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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Pas d'embrouilles man, pas de litiges... (Connor)  (Lu 824 fois)
Ceridwen Theas
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« le: Novembre 09, 2015, 11:05:46 »

...Sinon ça va saigner, est-ce que tu piges ?



La brise légère qui s’élevait autour de la Sidhe était fictive. Tout comme l’apparent coucher de soleil qui couvrait l’horizon, ou le sable qui crissait sous ses pieds nus. Ceridwen, officiellement ambassadrice de son peuple auprès des démons, avait découvert dans le Palais Infernal cette suite qui changeait de décor selon les souhaits de son occupant. Prenant une pause quant à ses devoirs , la princesse marchait le long d’une plage qui lui rappelait les plages de Destin, en Floride.

Un sourire rêveur flottait sur les lèvres bien dessinées de la guerrière. Elle était décontractée, ce soir, et ses épaules détendues étaient laissées à nu, son habituelle veste de cuir (semblable à celle que les pirates arboraient voilà quelques siècles) étant posée sur les rochers que cette suite avait fait apparaître. Portant juste son corsage sans manche, masquant le corset qui lui créait une ligne parfaite, la rousse rêvassait. Sa crinière, semblable à la fureur des flammes, était soulevée par ce vent créé par la pièce et cascadaient de ses épaules à son dos.

Les bras le long du corps, la princesse en exil tourna sur elle-même, ses pieds s’enfonçant dans le sable encore chaud qui semblait recouvrir le sol de la pièce. Elle repensait à ces merveilleuses années qu’elle avait passé avec son père, en Floride, et ses paupières couvrirent ses prunelles tricolores tandis qu’elle se laissait souplement tomber dans le sable. Elle avait gardé sa lourde ceinture de cuir, plus ornementale que servant réellement à soutenir le jean bicolore qui couvrait ses jambes et moulait ses fesses, et ses doigts jouèrent un instant sur la boucle de fer forgé. Ce métal, aussi appelé « Fer Froid » chez les siens, était l’une des rares choses qui pouvaient les affaiblir. Ceridwen portait toujours cette boucle, forgée du symbole de la lignée de son père, pour se rappeler qu’elle n’était pas invincible, et elle redoublait ainsi de prudence en général.

Ses armes étaient abandonnées dans un coin, gisant contre des rochers sombres et humides, alors que les pensées de la demi-Sidhe dérivaient sur les dernières nouvelles qu’elle avait eu de la Cour Unseelie. Sa cousine était folle à lier. Mais elle était la Reine. Elle avait tous les droits, et seule la Déesse pouvait la destituer pour instaurer une autre lignée sur le Trône de la Nuit. Une grimace déforma ses lippes tandis qu’elle se rappelait la dernière attaque de sa cousine sur sa personne, avant qu’elle ne devienne ambassadrice aux Enfers.

Des créatures énormes avaient jailli, perturbant la paisible retraite qu’elle effectuait dans un coin reculé de la Féerie. Ce n’était pas la Meute Sauvage, c’était pire encore. La Meute, Ceridwen connaissait. Elle y était d’ailleurs plus ou moins apparentée. Elle pouvait la contrôler. Ces créatures-là, c’était des créatures de cauchemar. Débusquées dans une dimension appelée Terra, elles ne connaissaient ni peur ni fatigue. Pendant des heures, la princesse esseulée avait dû se battre contre les trois spécimens qui l’encerclaient. Pendant des heures, elle avait subi les blessures et la fatigue, le défaitisme s’emparant peu à peu d’elle, autant à cause de l’infatigable ardeur des créature que par leur pouvoir qui provoquait insidieusement le découragement et la peur. Mais finalement, après avoir réussi à blesser l’une d’elle en lui coupant le tentacule qui s’agitait sur leur poitrail, la princesse avait compris comment les vaincre. Et elle avait alors redoublé d’ardeur, jusqu’à venir à bout de ces trois monstres une paire d’heures plus tard. Epuisée, elle était alors tombée dans l’inconscience, non loin du cadavre de ses agresseurs.

