercier assez pour l'opportunité que vous m'offrez, et pour ce dîner aussi, c'est vraiment...plaisant.
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Alexandre Dowell
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FicheChalant
« Répondre #16 le: Février 05, 2016, 06:29:34 »

Parler de soi était un exercice très difficile, car il n’y avait pas plus mauvais juge que soi-même. Soit on avait tendance à se sous-évaluer, soit on se surestimait, mais, dans tous les cas, le regard qu’une personne avait d’elle-même était nécessairement biaisée. La chose était à ce point perverse que cette logique s’appliquait pour la manière dont les autres vous voyaient. On disait souvent qu’on ne se formait qu’à partir du regard d’autrui, mais c’était faux… Ou, du moins, incomplet. Car les autres avaient sur vous un regard biaisé, mais, et plus subtilement encore, le regard qu’ils avaient sur personne était interprétée par cette personne. L’amour en était le parfait exemple. Quand une personne en aimait une autre, elle interprétait chaque geste de l’individu comme une promesse, comme une invitation implicite et silencieuse. Cet exemple pouvait tout à fait se transposer dans d’autres domaines. Finalement, qu’est-ce que c’était qu’être un individu ? Voilà le genre de conversation philosophique qui aurait pu passionner quelqu’un comme Dowell, qui avait beaucoup lu les philosophes ayant traité de la question, notamment Descartes, mais aussi les psychanalystes, comme Freud, mais surtout Lacan. Preuve de la complexité de la chose, par opposition au fameux cogito ergo sum de Descartes, sa célèbre maxime « Je pense, donc je suis », les psychanalystes, comme les susnommés Freud et Lacan, avaient pour maxime de dire : « Là où je pense, je ne suis pas ». Fascinant, non ?

Alexandre savait donc que, en parlant d’elle, Elizabeth ne ferait que dresser un portrait très imprécis, très imparfait, très limité, a fortiori qu’elle était face à un individu qui l’impressionnait. Elle lui parla donc du cinéma, ce qui amena Dowell à hocher légèrement la tête. Stanley Kubrick, Quentin Tarantino… Honnêtement, il trouvait ces cinéastes un peu vulgaires, surtout pour Tarantino, mais, à son corps défendant, il venait d’un pays où la cinématographie n’existait pas. Néanmoins, et même s’il pouvait formuler des critiques, Kubrick était un cinéaste qu’il appréciait. »Lolita », par exemple, ce film sulfureux, où un homme se mariait à une femme pour coucher avec sa fille, avant d’en devenir le tuteur légal, rajoutant au caractère immoral de l’œuvre une dimension incestueuse. Mais, de là à parler d’une passion… Elle lui avoua également aimer lire, ce qui était une bonne chose, tout comme le sport, et il sourit à l’évocation de la salle de musculation.

« Oui, j’y vais moi-même régulièrement. C’est une salle très bien équipée. »

Elle lui avait poliment justifié la pratique du sport par l’envie de « raffermir certaines parties de l’anatomie féminine », ce qui était vague, et constituait, en réalité, l’une de ces parfaites allusions féminines dont les femmes, force est de le reconnaître, avaient le grand secret. Elle lui glissa ensuite être une solitaire, ce qui l’amena à hocher la tête.

« Oui, oui, je comprends cela… Et c’est bien malheureux, en réalité. Et ceci m’amène à te faire une confidence, Elizabeth… La démocratie est quelque chose dont je me méfie. Elle part du postulat que le peuple fera forcément le bon choix, le plus adapté à ses besoins, mais… Ça, je n’y crois pas. Ton histoire en est symptomatique. Tu es brillante, douée, talentueuse. Les gens auraient dû t’encenser, faire de toi leur déléguée de classe, t’admirer, voire te vénérer… Mais, au lieu de ça, ils t’ont traité comme une pestiférée. Le talent, Elizabeth, est une chose rare et précieuse, et il l’est d’autant plus que les gens jalousent le talent, et se réfugient dans le mépris. Tu vois, et c’est pour ça que je ne suis pas favorable à un système où le pouvoir est confié aux gens du peuple, il est toujours plus facile de détruire que de construire, toujours plus simple de critiquer une réflexion que d’en développer une soi-même. Et les gens fonctionnent ainsi. Ils ne sont pas capables de réfléchir à l’intérêt général, ils ne pensent qu’à leurs propres intérêts, et ils n’ont pas envie d’avoir un mentor, d’avoir un idéal. Tout ce qu’ils veulent, c’est voir leurs stars et leurs icônes de culture se faire incendier dans des tabloïds et autres torchons misérables. C’est tout. La société, ce n’est pas une pomme pourrie au milieu de neuf belles pommes rouges mâtures et grosses. C’est l’inverse. Les talents, les vrais talents, sont rares. Tu vois, au Japon, il y a un proverbe qui dit que, quand on voit un clou qui dépasse de la ligne des autres clous, il faut lui donner un coup de marteau pour le mettre à hauteur des autres… C’est ainsi. Les gens n’aiment pas ce qui sort du lot, mais c’est ce que nous sommes, Elizabeth. Toi et moi. Toute ta vie, tu as dû nier ton potentiel pour plaire à des individus qui voulaient te faire rentrer dans leurs petites cases… Mais ça, c’est fini. Avec moi, tu vas pouvoir exprimer ton potentiel, ta combativité… »

Indiscutablement, l’homme était un beau-parleur, quelqu’un qui devait être ravageur lors de ces plaidoiries, car Dowell était quelqu’un de très cultivé, mais aussi quelqu’un qui avait suivi de nombreux cours de théâtre. De fait, son bâtiment abritait aussi un club de théâtre, car, avocat, c’était aussi savoir être un bon orateur. Alexandre, du reste, ne cachait à personne son hostilité envers la démocratie, qu’il voyait comme une imbécilité sans nom. Et, comme il était de bon aloi de conclure par une citation, Alexandre enchaîna :

« ‘‘Il y a en effet une passion mâle et légitime pour l’égalité qui excite les hommes à vouloir être tous forts et estimés. Cette passion tend à élever les petits au rang des grands ; mais il se rencontre aussi dans le cœur humain un goût dépravé pour l’égalité, qui porte les faibles à vouloir attirer les forts à leur niveau, et qui réduit les hommes à préférer l’égalité dans la servitude à l’inégalité dans la liberté’’. C’est de Tocqueville. On peut interpréter cette tirade de bien des façons, mais, en ce qui nous concerne, je pense qu’elle résume bien ta situation. »

C’était clair ; au nom de l’égalité, ou, plutôt, de l’égalitarisme, quelque chose qui était profondément inné en l’être humain, on avait tendance à singulariser les forts, afin de rabaisser tout le monde au niveau commun de la bêtise C’était l’inverse de la méritocratie, et on appelait ça la démocratie.

« Alors, tu ne travailleras en équipe que si tu le souhaites, Elizabeth. Moi, je t’accorderai une très grande liberté dans le traitement des dossiers. En fait, ta méthode de travail sera la mienne. »

L’homme se tut ensuite, car le début des repas arriva. Le serveur présenta à Elizabeth une assiette de sushis, tout en leur indiquant que la viande arrivait, le cuisinier étant en train de la préparer. Un petit interlude qui permit à Dowell, par la suite, de revenir sur autre chose, parmi toutes les pistes envisagées par la belle :

« J’apprécie aussi énormément la littérature, Elizabeth. Et… Je vais prendre un risque en gageant qu’une femme comme toi doit probablement apprécier le fantastique… La science-fiction, peut-être ? »
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Yulia Vesselovski
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« Répondre #17 le: Février 12, 2016, 02:49:34 »

La longue tirade de Dowell sur les limites du système démocratique, à dire vrai, ne la surprit qu'à moitié. Avec son look oldschool, il avait plutôt l'air de ceux qui devaient avoir ce genre d'avis. Elizabeth ne le partageait pas complètement, mais force était de constater qu'il y avait aussi de vrai dans les arguments qu'il avançait.

