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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: A minuit, tous les chats sont gris ! [PV Darthestar]  (Lu 2100 fois)
Marine
La Matriarche
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« le: Septembre 07, 2015, 01:14:37 »

La nuit était tombée depuis un certain temps sur la ville de Seikusu. Cependant, cette dernière ne semblait pas vouloir sombrer dans le sommeil. Les lumières artificielles lui donnaient un aspect irréel mais la vie semblait toujours aussi présente. Le public qui fréquentait les rues était, par contre, en grande partie différent de ce qu'il était en journée. Aux familles, écoliers et ouvriers succédaient des jeunes gens qui voulaient faire la fête, d'autres qui fréquentaient les endroits privés, réservés aux gens de la nuit, d'autres encore profitaient de l'heure tardive pour commettre quelques méfaits plus ou moins graves. La nuit permettait à un public hétéroclite de se croiser, de se côtoyer, de prendre du bon temps ou de s'affronter.

Parmi cette multitude humaine, une jeune femme rousse parcourait les rues. Elle faisait partie de ces gens un peu à part qui se sentaient bien plus à l'aise de nuit que de jour. La nuit semblait donner plus de liberté et les différences entre les êtres semblaient se restreindre. Marine avait toujours aimé la nuit. Elle la trouvait plus calme, plus tranquille, plus belle. C'était une chose qu'elle n'aurait pu expliqué mais elle aimait cette atmosphère très particulière que seule la nuit permettait d'avoir. Dans cette ville qui lui était étrangère et où, pourtant, elle avait décidé de s'établir, elle avait du mal avec les gens en journée. Plus les jours passaient, plus elle se rendait compte qu'elle avait du mal à se socialiser. Parler simplement de la pluie et du beau temps la fatiguait. Elle avait l'impression que les gens discutaient au final pour ne rien dire. C'était une perte de temps selon elle. Quand à avoir une conversation un semblant intéressante et constructive, elle avait presque abandonné. Résultat, à part pour sa recherche d'emploi, elle n'essayait quasiment plus de parler avec les gens. Ce n'était pas comme ça qu'elle allait se faire des amis mais c'était plus fort qu'elle. Les gens l'ennuyait. Le seul endroit qui trouvait grâce à ses yeux était la bibliothèque. Là, pas le droit de parler et de la connaissance à foison autant dire que c'était le St Graal des lieux de la ville pour la rouquine. Hélas, l'établissement était fermé de nuit. Parfois, elle parvenait à soudoyer l'un des gardiens mais ça ne fonctionnait pas toujours et certainement pas ce soir, hélas.

La jeune femme avançait un peu à l'aveuglette dans les rues de la ville sans trop savoir où aller. Les mains enfoncés dans les poches de son vieux jean, un pull un peu trop grand grand habillait son buste. La couleur verte, autrefois vive, avait été délavé et avait largement pâli. Mais ce n'était pas ce qui allait gêner la demoiselle. Tant qu'elle avait quelque chose sur le dos, il ne lui en fallait guère plus. Si le quelque chose en question masquait ses formes, c'était encore mieux. Elle avait toujours eu du mal à assumer son physique, ça ne datait pas d'aujourd'hui. La seule différence avec aujourd'hui était qu'elle pouvait se planquer sous des couches de tissu.

Ses pas la menèrent dans les mauvais quartiers de la ville sans qu'elle ne le sache. Cependant, elle s'en rendit vite compte quand elle entendit des cris. Sourcils froncés, elle pressa le pas pour aller dans la direction des cris. Même si elle n'était plus officiellement chevalier, on ne se refaisait pas. Prenant le pas de course, elle tourna au coin de la rue et tomba sur un terrain vague où quatre hommes s'en prenaient à une jeune femme, celle qui avait probablement crié. Elle se précipita sur le groupe et ne tarda pas à les apostropher.


« Hey les gars ! Fichez lui la paix ! »

Les quatre hommes se retournèrent vers elle comme un seul homme. Leur sourire s'élargit en la découvrant.

« Regardez ça ! Une seconde nana pour s'amuser. Tu tombes pile beauté ! »

Ah ces hommes ! Dès que ça voyait une femelle, ça se mettait à penser avec leur queue. Rien d'autre. Quel bande de crétins ! Marine ne répliqua pas et laissa deux des hommes s'approcher d'elle. Elle-même avait le sourire aux lèvres parce qu'elle savait pertinemment qu'ils n'avaient pas une chance contrairement à ce qu'ils devaient se dire. Quand le premier voulu l'empoigner, sa main ne rencontra que le vide. La rouquine avait bougé très rapidement et d'un coup de pied l'envoya valser à l'autre bout du terrain. Rien que ça montrait qu'elle n'avait clairement pas la force d'une simple humaine.

« Mais c'est quoi cette nana ? »

Très bonne question songea l'ancienne femme chevalier, mais elle venait un peu tard. Son sourire s'accentuait alors que celui de ses adversaires diminuait.

« A qui le tour ? »

« A moi ! »

Celui qui venait de parler était probablement le chef et venait de sortir un pistolet de sa veste et le pointait vers la rouquine.

« Tu fais moins la maligne cocotte. Tu vas être une gentille fille et te foutre à poil avant de laisser mes copains profiter de toi ou je te butes ! »

Marine sourit encore plus.

« Vas-y ! »

L'homme sembla décontenancé. Il ne s'attendait probablement à cette réplique. Le pistolet trembla légèrement.

« Tu crois que je le ferai pas pétasse ? »

« Tire, n'hésites pas. »

« Salope ! »

L'homme sembla hésiter une fraction de seconde avant de finalement tirer. Le souci était que le cosmos de Marine s'était réveillé et la nimbait. La balle allait vite mais elle n'était pas aussi rapide qu'un chevalier d'argent qui atteignait mach 2. D'un geste de la main, elle rattrapa la balle et la stoppa net avant de la montrer, encore fumante, dans ses doigts.

« Je crains qu'elle n'ait pas atteint sa cible. »

« Mais comment Huh!! »

L'homme se mit profondément en colère et vida son chargeur sur la rouquine. Cette dernière les arrêta toutes sans soucis. Elle les laissa tomber au sol alors que les types tremblaient de la tête aux pieds. Elle se rapprocha alors d'eux. La peur se lisait sur chacun de leur visage. Se mettant à courir, elle alla frapper, à une vitesse extrême, chacun des trois hommes, les envoyant au tapis pour un bon moment. Ils  auraient quelques côtes cassées voir un bras ou une jambe mais rien de mortel. Elle avait fait attention à ne pas utiliser pleinement sa force sinon ils auraient fini au cimetière. Une fois les hommes hors service, elle alla vers la jeune fille et l'aida à se relever.

« Rentre vite chez toi et ne dis pas ce que tu as vu. Théoriquement, j'ai pas trop le droit de faire ça. »

La fille semblait abasourdie et se contenta de hocher la tête tout en se remettant sur ses pieds. Elle rajusta sa tenue avant de partir en courant, quittant le terrain vague. Visiblement, Marine ne la rassurait pas vraiment. Cette dernière se contenta de hausser les épaules en la regardant s'en aller.

« Et un merci, ça aurait été trop demandé ?... Foutu monde. »

Elle soupira en donnant un coup de pied dans un caillou qui fut expédié fort loin et sembla percuter quelque chose dans le lointain. Elle lâcha un nouveau soupir. Il fallait qu'elle fasse attention avec sa force des fois.
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Darthestar est un être d'un bon mètre 95, et il s'agit surement de l'exemple typique de l'homme torturé par sa nature.

Devenu vampire par le biais d'une bien compliquée histoire, il essayes tant bien que mal de dominer son instincts, mais son combat avec lui même le rend parfois instable et maladroit.

Homme contemplatif, il est avant tout un voyageur et n'use de sa puissance que dans les cas les plus extrêmes, y préférant une certaine forme de sagesse.
« Répondre #1 le: Septembre 09, 2015, 05:49:07 »

La ville de Seïkusu la nuit est un mélange, une chose quasiment impossible à imaginer, encore plus au Japon quand on connait la pudeur et la politique qui s'y trouve sublimée par le comportement de ses concitoyens. Vous voulez trouvez les pires choses du monde à coté de la mixité la plus étrange concevable en ce monde ? Eh bien cette étrange ville est surement faites pour vous, entre ceux qui parviennent de Terra et arpentent les rues avec la plus grande des incompréhensions, les habitués de la ville qui s'y trouve tout simplement parce qu'ils y font leur vie de la plus honorable des manières, et les criminels qui traversent la ville de part en part à la recherche d'un méfait à commettre, on peut être sur qu'une balade tard dans la soirée saura faire connaître au moindre curieux les rencontres les plus particulières qui leur sera donner de connaître en toute une vie. Mais à cotés de ça il y a aussi les gens comme Darthestar, ces gens qui connaissent la ville par coeur sans y avoir jamais réellement vécu, qui y vivent sans trop savoir pourquoi parce que cette ville a tout simplement sut les accueillir à un instant de leur vie, et qui ont à la fois fait partie de chacune des catégories sus-cités, passant de criminel recherché à gardien de la nuit, de visiteur occasionnel à clochard connu de toute la petite vie des environs, de monstres assoiffés de sang provenu de Terra à bon humain que tout le monde apprécie sans réellement en connaître les raisons. Et ce soir encore, ce quatrième type de personne est en train d'arpenter les différentes rues de la Toussaint, cherchant à garder un oeil sur les petites âmes perdues qui ne savent se défendre devant la vilenie du coin, devant l'horreur qui s'y trouve, et les terribles occupants qui seraient capable de tout pour s'amuser une nuit sans risquer de souffrir des poursuites policières.

Quand il se trouve sur Terre, c'est principalement son occupation de la nuit, quand il n'a pas le besoin impérieux de se nourrir : il va d'une rue à l'autre, laisse ses jambes le porter de droite à gauche et l'amener directement aux problèmes, car oui il n'y a pas une soirée où il ne soit pas obligé d'agir, et où il se retrouve à user d'un portable de ses victimes pour appeler les secours avant de disparaître sans un mot dans la nuit, si bien que même malgré ses bonnes actions, la police le recherche activement. Dans le fond il n'en a cure, sa mauvaise réputation a au moins le don de porter l'attention de la police vers les coins obscures du quartier de la Toussaint, et plusieurs fois il eut la joie de trouver, dans un journal abandonné, un article témoignant des efforts de la police pour faire un peu baisser la criminalité croissante qui se trouve dans ce sombre quartier. C'est une victoire comme une autre, peut-être pas celle qu'il espérait, mais au moins les prémices de celle qu'il désire, et en ce sens il est bien heureux de pouvoir en être l'origine, en partie. Enfin, pour ce soir en tout cas il n'a pas encore vu le moindre gyrophare, et tant mieux en un sens, se cacher dans les ombres ralentissant ses pas et pouvant l'empêcher de pratiquer ses habituelles vengeances par simple retard, ce qu'il ne saurait accepter. Tournant d'ailleurs au coin d'une rue, il aperçoit ce pour quoi il voyage tant, un groupe de jeunes hommes surement un peu trop imbibés d'alcool qui ont eut le malheur de s'attaquer à une jeune femme, et presque instinctivement il sert les jointures de ses poings, déjà prêt à agir. Pourtant il ne bouge pas, et ce pour une raison bien simple, c'est qu'alors même qu'il se prépare à avancer pour régler cette affaire, une voix forte et claire s'élève derrière les membres de ce viol, de l'autre coté du terrain vague, intimant la sécession de cet acte infâme qu'ils se préparent à faire.

« Hey les gars ! Fichez lui la paix !
 -  Regardez ça ! Une seconde nana pour s'amuser. Tu tombes pile beauté ! »

Il n'en était pas si sur, vu la manière dont la nouvelle actrice de cette scène se tenait, il était quasiment sur qu'elle avait quelques connaissances en matières de combat, et qu'elle avait surement l'avantage de l'expérience sur ces minauds qui s'en prenaient de manière bien peu acceptable à une lycéenne incapable de se défendre. Non elle avait l'avantage, mais la question se tenait plutôt sur le fait qu'à un contre un elle avait toutes les chances de les écraser, mais qu'en était-il d'un quatre contre un ? Pire encore, les abrutis de ce genre possédait des armes généralement, si bien que si ils ne possédaient qu'un couteau cela ne compliquerait pas grand chose, mais tout pouvait bien basculer si ils possédaient une arme à feu... Résultat il choisit de rester en retrait, attendant tranquillement de voir l'avancement des choses, l'action commençant d'ailleurs à se mettre en branle, deux des hommes s'étant approché de la fière dame, et recevant une juste punition pour l'un d'entre eux, qui finit à l'autre bout du terrain... Et puis soudainement, ce que le vampire avait prédit, à savoir une arme à feu qui vint de nulle part se placer en direction de la guerrière, qui se tourna du coup vers son potentiel agresseur, et qui obligea le vampire à reprendre son avance vers le groupe, au moins jusqu'à ce que les paroles des deux protagonistes lui parviennent à l'oreille, et lui fasse froncer les sourcils de doutes :

« A qui le tour ?
 -  A moi ! Tu fais moins la maligne cocotte. Tu vas être une gentille fille et te foutre à poil avant de laisser mes copains profiter de toi ou je te butes !
 - Vas-y !
 - Tu crois que je le ferai pas pétasse ?
 -  Tire, n'hésites pas. »

Elle était bien trop confiante pour ne faire cela que sur un coup de tête, elle avait un moyen de vaincre ce flingue, mais cela paraissait bien étonnant au vu de ce que le vampire connaissait des humains. Parce que oui il en était parfaitement certain, mais la femme qui venait de catapulter son premier adversaire était humaine, il ne ressentait ni magie en elle, ni sombres puissances, ni même l'ombre d'une origine Terrane, si bien qu'elle ne pouvait pas être autre chose qu'humaine ! Bon certes elle était d'une force assez exceptionnelle, mais de là à avoir le don de résister au balle, il y avait une certaine différence de niveau alors quoi ? Elle avait une couverture ? Elle ne s'était pas déplacée seule ? Impossible aussi, il avait une vue des plus fines, une acuité auditive à nulle autre pareille, et aurait donc par là rapidement remarqué le moindre tierce partie qui se serait invité à ces petites réjouissances. Alors quoi, que se passait-il donc devant lui, et qu'avait la femme en tête pour être capable de ne pas se départir de ce sourire claire et vainqueur qui illuminait son visage ?