Un souffle fétide caressa sa peau tandis qu’elle remuait de sombres pensées. Ouvrant un œil, la rousse se figea. Elle était face à l’une de ces créatures dont elle venait de se remémorer l’apparence et la férocité. Son cœur se serra et son esprit congédia toute rationalité. Elle en oublia que la pièce matérialisait les pensées qui occupaient son esprit. Bondissant loin de la créature, la demi-Sidhe aperçut les deux autres un peu plus à l’écart. Ces créatures, avait-elle appris plus tard, se déplaçaient toujours en trio. Avisant ses armes plus loin, la guerrière mit en pratique tout son savoir et esquiva chacune des attaques qui la ciblèrent, jusqu’à ce jeter dans le sable, ne s’arrêtant qu’au rocher contre lequel elle avait appuyé sa longue lame courbe et ses pistolets. Même si elle était dotée de prodigieux pouvoirs, elle ne s’en servait qu’en dernier recours.

La lutte dura une demi-heure. Une demi-heure de sanglante rixe, de compétition acharnée. Une demi-heure d’aveuglement. Et puis la guerrière eut raison de ses assaillants. Inconsciente du bruit que sa lame avait pu faire en s’entrechoquant contre les carapaces métalliques des créatures, elle s’approcha des cadavres encore fumant et, dans un dernier sursaut d’aveuglement, elle utilisa le seul pouvoir qui pouvait empêcher ces bêtes de revenir à la vie. Sa main de chair s’illumina vivement quand elle l’apposa sur la carapace, et la créature touchée sembla se rétracter sur elle-même. La chair s’affaissait, et se retournait sur elle-même, dans la protection métallique, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une seule et grosse masse informe. Saisissant son épée de Chair, la demi-Sidhe acheva alors cette créature, étouffant ses hurlements agonisants d’un coup net et précis au travers de la masse retournée. Agissant de même pour les deux autres, Ceridwen se rappela la salle où elle se trouvait en posant son regard sur le soleil couchant qui en était resté au même point. Ses épaules se détendirent alors qu’elle soupirait, presque blasée.

« Mais quelle idiote je fais… »
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Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 

Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.

Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #1 le: Mai 11, 2016, 08:36:40 »

Ceridwen. Ce nom lézardait les murs du Palais Infernal. A de nombreuses reprises, il s’était perdu dans les oreilles du seigneur Helel, attisant le feu de sa curiosité. Ce n’était pas une démone, bien qu’elle ait une confortable place à la cour de Lucifer en personne. Un détail aussi simple mais aussi lourd d’implications suffisait à intéresser le beau diable.

Mais, peut-être plus encore, on avait décrit la Sidhe comme une superbe créature, à la chevelure de feu et à la peau halée, parsemée de rousseurs. Une femme qui pouvait plaire à Helel, sur un point comme sur une multitude d’autres petits détails. Aussi avait-il décidé de trouver sa trace, afin de discuter avec elle. Une manière grossièrement déguisée de dire qu’il comptait se l’accaparer.

Les rumeurs et dialogues l’avaient conduit jusqu’à une porte qu’il connaissait bien. La salle des songes, l’endroit où les rêves de chacun devenaient une réalité tordue. Mais il n’était pas bon de s’enfermer en ces lieux, sans quoi le rêve devenait vite cauchemar, car personne ne peut réellement contrôler les aléas de ses pensées. Et, comme il fallait s’y attendre d’un lieu Infernal, la salle des songes ne songeait qu’à engloutir ses occupants.

Doucement, la porte d’ébène s’ouvrit sur une plage, au soleil couchant à l’horizon. Il y avait du sang sur le sable teinté d’or, et une femme, au milieu d’un carnage informe. Helel haussa un sourcil. On préférait utiliser cette pièce comme un exutoire, comme un petit moment de plaisir. Les diables s’y voyaient crouler sous le pouvoir et les succubes assoiffées, les diablesses s’y fantasmaient milles amants brutaux et assurés. Et, si Ceridwen s’était fantasmée un maître impitoyable et violent, voilà que son souhait lui durerait bien après qu’elle ait quitté la salle des songes.