La démocratie, comme pas mal d'autres systèmes politiques, souffrent de la dûre réalité par rapport à ce qu'ils sont censés apporter. La méritocratie se heurte à la tendance, très humaine, de se méfier de quiconque sort du lot, et de la différence. Mais la vérité est que le système politique ou social idéal ne peut exister, car il y aura toujours des imperfections, des ratés...je ne peut que m'estimer heureuse d'être parvenue à me hisser là où je me trouve actuellement. Quoi qu'il en soit Monsieur Dowell, même si je ne partage pas la totalité de vos idées sur le sujet, je comprends mieux comment vous avez pu percer dans le milieu, votre discours était...captivant, vraiment.

Et ce n'était pas que ses paroles qui l'avaient captivé, de fait, il semblait de plus en plus indéniable que la jeune femme était en train de craquer pour cet homme à mesure qu'ils parlaient ensemble. Il était presque tout ce qu'elle pouvait rêver, mais en même temps, elle ne pouvait s'empêcher de continuellement se dire que draguer son patron était vraiment une mauvaise idée. Pour la sortir de ses pensées, le serveur commença à leur apporter la première partie de leur repas, et servit à Elizabeth les sushis qu'elle avait commandé, et le remercia avant qu'il ne s'en aille. Dowell émit alors des hypothèses sur les goûts littéraires d'Elizabeth, et cette dernière se mit alors à sourire.

On pourrait presque croire que vous me connaissez depuis longtemps Monsieur Dowell, en effet, Tolkien et Asimov, pour ne citer qu'eux, comptent parmi mes auteurs favoris, ceux qui ont vraiment soit créé ou révolutionné leurs genres respectifs.

Le fait qu'ils parlent ainsi de leurs intérêts, qui étaient de plus en plus communs, l'aidait à se décontracter, à se dire que cet homme avait pas mal de points en commun avec elle et que...hum, oserait-elle lui poser cette question qui lui trottait dans la tête depuis cet après-midi ? Elle avait fait quelques recherches, peu après avoir trouvé ce magazine sous son oreiller, et avait pu constater que cet appartement avait été rénové très récemment, et n'avait donc pas connu d'autres propriétaires qu'elle. L'idée était folle mais...et si...et si ce magazine était de son fait ? Il était le seul, véritablement, à avoir des accès à peu près partout dans le building après tout. Elle entama, en même temps qu'elle y pensait, son repas, se saisissant des baguettes avec une grande dextérité, elle poussa un léger soupir quand elle mangea et que le goût se révéla être absolument exquis.

Hum...c'est délicieux, vos goût en matière de cuisine sont également divins. Dites moi Monsieur Dowell, avez vous seulement le moindre défaut ?

Une lueur un peu taquine brillait dans son regard, mais il s'agissait d'avantage d'un compliment qu'autre chose, et c'était surtout une question réthorique qui n'amenait pas de réponse. Elizabeth n'en voyait pas, quand bien même l'homme en aurait, elle en faisait abstraction. Sans compter le fait que...cette question continuait à lui tourner dans la tête. Elle hésitait à la lui poser, mais dans le même temps, son instinct ne semblait pas la tromper...elle était presque certaine que...

J'aurais en revanche une véritable question à vous poser, puisque nous sommes dans un cadre moins...formel qu'un bureau. Lorsque je me suis installée cet après-midi dans mon appartement, j'ai eu l'occasion de trouver sous mon oreiller un...magazine pour le moins surprenant. J'ai initialement crû à un oubli de la part d'un occupant précédent, mais en en renseignant un peu il s'est avéré que je suis la première locatrice de ce lieu...et que seul vous avez un accès plein à ces appartements. Est-ce que...c'était un cadeau de bienvenue de votre  part ?
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FicheChalant
« Répondre #18 le: Février 12, 2016, 07:08:00 »

Oui, le beau diable reconnaissait volontiers que son approche, sur la question de la démocratie, était pour la moins orthodoxe. Était-il favorable à une monarchie ? Pas plus. Il pensait juste que, historiquement, la monarchie avait fait ses preuves, là où la démocratie avait montré ses limites. Ce n’était pas la monarchie qui avait accouché du totalitarisme, mais la démocratie. Créer une société, un régime où on pouvait critiquer, c’était une bonne chose, mais on en voyait vite les limites. Alors que, sous un système monarchiste, les États avaient prospéré pendant des années, et avaient peu à peu acquis une autorité fondamentale et indiscutable. C’était grâce aux Rois que l’État était devenu État, que le féodalisme avait laissé la place à un système plus moderne. Ingrate, l’Histoire avait, sur Terre, oublié le rôle des monarques. Et, quand on voyait la manière dont la démocratie affaiblissait le pouvoir étatique, par cette instabilité centrale et profonde que le droit de vote induisait dans tout système démocratique, Dowell en saisissait les limites. Et, pour développer, il était préférentiellement favorable à une monarchie constitutionnelle et républicaine, l’homme établissant une différence entre « démocratie » et « république », et non à cette assimilation entre les termes, voulue par des bienpensants idiots comme Rousseau, qui pensaient que seul un gouvernement élu pouvait être représentatif de l’intérêt de la Nation, et garant de l’intérêt public.

Tout cela, Alexandre aurait pu en parler pendant des heures, mais il savait que ce genre de choses pouvaient vite ennuyer ceux qui, comme lui, n’y étaient pas passionnés. Et il reconnaissait que, en la matière, les femmes se désintéressaient de cela bien plus facilement que les hommes. Était-ce un mal ? Peu sûr. La politique était surtout l’art de brasser de l’air, en réalité, au grand désespoir de Dowell. Lui qui venait d’un État fort, de l’Empire d’Ashnard, il savait toute l’importance qu’il y avait à avoir, à la tête du pays, un Lion, et non des chacals, des populistes, ou des démagogues.

On amena finalement les repas, arrachant Alexandre à ses réflexions politiques et sociologiques, et il entama donc la viande, qui fondit sur sa langue. Le wagyu était un mets d’une très grande rareté,  l’une de ces petites choses pour lesquelles Dowell aimait la Terre. Et ce n’était pas peu dire pour lui, qui considérait que manger, c’était surtout perdre son temps, car il s’agissait de répondre à des besoins physiologiques primordiaux. Alors, quand il prenait plaisir à manger, c’est que, vraiment, le plan était excellent.

« Tu vois ? Je t’avais dit que tu aimerais… »

Elizabeth était sous le charme, conquise, et alla même à un peu de flatterie, ce qui amena Dowell à faire preuve d’une chose dont on aurait pu le croire dépourvu : l’humour.

« Oh, je gage que les femmes ne les voient pas avant le premier rendez-vous, oui. »

Il esquissa un léger sourire, puis vit alors la femme hésiter, comme si elle pensait à autre chose… Puis elle lui parla alors d’autre chose.

Le fameux livre, le magazine qui s’était nonchalamment glissé sous son oreiller. Elizabeth avait mené son enquête, et supposait que c’était l’homme qui l’avait glissé. Dowell reposa ses baguettes, non sans un léger sourire.

