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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Tribut [PV]  (Lu 1656 fois)
Princesse Alice Korvander
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« le: Décembre 30, 2015, 10:58:02 »

Entends-moi, Ô Prince, que je te conte cette histoire... On dit de ce conte, qu’il soit vrai ou factice, qu’il aide à forger la mentalité des hommes. Entends donc, Ô Prince, cette chanson... Car sache qu’il était un fois, en des temps éloignés et ancestraux dont les hommes ne se rappellent plus, un royaume elfique, et une cité elfique, Erdériel. Ah, comment ne pas s’arrêter un moment pour conter les merveilles et les beautés d’Erdériel ? Sa grandeur, ses artistes, ses tapisseries, ses hautes tours d’ivoire, ses sculptures, ses chants ? Oui, à n’en point douter, Erdériel faisait la fierté des elfes, et était considéré comme le plus pur joyau du royaume elfique de l’époque, Illiwiën. Illiwiën était l’un de ces royaumes légendaires dont les contes sont encore racontées, de nos jours, dans les livres, les tavernes, entre les mains des bardes et la prose envoûtante de ces conteurs itinérants invités par Rois et Reines à ensoleiller les soirées froides de leurs marmailles avides de curiosité et ayant soif d’imagination. Erdériel, donc, était une puissante cité, et, comme toute glorieuse cité, elle connut son apogée... Et sa chute. Sa décadence. Sa décadence, en l’occurrence, résulta de deux phénomènes apparemment distincts, mais pour autant liés. Un phénomène interne, et un phénomène externe.

Le premier de ces phénomènes, donc, vint du repli social de plus en plus prononcée au sein de la ville, et cet évènement est lié à l’autre phénomène : les attaques orcs. Ces attaques amenèrent la glorieuse cité à accueillir bon nombre de réfugiés politiques, d’émigrés, venant d’autres ethnies, notamment les nains et les hommes. Face à cet afflux, les elfes d’Erdériel se retranchèrent autour de leurs valeurs, ce qui eut pour effet d’exacerber certains traits peu enviables d’une race par ailleurs reconnue pour son intelligence et sa beauté. En l’occurrence, le droit des femmes connut une stagnations s’accompagnant d’une certaine forme de dépréciation. Les elfes réaffirmèrent leur attachement du mariage, notamment pour lutter contre les frivoles Nains. Et, partant de là, le mariage politique devint presque une obligation pour toutes les femmes héritières de la famille dirigeante d’Erdériel. Si ce phénomène peut apparaître comme secondaire aux yeux d’un observateur peu aguerri, il sera en réalité, dans notre histoire, d’une importance capitale, plus particulièrement aux yeux de l’une des héritières de la ville, la belle et douce Alyndra.

Et le second de ces phénomènes, donc, venait des envahisseurs étrangers : nos amis les Orcs. Depuis des générations et des générations, elfes et Orcs s’affrontaient pour le contrôle des terres, et, si les Orcs avaient l’avantage numérique et purement physique, leur bêtise, et leur incapacité à s’organiser durablement, faisaient qu’ils étaient régulièrement battus et massacrés par les elfes, les survivants étant asservis et réduits en esclavage. Les tribus orcs fuyaient donc, tout en se réduisant significativement, jusqu’à être isolés dans de mauvaises terres, dans des montagnes arides et rugueuses. Pour eux, et ils étaient, sur ce point, tous d’accord, Erdériel avait été fondée par le sang des Orcs, par leurs ancêtres morts dans les vastes chantiers elfiques. Les elfes chassaient leur bétail, leur viande, leur nourriture, et les Orcs rêvaient de ces temps anciens et joyeux, où ils pouvaient chasser des biches, des daims... Cette époque où ils n’avaient pas à affronter des mammouths, des manticores, des tigres à dent de sabre, pour se contenter d’une piétaille faible et ridicule. Mais c’était bien là le seul accord de principe que les tribus orcs trouvaient, car, toujours, elles se disputaient, s’entretuaient, ou agissaient dans leur coin. Ensemble, les Orcs faisaient une Horde qui avait de quoi faire trembler les elfes, mais, pris individuellement, ils n’étaient que de pauvres hères.

Cette leçon, une Orc la comprit... Son nom de baptême, pour ce qu’il importe, n’existe plus, et elle-même avait choisi de prendre le nom de l’une de nos divinités, afin de se faire plus facilement repérer au sein de ses pairs, car elle savait l’importance de la symbolique au sein de son peuple. Elle savait que son peuple était composé d’idiots, de rustres, mais elle ne pouvait s’empêcher de se sentir proche d’eux, et ce sans aucun doute parce que les elfes ne cessaient de la voir comme une peau-verte. Peut-être tout aurait pu être différent si Erdériel n’avait pas opté pour son repli identitaire... Car cette Orc était originaire d’Erdériel, de ces camps d’esclaves où les Orcs devaient travailler, et, si elle avait pu bénéficier de sa liberté, juridiquement parlant, sociologiquement, les elfes continuaient à la voir comme une peau-verte, étant sur ce point d’accord avec les humains et les nains. Cette Orc se forgea un cœur de pierre, et seules deux choses parvenaient à percer ce cœur de pierre : sa sœur, et les nouveau-nés.

Ils eurent tous les deux la même mère, une Orc prostituée, car, malgré le dégoût que les Orcs aspirent à ces gens de la haute société, il en est encore pour s’adonner à de vils penchants bestiaux. Bestiaux, oui, car, avec ce repli identitaire, coucher avec un Orc, avoir des rapports sexuels avec lui, était presque considéré comme une sorte de zoophilie. La mère de ces deux Orcs, pour son malheur, était relativement belle pour une Orc, ce dont ses filles, surtout la plus jeune, ont incontestablement hérité. Elle donna donc naissance à des bâtardes, rejetées par les leurs, et rejetés par les autres. Mais, chez les Orcs, il y avait des liens plus importants encore que le sang : la force physique. Alors, notre Orc apprit à se muscler, et à donner. Les coups qu’elle reçut, elle les rendit au centuple, et ne supporta plus qu’on se moque d’elle, ou qu’on l’insulte... Et ce fut le cas quand on s’en prenait à sa sœur. Ah, on ne compte plus le nombre d’hommes qu’elle tua, démembra, ou décapita, quand elle les voyait tenter de violer sa sœur. Elles grandirent dans les bas-fonds d’Erdériel, et devinrent peu à peu connues, car les deux avaient des caractéristiques particulières. La première était une guerrière qui avait appris à lire et à compter par sa mère, car leur mère était une femme relativement sage, qui savait que son peuple avait besoin d’un guide, d’un sauveur, et que sa fille serait ce sauveur. Il fallait un Guide, quelqu’un qui comprenne la stratégie et la tactique militaire, car c’était grâce à ça que les elfes avaient toujours vaincu les Orcs. Sa mère se plaisait ainsi à rêver d’un grand général orc, qui pourrait enfin mener leur peuple à la victoire. Car oui, Prince, note-le bien : plus on asservit un peuple, et plus ce dernier idolâtre ses racines. La révolte, le grand fantasme des esclaves, eut finalement lieu grâce à nos deux Orcs.

Et la seconde, donc, avant que je ne l’oublie, disposait d’un pouvoir terrible, car, vois-tu, son père fut un magicien. Elle hérita donc de ses pouvoirs magiques, et sa grande sœur l’aida à les perfectionner, subtilisant des livres et des recueils de magie à la bibliothèque. Cette jeune femme apprit donc peu à peu à utiliser la magie, où elle se révéla exceptionnellement douée. Peu à peu, elles acquirent au sein des esclaves d’Erdériel une terrible réputation, et le simple fait de les appeler par leur nom de baptême devint une sorte d’offense, de telle manière qu’on ne les connut plus que sous deux surnoms, ce qui était aussi un habile moyen de perturber les autorités elfiques :





La révolte d’Erdériel dura de  nombreuses années, avant que Mars ne comprenne que, pour libérer les esclaves, elle allait avoir besoin de l’aide des Orcs réfugiés dans les montagnes. Elle et Shiva fuirent donc, leurs têtes mises à prix par le pouvoir local. Il leur fallut des années pour revenir, car il leur fallut des années pour soumettre les clans orcs, et des années encore pour envahir Erdériel... Mais les esclaves d’Erdériel n’oublièrent jamais Mars, et furent patients. Mars constata, en effet, que les clans orcs étaient dévorés par une hostilité mutuelle, et par des gamineries. Dès les premières semaines, elle sut s’imposer en brisant le crâne d’un chef orc, puis convoqua ensuite un conclave, où elle indiqua aux chefs Orcs qu’elle était désormais leur Big Boss. Les Orcs rirent, et elle tua leurs champions, devenant, de fait, Big Boss... Mais être Big Boss n’est pas le plus important au sein du peuple orc. Il faut aussi le rester. Cela, elle l’avait appris des elfes, et, plutôt que de se lancer immédiatement dans une guerre contre les elfes d’Erdériel, elle commença par éduquer son peuple. Concrètement, elle organisa la libération d’autres de ses lieutenants détenus à Erdériel, s’attachant ainsi à démontrer que, contrairement à ce que les Orcs pensaient, les elfes n’étaient pas invincibles. Régulièrement, Mars devait se battre contre les assassins envoyés par les autres clans orcs, et instaura de nouvelles règles, disant que, si un chef orc voulait la supplanter, il devait l’affronter officiellement en duel. Dès lors, elle massacra chaque seigneur orc surpris à violer ses règles. Sa cruauté se répandit, car elle n’hésitait pas à massacrer toute la famille de l’Orc, n’épargnant que les jeunes bébés, qu’elle était incapable de tuer.

Il s’écoula ainsi bien des années avant que les elfes d’Erdériel n’apprennent la montée d’une armée orc. Des éclaireurs furent envoyés pour suivre cette rumeur, car les esclaves orcs continuaient à mener des actes de terrorisme, et chaque prisonnier parlait de Mars. Son absence, voyez-vous, eut l’effet inverse de ce à quoi Mars s’attendait. Elle avait tellement impressionné ses congénères que, au lieu de sombrer dans l’oubli, elle devint une sorte de légende, de figure mythologique, une Messie des Orcs. Les éclaireurs elfiques, eux, virent des camps militaires, virent que les Orcs apprenaient à dompter les mammouths et les manticores, forgeaient de lourdes armures, des armes de siège, et comprirent qu’une guerre allait avoir lieu. Ils repartirent prévenir Erdériel, et Erdériel, en retour, choisit de massacrer l’armée dans l’œuf. Ce fut la plus grosse erreur stratégique des elfes, qui sous-estimèrent la malice de Mars. Mars, en effet, savait que des espions avaient vu ses camps, mais, plutôt que de les tuer, elle les laissa repartir, car elle savait que les elfes choisiraient d’attaquer vite et fort, afin de détruire les camps. Les elfes, en effet, avaient en tête ces vieilles configurations militaires : ne pas laisser le temps aux Orcs de se regrouper et de se former, et toujours attaquer fort pour les impressionner, et ainsi les faire se disperser.