« Dame Ceridwen ? » Demanda poliment le beau diable, peinant à contenir ses pensées. Il aurait été fâcheux que cette beauté enchanteresse (qu’il découvrait pour la première fois, son désir s’emballant violemment) ne voit une copie d’elle-même, nue et effarouchée, comme aurait pu se l’imaginer Helel dans un accès de désir. « Ne prenez pas crainte. J’ai entendu parler de vous, et vous avez du entendre parler de moi. »

Le colosse prit place sur un rocher, non loin du carnage. Il était vêtu d’une chemise blanche, qu’il avait remontée aux manches et déboutonnée jusqu’au milieu de ses pectoraux, profitant de l’agréable brise. Un pantalon de lin moulait ses jambes musculeuses, et il avait jeté ses pointes au loin, appréciant le sable sous ses pieds. Il appréciait également la vue, si l’on ôtait à son regard les affreux cadavres disposés au sol.

« Je suis Helel, Grand-Duc des Enfers et Champion de Lucifer. » Il sortit un mouchoir brodé de sa poche pectorale, et vint finalement nettoyer le sang qui tâchait le beau visage de Ceridwen, lui passant doucement sur les joues, la lèvre inférieure, le cou. « J’ai entendu dire que vous étiez ici, et je me suis laissé guider jusqu’à votre présence. Je tenais à vous inviter dans mon Manoir, afin que nous puissions faire plus ample connaissance. » Il avait un grand mal à ne pas se mordre la lèvre avec envie, ayant sans gêne apposé son torse contre les formes athlétiques mais moelleuses de la rouquine.

Helel était un séducteur, mais la séduction n’était pas une chose rare en Enfer, et n’impliquait pas forcément de violents ébats dans la sueur et les cris de plaisir mêlés à la douleur. Non, il était tout à fait normal qu’un mâle cherche à faire perdre la tête à une femme, et inversement. Cela aidait grandement les discussions et négociations. Sauf quand l’intention du mâle était réellement de s’enfoncer au plus profond de son interlocutrice.

« Il est préférable que les plus hauts placés des Enfers fassent connaissance. J’ai cru comprendre que vous étiez une émissaire d’une autre race ? » Il posa sa main contre le vide, et de l’air naquit un miroir ovale, qui donnait sur une grande salle à manger, dans un style victorien. La glace était bien assez large et haute pour tenter de la traverser, car elle était bel et bien un portail vers le domaine d’Helel. « Je pourrais aussi vous prêter mes bains, ce mouchoir est bien trop peu pour nettoyer votre jolie… » Il observa longuement la jeune femme, devinant des hanches bonnes à enfanter et un fessier délicieusement rebondi, en plus de la poitrine qui pressait son torse. « Tenue. » conclut-il finalement, un sourire espiègle aux lèvres.
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« Répondre #2 le: Mai 20, 2018, 04:23:37 »

Les yeux fermés, face au soleil couchant qui illuminait la pièce de ses nuances dorées, orangées, qui faisait scintiller le sang répandu sur le sable, Ceridwen souriait imperceptiblement. Même si elle avait momentanément oublié où elle se trouvait, qu'elle avait cru que le combat était réel, elle était détendue. Se battre de la sorte l'avait apaisée, inconsciemment, et avait apaisé la rage qui avait flambé en elle en apprenant les dernières fresques de sa « royale » cousine. Elle soupira doucement, regrettant malgré tout que la Déesse ne se montre pas plus sévère envers sa cousine, la demi-Sidhe secoua la tête. Un son léger lui fit tendre l'oreille. La porte de la salle des songes qui s'ouvrait. Mais elle n'ouvrit pas les yeux tout de suite. Elle ne se croyait pas en danger, pas véritablement. Tous les démons savaient qu'elle était l'ambassadrice des Sidhes, et peu oseraient s'en prendre à elle.

La voix masculine qui s'éleva, alors qu'elle gardait ses paupières fermées, la fit frissonner instinctivement. Pas de peur. Nulle crainte n'hantait son esprit. Non, c'était plus... C'était charnel, plutôt. Elle maintient fermement dans un coin de sa tête l'image du sable couvert de sang dans les rayons du soleil couchant, et elle ouvrit enfin les yeux, dévoilant ses prunelles tricolores en posant le regard sur le nouvel arrivant.