« Tu te débrouilles très bien avec tes baguettes. Tu es habile de tes doigts, Elizabeth. Et, de manière générale, tu es très intelligente. Alors, je ne vais pas te mentir. J’ai sciemment glissé ce magazine sous ton oreiller. Enfin, ce n’est pas, à proprement parler, un magazine, c’est… Un recueil personnel. Je l’ai fait pour voir comment tu réagirais. Est-ce que tu paniquerais ? Est-ce que ça t’intéresserait, t’intriguerait ? Je pense, vois-tu, que c’est dans le sexe que ce qu’on est réellement se révèle. Le sexe fait sauter tous les artifices, toute notre intelligence, et réveille notre instinct profond. Je pense que le sexe ne devrait pas être un tabou entre des personnes adultes. »

Conscient, néanmoins, que les humains étaient quelque peu réfractaires sur ces notions, il précisa rapidement :

« Ne va nullement te méprendre sur mes intentions, Elizabeth. Je t’ai invité ce soir pour que nous partagions un moment ensemble, en tant que futur collaborateur. Il n’y a aucun piège, aucune intention cachée. Je suis juste… Curieux. Qu’as-tu pensé de ce que tu as vu ? »
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Yulia Vesselovski
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« Répondre #19 le: Février 13, 2016, 02:13:42 »

Poser cette question, impliquer que son patron avait quelque chose à voir avec ce recueil d'images, avait été un très gros risque, et jamais Elizabeth n'aurait songé à la poser si, au fond d'elle, elle n'avait pas eu l'intime conviction qu'Alexandre n'y était pas étranger. Intuition féminine, ou juste son instinct, quoi qu'il en soit ce qui l'avait poussée à franchir le cap l'avait menée sur la bonne voie, car Alexandre ne nia pas...et avoua même qu'il s'agissait d'une collection personnelle. A ce moment précis, tout ce que cela suggérait sembla allumer un véritable brasier dans le corps d'Elizabeth, qui avait eu l'occasion de parcourir ces photographies sous tous les angles, et c'était de l'art...ce qui correspondait un peu à sa propre vision du BDSM. De l'élégance, de la classe, une façon de pimenter et aussi de rendre plus rafiné le simple coït, même si le rapport qu'avait la jeune femme avec ces pratiques était...compliqué. Quoi qu'il en soit, c'est toute rouge qu'elle lui répondit, un peu gênée d'aborder ce sujet, mais néanmoins avec un sourire aux lèvres.

Well, confidence pour confidence, j'ai beaucoup apprécié ce que j'y ai vu. La qualité des photographies, des tenues et des...positions, m'a fascinée. Si vous avez mis par hasard cette thématique là, vous avez vraiment de la chance, j'en suis...disons que le sujet m'intrigue, et en même temps m'effraye un peu.

Le sexe était quelque chose de difficile à aborder, même pour une personne libérée comme Elizabeth, mais d'un autre côté, la résolution de ce mystère semblait aussi apporter une réponse, une raison pour laquelle Elizabeth semblait aussi fascinée par cet homme. Elle en était certaine, maintenant, il devait être un pratiquant assidu, et du côté dominateur. Sans vraiment le savoir, elle s'en était doutée depuis le début, elle le voyait juste désormais très clairement.

Je ne prends donc pas ombrage de la présence de ce receuil Monsieur Dowell, pas plus que je n'interpèterais ce dîner autrement que ce qu'il est. Mais pour le coup, vous me pardonnerez de ne pas changer de sujet de conversation, et d'au contraire enchaîner. Je suppose que vous êtes la personne qui était derrière l'objectif, étiez vous égalementl a personne qui s'occupait du...montage, si je puis dire ?

Elle s'en doutait, mais elle voulait l'entendre de sa bouche, qu'il pratiquait le BDSM, et que ces habiles formes de bondage, ces costumes, étaient aussi de son fait.
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Alexandre Dowell
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FicheChalant
« Répondre #20 le: Février 13, 2016, 02:42:09 »

Est-ce qu’il avait touché un point sensible avec ce recueil ? Il avait beau dire que ce dîner n’avait été qu’à des fins professionnelles, la réalité était que Dowell n’en était pas sûr lui-même. L’homme était cultivé, et connaissait donc la psychanalyse, avec toutes ces théories en vogue sur l’inconscient, et sur le fait que, peu importe qui l’on était, nos actes étaient en grande partie guidés et prédéterminés par des éléments sur lesquels on n’avait aucun contrôle... Chose difficile à admettre pour Dowell, qui voyait donc toute contre-théorie freudienne, toute remise en cause de l’existence prédominante de l’inconscient, comme une affirmation de la supériorité de la volonté. Se dire qu’on était contrôlé par une partie de soi-même qu’on ne pouvait pas maîtriser, c’était tout simplement effrayant. Alors, quelle était la véritable raison de cette invitation ? C’était une question à laquelle lui-même n’avait pas la réponse, ou, plutôt, ne voulait pas l’avoir... Car il se refusait à considérer qu’il avait mis tout son petit stratagème pour un vulgaire « plan cul ».

Or, c’était bien le cas.

Gênée, Elizabeth était magnifique quand elle rougissait. Il y avait ça qu’il avait noté, ainsi que ce petit mordillement des lèvres quand elle semblait soucieuse ou nerveuse, et qui, également, lui allait très bien. Lui, en revanche, conservait son calme, son sang-froid, et sa maîtrise. La femme choisit de rester sur le sujet déviant, sur un sujet tabou, mais qui, chez lui, était bien naturel. Et, à travers ces questions, il devinait la véritable question, et répondit donc, sans détour :

« Pour répondre à ce que tu te demandes, oui, Elizabeth, je pratique le sadomasochisme, et, comme tu t’en doutes, de l’autre côté. Mais... Ce n’est pas moi qui ait fait ces photos. En réalité... »

Il se recula un peu, et sembla réfléchir un peu, mettant de l’ordre dans ses pensées, puis enchaîna ensuite :

« Le sexe, au sens classique du terme, m’ennuie. Pénétrer une femme, s’enfoncer contre elle, c’est primitif, et relativement peu intéressant en tant que tel. Je veux dire... Tu vois, c’est comme un voyage. Tes lectures ont dû te le montrer. Ce qui est intéressant, ce n’est pas la fin d’un livre, c’est son déroulement. »

Machinalement, et comme pour attester de son côté dominateur, sa main avait saisi celle d’Elizabeth, à hauteur du poignet, et il l’avait posé à plat sur a table. Ses doigts glissaient ensuite sur sa paume.

« Tu as lu Tolkien, n’est-ce pas ? Pense-y... Qu’est-ce qui était le plus intéressant, dedans ? Le moment où Frodo jette l’Anneau dans le volcan, ou tout le chemin qu’il fait pour y arriver, tous ses combats ? Le sexe, vois-tu, n’est pas différent. Bouddha, quand il était assis sous son arbre, a déterminé que l’être humain ne pouvait que souffrir, parce qu’il est dans la nature de l’être humain de désirer, et, quand on désire quelque chose, on souffre de ne pas avoir cette chose. Et bien, tu vois, je pense qu’un rapport sexuel fonctionne de la même chose. »

Ses doigts glissaient doucement sur la main de la femme, venant ensuite glisser le long de ses doigts, Elizabeth pouvant, à cette occasion, sentir les ongles pointus de l’homme. Son regard, lui, était fixe, planté sur elle, un regard magnétique.

« Ce sont les animaux qui baisent sans réfléchir, et sans se préoccuper des détails. Les humains ont des désirs différents, plus évolués. Alors, pour te l’expliquer simplement, Elizabeth, je vois la jouissance sexuelle comme une consécration, comme la fin d’un cheminement mélangeant désir et frustration. Je pense que le plaisir sexuel ne peut venir que de la frustration, et qu’il n’y a pas, en la matière, de meilleure pratique pour cela que le sadomasochisme. »

Parler de Bouddha et de Tolkien pour évoquer le sexe, il fallait oser. Alexandre relâcha finalement la main de la femme, et conclut :

« C’est ma sœur qui a pris ses photos, et qui m’a monté ce recueil. Allison est... Une très grande adepte du BDSM. C’est elle qui a réveillé mon appétit sexuel en la matière. Elle aussi qui confectionne toutes les tenues que je fais porter à mes soumises, par ailleurs... Et c’est une bonne chose, car il s’avère que le sexe fait partie de besoins physiologiques primordiaux. Je devenais... Hum... Irascible. Faire l’amour sans passion, crois-moi, il n’y a rien de plus horrible comme sentiment, on se sent vide et haineux une fois l’acte terminé... Alors, oui, ma chère Elizabeth, j’aime le sadomasochisme, et, oui, je fais partie de la catégorie des dominateurs. Maintenant... »

Il ménagea son effet, prenant un peu de son vin, avant de reprendre :

« À ton tour... Pourquoi est-ce que le BDSM te fascine ? »
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« Répondre #21 le: Février 15, 2016, 10:51:43 »