L’armée d’Erdériel marcha donc dans les montagnes, et Mars les laissa se rapprocher. Ils arrivèrent dans le principal camp militaire orc, sans savoir que ce dernier avait été monté sur de la banquise, et qu’il ne pouvait pas supporter un trop grand nombre d’hommes dessus. Elle s’assura de les achever en envoyant au sacrifice plusieurs de ses lourds mammouths. La glace se cassa, et la moitié de l’armée elfique mourut dans les eaux gelées des montagnes. Désemparés, les survivants furent impitoyablement massacrés par les Orcs, et la guerre commença...




...Et elle se termine là, devant la vision d’Erdériel en flammes, et des prisonniers enfin libérés de leurs geôliers. La glorieuse cité elfique n’était plus qu’un souvenir fumant, empli de cadavres. Mars et Shiva avançaient le long de la ville, en voyant les Orcs défoncer les portes.

« Es-tu sûre qu’ils respecteront tes ordres? s’était enquise Shiva.
  -  Pour eux, je suis comme une Déesse. Évidemment qu’ils la respecteront. »

Mars n’avait pas interdit à ses hommes de jouer avec les civils, elle avait en revanche expressément ordonné qu’elle souhaitait des prisonniers. Les multiples victoires dont elle avait fait preuve durant cette campagne avaient durablement impressionné ses hommes, et plus aucun Orc n’osait maintenant la contredire, car, depuis qu’elle avait permis de récupérer les anciennes terres des Orcs, on la considérait comme une sorte de Déesse de la Guerre. La puissante Générale marchait donc, jusqu’à rejoindre le Palais Impérial.

Le Seigneur d’Erdériel fut décapité par elle, tout comme chacun de ses files, ses frères, et sa femme. Mars les avait massacrés dans la salle principale du fort. Un geste stupide, selon les pensées des pages du château, car il existait d’autres cités elfiques, et ces dernières, en apprenant la prise d’Erdériel, allaient contre-attaquer. Mais Mars n’était pas idiote. Elle avait encore un ultime atout à jouer, atout qui se trouvait dans l’une des chambres les plus reculées du palais, où elle se rendait, en compagnie de Shiva, au milieu de ses hommes, qui l’acclamaient et la saluaient.

Les pas lourds de Mars résonnaient le long du couloir. De loin, il était difficile de la prendre pour une femme, car elle était vraiment bien musclée. Elle rejoignit une terrasse, où on installait le drapeau noir des Orcs, et elle réitéra ses ordres :

« Regroupez les cadavres dans des charniers, et faites-les brûler ! N’en conservez que le strict minimum ! »

Mars comptait attacher les cadavres à des poteaux, et les planter sur la route menant d’Erdériel à Lüdiel, l’autre grande cité elfique, afin d’impressionner les elfes. Elle continua à grimper les marches, jusqu’à atteindre la plus haute tour, où quelques Orcs venaient enfin de briser une porte. Elle leur ordonna de rester à l’extérieur, et grimpa alors, montant un ultime escalier en colimaçon, puis poussa une dernière porte.

Une chambre très féminine s’offrit à elle, avec un grand lit solide et rembourré, une tapisserie rose, et une terrasse, qui aurait probablement été très indiquée si on avait envie de se suicider, ce que Mars craignait...

...Car, devant elle, il y avait une elfe, terrorisée, tenant dans ses bras un jeune bébé.

Alyndra.

Alyndra, et le dernier fils du Seigneur d’Erdériel, un jeune bébé qui avait été amené avec elle dans la tour la plus reculée du fort. Le maître de ces lieux avait tenté de faire évacuer sa fille, mais le convoi avait été attaqué, et sa fille avait dû revenir. Mars aurait pu la poursuivre et la tuer, mais elle avait choisi de laisser Alyndra filer...

Car son dernier atout contre la fureur des elfes, c’était cette jeune femme qui se tenait devant elle.
« Dernière édition: Décembre 30, 2015, 03:03:21 par Princesse Alice Korvander » Journalisée


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« Répondre #1 le: Décembre 30, 2015, 02:04:55 »

Alyndra, le Joyau d'Erdériel, était la seule et unique fille née du couple royal d'Illiwën. Jeune, du moins selon les standards elfiques, et d'une grande beauté, la princesse était l'une des grandes fiertés de son père, qui avait pu clamer haut et fort posséder la fille la plus belle de tous les royaumes elfiques, car aucun seigneur en la voyant n'avait pu clâmer le contraire. Un Joyau également politique, car la princesse avait été bien entendu promise très tôt au fils d'un des plus puissants seigneurs du royaume, afin de s'en assurer la loyauté à long terme, par le biais d'un mariage. Cela n'avait pourtant jamais découragé d'autres seigneurs, aussi bien internes au royaume qu'étrangers, de tenter d'avoir la main de la princesse.
Gentille, douce, cultivée et d'une beauté légendaire, Alyndra était le sujet de nombre de ballades écrites par les bardes itinérants, qui la décrivaient comme le modèle parfait de la princesse dédiée à sa famille et son royaume. Là où ses multiples frères avaient eu une éducation plus martiale, Alyndra s'était passionnée dès son plus jeune âge de littérature, de poèmes, mais s'était aussi très tôt éprise de pitié pour les couches de la population les plus pauvres. De l'avis global des non elfes peuplant Erdériel, la princesse était la seule membre de la famille royale à être respectable, car elle ne partageait pas la vision raciste et xénophobe de bon nombre de ses semblables, et elle avait été à l'origine de la construction de plusieurs orphelinats et hospices pour les pauvres. Mais ses efforts avaient été bien maigres face à la fracture qui séparait les elfes des autres races, la plupart esclaves, qui peuplaient la cité.
Alyndra avait toutefois toujours été tenue à l'écart des affaires politiques, et n'entendit donc que par le biais de rumeurs, au fil des mois, la prise en puissance des hordes d'orcs aux frontières, menées par une certaine Mars, dont elle savait bien peu de choses en réalité. A l'aube de recrudescences des tensions et d'une guerre, les bâtiments carritatifs de la princesse avaient été fermés sur ordre de son père. Et un beau jour...la princesse vit une gigantesque armée orque faire le siège de la cité.

Elle ainsi qu'Aerandir, le dernier né de la famille, qui avait tout juste quelques mois, avaient été sommés de se barricader dans la dernière tour du palais. C'est barricadée dans sa chambre, en portant le bébé dans ses bras, qu'elle passa des heures à entendre les bruits lointains de la bataille, les chants de guerre orcs, les cris, les impacts de rochers lancés par des catapultes. Son jeune frère, emitouflé dans un linge de soie, pleurait, et sa soeur avait beau tenter de le calmer en lui chantant des comptines elfiques, elle même se sentait sur le point de craquer alors qu'elle entendait au loin les clameurs orques s'approcher.
C'est en entendant de gros coups résonner contre sa porte, et des bruits caractéristiques des peaux vertes, qu'Alyndra perdit tout espoir. Cela ne pouvait dire qu'une chose, car elle savait les orcs sans pitié à leur égard...sa famille avait été massacrée. Seule la nécessité de rester digne jusqu'au bout, pour son petit frère, l'empêcha de fondre en larmes devant l'évidence que son père, sa mère, et tous ses grands frères étaient morts, que sa famille s'était éteinte. Aerandir pleurait de plus belle, alors que Alyndra grimpa les derniers escaliers lui permettant de monter au plus haut de la tour. Sa chambre en elle même, avec son balcon, d'où elle pu voir sa cité, la glorieuse cité, en flammes. Les orques envahissaient les rues, massacraient les habitants, surtout elfes, cassaient et pillaient tout ce qu'ils pouvaient.
C'est en contemplant cette horreur qu'elle entendit alors des bruits de pas, lourds, venir depuis l'escalier, et en se retournant, toujours avec le bébé dans les bras, elle vit ce qu'elle parvint au bout d'un moment par identifier comme étant une femme orque, et pas n'importe laquelle. Mars, il émmanait d'elle une aura de mort, une absence de pitié de son visage dur et froid, et Aerandir pleurait...pleurait...
Supplier ne lui servirait à rien, et malgré sa douceur naturelle, la colère et la haine déformaient le visage d'Alyndra qui voyait devant elle la responsable de tout ça.

Allez...finissez ce que vous avez commencé. Donnez nous au moins une mort rapide, si vous n'avez qu'un tant soit peu de pitié.

Résignée, la princesse n'était pas une guerrière, et n'auraitde toutes façons pas la force de faire le poids face à une telle montagne de muscles, qui portait une double hache et une armure lourde. Des larmes coulaient le long des joues de la princesse, qui serrait contre elle son petit frère, le dernier né, le dernier héritier du trône. Lui comme elle, s'apprêtaient à subir le même destin funeste que le reste de leur famille.
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« Répondre #2 le: Décembre 30, 2015, 03:03:05 »

Si Aerandir pleurait, Alyndra, elle, resta ferme, le visage figé, en demandant à Mars de la tuer rapidement. Silencieuse, l’Orc les fixait lentement. Avec l’obscurité ambiante dans la pièce, qui n’était éclairée que par un candélabre en argent, elle ressemblait véritablement à une sorte de monstre osseux et musclé. Ses pas lourds résonnèrent sur le sol, tandis que Shiva, dans son ombre, se déplaçait également. Alyndra... Elle ne la reconnaissait pas, mais Shiva, elle, se souvenait du jour où Alyndra était descendue dans leur ghetto, et avait donné de la nourriture et des vêtements aux Orcs, ainsi que quelques bijoux. Si Mars n’y avait vu là que de la prétention, Shiva, elle, avait été touchée par ce geste, car elle avait senti la sincérité dans les gestes de la belle elfette. Mars contourna Alyndra, sans rien dire, et alla sur la terrasse, observant la ville en flammes. On pendait les elfes, on les égorgeait, on les massacrait, défonçant les portes pour voler les biens et leurs victuailles.

« Les innocents... Ils sont toujours les premières victimes des guerres... »

Shiva, de son côté, s’était rapprochée d’Alyndra et d’Aerandir, et lui sourit légèrement, avant que ses doigts ne remuent en l’air, formant un signe magique, qu’elle apposa ensuite sur la tête du bébé, venant l’endormir.

« Vous devriez le reposer dans son landau, Madame, il a besoin de repos... »

Là où la voix de Mars était ferme, acérée, rocailleuse, celle de Shiva tranchait par sa douceur. Deux sœurs, deux tempéraments bien différents. Que lui voulaient-elles donc ? Shiva pouvait lire la peur se mélanger à la curiosité dans les yeux magnifiques de cette superbe elfe. Mars finit par détourner son regard de la ville, et se rapprocha, tandis que la main de Shiva s’agita à nouveau, venant allumer les autres bougies de la pièce.