Il était très séduisant. Musculeux, comme elle aimait les mâles. Il semblait indomptable, et fougueux. Très appétissant. Ses lippes s'étiraient doucement dans un sourire ravi alors qu'elle s'inclinait après qu'il se fut présenté.

« Mon seigneur, salua-t-elle en se redressant. »

Ses boucles rousses dansaient légèrement autour de son visage, sous la petite brise agréable qui soufflait dans la pièce. Elle laissa s'approcher le Grand-Duc, ses prunelles ne cessant de l'admirer que lorsqu'il leva son mouchoir pour venir ôter les giclées de sang qui couvraient son visage. Ce corps qui se pressait sans aucune gêne contre le sien lui plaisait beaucoup. Elle le laissa frotter le tissu contre sa peau pâle pour en ôter ce qu'il pouvait du sang qui s'y était installé, gonflant imperceptiblement la poitrine en inspirant, appréciant la sentir s'écraser contre son torse.

Elle avait effectivement entendu parler de lui. Helel, le Champion de Lucifer. Et il était encore plus séduisant que ce qu'elle avait pu entendre de la bouche des succubes. Elle espérait, et n'avait pas grande crainte que cet espoir soit déçu, qu'il était également à la hauteur des prouesses plus... intimes... qu'elles avaient vantées.

« Je suis effectivement l'ambassadrice des Sidhes, mon seigneur. Ma... cousine... la Reine Unseelie, m'a envoyée ici pour négocier une alliance. Ou, a tout le moins, une entente cordiale entre nos peuples. »

Elle serraient les poings, dans son dos, pour s'empêcher de venir tâter les muscles que la chemise blanche du Grand-Duc laissait apparaître. Ses prunelles se détachèrent finalement de lui pour se porter sur le portail qu'il avait fait apparaître.

« Je serais enchantée de faire plus ample connaissance avec vous. Tout autant que de profiter de vos... bains. »

La fin de sa phrase, la légère hésitation de sa voix, associée à un petit mouvement de hanche -apparemment- anodin, laissait penser qu'elle n'attendait pas de profiter uniquement des bains. Son sourire était aussi malicieux que celui du démon. Elle prit l'initiative de s'avancer, franchissant le miroir menant au domaine d'Helel, après avoir récupérer sa veste posée sur le rocher, et non sans laisser ses bras se détendre le long de son corps et frôler -accidentellement, cela allait de soi- les hanches du Grand-Duc.

« Peut-être pourrions-nous d'ailleurs commencer à lier connaissance dans vos bains ? Vous verrez que je n'ai rien à vous cacher. »
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« Répondre #3 le: Mai 21, 2018, 01:30:43 »

Ravissante. Ceridwen avait de belles boucles rousses, assorties aux constellations qui parsemaient sa peau délicate et soulignaient son regard aux couleurs d’un coucher de soleil. Helel s’y perdit un instant, presque hagard, sa bouche entrouverte soupirant son désir d’un souffle rauque et ardent. Il cligna des yeux, comme pour se sortir de sa rêverie, teintée de boucles cuivrées étalées sur un drap de satin immaculé.

« Ma Dame. » Dit-il poliment, ne pouvant empêcher les grosses paluches calleuses qui lui faisaient office de mains, d’agripper fermement la tenue de Ceridwen au niveau de ses hanches. Colle-toi à moi, laisse-moi respirer ton parfum, danse contre mon corps, pensait-il si fort que l’inconnue pouvait le lire dans ses prunelles irisées. « Je suis enchanté. »

Il l’écouta. Avec tant d’attention. Et pourtant, s’il buvait ses paroles, il ne se souciait pas de ce qu’elle disait, lisant simplement les mouvements gracieux de ses lèvres, les langueurs de son regard. Elle avait envie de lui, tout autant que lui avait envie d’elle. Mais elle n’aurait pas ce qu’elle voulait, pas tout de suite. Helel avait envie de jouer avec elle, longtemps.

« Oh, non. » Murmura-t-il en s’approchant de son oreille, si près que son souffle chaud lui caressait le lobe, que ses lèvres charnues frôlaient la peau de velours de Ceridwen. « Je ne voudrais pas être de trop dans votre bain, ma douce Ceridwen. » Il avait dit cela dans un frisson, alors qu’elle l’effeuillait comme l’emballage d’un présent longtemps convoité. Elle allait droit au but, et c’était tant mieux. Il était toujours plus plaisant de tenter ce genre de femme.