« Salope ! »

Le coup part, et le vampire observe toute la scène avec un intérêt croissant, allant de l'aura de la femme à sa vitesse qui devient tout simplement prodigieuse, alors que sa main finit par arriver au niveau de la balle, puis l'arrête entre son pouce et son index, comme si ce n'était tout simplement rien de plus qu'un petit bout de fer qui lui avait été gentiment envoyé à la figure. Stupéfiant, une simple humaine était capable de produire pareils mouvements ? Finalement ce soir il n'allait peut-être pas prolonger son voyage nocturne, mais plutôt chercher à rencontrer cette incroyable femme. Oui, pour le coup il allait laisser aller sa curiosité plutôt que de s'attarder sur ses coutumes, et il ne lui restait plus qu'à attendre tranquillement que cette rixe se finissent, car il était désormais clair qu'ils allaient se faire écraser comme les faibles jeunes hommes qu'ils étaient par cette guerrière aux capacités si intéressantes. Ainsi, il s'avança silencieusement jusqu'au terrain vague et alla s'installer contre un poteau en attendant la fin du combat, observant la femme arrêter une nouvelle volée de balles comme si il ne s'agissait encore une fois que d'une poignée de pièces envoyer à la volée, puis mit ko son adversaire avant de se tourner vers les deux qui avait déjà commencer à déshabiller leur victime, même si les tirs les avaient un peu arrêter dans leur élan. Pas besoin de détailler ce qu'il se passait, c'était une action à sens unique, elle se déplaça à une vitesse fulgurante avant même qu'ils ne puissent le remarquer, et l'instant d'après ils étaient au tapis après un ou deux bon mètres de reculs, les envoyant donc au sol, et donnant le départ au vampiroïde pour se redresser et avancer lentement vers le duo féminin, juste assez lentement d'ailleurs pour qu'elles puissent échanger rapidement avant son arrivée.

« Rentre vite chez toi et ne dis pas ce que tu as vu. Théoriquement, j'ai pas trop le droit de faire ça. »

La jeune fille n'eut pas à se le faire dire deux fois, et elle partit à toutes jambes en laissant la sauveuse ronchonner et taper distraitement dans un caillou qui vint sonner au loin contre le piquet d'une poubelle en bordure de route. A cet instant, le vampire était juste derrière elle, à trois mètres, et il fut étonner qu'elle ne se soit pas encore rendue compte de sa présence, était-il donc devenu si discret ? Enfin ça n'avait pas grande importance pour le coup.

« Et un merci, ça aurait été trop demandé ?... Foutu monde.
 -  Pardonnez lui donc, les gens ne sont pas habitués à contempler des dons égaux à ceux qu'ils aiment tant voir dans leurs bandes-dessinées ou leurs films.
»

Il avait parler d'une voix calme, amicale en un sens, rien qui ne puisse prétexter le danger, mais si elle en sursautait malgré tout, il ne lui en tiendrait pas rigueur, après tout il ne devait pas être bien commun pour elle de rencontrer quelqu'un capable de passer outre sa vigilance si elle était en effet aussi forte qu'il le pensait. Désormais plus proche, il se permit d'ailleurs de la détailler un peu plus précisément, contemplant du coup avec un certain amusement la beauté de cette femme, l'élégance de son visage, la finesse de son corps ou encore la chevelure flamboyante qu'elle portait à mi-hauteur, tombant en de légères volutes sur ses épaules. Elle était charmante, bien autant qu'elle s'était révélée dangereuse un peu plus tôt dans la soirée, et quand elle se retourna pour avoir en face d'elle l'hauteur des quelques mots venus de son dos, il montra rapidement ses mains dans un signe simple pour prouver le fait qu'il n'avait absolument aucune envie de créer le moindre problème, qu'il n'était en gros venu que pour lui adresser ces quelques mots, et pour bien sur engager une conversation. Après il pouvait comprendre que cela puisse paraître douteux, mais après tout si il ne tentait rien quand sa curiosité était titillée, il allait finir par passer sa vie dans l'ennui le plus totale, alors quitte à se faire recalé de temps à autres, il préférait toujours prendre la parole quand quelque chose attirait son regard, que ce soit dans un cas purement physique, ou dans un cas d'intérêt plus ou moins particulier. En tout cas il reprit la parole à nouveau une fois ses mains présentées, agissant à sa manière de gentleman un peu maladroit et hors contexte en enlevant son chapeau à larges bords et en le calant contre son torse, tandis qu'il se penche légèrement en avant pour la saluer :

« Pardonnez moi je ne me suis pas présenté. Je me nomme Darthestar, je me déplace généralement de nuit dans les rues pour punir le genre d'exactions contre laquelle vous venez d'agir. D'ailleurs vous fûtes surprenante d'efficacité, je ne pensais pas voir quelqu'un ayant de telles capacités en ces rues. »
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Marine
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« Répondre #2 le: Septembre 12, 2015, 10:01:03 »

La fille devait certainement être choquée pour ne pas avoir adressé le moindre mot à sa sauveuse. C'était ce que ce disait la rouquine en la voyant déguerpir pire qu'un lapin de garenne à l'approche d'un aigle. Bon d'accord, elle était du signe de l'aigle mais quand même. Elle faisait moins peur que les quatre espèces d'abrutis qui avaient voulu s'en prendre à elle. Si la jeune femme l'avait défendu c'était pas pour l'attaquer trente secondes plus tard. Elle haussa les épaules. Il ne fallait certainement pas en demander davantage. Le caillou expédié Athéna seul savait où, la rousse s'apprêtait à quitter la scène en abandonnant à leur sort les agresseurs mal en point.

« Pardonnez lui donc, les gens ne sont pas habitués à contempler des dons égaux à ceux qu'ils aiment tant voir dans leurs bandes-dessinées ou leurs films. »

Marine sursauta en faisant volte-face. Elle n'avait absolument pas entendu le nouveau venu s'approcher. C'était un vrai tour de force alors même qu'elle avait une ouïe extrêmement fine. Sans compter sa profonde habitude d'être aux aguets. La rousse fit un pas en arrière et observa le nouveau venu, se demandant qui il pouvait être. Elle laissa sa cosmo-énergie légèrement irradiée mais n'en perçu aucune en retour. Il n'était pas chevalier, ni un équivalent d'un autre dieu. Cependant, il émanait quelque chose de lui, quelque chose de particulier et d'indéfinissable.

Elle contemplait l'homme silencieusement. Il était étrangement élégant pour un tel endroit et dégageait quelque chose comme s'il était d'une autre époque. Dans tous les cas, l'homme ne semblait pas vouloir l'attaquer au vu de son attitude. Il présentait ses paumes en signe de paix. C'était une attitude inattendue dans ce coin de la ville, mais Marine en prit acte. Elle relâcha sa propre posture afin qu'il n'y ait pas d’ambiguïté sur sa position. Elle non plus ne souhaitait pas engager un nouveau combat si elle pouvait l'éviter. Son salut déstabilisa la rouquine. Il agissait vraiment avec des codes d'un autre temps. Elle n'était pas du tout habituée à cette façon de faire et le regardait avec des yeux interrogateurs. Qu'on s'incline ainsi devant Athéna, ça se concevait, mais la saluer, elle, ainsi, c'était... étrange. Elle ne put d'ailleurs s'empêcher de jeter quelques coups d’œil autour d'elle, histoire d'être certaine que l'homme s'adressait bien à elle.


« Pardonnez moi je ne me suis pas présenté. Je me nomme Darthestar, je me déplace généralement de nuit dans les rues pour punir le genre d'exactions contre laquelle vous venez d'agir. D'ailleurs vous fûtes surprenante d'efficacité, je ne pensais pas voir quelqu'un ayant de telles capacités en ces rues. »

Elle fronça les sourcils. Le nom aussi était étrange, atypique tout comme sa façon de faire. Il était quoi ? Une sorte de justicier ? Surprenant ! Elle ne pensait pas qu'en dehors des chevaliers, d'autres personnes puissent vouloir jouer les redresseurs de torts. C'était un bien étrange personnage mais cela le rendait inattendu et donc intéressant pour la jeune femme.

« Je m'appelle Marine. Nous ne sommes pas nombreux à posséder ce genre de... talents ou capacités. Si c'était possible que vous n'en parliez pas, ça m'arrangerait. Je ne suis pas censée utiliser mes « capacités » dans les rues. Vous êtes un justicier si je comprends bien ? Vous agissez pour quelqu'un ? La ville ? L'Etat ? Pardonnez mes questions, mais c'est intriguant comme occupation à moins que cela soit votre travail monsieur Darthestar. »

Elle espérait ne pas le déranger avec ses questions mais elle avait besoin d'en apprendre plus ne serait-ce que pour soulager sa curiosité.
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Darthestar est un être d'un bon mètre 95, et il s'agit surement de l'exemple typique de l'homme torturé par sa nature.

Devenu vampire par le biais d'une bien compliquée histoire, il essayes tant bien que mal de dominer son instincts, mais son combat avec lui même le rend parfois instable et maladroit.

Homme contemplatif, il est avant tout un voyageur et n'use de sa puissance que dans les cas les plus extrêmes, y préférant une certaine forme de sagesse.
« Répondre #3 le: Septembre 19, 2015, 12:09:14 »

Elle semblait... douteuse. Ce qui n'était dans le fond pas impressionnant, elle venait tout juste d'avoir affaire à quelques loubards mal attentionnés, et voilà qu'à peine sa bonne action terminée, elle se faisait accoster par l'un des hommes les plus étranges qui pouvait surement se trouver sur Terre, si bien que son petit air circonspect face à la présente situation devenait tout à fait compréhensible au yeux du vampiroïde, qui n'en tint donc pas vraiment compte dans ses "calculs". Il avait ses gestes, tout aussi étrange soit-il, et sans parler du fait que son comportement tenait plus de celui du galant chevalier que de l'homme moderne, il fallait aussi avouer que le moindre de ses mouvements tenaient généralement de quelque chose de plus "médiéval" dans la façon de voir les choses, de sa manière à se tenir bien droit, épaules en arrières, et jambes un minimum fléchies pour pouvoir réagir à la moindre situation, à son regard aiguisés et et ses traits tirés naturellement par quelques épingles invisibles, témoignages d'une vie bien plus compliquée que celle d'un citadin lambda. Enfin pour ce qui était de la position de défense naturelle qu'il possédait, celle-ci se décontracta bien vite quand il vit que son interlocutrice elle-même se permettre une légère détente face à son invité surprise, jugeant surement qu'il n'y avait pas trop d'inquiétude à avoir vis-à-vis de l'étrange personnage qui avait fait irruption dans son dos, et donc amenant le vampiroïde à lui-même faire preuve d'une légère maîtrise de ses habitudes de combattant chevronné. En tout cas, les choses semblaient se faire de manière relativement agréable, pas de malentendus, comme il en avait souvent droit ces derniers temps, et finalement quand il eut finit sa courte présentation, la femme en face de lui fit de même, lui offrant déjà quelques pistes de réponses pour les questionnements qui étaient apparus en lui alors qu'il observait encore de loin cette charmante justicière.

« Je m'appelle Marine. Nous ne sommes pas nombreux à posséder ce genre de... talents ou capacités. Si c'était possible que vous n'en parliez pas, ça m'arrangerait. Je ne suis pas censée utiliser mes « capacités » dans les rues. Vous êtes un justicier si je comprends bien ? Vous agissez pour quelqu'un ? La ville ? L'Etat ? Pardonnez mes questions, mais c'est intriguant comme occupation à moins que cela soit votre travail monsieur Darthestar. »

Ils sont peu nombreux hein ? Cette information là était intéressante dans le sens où elle corroborait ses premières impressions à propos de la guerrière, lui assurait qu'elle ne provenait pas de Terra, auquel cas elle aurait surement fait plutôt preuve de mesure dans ses propos, en ne disant qu'elle n'était pas la seule à posséder ce genre de don. Par contre, le fait qu'elle se voit obligée de lui demander de faire preuve de discrétion, notamment par le biais de ne pas échanger à propos de ses capacités, laissait entendre qu'elle n'était pas sure de sa sécurité à propos de la connaissance d'autrui par rapport à ses pouvoirs, ou qu'elle était déjà recherchée pour l'utilisation de ceux ci, un peu comme l'homme qui ne pouvait honnêtement faire preuve de sa force au risque d'entendre la moitié des sirènes de polices se concentrer autour du quartier sombre de Seïkusu. Il ne put s'empêcher pour le coup de compatir un peu au sort que la femme partageait avec lui, mais passa vite à autre chose en entendant les questions diverses qu'elle même avait envers lui, ne pouvant s'empêcher d'avoir un fin sourire ironique quand elle mentionna un possible travail envers l'Etat, chose qui somme toute paraissait bien amusante pour le vampiroïde étant donné qu'il apprenait tout les jours que les forces de l'Ordre s'activait de plus en plus afin de le traquer, et l'éliminer. Enfin, l'appréhender au possible, et l'éliminer si il se retrouvait à être bien trop compliqué à arrêter, chose qui était quasiment évidente pour l'homme des ombres, qui eut du coup un peu de mal à calmer l'expression pleine d'amusement sur son visage, ne voulant bien sur pas vexé la femme qui se tenait face à lui. Enfin, quand il y parvint, il offrit un léger mouvement de tête à la dite Marine, une manière pour lui de montrer qu'il accepte de répondre, avant d'élever à nouveau sa voix, avec calme.

« Déjà, enchanté de vous rencontrer, Dame Marine. Ensuite, ne craignez rien, je ne compte pas en parler, seule la curiosité m'a amené ici, mais j'ai une assez forte connaissances en la matière et je sais bien que divulguer pareilles informations peut rendre la vie très compliquée. Quand à vos question... »

Il hésitait à lui faire une démonstration de son pouvoir, puis de lui parler plus en détail de sa personne, mais pour le coup il préféra commencer par la parlotte, préférant rester dans son calme habituel avant de peut-être surprendre un peu trop la femme par le caractère relativement... époustouflant de certaines de ses capacités. Reposant son chapeau sur le haut de sa tête, les présentations étant terminée, il se redressa bien comme il faut puis se mit à rapidement réfléchir à comment formuler sa réponse de manière à ce que celle-ci ne soit pas un peu douteuse, sa langue ayant souvent le don de dépasser en vitesse le fil de sa pensée, et de créer dés lors de véritables phases de maladresses enchaînées sans interruptions. Finalement content d'une tournure de phrases, il vint rencontrer à nouveau le regard de la guerrière avec un fin sourire, sa voix grave prenant encore une fois une certaine place dans la demi-pénombre du terrain vague, soulignant chacun des termes qu'il exprimait :

« Je ne penses pas que le titre de justicier m'aille vraiment, étant donné que je ne sers pas d'autre justice que la mienne. Disons plutôt que je suis un opportuniste, un peu comme vous, qui venez de sauvez quelqu'un sur un coup de tête simplement parce qu'elle se trouvait dans une situation délicate. La seule chose qui nous différencie pour le coup, c'est que c'est devenue une action quotidienne quand je me trouve à Seïkusu. Oh, et par la même vous vous doutez de mes autres réponses, mais non, je ne fais partie d'aucune garde, d'aucune police, ni ne suis mandé par l'Etat. En termes réels, je suis un clochard qui vagabonde, et se sert de certaines facilités pour agir. D'ailleurs, pour prévenir une future question qui, je me doute, vous me poserez... »

Il leva l'un de ses bras, lentement, pointant le doigt sur un lampadaire qui se trouvait de l'autre coté du terrain vague, et attendit que la jeune femme tourne légèrement la tête pour faire appel à ses pouvoirs, concentrant l'énergie magique naturelle qui habitait les lieux, et la légère fraîcheur du soir, pour améliorer ses capacités immédiates et envoyer une vague d'énergie glaciaire en direction du métal et de la lampe qui constituait l'allumage public. Ainsi, Marine pourra voir la lumière s'estomper, lorsque soudainement une large gangue de glace se met à enrober l'objet, s'enroulant autour, diffractant l'éclairage en de multiples points lumineux qui vinrent tacher les ombres ténues du terrain vague, et produire un craquement de plus en plus audible à mesure que le métal subissait la pression cumulé à la chute de température produite par le sort du vampiroïde. Finalement, en quelques secondes, ce qui était un simple lampadaire était devenu un étrange cristal de glace, dont le coeur rayonnait un peu partout dans le lieu abandonné, et l'homme baissa lentement le bras pour laisser à la femme la possibilité de contempler ce simple tour, bien inférieur à ses réelles capacités, mais déjà relativement impressionnant pour quiconque n'avait pas l'habitude de fricoter avec la magie. Déjà lui même s'était impressionné à maîtriser si vite les sorts de glace, découvrant chaque jour un peu plus son aisance certaine en terme d'utilisation des arts mystiques, mais depuis quelques semaines c'était une progression sans précédent, et il se demandait même parfois si il ne devrait pas retourner en Ashnard pour rentrer dans une quelconque organisation. Enfin, il préférait ses voyages pour l'instant, et comme pour bloquer ses pensées et revenir à un comportement plus modeste, il reprit la parole , ce coup-ci avec la vive lumière réfractée parcourant par endroit ses airs sombres.