« Nous ne venons pas vous tuer, Dame Alyndra. Ne croyez pas tout ce que la propagande elfique dit sur moi. Si j’étais aussi idiote que ce qu’on dit, je n’aurais jamais pu prendre votre cité. Et je sais très bien que, si je vous tue, si je mets fin à la lignée d’Erdériel, les autres elfes nous massacreront tous, et je ne souhaite pas la mort pour mon peuple. »

Mars marcha encore un peu, continuant à faire trembler le sol à chacun de ses pas, et se rapprocha du corps endormi d’Aerandir. Le beau bébé dormait silencieusement, et, si on observait bien, on aurait pu voir le regard dur et acéré de Mars s’attendrir un peu devant ce petit corps replet. Peut-être était-ce une réminiscence de son profond instinct maternel ? En tout cas, elle ne se voyait pas tuer un être aussi fragile.

« Je me souviens du jour où vous êtes venue nous voir dans notre prison... J’ai même conservé l’un des bijoux que vous aviez donné. Regardez...
 -  Il suffit, Shiva ! »

La Chamane rougit légèrement (ce qui était curieux à voir, sur une Orc), mais acquiesça. Mars se retourna vers elle, et enchaîna :

« La prise d’Erdériel n’est que le début d’une longue guerre pour que mon peuple récupère les terres que vous nous avez volé. Vos ancêtres sont venus en prétendant nous civiliser, et nous ont asservi. Ils ont semé les graines de notre rage en nous divisant, en attisant notre colère. Vous récoltez ce que vos ancêtres ont semé, elfe. Mais je ne veux pas de massacres inutiles. Il y aura des innocents qui mourront ce soir, mais j’ai expressément ordonné à ce que mes Orcs tempèrent leurs ardeurs. La survie de votre peuple dépendra de vous et de vous seule, Alyndra.
 -  Nous savons que vous avez toujours trouvé injuste le traitement des Orcs par les elfes, et nous ne souhaitons pas d’une guerre d’extermination.
 -  Je sais que nous perdrons une guerre. En revanche, ce que je souhaite, c’est que votre peuple reconnaissance au mien son indépendance, et sa souveraineté. Je souhaite que les terres d’Erdériel soient le jalon du royaume orc, et, en échange de cela, j’autoriserai tout elfe, Nain, humain, ou, de manière générale, tout individu non-Orc à quitter librement mon royaume. »

Un tel discours pouvait surprendre par sa clairvoyance et son intelligence, mais Mars était ainsi. Une Orc exceptionnelle, à tel point qu’on comprend pourquoi tant de contemporains doutent de son existence. Là où tout autre Big Boss aurait foncé vers les autres cités elfiques, au risque de se faire mettre en pièce, elle, elle préférait renforcer sa position, et se contenterait juste d’Erdériel... Pour le moment.

Cependant, Mars n’avait pas encore fini, et rajouta alors :

« Je ne veux pas que mon peuple massacre le vôtre, je ne veux pas que les bourreaux deviennent les victimes, et les victimes des tortionnaires. Mais, pour cela, il faut que les elfes vous respectent autant que mes Orcs me respectent. Et il n’y a pas énormément de solutions à cela. De plus, mes Orcs sont de fiers guerriers, mais, si nous gouvernons Erdériel, la ville sombrera vite dans le chaos et la décadence. Je veux que vous preniez le titre de votre père, Alyndra, car les Orcs d’Erdériel, pour la plupart, vous apprécient un peu... Mais, pour cela, il faut que vous ayez un statut similaire au mien. Partant de là... »

Shiva conclut alors :

« Vous allez vous unir cette nuit, et, étant une Chamane, je prononcerais votre mariage. »

Ça, ce serait peut-être la partie la plus dure à avaler pour la douce elfette.
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« Répondre #3 le: Décembre 31, 2015, 01:45:46 »

En voyant l'orque, qui était plus haute qu'elle d'une bonne tête, Alyndra s'était préparée à mourir de façon violente, pas à survivre, ni à ce qui allait se dérouler par après. Mars, la générale orque, l'avait contournée, préférant aller voir depuis le balcon le spectacle de ses troupes massacrant les elfes de la cité, mais elle n'était pas seule. Sa soeur, qu'Alyndra reconnu pour l'avoir vu sur des affiches de recherche, était là aussi, et l'on disait qu'elle était une puissante chamane. Aussi, quand elle la vit incanter un sort, Alyndra qui n'y connaissait rien à la magie, s'attendait à être vaporisée sur place, ou quelque chose dans le genre.
Pour elle, les intentions de ces orques étaient foncièrement malveillantes, aussi quand elle sentit son petit frère se calmer, après avoir été touché par ce sort, elle le crû durant un bref instant mort, et qu'elle avait eu la cruauté de le faire mourir sous ses yeux et dans ses bras. Elle resta sans voix toutefois, quand elle le sentit respirer néanmoins, il...il dormait. Le jeune prince, le dernier représentant mâle de la lignée royale était encore en vie...et elle aussi ? Alyndra ne comprenait rien, mais comme Aerandir était endormi, elle alla effectivement le déposer dans son landau, car elle avait besoin de se concentrer et de comprendre, à quel jeu les deux orques jouaient-elles ?

J'avoue avoir du mal à comprendre...pourquoi nous épargner ?

Elle obtint, peu à peu, la réponse à sa question. La générale estimait que massacrer intégralement la lignée royale lui vaudrait la haine unie et indéféctible de tous les elfes, et pas seulement des autres cités du royaume, qui auraient bien entendu vent de ce qui se passait ici. Elle fût toutefois d'autant plus choquée par ce qui se passait quand elle apprit, de la bouche de Shiva, qu'elles avaient bénéficié de l'aide des hospices qu'elle avait réussi à implanter dans la ville au fil des années. Convaincre son père d'en construire avait été systématiquement long et fastidieux, mais la jeune elfe savait comment argumenter avec son père...de son vivant...
Mars lui déclara alors que cette guerre était de la faute des elfes, que qui sème le vent récolte la tempête, mais à dire vrai, ce n'est pas ce qui manqua de faire sortir la princesse de ses gonds. L'orque déclara sa volonté que les elfes reconnaissent aux orcs leur indépendance et la capture d'Erédiel, une forme de pais également...sous la forme d'un mariage entre la princesse elfe et la générale orque ?

Quoi ?

Elle pensa sincèrement à un trait d'humour pendant quelques brèves secondes, mais les deux orques étaient on ne peut plus sérieuses par rapport à cette condition. Alyndra secoua sa tête et répondit alors.

Vous espérez sincèrement que mon peuple va accepter de telles conditions ? Je peut comprendre le désir de vengeance qui a été le vôtre et celui des orcs, vu les conditions de vie dans lesquelles vous viviez et contre lesquelles j'essayais de me battre...mais vous avez franchi un point de non-retour en prenant Erédiel, en massacrant la quasi totalité de ma famille, et de la population de la cité. Écoutez dehors, les cris, vous trouvez vraiment que vos troupes font preuve de retenue ? Combien de morts, et pourquoi ? Si c'est une paix durable que vous vouliez, vous venez juste de déclarer une guerre totale aux reste des cités elfiques du royaume.

Espérait-elle vraiment que ça serait aussi simple ? Qu'elle pourrait passer l'éponge sur le fait que cette orque avait littéralement le sang de sa famille, et de son peuple, sur les mains ?

Vous ne valez pas mieux, vous et les vôtres, que ceux de mon peuple qui vous ont austracisés. Et si vous croyez que je vais accepter l'ignominie de me marier à vous, vous vous trompez grandement orque. Vous avez peut-être gagné cette bataille, mais l'armée que vous avez vaincu n'en était qu'une parmi les autres qui convergeront ici pour nous venger. Je suis promise depuis de nombreuses années au fils de notre vassal le plus puissant, et croyez moi...mon père était un enfant de choeur en comparaison. Il ralliera les elfes, de ce royaume et d'autres sous sa bannière pour vous détruire. Si vous voulez vraiment une chance de ne pas faire escalader ce conflit, partez, maintenant.
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« Répondre #4 le: Décembre 31, 2015, 02:30:14 »

On pouvait dire que les Orcs n’avaient guère été tacts dans leur approche, ou très diplomates... Mais on pouvait déjà se féliciter qu’ils aient proposer à Alyndra une union de ce genre. Mars, en réalité, avait eu bien du mal à faire admettre ses conditions de reddition auprès des Orcs, et elle avait dû massacrer une bonne moitié de ses lieutenants pour que les autres tempèrent leurs ardeurs. Et, si elle l’avait fait, c’était en grande partie à cause de Shiva. Elle avait toujours été plus humaine que Mars, tant physiquement que mentalement. Douce et généreuse, Shiva était une sorte d’exception au sein des Orcs. Elle était presque une sorte de pacifiste, qui détestait la mort, et ce sans aucun doute parce qu’elle avait toujours grandi dans un monde de violence, à bénéficier de la protection de sa rude grande sœur, et à voir sa mère se faire battre et insulter régulièrement par les clients. Si une telle injustice avait endurci le cœur de Mars, il avait trop heurté celui de Shiva, l’amenant à rejeter en bloc toute forme de violence. Mars et Shiva formaient tout simplement deux Orcs d’exception, mais il ne fallait quand même pas trop leur en demander... Du moins, surtout à Mars.

Et la réponse d’Alyndra, bien que prévisible, eut le don d’agacer Mars, car, si Mars avait bien une caractéristique, c’était celle d’être dépourvue de patience. Et, avant même que Shiva ne puisse dire quoi que ce soit, la main de Mars alla se serrer autour de la gorge d’Alyndra, la décollant du sol comme une poupée.

« Écoute-moi bien, petite elfe... Tout ce que je veux, c’est un otage... Et figure-toi que j’en ai deux : ce chiard, là, et toi, et, malgré toute la sympathie que Shiva te porte, j’ai de plus en plus envie de t’éclater la gueule contre le mur et de te baiser à sec... Et pas forcément dans cet ordre. »

Shiva cherchait quoi dire, mais toute cette agitation troublait le sommeil imposé d’Aerandir. Le petit bébé s’agitait encore, et Shiva choisit de se pencher vers le landau, tandis que Mars balança Alyndra par la porte vitrée de la terrasse. Cette dernière atterrit contre le garde-fou, et Mars la rejoignit, puis attrapa à nouveau sa tête. Elle avait des mains si grosses que la tête d’Alyndra toute entière rentrait dans sa main, la paume posée contre sa nuque, ses gros doigts saisissant sa tête, et elle la força à voir la ville, désignant du doigt une place.

« Regarde ! REGARDE !! »

On pouvait voir les Orcs vider les maisons, et balancer les elfes sur le sol, les regroupant.

« J’ai dû massacrer la moitié de mes capitaines pour ça, petite truie... Ils sont molestés, et il y aura assurément des viols, oui... Mais j’ai expressément ordonné à mes Orcs d’épargner tout civil qui se rend, et qui ne porte pas d’armes. Alors, dis-moi, petite Alyndra... Quand ton peuple a-t-il fait preuve d’une telle clémence ? Vos ancêtres ont massacré hommes, femmes, et enfants en conquérant cette région ! Ils n’ont asservi que les clans qui n’avaient plus de guerriers, et nous ont fait vivre dans vos merdes et dans vos fanges, à nous nourrir avec votre merde, et à construire vos belles tours ! Erdériel a été façonnée par nos deux peuples ! »

Elle laissa encore à Alyndra quelques secondes pour voir que les Orcs continuaient effectivement à regrouper les elfes, les emmenant ensuite dans de grandes cages pour animaux, puis Mars la balança à nouveau dans la pièce, et l’elfe atterrit contre le rebord du lit, les fesses sur le sol, étant aussi dangereuse aux yeux de Mars qu’une poupée. Et Mars, elle, retourna dans la pièce, ses lourdes bottes claquant sur le sol, la femme fulminant sur place.