Lui ? Oh, lui aussi. Il ne perdait que rarement son temps. Helel ne s’inquiétait même pas de ce que ressentaient ses amantes, en réalité. Il les prenait contre leur gré, dans la violence et la douleur, les martelait de son corps, les terrifiait dans une jouissance ultime. Et il aimait ça. Mais plus encore, il aimait refuser à une femme forte ce qu’elle désirait. La faire gémir d’envie. Ceridwen ne serait pas l’exception.

Ensemble, ils firent le pas, franchissant ce miroir du rêve à la réalité, dans le Manoir du Grand-Duc. Il semblait y avoir un grand banquet, pourtant encore vide d’invités. Tant mieux, pensa le beau diable, il n’avait d’appétit que pour un dessert sucré et moelleux. Dessert sur lequel il avait déjà les yeux rivés, se mordillant la lèvre.

« Laissez-moi donc vous conduire jusqu’aux bains, ma chère. » Dit-il de sa voix rauque, prenant la main meurtrière et délicate de la Sidhe dans la sienne, la conduisant ainsi à travers les couloirs dédaliques du grand Manoir. Helel était ostentatoire, mais pas trop. C’était seulement en pénétrant dans les pièces accrochées aux couloirs austères, que l’on pouvait ressentir tout le goût du démon pour le faste et le luxe. « Voici. » Souffla-t-il simplement, désignant une porte qu’il ouvrit en grand.

L’architecture était improbable. La petite porte qui semblait donner sur une minuscule cabine, donnait en fait sur une gigantesque piscine, qui faisait apparemment office de « salle de bains ». Il y avait là des succubes, incubes, et toutes sortes de créatures aussi séduisantes qu’exotiques. Helel frappa le sol de son pied, autoritaire, et les enjoignit tous à quitter les lieux, supportant les soupirs et geignements déçus des invités qui désertaient la pièce.

Lorsqu’enfin la salle fut vidée de ses occupants indésirables, Helel se tourna vers Ceridwen, souriant légèrement. Il n’était qu’à un pas d’elle. Elle pouvait sentir son parfum aux notes boisées, alors qu’elle le voyait remonter à la boutonnière de sa chemise blanche, défaisant un bouton, puis un autre. Tant et si bien qu’à la fin, il laissa simplement retomber son haut sur le sol, dévoilant son torse musculeux dans un soupir d’aise.

« Installez-vous donc, je prendrai mon bain après vous. » Dit-il en désignant les marches qui descendaient jusqu’à la piscine. Tout était décoré de blanc immaculé, des piliers grecs encadrant le bain, remontant jusqu’au plafond en guise de soutien. Un petit voyage dans la Rome antique, pour cette princesse celtique. « Vous êtes la première Sidhe que je rencontre. Je ne savais pas que votre peuple avait un intérêt à s’associer aux démons. » Il pointa du doigt un large plateau en céramique, sur lequel reposaient un nombre important de lotions et savons, aux parfums infinis. « J’espère que vous apprécierez votre bain, autant que moi. » Il sourit, curieux de voir ce qu’elle ferait. Si elle lui offrait du spectacle, il compterait bien lui rendre la pareille. Il voulait qu’elle se jette sur lui, la rendre folle de désir.
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« Répondre #4 le: Août 04, 2018, 11:41:09 »

Elle suivait docilement le démon, paradant à ses côtés, ressentant sa présence avec acuité. Ses yeux, s'ils enregistraient le décor dans lequel ils évoluaient, préféraient détailler son hôte. Les prunelles tricolore étincelaient de malice. Elle n'avait pas besoin de son Glamour, ici, au sein de l'enfer. Les créatures qui y vivaient ne s'offusquaient pas d'iris tricolores ou d'une peau pâle. Ils ne prêtaient pas attention aux cornes, aux griffes ou en tentacules. Elle était même, comparée à certains, une curiosité tant elle semblait normale. Humaine.

