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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Pas d'embrouilles man, pas de litiges... (Connor)  (Lu 596 fois)
Ceridwen Theas
Créature
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FicheChalant
« le: Novembre 09, 2015, 11:05:46 »

...Sinon ça va saigner, est-ce que tu piges ?



La brise légère qui s’élevait autour de la Sidhe était fictive. Tout comme l’apparent coucher de soleil qui couvrait l’horizon, ou le sable qui crissait sous ses pieds nus. Ceridwen, officiellement ambassadrice de son peuple auprès des démons, avait découvert dans le Palais Infernal cette suite qui changeait de décor selon les souhaits de son occupant. Prenant une pause quant à ses devoirs , la princesse marchait le long d’une plage qui lui rappelait les plages de Destin, en Floride.

Un sourire rêveur flottait sur les lèvres bien dessinées de la guerrière. Elle était décontractée, ce soir, et ses épaules détendues étaient laissées à nu, son habituelle veste de cuir (semblable à celle que les pirates arboraient voilà quelques siècles) étant posée sur les rochers que cette suite avait fait apparaître. Portant juste son corsage sans manche, masquant le corset qui lui créait une ligne parfaite, la rousse rêvassait. Sa crinière, semblable à la fureur des flammes, était soulevée par ce vent créé par la pièce et cascadaient de ses épaules à son dos.

Les bras le long du corps, la princesse en exil tourna sur elle-même, ses pieds s’enfonçant dans le sable encore chaud qui semblait recouvrir le sol de la pièce. Elle repensait à ces merveilleuses années qu’elle avait passé avec son père, en Floride, et ses paupières couvrirent ses prunelles tricolores tandis qu’elle se laissait souplement tomber dans le sable. Elle avait gardé sa lourde ceinture de cuir, plus ornementale que servant réellement à soutenir le jean bicolore qui couvrait ses jambes et moulait ses fesses, et ses doigts jouèrent un instant sur la boucle de fer forgé. Ce métal, aussi appelé « Fer Froid » chez les siens, était l’une des rares choses qui pouvaient les affaiblir. Ceridwen portait toujours cette boucle, forgée du symbole de la lignée de son père, pour se rappeler qu’elle n’était pas invincible, et elle redoublait ainsi de prudence en général.

Ses armes étaient abandonnées dans un coin, gisant contre des rochers sombres et humides, alors que les pensées de la demi-Sidhe dérivaient sur les dernières nouvelles qu’elle avait eu de la Cour Unseelie. Sa cousine était folle à lier. Mais elle était la Reine. Elle avait tous les droits, et seule la Déesse pouvait la destituer pour instaurer une autre lignée sur le Trône de la Nuit. Une grimace déforma ses lippes tandis qu’elle se rappelait la dernière attaque de sa cousine sur sa personne, avant qu’elle ne devienne ambassadrice aux Enfers.

Des créatures énormes avaient jailli, perturbant la paisible retraite qu’elle effectuait dans un coin reculé de la Féerie. Ce n’était pas la Meute Sauvage, c’était pire encore. La Meute, Ceridwen connaissait. Elle y était d’ailleurs plus ou moins apparentée. Elle pouvait la contrôler. Ces créatures-là, c’était des créatures de cauchemar. Débusquées dans une dimension appelée Terra, elles ne connaissaient ni peur ni fatigue. Pendant des heures, la princesse esseulée avait dû se battre contre les trois spécimens qui l’encerclaient. Pendant des heures, elle avait subi les blessures et la fatigue, le défaitisme s’emparant peu à peu d’elle, autant à cause de l’infatigable ardeur des créature que par leur pouvoir qui provoquait insidieusement le découragement et la peur. Mais finalement, après avoir réussi à blesser l’une d’elle en lui coupant le tentacule qui s’agitait sur leur poitrail, la princesse avait compris comment les vaincre. Et elle avait alors redoublé d’ardeur, jusqu’à venir à bout de ces trois monstres une paire d’heures plus tard. Epuisée, elle était alors tombée dans l’inconscience, non loin du cadavre de ses agresseurs.

Un souffle fétide caressa sa peau tandis qu’elle remuait de sombres pensées. Ouvrant un œil, la rousse se figea. Elle était face à l’une de ces créatures dont elle venait de se remémorer l’apparence et la férocité. Son cœur se serra et son esprit congédia toute rationalité. Elle en oublia que la pièce matérialisait les pensées qui occupaient son esprit. Bondissant loin de la créature, la demi-Sidhe aperçut les deux autres un peu plus à l’écart. Ces créatures, avait-elle appris plus tard, se déplaçaient toujours en trio. Avisant ses armes plus loin, la guerrière mit en pratique tout son savoir et esquiva chacune des attaques qui la ciblèrent, jusqu’à ce jeter dans le sable, ne s’arrêtant qu’au rocher contre lequel elle avait appuyé sa longue lame courbe et ses pistolets. Même si elle était dotée de prodigieux pouvoirs, elle ne s’en servait qu’en dernier recours.