« Ce sont vous les envahisseurs ! Nous ne faisons que reprendre ce qui est à nous ! Nos terres ! Je vous propose un marché, que vous avez la stupidité, ou l’arrogance, de refuser ! »

Estimant que c’était à son tour d’émettre quelques précisions, Shiva choisit ce moment pour intervenir :

« Je sais que cette idée vous est horrible, Dame Alyndra... Et elle l’est autant pour nous. Mais... J’ai trop souvent vu le sang des innocents couler. Ne jetez pas l’opprobre sur Mars, c’est moi qui ait eu cette idée. Vous avez vu comment nous vivions sous terre, mais là-bas, dans ces montagnes, c’est encore pire... Il y fait tout le temps froid, terriblement froid... Nous n’avons rien pour construire nos huttes, nous passons notre temps à combattre des monstres terrifiants. Vous ignorez ce que les Orcs ressentent. Vous les prenez pour des monstres, mais ce sont juste des êtres emplis de haine et de souffrance. Tous ces guerriers ont perdu des enfants à cause du blizzard, des femmes ou des proches à cause des monstres... Et la cause directe, c’est notre exil, qui fait suite l’agression de votre peuple. »

Shiva fléchit les genoux, et vint se mettre à côté d’Alyndra.

« Dites-nous ce que nous aurions dû faire, Dame Alyndra... Parlementer ? Envoyer des émissaires ? Des diplomates ? Vous savez très bien que ça n’aurait pas marché, vous êtes trop intelligente pour ça. Vous avez étudié l’Histoire, vous savez que la violence est l’ultime moyen de recours des peuples opprimés... Mais je ne veux pas que le sang coule davantage. Voilà pourquoi nous avons besoin de votre aide. »

Mars persifla.

« C’est inutile, c’est une elfe. Elle nous voit comme des monstres, des animaux !
 -  Mars ! Je t’en prie ! »

Il n’y avait qu’une seule personne au monde qui pouvait ainsi se permettre d’interrompre Mars sans se faire tuer sur place. Sa sœur soupira profondément, et Shiva reporta à nouveau son attention sur Alyndra, en caressant ses cheveux.

« Je sais que ça vous semble horrible... Mais les vôtres seront épargnés... Vous pourrez garder votre cité, nous n’en avons que faire, mais les Orcs veulent retrouver leurs forêts, leurs plaines... Alors, oui, sans aucun doute les autres elfes nous massacreront... Mais combien mourront en retour ? Et votre cité sera sacrifiée. Tous vos gens seront exterminés... Je vous ai vu dans les bas-fonds, je sais que vous êtes une femme pleine de bonté, et je sais que vous en voulez pas ça. Pourquoi nous mentirions-vous ? Nous voulons juste retrouver nos terres, mais les elfes ne reconnaîtront jamais aux Orcs le droit à avoir une terre s’il n’y a pas un elfe qui soit à la tête d’Erdériel.
 -  Et ma sœur préfère que ce soit vous plutôt qu’un chiard... »
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« Répondre #5 le: Janvier 01, 2016, 05:48:30 »

A dire vrai, Alyndra n'était pas complètement insensible aux arguments que leur avançaient les deux orques. Elle avait pu comprendre aisément les raisons de cette révolte, et de cette guerre, car contrairement aux autres membres de la famille, elle s'était occasionnellement rendue dans les ghettos des non-humains pour distribuer à la population des rations, des vêtements, et de quoi avoir un semblant d'hygiène là où les maladies faisaient beaucoup de victimes. Mais comprendre était différent d'accepter, surtout alors qu'elle entendait les siens hurler, et qu'elle savait sa famille massacrée par les mêmes orques qui venaient lui proposer un marché. Il ne fallu pas plus que son refus pour que Mars vienne la saisir à la gorge, et ne la soulève.

Gh...

La jeune elfe étouffait, et avait posé ses mains sur l'avant-bras qui la maintenait ainsi dans les airs. Ses doigts se posèrent sur les muscles tendus, aussi solides que l'acier, de l'orque qui était l'extrême opposée physiquement de la princesse elfe, qui en dehors de la voix de Mars qui trahissait sa nature de femme, n'avait pas grand chose d'autre pour le rappeler.
Alyndra fût ainsi trimbalée, sauvagement, jusqu'au balcon pour qu'elle puisse voir qu'on ne tuait, selon l'orque, pas tant que ça son peuple, et qu'ils faisaient même preuve de pitié, avant de la balancer à nouveau dans la chambre. Alyndra heurta donc le sol, et au vu de la situation, n'était pas plus réceptive que ça au fait que sa position offrait aux orques une superbe vue sur son sous-vêtement qui moulait parfaitement ses belles formes. Seulement pour le coup, l'heure n'était pas trop à l'érotisme, surtout de la aprt d'une elfe absolument vierge et n'ayant que peu de fois dans sa longue vie eu droit à de vrais contacts corporels.
Elle écouta donc les orques, sans chercher à les interrompre, car elle pensait bien que Mars aurait pu la tuer. Et sa douce voix ne retentit alors que lorsque les deux femmes semblèrent avoir fini, pour le moment, de parler.

Vous focalisez votre rage sur la mauvaise personne. Je ne considère pas votre peuple comme des monstres, pas plus que je ne souhaite la poursuite de cette guerre, mais si vous continuez ainsi c'est ce qui arrivera. Ce ne sera pas de mon fait, ni du vôtre, car cela nous échappera.
Vous dites ne pas vouloir d'avantage de morts, mais qu'en sait le reste de mon peuple ? Vous dites ne pas vouloir poursuivre vos conquêtes au delà, mais qu'en sait le reste de mon peuple ? Vous dites vouloir la paix...mais qu'en sait le reste de mon peuple ? Vous n'avez montré jusqu'à là votre capacité à faire uniquement deux choses: semer la mort et la destruction. Les miens viendront, simplement car ils seront persuadés que vous n'allez pas vous arrêter là, et vos exactions ne sont pas de nature à leur donner tort.


Elle marqua une pause. Elle faisait bien entendu en partie référence à la mort de sa famille, qui donnait d'ailleurs à Alyndra une agressivité passive qui lui était bien étrangère, mais le chagrin avait tendance à changer n'importe qui. Cependant elle ne perdait pas de vue son petit frère, ou le reste de son peuple, à qui elle voulait éviter une guerre longue et sanglante.

Vous vous dites plus intelligente que ce que l'on dit sur vous, alors prouvez le. Envoyez des ambassadeurs, ou ce que vous pouvez, aux cités voisines pour leur exposer vos conditions. Négociez la paix en faisant savoir votre supériorité militaire, le fait que vous m'ayez moi et le dernier héritier de la famille royale, et que vous voulez symboliser cette volonté de rapprochement en vous mariant à moi. Mon fiancé refusera...mais pas les autres seigneurs, la plupart ne sont pas aussi stupides et militaristes, ils vous entendront si vous montrez de vraies preuves de votre volonté de cesser les hostilités...si c'est bien là votre objectif.
Quoi que vous en pensiez, ces terres sont autant les vôtres que les nôtres, alors si vous voulez la paix, il faut que des efforts soient faits des deux côtés...mais en commençant par celui ayant officiellement ouvert les hostilités. Les miens ne verront aucun intérêt à initier des négociations avec des orcs.


Bien que globalement éloignée des affaires de politique intérieure, Alyndra était une princesse royale, et la seule que la famille aie engendré, il avait donc été néanmoins nécessaire pour elle de régulièrement visiter les vassaux de son père, s'enquérir de leurs personnalités et de la situation de leurs terres. Elle savait donc, ou du moins pouvait supposer, les réactions qu'ils auraient lorsqu'ils apprendraient la nouvelle. Alyndra n'était donc pas complètement "que" une petite poupée bonne à marier, elle était surtout la fille d'un roi, et l'une des dernières représentantes de la lignée, son fort sens du devoir prenait donc ici les rennes, car c'était une nécessité.

Si vous êtes prêtes à tendre la main aux miens, plutôt que vos armes...alors soit, j'accepterais de m'unir à vous...sinon...finissez vôtre besogne, et signez dans mon sang la continuation de cette guerre. Mais vous savez que votre peuple souffrira au moins autant que le mien.
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« Répondre #6 le: Janvier 01, 2016, 07:05:43 »

Des deux, Shiva avait toujours été la plus perverse. C’est ce qui fit que son regard s’était attardé sur la douce culotte blanche, fine et en soie, de la belle elfe. Quand les deux sœurs vivaient ici, à Erdériel, Shiva avait adoré se rendre dans les thermes publiques de la ville. On pouvait dire ce qu’on voulait sur les elfes, mais ils étaient effectivement les membres d’une espèce très belle, qui prenait grand-soin de leur beauté. Si les elfes obèses étaient rares, ce n’était pas pour rien, car les elfes attachaient instinctivement une grande importance à l’harmonie des corps. Et Alyndra était indéniablement la plus belle elfe que Shiva n’ait jamais rencontré. La tuer lui aurait brisé le cœur, mais faire accepter ce plan à Mars n’avait pas été simple. La stratégie initiale de Mars était d’épargner l’enfant, et de l’utiliser comme otage, puis de violer Alyndra, et de l’offrir à ses hommes. Il avait fallu à Shiva de longues heures de persuasion pour la convaincre de se calmer, et de réfréner ses ardeurs. Maintenant, elles étaient enfin à ce moment fatidique, et même Mars devait bien admettre que la beauté d’Alyndra la heurtait. Le corps parfait de cette femme ne lui échappait guère, mais elle arrêta très vite de la reluquer, afin de se concentrer sur ses mots.

Alyndra était aussi belle qu’intelligente, et leur expliqua sa position. Son point de vue, déjà, s’infléchissait, et, quand elle eût terminé, un beau sourire éclaira les lèvres de Shiva, qui alla caresser les joues de la femme.

« Vous le dites vous-même, ma Dame... Les vôtres ne voudront jamais négocier avec vous, car ils nous voient comme des sauvages... Et ils n’ont pas tort. Nos Orcs sont des sauvages, fiers, têtus, bourrus, pétris de rage et de haine. Ce sont des forces de la nature, mais personne ne les a jamais éduqués. Pourtant, nous avons une culture, des sentiments... Mais nous n’arrivons pas à les cultiver. »

Shiva était proche d’elle, toujours aussi proche, et humait sa bonne odeur, tout en  continuant à caresser un peu son corps. Elle voulait s’imprégner de si belles formes. Mars avait toujours été convaincue qu’elles n’avaient pas eu, toutes les deux, le même père, et que celui de Shiva ne pouvait être qu’une elfe, ce qui expliquait pourquoi elle se sentait tiraillée entre les deux peuples.