« Ceci est l'un de mes talents, je suppose que vous comprendrez du coup que les forces de l'Ordre ne m'apprécie pas tant que cela. Et je n'ai pas la capacité de me travestir comme la majorité des Super-héros qui peuvent vagabonder dans la ville, aussi je vis en vagabond, dans les caves désaffectées que je peux trouver. Autant de choses qui me font vous faire la même demande que vous m'avez faites plus tôt : Si vous pourriez éviter d'en parler autour de vous, je vous en serais gré, Dame Marine. »

A ces derniers mots, une légère courbure s'était vue produite par l'homme, encore un des gestes de l'homme qui provenait d'un autre âge, et d'une autre manière de se comporter avec autrui, notamment quand il s'agissait de faire une demande à une tierce personne. Il n'attendit toutefois pas longtemps pour se redresser, contrairement à la dernière fois, et une fois relevé, il montre d'un mouvement léger de la main la rue par laquelle Marine était arrivée, avant de s'exprimer de manière bien simple pour le coup.

« Enfin, je ne voudrais vous retarder. Cela vous dirait-il de continuer cette discussion en marchant ? Je suppose que vous rentriez chez vous vu l'heure tardive, ainsi je propose de vous accompagner sur le chemin du retour, si ça ne vous gênes pas. Je suis moi-même curieux à propos de vos capacités. »
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« Répondre #4 le: Septembre 20, 2015, 12:04:39 »

La nuit était souvent un moment étrange et décalé. On pouvait tout voir, tout rencontrer. Les rapports aux gens et au monde semblaient très différents et des gens qui ne se seraient jamais croisés ou parlés en journée, pouvaient se retrouver dans le même lit lorsque la nuit faisait sa loi. Les barrières tombaient tout comme les tabous. Les instincts et les désirs prenaient le pas sur toutes les autres considérations. Le pire comme le meilleur pouvait arriver. Le pire, la rouquine venait d'y être confrontée. Enfin non, elle ne pouvait pas dire que c'était le pire. Le pire, elle l'avait déjà vécu et c'était bien loin d'être ça. Disons que les quatre hommes s'en prenant à une malheureuse jeune fille était une grosse déconvenue pour elle, une contrariété dont elle se serait bien passée. Évidemment, ce n'était que son point de vue. Celui de la demoiselle en détresse devait tout autre et, pour elle, ça devait probablement être la pire nuit de son existence. Mais la vie, c'était ça, des points de vue différents sur des situations identiques. Le vécu et la personnalité de chaque individu entraînait cette prise de position.

Alors que la jeune fille prenait la poudre d'escampette, ses quatre agresseurs au tapis, Marine fut prise de court quand un nouveau protagoniste entra en jeu. Un homme que la demoiselle n'entendit nullement arriver ce qui était un exploit pour le nouveau venu vu l’entraînement de la jeune femme et ses capacités hors-normes. Elle s'était brusquement retournée, prête à se défendre et à attaquer mais l'inconnu ne semblait pas belliqueux. Alors qu'il se présentait, la rouquine baissa sa garde. L'homme, prénommé Darthestar, avait des méthodes d'un autre âge. La demoiselle n'avait que peu l'habitude de fréquenter les gens « normaux » mais elle n'avait encore jamais vu un comportement comme celui-là. Elle avait l'impression de voir un chevalier de l'ancien temps, digne du roman de la Table ronde. Certes, il ne possédait ni armure, ni Excalibur, mais il avait cette façon d'être propre à cette période de l'histoire. C'était étrange, atypique mais pas négatif pour autant. D'ailleurs, la demoiselle en profita pour se présenter et surtout demander à l'homme de ne rien révéler sur ses capacités. Elle n'était pas certaine que la déesse soit ravie de savoir qu'elle avait usé de son cosmos alors que théoriquement, elle ne faisait plus partie du Sanctuaire. Mais bon, c'était pour défendre quelqu'un, donc, à partir de là, elle pourrait toujours plaider sa cause en cas de besoin. La jeune femme ne put s'empêcher de poser plusieurs questions sur le côté défenseur de la veuve et de l'orphelin de son interlocuteur. C'était l'une des premières personnes avec qui elle pouvait échanger, même si la rencontre était inhabituelle, cela n'empêchait pas d'en profiter.


« Déjà, enchanté de vous rencontrer, Dame Marine. Ensuite, ne craignez rien, je ne compte pas en parler, seule la curiosité m'a amené ici, mais j'ai une assez forte connaissances en la matière et je sais bien que divulguer pareilles informations peut rendre la vie très compliquée. Quand à vos question... »

Dame Marine ? Elle fronça aussitôt les sourcils. Là, ça faisait clairement moyen-âge. Personne ne l'avait jamais appelé dame ou madame. Au Sanctuaire, ça avait toujours été son prénom ou son titre. Depuis qu'elle était partie, on ne l'appelait quasiment plus. Elle avait occasionnellement le droit à un mademoiselle ou à un « miss ». Sinon, elle n'était qu'une anonyme parmi tant d'autres au sein de la ville de Seikusu. Cependant, elle fut soulagée d'apprendre qu'il ne comptait pas divulguer ses capacités à la face du monde. Pour les questions qu'elle avait posé, il semblait avoir plus de mal à répondre ou alors il cherchait ses mots. Marine savait bien qu'un mot n'avait pas valeur d'un autre et qu'on disait des choses importantes, il valait mieux y réfléchir à deux fois avant de lâcher n'importe quoi et de faire des contresens. Finalement, il décida de reprendre la parole et de dire qu'il n'était pas un justicier, mais un opportuniste répondant à ses propres règles. Ils se ressemblaient sur ce point mise à part que la jeune femme n'officiait pas chaque nuit comme Darthestar semblait le faire. Elle fronça de nouveau les sourcils quand il parla de ses propres capacités. Elle regarda dans la direction qu'il lui indiquait et vit le lampadaire se couvrir de glace. C'était impressionnant. Bien sûr certains chevaliers pouvaient aussi user de la glace mais cet homme n'était pas un chevalier. Elle ne détectait aucun cosmos chez lui, ni rien d'équivalent. Cela soulevait beaucoup d'autres questions dans l'esprit de la rouquine.

« Vous êtes doué ! »

Un vrai compliment dans sa bouche. Elle se retourna vers lui alors qu'il disait ne pas être bien vu des autorités. Marine esquissa un sourire. Elle connaissait ça aussi. La police n'appréciait pas non plus les combats des chevaliers même s'ils reconnaissaient leur importance. Les destructions qu'ils occasionnaient pouvaient être monumentales et pas vraiment bien vu des autorités et des États. Saori avait déployé des trésors de négociations et d'argent pour diminuer les critiques et les plaintes. L'homme semblait avoir aussi peu de moyens qu'elle. A croire que ceux qui jouaient les justiciers étaient condamnés à la médiocrité sociale et à la pauvreté. Ni l'un, ni l'autre ne possédait de demeure. Elle sourit de nouveau à sa demande et resta perplexe devant son salut. Décidément, il avait des manières très atypiques. Elle prit la direction de la sortie du terrain vague, indiquant qu'elle n'avait rien contre le fait de marcher. Le reste n'irait cependant pas de soi.

« C'est promis, je ne dirais rien. Je ne suis pas spécialement amie avec les forces de l'ordre non plus bien qu'ils ne m'aient jamais vraiment posé de problème de façon directe. On peut marcher si vous le souhaitez, pas contre, je n'ai pas vraiment d'habitation en ce moment. J'habite dans un... hôtel. Le genre qui a connu des jours meilleurs il y a très longtemps mais qui a l'avantage de rester abordable pour les tous petits moyens comme moi. Je suis insomniaque, d'où ma présence dans ses rues. Je préfère me balader que de rester à tourner et à me retourner dans un lit qui, en plus, n'est pas confortable. Dites-moi, vos capacités sont très intéressantes, comment les avez-vous obtenu ? »

Autant appeler un chat, un chat. La rouquine n'était pas réputée pour tourner autour du pot. S'il y avait un truc à demander, elle le demandait. Faire des courbettes et des ronds de jambe ne faisaient pas parti de ses habitudes.
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Devenu vampire par le biais d'une bien compliquée histoire, il essayes tant bien que mal de dominer son instincts, mais son combat avec lui même le rend parfois instable et maladroit.

Homme contemplatif, il est avant tout un voyageur et n'use de sa puissance que dans les cas les plus extrêmes, y préférant une certaine forme de sagesse.
« Répondre #5 le: Septembre 21, 2015, 03:32:01 »

La femme semblait avoir tiquée au mot "Dame", si bien que le vampiroïde se posa clairement la question sur la nature des relations de la personne en face de lui, bien sur de manière totalement pure. En effet, il avait tendance à utiliser le terme Dame pour une personne qu'il considérait plus proche de son âge que la majorité des gens qu'il rencontrait, et de demoiselle dans les occasions où il rencontrait quelqu'un de plus jeune, mais parfois les personnes attribuait bien d'autre sens à cette appellation, si bien qu'il était peut-être meilleur pour lui de l'appeler demoiselle les prochaines fois... Enfin il verrait bien sur l'instant. L'observant alors qu'il pratiquait sa démonstration, il fut un peu déstabilisé de voir dans ses yeux une certaines surprise mêlée d'admiration, lui confirmant bien que les dons de la jeune femme ne se tenait en rien à une proximité avec le domaine terran, et qu'elle n'était dans le fond qu'une humaine qui avait développé certaines capacités hors du commun, par l'entraînement plutôt que la magie. Ce n'était pas son cas, clairement, à lui l'homme qui s'était vu métamorphosé, puis modifié au fur et à mesure de ses rencontres terranes et terriennes, mais cela rendait la jeune femme d'autant plus impressionnante, voir fascinante pour le coup, car pour plus d'une personne de Terra, la puissance de la magie était le meilleur moyen d'atteindre la maîtrise et les capacités dont Marine avait fait montre face aux agresseurs qui mordaient actuellement la poussière devant eux. Enfin, la démonstration achevée, il s'était retourné vers sa camarade de soirée avec un léger sourire, de ceux qui prouve son contentement quand il peut agir sans que les gens n'écarquillent les yeux de terreur face à la sorcellerie, et d'ailleurs son interlocutrice ne mit pas longtemps à faire de même, se tournant à la rencontre de son regard avant de le gratifier de trois mots qui le touchèrent sincèrement :

« Vous êtes doué ! »

Il ne montra pas à quel point ces mots avaient eut de l'effet, mais le résultat n'en était pas moindre, le vampiroïde ayant eut un petit battement de coeur vif à l'écoute de ces mots, lui qui était si peu habitué à recevoir pareil compliment, et comme pour faire bonne figure, il n'avait pas tarder à enchaîner ses propres paroles de manières à ne pas laisser les flatteries de la femme le rendre muet de plaisir. L'expression de son visage lui permit aussi de se rendre compte que la jeune femme compatissait aussi sincèrement au principal problème de l'homme, à savoir que ceux qu'il aidait le plus dans le fond, à savoir les forces de l'Ordre, ou la justice, avait bien du mal à accepter sa conception de l'action en milieux urbains troubles, et ainsi se trouvait naturellement à ses trousses alors même qu'ils y gagneraient surement à laisser le vampiroïde faire ce dont il était fait pour, jusqu'à ce qu'eux même passe derrière lui pour récupérer les quelques tristes engeances qu'il aurait eut le don de punir dans la soirée. D'ailleurs il y réfléchissait mais il ne fallait surement pas tarder pour partir du terrain vague, étant donné que la jeune fille paniquée avait possiblement appelée la police depuis le temps, considérant par il ne savait quelles raisons qu'elle se devait de prévenir de son agression même si celle-ci s'était terminée, et pour le coup il se permit une petite gratification personnelle vis-à-vis de sa proposition passée d'accompagner Marine jusqu'à chez elle le temps de faire plus ample connaissance, ce qui leur permettrait de quitter les lieux tranquillement sans s'inquiéter de la future présence policière. D'ailleurs, la femme avait déjà fait quelque pas vers la rue qu'il lui avait indiqué, acquiesçant par la silencieusement à sa proposition, avant d'hausser la voix pour lui répondre, tandis que lui même lui emboîtait le pas.