Est-ce qu'elle aurait franchement pu espérer mieux comme déroulement de soirée ? Son patron, sur lequel elle avait un sérieux crush, venait de se révéler comme étant pratiquant expérimenté et assidu de ce fétiche qu'Elizabeth partageait, ou du moins qui l'intriguait sérieusement. Faute de partenaires vraiment intéressés sur le sujet, la jeune avocate n'avait jamais eu l'occasion de passer du simple fantasme à l'acte. Quand il posa sa main sur la sienne, la jeune femme se mordilla à nouveau la lèvre inférieure, tandis qu'il lui expliquait les raisons de son attirance pour ce fétiche. Il y avait, soudainement, comme une raison véritable à l'attirance qu'Elizabeth semblait éprouver envers cet homme, c'était parce qu'il avait l'expérience et la carrure d'un dominateur, d'un maître, en plus de correspondre à pas mal de critères de beauté d'Elizabeth. Elle même était attirée par le BDSM, mais par l'autre extrémité, celle où elle délèguerait tout contrôle à l'autre, celle où elle se soumettrait.
Elle bu ses paroles, ne songeant pas à un seul moment à l'interrompre, tandis qu'elle était fascinée par ses beaux yeux bleus. Ils parlaient de sexe, ouvertement, sans tabou, et Elizabeth se sentait comme...ultimement libérée de tomber enfin face à quelqu'un qui partageait la même attirance, le même vice pour ainsi dire, même si la jeune femme était en la matière une parfaite novice. Vint ensuite à son tour d'exposer les raisons de son attirance, et honnêtement, jamais elle n'aurait pensé que leur conversation finirait par tourner autour de ça. Il y avait quelques questions qui lui brûlaient les lèvres. Sa soeur prenait-elle des commandes ? Était-il dans le domaine depuis longtemps, et surtout...accepterait-il une nouvelle soumise, qu'il pourrait former ? Indéniablement, l'idée, et l'envie, de coucher avec cet homme semblait se faire de plus en plus présente, mais pas simplement coucher non...qu'elle s'initie enfin, pour de vrai, à ces plaisirs qu'elle avait du tant refouler, faute de véritable opportunité.

Well...malgré ce que mes capacités de plaidoirie et mon agressivité face à un jury peuvent laisser entendre je...je pense, que je suis d'avantage de l'autre bord. Je n'ai hélas aucune expérience pratique, car l'opportunité ne s'est jamais présentée à moi mais...il y a tant de choses qui me fascinent. Les tenues, leur matière, et surtout le rapport de domination consenti qui s'exerce. Relâcher toute pression, se laisser guider, se soumettre complètement, corps et âme, le temps de cette étreinte sensuelle.

Elle laissa un moment se passer, elle ressentit soudainement l'envie de boire un peu de vin, car elle se sentait un peu gênée, mais néanmoins le fait de parler de ça semblait comme la libérer d'un poids, celui du secret gardé, du secret honteux, qu'on pouvait enfin révéler à quelqu'un qui ne vous jugerais pas, mais qui au contraire comprendrait.

J'ai commencé à m'y intéresser quand j'étais encore une adolescente. Les raisons, je les ignore moi même mais...je ressentais déjà une forme de plaisir à me sentir attachée, et je m'entraînais seule dans ma chambre à le ligotter les poignets. Ce n'était pas foncièrement intense, ni élaboré, mais je faisais avec ce que je pouvais. J'avais espéré pouvoir pratiquer un peu plus lorsque j'ai commencé à sortir avec mes ex, mais aucun d'entre eux n'était...dans ce trip là. Quand au porno qu'on peut trouver sur le sujet, la plupart ne m'intéressait pas. Les électrocutions, la cire chaude, et tout ce qui est à base de douleur intense c'est pas ma tasse de thé. Je préfère le côté artistique et sensuel du BDSM, et me sentir....dominée par quelqu'un que je pourrais appeler maître, tandis qu'il ferait de moi sa docile poupée.

Elle respira alors un grand coup, puis se mit à rire doucement de la situation.

Je dois vous avouer, je ne m'attendais pas à avoir ce genre de conversation, ni même à en déballer autant. C'est juste que...ça fait du bien de pouvoir enfin en parler à quelqu'un. Personne de mon entourage n'aurait compris. Et du coup...je suppose que ça serait extrèmement inconscient de ma part de demander cela mais...connaîtriez vous par hasard quelqu'un qui serait prêt à...prendre sous son aîle une jeune novice en quête de découverte ?
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Alexandre Dowell
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FicheChalant
« Répondre #22 le: Février 15, 2016, 11:17:06 »

Le magnétisme, voilà ce qu’il lisait dans les yeux d’Elizabeth. Une fascination primitive pour lui, lui, le vampire, lui, le supérieur, lui, le Maître. Elle le regardait avec la fascination d’une dévote, ce qui, chez Dowell, confirmait le fait que les êtres humains étaient naturellement appelés à courber l’échine. Comment expliquer, autrement, leur propension à choisir des tyrans, ou leur incapacité à organiser une véritable démocratie ? C’était ce magnétisme, cette soumission instinctive, que Dowell lisait dans les yeux de la femme. Il finit par relâcher sa main, tout en sentant le sang d’Elizabeth, qui tambourinait dans sa poitrine, comme pour trahir son excitation, sa fascination... Et son attirance envers lui. Il observait cela, toujours autant fasciné par elle, en se disant qu’elle ferait, en effet, une excellente soumise.

Dowell avait des goûts de luxe. Il ne voulait pas d’une esclave bas-de-gamme, vulgaire souillonne sans saveur. Elle, il regrettait de leur faire l’amour, et les baisait généralement comme des chiennes, avant de les tuer, comme horrifié par son propre geste. Sous ses airs charmants et nobiliers, un fauve sommeillait, et ce fauve, aux dents pointues, avait trouvé sa proie. Une proie parfaite, belle, jeune, vive, qui avait déjà un penchant marqué pour ce mets précieux. Le BDSM, c’était son traitement à lui, ce qui permettait de canaliser sa frustration, et de garder le contrôle. Car Dowell était comme une cocotte-minute prête à exploser. Chaque jour qui passait, il maudissait la bêtise de ce monde, des gens qui l’entouraient, de tout et de toutes choses. Comme un leitmotiv qui revenait, une locomotive qui enflait progressivement dans sa tête.

Mais maintenant, il allait mieux, et, avec Elizabeth, tout serait... Parfait.

Souriant donc, il se mit à lui répondre :

« Oh, je connaîtrais bien quelqu’un, oui... Mais j’ignore s’il te plairait, Elizabeth. Il... Hum... Comment te le décrire ? Il considère que la forme est le fond qui remonte à la surface, il estime qu’un individu se doit d’entretenir son corps aussi bien que son esprit. Ce faisant, il n’aime pas les beautés superficielles, celles qu’il considère comme des traînées, pleine de mascara dégoulinant à s’en tartiner tellement de couches sur la gueule que ça en devient ridicule. Il est un homme qui apprécie les choses raffinées, la bonne musique, qui, j’en conviens, fait peut-être preuve d’un classicisme un peu rigoureux... Mais, à son corps défendant, il s’est découvert une passion pour le rock... C’est que son cas n’est pas si désespéré que ça. »

Alexandre se mit à sourire, et attrapa à nouveau la main d’Elizabeth, agissant comme si elle était la sienne, ce qui, en réalité, était effectivement le cas.