« Nous comptons nous rendre auprès des autres seigneurs elfes pour négocier, oui... Et tu viendras avec nous. Enfin... Avec Shiva. Moi, je resterais ici pour gérer la ville, et m’assurer que les elfes soient bien traités, et pour éviter que els tensions n’éclatent. »

Mars se déplaça un peu, de nouveau, et alla s’asseoir sur le lit, à côté d’Alyndra, qui se retrouvait désormais entre les deux Orcs, avec Shiva assise sur le sol, toujours contre la femme.

« Nous irons voir les autres elfes, oui, pour leur demander de reconnaître la légitimité de ton union avec Mars... Car c’est la légitimité du mariage qui fondera la souveraineté de notre royaume. Et nous comptons sur toi pour dire à ton peuple ce que nous prévoyons.
 -  Nous voudrons que tu leur parles demain, et que tu leur dises qu’ils seront bien traités, tant qu’ils ne nous attaquent pas. »

Shiva cligna à nouveau des yeux, en caressant encore le visage d’Alyndra, son visage se rapprochant lentement du sien.

« Vous comprenez ? Ce mariage sera célébré selon les rites orcs... Et, si les autres seigneurs elfes le reconnaissent, ils admettront la validité de nos rites, ce qui sera le premier jalon de notre indépendance. Mais nous ne souhaitons pas nous débarrasser des elfes... Nous voulons que votre peuple reste avec le nôtre. Je ne veux que la paix... Sans nous, vos cités seraient assiégées par les monstres vivant dans les collines, mais, sans vous, nous continuerons à vivre dans les bois comme des sauvages. Notre action ici est une réaction au mépris des elfes, mais je souhaite, de tout mon cœur, que nous puissions parvenir à nous unir. »

Tout en parlant, Shiva continuait à se rapprocher de la femme, et leurs lèvres vinrent à se frôler.

Puis, ne pouvant plus y résister, Shiva alla embrasser Alyndra, et ses lèvres étaient chargées de magie rose... Pendant ce tendre échange, sa magie vint ainsi se répandre sur la bouche d’Alyndra, et elle l’embrassa tendrement, pendant plusieurs secondes, avant de rompre ce baiser.

« Je peux vous marier... Mais je comprends que tu aies des doutes, et que tu aies des réticences. Alors, dis-moi, yeux dans les yeux, Alyndra... Est-ce que ce baiser t’a donné envie de vomir ? »
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« Répondre #7 le: Janvier 01, 2016, 07:43:36 »

Si Alyndra sembla soulagée de voir qu'il était possible de négocier avec les deux chef orques, elle était en revanche hautement troublée par la manie qu'avait Shiva de lui caresser la joue, et tout simplement de la toucher. Tous les elfes n'étaient pas aussi prudes et chastes au point de n'avoir quasiment pas eu de contacts physiques avec qui que ce soit, mais le cas d'Alyndra était particulier. Elle était une elfe noble de très haute lignée, et la seule fille de cette lignée. Plus encore que n'importe quelle elfe, sa pureté était considérée comme primordiale, car elle se devait d'en être l'incarnation. Elle avait eu bien des difficultés à faire accepter à son père et ses frères le fait d'aller dans des ghettos, même sous forte escorte, car il avait alors considéré que la présence même de non-humains à proximité de sa fille pourrait la souiller, c'était dire la protection dont bénéficiait la fille unique du roi. Hormis sa famille proche, qui se contentait de rares câlins ou baisers sur les joues et le front, Alyndra était pour le reste des habitants du royaume une relique qu'il ne fallait absolument pas toucher, même par mégarde. Ce n'était heureusement jamais arrivé, entre autres car Alyndra y avait fait tôt très attention, mais quiconque en dehors de la famille royale qui avait un contact physique avec la princesse pouvait voir ses mains tranchées, et le châtiment était encore pire pour quiconque l'aurait aperçue nue.
Alyndra n'était donc absolument pas habituée à sentir des mains la caresser, ou même tout simplement à sentir un corps aussi proche du sien. Celui de Mars l'effrayait naturellement, mais c'était une peur censée, car l'orque était une guerrière, connue pour sa brutalité sur le champ de bataille, elle pouvait lui briser les os aisément. Mais elle se sentait actuellement bien plus mal à l'aise vis à vis de Shiva. Malgré ses mots réconfortants, sa voix douce, et le fait qu'elle soit ouverte à la discussion...elle la touchait. La princesse avait passé des siècles à ne pas l'être, autant dire que c'était nouveau, et que vu la situation tout de même tendue dans laquelle elle se trouvait, Alyndra se sentait un peu comme prise au piège. Son instinct lui dictait de se dégager, sa raison lui intimait de ne pas faire de gestes brusques, car autant sa vie que le destin de son peuple reposaient entre ces deux orques et elle même. Ce qu'elles proposaient pouvait fonctionner après tout, surtout si Alyndra elle même faisait partie de ces négociations. Elle était la princesse, et comme son petit frère n'était encore qu'un nourrisson, la seule membre de la famille royale encore apte à prendre des décisions politiques. Cela pesait lourd sur son coeur, surtout que ces décisions à prendre ne seraient qu'un compromis...mais elle était intimement persuadée que cela pouvait sauver le royaume d'une guerre dévastatrice, qui aurait à terme raison de leur civilisation.

Alyndra aurait voulu répondre. Leur signifier qu'elle était d'accord. L'idée de ce mariage avec une orque, surtout Mars, ne l'enchantait guère en l'état, mais c'était nécessaire pour la sauvegarde de son peuple. Elle était toutefois bien trop mal à l'aise, alors que Shiva ne cessait de se rapprocher, tout en parlant encore et encore, comme pour hypnotiser la jeune elfe, et ses lèvres qui se rapprochaient...

*Non...elle va...*

Shiva alla effectivement l'embrasser, et tout son corps se tendit de surprise, elle gardait les yeux ouverts tant cela était inattendu. Pour ce que Shiva venait de faire, son père l'aurait fait torturer, puis écartelée, et aurait fait donner ses restes aux chiens devant toute une assemblée. Embrasser Alyndra était autant répréhensible que d'insulter publiquement tout membre de la famille royale, par une peine de mort assortie d'une agonie lente et douloureuse, autant dire que personne ne s'y était jamais essayé malgré la beauté de la princesse.
Alyndra elle, ne savait vraiment pas quoi en penser. Pourquoi ? Comment ? Qu'est-ce que Shiva essayait d'accomplir par ce biais ? Elle lui demanda si ce baiser avait été désagréable pour elle.

Je...je ne sais pas...

Alyndra était objectivement incapable de lui donner une réponse claire.  Avait-elle envie de vomir car Shiva, qui l'avait embrassée, était une orque ? Alors non, car Alyndra ne partageait pas les préjugés ou le rejet de certains de ses pairs vis à vis des orcs, d'autant que Shiva avait une apparence plus humaine ou elfique que d'autres orcs. Mais avait-elle pour autant apprécié ça ? Alyndra ne pouvait s'empêcher de penser, intérieurement, que ce baiser était le signe que son statut de princesse venait de prendre un sacré coup avec cette conquête violente de la cité. Sa famille était morte, ses gardes étaient morts, la cité était en feu et pillée. Alors même si les orcs avaient reçu pour consigne de ne pas massacrer les elfes jusqu'au dernier, étais-ce vraiment un jour propice pour qu'Alyndra éprouve du plaisir à son premier baiser, qui plus est venu par surprise ? Elle avait été longtemps bercée par les ballades elfiques narrant des histoires d'amour, des romances, avec des preux guerriers faisant longuement la cour à l'élue de leur coeur. Tout ça était...bien plus rapide, bien trop rapide même. Même si elle n'était pas une personne arrogante, Alyndra avait été habituée depuis des centaines d'années à la façon dont les autres se comportaient avec elle, Shiva et Mars elle ne suivaient pas ces traditions, ce qui forcément la perturbait.
Pourtant, toute princesse qu'elle était, Alyndra n'était pas pour autant immunisée aux effets de la puissante magie de la chamane orque, qui avait chargé ses lèvres de magie rose, et l'avait transféré dans le corps de la jeune elfe. Elle était donc...troublée, car ça n'avait pas foncièrement été désagréable non plus, malgré tout.
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« Répondre #8 le: Janvier 01, 2016, 08:43:02 »

Mars laissait volontiers à Shiva le soin de faire tous ces trucs de séduction et de flirt. Pour elle, ça lui passait totalement au-dessus de la tête. L’Orc n’était guère romantique, ce qui, là aussi, était une grande particularité de Shiva. Oh, elle n’était pas du genre à vouloir le Prince charmant, mais elle savait que les femmes comme Alyndra, les elfettes, étaient des créatures fragiles et innocentes, et qu’il ne fallait pas les forcer trop rapidement. En se mordillant les lèvres, Shiva goûta à la salive de l’elfe, et, devant l’étonnement de cette dernière, elle ne put que sourire, tout en étant légèrement surprise :

« C’est l’une des étrangetés de votre peuple, ma Dame... Vous êtes d’une telle beauté, et... Pourtant, je le sens... Ma magie me le dit... »

Voulant en avoir le cœur net, Shiva alla caresser les douces lèvres de la femme avec ses doigts, puis, à son tour, lécha les siens. Son sourire revint alors, et elle caressa à nouveau le visage d’Alyndra, remontant jusqu’à ses cheveux, en se mordillant les lèvres.

« Je suis votre premier baiser... »

Il n’y avait que les elfes pour se faire ainsi souffrir ! Mais c’était, là aussi, une raison de la décadence du royaume. Tous les elfes n’étaient pas aussi purs qu’Alyndra, et, à force de vouloir voler trop près du soleil, on finissait par s’en brûler les ailes. Tant de pureté et de chasteté sexuelle avait fini par dénoter chez les elfes, et Shiva savait que bien des aristocrates elfes avaient fini par sombrer dans des vices sinistres, passant, en quelque sorte, d’un extrême à l’autre. Qui sait comment Alyndra aurait pu finir ? Shiva était une magicienne, une femme qui, partant de là, savait que l’équilibre était une notion importante. Tout n’était, ni tout blanc, ni tout noir, et, pour être réellement parfait, il fallait se situer entre les deux.

La jeune Orc se mit donc à sourire de nouveau, et usa un peu de sa force, amenant Alyndra à se coucher sur le sol, aux pieds de Mars, Shiva venant ensuite se positionner sur elle, un sourire malicieux venant éclairer ses lèvres.

« Si vous ne savez pas, ma Dame, il n’y a qu’un moyen de s’en assurer... »

Elle rapprocha son visage du sien, et respira lentement, soufflant contre les lèvres de la douce elfe, sentant, en retour, le souffle de l’elfe. Puis ses mains vinrent se saisir de celles d’Alyndra, et elle entremêla ses doigts avec les siens, pour finir par serrer ses mains, les plaquant contre le sol. Leurs seins s’enfonçaient mutuellement, l’un contre l’autre, le corset de Shiva crissant légèrement contre la fine tunique de la belle elfe.