« C'est promis, je ne dirais rien. Je ne suis pas spécialement amie avec les forces de l'ordre non plus bien qu'ils ne m'aient jamais vraiment posé de problème de façon directe. On peut marcher si vous le souhaitez, pas contre, je n'ai pas vraiment d'habitation en ce moment. J'habite dans un... hôtel. Le genre qui a connu des jours meilleurs il y a très longtemps mais qui a l'avantage de rester abordable pour les tous petits moyens comme moi. Je suis insomniaque, d'où ma présence dans ses rues. Je préfère me balader que de rester à tourner et à me retourner dans un lit qui, en plus, n'est pas confortable. Dites-moi, vos capacités sont très intéressantes, comment les avez-vous obtenu ?
 - Je vois, eh bien je vous propose d'au moins faire la marche jusqu'à votre hôtel pour l'instant, et puis nous aurons tout le temps de réfléchir sur le chemin si vous souhaitez continuer de vous balader ce soir, ou si vous êtes assez fatiguée pour surpasser votre insomnie. Quand à votre question, il est plutôt compliquée pour moi d'y répondre, laissez moi juste un instant pour y réfléchir. »

En effet, parler de l'origine de ses forces et de ses dons impliquait certaines choses dont il n'était pas vraiment pour, à commencer par le fait de dévoiler qu'il n'était pas humain le moins du monde, alors que les personnes telle que lui préféraient rester discrètes à ce propos quand il se trouvait sur Terre, pour des raisons évidentes de prudence. De plus, cela entendait de lui parler aussi de ses autres capacités, bien moins esthétiques, comme le fait qu'il était largement capable de sauter assez haut pour atteindre la toit des immeubles qui se trouvaient au dessus de leurs têtes, mais aussi sa puissance surement largement supérieur à tout ce qui se faisait d'humain et inhumain en ces terres, sans parler de la transformation monstrueuse qu'il avait le don d'accomplir quand la dangerosité de la situation le demandait. Après il fallait avouer que la femme qui l'accompagnait devait elle-même avoir ce genre de soucis, cette complexité à parler de ses pouvoirs et de ses capacités, si bien qu'il était tout à fait possible qu'elle soit capable d'écouter les propos du vampires, et de ne pas s'en alarmer de quelques manières qui soit. Bon allez, peut-être allait-elle avoir un certain mouvement de recul en découvrant la nature monstrueuse de l'homme, mais cela, au mieux, ne serait surement que le résultat d'une courte stupeur avant que son esprit ne puisse accepter l'existence de tels être en ce monde... Allez il allait tenter. Ils avaient déjà dépassés la ruelle par laquelle était arrivée la jeune femme, et tourner à droite de celle-ci pour se diriger, selon toute probabilités, en direction de l'hôtel de la femme quand le vampire se décida à parler de nouveau, ayant pour le coup relativement bien choisit ses mots pour paraître le moins surprenant possibles dans ses déclarations, espérant vraiment que la femme ne changeras pas de regard sur sa nature suite à cela :

 « Mes capacités... Sont le résultat d'une métamorphose. Pour être tout à fait honnête avec vous, cela fait bien longtemps que j'ai perdu ce qui vous rend humaine, ainsi que la majeur partie des êtres de cette planète. »

Et, comme pour souligner ce qu'il était en train de dire, il tourna légèrement la tête vers elle avant de lever l'une de ses main gantés, et de tirer la commissure de ses lèvres avec son index pour révéler les crocs inférieurs et supérieurs de sa dentition à la vue de Marine, pendant quelques secondes. Ce n'est qu'une fois qu'il est certain qu'elle ait put les remarquer, d'ailleurs, qu'il retire son doigt pour ramener son bras le long de son corps, toujours en marche, et de reprendre son explication de manière plus directe désormais, le début des révélations amenant notamment une certaine aisance dans l'explication. Il ne put toutefois laisser échapper un léger soupir, montrer ses crocs n'étant jamais un plaisir étant donné qu'il n'appréciait pas sa nouvelle condition, même si celle-ci lui avait offerte une puissance hors du commun :

« Lors de mon passage à cet état, j'étais encore faible,autant que peux l'être un humain d'ailleurs, et avec le temps, à force de côtoyer autrui, et parfois de me sustenter, car oui vous vous en doutez, j'ai besoin d'une consommation particulière, mes dons se sont améliorés, ont évolués. Ce dernier don, je l'ai obtenu au contact d'une personne exceptionnel, et j'ai passer les derniers mois à le perfectionner, n'ayant pas vraiment le droit d'utiliser cette puissance sans en avoir le parfait contrôle, au risque de nombreux problèmes. »

Il s'était assombri en parlant de l'origine de ses capacités, ne souriant plus le moins du monde, et regarde le trottoir comme si il était ailleurs, dans un instant douloureux de son passé qu'il aurait préféré oublier, même si depuis le temps, les choses se sont particulièrement améliorées pour lui. Mais le regard de Marine vers son visage le fit réagir rapidement, l'obligeant à se reprendre rapidement, et à se redresser fièrement, reprenant les deux têtes et demi qu'il possédait de plus sur la taille relativement moyenne de Marine, et lui adressant un chaleureux sourire qui avait vocation de la rassurer, au moins un minimum, sur l'état moral du vampire, si encore s'était-elle inquiétée pour lui sur l'instant. Puis il eut lui même envie de lui poser quelques questions, et ne souhaitant de plus pas être impoli, il choisit une question toute bête, faisant écho à celle qu'elle avait elle-même posée un peu plus tôt :

« Et vous même dame Marine, d'où viens vos capacités. Je n'ai pas souvent vu quelqu'un procéder envers ces délinquants avec une telle vitesse, et la force y correspondant. S'agit-il d'un art martial ? D'une capacité plus "mystique" ? Je me dois d'avouer ma curiosité à ce propos. »
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« Répondre #6 le: Septembre 29, 2015, 10:14:20 »

Les nuits permettaient de faire des rencontres parfois très hors normes et Marine était en plein dans ce genre de rencontre qu'on ne fait parfois qu'imaginer. Elle n'était pas coutumière de ce genre de rencontre même si, en tant qu'ancienne femme chevalier, elle avait déjà vu un peu de tout dans son existence. Mais le tout en question était à mettre en lien avec le Sanctuaire, les dieux ou les armures. Sa rencontre avec Darthestar ne faisait pas partie de son monde habituel ce qui rendait la rencontre d'autant plus agréable pour la demoiselle. Elle était assez peu proche des gens et n'appréciait pas forcément perdre du temps à discuter. Elle n'en voyait pas forcément l'utilité. Pourtant là, c'était totalement différent. La rouquine avait l'habitude d'être sur la défensive mais là, elle baissait sa garde devant cet inconnu, justicier des nuits de Seikusu bien que les forces de l'ordre ne semblaient pas le percevoir avec bienveillance.

L'homme de l'ombre ne manqua pas de lui faire une démonstration de ses propres capacités et la jeune femme, en bonne connaisseuse des capacités hors normes, ne pouvait qu'apprécier ses pouvoirs à leurs justes valeurs et ne manqua pas de le complimenter. Elle le faisait sans excès, en retenue, à son image. Quand on ne la connaissait pas, on pouvait croire qu'elle se montrait hautaine mais rien n'était moins vrai. Elle complimentait très rarement les gens. Son ancien disciple le savait parfaitement. Le pauvre avait du en accomplir des prouesses pour obtenir ne serait-ce qu'un simple hochement de tête positif. Aussi, Darthestar ne pouvait que se sentir flatté du compliment bien qu'il ne devait pas en mesurer toute la valeur. Dans tous les cas, il l'appréciait quand même beaucoup et il semblait tout aussi intéressé par la demoiselle que l'inverse. Il lui proposa alors de la raccompagner. La rouquine ne put que lui dire ce qu'il en était de sa « maison ». Il ne sembla pas en prendre ombrage de ses modestes moyens financiers. Il ne semblait pas forcément en meilleur situation que celle de sa compagne de soirée. Elle lui emboîta le pas alors qu'il disait vouloir réfléchir à la façon de lui exposer la nature de ses capacités.


« Prenez le temps dont vous avez besoin. J'apprécie déjà beaucoup que vous acceptiez de m'en parler. Je crains que mon insomnie ne passe pas si vite. Nous pouvons nous promener encore un bon moment. »

Le couple quitta le terrain vague et Marine se laissa guider par son compagnon qui semblait bien mieux connaître la ville qu'elle et notamment ce quartier. Elle resta silencieuse, profitant simplement de l'air de la nuit. Bien qu'étant dans le quartier chaud, ce dernier semblait s'être un brin apaisé. La rousse ne tenait pas à déranger Darthestar dans ses réflexions. Visiblement, il éprouvait quelques difficultés à parler de la nature de ses pouvoirs. Cela pouvait se comprendre. Elle se mettait à sa place. Elle-même aurait certainement du mal à parler des siennes. Finalement, il reprit la parole et annonça qu'il n'était pas vraiment « humain ». Marine avait un peu de mal à comprendre. Il lui semblait pourtant parfaitement humain hormis ses capacités. Elle tourna la tête vers lui, sourcils froncés, et elle vit alors les crocs. Enfin, elle ne savait pas si le terme de « crocs » était adéquat. Est-ce qu'il était en train de lui dire qu'il était un... vampire ? Si ça avait été quelqu'un d'autre, elle aurait éclaté de rire, mais ce n'était pas ce qu'elle avait envie de faire. Elle essayait de digérer la nouvelle. Pour elle, les vampires étaient juste un mythe pas une réalité or la réalité se tenait juste à côté d'elle et lui parlait.

Elle observait le trottoir alors qu'elle avançait mais finit par revenir sur son compagnon. Un vampire... Ce n'était pas banal, pourtant la rouquine semblait plutôt bien digérer la nouvelle. Après tout, elle avait affronté des dieux de la mythologie grecque qui se réincarnaient alors un vampire, ça restait dans le domaine de l'acceptable. Il semblait en plus ne pas avoir vraiment bien vécu certaines choses. Cela faisait écho à sa propre existence même si étant vampire, il avait du en voir et en vivre bien plus qu'elle. Assez logiquement, il finit par lui en demander davantage sur elle et ses propres capacités. Vu ce qu'il lui avait dit, elle pouvait bien lui rendre la pareille.


« Un vampire... Vous mettez la barre drôlement haut ! Voyons voir si je peux en faire au moins autant. Si je vous dis que j'étais un membre d'un ordre secret qui s'occupe de défendre une déesse ancienne, qui se réincarne tous les 250 ans dans un corps humain et qui est chargée de combattre pour protéger la Terre et les êtres humains... ou de manière plus large, tous les êtres qui la peuplent. Un ordre composé de 88 guerriers répartis en trois catégories et portant chacun une armure liée à une constellation – elle pointa du doigt le ciel où les étoiles brillaient même si les lumières de la ville rendaient la vision plus complexe – des chevaliers, comme dans l'ancien temps, des chevaliers capables, d'un seul coup de poing, d'ouvrir le ciel et d'un coup de pied, d'ouvrir la terre. Des capacités qui sont le résultat d'un entraînement très long et extrêmement difficile. Les apprentis qui meurent sont nombreux, hélas, seuls les plus forts et les meilleurs survivent et peuvent prétendre à une armure, de bronze, d'argent ou d'or.  Lors de l’entraînement, chacun doit découvrir sa propre puissance, ses propres capacités et éveiller ce qu'on appelle le cosmos – elle attrapa un caillou sur le trottoir et le fit exploser en poussière comme un rien – Le cosmos est quelque chose d’intangible mais qui présent dans toute chose, tout individu. On doit atteindre un certain niveau de conscience pour l'atteindre et ce n'est réservé qu'à une minorité. Notre rôle est de défendre le monde contre ceux qui souhaiteraient le voir disparaître d'une façon ou d'une autre. Alors est-ec que je vous bats ? Et puis appelez-moi juste Marine, je n'ai pas l'habitude qu'on me dise dame, madame ou mademoiselle. Marine, ça suffit bien largement. »

Un léger sourire éclairait ses lèvres. C'était l'une des rares fois où elle se permettait de parler de son ancienne fonction. C'était plaisant de pouvoir s'ouvrir à quelqu'un qui pouvait peut-être comprendre la difficulté d'une telle existence. Elle se tourna vers son compagnon de route.

« Des questions ? »

Le concept de chevalerie et de cosmos n'étaient pas simples à comprendre alors elle était toujours prête à donner des explications supplémentaires en cas de besoin.
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Darthestar est un être d'un bon mètre 95, et il s'agit surement de l'exemple typique de l'homme torturé par sa nature.

Devenu vampire par le biais d'une bien compliquée histoire, il essayes tant bien que mal de dominer son instincts, mais son combat avec lui même le rend parfois instable et maladroit.

Homme contemplatif, il est avant tout un voyageur et n'use de sa puissance que dans les cas les plus extrêmes, y préférant une certaine forme de sagesse.
« Répondre #7 le: Octobre 02, 2015, 03:29:35 »

Il était tard dans le fond, les nuages qui couvraient la lune, et le nombre de lampadaire en mauvais état rendait le lieu extrêmement sombre, particulièrement effrayant pour la gente humaine classique du coup, le genre de coin de la ville que tu n'aimes pas traverser e rentrant de chez un ami avec plus d'une bouteille dans le nez. Oui les lieux étaient plongé quasiment dans le noir, à part de maigres halos par endroits, et le manque de passage de voiture n'aidait en rien, pourtant c'est exactement pour ce genre de chose que finalement le vampiroïde se sentait extrêmement à l'aise, trouvant le domaine propres aux confidences et aux secrets partagés par les deux adultes, ainsi qu'à une si belle balade en bonne compagnie. Le vampire se sentait souvent seul quand il voyageait, ce n'était pas une maigre constatation, alors la surprise de trouver quelqu'un de tout aussi particulier sur son chemin, encore plus quand cette rencontre s'était faite sur un lieu aussi dénués de mystères et de surprises comme la Terre, rendait la découverte d'autant plus plaisante et agréable. Et puis il fallait l'avouer, il devait aussi y avoir plus d'un homme qui apprécierait, à juste titre de passer un moment aussi convivial que celui-là en compagnie de la belle rousse, qui, que de ce soit de son corps ou de son verbe, semblait être d'un très grands intérêts. Sans se sentir pour autant privilégier, l'homme appréciait vraiment cette chance qu'il avait ce soir là, et se trouvant en plus dans le plus grand exemple de son milieu naturel, on pouvait aisément concevoir que ce genre de situation le mettait grandement en confiance, voir même dans une très simple mais grande joie, l'amenant par là même à révéler un peu de sa vie antérieure. Bon ce n'est pas pour autant qu'il allait parler clairement de Terra, ce qui est pour lui un grand interdit, mais il était certain que sa compagne de marche n'aurait surement pas beaucoup à faire pour le faire parler.

C'est notamment pour cela qu'il ne douta pas tant que ça de son choix de lui parler de son vampirisme, et qu'il mit d'ailleurs un temps relativement peu long avant de prononcer ses premiers mots à cet effet, mais qu'il eut du coup beaucoup plus de mal après pour trouver le bon moyen de lui en parler, sans qu'elle ne se sente en danger et décide de prestement s'écarter de lui. Non pas que cela puisse le blesser émotionnellement, il en avait vu bien d'autre avant elle, hommes ou femmes, qui n'avaient que bien mal réagi à la vision de ses crocs et avaient décider d'un commun accord de vite fait s'en aller, mais pour le coup il se trouverait surement bien déçu dans le fond que la proximité et l'amabilité avec laquelle il avait prit cette rencontre soit le déclencheur du recul, puis de l'écart de sa compagne de soirée. D'ailleurs il eut une légère crainte quand il vit le léger doute qui traîna dans les prunelles de la femme, ainsi que cette infime moue hésitante qui eut le don de naître au coin de ses lèvres, mais ne remarquant pas le moindre mouvement de fuite, il en déduisit qu'elle ne chercherait apparemment à s'enfuir par prudence, mais plutôt qu'elle était en train de faire un certain effort pour considérer ses propos avec l'aspect de véracité qui lui était convenu. Un peu de doute, les yeux rivés sur le dallage sur lequel ils avançaient avec une certaine tranquillité, elle finit toutefois par redresser le regard, l'observant un peu de biais de temps à autre, et calme, le vampire avait décidé d'emboîter la conversation vers un autre aspect similaire, à savoir les propres capacités de la guerrière. Après tout, il était tout aussi intéressé qu'elle en les attributs de la personne qui l'accompagnait, si bien que la tête tournée vers elle, il attendait sa réponse, tandis que ses pas le menait toujours en avant, de manière machinale.