« Alors, quand je le verrais, Elizabeth, je lui dirais la vérité. Car il me demandera qui est cette femme qui veut à tout point se faire asservir, et finir entre ses mains, ou à ses pieds... Et je lui dirais donc la vérité. Yeux dans les yeux, en lui tenant la main, je lui dirais qu’il a de nombreuses soumises, mais que, pour celle-ci, il serait le plus grand des idiots de la laisser partir. Il lui dirait qu’avec ses cheveux rouges, son délicieux mordillement des lèvres quand elle se sent gênée, sa passion pour la musique, son intelligence raffinée, et son goût des bonnes choses, laisser partir cette femme... Ne pas saisir l’occasion qui lui est fait de la dresser, elle dont le corps, si parfait, irait dans tellement de tenues qu’on ne saurait toutes en parler, elle, à qui il apprendrait à quel point il est gratifiant de se faire traiter de chienne, et de porter un collier autour du cou en sentant un souffle rauque dans son dos, et une voix ferme lui dire de se soumettre à tout ce que son Maître souhaite... Ne pas saisir cette occasion, ce serait, et, il faut le dire, criminel. »

En souriant, mais avec, toujours, cette intensité dans les yeux, ce regard assuré et déterminé, Alexandre alla l’embrassa chastement sur la paume de sa main.

« Aussi, voilà pourquoi, Elizabeth, à partir de ce soir, et jusqu’à ce que j’en décide autrement, je serais ton Maître. »
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« Répondre #23 le: Février 17, 2016, 07:52:46 »

Elizabeth était en train de faire un grand saut dans l'inconnu, et dans le potentiellement risqué, elle en était parfaitement consciente, mais c'était justement pour cela qu'elle était en train de le faire. Le fait qu'elle aie un léger crush sur Alexandre ne l'aurait jamais poussée à tenter de le séduire, simplement pour la bonne raison qu'il était son employeur. Mais après ce qu'ils s'étaient dis, après la découverte de bien des qualités de cet homme, et surtout du fait qu'il était un maître expérimenté ayant accès à toutes sortes de choses...c'en avait été trop pour la jeune femme qui avait fini par craquer. Elle en était après tout arrivée à un stade où le sexe conventionnel ne l'attirait plus tant que ça, et la simple idée de devenir la soumise de cet homme...
Elle sourit quand il fit, indirectement, une description de lui même, et frissonna à nouveau quand sa main se saisit à nouveau de la sienne. Le contact physique de Dowell n'allait pas être une chose dont elle allait se lasser aisément, surtout que dans cette prise cette fois, il y avait quelque chose de différent, comme si, instinctivement, l'homme était en train de la faire sienne. Cette assurance, ce charme, la rendaient folle, surtout qu'ils éveillaient en elle des désirs qu'elle avait longtemps été obligée de refouler. Quand il parla de la dresser, d'en faire sa chienne, entre autres, la jeune femme commença à avoir l'impression de perdre tous ses moyens. Elle avait la gorge un peu serrée, et une grande vague d'excitation lui traversa le corps, ce genre de délicieuse anticipation qui augure un plaisir qu'on a hâte de ressentir.
Puis, enfin, il embrassa sa main, à l'ancienne, et déclara qu'il serait désormais son maître. Cette phrase sembla conclure entre les deux personnes une sorte de pacte, et elle lui sourit grandement, tout en le laissant marquer le coup.

D...désolée si je n'ai pas été très loquace Monsieur Dowell, je pense que vous pouvez vous compter parmi les rares hommes qui sont parvenus à presque me faire perdre ma contenance. Mais avant que nous ne nous lancions dans cette aventure, vous et moi, j'aurais au préalable quelques...conditions à poser. Je suis en train de déroger à une règle que je me suis toujours fixée, celle de ne jamais coucher avec des collègues, et encore moins avec son Boss. Je n'exigerais donc que deux choses: que nos rapports professionnels ne soient pas influencés, et...un safeword.

Elizabeth, si elle n'avait aucune pratique du BDSM, était pourtant assez bien renseignée sur le sujet, dont l'indispensable mot de sécurité. Si un maître devait aller trop loin, qu'il dépassait les limites que peut supporter sa soumise, il fallait quelque chose de marquant pour mettre un terme à tout. Pitié, s'il vous plait, et tous les autres termes de ce genre faisaient quand à eux partie du jeu.

C'est tout...si vous acceptez, alors ce sera avec plaisir et honneur que je vous appellerais...Maître...et que je me soumetterais à vous, dans la totalité de ce que j'ai à vous offrir.
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FicheChalant
« Répondre #24 le: Février 17, 2016, 09:31:45 »

Sa main continuait à tenir celle de la femme, mais il la libéra ensuite, très amusé. Pendant tout son discours, lorsqu’il avait donné quelques exemples de ce qui allait arriver à la belle Elizabeth, il avait senti le sang de cette dernière s’emballer à toute allure. Elle ne pouvait plus cacher son plaisir et son désir, que son sang avait, tout comme son visage. Elle était maintenant très excitée, mais sut pour autant garder la tête froide, en donnant son accord, sous réserve de l’acceptation, par Dowell, de deux conditions. Il en sourit légèrement, tout en la regardant.

« Un safeword... Ça, je te le garantis, Elizabeth, mais, pour le reste... Sois honnête avec moi. Crois-tu que notre relation professionnelle restera la même quand je t’aurais prise la veille et le matin comme une chienne ? »

C’était absurde de le penser, et Dowell était quelqu’un d’honnête, par-dessus tout. Il était de ces gens qui pensaient qu’un mensonge n’était qu’une interprétation différente de la réalité. Il se voulait honnête avec elle, et poursuivit donc :

« Mais, et si cela peut te rassurer, je ne ferais jamais pression sur toi. Ta rémunération ne baissera pas, et tu auras toujours du travail. Et nous travaillerons, bien entendu. Pour le reste... Je n’exclue pas que nous puissions passer un peu de temps ensemble dans le bureau, mais, sur ce point, il va de soi que ce sera selon ton avis. Car je vais ajouter une condition supplémentaire, Elizabeth... »

Il rajouta ensuite, après quelques secondes de silence :

« Si jamais tu dois avoir recours au safeword, tu auras le droit de recouvrir ta liberté, ou, à défaut, de me demander une récompense, peu importe laquelle. Car je m’engage à être pour toi le meilleur des Maîtres possibles, le seul qui te montrera à quel point la soumission peut être le terreau du plus sincère et du plus immense des bonheurs. »

C’était là toute la théorie de Dowell, une idée selon laquelle la liberté était un mensonge, une illusion que des philosophes avaient développé, mais qui n’existait pas. La liberté, pour l’être vampirique, était une notion fluctuante, dont il fallait se méfier, et qui, contrairement à cette association reçue, ne rimait en rien avec le bonheur. Pouvait-on dire d’un marginal isolé, sans aucune attache, sans aucun lien, qu’il était heureux ?

« Si cela te va, voici le safeword que je te propose... »

Quelques secondes passèrent, le temps semblant comme figé sur les lèvres de Dowell...

Puis il lui sortit le mot magique, le mot que tout le clan Dowell utilisait :

« Sunstone. »
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« Répondre #25 le: Février 27, 2016, 12:13:07 »

Ce qui était possible sur le papier demeurait toujours mis à rude épreuve lors du contact avec la réalité, les faits, et une fois de plus c'était démontré ici même. Alexandre marqua un point quand il fit remarquer que quelque chose changerait de toutes façons dans leurs rapports, et ce serait d'autant plus vrai vu la nature...spéciale de leur relation à venir. Cela l'inquiétait un peu, mais c'était par la même occasion quelque chose d'inévitable, il la rassura toutefois sur le fait qu'il ne la dénigrerait pas pour autant en tant que collègue, que cela ne changerait rien quand à son status professionnel...et elle laissa échapper un sourire un peu gêné quand il notifié que cela ne les empêcherait pas de temps en temps de...d'utiliser le bureau pour des fins non professionnelles. Il rajouta enfin une dernière condition, celle que si Elizabeth devait à avoir à utiliser leur safeword, elle serait alors libérée de lui. Une telle confiance en ses propres capacités à dominer sans pousser au delà des limites de sa soumise, voilà ce qu'elle retint principalement de cette condition, et cela contribua à la rassurer.

Très bien, je suis partante pour ces conditions. C'est étrange, je n'ai jamais eu à élaborer une sorte de contrat pour ce genre de relations auparavant, c'est tellement plus...élaboré.