Sa part humaine, comme ses parts Sidhes, Banshee et Sluagh, réagissait férocement au physique du Grand Duc. A ses manières sensuelles et brutes. A sa prestance, son pouvoir. L'idée d'un bain en sa compagnie était des plus plaisantes, même s'il déclina galamment. Elle observa d'un air neutre les invités de ces luxueux bains qu'il lui présenta, attendant que tout le monde soit parti, que tous l'aient reconnue en présence d'Helel, pour esquisser un sourire. Tournant à nouveau son regard sur lui, elle sentit son cœur s'affoler alors qu'il défaisait les boutons de sa chemise, un à un, jusqu'à ce que le délicat bout de tissu glisse au sol.

Sans un regard pour le vêtement, la Fae fit remonter ses prunelles avec lenteur, appréciant la vue. Elle brûlait d'envie de venir le caresser, de l'embrasser. Il était puissant. Musclé. Sauvage. Un vrai prédateur. Elle adorait ça. Et puisqu'il n'avait pas l'air décidé à lui offrir ce qu'elle désirait, qu'il attisait savamment le désir qui flambait entre eux, elle allait faire de même. Jouer avec le feu. Tirer le diable par la queue. A cette pensée, elle ricana.

Reportant son attention sur le bain, enfin, sur la piscine, elle hocha la tête, ses boucles rousses dévalant ses épaules. D'une main leste, elle relâcha son emprise sur sa veste -qui finit sa course au sol, à l'instar de la chemise- et dénoua son corsage avec une grâce née de l'habitude. Ses doigts agiles flattaient en même temps ses courbes généreuses, épousant l'indécente rondeur de sa poitrine, sa taille fine et ses hanches fécondes. L'habit finit également au sol.

« Oh, la Cour Unseelie nourrissait ce projet depuis un moment déjà. Mais je dois vous avouer que je suis surprise que la Cour Seelie ait également donné son aval. Apparemment, il semblerait que les deux Reines aient décidé que les avantages à commercer avec les Enfers soit plus grands que les inconvénients. Militairement, principalement. »

Sa voix était neutre. Un poil ennuyée. Elle ignorait ce que tramait exactement sa cousine. Après avoir mis la main sur le trône de la Cour Seelie, qu'est-ce qu'elle allait encore inventer ? Heureusement, l'oncle et la tante de Ceridwen gardaient une certaine influence, sur elle. Son poste d'ambassadrice des Cours chez les démons n'était pas menacé. Mais jusqu'à quand ?

Secouant la tête, elle chassa ces pensées de son esprit. Elle sourit, en voyant les lotions diverses, et déboucla sa ceinture. L'allergie des Faes au Fer Froid, dont était composé la boucle, ne la fit pas grimacer. La pulpe de ses doigts rougit, pourtant, avant qu'elle ne laisse tomber l'ornement sur sa veste. Et qu'elle ne se débarrasse du jean en quelques coups de hanches.

Elle ne jeta pas un œil au démon, offrant ses formes pleines à son regard mâle.  Elle accentua d'ailleurs son déhanché naturel en s'approchant des bains, descendant les marches d'un pas souple, félin. L'eau était parfaite. Elle sourit, dos à Helel, et s'avança, s'enfonçant dans l'eau avec volupté. Un petit soupir d'aise quitta d'ailleurs ses lèvres alors qu'elle s'élançait dans l'eau, glissant dans l'onde avec une moue satisfaite. La poussière et le sable de la salle qu'ils avaient quitté, de même que les fluides tels que le sang et la transpiration, étaient bien réels, même si ça ne démarrait qu'en étant une illusion. Aussi, s'en nettoyer lui faisait du bien.

Elle revint vers le bord, gravissant à présent les marches pour accéder au plateau avec les savons. L'eau ruisselait sur sa peau sans défaut, gouttant de ses tétons fièrement érigés. Mais le regard qu'elle accorda au Grand Duc n'était rien de plus qu'amusé. Elle aimait jouer, et si c'est ce qu'il voulait, alors soit. Elle subodorait, par ailleurs, que la défaite ou la victoire s’avéreraient tout aussi plaisantes l'une que l'autre. Attrapant un flacon sans regarder, elle arqua un sourcil, interrogatrice.