« Un vampire... Vous mettez la barre drôlement haut ! Voyons voir si je peux en faire au moins autant. Si je vous dis que j'étais un membre d'un ordre secret qui s'occupe de défendre une déesse ancienne, qui se réincarne tous les 250 ans dans un corps humain et qui est chargée de combattre pour protéger la Terre et les êtres humains... ou de manière plus large, tous les êtres qui la peuplent. Un ordre composé de 88 guerriers répartis en trois catégories et portant chacun une armure liée à une constellation – elle pointa du doigt le ciel où les étoiles brillaient même si les lumières de la ville rendaient la vision plus complexe – des chevaliers, comme dans l'ancien temps, des chevaliers capables, d'un seul coup de poing, d'ouvrir le ciel et d'un coup de pied, d'ouvrir la terre. Des capacités qui sont le résultat d'un entraînement très long et extrêmement difficile. Les apprentis qui meurent sont nombreux, hélas, seuls les plus forts et les meilleurs survivent et peuvent prétendre à une armure, de bronze, d'argent ou d'or.  Lors de l’entraînement, chacun doit découvrir sa propre puissance, ses propres capacités et éveiller ce qu'on appelle le cosmos – elle attrapa un caillou sur le trottoir et le fit exploser en poussière comme un rien – Le cosmos est quelque chose d’intangible mais qui est présent dans toute chose, tout individu. On doit atteindre un certain niveau de conscience pour l'atteindre et ce n'est réservé qu'à une minorité. Notre rôle est de défendre le monde contre ceux qui souhaiteraient le voir disparaître d'une façon ou d'une autre. Alors est-ce que je vous bats ? Et puis appelez-moi juste Marine, je n'ai pas l'habitude qu'on me dise dame, madame ou mademoiselle. Marine, ça suffit bien largement. »

Pour le coup, en effet, elle était bien au même niveau de particularités que lui à son goût. Donc elle était une membre d'une organisation de l'ombre Terrestre, qui formait un nombre réduit de chevalier afin de les faire combattre au nom d'une certaine Justice, et d'une déesse qui, selon toute invraisemblance, semblait avoir choisit de vivre sur Terre de manière complètement ouverte envers les autres membres humains qui la servait. C'était ... plus que surprenant, surtout si l'on considérait, comme le vampire, qu'il n'avait jamais entendu une histoire aussi particulière à Terra, mais qui prenait place à un lieu qui n'avait proprement rien à voir avec, Seïkusu et son monde étant à des années lumières de la difficile et dangereuse vie des terres dont Darthestar provenait. Cela rendait cette organisation presque irréelle du point de vu de Darthestar, et pour le coup il pourrait presque ressentir au fond de lui la pointe de cynisme qui lui ferait dire qu'une organisation avec des membres aussi puissant qu'elle semblait le décrire n'avait pas vraiment leur place dans un monde aussi dénué de danger que la Terre. Mais il n'en dit rien, et il se concentra plutôt sur les détails dont elle lui parlait, ainsi que son étrange pouvoir, qui n'était ni d'origine magique, ni psychique, une sorte de nature étrange qui la rendait tellement intéressante rien que pour l'incongruité de cette force douce à l'impression. Le Cosmos ? Hum selon les résultats, il pouvait bien faire de même avec sa puissance brute, mais le soucis était les répercussion, et il savait très bien qu'un être humain, même le plus fort possible, ne pouvait jamais atteindre toute la puissance qu'il pouvait lui même engager dans un de ses coups. Était-ce une sorte de don qui permettait de débloquer les limitations humains naturelles ? C'est ce qui semblait le plus logique, et il comprit le pouvoir comme telle.

« Des questions ?
 -  Hum je penses avoir compris le tout, Marine. Eh bien pour tout avouer je pense avoir compris un peu la question de ce Cosmos, mais du coup j'aurais d'autres questions plus détaillées. Vous faites ou faisiez partie de cette organisation c'est ça ? En tant que guerrière je suppose vu vos capacités. Quelle constellation serviez vous, et par la même qu'elle était votre "rang" d'armure ? Car je suppose qu'il s'agit d'une manière de définir les forces de chacun non ? »

Souriant doucement à la femme, ils continuèrent d'avancer pendant que tout deux échangeait, étant désormais clairement sortit du quartier de la Toussaint, et avançant encore distraitement, sans pour encore se diriger vers l’hôtel, étant donné que l'homme était celui qui dirigeait la marche pour l'instant, et qu'il ne connaissait pas encore assez bien les différents immeubles à logements hebdomadaires pour pouvoir se déplacer en direction de celui de la femme avec les quelques rares informations dont elle avait parlée. Distrait dans le fond, il ne faisait vraiment pas grand attention sur le chemin qu'ils empruntaient, se dirigeant  sans s'en rendre compte vers le lieu où lui-même se reposait, surement par instinct, focalisé qu'il était dans le fond sur les paroles de sa camarade de voyage, et sur les étranges révélations qu'elle lui offrit ainsi. Au plus profond de lui l'homme développait ce sentiment d'orgueil un peu mal placé qui était venu avec le temps, cette sensation qu'il était puissant, extrêmement puissant, et qu'ainsi l'une de ses grandes questions du moment était aussi celle de savoir à quel point pouvait l'être les membres de cette organisation, avec l'hypothèse surprenante qu'ils puissent, peut-être, être plus puissant que lui. Mais ce n'était pas le plus important, et il n'allait pas montrer une face aussi sombre de sa personne, si bien qu'il ne fit qu'écouter les détails de la demoiselle avec plaisir, buvant littéralement ses paroles. Peut-être avait il une autre question par contre, mais ça il attendait déjà qu'elle ait finit pour lui en parler, laissant la femme faire son claire exposée avec liberté avant de finalement acquiescer d'un lent hochement de tête. Puis, avant qu'elle ne lui rende la pareille avec une question retour, il croisa les bras et s'exprima avec une voix grave teinté de son intérêts pour elle.

« Et... je voulais aussi vous demander, mais je suppose qu'il doit y avoir un certain nombre de chevalier dans les différents pays. Je ne m'y connais pas trop en géographie terrienne mais, comment cela se fait-il que je n'ai pas eut l'honneur de déjà rencontré un chevalier lors de mes voyages pour calmer les différents salauds de cette ville ? Vous agissez pour une certaine justice non ? Enfin si ma question est trop insidieuse, vous pouvez ne pas me répondre vous savez ? »
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Marine
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« Répondre #8 le: Octobre 04, 2015, 04:06:34 »

Marine n'était pas prompt à se livrer habituellement aux étrangers comme aux autres. Elle était secrète de nature. Vivant dans un monde essentiellement masculin, elle avait appris à se taire et à effacer sa nature pour entrer dans le droit chemin et agir comme n'importe quelle femme chevalier devait le faire. Certaines femmes étaient plus extraverties comme Shaina mais ce n'était pas le cas de la rouquine. Elle s'était tue durant des années, préférant le silence aux cris, jusqu'à ce que ses limites soient dépassées avec la mort de son frère. Bien que l'homme qui l'accompagnait soit un parfait inconnu, elle avait l'impression d'être plus proche de lui que de n'importe qui dans son existence. La vie était très étrange pour ce genre de choses, très ironique aussi parfois.

Avançant avec son compagnon de la nuit, elle ne fut pas qu'un peu surprise quand il lui avoua sa nature vampirique. Elle tombait de haut mais ne chercha pas à s'enfuir. Elle ne sentait pas de danger à ses côtés. S'il avait voulu l'attaquer, il l'aurait fait depuis longtemps. Aucune raison donc de le rejeter, loin de là. Il avait eu l'honnêteté et le courage de lui parler ouvertement. Elle avait jugé normal d'en faire autant sans compter qu'elle en avait envie aussi. Elle avait confiance en lui même si elle n'aurait su dire pourquoi. Essayant de faire un brin d'humour, elle tenta de lui expliquer dans les grands lignes ce qu'elle était et ce qu'était son « travail ». Pas simple mais elle estima avoir fait un plutôt bon travail. Elle continuait de le suivre dans les rues. Quittant le mauvais quartier de la ville, elle suivait sa direction sans se poser de question. Ce n'était pas comme si quelqu'un l'attendait, hélas.

Les questions qu'il posa ne la surprirent pas vraiment. Elle fut par contre étonnée qu'il ait compris la notion de cosmos. C'était quelque chose de très compliqué et il avait fallu du temps à Seiya pour maîtriser la notion. Darthestar semblait, lui, parfaitement l'appréhender. Surprenant, mais cela était peut-être du à sa nature et ses capacités. Il semblait avoir beaucoup voyagé et beaucoup appris. Cela aidait certainement dans la compréhension de certaines choses.


« Oui, je faisais partie de cette organisation. Techniquement, je pense que j'en fait toujours parti mais je ne compte pas vraiment y retourner. »

Elle haussa les épaules mais son regard s'obscurcit par la douleur qu'elle ressentait. Le Sanctuaire avait été toute sa vie. Il était difficile de passer le cas, mais cela la ramenait toujours à la perte de son petit frère tué par son ancien disciple. Il était difficile de vivre là-bas avec ces images constamment dans la tête. Elle finit par se reprendre et esquisser un léger sourire.

« J'étais le chevalier d'argent de l'aigle. C'était ma constellation. Elle le sera toujours ou au moins jusqu'à ce qu'un nouveau chevalier de l'aigle voit le jour. Oui, généralement la catégorie d'armure définit la puissance de son porteur. »

Ça c'était la règle générale, il y avait toujours des exceptions. Elle en connaissait quelques unes. Elle même était une exception même si personne ne s'en était vraiment rendu compte. Elle n'avait pas non plus fait état de ses vraies capacités.

« Après il y a des exceptions. Certains chevaliers de bronze ont atteint des niveaux supérieurs à des chevaliers d'or. Un chevalier d'or a acquis des capacités divines. Il est parvenu à transcender la mort. A mourir et revenir à la vie. Seuls les dieux en sont capables théoriquement – elle le regarda – et les vampires j'imagine. Donc, on peut très bien encore progresser quelque soit la caste à laquelle on appartient. Il suffit de le vouloir, d'avoir du courage, de la force et de la discipline. »

Elle ne s'étala pas sur elle-même. Elle n'aimait pas ça. Elle ne s'était jamais mise en avant auparavant. Elle ne comptait pas le faire davantage maintenant. Les questions reprirent, faisant sourire la jeune femme. Elle aimait particulièrement cet échange, n'éprouvant pas le besoin de se forcer pour parler. Cela venait tout seul.

« Eh bien, il existe déjà très peu de chevaliers à travers le monde. Au maximum, nous sommes 88, mais les guerres ont bien diminué nos rangs. Nous ne sommes plus qu'un tiers environ. D'autres chevaliers sont en cours de formation mais l'ordre ne sera pas au complet avant plusieurs années. D'autre part, ils se trouvent pour la majorité au Sanctuaire, en Grèce. Un endroit quasiment inaccessible pour les profanes. Dans le reste du monde, ils vivent dans des camps très retirés, là où peu voir pas d'humains se risquent. Quand ils sont dans les villes, ils vivent comme n'importe qui. Nous n'avons pas pour vocation de combattre les criminels. Si l'occasion se présente, on le fera mais le fait qu'on se trouve dans des endroits très isolés n'aide pas. On se concentre sur les combats à venir et les nouveaux chevaliers à former. On vit beaucoup à l'écart du monde au lieu d'en faire partie. J'imagine que c'est pour éviter de se créer trop d'attaches et ne pas risquer de mettre des personnes auxquelles on tiendrait dans une mauvaise posture et risquer de leur attirer des ennuis. Et non, votre question n'est pas insidieuse, elle est normale. »

La rouquine lui souriait avec une certaine affection dans la voix. Ce n'était clairement pas dans ses habitudes d'agir ainsi mais ce n'était pas désagréable pour autant. Elle appréciait de se retrouver avec cet homme.

« Vous... Vous avez quelqu'un dans votre vie ? »

Elle rougit légèrement en posant la question. Ce n'était peut-être pas la question à poser. Pourquoi avait-elle demandé ça ? Elle espérait peut-être qu'il n'était pas aussi seul qu'elle. La solitude c'était tout sauf bien. Elle essaya de trouver rapidement autre chose à lui demander.

« Ne répondez pas si vous n'en avez pas envie. J'ai été indiscrète. Excusez-moi. Sinon de façon plus pratique, vous mangez tous les soirs ? Enfin, ce serait plutôt boire je pense. Vous avez besoin de beaucoup de sang pour vivre ? Ça fait quoi la morsure ? Pardonnez ma curiosité. Ce n'est pas méchant mais je n'aurai jamais pensé tomber sur un vrai vampire un jour alors j'en profite pour poser plein de questions qu'on vous a sûrement posé des milliers de fois. »

Elle se sentait un peu idiote de demander des trucs pareils mais au moins, ça lui permettait de faire oublier sa première question qu'elle jugeait comme inappropriée dans leur conversation.
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Darthestar est un être d'un bon mètre 95, et il s'agit surement de l'exemple typique de l'homme torturé par sa nature.

Devenu vampire par le biais d'une bien compliquée histoire, il essayes tant bien que mal de dominer son instincts, mais son combat avec lui même le rend parfois instable et maladroit.

Homme contemplatif, il est avant tout un voyageur et n'use de sa puissance que dans les cas les plus extrêmes, y préférant une certaine forme de sagesse.
« Répondre #9 le: Octobre 06, 2015, 01:36:13 »

« Oui, je faisais partie de cette organisation. Techniquement, je pense que j'en fait toujours parti mais je ne compte pas vraiment y retourner. J'étais le chevalier d'argent de l'aigle. C'était ma constellation. Elle le sera toujours ou au moins jusqu'à ce qu'un nouveau chevalier de l'aigle voit le jour. Oui, généralement la catégorie d'armure définit la puissance de son porteur. »

Bon déjà tout cela confirmait à peu près ce qu'il avait pré-supposé, et ensuite lui permettait de comprendre un peu la puissance de la demoiselle avec laquelle il se baladait si tranquillement ce soir. Honnêtement, sans douter des capacités de son alliée, qu'elle avait déjà prouvée comme étant excellente, il pensait avoir les capacités pour la vaincre sans trop de dommages. Ses coups étaient rapides, mais il avait largement de quoi égaler cette vitesse, quand aux capacités destructrices du Cosmos, il se rappelait encore de la magie monstrueuse et impie de Malrünn qui lui avait une fois arrachée une bonne partie de ses entrailles sans qu'il ne meurt, si bien qu'il pensait pouvoir tenir un assaut comme celui de Marine. Il devait donc avoir la puissance d'un chevalier de niveau argent, sa curiosité alla donc vers le niveau des chevaliers d'ors : à quel point étaient-ils supérieurs aux argents, et ainsi, à quel point pouvaient-ils lui être supérieur, lui le vampire possédé par l'esprit du Néant ? Enfin, se rendant compte qu'il retombait dans son mauvais penchant de guerrier orgueilleux, il prit vite le partie de se reprendre, envoyant au loin les idées qu'il avait en tête pour finalement quitter complètement cette sorte de compétitivité qui était en train d'envenimer ses pensées pour finalement se focaliser enfin pleinement sur Marine à nouveau. La constellation de l'Aigle ? Il ne la connaissait pas honnêtement, mais pour autant il savait très bien qu'il n'était pas un érudit, si bien qu'il accepta pleinement l'existence de cette inconnue dans le ciel, et qu'il préféra réfléchir plutôt sur cette relation de : un seul chevalier d'une constellation à la fois. Pourquoi ? Il ne voyait pas en quoi ils pouvaient se permettre de ne livrer qu'une seule constellation à quelqu'un et de lui en réserver l'unique priorité, alors même qu'ils semblaient selon les dires de la femme, en manque d'unité guerrière.