La jeune femme parlait surtout pour ne pas laisser de blanc s'installer, car au fond elle aurait pu rester un long moment à juste contempler cet homme...son Maître. Lorsqu'elle avait prononcé ce simple mot pour le désigner, mais avec tout ce qu'il impliquait, la jeune avocate s'était vraiment sentie toute fébrile, car c'était un fantasme de longue date pour elle que de trouver un partenaire capable de la suivre et de la guider dans cette facette encore inexplorée de sa sexualité. Elle admirait cette audace, et cette confiance en lui inébranlable, et puis le fait qu'il soit son employeur dans un sens aidait à faciliter le rapport de domination qu'il y aurait entre ces deux personnes. Il lui révéla alors le safeword qu'ils utiliseraient, qui effectivement en étant prononcé couperait net leur élan, c'était une mesure de précaution pour éviter d'aller trop loin, surtout lorsque de fait les supplications normales étaient une part du jeu venant de la partie soumise.

Et bien ça me va. Je dois vous avouer que je me sens...fébrile, même si je parviens peut-être à le cacher. C'est...c'est la toute première fois que...je vais pouvoir réaliser ce fantasme et..Oh boy, voilà que les mots commencent à me manquer.

Elizabeth ne perdait pas complètement sa contenance, mais il lui était un peu difficile de faire comme si de rien n'était. Elle allait coucher avec son patron, qui allait l'initier aux plaisirs de la soumission. Cette simple idée, la perspective qu'après ce repas il allait lui montrer, la soumettre, la prendre comme une chienne, l'attacher peut-être...

Ce que j'essaye de dire c'est que je suis très reconnaissante, d'avoir pu parler de ça avec vous, et très impatiente de...de me laisser guider par vous...Maître.
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FicheChalant
« Répondre #26 le: Février 27, 2016, 01:14:32 »

Sa fébrilité, Dowell la ressentait surtout à travers la manière dont le sang de la femme bouillonnait dans ses veines. Être un vampire présentait, sur ce point, quelques avantages. Les vampires, en effet, ressentaient le sang différemment des autres espèces, et lui, pour le dire simplement, sentait les battements sanguins. C’était... Et bien, c’était comme si son oreille pouvait entendre les battements du cœur, sans être totalement ça. C’était un véritable sixième sens, proche de l’odorat et de l’ouïe, en ce sens que le sang dégageait aussi, chez lui, une odeur particulière, comme un délicieux parfum, et cette odeur permettait de se renseigner sur la qualité du sang de la personne. Alors, oui, Dowell sentait naturellement la fébrilité de la jeune femme, mais, au-delà de ça, la manière dont ses yeux se déplaçaient, dont elle se mordillait les lèvres, ou dont elle remuait très lentement sur place, constituaient autant d’indicateurs visibles sur son excitation.

Pour le dire simplement, cette dernière était palpable.

Elle finit par conclure en avouant son impatience, et Alexandre esquissa un léger sourire. Le « Maître » sonnait doucereusement à ses oreilles, même s’il était... Curieux... Que cela lui plaise. Après tout, ce n’est pas comme si l’homme manquait de confiance en lui-même. Mais bon, il fallait bien admettre qu’Elizabeth était une femme belle, intelligente, instruite, cultivée... La voir se soumettre à sa volonté, voilà qui ne manquait pas de piquant, et, même si le vampire avait confiance en lui, flatter sa propre fierté, c’était toujours une chose bonne à prendre.

« Ne sois pas reconnaissante tout de suite, ma chère, nous n’avons même pas encore commencé... »

Alexandre lui sourit, et attrapa à nouveau sa main, pour déposer un baiser dessus.

« Je préfère ne pas t’en dire trop, cependant... Je sais que, dans ce genre de situations, il est normal de vouloir être rassuré, mais je pense aussi que toute la dimension sensuelle de cette relation s’effacera s’il fallait dire tout ce que nous ferons. Laissons un peu de mystère, ça ne rend les choses que plus palpitantes. »

Dowell relâcha la main de la femme, puis se pencha vers l’arrière. Quelques secondes passèrent. Il réfléchissait, tout simplement, envisageant différentes hypothèses. Le couple naissant pouvait attendre d’aller chez lui, mais... Alexandre était déjà dans l’optique de tester cette femme, de voir ce qu’elle pouvait supporter, accepter, et si elle était aussi joueuse que lui. Car l’homme, à n’en pas douter, était un joueur, quelqu’un qui aimait le défi, les challenges. C’était d’ailleurs par ce biais que sa sœur avait réussi à le coincer, le provoquant en insinuant que son refus du sexe s’expliquait juste par le fait qu’il était un bien piètre amant. Un homme avait beau être tout ce qu’il veut, et prétendre être tout ce qu’il souhaite, dès qu’on s’en prend à sa virilité, il y avait comme une sorte de blocage préhistorique qui se réveillait. Ce schéma reliait tous les hommes entre eux, au grand désespoir du vampire... Mais aussi à sa grande satisfaction, car il fallait bien admettre que le sexe avait quelque chose de délicieusement jouissif.

Le sexe, c’était comme un jeu dans lequel on se ruait, et c’est à ce titre qu’il finit par faire quelques propositions :

« Je sens ton excitation... Est-ce que tu te sens capable d’attendre jusqu’à mon manoir ? Ou... Est-ce que tu veux un avant-goût ? »

Au-delà des mots de la femme, c’était surtout son sang qui allait parler...
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« Répondre #27 le: Juillet 15, 2016, 12:44:11 »

Parler ouvertement de sexe, ce n'était dans l'absolu pas un exercice difficile pour Elizabeth, qui l'avait volontiers fait avec ses quelques amies, comparant et analysant les prouesses ou échecs de leurs petits amis respectifs. Mais parler de bondage et de soumission, voilà qui était parfaitement inédit, et pour le dire franchement, Elizabeth se sentait aussi fébrile qu'une novice face à cet homme qui suintait la confiance, l'assurance, et quelque part maintenant qu'elle y réfléchissait en ayant ces informations, elle trouvait tout à fait logique qu'Alexandre soit du genre dominateur. Il en avait le look, la prestance, tout jusque dans son langage corporel laissait apparaître cette assurance face à laquelle la jeune femme ne pouvait que craquer, considérant ses propres fantasmes à elle. Elle gardait bien entendu sa contenance, vu qu'ils étaient dans un lieu public, mais il lui était difficile de repousserl'envie grandissante qu'elle éprouvait à l'égard de cet homme. Le fait de l'avoir appellé "Maître" l'avait, peut-être plus encore que son physique ou son raffinement, vraiment émoustillée, car c'était un fantasme de longue date qu'elle n'avait jamais pu réaliser, et qu'elle était en train de réaliser sans s'y être vraiment attendue.

*Oh God...il me replonge dans mon adolescence, je me sens si frêle face à lui...*

En parfait  gentleman, Alexandre prit à nouveau la main d'Elizabeth et lui fit un baise main, ce n'était pas grand chose, mais témoignait à la fois du raffinement de cet homme, et du respect qu'il témoignait envers la jeune femme. Lui, préférait demeurer discret sur ce qu'il avait en tête pour la soirée, face à la jeune femme qui était partagée entre son appréhension naturelle face à une première fois, et le fait qu'effectivement, le mystère aidait à pimenter les choses. Mais, comme si il lisait ses pensées, Alexandre lui demanda alors si elle se sentait capable d'attendre qu'ils arrivent au manoir de l'homme, ou si elle souhaitaitun avant-goût de démonstration. Son coeur ne fit qu'un tour à l'idée qu'il lui montre déjà certaines choses, et surtout que ça soit aussi proche. Elizabeth devait se l'avouer, elle voulait sentir cet homme contre elle, elle éprouvait à son encontre une attirance réelle, forte, et doutait sincèrement qu'elle aurait la force de tenir aussi longtemps, surtout suite à cette proposition.
Faisant mine de réfléchir, elle se mordilla la lèvre inférieure, tou en posant délicatement sa main gantée sur celle de Dowell, et en profita pour entrelacer ses doigts dans les siens.