Ayant laissé sa précédente phrase en suspens, elle entreprit alors de la terminer :

« Car moi, j’ai adoré vos lèvres... »

Shiva avait assez parlé pour convaincre la jeune femme. Maintenant, il fallait agir, et, suite à cette ultime phrase, elle l’embrassa à nouveau... Mais, cette fois, il ne s’agissait pas que d’un simple frottement des lèvres, mais d’un véritable baiser, profond et intense. Elle voulait vraiment l’embrasser, et lui offrir un premier véritable baiser qui serait à la hauteur des attentes de la jeune femme. Son corps s’écrasa donc un peu contre le sien, et elle l’embrassa de plus en plus férocement, venant ainsi saisir sa lèvre inférieure en coinçant sa lèvre supérieure au-dessus... Puis elle redressa cette lèvre, afin de dessiner un passage dans la bouche d’Alyndra, dans lequel sa langue se glissa.

C’était un véritable cercle vicieux, car, plus elle l’embrassait, et plus sa magie rose venait, s’attaquant au corps d’Alyndra, comme pour faire tomber toutes ses défenses... Et, vu la chasteté sexuelle énorme de cette elfe, Shiva était convaincue qu’il suffisait de la manipuler un peu pour qu’elle se transforme en une véritable nymphomane, avec un appétit sexuel si grand que seule une femme comme Mars pourrait la calmer... Et, pendant ce temps-là, elle, elle en profitait.

Shiva, yeux clos, les rouvrait parfois, afin de voir si le plaisir pouvait se lire sur le visage de la femme. Prisonnière, Alyndra ne pouvait rien faire d’autre que répondre à ce baiser, car Shiva la maintenait contre elle, immobilisant ses mains contre les siennes. Les deux femmes s’embrassaient donc, avec une douceur infinie, pendant de longues minutes, la langue de Shiva cherchant celle d’Alyndra, pour prolonger et intensifier ce baiser...
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« Répondre #9 le: Janvier 02, 2016, 03:26:49 »

Mais qu'est-ce qui lui arrivait ? Alyndra était absolument troublée par ce qui était en train de se produire, et troublée dans le sens où cette dernière ne savait absolument pas comment réagir. Pourtant son éducation aurait du la guider, à savoir lutter de toutes ses forces, aussi faibles soient-elles, pour se débattre et résister à ces orques. Seulement la magie de la chamane, et sa gentillesse en comparaison de sa sœur qui lui faisait peur, faisaient leur effet. Alyndra se sentit toute étrange lorsque Shiva énonça à haute voix cette vérité, la marquant pour ainsi dire dans l'esprit d'une jeune elfe qui avait bien du mal à suivre le flot de ce qui se passait, elle avait eu son premier baiser.

*Elle...elle m'a embrassé...*

Tout ça était bien différent de ce qu'on lui avait raconté, elle qui aurait du épouser un noble elfe de son âge, qui lui aurait fait la cour tout en vantant sa beauté légendaire. Ici point de cérémoniel, point de préliminaires, car dans la culture elfique le premier baiser ne venait que tard, mais ici ça avait été extrêmement rapide, et surprenant. Aussi Alyndra était-elle plus que surprise de sa propre absence de réaction, qui ne pouvait être entièrement expliquée par sa surprise. Ses lèvres lui semblaient avoir bon goût, juste après ce baiser, et être un peu chaudes, ce qui était clairement le signe d'une utilisation de la magie rose, mais l'elfe n'était absolument pas une maîtresse des arcanes pour pouvoir s'en rendre compte.
Shiva se blottit alors encore plus contre elle, et par un effet mécanique, Alyndra se retrouva allongée sur le sol avec la belle orque elle même allongée sur son corps. Son visage était proche, si proche du sien, que leurs respiration mutuelles, leurs souffles chauds, se mélangeaient, et Shiva immobilisa les mains de l'elfe en les prenant dans les siennes, leurs doigts finissant par s'entremêler.

Qu...qu'est-ce qu...hmmmmm...

Elle voulait demander ce qui lui arrivait, mais son interrogation fût vite interrompue par un nouvel assaut des lèvres de l'orque, qui cette fois-ci ne comptait pas s'arrêter à juste un frottement de leurs lèvres. Sans vraiment réagir, Alyndra laissa ainsi à l'orque le champ libre pour faufiler sa langue dans sa bouche, et ainsi entamer un ballet avec sa langue qui avait toutefois bien du mal à suivre le rythme. La jeune elfe gémissait, soupirait longuement, incapable de dire si elle se sentait forcée...ou pas. Maintenant que la salive des deux femmes se mélangeaient , Shiva était à même de transférer ces énergies magiques érotiques plus aisément dans le corps de la princesse, et plus elle l'embrassait, plus elle l'infusait dans son métabolisme, à la manière d'un puissant aphrodisiaque. Cela ne changeait rien toutefois à la profonde inexpérience en la matière d'Alyndra, qui toutefois se surpris à répondre au baiser comme elle le pouvait, soit pas très bien. Ces coups de langue contre celle de Shiva étaient timides, hasardeux, mais elle répondait. Son corps lui même montrait de multiples signes de plaisir, ses seins se durcissant, et si il n'y avait pas d'inondation à proprement parler au niveau de l'entrejambe de la princesse, l'intimité toute chaste de cette dernière commençait doucement à s'humidifier. La douceur dont faisait preuve l'orque permettait ainsi de faire pleinement passer ce qu'Alyndra n'aurait jamais acceptée, même sous l'emprise de la magie rose.
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« Répondre #10 le: Janvier 02, 2016, 04:29:23 »

Shiva l’embrassait goulûment, et avec appétit. Alyndra avait des lèvres magnifiques, un goût merveilleux, à la hauteur de son corps, d’une beauté légendaire. Mars, elle, n’était pas totalement idiote non plus, et elle savait que Shiva avait toujours été amoureuse de cette elfe. Un amour aussi incompréhensible que honteux, car c’était une chose dont Shiva ne pouvait guère parler, sous peine d’être accusée d’hérésie. Mais Shiva avait été victime du coup de foudre envers Alyndra. Quand elle l’avait vue, alors qu’elle était jeune, elle n’avait jamais vu une elfe si belle, si gentille, si adorable. Alyndra ne s’en rappelait probablement pas, mais elle avait caressé les cheveux de Shiva, en lui offrant un bijou, avec un sourire qui avait enjolivé la vie de Shiva, et même un câlin. C’était la première fois de sa vie qu’on lui souriait, ou encore qu’on lui faisait un câlin, car leur mère ne se laissait guère aller à ce genre d’affections. Shiva avait aimé ça, et, aussi incroyable que ce soit, Mars était sûre que ce simple fait avec énormément contribué à façonner la personnalité de Shiva. La grande sœur observait donc le couple en train de s’embrasser à ses pieds, en sachant très bien que son union avec Alyndra serait un triolisme.

La Chamane embrassait donc Alyndra, et le mélange de la sensualité et de la magie rose finirent par vaincre la peur d’Alyndra, et son hébètement. Shiva frémit et gémit quand elle sentit la langue d’Alyndra venir, timidement, répondre à la sienne, car c’était là le signe que la belle elfe était vaincue, et s’offrait à l’impatience et à l’envie des deux Orcs.

« Hmmmm... ! »

Shiva savait qu’elles n’auraient rien obtenu d’Alyndra en la forçant. Mars l’aurait sauvagement violé en la pénétrant rudement, et le résultat final aurait été de voir la belle elfe se flétrir et dépérir. Peut-être même se serait-elle suicidée en se jetant du haut du balcon ? Shiva avait eu bien du mal à calmer et à réfréner les ardeurs de Mars, mais elle savait que, malgré sa colère et sa rage, Mars aimait profondément son peuple, et était suffisamment intelligente pour savoir qu’une guerre ouverte contre les elfes ne leur assurerait pas la victoire. Il était donc nécessaire de mettre de l’eau dans son vin, mais, après tout... Qui aurait été contre le fait de coucher avec cette elfe ? Alyndra était lentement en train de succomber, et Shiva ne rompit pas le baiser, choisissant, au contraire, de le prolonger.

On disait que les Orcs étaient sales, et qu’ils puaient, mais Shiva était tout le contraire. Elle se rappelait des fragrances des elfes, et elle adorait leurs parfums... Enfant, elle se rapprochait des parfumeries elfiques pour pouvoir renifler les bonnes odeurs, avant que les marchands, pensant avoir affaire à une mendiante, ne la chassent. Sa maîtrise des arcanes magiques lui avait permis de modifier des arômes, afin d’avoir de délicieux parfums. Mars, elle, ne mettait aucun parfum, mais respectait l’hygiène. Il avait, là aussi, été très difficile de convaincre les Orcs de la nécessité de se baigner, mais Mars avait utilisé l’argument médical. Se laver permettait d’éviter les maladies, et Mars n’avait aucune réelle odeur... Contrairement à Shiva, qui sentait bon.

Elle embrassait donc la femme, encore et encore, et, quand elle sentit ses seins durcir, elle finit par relâcher l’une de ses douces mains, et la déplaça, caressant la hanche de la femme... Puis elle pinça son sein, le serrant à travers sa tunique, avant de lui mordiller les lèvres, mélangeant le plaisir et la douleur. Est-ce que le bellâtre elfique l’aurait embrassé si bien que ça ? Shiva s’était entraînée, et elle s’était exercée, pour faire d’aussi beaux baisers. Elle voulait que ce moment soit le plus parfait possible pour Alyndra... Et elle l’embrassait donc, tout en jouant avec son sein, et sa main tira un peu sur son décolleté, écartant ainsi l’accès à son téton. Le nœud retenant la tunique de la femme se desserra un peu, et, à travers la dentelle de soie filant le long du décolleté, Shiva put sentir son téton, et elle le pinça, tirant dessus, pour diffuser le plaisir dans le corps d’Alyndra.

Shiva continua encore un peu, malmenant ce sein... Puis elle rompit soudain le baiser. Un fin filet de salive reliait leurs lèvres humides, que la Chamane cassa avec sa langue, en profitant pour caresser, du bout de cet appendice lingual, l’ourlet des lèvres tendres et raffinées d’Alyndra. Et, par la suite, elle se redressa donc, ses mains venant se poser sur les épaules de la femme.

« Alors... Et maintenant, ma belle elfe ? Est-ce que tu aimes ce que je te fais ? »

Elle reprit rapidement :

« Sache que, chez nous, les Orcs, ‘‘amour’’ et ‘‘sexe’’ sont intimement liés... Tu comprends ? Ton mariage ne pourra avoir lieu que si tu jouis entre les mains de Mars. Voilà pourquoi je me dois de te préparer, ma belle colombe. »

Shiva lui sourit une nouvelle fois, en caressant ses cheveux.