« Après il y a des exceptions. Certains chevaliers de bronze ont atteint des niveaux supérieurs à des chevaliers d'or. Un chevalier d'or a acquis des capacités divines. Il est parvenu à transcender la mort. A mourir et revenir à la vie. Seuls les dieux en sont capables théoriquement – elle le regarda – et les vampires j'imagine. Donc, on peut très bien encore progresser quelque soit la caste à laquelle on appartient. Il suffit de le vouloir, d'avoir du courage, de la force et de la discipline.
 -  Ce ... n'est pas si simple que ça, disons plutôt que nous sommes très durs à tuer, mais nous ne sommes pas capable pour autant de revenir à la vie. »

Ce n'était pas contre elle, mais ce raccourci d'idée le gênait un peu honnêtement, notamment parce qu'il savait très bien que malgré toute sa puissance, tout ses dons accumulés, il restait un être sensible à la mort, il n'était pas invincible, et en ce sens quand la mort frapperait, il ne pourra surement pas l'éviter. La différence entre humain et vampire se tenait surtout à une chose très particulière, la régénération constante que possédait les deuxièmes, et qui faisait qu'un coup fatal pour un humain se résorbait à une vitesse folle chez un vampire, lui permettant bien vite de ne pas mourir, et de continuer à s'acharner sur ses adversaires sans la moindre dignité, la douleur restant quand même perceptible, et une douleur proche de la mort n'étant clairement pas agréable à connaître. Enfin, elle avait par contre répondue sans le savoir à une de ses questions interne, à savoir la puissance des chevaliers d'or, et la découverte d'un être qui avait même réussi à atteindre un niveau divin fit que le vampiroïde sentit presque une pointe de jalousie en son être, lui qui était si avide de pouvoir dans le simple et unique but de pouvoir enfin protéger et vivre en étant sure que rien au monde ne seras connaître la peine sous son empire de sainte puissance. C'était très orgueilleux, et surement une des raisons pour laquelle il était encore bien loin d'atteindre le rang divin, mais en tout cas une chose était claire : Sur Terre, il existait à l'heure actuelle des personnes bien plus puissante que lui, tout improbable que cela puisse paraître. Enfin, faisant fi de son apparté, la femme qui l'accompagnait sembla reprendre son discours pour finir de répondre aux questions qu'il avait posé plus tôt, et cherchant à ne pas paraître troublé, l'homme continua d'écouter avec intérêt ce qu'elle avait à dire, sans un mot de plus, juste attentif.

« Eh bien, il existe déjà très peu de chevaliers à travers le monde. Au maximum, nous sommes 88, mais les guerres ont bien diminué nos rangs. Nous ne sommes plus qu'un tiers environ. D'autres chevaliers sont en cours de formation mais l'ordre ne sera pas au complet avant plusieurs années. D'autre part, ils se trouvent pour la majorité au Sanctuaire, en Grèce. Un endroit quasiment inaccessible pour les profanes. Dans le reste du monde, ils vivent dans des camps très retirés, là où peu voir pas d'humains se risquent. Quand ils sont dans les villes, ils vivent comme n'importe qui. Nous n'avons pas pour vocation de combattre les criminels. Si l'occasion se présente, on le fera mais le fait qu'on se trouve dans des endroits très isolés n'aide pas. On se concentre sur les combats à venir et les nouveaux chevaliers à former. On vit beaucoup à l'écart du monde au lieu d'en faire partie. J'imagine que c'est pour éviter de se créer trop d'attaches et ne pas risquer de mettre des personnes auxquelles on tiendrait dans une mauvaise posture et risquer de leur attirer des ennuis. Et non, votre question n'est pas insidieuse, elle est normale.
 -  Vous me rassurez, et je vois pour l'état de votre organisation. Je suppose que ça n'as pas été une mince affaire de combattre durant cette guerre dont vous faites référence, ayant moi-même eut le droit à ce genre de circonstances. »

Faisant écho au passé de la femme, Darthestar venait de retrouver avec une mince, très mince envie de s'en rappeler, les combats qui avaient fait rage à l'époque où il avait choisit de défendre le pays de Sylvandell face aux pouvoirs du nécromancien, sur Terra. Très honnêtement ce n'était pas de bons souvenirs, voir ses alliés de providences mourir quand lui hachait les rangs ennemis d'un simple mouvement du bras avait été la claire découverte qu'il n'était clairement plus un être humain, et si il y avait encore en ce vampire une once d'humanité, elle ne servait qu'à soutenir ses sentiments, notamment de plus en plus souvent sa culpabilité, ou ses doutes. Il n'appréciait pas, ou plus sa vie de vampire, bloqué entre un pouvoir trop puissant pour le monde humain, et un pouvoir trop faible pour pouvoir non plus protéger ceux qui ne pouvaient suivre son gain de puissance. Enfin, il laissa un petit soupir échapper, et fut brusquement rappelé à l'ordre quand il sentit sur lui le regard interrogateur de la belle rousse, et tournant la tête vers elle, il chercha dans ses yeux ce qu'elle pouvait bien avoir comme question qui lui trottait en tête. D'ailleurs, c'est à ce moment qu'il remarqua aussi, car redescendu de son écoute attentive et de ses pensées vagabondes, qu'ils étaient en train de suivre un bien mauvais chemin, celui de se poussiéreux repère sur Terre, si bien qu'il fit le choix rapide de continuer à la mener en ligne droite, oubliant les vieux quartiers en ruines pour se diriger plutôt vers les zones portuaires, bien plus agréable et douce pour se balader plutôt que les cités vides où il se logeait sans payer.

« Vous... Vous avez quelqu'un dans votre vie ? »

Il rougit, elle rougit, et tout deux semblent hésiter en même temps sur la compréhension de cette phrase qui, par son incongruité, semblait, même encore après son expression, flotter dans les airs et résonner comme la plus étrange des choses qui pouvait être prononcé à cet instant. Le vampire doutait encore de bien avoir compris ce qu'elle venait de prononcer, se demandant même comment son esprit détraqué avait put, d'une quelconque manière, transformer l'une des phrases de la jeune femme en une question qui pouvait paraître comme tout, sauf désintéressée, le genre de question que l'on pose à un coup de coeur qui semble être doté du charme certain qui vous ferais défaillir. Le seul souci pour le coup, c'est que comme pour lui confirmer que non, il avait très bien entendu ce qu'elle venait de dire, elle s'empressa de parler d'autre chose, de passer à des questions beaucoup moins franche, beaucoup moins privée de manière à effacer face au flot de paroles les quelques malheureux termes qu'elle avait put se permettre d'exposer. Le vampire l'écouta tranquillement, calmant sa surprise, et se promit du coup de ressortir la réponse à sa première question quand il en aura finit avec les autres, de manière à la taquiner un peu, car si il était déjà bien joueur de nature, il ne fallait pas oublier non plus que la gêne qu'exprimait la jeune femme à l'heure actuelle était surement l'un des plus beau cadeau à faire au vampiroïde, qui appréciait avec un malin plaisir de jouer de ce genre de sentiment pour faire sortir les gens de leurs cocons de sécurité permanent.

« Ne répondez pas si vous n'en avez pas envie. J'ai été indiscrète. Excusez-moi. Sinon de façon plus pratique, vous mangez tous les soirs ? Enfin, ce serait plutôt boire je pense. Vous avez besoin de beaucoup de sang pour vivre ? Ça fait quoi la morsure ? Pardonnez ma curiosité. Ce n'est pas méchant mais je n'aurai jamais pensé tomber sur un vrai vampire un jour alors j'en profite pour poser plein de questions qu'on vous a sûrement posé des milliers de fois.
 -  Ne vous en faites donc pas, il n'y a rien de grave à cela, et en plus je ne peux pas dire que j'ai souvent l'occasion de discuter avec quelqu'un d'aussi agréable que vous Marine. Hum eh bien, en effet je ne me contente que de l'alimentation primaire du sang, je ne peux de toutes manières pas manger ou boire autre chose depuis que j'ai dépasser le troisième stade de ma métamorphose, si bien que seule la consommation d'ichor me permet de rester en vie. Toutefois je n'ai pas vraiment besoin d'une consommation outrancière, il m'arrive généralement de boire une fois toutes les semaines, de manière à ne pas perdre de force. »

Se tournant vers elle, il lui montre alors ses crocs du bout du de son doigt gantés

« Quand à ceci, la morsure dépend des gens mais possède un effet commun chez toutes les personnes que j'ai mordu : Un plaisir intense, puissant, qui fais perdre le contrôle de son corps, affaiblissant les jambes, et dans les cas les plus forts, provoque la jouissance. Si j'ai bien compris, c'est rare que la morsure fasse tant de bien, mais dans mon cas c'est ainsi, d'autres vampires en mordant ne provoquent que douleur. »

Puis, amusé par ce qu'il allait faire, il tourna son regard vers le sien, cherchant à le croiser et lui offrit un délicat sourire, bien propre à lui, manière de signer qu'il était près à envoyer une belle taquineries, et qu'elle n'allait surement pas la voir venir étant donné qu'elle ne connaissait pas du tout les mimiques de l'homme.

« Enfin, vis-à-vis de votre question, je suis extrêmement attaché à quelqu'un, mais pour autant je pense que rien ne seras possible sur cette histoire. Elle est déjà mariée, et nous ne sommes pas du même statut. Entre nous deux rien ne peut réellement se relier, c'est surement un doux rêve, auquel je crois, mais qui n'arrivera surement jamais. Mais passons au plus intéressant, pourquoi donc cette question Marine ? Quelles pensées vous ont menée à me faire une telle demande ? »
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Marine
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« Répondre #10 le: Octobre 07, 2015, 05:07:23 »

La rouquine appréciait cette nuit. C'était inhabituel. D'habitude, elle peinait à trouver le sommeil, tout comme cette nuit, mais ses balades nocturnes ne l'aidaient. Lorsqu'elle rentrait, elle se sentait toujours aussi seule et elle avait froid en plus. Au mieux, elle était assez fatiguée pour dormir quelques heures avant qu'un autre cauchemar ne vienne la chercher. Alors, cette nuit elle l'appréciait bien au-delà de ce que les mots pouvaient dire. Bien sûr, elle se doutait que cela ne durerait que quelques heures et qu'ensuite elle retournerait à sa solitude mais quelques heures c'était mieux que rien. Elle ne songeait pas à l'avenir mais juste au présent et à celui qui l'accompagnait.

Elle avait évoqué le Sanctuaire, l'ordre de la chevalerie et les pouvoirs de ses confrères. Elle ne doutait que certains d'entre eux lui auraient déjà tapé sur les doigts de façon plus ou moins gentille. Elle avait aussi parlé de sa propre constellation, l'aigle. La belle avait aussi parlé de Shaka et de la capacité qu'il avait acquise à pouvoir renaître, le huitième sens. Elle pensait les vampires immortels mais cela ne semblait pas totalement le cas. Elle écouta attentivement ses propos.


« Généralement, tout le monde reste mort, une fois mort. Mais comme pour toute règle, il y a forcément quelques exceptions. Je n'étais pas certaine de ce qu'il en était des vampires. »

Elle ne s'était jamais penchée sur la physiologie et la durée de vie des créatures de la nuit. La jeune femme ne pensait pas qu'il puisse exister. Pour elle, il n'était que des histoires, des légendes qui remontaient à la seconde moitié du XIXe siècle mais pas des réalités tangibles. Elle ne manqua pas de lui donner des précisions concernant sa méconnaissance de la caste à laquelle elle appartenait. Les rangs de la chevalerie avaient été élagué dans les grandes largeurs.

« Les guerres ne sont jamais faciles. Certaines sont plus dures que d'autres. »

Elle évita d'aller plus loin dans l'explication. La mort de Tôma était encore très fraîche dans son esprit. Elle n'avait pas réussi à faire son deuil. Marine n'était pas certaine d'y arriver un jour. Plus les jours passaient, plus elle se disait que la douleur devrait être moins grande, mais il n'en était rien. Elle avait l'impression que la douleur ne faisait que s'amplifier. C'était une torture qui ne semblait pas vouloir prendre fin. Elle était partie du Sanctuaire, ne supportant plus de voir son ancien disciple et les « amis » qui ne semblaient pas se préoccuper d'elle, mais cette nouvelle vie ne lui permettait pas pour autant de repartir de zéro. Elle souffrait, quoiqu'elle fasse. En songeant à sa solitude, elle songeait également à celle de son compagnon de la nuit. Ça devait être encore pire pour lui. D'où sa question qui pouvait sembler déplacée, mais qui ne l'était pas si on suivait la logique de la rouquine. Elle changea cependant de questions pour éviter de gêner son interlocuteur et de se gêner elle-même.

Elle préféra en apprendre plus sur la façon de Darthestar de vivre. Marine avait envie d'en apprendre plus même si elle craignait que les questions qu'elle posait risquaient d'avoir été posées des dizaines de fois. Elle rougit quand il la complimenta, lui disant qu'elle était agréable. C'était rares les compliments pour elle. A y réfléchir, elle n'était pas certaine d'en avoir déjà eu ou elle n'en avait certainement jamais eu qui concernaient sa personnalité. Elle écouta et sourit amicalement quand il montra ses crocs. Hormis le côté atypique, c'était assez joli au final. Cependant, elle rougit en sachant ce que pouvait provoquer la morsure. Marine n'était pas coutumière de discussions qui concernaient le sexe, d'une façon ou d'une autre. Elle se sentait très mal à l'aise et préféra observer le trottoir que de regarder le vampire. Elle était bien trop gênée pour ça. Le pire étant lorsqu'il revint sur sa première question, lui indiquant qu'il vivait une histoire impossible. Il ne manqua pas de lui demander le pourquoi d'une telle question.


« Je suis navrée pour votre amie. N'y voyez rien de mal de ma part concernant ma question. Je sais juste que la solitude, c'est quelque chose de très dure. Dans mon cas, ça prendra certainement quand je disparaîtrais. Dans votre cas... le temps est certainement bien plus long qu'une vie humaine et si on est seul, ça doit être particulièrement difficile. J'espérai que vous ayez quelqu'un pour partager votre éternité. »

Elle ne cherchait pas à s'installer dans la vie du vampire mais Marine avait toujours eu une profonde empathie pour les autres. Le vampire ne faisait pas exception. Elle espérait juste qu'il n'était pas aussi seule qu'elle.