« Je ne doute pas de l'apprécier. Mais sans doute serait-il bien meilleur si quelqu'un, avec de grandes mains, s'employait à m'aider à me savonner le dos. J'ai toujours apprécié les massages... »
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« Répondre #5 le: Août 15, 2018, 07:05:21 »

Qui donc pourrait bien refuser l’invitation d’une si belle rouquine ? Certainement pas Helel, en tous cas. Et puis, il se devait bien de la guider, elle qui était une invité dans sa demeure. Le beau diable se leva alors, fixant Ceridwen droit dans les yeux alors qu’il attrapait la boucle de sa ceinture. Il ne put s’empêcher de sourire, léchant ses lèvres d’une façon plus qu’équivoque.

« Vous avez raison. J’ai justement une paire de grandes mains, toute adaptée. » Dit-il de sa voix aux intonations rocailleuses. Il était absolument immense, et cela valait pour tout. Les mains que Ceridwen convoitait contre son petit dos aussi puissant que délicat, faisaient aisément le tour de son petit cou. Il aurait pu la casser sans le faire exprès. « Permettez-moi de me déshabiller, un bain en pantalon n’est pas une chose très agréable. »

A cette remarque, il y eut un clinquement métallique, alors qu’Helel défaisait sa ceinture. Rien n’était laissé au hasard, et il fit doucement glisser le cuir contre son pantalon, le bruit résonnant presque dans la pièce. S’il y avait une façon de décrire la chose, l’on aurait réellement dit qu’il avait ôté sa ceinture comme pour baiser, lent et en serrant le poing, tirant doucement son pantalon vers le bas à la fois. Et, jamais son regard brulant n’avait quitté la Sidhe.

Vint le tour du pantalon, qu’Helel descendit en attrapant les pans de la braguette, tirant vers le bas, comme s’il souhaitait lentement exhiber à Ceridwen, les contours de son aine musculeuse. Plus bas, encore un petit peu plus bas, là où commençait sa courte toison pubienne, le pantalon emportant le boxer noir sur son passage. Et ce fut la queue à moitié molle seulement du beau mâle qui jaillit, alors que le pantalon arrivait au terme de la cuisse. Helel ne fit pas plus de cérémonies, se penchant alors rapidement pour ôter le vêtement et le jeter au loin, déchaussé tout aussi vite.

« Il fait beaucoup plus frais nu, j’espère que l’eau est plus agréable. Ou que vous saurez me tenir chaud. » Minauda le démon. Naturellement, il faisait chaud, foutrement chaud. Mais peut-être était-ce plus un effet de l’excitation qui le gagnait, que d’autre chose dans l’air. Helel s’approcha enfin du bain, le pas lent, le regard prédateur. Sans délicatesse, il se colla contre le corps, minuscule en comparaison, de Ceridwen, sa grosse queue qui commençait tout juste à se gorger de sang lui reposant contre le ventre. « Quelle belle crinière vous avez là. »

Il avait glissé ses doigts dans la chevelure rougeoyante de la Sidhe, et se mit à tirer doucement dessus, l’obligeant à pencher le visage en arrière, s’offrant sa nuque. Mais il n’y eut pas de baiser impromptu, ou même de respiration lourde. Simplement, Helel fit mine d’approcher ses lèvres, son visage arrivant dangereusement près des clavicules de Ceridwen, pour enfin… se pencher par-dessus son épaule pour attraper un savon.

« Ah ! Nous pouvons commencer. »
Dit le Grand-Duc en souriant, peinant à retenir un regard taquin. Allons bon, croyait-elle que ce serait si facile ? Il fallait plus qu’un corps parfait et quelques provocations pour attiser le désir d’Helel. Ce dernier s’enduit les mains d’eau savonneuse, avant de retourner Ceridwen sur elle-même comme un rien. Il lui massa les épaules un moment, puis le dos, de plus en plus lentement. Cela relevait plus des caresses que du massage, surtout lorsqu’il se colla contre son dos, son sexe à moitié bandé entre les fesses de la Sidhe, alors qu’il passait ses deux mains rêches sur son ventre. « Désolé, je perds le fil, parfois. » Murmura-t-il à l’oreille de Ceridwen, remontant contre son buste, frôlant ses mamelons de ses paumes calleuses.
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