Très honnêtement...Maître...je doute d'avoir la capacité de tenir jusque chez vous, après le rêve que vous venez de me vendre. Et puis...je suis aussi curieuse, avant d'accepter une nuit chez vous, de voir si vous êtes aussi doué que vous le prétendez. Après tout, combien de fois des hommes se sont-ils vantés pour m'avoir dans leur lit, pour au final être de bien piètres amants ?

Malgré son excitation palpable, Elizabeth n'en gardait pas moins la tête sur les épaules, sans compter qu'elle en était certaine, lancer ainsi un défi à Dowell ne pourrait que le motiver à lui montrer "vraiment" ce qu'il était capable de faire. Joueuse, elle l'était aussi, sans compter qu'elle se doutait clairement qu'il n'était pas intéressé par elle en tant qu'esclave purement passive, ce qui n'était absolument pas son profil. Elle lui lança donc un regard amusé, un petit sourire en coin, tout en allant tendrement frotter son pied, sa botte, contre l'une des jambes de l'homme.

Montrez moi, prouvez moi, Maître.

Il y avait à cet instant préçis quelque chose d'intéressant qui se produisait, comme un bref et subtil changement de rôles, c'était très éphémère, mais très caractéristique du caractère fort d'Elizabeth, qui malgré tout se soumettait au bon vouloir d'Alexandre. Et c'était justement cette ambivalence dans leur relation qui, elle en était certaine, contribuerait à la rendre intéressante.
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FicheChalant
« Répondre #28 le: Juillet 16, 2016, 12:07:55 »

Le vampire ne put s’empêcher de sourire devant le toupet de cette jeune femme. Ceci étant dit, elle avait vu juste. Dowell aimait effectivement les défis, et c’était bien pour ça que ses cibles privilégiées étaient des femmes de haute stature. Il ne voulait pas de vulgaires gourgandines. Elles, aussi belles soient-ils, il les conservait pour des coups brefs, et n’hésitait pas à leur montrer ce qui se cachait derrière le costume d’élégance du gentleman si elles se montraient insistantes par la suite. Mais là, avec Elizabeth, c’était… C’était différent. Dowell, encore une fois, se sentait partagé entre des émotions contradictoires. Le désir sexuel était pour lui une puissante énigme, quelque chose qu’il détestait, en ce qu’il lui donnait le sentiment de n’être rien de plus qu’une simple bête attirée par la chair fraîche, et qu’il adorait en même temps. C’était bien simple, l’idée que des femmes puissent rire de ses capacités sexuelles dans son dos lui était absolument insupportable. Alexandre prenait ça très au sérieux, et ce alors que, voyant le sexe comme un plaisir infantilisant et primaire, devrait logiquement s’en moquer. Il y avait donc, bel et bien, une contradiction, qui le troublait, mais qu’il avait réussi, progressivement, à accepter. Et, aujourd’hui, tout son corps lui soufflait de jouer avec cette femme, de la narguer, de la titiller, de brûler en elle ce feu qui sommeillait dans sa poitrine.

Il sentait les braises à travers ses pulsations sanguines, ou même à travers ce mordillement de la lèvre inférieure, mordillement qu’il trouvait définitivement très craquant. Il n’incombait qu’à lui de transformer ce léger feu naissant en de belles flammes, de lui faire perdre la tête, et d’en faire sa soumise, sa chienne. À cette idée, Dowell sentit un bref frisson le traverser, partant de son sexe, frisson qu’il réprima en tentant de se focaliser sur elle. Elle l’avait provoqué, elle l’avait défié, et il lui sourit en retour.

« Les mots sont du vent, comme le dit la vieille formule. Je comprends donc que tu souhaites voir si je mérite d’être vraiment ton Maître ou non. »

Ne jamais sous-estimer les femmes et leurs corps, voilà une leçon que Dowell avait retenu. Explorer le corps d’une femme, c’était comme mener une bataille. Au lieu de s’échanger des jeux de conclusions avec des ribambelles d’arrêts, de commentaires de doctrine, et d’analyses théoriques, Dowell se livrait à un jeu tout aussi intellectuel, consistant à être également adroit de ses mains, afin d’explorer le corps de la femme, d’en saisir les faiblesses, les points forts, les zones d’appui… Le corps d’une femme, c’était aussi une véritable carte stratégique, où Dowell déplaçait ses petits soldats pour rechercher les lignes de faille, là où faire craquer son adversaire. Il voulait qu’elle soit à ses pieds, et il voulait que ce le soit  dès les prochaines minutes.

Dowell se redressa donc, tenant la main gantée d’Elizabeth dans la sienne.

« Viens donc, ma douce, laisse-moi te prouver que tu es digne d’être à moi… »

Et, tandis qu’elle se relevait, il se pencha vers elle, et murmura quelques mots dans le creux de son oreille, afin qu’elle seule n’entende les ultimes syllabes de sa phrase :

« …Que tu es digne d’être ma chienne. »

Sur cette note, le duo rejoignit rapidement les toilettes. Il s’agissait de superbes toilettes, très luxueuses, et, suite au passage du duo, l’un des agents des lieux se rendit devant, afin d’inciter les clients à aller voir d’autres toilettes. En effet, Alexandre était très influent ici, et, partant de là, avait droit à quelques facilités. L’avantage d’être membre du club VIP du restaurant.

Les toilettes en question, donc, étaient très belles, avec du marbre, un grand miroir, et trois cabines parfaitement nettoyées. Alexandre s’imprégna rapidement des lieux, puis se retourna vers Elizabeth. Sa main se retira doucement de la sienne, et remonta, venant caresser l’une de ses joues. Une poigne ferme et assurée, tandis que son pouce allait frotter les lèvres de la jeune femme, glissant doucement dessus, en sentant la douceur, en percevant la tendresse et la finesse.

« J’ai remarqué que tu avais un tic nerveux, Elizabeth… Tu te mordilles la lèvre inférieure quand tu es très excitée… Et, pour être honnête, quand tu fais ça, je ne peux m’empêcher de te dire que tu feras une parfaite petite chienne. »

Les mots n’avaient beau n’être que du vent, ils avaient aussi un poids certain. Un avocat comme Dowell était bien placé pour le savoir. Une plaidoirie, c’en était un exemple parlant. Et, en attendant, il approcha ses lèvres de celles de la femme, posant ensuite sa main sur son menton, tenant fermement son visage, leurs regards se croisant ainsi.

Quelques secondes s’écoulèrent, un ange sembla s’attarde… Dowell sentait le souffle précipité de la femme contre ses lèvres, la sentait toute fébrile, prête à s’effondrer, et il alla l’embrasser. Un baiser tendre, qui fut délicat au début, avant de gagner en intensité, tandis que son corps semblait s’abattre sur celui, chétif, de la jeune femme. L’une de ses mains se posa sur ses cheveux, s’appuyant dessus, et l’autre alla se poser sur le creux de son dos, appuyant sur sa superbe robe. Elizabeth devait sûrement avoir le sentiment de faire l’une de ces rêves de jeunes adolescentes, qui s’imaginaient devenir les amantes de superbes patrons beaux comme des Dieux grecs. Le Paradis était à portée de ses lèvres, la promesse d’une vie riche et épanouie, délestée du fardeau étouffant de la liberté. Ce que toute l’Histoire humaine enseignait, que ce soit la foi, ou les régimes politiques, c’est que l’Homme n’était heureux que quand il suivait une personne supérieure, et qu’on prenait des décisions à sa place. Comment, autrement, expliquer le fait que la monarchie ait pu dire des millénaires, ou que la démocratie ne soit qu’une vaine illusion ? Les hommes aimaient se faire commander, ils aimaient pouvoir suivre les ordres, et c’était bien là tout ce que Dowell offrait à la femme. Le bonheur, en échange d’une vaine liberté.

Le baiser dura ainsi un certain temps, Alexandre déplaçant la femme. Sa langue partit au bout d’un moment à l’assaut de ses lèvres, en léchant une, puis ses dents tirèrent sur la lèvre inférieure de la femme, l’écartant vers le bas, pour laisser la place à sa langue de s’immiscer dans la bouche de la femme, se perdant en elle, remuant dans sa salive, finissant par heurter la sienne, et la caressant sensuellement.