« Mais vous avez peut-être des amis proches, des relations, des personnes à qui vous tenez sans forcément parler d'une compagne même si je suis désolée que votre histoire ne se concrétise pas. C'est bien quand même d'aimer quelqu'un, j'imagine, même si ça ne doit pas être très heureux dans cette situation – elle prit une profonde inspiration – Excusez-moi, je suis certainement très maladroite dans ma façon de dire les choses. Désolée. »

Elle se sentait particulièrement maladroite. Les relations avec les gens ce n'était pas son point fort. C'était paradoxal vu son empathie. Pourtant cette dernière ne lui permettait pas de se lier avec les gens. Elle avait fini par rester coincé dans sa coquille et ne plus savoir comment en sortir. Cela ne semblait pas vouloir s'arranger ce soir là.
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Devenu vampire par le biais d'une bien compliquée histoire, il essayes tant bien que mal de dominer son instincts, mais son combat avec lui même le rend parfois instable et maladroit.

Homme contemplatif, il est avant tout un voyageur et n'use de sa puissance que dans les cas les plus extrêmes, y préférant une certaine forme de sagesse.
« Répondre #11 le: Octobre 09, 2015, 03:21:51 »

« Je suis navrée pour votre amie. N'y voyez rien de mal de ma part concernant ma question. Je sais juste que la solitude, c'est quelque chose de très dure. Dans mon cas, ça prendra certainement quand je disparaîtrais. Dans votre cas... le temps est certainement bien plus long qu'une vie humaine et si on est seul, ça doit être particulièrement difficile. J'espérai que vous ayez quelqu'un pour partager votre éternité.
 -  Je ne souhaites cette éternité à personne. Comprenez, plus l'on vit, plus l'on hait ce que l'on subit.
»

La vie de seigneur de la nuit n'était pas du genre à être pleine de joie et de bonheur, bien au contraire. En ce sens, Darthestar possédait une chance notoire, celle d'avoir put dominer en partie son instinct de prédateur, d'avoir put maîtrisé ce qui, en temps normal, rend les vampires fous de désirs et de volonté de possession, les amenant à chasser sans discontinuer, à prendre le sang d'autrui pour le simple amusement de jouer avec une proie, ou encore de pratiquer le meurtre et l'extorsion pour la simple raison d'une puissance supérieur à celle des humains lambda. Pour beaucoup de vampires en tout cas, il ne s'agit non moins que de la vie qui les attends, ce qui n'était pas le cas de Darthestar, homme bon qui prit de remord avait sut se séparer de cette nature abject pour devenir l'homme qu'il était désormais, plein de son calme et de son contrôle de soi, même si obligatoirement il en avait récolté quelque chose de particulièrement désagréable à connaître : le remord. L'homme s'en voulait pour les crimes qu'il avait commis, il s'en voulait aussi pour tout ce qu'il avait put faire qui avait une connotation péjorative, allant du plus simple mensonge à l'extermination pure et simple de nombreux ennemis, parfois certains qui n'avaient même aucune implication avec son caractère vengeur, ayant juste été là au mauvais moment, et ayant tenté par quelques atteintes de courages de protéger un camarade important, ou un "allié" désoeuvré. C'est vrai que comme le disait Marine, connaître une douce compagnie à ses cotés serait surement une valeur sure pour ajouter un peu de baume au coeur pour le vampiroïde et son manque de discernement par instant... Mais pour autant  il ne pouvait se permettre de faire connaitre une telle destinée à une personne qu'il apprécierait, il n'en connaissait que trop bien les parties sombres et destructrices.

« Mais vous avez peut-être des amis proches, des relations, des personnes à qui vous tenez sans forcément parler d'une compagne même si je suis désolée que votre histoire ne se concrétise pas. C'est bien quand même d'aimer quelqu'un, j'imagine, même si ça ne doit pas être très heureux dans cette situation. Excusez-moi, je suis certainement très maladroite dans ma façon de dire les choses. Désolée.
 -  Ne soyez donc pas désolée Marine, croyez moi vous n'êtes pas si maladroite que vous semblez vous en convaincre... Et je vois mal comment je pourrais me fâcher devant une personne aux joues aussi rosies, êtes vous si "gênées" par ma présence ?
»

Taquin le vampire, ou en tout cas assez observateur pour tenter une petite plaisanteries, de manière notamment à détendre un peu l'atmosphère autour de Marine, qui semblait se trouver des torts et des maux pour pas grand-chose, alors que le seul but de leur marche constituait clairement en une détente des plus agréables. D'ailleurs pour le coup, elle avait fait la découverte de l'acuité visuelle du vampire, qui, en pleine nuit, avait remarquablement bien remarqué les deux tâches rougeoyante qui s'étaient installées sur ses joues, prouvant d'une quelconque manière que la jeune femme avait été touchée sentimentalement. Après il fallait être honnête, le vampire n'était clairement pas un bon psychologue, si bien que même si il avait détectée ce qu'il avait conçu comme de la gêne, il n'avait pour autant pas pris le temps de réfléchir à la cause de ce rougeoiement, encore plus qu'il n'avait proprement pas la moindre idée de ce qui avait put, d'une manière ou d'une autre, faire réagir une si fière guerrière telle que Marine. Alors imaginez en plus la difficulté de deviner de quels sentiments provient celui-ci ... Non c'était bien trop pour le voyageur solitaire qu'était le vampiroïde, et en cela il fit bien exprès de ne pas paraître trop insidieux dans ses questions, préférant la laisser se livrer d'elle-même si elle le souhaite plutôt que de chercher, de manière bien impolie, à lui tirer les informations par un péché de curiosité. En tout cas il ne tarda pas non plus à répondre aux propos de la jeune femme malgré tout, ne voulant pas la laisser dans l'inconnue, et c'est donc avec un léger raclement de gorge qu'il reprit ses propos, ce coup-ci beaucoup moins taquin, et qu'il prit même la peine de parler un peu de ses origines propres, toujours en restant évasif sur la situation géographique de celle-ci, ne voulant pas dénoncer l'existence de Terra :

« Vis-à-vis des personnes qui me sont à proximités, je ne connais pas grand monde. Je suis un clochard point plus. A une vieille époque, quand j'habitais encore chez moi, je m'occupais d'une jeune fille, une soeur de coeur, qui fait désormais son propre chemin. Des amis, j'en ai eut très peu, des connaissances aussi. Plus j'y penses, et plus je me dis que la, ou plutôt les personnes que j'ai le mieux connu, ont toujours été mes ennemies. Le souci d'être un guerrier. »

Bon il en disait peut-être un peu trop, car même si le monde de la Terre était parcouru par les conflits, ils étaient depuis longtemps loin de posséder des guerrier, le terme générique étant plutôt soldat, mais ça, il n'y faisait pas grandement attention, de toute façon les guerres terriennes étant tellement meurtrières et amorales que l'homme ne voulait même pas s'en approcher, considérant que les torts étaient souvent dans les deux camps. Enfin, peut-être que cela allait encore une fois mettre la puce à l'oreille de Marine, mais pour autant il ne pouvait pas vraiment faire grand chose d'autres pour discuter que d'être parfaitement honnête, quelle qu'en soit les informations qu'il divulguait malgré lui, et comme si il voulait passer à autre chose, il se mit à ralentir le pas volontairement, avant de se retourner vers Marine, marchant à reculons tout en l'observant de bas en haut. Si elle faisait la fière combattante un peu plus tôt, quelque chose d'autre était apparu sur le visage de cette jeune femme à la forte volonté, mais au caractère beaucoup moins tranché, pas malléable pour autant, mais clairement pas forgé dans le fer le plus solide. Dans le fond, quand il y réfléchit, il trouverait presque que la demoiselle tiens de ces jeunes femmes qui ne savent reconnaître leurs charmes et leurs atours, si bien qu'elles finissent par développer ce triste mais clair sentiment d'infériorité sociale, les obligeant à présenter toujours leurs excuses, et de ne pas savoir comment réagir face à une personne qui les intrigue, voir les attire. Non pas qu'il cherche pour autant à représenter cela à ses yeux, mais il pouvait toutefois apprécié le fait qu'elle soit à l'aise avec lui, et là elle semblait rentrer progressivement dans sa coquille, finissant même par ne pas oser le regarder dans les yeux, allant toujours un peu plus bas. Sauf que c'était bien moins plaisant pour le vampire :

« Mais surtout ne vous inquiétez pas par rapport à vos questions, n'est-ce pas moi qui vous ai proposé cette marche et cette discussion ? Soyez sans crainte voyons, je ne perdrais pas de temps ni à vous répondre, ni à vous houspiller, pour la simple et claire raison que je n'ai rien à cacher, et que je me satisfait de ma vie de vagabond. Alors ne soyez pas troublée, ni gênée. Souriez voyons, vous êtes des plus charmante quand vous quittez votre air sévère pour l'un de ces sourires pleins de franchises. »

Il ne se rendait pas compte que ce genre de comportement qu'il avait parfois pouvait s'apparenter à une sorte de séduction, il était juste tout simplement honnête avec ce qu'il pensait et contemplait, cherchant par là à toujours faire de son mieux pour que tout se passe pour le mieux, même si cela implique de devoir parfois avoir quelques mots malheureux qui au final se révèlent salutaire. Il avait conscience que ces propos pouvaient, avec un peu de malchance, tant troublé la jeune femme qu'elle avait toute les chances de se refermer sur elle même, de se voiler à la vue de l'homme, voir même de vouloir cesser la conversation parce qu'il se rapprochait un peu trop intimement du point de vue social, mais si il ne le faisait pas, elle allait de toute manière s'enfoncer dans sa carapace et finir par ne plus échanger, ce qui serait bien dommage quand tout deux avaient tant de chance d'avoir rencontré en ce soir une personne si proche en terme de style de vie. Marchant à reculons d'ailleurs, toujours l'observant, il ne fit pas bien attention à ce qu'il se passait autour de lui, évitant de manière bien agile les poteaux et autres arrêt de bus, mais finissant malgré tout par ne pas être assez vigilant, commençant à traverser une rue par les passages piétons sans faire gaffe à l'arrivée potentielle d'une voiture et d'un chauffeur un peu saoûl. Quand la lumière des phares l'éclaira, il tourna la tête avec une certaine surprise, quittant enfin du regard la belle dame avec laquelle il se baladait, pour finalement voir l'automobile lui arriver dessus à toute vitesse. Zut pour une fois qu'il n'était pas sur ses gardes, fallait que ce soit devant la belle rousse, et qui plus est il ne pouvait même pas chercher à arrêter la voiture au risque de blesser gravement le conducteur à cause de l'impact... Si bien qu'il eut un petit rictus narquois et soupira de dépit.

« Et mince... »

La voiture arrive au contact...
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« Répondre #12 le: Octobre 12, 2015, 09:58:45 »

Marine ne pouvait qu'être d'accord avec les propos du vampire. Ce dernier voyait l'éternité comme une malédiction. Elle en avait peu ou prou la même vision. Elle n'aimerait certainement pas vivre aussi longtemps. Certains voyaient l'éternité comme le Saint Graal. Ils ne se rendaient pas compte des répercussions négatives fort nombreuses d'une pareille condition. Voir ceux à qui on tenait disparaître, ses enfants, petits-enfants, amis, amours alors qu'on restait prisonnier de son propre corps, de sa jeunesse. Cela n'avait rien d'idyllique. La jeune femme n'avait jamais compris comment on pouvait rechercher une telle existence. La seule raison qui pourrait pousser quelqu'un à vouloir l'immortalité serait son absence de lien avec qui que ce soit. Cependant, là encore, Marine ne voyait pas d'intérêts à vivre son existence dans la solitude totale. Elle n'appréciait guère la sienne bien qu'elle ne sache pas la transcender. Trop timide, trop réservée, trop atypique, ne comprenant pas forcément le monde qui l'entourait, elle avait bien du mal à communiquer avec les gens dont la première préoccupation était de connaître le temps qu'il ferait le lendemain et quels vêtements ils allaient mettre. C'était bien trop en décalage par rapport au reste de son existence.

« Vous dire que je comprends serait très prétentieux de ma part. Ce que je peux imaginer doit être très loin de la réalité. Alors plutôt de vous dire que je comprends, je préfère dire que je compatis. »

Elle se sentait toujours aussi maladroite dans ses propos mais c'était la première fois depuis très longtemps qu'elle s'intéressait et s'investissait dans une discussion. Même avant de quitter le Sanctuaire, elle échangeait très peu avec les autres chevaliers. Pourtant, Darthestar ne semblait pas gêné de sa maladresse. C'était une chance. Il releva le rose aux joues de la rouquine qui se mit à rougir d'autant plus fort, mal à l'aise. Son attitude alla vers la défensive. Elle avait tendance à se refermer sur elle-même quand elle se sentait trop exposée. Sa façon de se tenir s'en ressentait car elle avait tendance à rentrer sa tête dans ses épaules et se voûter, voulant passer pour plus petite qu'elle ne l'était. C'était presque instinctif chez elle. C'était comme une envie de disparaître et qu'on ne fasse plus attention à elle.

« Non, votre présence ne me gêne pas. Je n'ai pas l'habitude de parler c'est tout. »

Une façon polie de dire qu'elle n'avait pas forcément envie d'en dire plus. Elle n'aurait pas vraiment su expliquer pourquoi elle réagissait ainsi. C'était comme ça. Dès l'instant où elle sortait de son contexte de chevalier, elle se sentait très maladroite. Ce n'était pas comme si le Sanctuaire donnait des cours de relations humaines. La jeune femme était restée très sauvage sur ce point là. On l'approchait difficilement.

Le vampire ne semblait pas vraiment avoir des amis, prétextant mieux connaître ses ennemis. Ça c'était quelque chose que la rouquine connaissait bien. Elle pourrait n'importe qui en moins d'un quart de seconde, maîtrisant parfaitement les points vitaux du corps humain et la force nécessaire pour les endommager de façon définitive. Pourtant, savoir comment réagir face à un autre être humain qui voulait simplement discuter avec elle, c'était plus angoissant que de tenter de traverser les douze maisons du zodiaque en moins de douze heures.

L'homme chercha à la détendre et à la mettre à l'aise, la trouvant plus agréable quand elle souriait que lorsqu'elle se refermait comme une huître. Le hic était que cela al stressait encore plus de savoir qu'elle était plus agréable en souriant. Quand elle souriait, elle ne s'en rendait pas compte. Ce n'était jamais quelque chose de conscient. Si c'était le cas, elle ne sourirait jamais. Seul point positif, elle ne le dérangeait pas avec ses questions qu'elle jugeait peut-être idiote pour un vampire.