« Maintenant, dis-moi... Est-ce que tu en veux plus ? »
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« Répondre #11 le: Janvier 03, 2016, 05:48:13 »

Alyndra se sentait étrangement de mieux en mieux à mesure que le baiser avec la belle orc se poursuivait, c'était bien sûr un effet des énergies magiques roses qu'elle infusait dans son corps, mais aussi du fait qu'Alyndra, après ce qui s'était passé, trouvait agréable cette douceur. Il fallait dire que Shiva allait à l'encontre des préjugés qu'on pouvait avoir sur les orcs, elle était belle et douce, et ne forçait pas la princesse, préférant prendre son temps pour ne pas faire flétrir cette fleur fragile qu'elle était. Même si c'était plus rapide que ce qu'elle aurait souhaité, il n'en demeurait pas moins que par sa beauté et sa longueur, se baiser correspondait plutôt bien à l'idée qu'Alyndra s'en était faite. Sentir la langue de cette orc jouer avec la sienne, aussi tendrement, était...et bien c'était délicieux, doux, et ressemblait trait pour trait à un baiser vraiment amoureux. Alyndra frissonna en songeant au fait que Shiva était probablement amoureuse d'elle, la princesse ne se souvenait pas d'elle car Shiva n'avait été qu'une enfant à l'époque où elle allait régulièrement dans les Ghettos non-elfes, mais pour autant elle semblait la croire quand au fait que cette rencontre, même rapide, avait bien eu lieu.
Alyndra était une grande romantique, c'était sûr et certain, et à bien y réfléchir, Shiva était si douce et patiente avec elle, une elfe issue de la royauté, surtout en comparaison de sa soeur, qu'elle avait bien l'impression que l'orc était amoureuse d'elle. C'était trop tôt, beaucoup trop tôt, pour savoir si la réciproque était vraie, mais cette perspective la touchait, car elle n'était pas insensible à ce genre de sentiments. La princesse continua donc à embrasser Shiva, semblant pendant un moment oublier tout pour seulement se concentrer sur ce baiser. Son beau corps se tendit quand elle sentit une des mains de la belle chamane se crisper sur l'un de ses seins, et en tirant sur sa tunique, elle la défit un peu, la rendant plus lâche et aggripant moins sa peau.

Alyndra était donc en assez bonne passe de se retrouver dénudée quand Shiva rompit leur baiser, la princesse elle avait senti le rouge lui monter aux lèvres, et son trouble ne s'arrêta pas lorsque Shiva, pour couper le fin filet de salive lui reliait leurs bouches, utilisa sa langue, léchant légèrement au passage la bouche de l'elfe, qui se sentait toute chose face à tant de sensualité. Puis Shiva lui parla de cette chose qui, chez la princesse, était pour ainsi dire un tabou ultime. Le sexe...elle se sentit troublée rien qu'à entendre ce mot qu'elle même n'avait jamais prononcé, car il était malvenu de la part d'une princesse royale aussi prestigieuse qu'elle. Elle se sentit encore plus troublée, plus petite, lorsqu'elle lui dit que son mariage avec Mars, la terrible générale orc qui se trouvait juste au dessus d'elle, ne pourrait se faire qu'une fois qu'elles auraient couché ensemble, et qu'elle aurait joui. Alyndra dégluttit à cette simple évocation, et regarda alors Mars.
Si Shiva avait réussi à rassurer Alyndra, cette dernière n'éprouvait toutefois que de l'appréhension et de la peur à l'égard de Mars. Son caractère colérique, sa force, et le fait qu'elle aie des apprioris sur sa race et elle même, n'aidaient pas vraiment la princesse à se sentir sereine face à l'idée de s'unir à cette orc, qui pouvait la briser en de multiples morceaux très aisément. Oui, Mars lui faisait vraiment peur. Elle n'avait accepté, sur le principe, ce mariage que dans l'optique que les massacres de son peuple par les orcs cessent le plus rapidement possible, et donc par sens du devoir...nullement par envie. Partager sa couche avec Shiva, lui offrir sa si précieuse virginité, à la limite à présent...elle aurait pu l'envisager même avec une certaine envie, malgré son appréhension. Mais Mars, en voyant les traits sévères de son visage...lui faisait vraiment juste peur.

Est...est-ce que j'ai le choix ?

Elle avait parlé d'une toute petite voix, sur un ton étrange, mêlant à la fois le plaisir qu'elle avait ressenti et l'appréhension, la peur.

J'ai...j'ai peur, terriblement peur de faire ça.

Le fait même qu'elle désigne l'acte sexuel par "ça", et donc de refuser de le dire clairement, prouvait à quel point c'était vu par elle comme quelque chose de tabou, de gênant, mais aussi de douloureux. Elle ne se faisait vraiment pas d'illusions, Mars ne serait pas douce avec elle, si elle était d'une nature idéaliste, Alyndra n'était pas pour autant stupide pour nier l'évidence. Pourtant, il fallait le faire, elles devaient se marier pour commencer à sceller un rapprochement plus que nécessaire entre orcs et elfes, car la symbolique d'une union entre Alyndra et Mars serait forte, et porterait un message puissant à leurs deux peuples. C'était ça, plutôt, qui la poussait à ne pas refuser.

Mais il le faut. Je ne veux pas d'une guerre encore plus longue entre nos peuples, et seul un acte aussi fort que ce mariage pourra entraîner un processus de paix. Alors...alors allez-y...
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« Répondre #12 le: Janvier 03, 2016, 06:20:53 »

Shiva sourit lentement, en voyant bien les regards qu’Alyndra faisait vers les longues jambes de Mars. Elle était excitée, oui, mais elle avait aussi peur... Et, même en étant effrayée, Alyndra restait craquante. L’instinct de l’elfe ne la trompait évidemment pas. Shiva était amoureuse d’elle, et c’était pourtant elle qui avait suggéré une union avec Mars. Une union qui était nécessaire, et qui ne gênerait guère Shiva, car elle savait qu’elle pourrait ainsi profiter d’Alyndra. Shiva, en réalité, avait toujours été une Orc particulière, une Orc qui aimait la poésie, qui aimait lire, qui aimait les chansons, et qui avait bien du mal à partager cela auprès des Orcs. Elle avait réussi à convaincre Mars, et le fait que l’Orc ait choisi de s’appeler « Mars » illustrait, justement, ce changement. Les mots s’envolent, mais les paroles restent. Comment peut-on espérer imprimer l’Histoire si on refuse les écrits ? Alyndra ne le réalisait pas encore, mais son rôle, au sein des Orcs, serait loin de juste se résumer à être une figure de paix, ou à être le sac-à-foutre de Mars... Même si cette option serait assurément l’une de ses principales fonctions.

Pour l’heure, Alyndra avait peur de Mars, une peur justifiée, du fait de son apparence. L’Orc était une géante, puissante et forte, et sa simple vue, en réalité, était effrayante. Mars comprit que c’était à elle de parler, et elle se rapprocha donc d’Alyndra, et la souleva par les aisselles, pour la poser contre ses cuisses. Entre ses lourdes mains, Alyndra était comme une fragile petite poupée, qui se retrouva posée sur les cuisses de l’Orc. La main de Mars caressa alors son visage, tandis que Shiva se redressait lentement.

« On ne vous force pas, Alyndra... Un mariage doit rester consentant. Vous pouvez refuser notre marché, et vous serez avec votre peuple, mais nous conserverons votre enfant. Nous aurons besoin d’un otage. Ce que nous vous proposons... Ce n’est qu’une solution parmi d’autres, celle qui nous paraît la meilleure pour éviter un carnage. »

Mars caressait lentement les cheveux de l’elfe, coinçant entre ses doigts ses mèches de cheveux.

« Vous avez peur, et vous avez raison d’avoir peur. Le sexe est un plaisir réservé aux adultes parce qu’il est douloureux, et c’est dans la douleur que vous trouverez le plaisir.  Mais nous ne sommes pas des brutes, Majesté... »

Shiva acquiesça lentement, en allant, elle aussi, s’asseoir sur le rebord du lit. Mars impressionnait par sa taille, par son comportement bourru, mais... Et bien, disons que la douceur de Shiva impactait sur elle. Elle glissa ses doigts le long du visage d’Alyndra, le trouvant extrêmement doux, doux et chaud. C’était une pure beauté, et elle alla également caresser ses lèvres, avant de serrer son menton entre ses doigts.

« Voilà ce que je te propose... Nous allons faire l’amour pendant toute la nuit, sauf si tu veux que ça s’arrête. Et, si je te tiens jusqu’à l’aube, ou que tu t’endors de plaisir entre mes bras... Tu seras ma femme.
 -  Mais tu pourras dire ‘‘STOP’’ dès que tu le voudras, Alyndra, répéta Shiva. Vous ne serez pas mariées, et... Nous en reviendrons à notre plan d’origine. »

Sa main alla caresser le dos d’Alyndra, Shiva se rapprochant des deux femmes.

« Je sais... Je sais que tu penses devoir faire ça par nécessité, pour protéger ton peuple, et... Et c’est vrai, bien sûr, mais... Tu étais prédestinée à te marier à un elfe, non ? Et... Est-ce que ce mariage aurait été différent ? Tu aurais fait un mariage politique, avec un elfe que tu n’aurais jamais rencontré, sans aucune garantie qu’il puisse te retourner ton amour. Moi, Alyndra, je... »

Shiva se mordilla les lèvres, avant de reprendre :

« Je... Je t’aime, Alyndra. Et je resterais toujours auprès de toi... »

On aurait presque pu croire que le mariage aurait lieu entre Shiva et Alyndra, mais c’était bien de Mars dont il s’agissait. La femme se racla alors la gorge, et approcha ses lèvres d’Alyndra. C’était un moment important, car, si Mars savait aussi embrasser, ses lèvres, elles, n’étaient pas chargées de magie rose.

Mars avait sa main sur le menton d’Alyndra, et alla l’embrasser, tandis que les mains de Shiva vinrent caresser les cheveux de Mars et ceux d’Alyndra, cette dernière e rinçant l’œil en voyant les deux femmes s’embrasser.