« Hmmm… »

Au bout d’un moment, Alexandre finit par se retirer, non sans laisser traîner sa langue, léchant ainsi les lèvres et le nez de la femme. Tout en l’embrassant, il l’avait aussi déplacé, de telle sorte qu’Elizabeth était maintenant contre le lavabo, ses fesses heurtant le rebord. Lui souriant encore légèrement, Alexandre la retourna, et posa une main sur son menton, la forçant à se voir à travers le miroir, et à les voir. Elle put ainsi voir l’autre main d’Alexandre, filant sous sa robe, pour caresser sa culotte, glissant ses doigts le long de sa fente, contre ses lèvres intimes.

Sa bouche alla alors embrasser son cou, mordillant un peu sa peau, à l’endroit même où, sous peu, Elizabeth aurait deux petites marques.

« Tu vas jouir ici, petite chienne, contre mes doigts… Et tu lècheras ensuite mes doigts… »

Ses ongles avaient légèrement grossi, devenant de courtes griffes, ce qui permettait à Dowell de s’enfoncer plus facilement contre sa culotte.

« Si tu veux empêcher ça, prononce le mot magique… Ou laisse-toi bercer, et accepte de devenir à jamais, outre ma chienne, ma… »

Dowell maintint sa phrase en suspens, le temps de déposer un baiser sur l’oreille de la femme, et conclut ensuite, par deux petites syllabes :

« Salope. »
Journalisée

DC d’Alice Korvander.

Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

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Yulia Vesselovski
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« Répondre #29 le: Septembre 05, 2016, 01:59:40 »

Elizabeth était curieuse, intriguée, et très excitée à l'idée de découvrir cet homme d'un point de vue plus intime dans les toilettes de cet établissement. Tout d'abord car elle n'aurait pas été capable de tenir un trajet sans lui sauter dessus, mais aussi car ça lui rappelait ses années de faculté, lorsqu'il lui arrivait de sortir en boite de nuit, lors des moments où elle avait vraiment besoin de décompresser. Combien de coups d'un soir avait elle consommé dans les toilettes ? Mais à la façon dont Alexandre lui prit la main, de façon très galante, pour l'amener à se lever, elle savait que ça serait très différent de toutes ces fois où elle avait été bourrée, et qu'elle avait baisé dans des toilettes car c'était la solution de facilité pour juste tirer un coup. Ici, et c'était bien là ce qui l'excitait, il y avait une mise en scène et un contexte plus...raffiné. Et quand, au creux de l'oreille, il lui murmura qu'elle serait sa chienne, la jeune avocate poussa un petit gémissement que lui seul pourrait entendre.

Peu encline toutefois à faire du dirty talk en public, elle attendit qu'il la guide dans les toilettes, ou un agent de sécurité montait la garde, et juste avant que la porte ne se referme derrière eux, la jeune femme l'avait vu se déplacer pour bloquer l'accès à toute autre personne, leur assurant de fait qu'ils seraient tranquilles. Puis, Elizabeth ne pu s'empêcher de pousser une exclamation en voyant l'état de ces toilettes.

Damn, je crois que c'est de loin le setup le plus luxueux dans lequel je pourrais dire que j'aurais fait l'amour.

Du marbre, de grands miroirs, une propreté irréprochable, c'était impressionnant pour la jeune femme qui avait toujours été habituée à des environnements bien plus modestes, et moins entretenus. Ce changement était toutefois le bienvenu, des toilettes ordinaires auraient tué l'ambiance que le couple essayait de mettre en place, mais là, c'était parfait. Alexandre se retourna alors vers elle, et se rapprocha au point de l'étreinte. La jeune femme sentit sa respiration s'accélérer, cet homme, outre le fait d'être son patron, était aussi beau comme un dieu grec. Aussi proche de lui, Elizabeth pouvait maintenant déterminer avec certitude ce qu'elle pensait, il avait un corps d'athlète, et la jeune femme était tout à fait sous le charme. L'avocate posa délicatement une de ses mains gantées sur le torse de son patron, quand ce dernier la complimenta sur son petit tic, ce qui instinctivement le déclencha chez la jeune femme, qui en rit immédiatement après.

Vous avez raison...je le faisais initialement de façon contrôlée, car tous mes ex trouvaient cela terriblement sexy. A force, c'est devenu un automatisme, mais je suis absolument ravie de pouvoir vous compter parmi ceux qui aiment mes lèvres, mon cher et magnifique Maître...

A moitié taquine, Elizabeth perdit peu à peu son sourire pour laisser place à une véritable excitation sérieuse quand Alexandre s'approcha de ses lèvres, et quand ils s'embrassèrent finalement, la jeune femme crispa sa main sur le torse de l'homme, et glissa l'autre dans sa nuque pour se presser fermement contre lui.  Cela faisait des mois qu'elle n'avait pas eu de relations sexuelles, pas même avec un plan cul, puisque ses premiers mois en tant qu'avocate avaient été aussi fatigants que chronophages. Ainsi, en plus de l'excitation à l'idée de réaliser son vieux fantasme, il y avait aussi tout simplement le fait qu'Elizabeth avait envie de coucher. Et cet homme la voulait, la désirait, elle le sentait à la façon dont il serrait ses mains sur son corps, à la façon non feinte dont il l'embrassait, et c'était absolument réciproque. Ce baiser dura un long moment, car il était le premier, et donc une façon pour le couple de se découvrir, mais Alexandre en avait aussi profité pour déplacer la jeune femme, qui sentit à force de reculer ses fesses heurter l'un des lavabos.
Ce fut là la fin de leur baiser, et la femme en sortit légèrement essoufflée, car il avait amplement duré quelques minutes au cours desquelles ils ne s'étaient accordées que quelques pauses pour respirer. Alexandre lui fit faire alors un demi-tour sur elle même, et Elizabeth comprit instantanément pourquoi, elle était ainsi juste en face un très grand miroir, dans lequel elle se voyait avec Alexandre dans son dos. Collé contre elle, son patron entreprit alors de glisser une de ses mains le long de son ventre, la faisant frissonner, avant de se retrouver entre ses cuisses.

Ha...Haaaan...Ouh mon Maître...

Ondulant légèrement son bassin sous l'effet de ces caresses contre sa culotte en dentelle rouge, Elizabeth l'écoutait avec délice commencer à se montrer plus dominateur dans ses paroles, tout en allant l'embrasser et la mordre régulièrement dans le creux de son cou, ce qui était quelque chose qu'elle adorait tout particulièrement. Pour autant, si elle était dans le rôle d'une soumise, Elizabeth demeurait aussi une éternelle provocatrice, qui était aussi intelligente que pleine d'imagination.

Huuuuum...Oh Maître je n'en doute nullement mais...mais qui de nous deux cèdera en premier ?

Juste après ses paroles, Elizabeth cala parfaitement le creux de ses fesses contre l'érection de l'homme, qui formait une bosse déformant son pantalon. Elle se frottait ainsi contre, masturbant le sexe de l'homme en le câlant entre ses deux fesses, elle remuait son bassin et son cul d'une façon absolument experte, et sentait parfaitement la virilité de son patron réagir à ces caresses. Dans le miroir, on pouvait voir qu'elle arborait un sourire légèrement mutin et amusé, tandis qu'elle avait posé ses mains de part et d'autre du bassin de son Maître pour bien le maintenir contre elle, tandis qu'elle lui offrait un plaisir sans doute rare: celui de se faire masturber entre deux belles fesses bien rondes, que la robe d'Elizabeth moulait à la perfection.

Han...vous êtes si dur contre moi Maître, si tendu...

Elizabeth prenait pour l'occasion sa voix la plus suave, la plus mielleuse et sexy, car elle aussi mieux que quiconque comprenait l'importance de la voix dans un rapport sexuel, et elle avait beau prendre le rôle de la soumise dans cette relation, elle demeurait entreprenante, et très joueuse.
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