« Heureuse de ne pas vous déranger alors. »

Elle tenta d'esquisser un sourire, essayant de regarder de nouveau son interlocuteur qui semblait aller à reculons tout en l'observant. C'était un comportement étrange et atypique. Était-ce propre aux vampires ou avait-il un souci quelconque ? A moins qu'il ne cherche simplement à al détendre ? C'était difficile de trancher pour l'ancienne femme chevalier. Quoiqu'il en soit l'homme recula jusqu'à finir sur la chaussée. Le problème étant l'arrivée inopportune d'une voiture. Aucun des deux ne s'en était rendu compte avant.

« Atten... »

Marine n'avait pas le temps de le prévenir, c'était trop tard. Mais c'était sans compter ses capacités de chevalier. Sa vitesse en temps que chevalier d'argent atteignait mach 2 (2469,6 km/heure). Elle était infiniment plus rapide qu'une voiture même si cette dernière allait à vive allure. Faisant brûler son cosmos, elle couru vers le vampire et le poussa sur le côté,  le plaquant brutalement sur l'autre trottoir. La voiture passa sans se rendre compte de rien. La rouquine, elle, se retrouvait couchée sur le vampire, le souffle court. Il l'avait échappé belle. Elle le regarda avec inquiétude.

« Ça va ? Vous allez bien ? Rien de cassé ? »

Elle oubliait qu'il était vampire et aurait donc pu encaisser le choc. Elle avait agi d'instinct comme elle l'aurait fait avec n'importe qui. Marine espérait juste ne pas l'avoir blesser en le poussant si brutalement sur le trottoir. Elle le regardait avec une profonde inquiétude dans le regard sans avoir bougé sa position.
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Darthestar est un être d'un bon mètre 95, et il s'agit surement de l'exemple typique de l'homme torturé par sa nature.

Devenu vampire par le biais d'une bien compliquée histoire, il essayes tant bien que mal de dominer son instincts, mais son combat avec lui même le rend parfois instable et maladroit.

Homme contemplatif, il est avant tout un voyageur et n'use de sa puissance que dans les cas les plus extrêmes, y préférant une certaine forme de sagesse.
« Répondre #13 le: Octobre 15, 2015, 01:40:40 »

« Atten... »

Oui attention, mais dans le fond il était bien trop tard, et le vampiroïde le savait très bien qu'il était trop tard, entre la vitesse de la voiture et le fait que lui n'était pas dans une position d'appui qui lui permettait de s'écarter de la route de la voiture pour pouvoir lui permettre de s'en sortir sans la moindre égratignure. Surtout que sans parler de cela, la personne au volant devait surement ne pas être dans le meilleur des états, étant donné qu'il ne semblait même pas vouloir donner un coup de frein, si bien que si l'homme s'écartait il y avait aussi toutes les chances du monde que cet abruti finisse dans un mur, voir de se retrouver à percuter une personne qui avait bien moins de capacité à résister à une telle charge, si bien que le vampire ne put que se résoudre à ne pas non plus se déplacer, préférant être la cible du choc et casser cette voiture plutôt que de laisser un pareil danger courir les rues. Enfin, et ce n'est pas des moindres, mais il savait aussi très bien que si il tentait le moindre signe de défense, voir si il usait de sa force pour arrêter le bolide lancer à pleine vitesse, le choc partirait directement dans le conducteur, qui lui n'allait pas vraiment apprécier le fait de recevoir un arrêt soudain entre une voiture lancer à plus de 90 kilomètres à l'heure, son état immédiat allant surement égaler celle d'un bout d'épinard cuit lancé sur une vitre : une crêpe flasque, un peu dégoulinante, qui allait lentement couler le long de son volant avant de finalement ne faire qu'un avec les restes en mauvais état de l'intérieur de sa voiture. Non, il avait accepter le sort qui lui était convenu, à savoir de prendre une décharge un peu lourde, de souffrir quelques instants d'un impact sévère, et prendre après le temps de souffler pour récupérer, même si cela équivalait un peu malgré lui à inquiéter plus qu'il n'en faut sa belle camarade du soir. Sauf que son avis n'était apparemment pas partager.

Alors même que la voiture approchait dangereusement, l'impact étant surement pour une fraction de seconde, il sentit un autre choc, bien plus intense peut-être que celui qui lui était promis par l'auto-mobile, et il se sentit partir en arrière avec vive allure, expulser dans les airs alors même qu'il ne s'y attendait pas, les yeux rivés sur les fortes lumières des phares. Ce ne fut qu'un instant, mais étrangement pour le vampire, surement à cause de la surprenante montée d'adrénaline, cela lui parut long, très long, ce temps qui se déroula où il fut suspendu dans les airs, une paire de bras autour de son torse, dans la confusion la plus totale, et c'est avec un certain effarement qu'il vit la forme de la voiture passer devant son regard à toute vitesse, continuant son chemin comme si de rien n'était, lui prouvant encore une fois que le conducteur, ou la conductrice, qu'en savait-il, n'était surement pas dans l'état suffisamment satisfaisant pour conduire à une telle heure de la soirée. Son "bond" se continua alors pendant un long instant, avant qu'il ne s'écroule sur le trottoir d'en face après ce vol des plus surprenant, et qui lui avait fait traverser facilement une bonne dizaine de mètres sans qu'il n'ai à toucher le sol. Le choc du retour à la réalité ne fut pas des plus agréables, et il pouffa un peu quand son torse toucha le bitume, ne s'attendant pas à un arrêt aussi sec, mais en tout cas il se traîna encore sur le dos sur deux bons mètres avant d'enfin voir la force d'inertie cesser de le traîner sur le long, et lui permettre enfin de souffler suite à cette grande surprise qu'il venait de vivre. C'est alors qu'il baissa assez le regard pour voir la mine effrayée, inquiète de sa belle camarade qui était à moitié allongée sur lui, et compris enfin que si il avait fait un tel vol plané, c'était bien parce que la jeune femme, surement dans sa peur de le voir blessé, avait dut se jeter sur lui avec son étrange force pour le sauver.

« Ça va ? Vous allez bien ? Rien de cassé ?
 -  ... Hummm. »

Il était encore un peu secoué, dans le fond peut-être plus que si il avait prit la voiture, car en effet entre l'impact d'un engin allant à 90 kilomètres à l'heure, et une jeune femme qui venait de se déplacer à plus de 2400 kilomètres à l'heure ne produisaient pas la même force dans l'instant, et le vampire se disait qu'elle avait surement eut le don de le prendre de telle manière qu'elle n'allait pas réduire ses organes en bouillie, mais malgré tout il se sentait encore un peu vaseux, ne se sentant pas immédiatement capable de lui répondre dans son état du coup. Il prenait de son temps pour respirer un grand coup, pore reprendre son souffle, prouvant quand même par là qu'il n'était pas mourant, et comme pour un signe de réconfort pour l'inquiétude de la jeune femme, il vint doucement caresser sa joue tout en lui souriant, l'invitant du coup à faire de même afin qu'elle se convainque que tout allait bien, et qu'il n'allait pas mettre longtemps à se relever pour qu'ils puissent enfin reprendre leur petite marche. Calme, il reposa son bras au sol et laissa donc son don de régénération prendre le relais, avant de finalement retrouver un peu la voix, ainsi qu'une respiration relativement potable pour lui parler, et ainsi ouvrir la bouche pour parler d'une voix simple, calme, un peu faible dans le fond mais clairement bonne, prouvant qu'il n'y a pas le moindre soucis :

« Je... Je vais bien Marine, je vais bien. J'ai juste besoin d'un peu de temps, histoire de respirer. Je ne crois pas avoir quoi que ce soit de cassé non plus, juste le choc. Croyez moi c'est du solide tout ça, je suis juste dans un mauvais état à cause de la surprise,je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il viens de se passer. »

Se laissant aller à son lent retour à la réalité, le vampire prit enfin conscience de la position dans laquelle ils se trouvaient tout les deux actuellement quand il entendit de l'autre coté de la rue le ricanement idiot de deux lycéennes qui semblaient sans raison passer par là, et qui apparemment trouvait les choses très étranges mais mignonnes depuis leur point de vue. Après tout il pouvait très bien les comprendre, il était vrai que voir parfois un ou deux ivrognes se retrouver à même le bitume était très amusant, tout cynisme retenu, mais voir un homme qui semblait apparemment loin de l'ivresse, allonger au sol avec un peu de mal à respirer, et qui était, dans l'état actuel des choses, couvert par une sulfureuse rousse, une jambe entre les siennes, la poitrines frôlant son torse, et son visage à moins d'une dizaine de centimètres du sien, cela pouvant surement provoquer l'imagination des deux jeunes filles, et ainsi leur offrir le petite rire railleur et agaçant que le vampire captait de l'autre coté de l'allée... Sans parler des remarques qu'il ne voulait même pas relever. Par contre, bien malgré lui il se mit à rougir, les paroles des deux jeunes demoiselles qui avaient désormais passer leurs chemins ayant quand même bien faite comprendre à l'homme que dans l'état actuel des choses, plus d'un serait déjà en train d'hypothéqué sur le plausible lien qui se trouvait entre lui et sa compagne, si bien que celui fut presque suffisant pour le remettre d'aplomb, non pas pour lui, il en avait bien peu à faire d'être prit pour un homme de peu de foi capable de s'en prendre à son aimée en pleine rue, mais bien pour Marine, qui déjà peu à l'aise pouvait très bien voir avec une certaine gêne la possibilité d'être affiliée comme l'amante d'un complet étranger qu'elle venait tout juste de rencontrer. Prenant la parole, le vampire tenta comme il put de s'exprimer, mais la mésentente précédente ne manqua pas de faire chevroté sa voix :

« Je hum... Je ... Je vais mieux je... Je vous remercie Marine, je vais me relever... En... Encore merci pour m'avoir éviter ... de prendre la voiture. »

Il rougissait jusqu'aux oreilles, d'autant plus qu'il avait bien vu que sa voix le trahissait.
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« Répondre #14 le: Octobre 19, 2015, 05:50:24 »

La rouquine avait réagi de façon instinctive, sans réfléchir. En même temps, vu le laps de temps très court entre l'arrivée de la voiture et l'impact, le temps de réflexion était très court. Dès lors, le calcul avait été simple pour elle. Une voiture qui arrivait vite, un homme devant, elle qui avait la possibilité d'intervenir. Le choix fut fait, l'acte était déjà en cours de réalisation. Elle avait oublié cependant deux éléments majeurs, il était un vampire et ses propres capacités hors normes. Elle se retrouva de l'autre côté de la rue en une fraction de secondes avec son compagnon de soirée sous elle, après un dérapage plus ou moins long et surtout très brutal.

Elle mit un petit temps, quelques secondes, avant de revenir à la réalité. Elle ne put s'empêcher de lui demander s'il allait bien. Elle se rendit soudain compte que son compagnon n'était pas comme elle et qu'il pouvait avoir très mal vécu cette intervention. D'ailleurs, il sembla avoir du mal à revenir à la réalité. Par chance, sa constitution semblait avoir réussie à encaisser les chocs. Il était sonné mais pas abîmé. Une vraie chance. Marine se rendit alors compte à quel point elle était en décalage avec ce monde. Elle voulait avoir une vie normale, c'était son plus cher désir et là, elle se rendait compte qu'il y avait peu de chance pour que cela arrive parce qu'elle même n'était pas dans la norme. Elle avait voulu agir pour le meilleur mais, au final, elle avait bien plus mis en danger son compagnon que s'il s'était fait shooter par la voiture. Par chance, c'était un vampire. Mais si elle avait voulu agir ainsi avec un simple humain, pire avec un enfant. Elle aurait pu le tuer ! Les chemins de l'Enfer sont pavés de bonnes intentions disait-on. Là, elle se rendait compte à quel point ce précepte pouvait se vérifier.

La voix douce du vampire vint la sortir de ses sombres réflexions. Elle reposa son regard océan sur lui. Il disait aller bien, qu'il n'avait rien de cassé. Une chance ! Mais ce n'était pas cela qui allait réconforter la rouquine. Oh bien sûr, elle était ravie qu'il aille bien et c'était une vraie chance ! Cependant, cela lui faisait bien prendre conscience de sa force hors norme et le fait qu'elle ne soit pas taillée pour vivre avec les gens normaux. Au Sanctuaire, cela n'aurait posé de soucis à personne ou presque. On ne se posait pas de question sur cette force hors norme, on vivait avec. C'était la norme alors qu'ici c'était du domaine de l'extraordinaire. De l'extraordinaire et aussi du terrible au vu des conséquences possibles.

Soudain des gloussements lui parvinrent aux oreilles. Il se passait quoi encore ? La rouquine était à la limite de la dépression après un pareil constat alors elle n'était pas d'humeur à supporter des moqueries. Elle glissa son regard vers l'origine des railleries. Deux adolescentes semblaient observer le couple, en émettant des hypothèses sur le pourquoi du comment. Marine fronça les sourcils en les entendant avant de revenir observer le vampire sous elle. Visiblement, la position semblait poser problème. Elle jeta un regard interrogateur à Darthestar. Ce n'était pas comme si elle était coutumière de ce genre de chose. Le sexe et les positions n'avaient jamais fait parti de son quotidien. Elle mit quelques minutes à comprendre et finit par rougir violemment. Décidément, ce n'était pas sa soirée.


« Oh ça va ! Vous feriez mieux de rentrer chez vous les filles ! »

Elle ne continua pas sa phrase sachant que ça ne servait à rien. Elle leur jeta un coup d’œil assassin qui les fit déguerpir rapidement. Le regard sombre avait certainement eu plus de portée que ses paroles. La voix du vampire parvint de nouveau à ses oreilles. Elle se recula alors vivement avant de se redresser et de lui tendre la main afin de l'aider à se redresser.

« Je suis désolée. Heureusement que vous êtes un vampire sinon je vous aurai tué. »

Constat simple et efficace. Son regard se perdait sur le trottoir sombre. Elle avait envie de pleurer mais elle ravala ses larmes. Ce n'était ni le lieu, ni le moment. Ce n'était pas dans ses habitudes. Elle ne savait pas faire ça. Elle pleurait quand elle était seule. Elle enfonça ses mains dans ses poches, s'isolant un peu d'une certaine façon. Elle finit par relever la tête vers son compagnon de la nuit.

« Vous êtes certain que vous allez bien ? - elle craignait qu'il lui dise ça pour la rassurer – Comment vous faites pour ne pas faire de mal aux gens ? »

Évidemment cela n'avait rien à voir avec sa nature vampirique de prédateur mais bien avec ses pouvoirs qui semblaient proches des siens. Comment faisait-il pour ne pas commettre d'impairs ? Ne pas faire de mal aux gens en voulant les aider ? Elle n'avait jamais cherché à se contrôler. Elle ne voyait même pas par quel bout commencer, comment procéder... Elle reprit la marche sans prendre une direction en particulier.

« Si vous aviez été un simple humain, je vous aurai tué en voulant vous sauver. Mais quelle idiote ! »

Elle s'en voulait tellement de sa réaction précipitée. Si elle pouvait se gifler, elle l'aurait fait sans aucun doute mais c'était quand même compliqué de se frapper soi-même.
Journalisée


Merci Stephen pour la sign Sourire

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