La lutte dura une demi-heure. Une demi-heure de sanglante rixe, de compétition acharnée. Une demi-heure d’aveuglement. Et puis la guerrière eut raison de ses assaillants. Inconsciente du bruit que sa lame avait pu faire en s’entrechoquant contre les carapaces métalliques des créatures, elle s’approcha des cadavres encore fumant et, dans un dernier sursaut d’aveuglement, elle utilisa le seul pouvoir qui pouvait empêcher ces bêtes de revenir à la vie. Sa main de chair s’illumina vivement quand elle l’apposa sur la carapace, et la créature touchée sembla se rétracter sur elle-même. La chair s’affaissait, et se retournait sur elle-même, dans la protection métallique, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une seule et grosse masse informe. Saisissant son épée de Chair, la demi-Sidhe acheva alors cette créature, étouffant ses hurlements agonisants d’un coup net et précis au travers de la masse retournée. Agissant de même pour les deux autres, Ceridwen se rappela la salle où elle se trouvait en posant son regard sur le soleil couchant qui en était resté au même point. Ses épaules se détendirent alors qu’elle soupirait, presque blasée.

« Mais quelle idiote je fais… »
Journalisée



Merci à qui de droit <3
Stephen Connor
Poupaw de son fichtonw
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FicheChalant
Description
Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 

Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.

Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #1 le: Mai 11, 2016, 08:36:40 »

Ceridwen. Ce nom lézardait les murs du Palais Infernal. A de nombreuses reprises, il s’était perdu dans les oreilles du seigneur Helel, attisant le feu de sa curiosité. Ce n’était pas une démone, bien qu’elle ait une confortable place à la cour de Lucifer en personne. Un détail aussi simple mais aussi lourd d’implications suffisait à intéresser le beau diable.

Mais, peut-être plus encore, on avait décrit la Sidhe comme une superbe créature, à la chevelure de feu et à la peau halée, parsemée de rousseurs. Une femme qui pouvait plaire à Helel, sur un point comme sur une multitude d’autres petits détails. Aussi avait-il décidé de trouver sa trace, afin de discuter avec elle. Une manière grossièrement déguisée de dire qu’il comptait se l’accaparer.

Les rumeurs et dialogues l’avaient conduit jusqu’à une porte qu’il connaissait bien. La salle des songes, l’endroit où les rêves de chacun devenaient une réalité tordue. Mais il n’était pas bon de s’enfermer en ces lieux, sans quoi le rêve devenait vite cauchemar, car personne ne peut réellement contrôler les aléas de ses pensées. Et, comme il fallait s’y attendre d’un lieu Infernal, la salle des songes ne songeait qu’à engloutir ses occupants.

Doucement, la porte d’ébène s’ouvrit sur une plage, au soleil couchant à l’horizon. Il y avait du sang sur le sable teinté d’or, et une femme, au milieu d’un carnage informe. Helel haussa un sourcil. On préférait utiliser cette pièce comme un exutoire, comme un petit moment de plaisir. Les diables s’y voyaient crouler sous le pouvoir et les succubes assoiffées, les diablesses s’y fantasmaient milles amants brutaux et assurés. Et, si Ceridwen s’était fantasmée un maître impitoyable et violent, voilà que son souhait lui durerait bien après qu’elle ait quitté la salle des songes.

« Dame Ceridwen ? » Demanda poliment le beau diable, peinant à contenir ses pensées. Il aurait été fâcheux que cette beauté enchanteresse (qu’il découvrait pour la première fois, son désir s’emballant violemment) ne voit une copie d’elle-même, nue et effarouchée, comme aurait pu se l’imaginer Helel dans un accès de désir. « Ne prenez pas crainte. J’ai entendu parler de vous, et vous avez du entendre parler de moi. »

Le colosse prit place sur un rocher, non loin du carnage. Il était vêtu d’une chemise blanche, qu’il avait remontée aux manches et déboutonnée jusqu’au milieu de ses pectoraux, profitant de l’agréable brise. Un pantalon de lin moulait ses jambes musculeuses, et il avait jeté ses pointes au loin, appréciant le sable sous ses pieds. Il appréciait également la vue, si l’on ôtait à son regard les affreux cadavres disposés au sol.

« Je suis Helel, Grand-Duc des Enfers et Champion de Lucifer. » Il sortit un mouchoir brodé de sa poche pectorale, et vint finalement nettoyer le sang qui tâchait le beau visage de Ceridwen, lui passant doucement sur les joues, la lèvre inférieure, le cou. « J’ai entendu dire que vous étiez ici, et je me suis laissé guider jusqu’à votre présence. Je tenais à vous inviter dans mon Manoir, afin que nous puissions faire plus ample connaissance. » Il avait un grand mal à ne pas se mordre la lèvre avec envie, ayant sans gêne apposé son torse contre les formes athlétiques mais moelleuses de la rouquine.

Helel était un séducteur, mais la séduction n’était pas une chose rare en Enfer, et n’impliquait pas forcément de violents ébats dans la sueur et les cris de plaisir mêlés à la douleur. Non, il était tout à fait normal qu’un mâle cherche à faire perdre la tête à une femme, et inversement. Cela aidait grandement les discussions et négociations. Sauf quand l’intention du mâle était réellement de s’enfoncer au plus profond de son interlocutrice.

« Il est préférable que les plus hauts placés des Enfers fassent connaissance. J’ai cru comprendre que vous étiez une émissaire d’une autre race ? » Il posa sa main contre le vide, et de l’air naquit un miroir ovale, qui donnait sur une grande salle à manger, dans un style victorien. La glace était bien assez large et haute pour tenter de la traverser, car elle était bel et bien un portail vers le domaine d’Helel. « Je pourrais aussi vous prêter mes bains, ce mouchoir est bien trop peu pour nettoyer votre jolie… » Il observa longuement la jeune femme, devinant des hanches bonnes à enfanter et un fessier délicieusement rebondi, en plus de la poitrine qui pressait son torse. « Tenue. » conclut-il finalement, un sourire espiègle aux lèvres.
Journalisée


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