Ça, c’était du beau spectacle !
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« Répondre #13 le: Janvier 03, 2016, 09:16:32 »

C'est clairement avec appréhension qu'Alyndra se sentit soulevée par Mars, qui vint alors la poser à califourchon sur ses cuisses. La princesse se trouva donc juste face à face à l'orc qu'elle redoutait tant, et le contraste était saisissant par rapport à Shiva. L'armure en acier qu'elle portait déjà, la rendait bien plus effrayante, et le contact moins agréable, Alyndra avait par exemple peur se de couper en faisant un faux mouvement contre elle. Et puis sa poigne était...intimidante, elle avait pu se rendre compte déjà de la facilité avec laquelle l'orc pouvait la souler, mais une fois encore, en la portant par les aisselles, Mars n'avait même pas un peu soupiré comme signe qu'elle devait faire un effort quelconque. Alyndra voyait les bras de l'orc, ses muscles puissants, le fruit d'années de survie et de combats. Elle fût toutefois vraiment surprise quand elle sentit l'une des mains de Mars, au toucher plus rugueux que celui de sa soeur, se poser sur une de ses joues pour la caresser. C'était moins tendre que Shiva, qui semblait avoir d'avantage l'habitude, mais cette orc essayait-elle de faire preuve elle aussi de douceur à son encontre ? Ce n'était pas complètement probant, mais...elle essayait.
Mars lui déclara alors qu'elle avait le choix, de refuser le mariage et de retourner dans les terres de son peuple, tout en caressant ses cheveux. La chevelure d'Alyndra était à l'image de son corps, douce et soyeuse, et d'un blanc parfait qu'il était très rare de trouver, que beaucoup de ses sujets voyaient comme une preuve de son incarnation de la pureté. Les doigts, assez épais de Mars, se glissèrent donc dedans. Puis elle déplaça à nouveau sa main, tandis que l'autre était posée sur une de ses hanches. Elle caressa ses lèvres du bout de l'index, comme pour en éprouver la texture délicate et douce, avant de la saisir par le menton. Jamais Alyndra n'avait tant eu la sensation d'être une poupée fragile qu'entre les mains de cette orc, qui malgré sa force essayait de de pas se montrer trop brusque. Pendant ce temps, la tunique d'Alyndra, suite à ces mouvements, s'était encore un peu défaite, le noeud la retenant s'était largement déserré, et son vêtement semblait pendre de plus en plus, révélant entre autre un peu plus que l'ourlet de ses seins.

Mars lui déclara alors son intention de lui faire l'amour, et la princesse rougit au fait que cela durerait toute la nuit si elle le souhaitait. Elle était toutefois troublée qu'on lui laisse le choix, qu'elle puisse demander à ce que cela s'arrête. dans les faits, Alyndra continuait à ne pas considérer le refus comme une option. Laisser son petit frère seul au milieu d'autres orcs, dont une partie pourrait encore lui vouloir du mal, lui était inenvisageable, sans compter que ce mariage demeurait en tous les cas, la meilleure option pour tenter de désamorcer ce conflit. Shiva pendant ce temps s'était assise à côté de Mars et Alyndra, sur le rebord du lit de la princesse, et les mains de l'orc se joignirent à celles de sa soeur pour caresser le dos de l'elfe, qui était le centre de toutes les attentions. Alyndra elle ne savait pas trop comment se poser, ou comment réagir, et plus particulièrement quand Shiva lui avoua l'aimer. Alyndra sentit comme une boule se former dans sa gorge, et elle tourna lentement la tête en direction de Shiva pour la voir, juste avant que Mars ne capte à nouveau son attention. La main sur le menton de l'elfe, la générale orc avait tourné le visage d'Alyndra vers le sien, et était alors allé l'embrasser.
La princesse se crispa alors légèrement, la sensation qu'elle éprouva était différente, Mars avait en effet une autre façon d'embrasser, son souffle était aussi différent, de même que la forme de son visage qui se frottait donc en partie contre celui de l'elfe. Alyndra était paumée, en partie, que Mars essaye de ne pas la violenter était étrange, mais aussi étrangement bienvenu. Savourant ces efforts, Alyndra sembla même essayer de répondre au baiser malgré ses craintes, malgré son inexpérience, malgré tout le reste. Il était clair dans la tête de la princesse qu'au vu de la situation, ce mariage était une nécessité, mais si elle pouvait au passage adoucir un peu cette terrible orc...quelque chose lui disait que ça ne serait pas plus mal. Leur baiser dura donc un moment, surtout avec Shiva qui avait ses mains posées à l'arrière de leurs têtes respectives, comme pour les encourager à s'unir, et elles se séparèrent seulement après une bonne minute d'un long baiser, où Mars avait globalement mené la dance.

T...très bien dans ce cas...je m'offre à vous...à vous deux...

La princesse était toute rouge à l'issue de cette déferlante de baisers, et l'aphrodisiaque qu'avait insuflé en elle la chamane faisait de plus en plus d'effet. Elle dégluttit alors, puis, lentement, avec sa main tremblante, acheva de défaire le neoud retenant une bonne partie de sa tunique, qui tomba alors presque instantanément après. Seule la partie, noire et dorée, qui entourait son cou et protégeait une partie de sa poitrine, resta en place car elle n'était pas liée à cette autre partie. La princesse se trouva alors largement dénudée, et se sentait extrèmement gênée.

C'est...c'est la première fois qu'on me voit presque nue...
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« Répondre #14 le: Janvier 03, 2016, 11:17:05 »

Là où les baisers de Shiva étaient doux et terriblement sensuels, ceux de Mars étaient plus rugueux, plus appuyés. Mais ses lèvres en elles-mêmes étaient très douces. Cependant, son baiser illustrait son tempérament, ainsi que sa puissance. Alyndra était réellement une sorte de petite chose fragile devant ce baiser, où on pouvait aussi sentir, le long des lèvres de l’Orc, quelques cicatrices. Elle s’était déjà faite griffer au visage par un chien sauvage, et le souvenir de cette attaque, c’était une délicate cicatrice qu’on pouvait sentir en l’embrassant. Mars soupirait profondément, sa lourde poitrine se soulevant et s’abaissant, tandis que le baiser vint à se poursuivre. Fort heureusement, Shiva ne sentit aucune réaction négative, aucune impulsion de dégoût, dans le comportement d’Alyndra, qui répondit même à son baiser, signe que le plaisir se déversait en elle. Mars elle-même en fut surprise, car elle s’était attendue à ce que l’elfe la repousse. Elle avait accepté de suivre le plan de Shiva parce qu’elle en reconnaissait le bien-fondé, mais sans vraiment y croire. Elles venaient d’envahir Erdériel, de détruire la vie d’Alyndra, et iraient ensuite lui proposer un mariage ? Impensable ! L’idée lui avait semblé absurde dès le début, mais, maintenant... Humm... Il fallait bien admettre que... Même si ça ne marchait pas, embrasser et caresser cette elfe était terriblement agréable. Mars couchait surtout avec Shiva, mais elle avait aussi couché avec beaucoup d’Orcs... Mais même Shiva n’avait pas la douceur d’Alyndra, et, malgré ses formes langoureuses, Shiva restait encore très musclée, rien à voir avec Alyndra, qui était une vraie biscotte... Et cette petite fleur fragile excitait étrangement Mars, pour des raisons que l’Orc peinait à s’expliquer. Elle était si éloignée des standards orcs que Mars, même  si ça ne se voyait pas vraiment, en était quelque peu déstabilisée.

Le baiser se termina donc, et les deux femmes se regardèrent silencieusement, puis Mars relâcha le menton d’Alyndra, et sa robe finit enfin par s’avouer vaincue, tombant le long des cuisses de Mars, qui l’observa silencieusement. Shiva se mordilla alors les lèvres, et se redressa un peu :

« Relevez-vous, Dame Alyndra... Laissez-nous vous observer... »

Pendant ce temps, Mars observa un peu ce fin tissu, si délicat, si tendre... Puis elle releva la tête, et déglutit en voyant Alyndra. Debout, la jeune femme avait Shiva dans son dos, qui l’empêcha de cacher ses parties intimes. Les mains de Shiva se posèrent en effet sur ses poignets, et Mars se redressa alors, faisant couiner le lit, tout en laissant la tunique de l’elfe à côté d’elle. Elle s’approcha lentement de la femme, observant ses seins, sa magnifique poitrine, ainsi que son bassin, ses hanches... Elle était imberbe, un signe caractéristique des elfes. Mars et Shiva avaient aussi hérité de cette particularité génétique.

Ne disant rien, Mars l’observa un peu, puis finit par hocher lentement la tête, après avoir reniflé et léché brièvement son cou :

« Tu es vraiment trop belle, Alyndra... Je sais que je n’ai pas les formes harmonieuses de ma sœur, mais... Ne crois pas que je veuille te broyer... »

Mars se déplaça de nouveau, et récupéra la tunique de l’elfe, puis s’approcha du landau où dormait Aerandir... Le petit bébé, après l’agitation de sa grande sœur, s’était apaisé, et la magie de Shiva l’avait beaucoup aidé. Mars l’observa silencieusement, puis glissa dans son lit la tunique, formant comme une sorte de nouvelle et légère couverture. Elle sourit ensuite, tandis que Shiva expliqua ce geste à Alyndra, le murmurant dans le creux de son oreille :

« Elle met ta tunique à l’abri, et pour garantir à Aerandir un sommeil heureux... Mars est incapable de faire du mal aux bébés. »

L’Orc se retourna ensuite, puis entreprit de retirer son armure. L’une après l’autre, elle enleva toutes les pièces de sa lourde armure, veillant à les poser délicatement sur le sol, car, autrement, elles auraient fait un bruit lourd qui aurait pu réveiller Aerandir. Si Alyndra s’était amusée à vouloir les soulever, elle aurait dû s’y prendre à deux mains, ne serait-ce que pour soulever de quelques centimètres l’une de ses épaulières. Enlever le haut fut relativement aisé, et on pouvait voir ses lourds seins, ainsi que des cicatrices supplémentaires... Puis Mars retourna s’asseoir sur le rebord du lit, afin d’enlever les jambières, puis les bottes...

...Pendant ce temps, Shiva délivrait une série de baisers sur les épaules de la belle elfe, tout en caressant et en frottant tendrement son ventre, se lovant dans son dos. Elle avait ôté sa petite culotte dans la foulée, la glissant ensuite dans son corset, puis avait ensuite ôté, précautionneusement, la partie supérieure, son magnifique cache-cou... Et, quand Mars retira ses bottes, et se releva, un curieux spectacle venait de se former. Entre ses cuisses, un mandrin venait d’apparaître, un superbe service trois pièces vert, une verge en érection, avec de lourdes boules. De grosses testicules pour un sexe énorme. Les Orcs étaient, de base, des amants terribles, dotés de queues féroces, larges et épaisses, et celle de Mars ne faisait pas exception.

Se relevant, Mars était toute nue, alors qu’Alyndra avait encore ses gants blancs et ses belles bottes, avec ses collants. Mars laissa à Alyndra le soin de l’observer, puis se rassit ensuite.

« Nous allons y aller par étapes, Alyndra... »

Shiva glissa sa main dans celle d’Alyndra, puis se rapprocha de Mars, et se mit à genoux sur le sol, face à la queue de Mars.

« Viens, Alyndra... Je sais que cette grosse queue te fait peur, et c’est pour ça que nous allons l’apprivoiser... Je veux que tu la renifles, que tu l’humes, puis... Je veux que tu choisisses ce que tu veux embrasser et lécher en premier... La trompe, ou les testicules... Embrasse la partie que tu veux, et j’embrasserai l’autre... »

L’excitation était clairement palpable dans la bouche de Shiva. Elle, elle n’avait jamais pu coucher avec personne d’autre que Mars chez les Orcs, car elle avait toujours aimé la beauté féminine, à savoir les courbes, les formes... Et Alyndra représentait son fantasme absolu. L’initier sur le sexe était donc une chose merveilleuse pour elle.

C’était un moment qu’elle appréciait énormément !
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